Commission Liberté et Justice
Le Président Barak Hussein Obama doit libérer les prisonniers politiques irakiens ou les faire transférer dans un pays neutre
La signature de l’Accord de sécurité (SOFA) entre les Etats-Unis et le régime de Bagdad a, notamment, pour conséquence la remise à la soi disant justice irakienne des prisonniers détenus dans les
camps américains depuis avril 2003.
Cette décision, plusieurs fois différée, viole les Conventions de Genève relatives au traitement des prisonniers de guerre. Chacun sait que sur plus de 22 000 détenus concernés, la plupart sont
désormais menacés de mort, risquant d’être exécutés lors de séances de « nettoyage » des prisons ou après des procès truqués.
Sur les milliers de personnes menacées de mort, on peut citer le cas de Tarek Aziz parce que le dirigeant irakien était connu de la communauté internationale et partout respecté. Le Vice-Premier
ministre irakien est maintenu en cellule dans l’indifférence quasi générale malgré un état de santé critique, sans avocat et sous le coup d’accusations fantaisistes sans cesse renouvelées. A des
degrés divers, tous les détenus politiques sont dans une situation analogue : il faut les libérer ou leur permettre d’accéder à un procès respectant la dignité humaine et la justice si des charges
réelles sont retenues contre certains d’entre eux, mais pas en Irak. C’est impensable dans la situation actuelle.
Le Président Barak Hussein Obama s’enorgueillerait en exigeant dès maintenant la libération des prisonniers détenus par les forces américaines d’occupation ou leur transfert dans un pays neutre,
comme c’est leur droit.
Dans le cas contraire, le massacre des prisonniers politiques irakiens entachera son mandat présidentiel, élargira encore plus le fossé qui sépare les Etats-Unis de l’Irak véritable, des pays
arabes et du monde musulman, et balaiera les espoirs de paix placés en lui par ceux qui l’ont élu.
Paris, le 8 décembre 2008