actualité politique nationale et internationale
Par FISCHER
Le Liban a célébré l’annonce de la libération prochaine de Samir Kintar en attendant d’accueillir le résistant-détenu, qui a été
au coeur d’une mobilisation exceptionnelle dans tout le pays, du sommet de l’Etat jusqu’aux plus petits villages.
Sur la place de l’Hôtel de ville de Beyrouth, la capitale dont il avait été fait citoyen d’honneur, l’inscription "libre" a été apposée sur le portrait géant du résistant-détenu ornant le
fronton.
Quelques milliers de personnes ont participé à un "rassemblement du bonheur", organisé par un des comités de soutien à Samir Kintar, avec un appel à continuer
à
"se battre" pour les autres détenus.
Samir Kintar, qui retrouvera sa famille au poste frontère de Nakoura, est attendu à Beyrouth.
Avec sa famille, il sera accueilli par Hassan Nasrallah, qu’il a dit vouloir "embrasser" pour ses efforts en faveur de sa libération.
Il sera ensuite reçu au Palais présidentiel, en compagnie des comités de soutien qui se sont mobilisés pour lui pendant ses trente ans de détention aux mains de
l’ennemi.
Dans une déclaration faite juste après l’annonce de sa libération, Samir Kintar a remercié "sa douce patrie", et rendu hommage à tous ceux qui l’ont soutenu.
Il a redit combien il avait "hâte" d’être à Beyrouyh et voulait "remercier les Libanais".
L’annonce a fait la Une de tous les journaux libanais, sans exception, tandis que radios et télévisions bouleversaient leurs programmes pour des émissions
spéciales.
Les médias libanais ont surtout mis en avant un succès personnel de Hassan Nasrallah, qui ne semble pas avoir mis au courant les autorités libanaises d’une
opération de libération menée dans le plus grand secret.
Le bras droit du président Michel Sleimane, a déclaré que le Liban n’avait "pas pris part" à l’opération de libération de Samir Kintar et de ses
camarades.
"Il est vrai que nous ne l’attendions pas à ce moment-là", a-t-il reconnu. "Ce dénouement, nous l’avons appris un quart d’heure" avant que les médias ne
l’annoncent, a-t-il dit.
A droite comme à gauche, la classe politique libanaise a été unanime à saluer l’heureuse libération, évoquant une cause qui dépasse les clivages.
Samir Kintar est devenu au Liban une icône, un symbole de la cause des résistants-détenus dans le monde. Il a suscité la mobilisation de nombreux artistes, associations, personnalités de tous
bords et citoyens ordinaires.
Le portrait du résistant-détenu avait été affiché au fronton de très nombreuses mairies.
Un petit village du sud, a fait sonner ses cloches à toute volée en signe de liesse.
En début de semaine, le portrait de Samir Kintar avait été hissé au sommet de Kornet al Soauda, le plus haut du pays et de la région, culminant à 3088 mètres.
Al Faraby
Vendredi, 04 juillet 2008
Ps. Toute ressemblance avec une autre situation est fortuite.
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