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14 janvier 2009 3 14 /01 /janvier /2009 21:59

Saint-Lazare: colère de Sarkozy, Pepy annonce une meilleure indemnisation (AFP)

Nicolas Sarkozy, "très remonté" après la paralysie mardi de la gare Saint-Lazare que le service minimum mis en place il y a un an n'a pu prévenir, a demandé mercredi à la SNCF de "s'excuser" et "d'indemniser" les voyageurs.

Une grève spontanée à la suite de l'agression d'un conducteur a paralysé mardi le trafic SNCF dans l'ouest de l'Ile-de-France. Mesure "exceptionnelle", la gare Saint-Lazare a été évacuée et fermée au public.

Dans la soirée, le président de la SNCF a annoncé sur France 2 que les "33%" de réductions sur les abonnements déjà annoncés n'était "pas assez" et que par conséquent "toutes les personnes qui voyagent par la gare Saint-Lazare seront indemnisées de 30 à 50 euros de leur abonnement mensuel du mois prochain" dont les prix s'échelonnent entre 50 et 112 euros.

Trois mineurs, deux de 15 ans et un de 17 ans, ont été placés en garde à vue mercredi dans le cadre de l'enquête sur cette agression.

"Le président a bien sûr été sensible à l'attaque dont a été victime le conducteur de la SNCF mais il a tenu à rappeler (...) que le service public appartenait au public", a rapporté le porte-parole du gouvernement Luc Chatel après le Conseil des ministres, mercredi.

"On ne peut pas accepter que la France soit prise en otage totalement sans préavis", a-t-il ajouté.

La loi sur le service minimum dans les transports terrestres, promesse de campagne de Nicolas Sarkozy et votée dès l'été 2007, est censée empêcher cette situation en imposant une concertation préalable entre syndicats et direction avant toute grève et une déclaration individuelle de chaque participant 48 heures avant le début d'un mouvement, ce qui permet d'annoncer à l'avance un plan de transports aux voyageurs.

Or mardi, les cheminots du secteur Saint-Lazare ont spontanément cessé le travail après l'agression, en appliquant leur "droit de retrait", empêchant cette mécanique.

Pour ajouter à l'exaspération, le trafic de cette gare était perturbé depuis un mois par une grève des conducteurs sur les effectifs. Se jouant des règles du service minimum, ils débrayaient souvent 59 minutes par jour, désorganisant fortement le service sans être trop pénalisés financièrement.

Soulignant aussi les difficultés du trafic TER des Alpes-Maritimes et à Marseille dans les transports en commun, le député UMP Eric Ciotti a annoncé le dépôt "prochainement" à l'Assemblée d'une proposition de loi visant à "aller plus loin" dans le service minimum en cas de grève, suggérant des "réquisitions".

"Au-delà des excuses qui vont de soi", il faut que "ce type de mouvement surprise complètement paralysant (...) disparaisse", a également affirmé dans la soirée M. Pepy en précisant qu'il avait proposé aux syndicats une "rencontre" pour trouver "des solutions autres que la grève" en cas d'agression.

Le président PS de la région Ile-de-France, Jean-Paul Huchon, a estimé que la fermeture de la gare avait sans doute permis de résoudre ce conflit persistant, soulignant que la direction de la SNCF avait "bien travaillé".

Après cette conjonction de difficultés mardi, François Bayrou, président du MoDem, a appelé "les personnels de la SNCF et des entreprises de transport" à "réfléchir au tort que ça leur fait".

Pour le PS, Jean-Marc Ayrault a demandé à l'Etat de "prendre ses responsabilités" et d'investir pour "rénover le système ferroviaire".

Depuis l'entrée en fonction de M. Pepy il y a un peu moins d'un an, le gouvernement a souvent exprimé son mécontentement, voire sa colère contre la SNCF, notamment après plusieurs ruptures de caténaires ayant entraîné des désordres à répétition pour les usagers.




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