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actualité politique nationale et internationale

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UN MONDE DE RETARD

L’aile gauche du Parti Socialiste veut s’en remettre aux adhérents (Reuters)

L'aile gauche du Parti Socialiste a appelé Lundi 14 Avril 2014 la formation au pouvoir à s'en remettre à la démocratie, à la veille d'un conseil national qui doit entériner la nomination contestée de Jean-Christophe Cambadélis comme premier secrétaire.

Nombreux à gauche goûtent peu la façon dont s'organise la succession d’Harlem Désir, promu secrétaire d'état aux affaires européennes et donc écarté de la tête du Parti Socialiste après l'échec retentissant des élections municipales, le mois dernier.

Harlem Désir a proposé dès sa nomination, mercredi dernier, que Jean-Christophe Cambadélis lui succède alors que les statuts prévoient une élection par les adhérents à l'occasion d'un congrès. Lui-même avait été désigné en 2012 à la suite de Martine Aubry.

Le choix imposé de Jean-Christophe Cambadélis, ancien strauss-kahnien qui doit remettre de l'ordre au Parti Socialiste, a suscité des commentaires acerbes dans la classe politique, jusqu'au sein du parti où certains y ont vu un fait du prince, soit la main du président François Hollande.

Il a surtout exacerbé des tensions déjà avivées par la nomination comme premier ministre de Manuel Valls, à qui une dizaine de députés socialistes n'ont pas voté la confiance faute du changement de cap réclamé par les quatre vingt six signataires d'un « contrat de majorité » en ce sens.

Une partie des frondeurs a récidivé lundi en invitant, cette fois, le Parti Socialiste à mieux analyser les raisons de son échec électoral et à retrouver un poids dans l'action politique perdu, selon eux, depuis la victoire à la présidentielle de 2012.

« IL FAUT TOUT CHANGER »

« Il faut tout changer dans ce parti. Absolument tout. Il est temps de rendre le Parti Socialiste utile aux citoyens, garant des engagements pris devant les français et le porte-parole de l'Elysée », déclare Pouria Armishahi, député des français de l'étranger.

« Sinon il s'effacera de la scène et, ayant abandonné les siens, les siens finiront par l'abandonner », ajoute celui qui a été l'un des initiateurs du « contrat de majorité » soumis à Manuel Valls.

Avec une quinzaine de parlementaires et plusieurs élus aux instances du Parti Socialiste, membres du courant « un monde d’avance » dont la figure de proue est le ministre de l'éducation Benoît Hamon, il a signé lundi une lettre pour réclamer la tenue d'un congrès extraordinaire.

« Il revient aux militants et à eux seuls de dire la suite », souligne le texte. « Un congrès extraordinaire où les adhérents pourront débattre et voter l'orientation, la stratégie et pour les personnes qui les incarneront, est désormais indispensable ».

Un autre mouvement classé à gauche au Parti Socialiste, « maintenant la gauche », formule une demande semblable avec la mise en place d'une « direction collégiale » et d'un processus de consultation qui prendrait fin avec un congrès, en septembre.

« Nous ne pouvons rester insensibles à l'interpellation de ces militants qui nous quittent et qui ne comprennent pas comment nous pouvons accepter sans trop réagir les changements de position sur des dossiers emblématiques », dit le texte signé entre autres par les anciens ministres Paul Quilès et Marie-Noëlle Lienemann.

Ils déplorent en outre la scission qui s'est opérée avec les écologistes, toujours membres de la majorité présidentielle mais sortis du gouvernement lorsque Manuel Valls en a pris la tête.

Le conseil national du Parti Socialiste se réunit mardi à 17 heures.

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