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https://apnews.com/article/iran-us-strait-hormuz-august-11-2026-91e4efdfe1ac035b2065127550377289
Une attaque des Houthis, soutenus par l'Iran, contre un navire commercial fait six morts
Les autorités yéménites ont annoncé qu’une attaque des rebelles houthis soutenus par l’Iran contre un navire dans le détroit de Bab al Mandeb, mardi 11 août 2026, a fait six morts et les forces américaines ont ouvert le feu contre un navire qui tentait de briser le blocus des ports iraniens.
Les garde-côtes yéménites ont précisé que les victimes comprenaient quatre membres d'équipage et deux soldats des National Résistance Forces (NRF), alliées au gouvernement yéménite. Les Houthis ont tiré trois missiles balistiques contre le navire commercial yéménite, selon le ministère des transports du gouvernement yéménite reconnu par la communauté internationale.
Ce sont les premiers morts connus résultant d'attaques des Houthis contre le trafic maritime au large du Yémen depuis la reprise des combats dans ce pays arabe.
Alors que le détroit d'Ormuz est effectivement bloqué par l'Iran, l'attention se porte désormais sur la mer Rouge et le détroit de Bab el-Mandeb, à la pointe sud du Yémen, qui constituent une voie alternative pour l'exportation du pétrole saoudien.
Cette attaque meurtrière contre un navire survient dans un contexte d'offensives des Houthis contre la ville portuaire de Mokha, sur la mer Rouge, tenue par le gouvernement yéménite, et contre d'autres zones du pays. Des dizaines de soldats gouvernementaux et de civils ont été tués dans des attaques depuis la semaine dernière, selon l'armée yéménite.
Ces frappes s'inscrivent dans une escalade des Houthis contre les forces gouvernementales au Yémen, contre les installations pétrolières de l'Arabie Saoudite voisine qui soutient le gouvernement yéménite et contre le trafic maritime de l’Arabie Saoudite dans la mer Rouge.
Les attaques des Houthis pourraient raviver la guerre civile au Yémen, après la trêve de 2022, et elles pourraient ouvrir un nouveau front dans le conflit au Moyen-Orient.
Mohammed Abdoul-Salam, négociateur en chef et porte-parole des Houthis, a accusé l'Arabie Saoudite, dans une publication sur les réseaux sociaux, d'exploiter le cessez-le-feu pour renforcer le blocus aérien et maritime imposé en 2015. Il a écrit que les Houthis étaient ouverts aux négociations, mais que tout règlement devait inclure la levée du blocus saoudien.
L'armée américaine a annoncé mardi 11 août 2026 qu’elle avait tiré contre un navire battant pavillon panaméen dans le golfe d'Oman, alors que celui-ci tentait de contourner le blocus américain des ports iraniens. Cette intervention survient alors que le président américain Donald Trump cherche à maintenir la pression économique contre l’Iran.
Le commandement central des États-Unis a écrit dans un communiqué que le navire avait ignoré les sommations de s'arrêter, poussant un hélicoptère américain à tirer des missiles dans la salle des machines du Vela Nova pour immobiliser le navire. Le communiqué ne précisait pas si l'équipage avait subi des pertes humaines.
Dans la soirée du mardi 11 août 2026, Donald Trump a dit que l'armée américaine contrôlait totalement le détroit d'Ormuz, bien que l'Iran ait poursuivi ses attaques contre des navires dans cette voie maritime, entravant considérablement la circulation.
Le commandement central des Etats Unis a écrit qu’il avait détourné cinquante-cinq navires commerciaux tentant de forcer le blocus, qu’il avait neutralisé trois navires commerciaux non conformes et qu’il avait arraisonné deux autres navires commerciaux. La marine américaine dispose actuellement de plus de quinze navires de guerre, dont deux porte-avions et un navire d'assaut amphibie, déployés dans les eaux de la mer d'Arabie.
L'Iran a refusé de céder sur ses exigences de la fin du blocus américain des ports iraniens, de la levée des sanctions contre l’Iran et du respect d'autres conditions.
L'Iran a fermé le détroit d’Ormuz après l’attaque d’Israël et des États-Unis du samedi 28 février 2026. Les attaques contre cette voie maritime stratégique, par laquelle transitait environ vingt pour cent du pétrole commercialisé dans le monde avant la guerre, et l'incertitude quant à son avenir ont fait des prix de l'énergie un enjeu majeur de la politique américaine à l'approche des élections de mi-mandat du mois de novembre 2026.
Mohsen Naqvi, ministre pakistanais de l’intérieur, s'est rendu à Téhéran pour y rencontrer Abbas Araghchi, ministre iranien des affaires étrangères, et d'autres responsables, mardi 11 août 2026.
La visite de Mohsen Naqvi visait à encourager l'Iran à reprendre les négociations avec les États-Unis dans le cadre de l’accord de paix provisoire négocié par le Pakistan au mois de juin 2026, ont indiqué deux responsables. Ces derniers se sont exprimés sous couvert d'anonymat, n'étant pas autorisés à parler aux médias.
Abbas Araghchi a publié des photographies de sa rencontre avec Mohsen Naqvi sur sa chaîne Telegram privée. C’est le sixième voyage de Mohsen Naqvi en Iran dans le cadre des efforts diplomatiques du Pakistan pour apaiser les tensions entre l'Iran et les États-Unis.
Cinq pays européens du Conseil de Sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) ont convoqué une réunion du Conseil de Sécurité, mardi 11 août 2026, dans laquelle Sarah Mac Intosh, nouvelle ambassadrice britannique auprès de l'ONU, a condamné l'escalade de la violence en Cisjordanie, disant que les attaques des colons israéliens contre des villages palestiniens, parfois menées aux côtés des soldats israéliens, étaient des attaques effroyables.
Riyad Mansour, ambassadeur palestinien auprès de l'ONU, a déclaré que l'annexion de nouveaux territoires palestiniens par Israël était en cours, de manière brutale et implacable. Il a appelé à une action internationale pour tracer la voie vers l'autodétermination et la liberté des Palestiniens.
Danny Danon, ambassadeur israélien auprès de l'ONU, a répondu en affirmant qu’Israël condamnait toutes les violences contre les Israéliens et contre les Palestiniens, qu’Israël ne tolérait pas l’extrémisme et qu’Israël combattait l'extrémisme.
Danny Danon a dit que les attaques extrémistes perpétrées par des Israéliens étaient en baisse et il a accusé les membres du Conseil de Sécurité d'ignorer la recrudescence des attaques commises par des Palestiniens.
En Syrie, un tribunal a condamné à mort l'ancien président Bachar al Assad et son frère Maher al Assad pour des crimes contre l'humanité et des crimes de guerre commis durant le conflit syrien, qui dure depuis quatorze ans et qui a fait environ cinq cent mille morts.
Bachar al Assad et Maher al Assad, qui ont fui vers la Russie après l'entrée des insurgés à Damas au mois de décembre 2024, ont été condamnés par contumace par le quatrième tribunal pénal de la capitale syrienne.