ILS ONT ESSAYE DE ME FAIRE PASSER POUR UNE ANTISÉMITE AFIN DE JUSTIFIER L’AGRESSION
Ginette Hess Skandrani
AUDIENCE EN QUALITE DE PARTIE CIVILE DEVANT LE PREMIER JUGE D’INSTRUCTION : MELLE RINGOT
TRIBUNAL DE GRANDE INSTANCE DE PARIS
25 JANVIER 2008
Suite à mon agression du mercredi 25 octobre 2006 à 17h45, où deux jeunes mecs tout de noir vêtu avec des casques à la main se sont précipités sur moi, alors que j’essayais vainement de
repousser
la porte, en me cognant violemment avec les casques sur la figure et la tête, me cassant les lunettes et me donnant des coups de pied sur tout le corps, m’amochant sérieusement, et ma plainte
contre ces deux sbires ayant été retenue et confirmée par la police judiciaire qui, une fois n’est pas coutume, a fait diligence et arrêté mes deux agresseurs et convoqué ceux qui étaient restés
en faction dans
l’entrée, j’ai été convoquée à une première audience.
Ces deux derniers : l’un se dénommant Elie Stiven et l ‘autre Ruben Coleu étant malheureusement en fuite en Israël donc échappant de ce fait à la justice française. Je ne sais même pas si un
mandat a été lancé contre eux. J’en doute fort.
Comme mes deux agresseurs m’avaient dit : " tu sais pourquoi nous sommes là ", j’avais immédiatement pensé au BETAR (groupe paramilitaire juif) ou à
la Ligue de défense juive car ils sont
coutumiers de ce genre d’agression dans la rue et dans les manifestations privées et publiques.
J’avais part de mes soupçons à la police judiciaire qui m’a présenté une centaine de photos sur
lesquelles j’avais reconnu mes agresseurs. Ils détenaient également leurs empreintes digitales ce qui avait facilité leur reconnaissance.
Je les avais également reconnus, tous les deux, derrière une vitre sans tain.
Lorsque je suis rentrée dans le bureau de Melle Ringot, mes deux agresseurs étaient présents avec leurs avocats.
Je me suis exprimée en premier afin de décrire mon agression et réaffirmer que je les reconnaissais formellement. ( pour le moment je ne donnerais pas leur nom afin de respecter la procédure
judiciaire).
Melle la Juge d’instruction m’a posé plusieurs questions sur cette reconnaissance ainsi que les avocats de mes agresseurs.
Ils ont essayé de me faire croire qu’ils étaient bien là, mais que ce n’étaient pas eux les agresseurs, rejetant la responsabilité sur ceux qui étaient en fuite en Israël. Je ne sais pas s’il y a
un avis de
recherche lancé contre eux afin de les faire passer par la justice française. J’ai bien peur qu’ils soient effectivement protégés.
Lorsque Melle Ringot a lu deux lettres envoyées d’Israël par Elie X et Antony Y (bien connu des militants de la cause palestinienne et qui n’a jamais été présent sur les lieux de mon agression)
proposant d’endosser la responsabilité de cette agression vu qu’ils étaient en sécurité, j’ai compris l’entourloupe qu’ils étaient en train de mener devant la justice. Mon avocat, Maître Missamou
était déjà au courant de cette manipulation, car il avait eu accès au dossier. Ils ont voulu me faire dire que ma description ne leur correspondait pas tout à fait, car celui que j’avais décrit
comme plus athlétique se prétendait obèse et l’autre travaillant dans les bijoux n’avait pas les cheveux courts à l’époque.
Lorsque j’ai demandé qu’ils désignent leurs commanditaires, l’un d’entre eux a répondu : " c’est Elie X qui m’a envoyé et je ne savais pas pourquoi j’y allais ". L’autre a répondu la même chose
tout en rajoutant : " c’est moi qui vous ai donné les noms de X et Y ".
Lorsque Maître Missamou leur a posé la question : " pensez-vous que Mme Skandrani soit antisémite, suite à l’accusation de leurs avocats ", ils ont répondu qu’ils ne me connaissaient pas et
ne
savaient pas si j’étais antisémite.
Surtout que l’un des avocats Maître Korziaki n’arrêtait pas de me harceler avec : " vous avez dit lors de la première présentation de photos (plus d’une centaine) " c’est difficile, ils se
ressemblent tous
". Est-ce que parce qu’ils sont juifs qu’ils se ressemblent " ? J’ai répondu : " Non, c’est parce qu’ils ont tous un regard violent et la même attitude de méchanceté ". Je les avais d’ailleurs
immédiatement reconnus quand il ne restait qu’une quarantaine de photos.
Cet avocat m’a également attribué le site : " la banlieue s’exprime " ainsi qu’un texte qui y circule : " les innommables ". J’ai répondu que j’avais assez de sites pour m’exprimer sans vouloir
en créer un à moi et que je ne savais pas ce qu’était ces innommables dont il parlait. Maître Missamou a eu le mot de la fin en disant : " vous voulez inverser les rôles et justifier une
agression en faisant passer ma
cliente pour une antisémite, ce sont vraiment des mœurs bizarres, vous voulez faire passer une affaire juridique pour une affaire antisémite. ".
A suivre.