Rixe entre militants des
Identitaires et du Front
national à Nice
LE MONDE | 01.03.08 | 14h12 • Mis à jour le 01.03.08 | 14h12
NICE CORRESPONDANT
Le parquet de Nice a ouvert une enquête sur la rixe qui a opposé, lundi 25 février, des militants du Front national et des membres de la
mouvance des Identitaires, un groupe d'extrême droite créé en avril 2003. Selon le FN, une camionnette du parti circulait, vers 17 heures, près de la permanence des Identitaires. Le drapeau
niçois flottant sur le capot aurait été arraché par un militant de ce groupe.
Gilbert Pigli, 64 ans, conseiller municipal FN, serait entré dans le local pour le récupérer. "M. Pigli a été frappé par Philippe Vardon,
porte-parole des Identitaires, puis molesté. Il s'est rapproché du camion, qui a été attaqué par une dizaine de leurs militants", assure Marc George, directeur de campagne de la liste FN.
Version opposée de Philippe Vardon : "Pigli est entré en vociférant. Nous l'avons poussé dehors quand il commençait à tout renverser. Près du camion, un jeune militant du FN m'a braqué avec
un pistolet à balles de caoutchouc. Je l'ai désarmé."
Les policiers ont retrouvé sur les lieux un pistolet de défense "gomme cogne" ainsi que des munitions, deux battes de base-ball, des poings
américains et des bombes paralysantes. M. George admet qu'il y a une divergence sur l'identité du propriétaire du pistolet. "Philippe Vardon m'a menacé plusieurs fois", affirme l'envoyé
spécial de Jean-Marie Le Pen, chargé de remettre de l'ordre dans la fédération des Alpes-Maritimes.
Les relations étaient "bonnes" entre le FN niçois et les Identitaires, constate M. Vardon. Il était question de faire liste commune.
"Mais, il y a quelques mois, poursuit-il, les instances parisiennes du FN ont imposé une liste contre l'avis des militants locaux." De son côté, M. George distingue M. Vardon
des autres Identitaires, dont certains, assure-t-il, sont "gentils".
Paul Barelli