actualité politique nationale et internationale
Par FISCHER
En pleine négociation, un fidèle de Donald Trump menace la Russie avec les Tomahawk
Les Américains ont jusqu’ici refusé de livrer les missiles de longue portée Tomahawk à Kiev, mais ils laissent planer le doute pour maintenir la pression contre Moscou.
Un argument de poids, alors que le dernier cycle de négociations visant à mettre fin à la guerre en Ukraine n’a pas permis d’avancées significatives, la question de la fourniture de missiles Tomahawk à Kiev refait surface aux États-Unis. Le sénateur républicain Lindsey Graham, proche allié de Donald Trump, a dit dimanche 21 décembre 2025 que les États‑Unis pourraient utiliser cette option comme levier pour contraindre la Russie à céder.
« Si Vladimir Poutine refuse la paix, nous devrons changer radicalement la donne. Cela passerait notamment par la livraison de missiles Tomahawk à l’Ukraine. Je m’y engagerais pleinement si Vladimir Poutine persistait dans son refus », a dit Lindsey Graham à National Broadcasting Company (NBC).
Ces derniers mois, l’Ukraine a à plusieurs reprises réclamé aux États‑Unis ces puissants missiles, capables de frapper loin derrière les lignes russes. Dimanche 21 décembre 2025, Lindsey Graham a dit que les Tomahawk pourraient permettre à l’armée ukrainienne de frapper des usines de drones et de missiles situées sur le territoire russe.
Jusqu’à présent, Donald Trump a refusé toute livraison de ces missiles à Kiev. Il a toutefois, à plusieurs reprises, entretenu le flou sur cette question. Au début du mois d’octobre 2025, Donald Trump avait dit que, si la guerre ne se terminait pas, il allait envoyer des Tomahawk. Par ailleurs, le ministère américain de la défense a déjà précisé qu’il dispose de stocks suffisants, si une décision politique de transfert d’armes était prise.
De son côté, Vladimir Poutine a précédemment mis en garde les États-Unis, estimant qu’une livraison de missiles Tomahawk constituerait une escalade du conflit. « Si de telles armes sont utilisées pour frapper le territoire russe, la réponse sera très forte, pour ne pas dire stupéfiante. Qu’ils y réfléchissent bien », a dit Vladimir Poutine.
Alors que les négociations de paix doivent encore se poursuivre, la Russie a fait état lundi 22 décembre 2025 de lents progrès, tout en dénonçant les tentatives malveillantes de certains pays visant à faire échouer les discussions. Les États‑Unis et l’Ukraine, de leur côté, ont salué des échanges productifs et constructifs.
Après qu’une première version du plan américain pour l’Ukraine ait été perçue à Kiev comme répondant largement aux demandes du Kremlin, les discussions se concentrent désormais sur une nouvelle version, dont les détails ne sont pas connus. Selon le président ukrainien Volodymyr Zelensky, ce plan impliquerait des concessions territoriales de la part de l’Ukraine en échange de garanties occidentales de sécurité.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog