actualité politique nationale et internationale
Par FISCHER
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Le débat, depuis, porte d'abord sur la forme. Le représentant démocrate Rahm Emanuel accuse M. Bush d'avoir violé une "règle non écrite" : un président ne doit pas s'immiscer dans le
débat électoral américain depuis l'étranger. M. Bush a été "en dessous de la dignité de sa charge" selon Nancy Pelosi, présidente démocrate de la Chambre des représentants,
"irresponsable" selon Harry Reid, chef de la majorité démocrate au Sénat.
"ATTAQUES MENSONGÈRES"
Hillary Clinton, l'adversaire de M. Obama pour l'investiture du parti, a volé au secours de M. Obama : "Comparer tout démocrate à un "apaiseur de nazis" est outrageant", a-t-elle
réagi. Le sénateur de l'Illinois, lui, s'est dit "attristé" de voir un président lancer des "attaques mensongères" depuis la Knesset. Son entourage a de nouveau dénoncé la
"politique de la peur" d'une administration qui assimile "toute stratégie usant de la diplomatie à une forme de capitulation".
Pour beaucoup de commentateurs, M. McCain n'avait pas besoin de ce "soutien" présidentiel alors qu'il déploie d'intenses efforts pour se démarquer de M. Bush : jeudi, il a pour la première fois
envisagé un retrait militaire américain d'Irak en 2013. Et la focalisation sur le Hamas ne lui est pas obligatoirement favorable. Sur le site du Washington Post, un journaliste qui
l'avait interviewé en 2006, après la victoire électorale du Hamas, cite ses propos d'alors : "Ils sont le gouvernement élu. Tôt ou tard, nous devrons négocier avec eux..."
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