Les présidents des CPAM de Midi-
Pyrénées affichent leur
opposition aux franchises médicales
TOULOUSE (AP)
Les présidents des huit Caisses primaires d'assurance maladie de la région Midi-Pyrénées ont exprimé mardi "de vives inquiétudes au vu du
projet de loi de financement de la sécurité sociale pour 2008" et souligné leur opposition aux franchises médicales.
"Certaines mesures envisagées, outre qu'elles font porter, une fois encore, l'essentiel des efforts de redressement sur les assurés sociaux, portent
gravement atteinte aux principes fondateurs de la sécurité sociale", précise en préambule le communiqué.
Dans ce document "unanime" auquel se sont associées la Caisse régionale d'assurance maladie (Cram) et l'Union régionale des caisses d'assurances
maladies (Urcam), les signataires rappellent le "principe fondateur de la sécurité sociale" qui dit que "chacun cotise selon ses moyens et reçoit selon ses besoins".
Pour les huit présidents des CPAM de Midi-Pyrénées, "l'instauration de franchises contrevient gravement à cette solidarité" et serait "à la fois
économiquement inefficace et socialement injuste et insupportable".
"Faire croire que les sommes ainsi économisées permettront de régler les problèmes que va poser le vieillissement de la population est, au mieux, une
illusion, au pire, une tromperie", ajoute le communiqué.
Interrogé par l'Associated Press, Bernard Giusti, président du conseil d'administration de la CPAM de la Haute-Garonne a réaffirmé que les franchises
médicales "ne sont pas la solution pour répondre aux besoins actuels en matière de financement de la sécurité sociale". Selon lui, "on est en train, de manière volontaire ou pas, de manière
insidieuse ou pas, d'aller vers un système d'assurances privées".
"On ne parle pas assez du financement et de ce qui est porté par la sécurité sociale et qui relèverait du budget de l'Etat", a précisé le président
de la CPAM de Haute-Garonne. "Dans le même temps où la sécurité sociale affiche un déficit de 11,7 milliards d'euros, la Cour des Comptes évalue à 37 milliards d'euros ce qui n'est pas rentré
dans les caisses de la sécurité sociale". AP