actualité politique nationale et internationale
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Quand des exercices d'antiterrorisme
tournent au vinaigre
Par Christopher Bollyn, le 11 mars 2008
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Les deux dernières décennies furent jalonnées de nombreux épisodes terroristes factices, restés irrésolus à ce jour. Plusieurs cas, impliquant l'abominable forfait de massacre de masse, sont similaires par leur technique la plus remarquable. Ce sont des catastrophes survenues lors d'exercices de sécurité ou militaires, dont le scénario était incroyablement similaire, si ce n'est identique, à la réalité des attaques terroristes réelles.
Comprendre la nature des exercices qui ont créé le contexte et le canevas de ces attaques est essentiel pour comprendre comment ces attaques ont été mises à exécution. Le fait que ces affaires terroristes soient survenues dans le cadre d'exercices de sécurité antiterroriste quasi-identiques a été entièrement passé sous silence par les médias, comme si ces exercices n'avaient jamais eu lieu.
Parmi les grandes affaires de terrorisme survenues lors de ce genre d'exercices, nous allons nous intéresser à trois cas concrets : les attentats aériens du 11 septembre 2001, les attentats dans le métro et contre un bus de Londres en 2005, et le naufrage en Baltique du ferry Estonia en 1994.
Bien qu'il y ait eu certainement d'autres grands désastres dans le cadre de manœuvres militaires, le naufrage du sous-marin russe Koursk en 2000, par exemple, et le Vol 655 de l'Iran Air, abattu par l'USS Vincennes dans le Golfe Persique en 1988, les trois affaires évoquées ici concernent des attaques contre des moyens de transport civil, loin de toute zone de guerre.
Ces trois catastrophes ont toutes été prises en main de la même manière par les gouvernements respectifs et les médias. Dans chaque cas, avant qu'une véritable enquête ne puisse se mettre à établir les faits et à étudier les indices, une explication acceptable politiquement, suggérée par des fonctionnaires du gouvernement, a été répétée aveuglément par les médias. Les indices et les faits contredisant la version « officielle » des événements ont été confisqués, détruits, ou tout simplement ignorés.
La vente extrêmement hâtive et inappropriée de l'acier du World Trade Center à des fonderies asiatiques lointaines, par exemple, doit figurer au premier rang des affaires de destruction flagrante d'indices de scène de crime dans l'histoire des États-Unis.
EXERCICES D'AVIONS DANS LES BUILDINGS DU 11/9
Le 11/9, une agence du Ministère de la Défense et de la CIA dirigeaient un scénario terroriste dans lequel un avion imaginaire, venant de l'aéroport international Dulles à Washington, s'écrasait sur l'une des quatre tours du campus du National Reconnaissance Office (NRO, Bureau national d'observation), dans la banlieue de Chantilly en Virginie, à quelques miles à l'ouest du Pentagone.
L'avion prétendument écrasé sur le Pentagone, le Vol 77 d'American Airlines, avait décollé de ce même aéroport à 8 heures 20 le 11/9. Quand le scénario terroriste est devenu réel à New York et au Pentagone, l'exercice du NRO a été annulé et la quasi-totalité de ses trois mille employés, les gens qui manœuvrent les « yeux dans le ciel » de la nation, ont été renvoyés chez eux.
« COÏNCIDENCE BIZARRE »
Le gouvernement a reconnu comme une « coïncidence bizarre » le fait que le NRO, une agence de renseignement militaire travaillant sous le Ministère de la Défense et la CIA, ait planifié un exercice simulant l'écrasement d'un avion sur un building dans la matinée du 11/9.
« C'était juste une coïncidence incroyable que ce soit arrivé en impliquant l'écrasement d'un avion sur nos installations, » a dit Art Haubold, le porte-parole d'Associated Press en août 2002. « Dès que les événements ont commencé dans le monde réel, nous avons annulé l'exercice. »
Comme l'agence exploite les nombreux satellites espions du pays, le personnel du NRO provient de l'armée et de la CIA. Pourtant, quand l'attaque s'est produite, la majorité des 3.000 personnes qui travaillaient à l'agence ont été renvoyées chez elles. Pourquoi auraient-ils fait une chose pareille ? Est-il vraiment pertinent pour une nation de fermer les yeux au moment où elle est attaquée ?
Le fait que l'agence d'espionnage avait planifié ce genre d'exercice a transpiré par hasard lors d'une conférence du Homeland Security (Ministère de la Sécurité Intérieure) à Chicago en 2002. Dans une promotion faite par le conférencier John Fulton, un agent de la CIA affecté à la direction de la division stratégique du NRO, l'annonce disait :
Le matin du 11 septembre 2001, M. Fulton et son équipe ... dirigeaient une simulation planifiée préalablement pour explorer les questions d'intervention d'urgence que créeraient un avion frappant un building. Ils étaient loin d'imaginer que ce scénario se concrétiserait ce jour-là de façon dramatique.
DÉFAILLANCES DÉTERMINANTES
La question la plus pressante, sur pourquoi le système de défense aérienne n'a pas intercepté les quatre avions détournés le 11/9, est bien évidemment d'une importance cruciale. Le capitaine May écrit, « Même les apologistes officiels ont qualifié le 11/9 de plus grand fiasco de la défense de l'histoire étasunienne. »
Comment les plus modernes et les plus coûteuses forces aériennes du monde ont-elle pu manquer d'intercepter quatre avions de ligne, dont trois ont parcouru librement des centaines de miles avant de percuter des buildings à New York et à Washington ?
Pourquoi le système de défense aérienne des États-Unis a-t-il été incapable d'intercepter plusieurs gros avions se déplaçant lentement avant qu'ils ne frappent la plus grande ville et la capitale de la nation ? Si l'US Air Force n'a pu intercepter de lourds avions civils, comment pourrait-elle arrêter éventuellement une invasion d'avions de combat ou de missiles ennemis ?
Ces questions cruciales n'ont jamais été soulevées par la commission nommée par le gouvernement ni par les médias, qui ont évité toute discussion sur les exercices militaires du 11/9. Ce n'est pas que ces exercices n'ont pas été signalés, mais plutôt que leurs liens avec les catastrophes n'ont été ni débattus ni étudiés publiquement.
Quatre mois après le 11/9, le Post-Standard de Syracuse, dans l'État de New York, a publié un article de Hart Seely qui mettait en manchette les récits de première main des opérateurs radar de l'armée au Northeast Air Defense Sector (NEADS, défense aérienne de la région nord-est), situé dans l'ancienne base de l'Air Force de Griffiss à Rome, New York. Ces opérateurs radar étaient les yeux du système de défense aérienne de la partie orientale des États-Unis le 11/9.
Dans l'article de Seely, le personnel du NEADS expliquait comment un exercice de la Défense Aérospatiale du Nord des États-Unis (NORAD), appelé Vigilant Guardian (gardien vigilant) et auquel ils participaient, avait provoqué une confusion systémique qui avait empêché les militaires de réagir efficacement à la situation d'urgence réelle.
La confusion au NEADS a été patente au moment où le contrôle aérien de Boston a informé qu'un avion avait été détourné.
À 8 heures 38, un contrôleur du trafic aérien a téléphoné au sergent Jeremy Powell du NEADS, pour lui dire que l'un de ses avions avait été détourné et se dirigeait vers New York :
« Est-ce la réalité ou un exercice ? » a demandé Powell.
« Non. Ce n'est ni un exercice ni un test, » fut répondu à Powell, selon les transcriptions du rapport de la Commission du 11/9.
L'article instructif de Seely décrit le contexte et la confusion au NEADS :
« ÇA DOIT FAIRE PARTIE DE L'EXERCICE »
6 heures : LES JEUX DE GUERRE
Le lieutenant-colonel Deskins Dawne se dit que ce sera une longue journée pour elle. Le 11 septembre était le Jour 2 de Vigilant Guardian, un exercice qui poserait une situation critique imaginaire aux postes avancés du North American Air Defense dans tout le pays. La simulation se déroulerait durant toute la semaine, et Deskins, en commençant ses 12 heures de poste d'officier de l'unité de contrôle et d'alerte aéroportée au centre des opérations du NORAD, pourrait se trouver sur place.
Le Jour 1 de la simulation s'est passé lentement. Elle espérait que l'exercice prenne de l'ampleur. Cela fait passer plus vite une longue journée.
8 heures 40 : LA RÉALITÉ
Au Centre des Opérations, trois rangées de consoles radar font face à un haut mur de moniteurs à écrans larges. Les superviseurs font les cent pas derrière les techniciens qui scrutent les instruments. Ici, c'est toujours calme, toujours sombre, à l'exception de la lueur verte des écrans radars.
À 8 heures 40, Deskins a remarqué que Jeremy Powell, le technicien supérieur, faisait signe de la main. Le centre de Boston était en ligne, a-t-il dit. Ils ont eu un avion détourné.
« Ça doit faire partie de l'exercice, » a pensé Deskins. Au début, tout le monde le pensait. Puis Deskins a vu la lueur de la ligne téléphonique directe vers la Federal Aviation Administration (FAA).
Au téléphone elle a entendu la voix d'un militaire de liaison de la FAA au centre de Boston. « J'ai un avion détourné, » lui a-t-il déclaré.
Le Vol 11 d'American Airlines pour Los Angeles a dévié de sa route, apparemment en direction de New York. L'agent de liaison a dit vouloir « quelques F-16 ou quelque chose » en l'air.
Quarante et une minutes plus tôt, le Vol 11 avait décollé de l'aéroport de Logan avec 81 passagers. Il ne répondait plus aux contrôleurs au sol depuis 27 minutes.
Deskins ayant demandé la dernière position du Vol 11, elle a été affichée sur l'écran par un opérateur. Le Vol 11 n'était pas là. Quelqu'un avait éteint son transpondeur, le dispositif permettant d'identifier l'avion depuis le contrôle au sol. Le centre de Boston pouvait toujours le suivre sur le radar originel, mais les opérateurs à Rome étaient fort embarrassés pour le trouver dans l'enchevêtrement d'échos sur leurs écrans.
Nous dirigeons l'interception, a dit l'agent de liaison à Deskins. Ayez juste quelque chose là-haut.
Deskins est montée en courant à l'étage du Poste de Guerre et a signalé que l'avion était détourné dans la réalité, pas en simulation.
LES OPERATEURS RADAR DU NEADS. C'est le personnel militaire des systèmes radar qui s'est embrouillé le 11/9 à cause de la simulation Vigilant Guardian. Oussama Ben Laden, dans une grotte en Afghanistan, et les 19 lâcheurs d'école de pilotage se sont-ils familiarisés avec la simulation, le piratage des systèmes informatiques militaires et la manipulation des systèmes de radar, dans le but d'augmenter la confusion ? Les véritables artisans du 11/9 l'ont fait.
CE N'EST PAS UNE SIMULATION
Le plus curieux, c'est que cet instructif article de Seely, sur la confusion chez les opérateurs radar militaires cruciaux du NEADS, n'a jamais été publié ni référencé par un journal national aux États-Unis. Le New York Times, par exemple, n'a même jamais mentionné l'exercice de défense aérienne Vigilant Guardian, qui a favorisé la confusion à l'origine du fiasco de la protection militaire de la ville de New York le 11/9.
Bizarrement, dans tous les journaux nationaux et les magazines d'information des États-Unis, Vigilant Guardian a été mentionné une seule fois, très brièvement, dans une critique de livre du Washington Post sur le rapport de la Commission du 11/9.
La critique commençait ainsi : « Si le rapport sur le 11/9 avait été écrit comme un roman, personne ne pourrait le croire. L'histoire est trop tirée par les cheveux. »
Le Post a seulement mentionné Vigilant Guardian quand il a cité « une note peu remarquée » du rapport :
Quand les fonctionnaires de la FAA ont réalisé (tardivement) que les avions étaient détournés, ils ne pouvaient pas les contrôler, ni décider de ce qu'ils devaient faire. Le Vice-Président pense avoir donné l'ordre d'abattre ces avions civils, mais les pilotes dans les airs ne l'ont pas reçu. Le commandement militaire de la défense aérienne ne savait pas s'il était face à un exercice ou à une situation réelle. Incroyablement, selon une note peu remarquée du rapport, « Le 11/9, le NORAD avait prévu de procéder à un exercice militaire, Vigilant Guardian, qui postulait d'une attaque de bombardiers de l'ancienne Union Soviétique. »
Vigilant Guardian a évidemment déconcerté les militaires parce que les détournements simulés et les faux « injects, » qui sont des échos radar d'avions inexistants, faisaient partie, selon certains, de l'exercice. C'est pourquoi au début Deskins et les autres ne savaient pas au juste si les rapports d'avions détournés étaient réels ou simulés.
« La première chose qui m'ait traversé l'esprit était, '' Est-ce que ça fait partie de l'exercice ? '', » a déclaré à ABC News le major général de l'Air Force Larry Arnold, qui se trouvait dans un centre de commandement sur la base de l'Air Force de Tyndall en Floride.
L'incapacité de l'armée à réagir efficacement devant l'avion détourné du 11/9 était évidemment provoquée, au moins en partie, par l'exercice du NORAD. Le fait qu'une opération similaire, impliquant un avion frappant une installation militaire proche du Pentagone, ait été montée le matin du 11/9, indique que les exercices sur ordinateur ont joué un rôle clef dans la concrétisation des attaques terroristes qui ont eu lieu. Est-ce pour cela que les médias contrôlés ont ignoré ces exercices ?
Quel rôle ont joué les manœuvres militaires dans les attentats terroristes du 11/9 et comment et par qui ont pu être détournés les avions, sont toutes des questions demandant des réponses, mais elles seront abordées de manière plus détaillée dans un chapitre ultérieur.
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