actualité politique nationale et internationale
Par FISCHER
|
|
Toutefois, les préfets des quatre départements ayant approuvé des statuts d'autonomie lors de référendums qui n'ont pas été reconnus à La Paz ont aussi été ratifiés par les électeurs. A Santa
Cruz (Est), le préfet Ruben Costas, champion de l'autonomie régionale, aurait obtenu entre 71 % et 79 % des suffrages, alors qu'il avait été élu en 2005 avec 48 % des voix. Le préfet du Beni
(Nord), Ernesto Suarez, a été ratifié par 67,5 % à 72 % des électeurs du département (contre 44 % en 2005). A Tarija (Sud), riche en hydrocarbures, le préfet Mario Cossio, farouche opposant,
est soutenu par 65 % des électeurs (contre 56 % en 2005). A Pando (Nord), Leopoldo Fernandez l'emporte avec 60 % des suffrages (contre 48 % en 2005).
Les perdants du référendum révocatoire sont deux préfets alignés avec l'opposition, dans les départements de La Paz et de Cochabamba, et un partisan de M. Morales, le préfet d'Oruro. L'autre
préfet proche du gouvernement, celui de Potosi, tire sont épingle du jeu. Alors que le préfet de La Paz, José Luis Paredes, a reconnu sa défaite, celui de Cochabamba, Manfred Reyes, considère
le référendum inconstitutionnel et compte porter l'affaire devant la Cour suprême.
UN PAYS COUPÉ EN DEUX
"Nous respecterons la légitimité des préfets ratifiés", a assuré le président Morales, qui a appelé à l'unité "sur la base de la nouvelle Constitution et des statuts d'autonomie".
Le texte voté par l'Assemblée constituante en 2007, dans des conditions controversées, doit être soumis à un référendum. "Si les gouvernants corrompus et arrogants tentent d'imposer leur
projet de Constitution illégale et raciste, ils seront dans une impasse", a lancé Ruben Costas à Santa Cruz, confirmé dans sa position de leader de l'opposition.
"Le référendum révocatoire n'a rien réglé, estime Fernando Molina, directeur de l'hebdomadaire centriste Pulso. Au contraire, car tout scrutin accentue la
polarisation d'une société." Cette appréciation est partagée par d'autres analystes. "Le référendum n'a pas changé le rapport de force, souligne Gonzalo Chavez. La Bolivie
reste coupée en deux." Pour sortir de l'impasse, une négociation entre le gouvernement et l'opposition semble incontournable. "La question est de concilier l'inclusion sociale et une
autonomie régionale plus large", précise M. Chavez.
Eclipse Next 2019 - Hébergé par Overblog