Apprendre pour comprendre : Thomas Sankara assassiné il y a vingt ans pour s’être mis du côté du peuple travailleur des villes et de la
campagne.
Le 4 août 1983, un soulèvement populaire dans le pays de la Haute Volta en Afrique de l’Ouest, un des pays les plus pauvres du monde, a initié une des
plus profondes révolutions de l’histoire de l’Afrique. Son dirigeant était Thomas Sankara qui, à l’âge de 33 ans, est devenu le président du nouveau gouvernement. Le pays a été renommé Burkina
Faso ce qui signifie le pays des hommes intègres.
Au cours des quatre années suivantes, la révolution burkinabé a réalisé un programme ambitieux comprenant une réforme agraire, la lutte contre la
corruption, le reboisement pour stopper l’avancée du désert et prévenir la famine et la priorité à l’éducation et aux soins de santé.
Afin de mettre ces mesures en application, le gouvernement a encouragé l’organisation, la mobilisation et l’éducation politique des paysans, des
travailleurs, des femmes et des jeunes du pays. Il a accordé une grande importance à la solidarité du Burkina Faso avec les luttes de libération qui se déroulaient dans le monde, de la bataille
contre l’apartheid en Afrique du Sud aux mouvements révolutionnaires à Cuba, au Nicaragua et en Palestine.
Le 15 octobre 1987, Thomas Sankara a été assassiné au cours d’un coup d’Etat contre révolutionnaire qui a détruit le gouvernement révolutionnaire.
Thomas Sankara a été assassiné il y a vingt ans par le despote néo colonial Blaise Compaoré, actuel dirigeant du Burkina Faso et grand ami de Sarkozy et de Bolloré mais du « fiston »
Mitterrand et d’André Tarallo, les messieurs Afrique des présidents de 1981 à 2007.
Une semaine avant sa mort, le capitaine Sankara, parlant à propos du dirigeant de la révolution cubaine assassiné, le commandant Ernesto Che Guevara,
avait dit : « en tant qu’individus les révolutionnaires peuvent être tués, mais vous ne pouvez pas tuer les idées ».
Cette affirmation a été confirmée dans le cas de Thomas Sankara lui même. Il est devenu un symbole pour des millions de personnes à travers l’Afrique
qui ont vu dans la révolution burkinabé une source d’inspiration pour la bataille pour la libération nationale et sociale véritable de l’Afrique.
Et comme le deviendra Georges Ibrahim Abdallah, à qui, la justice « politique » servie par la DST, vient de refuser sa septième demande de
libération au motif « qu’il est dangereux de le renvoyer au Liban dans les conditions politiques actuelles ». Le Liban dont les marionnettes au pouvoir ne sont pas elles, des hommes
intègres, mais liées de près aux intérêts des colonisateurs impérialistes, des faucons israéliens et des lobbies sionistes.