actualité politique nationale et internationale
Par FISCHER
Il y avait donc dimanche 31 mai à 11
heures du matin dans le vingtième arrondissement de Paris des affrontements entre des militants d'extrême droite et des militants d'extrême gauche.
Depuis le 31 mai, il y a beaucoup de propagande d'extrême droite et d’extrême gauche relatives à ces
affrontements.
Vous trouverez en particulier un message d’extrême droite disponible à l’adresse ci dessous.
http://lesogres.info/article.php3?id_article=4337
Vous trouverez en particulier un message d’extrême gauche disponible à l’adresse ci dessous.
http://alternativelibertaire.org/spip.php?article2898
Je vous passe les détails de ces messages, vous les lisiez certainement, je ne les diffuse pas, ni les uns ni les autres.
Nous connaissons très bien les noms d'un certain nombre de militants d'extrême droite, ils sont facilement
reconnaissables quand on visionne les vidéos, pas un seul site ne cite le nom de pas un seul militant d'extrême gauche.
Quand on a l'habitude de ce style d'affrontements et de provocations et quand on visionne attentivement ces
vidéos, il en sort au moins une évidence de préparation et de préméditation de ces affrontements par un certain nombre de militants d'extrême droite et un certain nombre de militants d'extrême
gauche, les services d'ordre servent précisément à l'anticipation de ce style d'affrontements.
J'en arrive tout de suite au détail le plus important. Ces affrontements duraient au moins dix minutes, les
vidéos durent à peu près autant de temps et à aucun moment on ne voit aucun uniforme d'aucun policier.
Le deuxième détail le plus important est le suivant, sauf erreur, il n'y a aucune plainte en justice d'aucun
militant d'extrême droite et d'aucun militant d'extrême gauche, je n'écris bien évidemment pas ces phrases dans le sens de la contestation de l'existence de ces
affrontements.
Nous ne sommes ni en guerre ni en Palestine, je ne jouerais pas au petit jeu du vrai faux agresseur et de la vraie
fausse victime, et les uns et les autres le joueront sans moi.
Ces affrontements arrivent dans le cadre d'un contexte très particulier, ce n'est pas seulement le contexte de la
campagne pour les élections européennes, et ce n'est pas non plus le contexte de la guerre d'Israël contre la Palestine, c'est le contexte de la fabrication totalement subjective et totalement
artificielle d'une stratégie de la tension autour de tous les faits et gestes et de tous les déplacements de la liste Soral.
Vous visionniez certainement comme moi d'autres vidéos. Il y a par exemple la vidéo du marché de Saint Denis ou
il y a d'autres militants d'extrême droite et d'autres militants d'extrême gauche, il y a bien sûr des agressions verbales mais il n'y pas d'agression physique ni dans un sens ni dans l'autre, et
il y a à cinq mètres une vingtaine de policiers en uniforme.
On ne combat pas l’extrême droite par les méthodes de l’extrême droite, on combat l’extrême droite par la lutte politique et populaire de masse.
Qui cherchait donc quoi le dimanche 31 mai à 11 heures du matin dans le vingtième arrondissement de Paris
?
Bernard Fischer
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