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actualité politique nationale et internationale

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INTERVIEW D ANDREJ HUNKO

http://en.firatajans.com/news/hunko-deputies-from-all-parties-want-pkk-ban-lifted

Des députés de tous les partis demandent la levée de l’interdiction du PKK (Firat News Agency)

Mercredi 25 Février 2015

Avant le débat de demain au parlement fédéral allemand sur l'interdiction du PKK, Andrej Hunko, député de die Linke, dit que des députés de tous les partis veulent la levée de l’interdiction du PKK, mais que l'appareil de sécurité de l’état veut la maintenir.

L'interdiction du PKK a été décidée par le gouvernement conservateur d’Helmut Kohl, le 26 novembre 1993. Maintenant, plus de vingt et un ans plus tard, cette interdiction est l'une des questions les plus débattues en Allemagne en ce moment. En raison de la lutte efficace menée par les guérilleros du PKK et les combattants des YPG contre les bandes d’EIIL, beaucoup de personnes en Allemagne considèrent désormais l'interdiction comme vide de sens.

Cependant, le gouvernement de coalition de la CDU et du SPD dirigé par Angela Merkel insiste pour que l'interdiction soit maintenue, d'où le débat de demain sur une motion de die Linke.

Andrej Hunko, député de die Linke, explique les détails de la motion à Firat News Agency.

« Une motion soutenue par des députés de tous les partis »

Andrej Hunko dit que des députés de tous les partis soutiennent la motion présentée par die Linke, ajoutant qu’ils ne demandaient pas un débat pour savoir si l'interdiction initiale était justifiée, mais qu’ils faisaient valoir que dans les circonstances actuelles l'interdiction n'a pas de sens.

Andrej Hunko dit que le but n’était pas seulement d’obtenir la levée de l'interdiction en Allemagne, mais en même temps d'assurer que le PKK soit retiré de la liste européenne des organisations terroristes. L’Union Européenne étend la liste des organisations interdites tous les six mois. Nous voulons que l'Allemagne refuse le maintien du PKK sur la liste lors de la prochaine réunion », at-il ajouté.

« L'appareil de sécurité pense différemment »

Andrej Hunko dit que des membres des partis de la coalition ont convenu avec eux que l'interdiction devrait être levée, mais que l'appareil de sécurité de l’état n’avait pas changé sa position sur le mouvement kurde. « Nous pouvons comparer le ministère de l’intérieur, la police et l’appareil de sécurité aux structures profondes de l’état en Turquie », a-t-il ajouté.

Andrej Hunko dit que les positions relatives au mouvement kurde avaient changé dans les deux dernières années, avec des politiciens en Europe ayant une attitude positive envers la candidature de Selahattin Demirtaş aux élections présidentielles. Il a ajouté que le HDP est maintenant considéré comme l'architecte de la démocratie réelle et que les développements dans le Sinjar et à Kobanê avaient contribué à ce processus.

Quelle est la motion de die Linke ?

La motion de die Linke qui sera débattue demain soir au parlement fédéral souligne que le PKK a émergé comme le résultat de la persécution des kurdes en Turquie, que le mouvement de libération kurde mène une lutte pour les droits des femmes et que le gouvernement turc est impliqué dans un processus de paix avec le PKK. La motion ajoute que la levée de l'interdiction du PKK ferait pression sur Ankara pour mettre en œuvre de véritables réformes qui permettraient d'assurer l’avancée du processus.

Die Linke demandera également au parlement fédéral de faire pression sur le gouvernement pour lever l'interdiction et pour mettre fin aux enquêtes sur des membres présumés du PKK.

Andrej Hunko est aussi une victime de l'interdiction

Andrej Hunko est l'un des dix députés qui font l'objet d'une enquête des procureurs de Berlin après le déploiement d'un drapeau du PKK à l’intérieur du parlement fédéral en novembre 2014.

Andrej Hunko avait également déployé un drapeau du PKK dans une manifestation à Cologne en soutien à une collègue, Nicole Gohlke, qui a eu son immunité parlementaire levée pour avoir soutenu les YPG et déployé un drapeau du PKK. Andrej Hunko s’est impliqué lui-même en partageant la photographie dans les réseaux sociaux.

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