actualité politique nationale et internationale
Par FISCHER
Boris Johnson fera campagne pour le Brexit et défie David Cameron (Reuters)
Le très populaire maire de Londres, le conservateur Boris Johnson, fera campagne pour une sortie du Royaume-Uni de l'Union Européenne lors du référendum du 23 juin 2016, défiant ainsi le premier ministre David Cameron.
« Je me battrai pour le vote en faveur d'une sortie parce que je souhaite un meilleur accord pour les habitants de notre pays, afin qu'ils aient plus d'argent et reprennent leur destinée en main », a-t-il dit Dimanche 21 Février 2016, invoquant la défense de la démocratie et de la souveraineté nationale.
« Je ne vois pas comment, moi qui suis préoccupé depuis longtemps par cette question et qui peste depuis longtemps contre le manque de démocratie de l'Union Européenne, je pourrai laisser passer cette occasion unique de faire valoir un autre point de vue », a-t-il expliqué aux journalistes massés devant chez lui, dans le nord de Londres.
Selon le maire de la capitale, l'accord trouvé Vendredi 19 Février 2016 au conseil européen de Bruxelles par David Cameron ne modifie pas fondamentalement les relations entre la Grande-Bretagne et l'Union Européenne.
Dans la matinée, David Cameron, pour tenter de rallier Boris Johnson à sa position, avait promis un texte sanctuarisant la souveraineté du parlement britannique. « Nous allons l'élaborer dans les prochains jours afin d'exposer très clairement que le parlement britannique est souverain », avait déclaré le premier ministre à la British Broadcasting Corporation (BBC).
Boris Johnson, grand rival de David Cameron, a assuré que sa décision ne participait pas d'une lutte pour le contrôle du parti conservateur. La décision de s'opposer à la position du premier ministre a été, a-t-il dit, « terriblement difficile » à prendre.
Rendu public Samedi 20 Février 2016, un sondage publié par le Mail on Sunday donne aux partisans du maintien du Royaume-Uni dans l'Union Européenne une avance de quinze points sur les défenseurs du Brexit.
Dans cette enquête, la première effectuée depuis l'accord obtenu à Bruxelles par David Cameron pour réformer certains points de fonctionnement de l'Union Européenne, les partisans du maintien sont quarante huit pour cent et ceux de la sortie du Royaume-Uni sont trente trois pour cent. Dix-neuf pour cent des personnes interrogées sont toujours indécises.
Chahuté dans son propre parti, David Cameron peut compter sur le soutien de la City, des grandes entreprises, d'une bonne partie des travaillistes, des grands syndicats, de ses alliés européens et même des nationalistes écossais.
Les partisans du maintien dans l'Union Européenne, notamment les anciens premiers ministres Tony Blair et John Major, ont d'ailleurs averti qu'un Brexit pourrait pousser les écossais à réclamer un nouveau référendum d'autodétermination, avec un risque d'éclatement du Royaume-Uni.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog