actualité politique nationale et internationale
Par FISCHER
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Je soutiens la manifestation du CNR à Versailles le 4 février.
Par Karel Kostal socialiste franco-tchèque
Le traité de Lisbonne veut imposer et légaliser les nouvelles bases américaines de l’OTAN en Europe !
C’est en tant qu’ancien réfugié tchèque en France en 1968, après l’écrasement du « printemps de Prague », ( « Le
peuple français donne asile politique aux étrangers bannis de leur patrie pour cause de la liberté, il le refuse aux tyrans », Constitution 1793 ), que je monte à Versailles le
4 février pour que le peuple français puisse reprendre la parole sur une question fondamentale touchant l ‘avenir de nous tous, la construction d’une Europe sociale, démocratique et
pacifique.
J’estime qu’il est de mon devoir d’informer le peuple français que l’administration Bush installe actuellement un système de défense antimissile dans
la partie orientale de l’Union Européenne, en République Tchèque, malgré l’hostilité massive de l’opinion publique nationale. Je rappelle qu’à cette occasion les bellicistes de Washington
et de Prague peuvent se servir pour la première foies de l’article 27 du traité de Lisbonne. L’article en question stipule en effet que la politique de défense et de sécurité de l’Union
Européenne se réalise « dans le cadre de l’OTAN ».
Ce n’est qu’un début, l’OTAN doit s’élargir par étapes « au-delà de l’Afghanistan ». Le Traité de Lisbonne participe à ce projet.
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Je monte à Versailles avec mes amis français car j’estime que le peuple français doit avoir la possibilité de dire par referendum, s’il souhaite que
l’armée américaine installe ses bases antimissile de l’OTAN , en vertu de l’ancien article 1-41, rejeté massivement en France le 29 mai 2005, et repris tel quel par le traité
« simplifié ». Le peuple français doit avoir la possibilité de dire par voie référendaire s’il se sent concerné ou pas par la présence à ses frontières nationales de
ces nouvelles bases militaires, situées sur le territoire de l’Union Européenne, à quelques heures de route de Strasbourg. Le peuple français doit avoir la possibilité de dire par
referendum s’il a changé d’avis depuis le 29 mai 2005, et s’il souhaite aujourd’hui la militarisation et l’américanisation de l’Europe à travers l’OTAN et le Traité de
Lisbonne.
Je monte à Versailles pour faire savoir que c’est le gouvernement ultralibéral tchèque, d’ailleurs appelé à présider l’Union Européenne en 2009, qui a
ouvert la porte aux bellicistes d’outre-Atlantique, à la suite d’un traité militaire bilatéral secret avec les autorités militaires américaines. Aucun pays européen n’a été ni informé ni
consulté. Près de 70 % des Tchèques sont contre l’installation du bouclier antimissile américain sur leur territoire et exigent un referendum. Les citoyens tchèques n’auront pas de
referendum, ils risquent de « se tromper et voter mal », eux aussi.
Socialiste franco-tchèque, je vais à Versailles pour dénoncer le gouvernement du pays où je suis né, appelé à présider l’Union en 2009. Le gouvernement
Klaus-Topolanek a eu la grossièreté de se joindre aux autres gouvernements européens pour tenter de défaire à Lisbonne le vote souverain du peuple français, le 29 mai 2005. Jamais encore
aucun gouvernement de ce pays, arrivé au pouvoir par les voies normales de la démocratie représentative, n’a osé s’immiscer aussi ouvertement dans les affaires intérieures d’un autre pays
européen souverain. Le déni de démocratie que représente la ratification du Traité sans referendum en Europe, le gouvernement Klaus-Topolanek l’a paraphé sans hésitation. De quel droit la
future présidence européenne émet-elle un jugement sur le vote du peuple français souverain du 29 mai 2005 ? J’estime que le peuple français a le droit de faire savoir par referendum
s’il souhaite être « présidé » par un gouvernement qui commence sa « carrière européenne » par un acte remettant en question le vote souverain
du peuple français et hollandais.
J’ai l’honneur de faire savoir à tous mes amis politiques français que je ne reconnais pas le gouvernement Klaus-Tomolanek comme « mon »
gouvernement, je dénie à ce gouvernement belliciste le droit de tenir entre ses mains l’année prochaine la destinée des peuples d’Europe.
Le temps est venu pour nous de reprendre la parole. A Versailles.
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