http://fr.news.yahoo.com/3/20090812/twl-iran-france-reiss-ba66223.html
Le procureur de Téhéran laisse entendre que Clotilde Reiss pourrait être libérée sous caution (Associated Press)
Le procureur de Téhéran a laissé entendre mercredi, selon l'agence semi-officielle Fars que Clotilde Reiss pourrait être libérée sous caution. L'agence officielle IRNA, qui cite une "source
politique informée" a par ailleurs affirmé que l'ambassade de France à Téhéran avait envoyé une note à la justice iranienne acceptant le versement d'une caution pour la libération de la jeune
femme.
Le procureur de Téhéran Saeed Mortazavi, cité mercredi par l'agence semi-officielle Fars, a expliqué en cas d'accord sur une libération sous caution, Clotilde Reiss, qui est détenue à la prison
d'Evin, ne serait pas autorisée à quitter l'Iran, a-t-il précisé, selon Fars.
Interrogé sur ces informations, le ministère français des Affaires étrangères précisait que "la France continue à demander la libération immédiate de Clotilde Reiss" ainsi que "l'abandon des
poursuites" contre la jeune femme et l'employée locale de l'ambassade de France Nazak Afshar. "On fait le nécessaire pour l'obtenir", ajoutait-on au Quai d'Orsay en précisant que "si Clotilde Reiss
obtient une libération conditionnelle, on est évidemment prêts à l'accueillir à l'ambassade de France à Téhéran".
Plus tôt lors du journal de 13h sur France-2, le porte-parole du gouvernement français Luc Chatel avait déclaré que la France attendait "dans les meilleurs délais", la libération, "sous caution
dans un premier temps" de Clotilde Reiss.
La libération mardi de la Franco-iranienne Nazak Afshar, employée locale de l'ambassade de France à Téhéran, est une "première satisfaction", avait-il déclaré. "Nous attendons maintenant, dans les
meilleurs délais, la libération, sous caution dans un premier temps, de Clotilde Reiss sachant que notre objectif, c'est bien d'obtenir sa libération définitive".
Clotilde Reiss, 24 ans, a été interpellée le 1er juillet alors qu'elle s'apprêtait à rentrer en France après avoir travaillé comme lectrice de français à l'université d'Ispahan pendant cinq mois.
Elle est accusée d'espionnage pour avoir transmis sur Internet des photos des manifestations, d'après les autorités françaises. Elle a comparu samedi, ainsi que Nazak Afshar, devant un tribunal de
Téhéran, lors d'un procès de masse des opposants arrêtés après les manifestations de protestation qui ont suivi la présidentielle contestée du 12 juin. On lui reproche aussi d'avoir transmis des
informations à l'attaché scientifique de l'ambassade de France à Téhéran, selon l'acte d'accusation cité par l'agence de presse semi-officielle Fars. AP