actualité politique nationale et internationale
Par FISCHER
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Mais dès les premiers échanges, le ton est donné : "Nous sommes des grognards, eh bien, je vais grogner, lance un actionnaire. (...) Je pense que vous avez été deux fois coupable.
On a dit que le trader avait commis ces actes parce qu'il voulait conserver son bonus. Quand on crée les conditions pour obtenir un gros bonus, on abaisse le seuil d'honnêteté des gens."
La salle applaudit. Chahute. S'enhardit : "Comme Nicolas Sarkozy, je demande votre démission, M. Bouton !", s'enflamme un actionnaire encouragé par la clameur, à
l'adresse de l'ex-PDG, resté président du conseil d'administration. "Vous devez assumer vos manquements. Vous êtes le deuxième PDG le plus rémunéré de France."
A leur tour, les commissaires aux comptes sont hués. L'un d'eux grimace. A la tribune, les visages sont crispés. Daniel Bouton fait acte de contrition. Reste stoïque. Même à ce mot, cruel, d'un
"vieil actionnaire" : "Warren Buffet, l'homme le plus riche du monde, ne spécule pas. Il investit (...). Vous, Frédéric Oudéa (le nouveau patron de la Générale), vous êtes
jeune, si vous faites une bêtise, assumez-la, ne la faites pas porter à d'autres". "Merci pour l'encouragement donné à M. Oudéa", répond M. Bouton d'un ton neutre. Le rideau
tombe. Toutes les résolutions ont été adoptées.
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