http://fr.news.yahoo.com/3/20090816/twl-iran-france-reiss-ba66223.html
Iran: Clotilde Reiss est sortie de prison (Associated Press)
La Française Clotilde Reiss, interpellée le 1er juillet en Iran, est sortie de la prison d'Evin à Téhéran, a annoncé dimanche soir l'Elysée dans un communiqué.
La jeune femme de 24 ans, ajoute la présidence, est en "bonne santé" et "garde un bon moral". Selon le communiqué, "il a été convenu avec elle qu'elle serait hébergée à l'Ambassade de France dans
l'attente de son retour en France" dont la date n'est pas connue pour le moment.
Selon le communiqué, "dès la sortie de prison de Clotilde Reiss", le président de la République Nicolas Sarkozy "s'est entretenu avec elle". Il lui a "exprimé sa joie et son plein soutien ainsi que
celui de tous les Français, qui ont suivi avec inquiétude son arrestation et la procédure judiciaire à laquelle elle est soumise. Il a relevé la dignité et le courage avec lesquels Clotilde Reiss a
affronté cette épreuve".
La jeune femme "est en bonne santé et garde un bon moral. Il a été convenu avec elle qu'elle serait hébergée à l'Ambassade de France dans l'attente de son retour en France. Le Président de la
République s'est aussi entretenu avec M. Rémi Reiss, le père de Clotilde".
Les "autorités françaises demandent maintenant qu'il soit mis fin au plus vite aux procédures judiciaires à l'encontre de Clotilde Reiss et de Mme Nazak Afshar, que rien ne peut justifier".
Employée de l'ambassade de France, la franco-iranienne Nazak Afshar, avait été arrêtée le 6 août et avait comparu le 8 au côté de Clotilde Reiss devant la justice iranienne, avant d'être libérée
sous caution le 11 août.
M. Sarkozy, ajoute l'Elysée, "continue de suivre les développements de ces affaires avec la plus grande attention. Il remercie les pays de l'Union européenne et d'autres pays amis, comme la Syrie,
de la solidarité et de l'appui qu'ils nous ont apportés et continueront de nous apporter jusqu'à ce que nos deux compatriotes aient recouvré leur pleine liberté".
Clotilde Reiss a été interpellée le 1er juillet alors qu'elle s'apprêtait à rentrer en France après avoir travaillé comme lectrice de français à l'université d'Ispahan pendant cinq mois.
Elle est accusée d'espionnage pour avoir transmis sur Internet des photos des manifestations qui ont suivi la réélection controversée le 12 juin du président Mahmoud Ahmadinejad.
Elle a comparu le 8 août devant un tribunal de Téhéran, lors d'un procès de masse des opposants arrêtés après les manifestations de protestation consécutives à l'élection présidentielle. Les
autorités iraniennes lui reprochent aussi d'avoir transmis des informations à l'attaché scientifique de l'ambassade de France.
Paris dénonce depuis le début de cette affaire le caractère "hautement fantaisiste" des accusations portées par Téhéran contre Clotilde Reiss. Celle-ci n'est "coupable de rien du tout", a insisté
le chef de la diplomatie française Bernard Kouchner. AP