Overblog Tous les blogs Top blogs Économie, Finance & Droit Tous les blogs Économie, Finance & Droit
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU

actualité politique nationale et internationale

Publicité

LE PEUPLE VEUT UN ETAT PALESTINIEN

 

http://www.liberation.fr/monde/01012361965-a-ramallah-le-retour-du-heros-abbas

A Ramallah, le retour du héros Abbas

Rentré de New York, hier, le leader palestinien a été ovationné pour sa démarche à l’ONU

Par Delphine Matthieussent, envoyée spéciale à Ramallah

Après les applaudissements internationaux, les ovations palestiniennes. Mahmoud Abbas a été accueilli en héros par des milliers de Palestiniens, hier, à son retour à Ramallah après son bras de fer victorieux contre les Etats-Unis, qui ont échoué à le dissuader de demander l’adhésion de la Palestine aux Nations unies.  

 

«Nous sommes allés à l’ONU en portant vos espoirs, vos rêves, vos ambitions, vos souffrances, votre vision et votre désir pour un Etat palestinien indépendant», a déclaré Abbas à la Muqata, le siège de la présidence de l’Autorité palestinienne. Il y a été interrompu à plusieurs reprises par les acclamations de la foule, qui brandissait des drapeaux palestiniens en criant : «Le peuple veut un Etat palestinien.» Une version palestinienne de «le peuple veut la fin du régime» ? En tout cas, le leader palestinien a rebondi en lançant : «Le Printemps palestinien est né, un printemps populaire, un printemps de lutte pacifique qui atteindra son but.»

 

Alors qu’il avait jusque-là l’image d’un chef plutôt terne et sans charisme, les Palestiniens ont été conquis par la pugnacité d’Abbas, qui a résisté à d’intenses pressions américaines pour tenter, jusqu’à la dernière minute, de le dissuader de saisir le Conseil de sécurité. Une détermination qui permet au leader palestinien de bénéficier d’une popularité sans précédent depuis son élection, en 2005. Surtout, après l’échec de la lutte armée et l’impasse des négociations avec Israël, il semble avoir réussi, au moins provisoirement, à redonner de l’espoir aux Palestiniens en leur proposant une politique nouvelle : une lutte diplomatique, sur la scène internationale, conjuguée à une «résistance populaire pacifique» inspirée des printemps arabes.

 

«Fierté». «Mahmoud Abbas nous a redonné notre fierté et notre amour-propre. Grâce à lui, les Palestiniens et leur lutte pour un Etat ont ressuscité vendredi, même si notre demande est rejetée par le Conseil de sécurité», explique Mohammed Abou Suud, 29 ans, un programmateur informatique originaire d’Hébron présent dans la foule assemblée devant la Muqata. «Pour les Palestiniens, l’initiative d’Abbas à l’ONU leur a permis d’ouvrir une nouvelle page de leur lutte pour obtenir un Etat. Il a aussi restauré leur fierté après le discours pro-israélien d’Obama, qu’ils ont ressenti comme une humiliation. Du même coup, il a aussi amélioré son image auprès des Palestiniens, mais dans leurs cœurs, il est encore très loin derrière Yasser Arafat», explique Khalil Shaheen, directeur de recherche au Centre palestinien de recherche politique et d’études stratégiques, basé à Ramallah.

 

Ce regain de popularité est un revirement pour Mahmoud Abbas, 76 ans, qui a annoncé à plusieurs reprises qu’il ne se représenterait pas aux élections, plusieurs fois repoussées. Avec son image de premier de la classe, il n’avait pas réussi à sortir de l’ombre de Yasser Arafat, leader charmeur et imprévisible en éternel treillis militaire. Nombre de ses concitoyens lui reprochaient sa complaisance à l’égard d’Israël et des Etats-Unis, une critique alimentée par sa défense, dès les années 80, de la voie diplomatique. Ces critiques étaient entretenues par les railleries de certains responsables israéliens, qui se moquaient de la «faiblesse» du leader palestinien. L’ex-Premier ministre israélien Ariel Sharon n’avait pas hésité à le qualifier de «poulet déplumé».

 

Fermeté. Avant même la remise de sa demande d’adhésion à l’ONU, la popularité d’Abbas était en hausse, selon un sondage publié la semaine dernière par le Centre palestinien de recherche politique et d’études stratégiques. Le leader du Fatah obtiendrait 59% des suffrages, contre 34% pour le Premier ministre du Hamas, Ismaïl Haniyeh, si une présidentielle était organisée. Soit une hausse de cinq points pour Abbas sur les trois derniers mois.

 

Fort de ce soutien populaire, celui-ci devrait persister dans la voie de la fermeté. Même si la direction palestinienne a affirmé qu’elle «étudierait» la proposition formulée vendredi par le Quartette (Etats-Unis, UE, ONU et Russie) pour une reprise des pourparlers de paix, sa réponse est connue d’avance. Mahmoud Abbas a ainsi réaffirmé qu’il ne négocierait pas sans un «arrêt total» de la colonisation. Or, l’offre du Quartette ne mentionne pas explicitement le gel des constructions dans les colonies. Elle prévoit en revanche un calendrier de négociations et fixe l’objectif d’un accord final au plus tard fin 2012. Le plan se réfère au discours d’Obama en mai, dans lequel le président américain proposait de négocier sur la base des frontières d’avant la guerre de 1967, avec des échanges de territoires acceptés par les deux parties. Mais le Quartette a laissé en suspens les questions les plus épineuses, sur lesquelles bute la reprise des négociations depuis un an : la poursuite de la colonisation du côté israélien et le refus des Palestiniens de reconnaître Israël comme l’Etat-nation du peuple juif.

 

Publicité
Retour à l'accueil
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
R
<br /> Non monsieur ce programme que j'énonce ici n'est pas le programme de Robert Bibeau. C'est le programme de l'OLP à l'origine, pas l'OLP actuelle traitre et collabo, et le programme du Hamas à son<br /> origine et celui du Jihad islamique et de tous les patriotes palestiniens authentiques. Je suis un des rares occidentaux à l'exprimer tel que les arabe sle pensent le disent et le vivent. ET ILS<br /> ONT TOTALEMENT RAISON. vIVE LE REJET À LA MER DES NOUVEAUX CROISÉS DE L'APOCALYPSE SIONISTE.<br /> <br /> <br />
Répondre
F
<br /> <br /> <br /> La charte de l’OLP de 1964, je suis d’accord. <br /> <br /> <br /> <br /> Par contre, « le rejet à la mer des nouveaux croisés de l’apocalypse sioniste », je ne suis pas d’accord, ce n’est pas la charte de l’OLP, c’est la charte de Robert Bibeau et de tous<br /> les provocateurs.<br /> <br /> <br /> <br /> Bernard Fischer<br /> <br /> <br /> <br />
F
<br /> Nous connaissons parfaitement bien le discours de tous les Robert Bibeau depuis au moins soixante trois ans. Le seul véritable anti sioniste, ce serait Robert Bibeau lui même, tous les autres<br /> militants, organisations, peuples et gouvernements, nous serions tous des sionistes. Tous les Robert Bibeau donnent tous les jours depuis soixante trois ans des leçons à tous les palestiniens.<br /> <br /> Robert Bibeau saurait parfaitement bien par où passe et passera la libération de la Palestine, elle passerait par lui.<br /> <br /> Si la libération de la Palestine suivait la ligne de Robert Bibeau, comme dirait le président Mao, il n’y aurait jamais de libération de la Palestine.<br /> <br /> Contre Robert Bibeau, nous avons un programme très simple. La libération de la Palestine est et sera l’œuvre des palestiniens eux-mêmes.<br /> <br /> Bernard Fischer<br /> <br /> <br />
Répondre
R
<br /> IL Y AURA UN JOUR UN ÉTAT PALESTINIEN SOUVERAIN !<br /> <br /> Robertbibeau@hotmail.com<br /> <br /> 28.09.2011<br /> <br /> <br /> LES PLEUREUSES ONUSIENNES<br /> <br /> Assurément, il y aura un jour un État palestinien souverain mais ce ne sera jamais ce bantoustan croupion que quémandent les collabos de l’Organisation de « Libération » de la Palestine, du Fatah<br /> et de l’Autorité palestinienne de Ramallah, ainsi que les États-Unis, l’Union européenne et les gouvernements occidentaux pro-sionistes.<br /> <br /> Ils sont venus du monde entier par centaines de milliers signer la pétition de la capitulation, sans y être autorisés, sans même le demander (1). Ils espéraient de l’ONU réparation pour l’injustice<br /> que cet organisme avait commise en 1947 ; et ce que l’ONU leur proposa c’est de consacrer définitivement par une seconde Résolution inique, pilotée cette fois par les soi-disant représentants des<br /> sacrifiés de Palestine, le déni du droit palestinien. Imaginez, des renégats arabes proposant de dépouiller définitivement le peuple palestinien de ses droits légitimes, sans l’avoir consulté<br /> évidemment, et avec le soutien de millions de personnes venues de partout à travers le monde, quelle aubaine pour les sionistes et pour leurs maîtres impérialistes !<br /> <br /> Ils étaient si nombreux à trahir les intérêts du peuple palestinien au cri de « Vive l’État palestinien fantoche » que les voix discordantes ne pouvaient se faire entendre, même si ces voix,<br /> autorisées, fusaient de partout en Palestine et au cœur du monde arabe.<br /> <br /> Un héros de la résistance arabe le disait encore récemment : « Personne n’a reçu mandat des peuples palestinien et arabes de renoncer à 80 % de la terre de Palestine, à Al Quod et au droit de<br /> retour des millions de réfugiés palestiniens. », personne, et surtout pas la coterie de Ramallah. C’est le rôle joué par l’Autorité palestinienne, par ceux qui vivent du racket des frauduleux «<br /> pourparlers de paix » – lesquels ne peuvent que stagner puisque la puissance coloniale israélienne ne peut rien céder de ce qu’elle a spolié – que d’accréditer cette Résolution, trahison des droits<br /> des Palestiniens, dans laquelle se complaisent ces États dupés par cette Autorité illégitime.<br /> <br /> Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers, nus et maigres tremblant dans leur bagne enflammé sous la pluie des bombes au phosphore qui déchiraient la nuit de leurs ombres battantes<br /> pendant que l’hydre israélien brûlait leur cité ravagée, et que s’affairaient les « négociateurs profiteurs » de l’Autorité sans autorité – dont le mandat du Président potiche (Mahmoud Abbas) est<br /> échu depuis plus de deux ans sans que les justiciers de la pseudo « démocratie » occidentale et onusienne ne trouvent à redire à propos de l’illégitimité et de l’indécence du polichinelle de<br /> Ramallah.<br /> <br /> <br /> LE CAMP SIONISTE DES « MOUS »<br /> <br /> Le camp sioniste et pro-sioniste est divisé en deux factions sur cette question de la reconnaissance d’un État palestinien croupion et de son éventuelle admission à l’Assemblée générale de l’ONU à<br /> titre d’État participant – demande du 23.09.2011 (2).<br /> <br /> Une faction du camp pro-sioniste souhaite, en entérinant cette Résolution bidon à l’Assemblée générale de l’ONU, renoncer à 80 % de la terre de la Palestine de 1947 ; renoncer à Al Quod (Jérusalem)<br /> et renoncer définitivement au droit de retour sur leur terre pour les millions de réfugiés de 1948, 1967 et 1973. Ceux-là mystifient des millions des gens sincères – signataires de pétitions – en<br /> laissant croire qu’une telle résolution sans signification, sans effet pratique sur le terrain de l’occupation, forcera l’envahisseur et occupant sioniste à un jour reconnaître l’État fiction, le<br /> bantoustan palestinien, sur environ 20 % restant de la terre colonisée de la Palestine historique.<br /> <br /> Cette faction du camp pro-sioniste est formée des représentants de l’OLP illégitime, de plusieurs pays arabes soi-disant pro-palestiniens à l’exemple de l’Égypte post Moubarak. Rappelez-vous de<br /> cette « Révolution » qui a abouti à la non ouverture du terminal de Rafah et à la poursuite du blocus de Gaza par les généraux arabes de la sanguinaire armée-égyptienne-sans-Moubarak (3). Enfin,<br /> plusieurs troublions occidentaux et tiers-mondistes font également la promotion de cette résolution de capitulation et ils voudraient culpabiliser les États-uniens qui n’ont jamais caché leur<br /> préférence pour leurs affidés israéliens (4).<br /> <br /> LE CAMP SIONISTE DES « IRRÉDUCTIBLES »<br /> <br /> La faction « dure » du camp sioniste et pro-sioniste refuse obstinément cette Résolution « anti-palestinienne » à l’ONU car ses tenants sont convaincus que de recevoir ainsi, de la part des<br /> traîtres de Ramallah, la cession officielle de 80 % des terres palestiniennes ; la renonciation à Al Quod et au droit de retour ce n’est pas suffisant; ils estiment en effet qu’il sera possible<br /> d’obtenir encore davantage des collabos de Ramallah aux abois. Rien ne presse, pensent Netanyahu, Obama, Harper, une centaine de députés français etc. (5).<br /> <br /> Ceux-là se disent : « Laissons cette bande de traîtres mijoter dans leur jus désespéré, d’autant que tôt ou tard le « Président » fantoche Abbas devra se présenter devant son électorat aigri sans<br /> rien dans les mains, si ce n’est la fumisterie d’un État bantoustan à autoproclamer, un État sans droit, sans pouvoir, sans réalité concrète si ce n’est l’aumône reçue d’Occident. Sans même avoir<br /> obtenu de l’occupant qu’il lève le siège de Gaza emmuré. Il se présentera devant son peuple non consulté et enragé sans que le Mur de la honte ne soit tombé en Cisjordanie, sans que la colonisation<br /> n’ait cessé ni l’épuration ethnique diminué, ni que les milliers de prisonniers soient libérés, alors que Jérusalem sera totalement judaïsée, sans que l’eau ne soit assurée, avec tout juste un<br /> drapeau et un chiffon de papier sans dignité entériné par l’Assemblée générale de l’ONU disant que le peuple palestinien peut encore espérer s’accrocher aux 20 % de terres « concédées » par l’ONU<br /> sans autorité.<br /> <br /> Il est assuré que, désespérés devant cette perspective humiliante, les « éternels négociateurs de Ramallah » capituleront à nouveau et rouvriront d’autres « négociations de trahison nationale » ;<br /> et que les sionistes obtiendront davantage que 80 % des terres palestiniennes.<br /> <br /> Ce n’est pas pour 20 % de sa terre ancestrale, sans Al Quod et sans le retour des réfugiés, ni libération des prisonniers, que le peuple palestinien résiste et verse son sang depuis soixante quatre<br /> ans. C’est pour la libération totale de la terre palestinienne, toute la terre de Palestine usurpée suite précisément à une précédente Résolution illégitime de l’ONU (Résolution 181 – 1947).<br /> <br /> UN ÉTAT PALESTINIEN MAIS LEQUEL ?<br /> <br /> Un spécialiste du « processus de paix » se demandait récemment quel sera l’État qui pourrait surgir de ces décennies d’agressions meurtrières et d’occupation sanguinaire, et il résumait ainsi son<br /> propos « Un État palestinien mais lequel ? Un État ou deux États ? » (6). Un journaliste réputé proclamait quant à lui, pour la dixième fois en carrière, que le « Moyen-Orient ne serait plus jamais<br /> pareil » car, pontifiait l’éditorialiste : « plus jamais les États-Unis et Israël ne pourront espérer qu’au simple claquement de leurs doigts, les Arabes obéiront à leurs ordres. » (7). Foutaise<br /> monsieur le thuriféraire, jamais les sultans (Qatar, Oman), les émirs (Émirats arabes), les princes et les rois (Arabie, Koweït, Bahreïn, Maroc, Jordanie), le rais (Égypte), les présidents<br /> d’opérette (le maire de Ramallah, Tunisie, Algérie, Yémen) n’ont été aussi soumis et foulés au pied par leur maître américain pour ne pas avoir su maintenir leur peuple sous le joug et résigné.<br /> Croyez-vous que ce pauvre Abbas avec son chiffon de papier obtenu de l’ONU changera la donne dans cette partie du monde en révolte ?<br /> <br /> Contrairement aux spécialistes, aux éditorialistes, aux experts et aux « négociateurs professionnels » défaitistes qui ont pendant des décennies tenté d’accréditer l’idée mensongère que des<br /> négociations avaient lieu entre le peuple palestinien occupé, tué, emprisonné, assoiffé, humilié, exploité, sous blocus et emmuré ; et le gouvernement sioniste israélien occupant, fasciste et<br /> génocidaire (8), nous croyons qu’il y aura un jour un État palestinien souverain sur la totalité de la terre palestinienne de 1947. Mais cet État national indépendant ne sera jamais obtenu en «<br /> pourparlant » avec les sionistes menteurs, leur puissance de tutelle américaine, les occupants hypocrites et les criminels de guerre repentis. Il sera obtenu de la même manière que le peuple<br /> libanais assure aujourd’hui son indépendance vis-à-vis l’impérialisme israélien et étatsunien, par la puissance des armes qui tiendront leurs ennemis en respect.<br /> <br /> Nous savons que les conditions d’une telle solution véritablement arrachée puis négociée, mais sous un rapport de force bien différent que présentement (un peuple occupé ne peut négocier à son<br /> avantage qu’au moment où, comme les Vietnamiens l’ont démontré, ce peuple a inversé le rapport de force militaire en sa faveur) ; ces conditions disions-nous ne sont pas réunies pour le moment (9).<br /> Dans ce cas, inutile de s’agiter à l’ONU pour quémander un bantoustan à administrer pour quelques paumés de Ramallah; il suffit de patiente<br /> <br /> <br />
Répondre