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actualité politique nationale et internationale

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LE PROCES SECRET

 
La dix septième chambre correctionnelle du tribunal de grande instance de Paris condamnait le 15 janvier 2008 Bernard Ravenel, président de l’Association France Palestine Solidarité, et Richard Wagman, président de l’Union Française Juive pour la Paix, à mille euros d’amende pour diffamation contre Jean Paul Cruse, ancien journaliste du quotidien Libération et fondateur de la section syndicale CGT des journalistes du quotidien Libération, en raison de leurs accusations contre Jean Paul Cruse selon lesquelles il serait antisémite et négationniste.

 
La première caractéristique de ce jugement c’est l’extraordinaire omerta, l’extraordinaire mur du silence autour de ce procès, avant, pendant et après le jugement. La totalité des acteurs respectaient cette omerta, Jean Paul Cruse lui même n’en faisait pas beaucoup sinon pas du tout de publicité, à l’exception d’un message de Sylvia Cattori disponible si on consulte le site de Sylvia Cattori.


  La deuxième caractéristique de ce procès, c’est l’acharnement judiciaire de la totalité des acteurs. L’acharnement de Jean Paul Cruse est normal, c’est l’acharnement de la victime. Il portait plainte une première fois sans constitution de partie civile, le parquet écrivait deux requêtes de classement sans suite de cette première plainte le 18 avril 2005 et le 10 juin 2005.


  Il y avait une deuxième plainte et constitution de partie civile le 9 septembre 2005. Cette deuxième plainte faisait l’objet d’un véritable marathon judiciaire et de pas moins de six audiences successives, le 21 novembre 2006, le 20 février 2007, le 15 mai 2007, le 3 juillet 2007, le 2 octobre 2007 et le 21 novembre 2007.


  L’origine des faits est l’organisation d’un rassemblement le 12 janvier 2005 à Paris contre l’organisation par la salle de spectacle parisienne du Bataclan d’un gala de soutien à l’armée israélienne.


  Bernard Ravenel et Richard Wagman ne sont pas des jeunes militants, leur avocat était Antoine Comte, c’est l’avocat historique de la LCR et des Verts, et pourtant leur système de défense était extravagant.


  Jean Paul Cruse est un citoyen public, des milliers de pages internet portent sa signature et pourtant à aucun moment l’accusation ne faisait une seule citation antisémite ou négationniste de Jean Paul Cruse.


  La question centrale de ce procès n’était pas du tout juridique, elle était totalement politique, c’est la question de l’organisation d’un certain nombre de manifestations parisiennes de soutien à la Palestine par un certain nombre d’organisations.


  L’activité la plus importante de ces organisations n’est pas du tout l’organisation de ces manifestations, de leurs propres manifestations, c’est l’organisation d’une campagne discriminatoire et maccarthyste de chasse aux sorcières  contre un certain nombre de militants sous le prétexte selon lequel ces militants seraient d’affreux méchants antisémites négationnistes et l’interdiction de la participation de ces militants à ces manifestations.

  Bernard Fischer
  fischer02003@yahoo.fr
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