actualité politique nationale et internationale
Par FISCHER
Il y avait donc une discussion du collectif de l' Ile de France des signataires de la lettre aux états majors syndicaux relative à la rédaction d'un tract des signataires. D'un commun accord, eu
raison de l'absence d'accord suite à cette discussion par internet, les signataires décidaient l'arrêt provisoire de cette discussion. Elle est à l'ordre du jour de la prochaine réunion
francilienne des signataires, le samedi 8 novembre. Vous aurez des échos de cette discussion si vous consultez le forum de discussion des signataires de la lettre aux états majors syndicaux à
l’adresse suivante,
www.forum-tous-ensemble.dyndns.org
Deux arguments importants apparaissaient dans cette discussion. Ce message est une réponse par anticipation à ces deux arguments.
Premièrement, il y avait des déclarations selon lesquelles la lettre aux états majors syndicaux ne serait plus d'actualité, c'est la raison pour laquelle il faudrait la rédaction d'un
tract et ce tract serait le résultat d'une actualisation de la lettre aux états majors syndicaux. De mon point de vue, il y a une relation entre cette position et un autre argument de la première
réunion francilienne par lequel des signataires exprimaient des divergences relatives à certaines phrases de la lettre et proposaient des amendements, des modifications et une nouvelle écriture
de la lettre.
Mon point de vue est le suivant. La lettre aux états majors syndicaux pose la question centrale des relations entre le gouvernement et les appareils syndicaux, de la collaboration entre le
gouvernement et les appareils syndicaux, du sabotage du mouvement social par les appareils syndicaux au nom finalement de leur véritable action sinon état social en faveur de l'application de la
politique du gouvernement. Cette collaboration était au centre de la situation politique et sociale, elle existait au mois de juin 2008, elle existe encore aujourd'hui, elle existait l'année
dernière, il y a cinq ans, il y a dix ans et elle existera encore malheureusement pendant de nombreux mois et de nombreuses années.
La question la plus importante de la discussion était la question de l'élaboration et de la rédaction, de la présence ou de l'absence d'une plate forme de revendication. Il y avait en
particulier la proposition d'une plate forme de revendication minimum en trois points, échelle mobile des salaires, interdiction des licenciements et nationalisation des banques.
Cette proposition posait un premier problème selon lequel ces revendications seraient les revendications d'une organisation politique, ce serait les revendications du NPA. La signature de
la lettre aux états majors syndicaux n'aboutira à rien si on pose la question de l'appartenance syndicale ou politique des signataires. Je ferais une seule comparaison, c'est la comparaison par
rapport au vote non majoritaire au référendum contre la constitution européenne du 29 mai 2005. Ce vote non majoritaire n'était pas le vote ni de la CGT, ni de la CFDT, ni de FO, ni de SUD, ni de
la LCR, ni du PCF, ni du PRCF, ni de la gauche du PS, ni d'aucune organisation politique ou syndicale en particulier, ce n'était même pas un vote de droite ou de gauche, il y avait un vote non
pour une Europe sociale et il y avait un vote non pour la défense de la nation française, il y avait un vote non de gauche et un vote non de droite.
Si on était contre la constitution européenne et si on était contre une organisation politique ou syndicale, on ne votait pas oui pour la raison selon laquelle cette organisation
politique ou syndicale prenait position contre la constitution européenne et le vote non majoritaire était précisément la conséquence de cette situation. Cette position est vieille comme le
mouvement ouvrier et démocratique, la nomination, la désignation et la théorisation de cette position sont variables en fonction des organisations, des pays et des époques, on appelle cette
position front unique, front populaire, conseil national de la résistance, union du peuple de France, ou toute autre expression, mais le sens de cette position est identique.
Il en va de même pour les revendications d’échelle mobile des salaires, d’interdiction des licenciements et de nationalisation des banques. Ce sont les revendications du NPA, ce n’est pas
mon problème, je suis pour ces revendications, je ne suis pas militant du NPA, j’ai de nombreuses divergences par rapport au NPA, mais je ne critique pas le NPA, à l’inverse je le soutiens,
quand ses revendications sont positives. Ces revendications n’appartiennent en particulier ni au NPA, ni à aucune organisation politique ou syndicale, c’est vrai pour le NPA, c’est vrai pour la
totalité des organisations politiques et syndicales. Si nous critiquons les organisations politiques et syndicales quand elles prennent des positions positives, notre action sera un échec.
Je vous rappelle l'adresse électronique pour la signature de la lettre aux états majors syndicaux
www.tous-ensemble.dyndns.org
Bernard Fischer
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