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actualité politique nationale et internationale

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POUR LA LIBERATION DE JULIEN COUPAT


Trois suspects remis en liberté dans le dossier SNCF

Mardi 2 décembre, 17h17  (Reuters)
     
Contre l'avis du parquet, la cour d'appel de Paris a ordonné mardi la remise en liberté de trois des cinq suspects écroués depuis le 15 novembre dans l'enquête sur un sabotage des lignes de TGV de la SNCF.

En revanche, la chambre de l'instruction a refusé la libération des deux autres personnes en détention, le chef présumé du groupe, Julien Coupat, et sa compagne Yildune.

Les trois personnes libérées, deux jeunes femmes et un jeune homme, devaient sortir de prison dans la soirée, ont dit leurs avocats. Elles ont interdiction de quitter le territoire et de communiquer entre elles. Le parquet général avait requis vendredi dernier le maintien en détention des cinq suspects.

De brèves échauffourées ont eu lieu, après la décision, entre les gendarmes et les proches des suspects qui scandaient "Libérez les prisonniers!" devant la cour.

Me Irène Terrel, avocate de Julien Coupat, a estimé que la décision constituait un premier pas positif. "C'est quand même un désaveu assez radical de toute cette procédure. Bien évidemment, vous imaginez que si ces personnes avaient été celles qu'on a désignées au départ dans les médias, on n'aurait pas trois remises en liberté", a-t-elle dit aux journalistes.

"La justice, sereinement, prend peut-être un peu de temps pour aller jusqu'au bout de cette logique de liberté mais j'ai tout à fait bon espoir", a-t-elle ajouté, se réjouissant "pour ceux qui sortent aujourd'hui, (qui) ont été traités de terroristes et salis dans toute une série de médias".

DES INDICES, PAS DE PREUVES

Cinq femmes et quatre hommes, âgés de 22 à 34 ans et soupçonnés d'appartenir à un groupuscule d'activistes, sont mis en examen dans l'enquête sur le sabotage de caténaires de lignes TGV avec des crochets de fers à béton assemblés, dans la nuit du 7 au 8 novembre. Un autre sabotage, le 26 octobre en Moselle avec une méthode identique, est aussi l'objet de l'enquête.

Parmi les suspects, Julien Coupat et sa compagne se voient attribuer les dégradations car ils ont été vus par des policiers le 7 novembre stationner en pleine nuit pendant plusieurs heures en rase campagne, près de la ligne du TGV-Est qui a été sabotée.

Le couple était surveillé depuis plusieurs semaines par les policiers, qui leur imputent un activisme violent en marge de plusieurs manifestations ces derniers mois.

Les trois autres suspects qui ont été libérés mardi étaient tenus directement responsables d'un des sabotages car ils ont été contrôlés le même soir alors qu'ils dormaient dans un véhicule à une dizaine de kilomètres d'une ligne TGV.

Les quatre derniers suspects du dossier, mis en examen pour association de malfaiteurs à visée terroriste, ont été laissés libres sous contrôle judiciaire dès le 15 novembre.

Le but du groupe aurait été selon la police et le parquet de créer un désordre dans le pays pour favoriser l'émergence des mouvements sociaux.


Une trentaine d'intellectuels, des personnalités de gauche et d'extrême gauche et les habitants du village corrézien de Tarnac, où résidaient la plupart des suspects, ont lancé une campagne de soutien.

Outre les surveillances, l'accusation estime disposer de nombreux indices, notamment des écrits théorisant l'action contre les réseaux de communication, mais reconnaît n'avoir aucune preuve formelle.

La défense estime que les indices ne suffisent pas, dit que la procédure est politique et conteste la qualification de terrorisme pour les actes en question, quels qu'en soient les auteurs. Les suspects ont refusé de s'expliquer devant la police.



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