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15 janvier 2011 6 15 /01 /janvier /2011 20:35

 

http://www.fr.news.yahoo.com/3/20110115/twl-tunisie-situation-1be00ca.html

Début de transition dans la confusion en Tunisie (Associated Press)

Les événements ont continué à s'enchaîner à grande vitesse samedi en Tunisie, qui vivait sa première journée sans Ben Ali. Alors que les troubles se poursuivaient dans le pays, la transition constitutionnelle se mettait en place dans la confusion, le président de la Chambre des députés Fouad Mebazzaâ prenant la tête de l'intérim et promettant la constitution d'un gouvernement d'union nationale. Une élection présidentielle doit avoir lieu dans les deux mois.

Samedi matin, alors qu'il se confirmait, après une nuit d'incertitude sur sa destination, que Zine el Abidine ben Ali s'était réfugié en Arabie saoudite, le Conseil constitutionnel tunisien a repris la main, son président Fethi Abdennadher désignant Mebazzaâ à la tête de la transition.

Et ce en vertu de l'article 57 de la Constitution, qui stipule qu'"en cas de vacance de la présidence de la République pour cause de décès, démission ou empêchement absolu, le président de la Chambre des Députés est immédiatement investi des fonctions de président de la République par intérim pour une période variant entre 45 jours au moins et 60 jours au plus".

L'article 57 prévoit l'organisation d'une élection présidentielle durant cette même période.

Mebazzaâ a donc rapidement prêté serment, avant de confier au Premier ministre Mohamed Ghannouchi le soin de former un gouvernement d'union nationale, et d'appeler à l'apaisement dans sa première intervention télévisée. Ce gouvernement doit être un "gouvernement d'unité nationale dans l'intérêt supérieur du pays", a-t-il déclaré, et il sera constitué après consultation de tous les partis politiques de Tunisie, "sans exception ni exclusion", a-t-il ajouté.

L'opposition légale se compose de trois partis en Tunisie: le PDP (Parti démocratique progressiste), principale formation d'opposition, le Forum démocratique pour les libertés et le travail (FDLT) et le Mouvement Ettajdid.

Le nouveau dirigeant intérimaire a a aussi appelé la population à "assister l'armée et les forces de sécurité à restaurer la loi et l'ordre".

Mebazzaâ, 77 ans, vétéran de l'appareil dirigeant de la Tunisie, à la tête du Parlement depuis deux décennies, prend donc le pas sur Ghannouchi. Considéré comme proche de Ben Ali, ce dernier avait la veille assumé pour son compte les pouvoirs intérimaires, que le président lui avait confiés par décret avant de quitter le pays.

Dans le même temps, les troubles se sont poursuivis toute la journée, Tunis et ses banlieues étant en proie à la peur des pillards après une nuit de troubles, malgré le couvre-feu.

A Monastir, station balnéaire sur la côte méditerranéenne, au moins quarante deux détenus sont morts dans l'incendie de leur prison. A Mahdia, plus au sud, un autre incendie dans un établissement pénitentiaire a fait un nombre indéterminé de victimes, tandis que le directeur libérait un millier de prisonniers.

Le départ précipité de Ben Ali n'a pas ramené le calme. Après la grande manifestation qui s'était emparée du centre-ville de Tunis vendredi, la gare centrale de la capitale, place de Barcelone, a été incendiée. Un photojournaliste de l'agence EPA (European Photo Agency), Lucas Mebrouk, grièvement blessé à la tête vendredi lors des violences sur l'avenue Bourguiba, était entre la vie et la mort à l'hôpital Rabta, selon plusieurs de ses collègues.

Des tirs sporadiques ont retenti à Tunis, tandis que des hélicoptères survolaient la ville et que la population des quartiers, en proie à la terreur des pillages, décrivaient, notamment sur les ondes de la télévision publique TV7, des attaques contre les domiciles privés perpétrées par des assaillants armés de couteaux ou d'épées.

La population s'organisait pour résister à des pillards, dont certains s'en sont pris dans la matinée notamment l'hypermarché Géant de la banlieue de L'Ariana, déclenchant l'intervention de l'armée, ainsi qu'à d'autres sociétés ou banques appartenant aux proches du pouvoir.

Samedi matin, l'espace aérien tunisien, qui avait été fermé après le départ de Ben Ali vendredi soir, a rouvert ainsi que l'aéroport de Tunis-Carthage. Mais de nombreux vols étaient annulés, d'autres retardés, bloquant des milliers de touristes que les voyagistes cherchaient à évacuer.

A Riyad, le palais royal saoudien a confirmé que la famille Ben Ali avait été accueillie sur le sol du royaume, sans préciser où elle se trouvait. De sources locales, on évoquait la petite ville d'Abha, quelque 500 km au sud de Jeddah.


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