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4 octobre 2022 2 04 /10 /octobre /2022 17:32

 

 

https://www.revolutionpermanente.fr/Retraites-Martinez-et-Berger-doivent-quitter-immediatement-la-table-des-negociations

 

Philippe Martinez et Laurent Berger doivent quitter immédiatement la table des négociations

C’est comme un film sans fin. Cette semaine, Philippe Martinez, Laurent Berger et consorts seront reçus par le gouvernement pour discuter de la réforme des retraites, un dialogue qui sème l'illusion que cette réforme est négociable et qui désarme les travailleurs. Philippe Martinez et Laurent Berger doivent quitter la table des négociations immédiatement.

Alors qu’Emmanuel Macron a précisé la semaine dernière qu’il comptait bien avancer sur la réforme des retraites d’ici le mois de janvier 2023, Jeudi 29 Septembre 2022, depuis le cortège de la manifestation parisienne du Jeudi 29 Septembre 2022, le secrétaire général de la Confédération Générale du Travail (CGT), Philippe Martinez, expliquait qu’il participerait aux premières concertations annoncées par le gouvernement sur la question de la réforme des retraites. De même, le secrétaire national de la Confédération Française Démocratique du Travail (CFDT) déclarait qu’il prendrait part aux discussions s’il y a une inflexion sur la méthode. De son côté, Laurent Escure, secrétaire national de l’Union Nationale des Syndicats Autonomes (UNSA), s’est félicité du changement de méthode revendiqué par la macronie. C’est une bonne chose, selon lui.

En résumé, les directions syndicales participeront toutes à la première journée de concertation avec le gouvernement cette semaine.

Quelques heures plus tôt, Élisabeth Borne avait annoncé l’ouverture d’un nouveau cycle de concertations avant l’hiver à propos du nouveau projet de loi du gouvernement contre les retraites. La finalité du processus ne laisse guère place au doute. Il s’agit de préparer l’entrée en vigueur de la prochaine réforme des retraites à l’été 2023 et d’avancer sur le report progressif de l’âge de départ de quatre mois par an, jusqu’à soixante-cinq ans en 2031.

En d’autres termes, si la réforme n’est pas encore totalement ficelé, sur le fond, il n’est aucunement question de revenir sur les objectifs annoncés par Emmanuel Macron et donc sur la mise en place de la retraite à soixante-cinq ans.

Il n’y a pas de quoi décourager le secrétaire général de la CGT qui, plutôt que d’opposer une fin de non-recevoir au gouvernement, a décidé de laisser la porte grande ouverte. « S’il y a une véritable volonté d’écoute sur les moyens de financer la sécurité sociale et donc la Caisse Nationale d’Assurance Vieillesse (CNAV) », Philippe Martinez se déclare prêt à discuter pour présenter ses propositions à Élisabeth Borne.

Nous avons pourtant du mal à voir ce qu’il y a à discuter. Si Emmanuel Macron a un temps tergiversé sur l’âge de départ à la retraite, le chef de l’état n’a jamais caché ses intentions sur la philosophie de la future réforme des retraites. Avant, pendant et après les élections, il n’a eu cesse de marteler qu’il allait falloir travailler plus longtemps.

Cette semaine, Emmanuel Macron et son gouvernement ont fini par trancher. Sous pression de sa majorité et du mouvement des entreprises de France (MEDEF), le chef de l’état a fini par lâcher un peu de lest sur la forme, modifiant le véhicule législatif visant à l’imposer. Sur le fond, c’est le programme maximal et la retraite à soixante-cinq ans, et possiblement la fin des régimes spéciaux, qui ont été choisis.

C’est une manière pour le gouvernement de miser sur la constitution d’un front commun de la majorité gouvernementale, du MEDEF et des Républicains, pour mener à bien son offensive brutale contre la classe ouvrière.

Dans ce contexte, comment Philippe Martinez peut-il se montrer ouvert à la discussion avec le gouvernement ? Le secrétaire général de la CGT semble avoir parfaitement conscience du caractère surprenant de sa position, sinon il n’affirmerait pas que « s’il y a une concertation sur les retraites, pour nous expliquer pourquoi il faut travailler plus longtemps, je pense que la concertation ne va pas durer longtemps ». Mais justement il n’y a pas l’ombre d’un doute. De là à conclure que Philippe Martinez cherche à se couvrir quant à sa participation aux premières concertations, il n’y a qu’un pas.

En participant aux concertations et en maintenant le dialogue, malgré les camouflets répétés, Philippe Martinez et consorts sèment l’illusion que cette réforme pourrait finalement être amendée. Alors que les directions syndicales se retrouvent une nouvelle fois au chevet du gouvernement, il faut encore réaffirmer que la régression sociale ne se négocie pas. Leur participation à ces discussions ne peut que désarmer les travailleurs et elle ne peut que donner l’illusion qu’il est possible de négocier des miettes. Les directions syndicales doivent quitter immédiatement les négociations.

De ce point de vue, il est particulièrement éclairant que même les journaux patronaux soulignent l’absence totale de répondant des directions syndicales face à l’offensive gouvernementale. Philippe Martinez n’a pas brandi la menace de la grève générale, écrit à juste titre le journal patronal des Echos. A rebours de cette logique qui nous désarme, l’heure devrait être à la construction de la riposte contre la réforme des retraites et pour les salaires, une perspective que les directions syndicales refusent, pour l’heure, de mettre à l’ordre du jour.

Ce refus s’est incarné dans son bilan en demi-teinte de la journée d’action du Jeudi 29 Septembre 2022. Indubitablement, le décalage entre la colère profonde et réelle sur les salaires, les grèves dans des secteurs stratégiques comme la pétrochimie où l’automobile et une mobilisation nationale en deçà de ce qu’elle aurait pu être, est lié à l’absence d’un plan de bataille à la hauteur.

Il y a pourtant urgence. Contre Emmanuel Macron qui accélère sur les retraites, après avoir déjà accéléré cet été sur l’assurance chômage et le Revenu de Solidarité Active (RSA), l’heure est à la construction d’un réel plan de bataille qui articule l’opposition à tout projet de loi attaquant nos retraites et la bataille pour les salaires. Ce plan doit de s’appuyer sur les secteurs en lutte, pour les aider à gagner et à étendre leur combat, et il doit porter un programme qui donne envie de se battre, capable d’unifier l’ensemble de la classe ouvrière, comme l’augmentation de tous les salaires de quatre cent euros et leur indexation sur l’inflation. Le maintien quoiqu’il en coute du dialogue social par les directions syndicales montre une nouvelle fois qu’imposer cette perspective sera un combat.

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4 octobre 2022 2 04 /10 /octobre /2022 17:03

 

 

https://www.bfmtv.com/politique/un-devoiement-du-feminisme-bayou-sort-du-silence-et-juge-que-rousseau-est-allee-trop-loin_AN-202210040102.html

 

Un dévoiement du féminisme, Julien Bayou sort du silence et accuse Sandrine Rousseau d'être allée trop loin.

Silencieux depuis plusieurs jours, le député écologiste se défend d'avoir commis des violences psychologiques contre son ancienne compagne, dans une interview au Monde du Mardi 4 Octobre 2022.

Sa riposte était attendue. « Pour moi, il ne faut pas confondre féminisme et maccarthysme », déclare Julien Bayou dans une interview au Monde du Mardi 4 Octobre 2022, taclant ainsi Sandrine Rousseau qui l'a publiquement mis en cause pour des comportements de nature à briser la santé morale des femmes, « Sandrine Rousseau est allée trop loin. Ce n'est pas un excès du féminisme, c'est un dévoiement. On ne balance pas à une heure de grande écoute la situation psychologique d’une personne qui souffre ou des accusations sans éléments ».

« Je ne regrette absolument rien », avait assuré Sandrine Rousseau, Dimanche 2 Octobre 2022.

Le désormais ancien secrétaire national d'Europe Ecologie-Les Verts (EELV) affirme qu’il n'y a pas d'affaire de Julien Bayou, « il n'y a pas d'accusation, je ne peux pas m'en défendre et pourtant je suis présumé coupable ».

Une enquête interne avait été ouverte au préalable à la fin du mois de juin 2022. « Pour être factuel, je n'ai jamais commis de violence psychologique contre mon ancienne compagne et je compte bien le démontrer », se défend par ailleurs le député de Paris.

Lundi 3 Octobre 2022, son ancienne compagne a officiellement saisi la cellule d'enquête d'EELV contre les violences faites aux femmes et elle souhaite être entendue sous certaines conditions assurant la sécurité des témoignages, a-t-on appris dans un communiqué diffusé par son avocate.

L’ancienne compagne de Julien Bayou dénonce notamment « des comportements toxiques, contraires aux valeurs du féminisme, censées être au cœur des valeurs d'EELV, et susceptibles de mettre en danger la santé morale ou physique ».

Cette accusation est rejetée par Julien Bayou. Comportement toxique, cela veut tout et rien dire, déclare l'élu, soulignant que les violences psychologiques reposent sur des faits identifiables, avant d'ajouter que « des menaces, des intimidations et des moqueries, le fait de rabaisser la personne et de lui imposer des opinions, il n'y a rien de tout cela. Il s'agit d'une rupture très douloureuse avec des souffrances partagées ».

Par ailleurs, Julien Bayou pointe les limites de la cellule d'enquête d’EELV, « elle ne peut pas fonctionner pour un cas comme le mien, dirigeant du parti. Si je suis blanchi, on dira qu’il y a eu collusion. Si je suis sanctionné, ce sera interprété comme un règlement de comptes avant le congrès d’EELV au mois de décembre 2022. J’ai demandé à quatre reprises à la cellule d'être auditionné ».

Julien Bayou confirme également avoir été mis sous surveillance par des militantes féministes comme l'a révélé Libération, Vendredi 30 Septembre 2022, « j’ai réfléchi à déposer une main courante, mais j'ai choisi de ne pas le faire. Cela devenait une croisade ».

Evoquant une situation intenable, Julien Bayou avait annoncé Lundi 26 Septembre 2022 qu’il démissionnait de ses postes de secrétaire national d’EELV et de coprésident du groupe écologiste. Néanmoins, il reste député. « Je suis investi d'un mandat et je compte bien le mener », indique-t-il dans le Monde. L'écologiste fait son retour au Palais Bourbon, Mardi 4 Octobre 2022.

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4 octobre 2022 2 04 /10 /octobre /2022 16:41

 

 

https://www.liberation.fr/international/europe/le-rappeur-russe-ivan-petunin-annonce-son-suicide-pour-ne-pas-etre-mobilise-en-ukraine-20221003_UVJB25VB4RF6ZKC3SAV73MG6SU/

 

Le rappeur russe Ivan Petunin annonce son suicide pour ne pas être mobilisé en Ukraine

Appelé à combattre en Ukraine, le rappeur connu sous le nom de Walkie se serait donné la mort Vendredi 30 Septembre 2022 à Krasnodar à l’âge de vingt-sept ans. Dans une vidéo, le jeune russe justifie son geste en expliquant qu’il ne peut accabler son âme avec le péché du meurtre.

Son corps sans vie aurait été retrouvé au pied d’un immeuble de la rue Kongressnaya, dans la ville de Krasnodar dans le sud de la Russie. Ivan Petunin, Walkie selon son nom d’artiste, un rappeur russe âgé de vingt-sept ans, se serait suicidé Vendredi 30 Septembre 2022, face à la mobilisation décrétée par Vladimir Poutine.

Comme dans toutes les informations qui filtrent de l’invasion russe menée en Ukraine, il convient d’être prudent mais, dans une vidéo publiée sur son compte Telegram, Dimanche 25 Septembre 2022, Walkie a expliqué sa volonté de mettre fin à ses jours. Face à la caméra, lunettes sur le nez et voix ponctuée de longs silences, il dit que « je ne peux pas commettre le péché du meurtre et je ne le veux pas. Je ne suis pas prêt à tuer pour quelque idéal que ce soit. Assassiner une personne, que ce soit à la guerre ou ailleurs, est quelque chose que je ne peux pas faire ».

Ce message fait écho à la mobilisation partielle des citoyens russes pour partir combattre en Ukraine, décrétée Mercredi 21 Septembre 2022 par Vladimir Poutine. Trois cent mille réservistes sont partiellement enrôlables pour rejoindre l’armée du Kremlin, au moment où celle-ci ne cesse de perdre du terrain face à la contre-offensive des forces de Kiev.

L’annonce du président russe a aussitôt déclenché de vives contestations dans le pays, des manifestations dans de nombreuses villes, aussitôt réprimées, et la fuite de milliers de russes à l’étranger.

Anticipant une transformation de cette mobilisation partielle en mobilisation totale dans quelques jours, Ivan Petunin ne souhaitait absolument pas prendre part à cette invasion. « Je ne suis pas prêt à prendre la responsabilité de porter une arme et de tuer des personnes. Pardonnez-moi, mes proches, mais parfois vous devez mourir pour vos principes et, de toute façon, ma dernière décision est de savoir comment je vais mourir. Que ce soit tué par des personnes que nous avons attaqués et rester dans l’histoire comme une personne qui a soutenu ce qui se passe ou exprimant sa dernière protestation », regrette le jeune artiste qui avait très récemment sorti son troisième et dernier album Walk out Boy, disponible sur les plateformes de streaming.

Il concluait par une allusion claire à Vladimir Poutine, « nous sommes tous devenus les prisonniers d’un maniaque, qui nous donne le choix entre la prison, l’armée et le choix que j’ai fait ».

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3 octobre 2022 1 03 /10 /octobre /2022 17:59

 

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/eric-dupond-moretti/renvoi-d-eric-dupond-moretti-devant-la-cjr-que-va-t-il-se-passer-maintenant-pour-le-ministre-de-la-justice_5394895.html

 

Renvoi d'Eric Dupond-Moretti devant la Cour de Justice de la République (CJR), que va-t-il se passer maintenant pour le ministre de la justice ?

C'est une première pour un ministre de la justice en exercice, la CJR a ordonné un procès contre l'ancien avocat, mais ses avocats ont immédiatement formé un pourvoi en cassation et ce pourvoi est suspensif.

Il est accusé d'avoir profité de sa fonction pour régler des comptes. Eric Dupond-Moretti, mis en examen depuis le mois de juillet 2021 pour prise illégale d'intérêts, est renvoyé devant la CJR, ont annoncé ses avocats, Lundi 3 Octobre 2022. C'est une première pour un ministre de la justice en exercice. Ses avocats ont immédiatement formé un pourvoi en cassation, qui suspend ce renvoi devant la justice.

Au cœur du dossier, figurent deux enquêtes administratives ordonnées par Eric Dupond-Moretti, la première vise trois magistrats du Parquet National Financier (PNF) et la deuxième vise un ancien juge d'instruction détaché à Monaco, Edouard Levrault, des robes rouges avec lesquelles l'ancien pénaliste avait eu maille lorsqu'il était avocat. Si ces procédures avaient été entamées sous la précédente ministre de la justice, Nicole Belloubet, les syndicats de magistrats, à l'origine des plaintes contre Eric Dupond-Moretti, lui reprochent d'avoir continué à les instruire, en étant juge et partie. Matignon avait fini par reprendre la main sur ces deux dossiers. Que va-t-il se passer maintenant ? Vous trouverez ci-dessous des éléments de réponse. 

A la sortie de la CJR, les avocats d'Eric Dupond-Moretti ont annoncé avoir immédiatement formé un pourvoi en cassation contre cet arrêt. Ce pourvoi suspend les effets de l'arrêt de renvoi. Rémi Lorrain, l’avocat d’Eric Dupond Moretti, a souligné qu'il appartenait désormais à l'assemblée plénière de la cour de cassation de se saisir de ce dossier, avec une nouvelle décision sur l'ensemble de la procédure, et de se prononcer notamment sur les nombreuses irrégularités qui ont émaillé ce dossier depuis deux ans.

L'avocat d'Eric Dupond-Moretti a notamment mis en cause le procureur général de la cour de cassation, François Molins, qu'il accuse d'avoir eu un positionnement atypique, déloyal et partial, dans cette affaire. L'ancien procureur de la république de Paris avait pris la plume dans le Monde pour dénoncer un conflit d'intérêts, avant d'annoncer quelques mois plus tard, au mois de janvier 2021, l'ouverture d'une information judiciaire contre le ministre de la justice.

Comme l'a expliqué à France Info, Lundi 3 Octobre 2022, l'autre avocat d'Eric Dupond-Moretti, Christophe Ingrain, la cour de cassation va examiner à la fois le fond du dossier et la procédure, puisque l'ensemble des recours formés par ses avocats sont désormais devant cette instance. Cela peut prendre plusieurs mois avant que la cour de cassation ne se penche dessus.

La défense du ministre rappelle que les deux procédures visant les magistrats du PNF et le juge Edouard Levrault ont été initiées par Nicole Belloubet. Christophe Ingrain martèle que, avant de diligenter une enquête administrative contre les trois magistrats du PNF, Eric Dupond-Moretti s'était tourné vers différents sachants, dont François Molins, qui avait conseillé l'ouverture d'une telle enquête. Le Parisien s'en était fait l'écho au mois de juillet 2021.

Plusieurs options sont désormais sur la table. La cour de cassation peut valider le renvoi du ministre de la justice devant la CJR et les choses pourront reprendre là où elles en étaient, avec la perspective d'un procès. Elle peut aussi valider le renvoi, après avoir annulé des pièces de la procédure. Il y a une autre possibilité, la cour de cassation décide de ne pas renvoyer Eric Dupond-Moretti et elle réclame des actes supplémentaires à la commission d'instruction de la CJR. Le ministre et ses avocats avaient notamment demandé que François Molins soit entendu. 

Le ministre de la justice s'attendait à cette décision. « J'ai la quasi assurance d'être renvoyé devant une formation de jugement. J'y défendrai mes droits comme tout justiciable », déclarait-il lors de la présentation du budget de la justice, Mardi 27 Septembre 2022. Son renvoi devant la CJR ne manquera toutefois pas de poser une nouvelle fois la question de son maintien au gouvernement.

« Lors de sa nomination, au mois de juillet 2020, les deux principaux syndicats de magistrats avaient parlé d'une déclaration de guerre. Il ne s'agit ni plus ni moins que d'une traduction judiciaire de cette déclaration de guerre », estime l'entourage d'Eric Dupond-Moretti auprès de France Info. L’entourage d’Eric Dupond Moretti rappelle que le ministre a porté vingt-sept textes au parlement et qu’il a obtenu un budget historique pour la justice, qui a augmenté de vingt-six pour cent, « sa mise en examen ne l'a pas empêché de travailler et il va continuer à le faire ».

La perspective de voir son ministre renvoyé devant la CJR n'a pas non plus empêché Emmanuel Macron de le nommer à nouveau pour son second mandat. Il est donc peu probable que l'avenir d'Eric Dupond-Moretti dans le gouvernement soit compromis à ce stade.

« La légitimité du ministre est quand même très affectée », a dit Céline Parisot, présidente de l'Union Syndicale des Magistrats (USM), à France Info, « la légitimité du ministre repose sur sa capacité à garantir l'indépendance de la justice et il y a un très gros problème ». Tout au long de l'enquête, Eric Dupond-Moretti a répété qu’il n’avait fait que suivre les recommandations de son administration. L'intéressé n'avait pas encore commenté la décision de la CJR, Lundi 3 Octobre 2022. 

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3 octobre 2022 1 03 /10 /octobre /2022 17:34

 

 

https://www.francetvinfo.fr/politique/affaire/affaire-alexis-kohler/info-franceinfo-le-secretaire-general-de-l-elysee-alexis-kohler-mis-en-examen_5395291.html

 

Alexis Kohler, secrétaire général de l'Elysée, a été mis en examen pour prise illégale d'intérêts

Le secrétaire général de l'Élysée est soupçonné de conflit d'intérêts en raison de ses liens avec l'armateur italo-suisse MSC. Alexis Kohler conserve son poste de secrétaire général de l’Elysée malgré cette mise en examen.

Le secrétaire général de l'Elysée, Alexis Kohler, a été mis en examen Vendredi 23 Septembre 2022 pour prise illégale d'interêts, a appris France Info d'une source proche du dossier, Lundi 3 Octobre 2022, une information confirmée ensuite par le Parquet National Financier (PNF). Alexis Kohler a par ailleurs été placé sous le statut de témoin assisté pour trafic d'influence.

« Cette mise en examen intervient dans le cadre d'une information judiciaire ouverte suite à une plainte avec constitution de partie civile déposée le 30 janvier 2020 par l'association Anticor devant le doyen des juges d'instruction du tribunal judiciaire de Paris », écrit le PNF dans un communiqué. « Aucune mesure de contrôle judiciaire n'a été prise contre Alexis Kohler », précise toutefois le PNF à France Info. Alexis Kohler reste à son poste à l'Elysée malgré cette mise en examen, indique l'entourage du président de la république.

Une information judiciaire avait été ouverte le 23 juin 2020 pour prise illégale d'intérêts, trafic d'influence et défaut de déclaration à la Haute Autorité pour la Transparence de la Vie Publique (HATVP), après une plainte de l'association Anticor, en lien avec l'armateur italien MSC.

L'association Anticor avait déposé le 8 août 2018 une plainte pour prise illégale d'intérêt contre Alexis Kohler. Le secrétaire général de l'Elysée a approuvé en 2010 et 2011 des contrats concernant l'armateur italo-suisse MSC, fondé et dirigé par des cousins de sa mère. Alexis Kohler était alors membre du conseil de surveillance de MSC et il n'avait pas signalé ces liens familiaux avec MSC.

L'affaire était née après la publication en 2018 de plusieurs articles de Mediapart. Le PNF avait ouvert une enquête préliminaire, qu'il avait classée sans suite au mois d’août 2019, indiquant que « l'analyse des éléments recueillis ne permettait pas de caractériser les infractions initialement suspectées ».

L'association anticorruption Anticor avait obtenu la relance des investigations au mois de juin 2020 grâce à une plainte avec constitution de partie civile, qui permet la plupart du temps la désignation d'un juge d'instruction.

« Sans que soient pris en considération à ce stade les nombreux éléments objectifs à décharge, Alexis Kohler a été placé sous le statut de mis en examen pour prise illégale d'intérêt pour des faits pouvant remonter à plus de dix ans », regrette dans un communiqué son avocat, Eric Dezeuze, « la suite de la procédure, à laquelle il a désormais accès va lui permettre de démontrer son innocence ».

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3 octobre 2022 1 03 /10 /octobre /2022 17:21

 

 

https://www.francetvinfo.fr/societe/violences-faites-aux-femmes/affaire-adrien-quatennens-une-plainte-a-ete-deposee-par-son-epouse-le-26-septembre_5394931.html

 

Dans l’affaire d’Adrien Quatennens, une plainte a été déposée par son épouse, Lundi 26 Septembre 2022.

Céline Quatennens avait déjà déposé deux mains courantes contre le député du Mouvement de la France Insoumise (MFI) pour des violences conjugales et des faits de harcèlement.

Une plainte contre Adrien Quatennens a été déposée Lundi 26 Septembre 2022 par son épouse, Céline Quatennens, a appris France Info de source proche du dossier, Lundi 3 Octobre 2022, confirmant une information de BFM Télévision. Elle avait déjà déposé deux mains courantes contre le député.

Au mois de septembre 2022, le parquet de Lille avait ouvert une enquête pour violences conjugales contre le député du MFI juste après avoir eu connaissance de la première main courante déposée par Céline Quatennens et révélée Mardi 13 Septembre 2022 par le Canard Enchaîné.

Dimanche 18 Septembre 2022, Adrien Quatennens s'est mis en retrait de sa fonction de coordinateur du MFI, pour protéger le mouvement. Dans un communiqué, il reconnaissait alors, au cours de différentes disputes, avoir donné une gifle à son épouse, lui avoir saisi le poignet, lui avoir pris son téléphone portable et lui avoir envoyé de trop nombreux messages.

Samedi 24 Septembre 2022, Céline Quatennens avait déposé une seconde main courante au commissariat de Lille pour signaler que, depuis les faits initiaux, son mari lui envoyait des textos en très grand nombre. Adrien Quatennens a été entendu Lundi 26 Septembre 2022 en audition libre au commissariat de Lille. De source proche du dossier, le député a reconnu avoir donné une gifle à son épouse, l'avoir poussée contre un mur et lui avoir envoyé de nombreux textos.

« Cette plainte n'a aucune incidence sur la procédure actuelle puisqu'elle intervient dans le cadre d'une enquête préliminaire déjà en cours et puisqu’elle se borne à reprendre les éléments contenus dans les deux mains courantes sans ajouter d'élément nouveau », réagit Lundi 3 Octobre 2022 l'avocate d'Adrien Quatennens, Jane Dousselin, dans un communiqué envoyé à France Info, « une nouvelle fois nous ne pouvons qu'appeler de nos vœux le respect des principes judiciaires de présomption d'innocence et de secret de l'enquête pour permettre à la justice de faire son travail sereinement ».

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3 octobre 2022 1 03 /10 /octobre /2022 17:01

 

 

https://www.reuters.com/article/bresil-election-idFRKBN2QY0BH

 

Résultats du premier tour des élections présidentielles au Brésil, Luiz Inacio da Silva en première position devant Jair Bolsonaro, second tour le 30 octobre 2022 (Reuters)

Un second tour de l’élection présidentielle brésilienne opposera Jair Bolsonaro et Luiz Inacio Lula da Silva, dit Lula, alors que les espoirs de ce dernier de l’emporter au premier tour Dimanche 2 Octobre 2022 ont été éteints par le soutien plus important qu’attendu dont a bénéficié le président sortant.

Avec cent pour cent des machines à voter décomptées, Lula était crédité de quarante-huit pour cent des suffrages contre quarante-trois pour cent pour le président sortant Jair Bolsonaro, a indiqué le Tribunal Suprême Electoral (TSE) sur son site internet.

Un second tour sera organisé le 30 octobre 2022, aucun des candidats n’ayant recueilli une majorité de suffrages.

Plusieurs sondages plaçaient Lula nettement devant Jair Bolsonaro, avec entre dix et quinze pour cent d’avance. L’écart plus réduit qu’attendu va prolonger une situation politique tendue et les divisions dans le plus grand pays d’Amérique Latine.

Jair Bolsonaro avait affirmé pendant la campagne qu’il ne croyait pas aux sondages qui le donnaient battu au premier tour, estimant que ceux-ci ne mettaient pas en évidence l’enthousiasme aperçu lors de ses meetings électoraux.

Le président d’extrême droite sortant avait aussi mis en doute l’intégrité du système électronique de vote, sans preuve à l’appui, laissant entendre qu’il pourrait contester les résultats en cas de défaite.

En amont du scrutin, des observateurs politiques estimaient qu’une victoire de Lula avec une marge importante pourrait avoir pour effet d’amenuiser le soutien dont disposerait Jair Bolsonaro pour dénoncer l’issue du vote, mais les résultats du premier tour ont redynamisé la campagne du président sortant et ils vont prolonger de quatre semaines les tensions et la violence politique dans le pays.

« L’extrême droite est très solide dans tout le Brésil », a commenté Carlos Melo, politologue à l’école de commerce Insper, « une victoire de Lula au second tour est désormais moins probable. Jair Bolsonaro va arriver avec beaucoup de confiance pour sa réélection ».

Lula a accueilli les résultats du premier tour avec optimisme, déclarant que sa victoire était seulement retardée et qu’il était impatient de débattre en tête-à-tête contre Jair Bolsonaro.

« Nous pouvons comparer le Brésil qu’il a bâti à celui que nous avons bâti », a-t-il dit devant les journalistes.

Jair Bolsonaro, apparaissant calme et confiant, a dénigré les instituts de sondage pour n’avoir pas mesuré l’étendue du soutien dont il dispose.

« Je prévois de conclure les alliances politiques appropriées pour remporter cette élection », a-t-il déclaré aux journalistes, citant les gains obtenus au congrès par son parti alors que les électeurs brésiliens désignaient aussi Dimanche 2 Octobre 2022 les cinq cent treize membres de la chambre basse, un tiers des quatre-vingt-un sénateurs, les gouverneurs et les parlementaires des états.

Dix-neuf des vingt-sept sièges en jeu au Sénat ont été remportés par les alliés de droite de Jair Bolsonaro.

Certaines enquêtes d’opinion estimaient possible que Lula réunisse plus de cinquante pour cent des suffrages jugés valides au premier tour, ce qui aurait permis au candidat de gauche et ancien chef de l’état d’éviter un second tour face à son hargneux rival.

S’il a quitté le pouvoir il y a douze ans avec une popularité record, Lula est désormais détesté par de nombreux brésiliens après avoir été condamné pour corruption. Sa peine de prison, qu’il purgeait lors de la précédente élection présidentielle en 2018, a par la suite été annulée par la cour suprême, lui permettant de se porter candidat cette année.

Lula, avare en détails sur ses propositions pour le pays, a promis d’améliorer la situation des brésiliens les plus pauvres et de la classe moyenne, comme il l’avait fait entre 2003 et 2010 lorsqu’il était au pouvoir. A l’époque, des millions de personnes étaient sorties de la précarité.

Au cours de son mandat, Jair Bolsonaro a levé certaines protections environnementales, pour le bonheur des exploitants commerciaux et des mineurs sauvages, et il a mis en avant des politiques contre les homosexuels et contre l’avortement.

Si sa popularité a décliné avec l’épidémie de coronavirus, qu’il a qualifié de petite grippe, et avec des scandales de corruption ayant poussé des ministres à la démission, le vote du Dimanche 2 Octobre 2022 montre que l’ancien officier de l’armée dispose toujours d’un soutien solide.

A Barra da Tijuca, quartier de Rio de Janeiro où se trouve le domicile familial de Jair Bolsonaro, l’humeur était de plus en plus optimiste.

« Seule une fraude pourrait priver de victoire le président sortant. Une défaite ne serait pas acceptée. Les sondages dans notre pays, les médias et les journalistes, sont des menteurs et des vauriens », a dit une partisane de Jair Bolsonaro, Maria Lourdes de Noronha, âgée de soixante-trois ans.

Certains détracteurs de Jair Bolsonaro ont dit craindre avant le scrutin qu’un potentiel second tour alimente les tensions et qu’il favorise des troubles comparables à l’assaut lancé au mois de janvier 2021 contre le Capitole à Washington par des partisans du président américain Donald Trump, battu dans les urnes quelques semaines plus tôt par Joseph Biden.

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2 octobre 2022 7 02 /10 /octobre /2022 15:50

 

 

https://www.ouest-france.fr/monde/guerre-en-ukraine/la-turquie-renonce-aux-cartes-bancaires-russes-mir-face-aux-pressions-americaines-66347d9e-3f1b-11ed-b659-5fb02baf9630

 

La Turquie renonce aux cartes bancaires russes Mir face aux pressions américaines

Prise en étau entre Washington et Moscou, la Turquie a annoncé Mercredi 28 Septembre 2022 qu’elle renonçait au système russe de paiement Mir par crainte de représailles américaines, ce que Moscou a dénoncé comme une pression sans précédent de la part des États-Unis. « Il y a des paiements en cours, mais une date a été fixée pour la suspension du système Mir », a indiqué Mercredi 28 Septembre 2022 un haut responsable turc à l’Agence France Presse (AFP), sous couvert d’anonymat et sans préciser de date.

Développées en 2015 face aux sanctions des occidentaux après l’annexion de la Crimée en 2014, les cartes Mir, qui signifie « monde » et « paix » en russe, permettent aux russes d’effectuer des règlements et de retirer de l’argent dans certains pays étrangers.

Les trois banques publiques concernées, Halkbank, Ziraat et Vakifbank, autorisaient jusqu’à présent les transactions avec ce système russe, notamment le retrait d’argent. Deux des plus grandes banques privées du pays, Denizbank et Isbank, avaient en revanche déjà annoncé la semaine dernière qu’elles suspendaient son utilisation.

Pour le Kremlin, cette décision, bien sûr, a été prise sous la pression sans précédent de Washington, a fustigé le porte-parole Dmitri Peskov. Reconnaissant la situation complexe des banques turques qui se retrouvent désormais menacées de sanctions américaines, il a lancé un appel aux partenaires turcs. « Nous devons rechercher ensemble des moyens de contrer cette pression de manière à ne pas nuire à notre coopération commerciale et économique », a-t-il suggéré.

Le fonctionnement des cartes bancaires Mir se trouve désormais réduit à une poignée de pays proches de Moscou, dont la Biélorussie. Vendredi 23 Septembre 2022, l’Ouzbékistan avait déjà renoncé à Mir, pour des raisons techniques.

Très dépendante du gaz et du pétrole russe, la Turquie a refusé de se joindre aux sanctions occidentales décrétées contre la Russie après l’invasion de l’Ukraine, tout en proposant sans relâche sa médiation entre Moscou et Kiev.

Le pays, destination prisée des ressortissants russes, a vu arriver des milliers d’entre eux depuis le début de la guerre, touristes, réfugiés et hommes d’affaires, qui sont devenus à partir du mois de mai 2022 les premiers acquéreurs de biens immobiliers en Turquie.

Ankara avait annoncé élargir le champ d’application du système Mir après une rencontre au début du mois d’août 2022 entre le président Recep Tayyip Erdogan et son homologue russe, Vladimir Poutine. Les deux dirigeants s’étaient également accordés pour des livraisons de gaz russe à la Turquie payables, pour un quart, en roubles.

Mais Washington a mis en garde dans la foulée les entreprises et les banques turques commerçant avec la Russie contre de possibles sanctions. Les États-Unis ont annoncé au mois de septembre 2022 des sanctions contre de hauts responsables du système bancaire russe, dont Vladimir Komlev, à la tête du système Mir.

Depuis, le régime turc a semblé se distancier du Kremlin. Devant l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Recep Tayyip Erdogan a appelé à une sortie digne pour tous du conflit en Ukraine.

Puis, la semaine dernière, le ministère turc des affaires étrangères a dénoncé les référendums illégitimes de la Russie dans quatre régions ukrainiennes sous son contrôle.

Mardi 27 Septembre 2022, le chef de la diplomatie américaine Antony Blinken a menacé la Russie de nouvelles sévères sanctions.

« La crainte de sanctions secondaires commence à fonctionner. Les banques turques ont abandonné le système de paiement Mir de Vladimir Poutine de peur d’être punies par les États-Unis », a réagi Mercredi 28 Septembre 2022 sur Twitter le financier britannique William Browder, patron du fonds d’investissement Hermitage Capital. « Les chinois, les Émirats Arabes Unis (EAU), les indiens et de nombreux autres pays, devraient comprendre qu’il y aura des conséquences à continuer de commercer avec Moscou », a ajouté celui qui fait campagne contre la corruption après avoir connu des déboires en Russie.

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2 octobre 2022 7 02 /10 /octobre /2022 15:31

 

 

https://www.ukrinform.fr/rubric-polytics/3582414-yael-braunpivet-est-en-visite-de-travail-en-ukraine.html

 

Yaël Braun Pivet est en visite de travail en Ukraine pour s'entretenir avec Volodymyr Zelensky et Ruslan Stefantchouk

La présidente de l'Assemblée Nationale française, Yaël Braun-Pivet, s’est rendue en Ukraine, Jeudi 29 Septembre 2022.

« Je suis venue à Kiev pour exprimer l'appui indéfectible de l'Assemblée Nationale française à l'Ukraine et à son peuple, mais je tiens tout particulièrement à ce que ce soutien s'inscrive dans la durée », a déclaré Yaël Braun Pivet, alors qu'un débat sur l'Ukraine aura lieu Lundi 3 Octobre 2022 au Palais Bourbon, rapporte le Figaro.

La présidente de l’Assemblée Nationale française a signé Jeudi 29 Septembre 2022 en Ukraine un protocole d'accord avec le président de la Rada ukrainienne, Rouslan Stefantchouk, pour développer des échanges dans la durée entre parlementaires, notamment dans le cadre de la candidature de l'Ukraine à l'Union Européenne.

Yaël Braun-Pivet et Rouslan Stefantchouk ont convenu de développer les visites officielles alternativement en France et en Ukraine, mais aussi les liens entre les commissions parlementaires, notamment pour la défense et les affaires européennes. Ils se sont également accordés pour favoriser des échanges techniques sur les procédures parlementaires, ou encore les activités de contrôle et d'évaluation des lois, proposant des échanges sur l'état de droit et les droits fondamentaux, la bonne gouvernance et la lutte contre la corruption, en particulier en vue du processus d'adhésion de l'Ukraine à l'Union Européenne.

Plus tard, Yaël Braun-Pivet s’est entretenue avec le président ukrainien Volodymyr Zelensky.

« La toute première visite de la présidente de l’Assemblée Nationale française, Yaël Braun-Pivet, a lieu à un moment crucial pour notre état. Le sujet numéro un de notre rencontre était la tenue illégale des pseudo-référendums dans les territoires occupés de l'Ukraine », a indiqué Volodymyr Zelensky sur Telegram.

Pour ce voyage, Yaël Braun-Pivet était accompagnée de la socialiste Valérie Rabault, vice-présidente de l'Assemblée Nationale française, du président de la commission de la défense, Thomas Gassiloud, du président de la commission des affaires étrangères, Jean Louis Bourlanges, du président de la commission des affaires européennes, Pierre Alexandre Anglade, et de la députée des français de la zone, Anne Genetet, tous les quatre membres de la majorité présidentielle.

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2 octobre 2022 7 02 /10 /octobre /2022 15:14

 

 

https://www.hrw.org/fr/news/2022/09/30/ue-denoncer-lapartheid-israelien-lors-de-la-reunion-du-conseil-dassociation-ue

https://www.hrw.org/news/2022/09/30/eu-denounce-israels-apartheid-association-council-meeting

 

Dénoncer l’apartheid israélien lors de la réunion du conseil d’association entre l’Union Européenne et Israël

La reprise de ce forum de haut niveau est prévue dans un contexte de répression accrue contre les palestiniens

L’Union Européenne et ses états membres devraient condamner les crimes contre l’humanité d’apartheid et de persécution commis par les autorités israéliennes lors de la réunion du conseil d’association entre l’Union Européenne et Israël, Lundi 3 Octobre 2022, a déclaré Human Rights Watch (HRW), Vendredi 30 Septembre 2022. L’Union Européenne et ses états membres devraient également faire pression contre les autorités israéliennes pour qu’elles mettent fin à la répression de la société civile palestinienne.

« Les responsables européens doivent savoir qu’ils serreront la main de représentants d’un gouvernement qui commet des crimes contre l’humanité et qui a interdit d’importants groupes de la société civile opposés à ces abus », a déclaré Omar Shakir, directeur d’HRW pour Israël et la Palestine, « faire comme si de rien n'était dans un contexte de répression accrue en Israël envoie le message que les condamnations de l’Union Européenne ne valent guère plus que le papier sur lequel elles sont rédigées ».

Le conseil d’association entre l’Union Européenne et Israël est un forum destiné à faciliter le dialogue politique et à renforcer la coopération entre l’Union Européenne et Israël. La dernière réunion du conseil d’association s’est tenue en 2012 et les rencontres ultérieures ont été suspendues après les objections des autorités israéliennes concernant la position de l’Union Européenne sur les colonies israéliennes en Cisjordanie.

Plusieurs Organisations Non Gouvernementales (ONG) palestiniennes, européennes et internationales, ainsi que quarante-sept députés européens, ont exprimé de sérieuses réserves vis-à-vis de la réunion du conseil d’association.

L’accord portant création du conseil d’association entre l’Union Européenne et Israël identifie le respect des droits humains comme un élément essentiel de cette initiative. Le conseil d’association doit se réunir de nouveau alors que le mouvement international des droits humains s’accorde de plus en plus à considérer que la sévère répression exercée par les autorités israéliennes contre les palestiniens est constitutive du crime d’apartheid.

Cette réunion intervient également quelques semaines après que les autorités israéliennes ont perquisitionné et ordonné la fermeture des bureaux de sept importantes organisations de la société civile palestinienne, dont certaines reçoivent des financements de l’Union Européenne et de ses états membres.

Les autorités israéliennes ont pris l’initiative de fermer les bureaux des groupes de défense des droits des palestiniens malgré les déclarations de l’Union Européenne et de plusieurs de ses états membres rejetant les allégations d’Israël contre ces organisations.

« Pendant des années, l’Union Européenne et ses états membres ont répondu aux graves abus des autorités israéliennes en répétant des platitudes sur un processus de paix depuis longtemps moribond et sur la nécessité de relancer les perspectives d’une solution à deux états. Cette approche ne tient pas compte de la réalité de l’apartheid et des persécutions sur le terrain et elle conduit l’Union Européenne et ses états membres à ne pas adopter certaines mesures de défense des droits humains qui se justifieraient au vu de la gravité de la situation », a déclaré HRW.

Au mois d’août 2022, quarante-neuf palestiniens de Gaza, dont dix-sept enfants, ont été tués lors d’une nouvelle vague d’hostilités entre les forces israéliennes et les groupes armés palestiniens. Le bouclage de Gaza par Israël, qui dure depuis quinze ans, a privé ses plus de deux millions d’habitants de la possibilité de mener une vie meilleure et a dévasté l’économie, si bien que quatre-vingt pour cent de la population dépend de l’aide humanitaire.

En Cisjordanie occupée, les autorités israéliennes ont, selon l’Office for the Coordination of Humanitarian Affairs (OCHA) de l’Organisation des Nations Unies (ONU), tué plus de quatre-vingt palestiniens en 2022, un record depuis six ans. Parmi les personnes tuées, il y a la journaliste Shireen Abu Akleh. A la date du premier septembre 2022, les autorités israéliennes maintenaient également plus de sept cent palestiniens en détention administrative, sans procès ni inculpation, soit le chiffre le plus élevé depuis 2008.

Malgré cette situation, l’Union Européenne n’a apparemment pas exigé des autorités israéliennes qu’elles prennent des mesures pour mettre fin à ces abus avant la tenue du conseil d’association. Elles auraient pu notamment demander aux autorités israéliennes de revenir sur leur décision d’interdire les activités de plusieurs groupes importants de la société civile palestinienne, d’assouplir le bouclage de Gaza ou de libérer Salah Hamouri, un défenseur franco-palestinien des droits humains, placé depuis des mois en détention administrative.

Dans une interview accordée au mois d’août 2022, Alon Liel, l’ancien directeur général du ministère israélien des affaires étrangères, a déclaré que « tant que les européens ne prennent pas de mesures concrètes sur le plan diplomatique, sécuritaire et économique, Israël s’en fichera. Le gouvernement est convaincu que ses actions contre les droits humains n’auront aucun coût politique sur la scène internationale ».

Au mois de mai 2021, lorsque le Conseil des Droits Humains (CDH) de l’ONU a mis en place une commission d’enquête chargée d’examiner les abus et d’identifier les causes profondes du conflit, tous les états membres de l’Union Européenne se sont abstenus ou ont voté contre, ce qui tranche radicalement avec la constance de leurs votes en faveur des mécanismes de responsabilisation dans d’autres circonstances.

« Depuis des décennies, l’inaction européenne face à ces graves violations des droits humains a encouragé les autorités israéliennes à intensifier de manière flagrante leur répression contre les palestiniens », a déclaré Claudio Francavilla, chargé des relations entre l’Union Européenne et HRW, « au lieu de réciter des platitudes dénuées de sens, les responsables européens devraient profiter de la réunion du conseil d’association pour enfin condamner l’apartheid et la persécution pratiquée par Israël et indiquer clairement qu’il y aura des conséquences significatives si le gouvernement israélien ne change pas de cap ».

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