actualité politique nationale et internationale
Des centaines de personnes ont coupé les voies de l’Alta Velocidad Espanola (AVE) à Gérone et à Barcelone
Les Mossos d'Esquadra ferment la gare centrale de Barcelone, vide de passagers, pour expulser les manifestants
Une femme se plaint qu'un gardien de sécurité à Girona l'ait frappée à la tête avec une matraque
Le réseau ferroviaire catalan commence à se normaliser après l'évacuation des voies qui restaient coupées dans le cadre de la grève générale appelée en Catalogne. Les manifestants qui ont interrompu la circulation des trains AVE à la gare de Sants à Barcelone ont abandonné la protestation après plus de quatre heures de coupure. Mercredi 8 Novembre 2017 à 21 heures, à l’heure du dernier AVE à destination de Madrid, ils ont commencé à dégager les voies qui avaient été coupées. La circulation des trains à grande vitesse était suspendue depuis 17 heures.
Pendant ce temps, les manifestants qui avaient interrompu la circulation des trains à la gare AVE de Gérone ont quitté les lieux après plus de douze heures de mobilisation. Cette action, comme cela s'est passé à 12 heures, a été renforcée après le rassemblement qui a eu lieu à 18 heures devant la mairie de Gérone.
Après l’évacuation des voies de la gare de Sants par les manifestants, les Mossos sont allés sur les quais pour s’assurer que les voies étaient libres.
Quelques minutes plus tard, les voyageurs du service AVE ont pu accéder au train et commencer leur voyage.
La majorité des manifestants étaient des étudiants, ils sont allés dans le hall de la gare et ils ont croisé un groupe de voyageurs qui devaient prendre l'AVE. Il y a eu une altercation entre, d’une part, les voyageurs de l’AVE et, d’autre part, les manifestants et les journalistes qui accompagnaient les manifestants.
Compte tenu de la tension créée, les Mossos d’Esquadra, qui avaient identifié certains des manifestants, ont décidé d'expulser les journalistes de la gare et un voyageur a frappé une caméra de télévision.
Des sources de Renfe ont rapporté que le service ferroviaire avait déjà été rétabli et que des trains AVE avaient commencé à circuler en direction de Madrid, de Saragosse et de Malaga, ainsi que diverses destinations à longue distance. La compagnie de chemin de fer a également rétabli le service de Rodalies à 22 heures.
Au total, Renfe calcule que les utilisateurs touchés par le jour de grève s'élèvent à cent cinquante mille. Les mobilisations ont fait que la circulation de l'AVE a été interrompue entre Camp de Tarragona et Figueres Vilafant.
Les manifestants de Gérone et de Barcelone brandissaient des banderoles et scandaient des slogans en faveur de la libération des anciens membres du gouvernement catalan, du président de l’Assemblée Nationale Catalane (ANC), Jordi Sanchez, et du président de l’Omnium Culturel, Jordi Cuixart.
Dans la capitale catalane, des dizaines de manifestants, principalement des étudiants, sont descendus sur les quais des trains à grande vitesse pour interrompre la circulation des trains. Le trafic ferroviaire à grande vitesse entre Camp de Tarragona et Figueres Vilafant a été totalement suspendu. En outre, pour des raisons de sécurité, le trafic sur une voie régionale a été restreint, ce qui a affecté les trains des lignes du service de la banlieue sud de Barcelone.
La protection civile a activé le plan Ferrocat en raison de l’occupation des voies et la circulation a été interrompue à 16 heures 45. Pour permettre l'évacuation des voyageurs, deux trains AVE entrés à Barcelone ont été bloqués dans le PAET de Prat de Llobregat, d’où les voyageurs ont été dirigés vers la gare de Sants grâce à des services de banlieue.
Rassemblés à 16 heures place de Sants à l’appel du collectif Universitats per la República, les jeunes ont organisé une marche vers le passage Sant Antoni devant la gare centrale de Barcelone. Peu de temps avant 17 heures, ils sont descendus sur les quais, sans rencontrer aucun obstacle, et ils ont occupé les voies en criant « liberté pour les prisonniers politiques ».
Le personnel de la gare a fermé l'accès public aux quais, ce qui a fait que les voyageurs ont rempli tout le hall de la gare. A partir de 17 heures 30, des fourgons de la Policia Nacional ont commencé à arriver à la gare de Sants et un groupe de Mossos d'Esquadra est descendu sur les voies pour tenter de négocier une évacuation des voies sans charge de police. Les manifestants ont crié « dehors les forces d’occupation » et les fourgons de la Policia Nacional ont quitté les quais peu après.
Au cours de la matinée du Mercredi 8 Novembre 2017, cinq mille personnes ont participé à plusieurs manifestations convoquées à Gérone et elles ont convergé vers la gare de Gérone, selon des sources policières. Un groupe de personnes est entré par effraction dans la gare de Gérone à 8 heures 12 et il a massivement pénétré dans la zone des voies, en passant à travers un cordon de la Policia Nacional qui n'a pas réussi à les arrêter.
L’occupation des voies a obligé à interrompre le service dans les deux sens de la circulation et les trains qui avaient prévu de partir des gares de Barcelone Sants et de Figueres-Vilafant en direction de Gérone n'ont pas pu passer. La Policia Nacional a assuré le travail du rétablissement de la circulation des trains, tandis que les Mossos d'Esquadra se sont chargés de la sécurité extérieure.
Les manifestants se sont organisés pour préparer un repas de base et pour le distribuer sur les quais. Dans l'après-midi, ils ont tenu une assemblée au cours de laquelle les participants ont débattu de la possibilité de passer la nuit dans la gare et de prolonger l’interruption du trafic jusqu’au Jeudi 9 Novembre 2017. Une fois cette option rejetée, ils ont décidé de continuer la protestation jusqu'à 22 heures.
A 12 heures, une femme d'une quarantaine d'années a expliqué aux médias présents qu'elle dénoncerait un gardien de sécurité qu'elle accuse de lui avoir assené un coup de matraque en essayant d'accéder aux voies de l'AVE à 8 heures du matin. Selon ce qui a été rapporté, ce sont les policiers qui étaient dans la zone qui ont écarté le gardien.
Ces deux effets majeurs s'ajoutent aux mesures prolongées depuis les premières heures de la matinée jusqu'à 12 heures qui ont perturbé le réseau ferroviaire de la Catalogne, à la fois par la présence de manifestants et par le placement d'obstacles sur les voies ferrées.
Les barrages ont généré des retards plus ou moins importants du service de Rodalies sur les moyennes distances, bien que le suivi de la grève parmi le personnel ait été inférieur à un pour cent selon Renfe et Adif. Il y a eu des interruptions de circulation à Montcada-Bifurcació, Sant Vicenç de Castellet Montcada i Reixac, Mataro, Blanes, Reus, Ulldecona, Tarragona, Borgonyà et Flaçà.