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actualité politique nationale et internationale

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TOURTAUX CONTRE THIBAULT


Jacques Tourtaux est ancien secrétaire général du syndicat des cheminots et de l’union locale CGT de Rethel dans les Ardennes. Il est au conseil d’administration du Front Syndical de Classe. Il écrivait récemment une longue contribution personnelle pour le quarante neuvième congrès confédéral de la CGT. Vous trouverez ci dessous la première partie de sa contribution personnelle. Elle est disponible en totalité si vous consultez son blog personnel à l’adresse ci dessous

 

http://jacques.tourtaux.over-blog.com.over-blog.com/pages/MA_CONTRIBUTION_AUX_TRAVAUX_DU_49eme_CONGRES_CONFEDERAL_DE_LA_CGT-1646631.html

 

Mon opinion sur l'avenir de la grande dame qu'est encore la CGT.

Concernant les structures intermédiaires à la confédération que sont les Fédérations, les UD auxquels s'ajoutent des syndicats, tout va bien pour les gens d'appareils que sont les permanents. Les consultations dans les structures de base, personnellement, je ne connais pas, n'étant jamais invité bien que je paie rubis sur l'ongle la totalité de ma cotisation syndicale annuelle chaque mois de janvier.

Nos dirigeants sont depuis bien longtemps coupés de leurs bases syndicales, leur carrièrisme qui leur colle à la peau ne pouvant leur permettre d'entrevoir les réalités de terrain vécues au quotidien par les syndiqués. Ces dirigeants d'appareils doivent tenir compte du point de vue de la base et le mettre en application.

Ce n'est pas aux hautes sphères de décider de la mise en oeuvre de la ligne de conduite de la CGT. Les décisions prises dans les syndicats doivent impérativement remonter  vers la confédération qui doit mettre celles-ci en application. Cela permettra à nos dirigeants, rivés sur leurs sièges éjectables, d'avoir une autre conception des réalités, d'appréhender autrement le vouloir des travailleurs.

J'entend par travailleurs, les salariés qui triment, quelque soit leurs corps de métier, ce qui est tout de même très différent pour nos donneurs d'ordres qui ont depuis bien longtemps oublié leurs conditions de salariés, certains permanents ne l'ont jamais été ou si peu.

Je voudrais tout d'abord rappeler les sages paroles pleines de bon sens tenues en 1948 par notre éminent camarade Benoit-Frachon :

LES PORTEURS DE VALISES AU BOULOT ! UNE SEMAINE PERMANENT ET TROIS SEMAINES AU BOULOT !

En effet, les opportunistes carrièristes qui font leur nid dans la CGT ont des comptes à rendre aux syndiqués.

Chaque jour, des familles entières sont jetées dans la misère parce que des patrons-voyous l'ont décidé mais aussi et surtout parce que le syndicat CGT, le plus représentatif du pays ne construit pas une riposte à la hauteur des enjeux de classe que sont la défense et le maintien de nos acquis sociaux et le combat pour en conquêrir d'autres face au MEDEF et à ses représentants installés aux commandes du gouvernement. 

Les travailleurs en ont assez des journées d'action qui leur font perdre des heures de grèves pour rien et qui font marrer MEDEF et gouvernement.

Ce ne sont pas les grévettes d'une journée tous les deux mois qui vont impressionner un patronat de combat plein de morgue et de mépris à l'égard de la classe ouvrière.

Après les grandes démonstrations de forces quasi réduites à néant par la mascarade grotesque organisée le samedi 13 juin et "savamment" orchestrée par les hautes sphères confédérales relayées par les UD, force est de constater que cette pantalonnade était voulue pour nous asséner le coup de grâce.

En effet, il est clair que dans les rangs de la CGT, un ressort a été cassé. Nous avions créé un rapport de force conséquent mais les dirigeants réformistes de notre CGT l'ont fait avorter, provoquant ainsi un sentiment d'impuissance face à la déferlante antisociale que nous subissons quotidiennement.

Ce samedi 13 juin, les rangs des manifestants étaient bien moindres que les fois précédentes et de nombreux camarades de la CGT ont volontairement boïcotté la ballade en ville, estimant que cette " manif " qui faisait déborder le vase était de trop et inutile.

Comme beaucoup de militants, je suis très critique à l'égard de nos dirigeants qui ne semblent ou ne veulent pas prendre au sérieux la gravité de la situation. Des milliers d'emplois sont supprimés, tous nos acquis sociaux sont détruits ou vont l'être par la lutte des classes acharnée que nous mènent de concert patronat et gouvernement qui ne cachent pas leur haine du peuple et que font notre confédération, ses fédérations et ses UD ?

Elles attendent l'arme au pied. Pire, elles laissent livrés à eux-mêmes les syndicats de base qui luttent contre la casse de leurs entreprises, donnant aux salariés l'image d'une CGT incohérente y compris au sein de notre propre organisation.

De plus en plus nombreux sont les travailleurs qui ne comprennent pas ou pensent que les directions syndicales se dérobent devant la nécessaire et indispensable construction des luttes notamment de la part de la CGT qui, de tous temps a toujours été le moteur, le fer de lance de la classe ouvrière.

Je ne vous apprendrai rien en disant que les autres organisations syndicales qui, à part faire du bruit et gesticuler pour tenter d'exister, ne font rien ou presque rien, l'essentiel du travail reposant sur les militants de la seule CGT et cela ne date pas d'hier. Je l'ai également souvent constaté durant mes trente années travaillées à la SNCF.

Face aux agressions incessantes du gouvernement Sarkozy, il est donc plus que temps que la base soit davantage écoutée, que soit pris en compte ce que disent et veulent nos militants, nos syndiqués car ce sont nous qui faisons la CGT, qui la faisons fonctionner.

Il faut aussi et surtout que les directions cessent de regarder leur nombril. Sans l'engagement militant à la base, moteur de notre CGT, il n'est point de rassemblement  représentatif possible telles les grandes manifestations qui ont déferlé dans tout le pays.

Les dirigeants de la CGT n'ont visiblement pas cherché ni voulu exploiter les deux grands rassemblements d'ampleur exceptionnelle qui n'ont pas rassuré les riches du pays, surtout le 19 mars où les ingrédients étaient réunis pour prolonger et étendre le mouvement. Pire, la CGT a laissé croire aux travailleurs que les huit organisations syndicales étaient unies alors qu'il s'agit d'une unité de façade remise en cause à chaque élection professionnelle.

L'élaboration d'une plate-forme commune doit se faire dans les syndicats de base, puis dans les UL et non au sommet ou dans les UD et les Fédérations, où les permanents carrièristes, qui feraient bien de reprendre le sac et de retourner au boulot, comme s'est plu à le dire notre camarade Benoît Frachon, décident à la place de la base qui est souveraine.

Comme nous le savons, la CFDT et FO ne sont pas des foudres de guerre. A part aboyer pour qu'on les aperçoive, ils sont inexistants et, comme d'habitude, ce sont toujours les militants de la CGT qui tractent sur le terrain.

De nombreuses réflexions de camarades ont eu lieu. Pourquoi avoir attendu si longtemps  entre le 19 mars et le premier Mai?

Pourquoi la CGT n'a-t-elle pas axé son action sur les syndicats dans les boîtes et dans les UL pour y développer et amplifier les luttes ouvrant ainsi des perspectives revendicatives et mobilisatrices permettant d'organiser et de renforcer la CGT?

Le comportement de nos dirigeants syndicaux me conforte dans l'idée qu'ils craignent autant que le patronat et ses valets du gouvernement, l'affrontement de classes. Nos dirigeants redoutent l'ampleur des mobilisations sociales tant ils ont peur d'être débordés, surtout à proximité d'échéances politiques qui vont sans aucun doute avoir lieu dans une période de fortes turbulences sociales et dont les responsables politiques, soit-disant de gauche voudraient qu'elles se déroulent en dehors de toutes agitations sociales et populaires.

Je pense que si la CGT veut tenir pleinement son rôle d'organisation syndicale démocratique, sérieuse et responsable, elle doit rester sur des bases saines, de classe et de masse, tenant compte de nos valeurs, de notre expérience militante basées sur les rapports de forces créés sur le terrain des luttes dans les entreprises.

Je suis fermement opposé à l'unité au sommet entre carriéristes réformistes. Cette "unité" ne reflète en rien le point de vue de la base.

Comme le disent aussi de nombreux camarades, je suis de ceux qui vivent très mal la dégénérescence de la gauche française dont les errements constants et son incapacité à gouverner lorsqu'elle est aux affaires du pays ou dans l'opposition, s'apparente à une trahison envers la classe ouvrière.

Je suis également partie prenante des 61% de citoyens qui ont refusé de cautionner la mascarade du 7 juin dernier où tous les partis dits de gauche qui se sont engagés aux côtés de l'UMPS et du MODEM ont reconnu le fait européen, renié leur vote NON au référendum de mai 2005 et trahi le suffrage universel où 55% de Français ont rejeté l'Union européenne.

Le 1er Mai et visiblement dans l'optique des élections européennes du 7 juin, une kyrielle de politiciens se sont mêlés aux cortèges. Cela ne les a pas favorisés pour autant puisqu'ils ont subi, notamment le PS et le NPA un camoufflet retentissant.

L'actuelle période des congés estivaux marque un ralentissement important de l'activité économique et de la mobilisation des travailleurs, des luttes importantes ont lieu là où les salariés subissent des plans sociaux. Force est de constater que les directions syndicales, dont la CGT, laissent les syndicats de base et les travailleurs abandonnés à eux-mêmes face à des patrons-voyous qui n'hésitent pas à faire appel à des vigiles, voire à les traîner en justice.

Malgré la collaboration manifeste de la confédération avec nos ennemis de classe, la rentrée s'annonce torride, les travailleurs ne pouvant plus supporter d'être humiliés par un patronat et un gouvernement qui affichent ouvertement leur haine de classe.

La CGT qui, à la base ne peut pas renoncer à l'unité d'action, ne doit pas perdre de vue que la colère qui s'exprime dans l'ensemble de la classe ouvrière ne va plus pouvoir être contenue, ce dont ont si peur le MEDEF, le gouvernement et...les syndicalistes d'accompagnement dont notre confédération, qui freine des quatre fers le développement des luttes.


La CGT doit rester la CGT et pour cela nous devons conserver nos fondamentaux qui passent inévitablement par le combat de classes contre nos ennemis...



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T
En voilà une surprise, ça va décaper en haut de la pyramide. Numérotons nos abattis, les collabos sont dans nos murs mais en attendant, espérons que la justice de classe ne va pas faire payer leur combat courageux aux 7 camarades des "CONTI".<br /> La réaction conjuguée de l'UD CGT de l'OISE et de la Fédération CGT de la Chimie à laquelle s'ajoute désormais la peu glorieuse sortie des "Amis de l'Humanité" qui, après avoir invité Xavier MATHIEU à la fête de l'Huma vient de rejeter notre camarade en lui refusant l'accès à cette fête de l'Huma. A la fête de l'Huma qui est également la plus grande fête populaire de France serons pourtant invités des représentant du PS et même de la très libérale UMP dont le chef de file n'est autre que le pire ennemi de la classe ouvrière : Nicolas Sarkozy.<br /> Ces déclarations de l'UD CGT de l'Oise, de la Fédération CGT de la Chimie et de l'association des "AMIS DE L'HUMANITE" ne sont-elles pas un moyen de pression pour tenter d'influencer la décision des juges? <br /> Sept braves salariés désespérés sont traînés en justice comme des moins que rien, agressés par la justice de classe d'un patronat, d'un gouvernement à sa botte mais aussi avec la complicité de syndicalistes CGT collabos et de pseudo-communistes. <br /> Jacques Tourtaux
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