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BIBILEAKS

 

 

https://www.haaretz.com/israel-news/2024-11-24/ty-article/.premium/netanyahus-nine-minute-video-shows-he-is-terrified-and-will-stop-at-nothing/00000193-5ad8-d199-af9b-5edc521f0000

https://www.facebook.com/100003051609284/posts/8437889346322702/?rdid=oiZ8xYdiyh8hFFUl

 

Une vidéo de neuf minutes de Benjamin Netanyahou montre qu'il est terrifié et qu’il ne s'arrêtera devant rien

La déclaration de Benjamin Netanyahou portait toutes les marques de sa stratégie de communication, manipulations en série, mensonges, messages criminels et tentatives d'enflammer sa base violente. Cette performance marque une nouvelle itération encore plus dangereuse de la menace qu'il représente pour la démocratie israélienne

À la fin du Shabbat, qui a marqué la fin d'une semaine au cours de laquelle dix soldats sont morts, la majorité d’entre eux n'ont pas reçu de tweet du premier ministre et Benjamin Netanyahu a posté une vidéo de neuf minutes, une éternité dans ce média.

Le contenu est une tirade furieuse, remplie de déclarations malveillantes contre les Forces de la Défense Israélienne (FDI), le Shin Bet, la police et le parquet. C'est, semble-t-il, ce qui l'a occupé, Samedi 23 Novembre 2024.

Toute la vidéo parlait de lui. Benjamin Netanyahou n'a pas jugé bon de condamner l'attaque violente de dizaines de colons contre Avi Bluth, le chef du commandement central et son ancien secrétaire militaire.

Voilà comment cela s’est passé. Le pathétique ministre de la défense Israël Katz a annulé les arrestations administratives de juifs soupçonnés d'activités terroristes. Les colons concernés ont agi en conséquence, le premier ministre a offert son approbation tacite par le silence, après que de nombreux ministres du gouvernement aient ouvertement approuvé les deux poids et les deux mesures entre le terrorisme juif et le terrorisme arabe, et ils ont critiqué les mandats d'arrêt de la Cour Pénale Internationale (CPI).

La vidéo du Samedi 23 Novembre 2024 portait toutes les caractéristiques de la stratégie de communication de Benjamin Netanyahou, manipulations caractéristiques, mensonges et menaces codées contre la famille d'un accusé qu'il craint qu'il le dénonce. Notamment, cette tactique reflète les tactiques qu'il a utilisées dans le passé lors de ses autres essais, y compris l'émission de menaces depuis la tribune du parlement israélien.

Cela comprenait aussi l'aggravation de sa base violente, dont les représentants ont fait des ravages Vendredi 22 Novembre 2024 dans une salle d'audience, attaquant le système judiciaire. Tous ces éléments étaient réunis dans un plat que nous l'avons déjà vu servir.

Sa performance a trahi une profonde peur de ce qui l'attend. Comme nous l'avons déjà vu, dans les moments critiques où il sent le resserrement de la corde, il ne semble pas y avoir de limite qu'il ne franchira pas.

Benjamin Netanyahou ressemble à un fou persécuté brandissant un lance-flammes et brûlant sans discernement tous ceux qui se dressent sur son chemin. La menace qu'il représente pour la démocratie et les institutions de l’état d'Israël est un danger depuis longtemps mais, Samedi 23 Novembre 2024, nous avons assisté à une nouvelle version encore plus dangereuse. Au milieu d'une guerre, il a lancé un assaut de grande envergure contre les institutions qui mènent le combat, les institutions responsables des succès qu'il affirme plus tard qu’ils sont les siens.

Benjamin Netanyahou a affirmé qu’il n’y avait jamais eu d’enquêtes, sauf celles qui sont liées à son bureau. C'est faux. Yoram Cohen, ancien directeur du Shin, a révélé, Samedi 23 Novembre 2024, que, depuis le début de la guerre, le Shin Bet a mené quinze enquêtes contre les fuites, toutes au sein des FDI et à sa demande.

Benjamin Netanyahou a signalé des fuites précédentes d'autres organes de défense, négligeant comme par hasard le dénominateur commun dans tous ces cas, le premier ministre lui-même, qui est en charge de ces organes de défense.

Il a également allégué qu'il n'était pas au courant du document publié dans le Bild, accusant les services du renseignement militaire de l'avoir tenu à plusieurs reprises à l'écart.

C’est un mensonge. L’acte d'accusation révèle qu’Eli Feldstein avait possession du document depuis le mois de juin 2024 et que Jonatan Urich, l'un des justes hommes du bureau de Benjamin Netanyahou, selon lui, connaissait le document et qu’il avait transmis le document à Benjamin Netanyahou.

L’affirmation selon laquelle les renseignements militaires n'ont systématiquement pas transmis les documents de renseignement à Benjamin Netanyahou est une accusation révoltante et dangereuse, faisant de cette branche de l'armée une cible.

Nous savons combien Benjamin Netanyahou ment sans effort. Tous ceux qui ont vu les Bibi Files peuvent entendre le plus grand menteur de l'histoire au travail.

Samedi 23 Novembre 2024, Benjamin Netanyahou a défendu les collaborateurs de son bureau, qui ont presque tous été interrogés en lien avec l'affaire, en disant qu’ils payaient le prix.

Il convient de noter que, la semaine dernière, Bar Peleg a rapporté à Haaretz comment deux des collaborateurs de Benjamin Netanyahou, Jonatan Urich et Srulik Einhorn, avaient précédemment géré une campagne de relations publiques au nom du Qatar.

Comme nous le savons, le Qatar soutient et finance le Hamas. Si cela s'était produit dans le bureau de l'ancien premier ministre Naftali Bennett, Benjamin Netanyahou l'aurait sûrement accusé de financer le Hamas, en lançant probablement une campagne du style de Joseph Goebbels pour le diaboliser.

Après avoir terminé ses dénonciations, Benjamin Netanyahou s'est tourné vers ce qui comptait vraiment pour lui, envoyer un message de solidarité à l'accusé, Eli Feldstein. Il l'a loué, l'élevant au statut de héros israélien. Il a dit qu’Eli Feldstein était un sioniste patriotique.

Cette apparente empathie est dérangeante, considérant que, il n'y a pas si longtemps, Benjamin Netanyahou critiquait Eli Feldstein, affirmant de façon insolente, et surtout stupide, attestant de la panique qui l'avait assailli, qu'il n'y avait pas de lien entre eux et allant même jusqu'à nier que son ancien porte-parole militaire ait déjà travaillé dans son bureau.

Quand il a réalisé les dégâts potentiels, il a fait un changement de version ridicule, espérant que les compliments et un appel direct à la famille d’Eli Feldstein, qui ne signifient rien pour lui, empêcheraient leur fils de dire la vérité ou peut-être de devenir témoin de l’état. Ceci est conforme à la longue tradition du bureau le plus corrompu de l'histoire du pays, façonné par l'image et l'esprit de son leader.

Benjamin Netanyahou s'est tourné à plusieurs reprises vers les chers citoyens, les avertissant que l'acte d'accusation contre Eli Feldstein et le réserviste présumé était un acte d’accusation contre eux, contre lui et contre un camp politique entier.

C'était un message clair à ce camp politique pour qu'il se lève et agisse. « Ceci est censé m'empêcher de vaincre nos ennemis », a déclaré Benjamin Netanyahou, suggérant que le parquet et le Shin Bet essaient de le contrecarrer afin d'aider le Hamas, le Hezbollah et tous nos ennemis qui cherchent à nous détruire. En d'autres termes, il a dit qu’ils étaient des traîtres.

Benjamin Netanyahou a décrit les enquêteurs du Shin Bet comme des hommes masqués qui ont fait une descente dans les maisons des deux suspects au milieu de la nuit, comme c'est d'habitude dans de telles enquêtes, ce qu’il sait parfaitement bien, « cet appareil de chasse ne me découragera pas. Je vous demande de ne pas les laisser vous dissuader non plus ».

La principale cible de cette vidéo inquiétante était le directeur du Shin Bet, Ronen Bar. C'était un geste particulièrement agressif, mais pas le premier, comme nous l'avons appris encore cette semaine dans l'effort continu de Benjamin Netanyahou pour évincer Ronen Bar.

Ronen Bar est resté inébranlable, menant l'enquête contre Eli Feldstein conformément aux protocoles et à la loi et refusant de s'incliner devant la pression de Benjamin Netanyahou pour éviter de témoigner dans son propre procès criminel.

Benjamin Netanyahou essaie de conditionner l'opinion publique pour le jour où il enverra une lettre de renvoi à Ronen Bar, tout comme il l'a fait avec Yoav Gallant.

Le tyran ne tient plus compte des manifestations ou des éventuelles contre-actions légales, mais ce sont précisément ces actions amplifiées qui devront bloquer sa tentative de supprimer Ronen Bar et, peut-être plus tard, le procureur général Gali Baharav-Miara.

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