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actualité politique nationale et internationale

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CONFERENCE DE PRESSE A BRUXELLES CONTRE PEGASUS

 

 

https://cronicaglobal.elespanol.com/politica/espionaje-pegasus-cohesiona-independentismo_646223_102.html

 

Le mouvement indépendantiste catalan s'unit pour se présenter comme victime de l'espionnage de Pegasus

Carles Puigdemont, Oriol Junqueras, Elisenda Paluzié et Carles Riera annoncent une offensive internationale pour garantir que ces actes ne restent pas impunis

Le mouvement indépendantiste catalan s'est regroupé pour se présenter comme victime du prétendu espionnage de Pegasus. Si jusqu'à présent les partis sécessionnistes affichaient des divergences et des affrontements continus au sein du gouvernement catalan, ils ont tenu Mardi 19 Avril 2022 à exprimer leur union à Bruxelles pour dénoncer avoir été victimes de ce qu'ils considèrent comme la plus grosse affaire d'espionnage au monde avec ce logiciel. Il s'agit d'un cas présumé d’espionnage de plus de soixante leaders indépendantistes, comme l'a révélé le New Yorker, à travers un système de cyber espionnage mobile qui n'est vendu qu'aux gouvernements.

Comme l'a révélé ce média, les anciens et l’actuel président du gouvernement catalan, Artur Mas, Carles Puigdemont, Quim Torra et Pere Aragonès, ainsi que les deux derniers présidents du parlement catalan, Roger Torrent et Laura Borràs, font partie des victimes, ainsi que des représentants d’Omnium Cultural, de l'Assemblée Nationale Catalane (ANC) et des parents ou des amis des militants de ces organisations. Ils ont tous participé à une conférence de presse conjointe au parlement européen pour annoncer une offensive internationale pour s'assurer que ces actes ne restent pas impunis.

Bien qu'il ne soit pas possible d'identifier qui se cache derrière cet attentat, toutes les personnes présentes à la conférence de presse ont directement pointé du doigt le gouvernement espagnol, qui s'est déjà dissocié par l'intermédiaire du ministre de l’intérieur, Fernando Grande-Marlaska. « L’état espagnol a organisé un complot criminel avec l'argent des fonds occultes pour attaquer un mouvement politique démocratique, majoritaire et légitime », a déclaré Carles Puigdemont, qui a annoncé qu'il portera plainte, individuellement et collectivement, pour cet espionnage massif. En ce sens, il a exigé que l'exécutif soit considéré comme le principal responsable et que ses représentants comparaissent devant les juridictions européennes, « nous demanderons que tous les organismes espagnols concernés fassent l'objet d'une enquête ».

Carles Puigdemont a également lancé des accusations indirectes contre Esquerra Republicana de Catalunya (ERC), qui maintient pour l'instant son soutien au gouvernement de Pedro Sánchez au congrès des députés et qui reste disposé à s'asseoir à la table du dialogue, « il est évident qu'il n'y a pas de dialogue. Par conséquent, nous devons agir en conséquence. Il ne serait pas compris que, après ce scandale, les choses restent identiques. Vous ne pouvez plus faire confiance à un gouvernement capable de mener à bien ce complot criminel ». Egalement de l'ANC, Elisenda Paluzié a soutenu que « les conditions de la négociation n'existent pas ».

De son côté, Oriol Junqueras s'est défendu en disant que ERC ne donnera pas sa confiance au gouvernement, bien qu'il n'ait pas précisé s'il retirerait son soutien, « ERC soutient des lois et des mesures utiles pour les citoyens de Catalogne. Nous avons la force que nous avons et nous l'utiliserons toujours dans tous les domaines. Le mouvement indépendantiste catalan accumule du capital politique en affichant sa volonté de dialogue, alors que, en retour, le gouvernement propose un exercice d'espionnage massif ».

Sur la question de savoir si les pactes municipaux entre ERC, le Parti Socialiste Catalan (PSC) et Catalunya en Comu, sont en danger, Oriol Junqueras a jugé que les socialistes représentent un projet opposé au sien. Quant à Catalunya en Comu, qui a soutenu le gouvernement catalan dans les budgets catalans, Oriol Junqueras prévient que cela dépendra de la position de Catalunya en Comu en la matière. Le nouveau président d’Omnium Cultural, Xavier Antich, est également intervenu, appelant l'affaire Catalangate. Il a lancé un avertissement, « peu importe à quel point ils jouent un jeu sale, ils ne pourront jamais mettre fin à un mouvement pacifique et démocratique tel que l'indépendance ».

Un chercheur du Citizen Lab, John-Scott Railton, et un ancien rapporteur spécial de l'Organisation des Nations Unies (ONU) pour la liberté d'expression, David Kaye, ont également participé à la conférence de presse. Tous deux ont mis en garde contre le potentiel de Pegasus comme solution technologique permettant aux gouvernements qui l'achètent de pénétrer un appareil mobile dans son intégralité. Une fois infecté, c'est comme avoir un espion dans sa poche. Ils ont tous les deux souligné la nécessité d'avoir une réglementation internationale pour limiter l'utilisation de ces outils d'espionnage. Dans les prochaines heures, une intervention du président du gouvernement catalan, Père Aragonès, et du vice-président et ministre des politiques numériques et du territoire, Jordi Puigneró, est prévue pour évaluer le cas et pour préciser les mesures qu'ils prendront.

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