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actualité politique nationale et internationale

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LE CORAN CONTRE L ESCLAVAGE


Les messages relatifs à l’esclavage musulman sont truffés de raccourcis, de contre vérités et des clichés classiques, ou des versets extraits de leurs contextes ou des citations fictives. Donc je ne vais pas m’attarder dessus. Sur un milliard et demi de musulmans, et parmi tous les africains qui se convertissent massivement en islam il n’y a pas que des imbéciles. Mais je vais essayer de présenter rapidement ce que disent les textes fondateurs de l’islam.

La traite des Noirs, et plus généralement des captifs des guerres étaient pratiquée depuis l’aube de l’humanité. Les tribus arabes entre elles le pratiquait aussi suite à des « razzias », et des arabes se trouvaient en situation d’esclavage entre les mains d’autres arabes. On trouvait aussi des « esclaves » achetés d’autres endroits et ne se limitaient pas à des noirs.

L’islam arrive dans un contexte local et international, il traite ce contexte pour en sortir, il adopte des mesures pour libérer ces « esclaves » et impose de règles de traitement.

D’abord le mot « esclave » n’est jamais utilisé dans le Coran pour désigner les gens dans cette situation d’esclavage. Le mot arabe « Abd » correspondant à « esclave », est un qualificatif attribué à tous les êtres humains qui sont considérés comme « esclaves » du Dieu/Allah, dans le sens où ils lui sont créés par Dieu, ils lui appartiennent en quelque sorte. Tout être humain, et à fortiori les plus nobles, les envoyés du Dieu/Allah, est qualifié dans le Coran de « Abd-Allah » (l’esclave du Dieu).

Le Coran utilise le terme « raqabah » (cou) pour désigner un « esclave » en faisant allusion au joug attaché au cou de cet être humain, et les seuls versets coraniques qui en parlent, n’en parlent que pour appeler à libérer ces « cous ». Cet acte de libération est considéré comme une œuvre pieuse pour s’approcher du Dieu/Allah, et proposé comme acte pour se faire pardonner ces pêchés.

Ainsi, Abu Bakr, l’un des compagnons du Prophète, rachetaient des « esclaves » aux arabes polythéistes pour les libérer. Son père, un arabe non polythéiste, lui reprochait le fait de racheter même des gens faibles qui ne lui seront pas utiles. Mais Abu Bakr lui avait fait comprendre qu’il ne le faisait pas pour un intérêt de cette sorte mais pour les libérer comme acte de foi. Des versets coraniques furent révélés pour louer l’œuvre d’Abu Bakr comme exemple à suivre.

Le Prophète désigne Bilâl, un compagnon noir originaire de l’Ethiopie qui fut « esclave » d’un Arabe et qui a été racheté et libéré par Abu Bakr, il le désigne comme son « Muazzin » (chargé de faire l’appel à la prière) et c’était lui, le noir, l’ex-esclave, qui montait sur al-Kaaba, l’édifice vénéré par tous les Arabes musulmans et polythéistes, pour appeler les croyants à la prière.

L’islam a considéré que tous les êtres humains étaient des frères et sœurs qui remontent à un seul père et une seule mère, et que personne ne pouvait se prévaloir de son origine, mais seulement par ses bonnes œuvres. Et il a complètement interdit de rendre un homme libre en situation d’esclave. Et tout le monde connaît la célèbre déclaration d’Omar, un compagnon du Prophète et deuxième Calife, qui en punissant le fils du gouverneur d’Egypte car il avait agressé un copte égyptien avait déclaré « Comment pourriez vous traiter les gens en esclaves alors qu’ils sont nés libres ».

L’islam n’a pas institué ce système d’esclavage qui ne dépendait pas de lui, car c’était une pratique internationale. Alors que cette pratique était instituée et reposait sur une idéologie « raciste » auprès d’autres civilisations et systèmes de pensées que l’on connaît.

Comme je viens de le dire, l’islam a adopté des mesures énergique pour libérer les « esclaves », pour les traiter comme des êtres humains dignes et leur accorder des droits, et en période de paix, il a complètement interdit de réduire des gens libres en esclavage. Car la question n’était pas seulement de libérer, mais surtout d’insérer socialement. Ceci est aussi valable de nos jours pour les simples prisonniers du droit public.

En revanche, c’est vrai qu’il ne a pas clairement interdit cette pratique car restait la question des captifs de guerre, et l’interdiction ne pouvait être qu’internationale en se mettant d’accord sur des lois de guerre. L’islam a effectivement institué des lois à respecter pendant les guerres pour n’agresser que les combattants et d’éviter les civils et la faune et la flore, et surtout il a institué un code moral de traitement des captifs, des lois des prisonniers de guerre, au point que le fait de s’occuper du captif et le nourrir est considéré comme bonne œuvre rapprochant du Dieu/Allah.

Mais comme il n’y avait pas d’accord international. Des peuples, notamment ceux où cette pratique était théorisée et instituée, continuaient à traiter des captifs comme des « esclaves » et même à enlever des gens en période de paix. Des commerçant arabes ou « musulmans » ont fait de même, parfois par réciprocité en période de guerre, et parfois en trahison de l’esprit de leur foi. L’histoire est faite par des hommes, et les hommes ne peuvent qu’abuser.

De nos jours, il y a des accords internationaux et les êtres humains sont censés être libres et égaux. Il n’y a pas besoin de faire un dessein et un grand discours pour voir qu’il n’en est rien. Je dirais même que des gens de notre époque pourraient envier certains « esclaves » d’autres époques.

Iyad Abbara




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F
Je pense que l'article de Iyad Abbara est très utile et juste. Il faut replacer les choses dans leur contexte et 'comparer les pommes avec lespommes'. Le code moral de traitementdes 'esclaves' fut un pas en avant - et gigantesque - dans l'Arabie du 7e siècle -<br /> tou comme fut révolutionnaire les 'droits' des femmes, qui meme s'ils furent inférieurs à ceux des hommes, ont apporté une amélioration de leur condition. Ane pas oubliernous parlons de la Péninsule au 7e siècle et au 20e siècle (et me^me 21e)les bébés filles sont conspués, les foetus filles sont avortés, par exemple en Inde, l'Islam n'est pas responsable de ce genre depratique, lesbébés filles étaient - aumieux - abandonnés dnas la Chine (et Singapour) du 20e siècle.
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