À l'hôtel de ville, un vibrant et émouvant hommage à Jacques Leclercq
samedi 21.03.2009, 04:49 - La Voix du Nord
Le cercueil a quitté l'hôtel de ville sous les drapeaux de la CGT et du PC, alors que retentissait «L'Internationale».
FUNÉRAILLES
Ils étaient nombreux hier matin à vouloir dire un dernier adieu à Jacques Leclercq, secrétaire général de l'Union locale de la CGT et conseiller municipal de Douai, décédé dimanche dernier (notre
édition de lundi).
Dès 10 heures, une foule compacte s'était rassemblée dans la cour de l'hôtel de ville. Au pied de la chapelle du beffroi, les gerbes s'amassaient, surtout déposées par les sections syndicales et
politiques locales. À l'étage, les nombreux amis de Jacques Leclercq faisaient la queue pour saluer une dernière fois leur camarade, leur défenseur, leur responsable syndical. Plusieurs élus de
l'arrondissement étaient présents.
Tour à tour, des responsables se sont succédé pour témoigner des immenses qualités du défunt. Des mots très émouvants parfois entrecoupés de sanglots difficiles à contenir pour les orateurs.
Jean-Pierre Delannoy, leader régional de la CGT métallurgie, a salué l'engagement syndical, la disponibilité de l'homme et sa compétence. « Il connaissait le code du travail sur le bout des
doigts. » Le conseiller général Charles Beauchamps a salué l'homme de lutte, son sens aigu de l'analyse politique et sa liberté d'expression. Il a aussi honoré son combat contre le racisme et la
xénophobie. Odile Hage, à ses côtés au conseil municipal, a remercié avec émotion cet « enfant du peuple, toujours sur la brèche avec sa gouaille sourcilleuse ».
Elle a aussi évoqué les luttes internes à la CGT, entre le courant révolutionnaire auquel appartenait Jacques Leclercq et les réformistes qui souhaitaient l'évincer de l'union locale. Elle a eu
des mots très durs envers ces « faux-frères, dignes des pires ennemis de classe ». Des mots repris par Georges Gastaud, secrétaire national du Pôle de renaissance communiste qui ressent de
la « consternation et de la colère envers la pluie de coups reçus ». Il a aussi évoqué la stature internationale qu'avait prise M. Leclercq dans sa défense pour un syndicalisme de
classe.
Avant qu'il ne quitte une dernière fois l'hôtel de ville sous les drapeaux de la CGT et du PC, La Marseillaise et L'Internationale retentirent. •