actualité politique nationale et internationale
Par FISCHER
http://www.fr.news.yahoo.com/3/20101020/tfr-social-retraites-hortefeux-56633fe.html
Hortefeux: trois nouveaux dépôts de carburant débloqués, mille quatre cent vingt trois "casseurs" interpellés (Associated Press)
Les dépôts de carburant de La Rochelle (Charente-Maritime), Donges (Loire-Atlantique) et du Mans (Sarthe) ont été débloqués dans la nuit de mardi à mercredi par les forces de l'ordre pour
"empêcher la paralysie de notre pays", a fait savoir mercredi matin Brice Hortefeux, qui a annoncé par ailleurs que mille quatre cent vingt trois "casseurs" avaient été interpellés en une
semaine.
"Chacun doit bien en être convaincu: nous ne laisserons pas bloquer le pays; nous ne laisserons pas les voyous impunis", a martelé le ministre de l'Intérieur, président de la cellule
interministérielle de crise, lors d'un point de presse convoqué tôt mercredi matin.
"J'en appelle à la responsabilité de tous. Il est temps de mettre fin aux blocages de dépôts de carburant", a ajouté Brice Hortefeux. "Il est temps de mettre un terme aux violences et à des
débordements inacceptables".
Concernant les dépôts de carburant bloqués dans le cadre du mouvement social contre le projet de réforme des retraites, Brice Hortefeux a affirmé que 21 dépôts avaient été débloqués entre
vendredi dernier et mardi. Trois autres dépôts ont été débloqués dans la nuit, un déblocage "indispensable", a-t-il dit, car "l'ouest de la France est menacé d'une très grave pénurie".
Selon le ministre, "la libération de ces dépôts s'est faite sans incident et a permis, dès à présent, à des dizaines de camions de procéder à la distribution de plusieurs millions de litres de
carburant".
Les "tensions d'approvisionnement" observées dans plusieurs départements ces derniers jours découlent notamment de l'"augmentation considérable des achats de précaution", de cinq cent pour cent
le week-end dernier, "mais surtout des blocages d'une vingtaine de dépôts parmi les plus importants de notre territoire", a-t-il expliqué.
"Ce blocage a gravement désorganisé la distribution des carburants dans notre pays et peut menacer désormais le fonctionnement des services publics et des services de secours et d'urgence",
a-t-il insisté, dénonçant des actes "inacceptables", mais aussi "irresponsables.
"La situation actuelle ne saurait durer sans de très graves conséquences pour notre vie en société, notre économie, mais aussi la santé et la sécurité de nos concitoyens", a-t-il averti.
"Concrètement, si la situation perdurait, ce sont des entreprises qui seraient sacrifiées et des emplois qui seraient supprimés. Chacun doit en être bien conscient, dans ce contexte de sortie de
crise".
"Nous continuerons donc à débloquer autant que nécessaire ces dépôts, car quelles que soient les préoccupations et les revendications, l'immense majorité n'a pas à subir la loi d'une minorité",
a-t-il averti.
Brice Hortefeux a aussi évoqué les incidents survenus lors des manifestations, expliquant que "des voyous ont fait, ces jours derniers, le choix délibéré de la violence la plus extrême".
"Hier encore, à Lyon, mille trois cent casseurs, dont la moitié de mineurs, ont semé la terreur dans le centre-ville, pillé dix magasins, incendié sept véhicules, en ont retourné vingt et un, et
détruit de nombreux abris-bus", a -t-il dit, évoquant aussi le cas de Nanterre (Hauts-de-Seine) où "deux jours de suite, une bande de délinquants n'a eu de cesse de terroriser les lycéens du
lycée Joliot-Curie".
"Nous ne tolérons et ne tolérerons aucun débordement et depuis le début de ces agissements", a assuré le ministre évoquant quatre cent vingt huit interpellations, dont soixante dix neuf à Lyon
(Rhône) et soixante neuf au Raincy (Seine-Saint-Denis) pour la journée de mardi. "En une semaine, ce sont, au total, mille quatre cent vingt trois casseurs qui ont été interpellés", dont "mille
ont été placés en garde à vue et cent quarante neuf ont, d'ores et déjà, été déférés", a-t-il précisé.
Brice Hortefeux a promis de mobiliser "tous les moyens nécessaires afin de mettre ces voyous hors d'état de nuire". "S'il faut envoyer des unités spécialisées, c'est-à-dire la FIPN (Force
d'intervention de la police nationale) et le GIGN (Groupement d'intervention de la gendarmerie nationale), je vous le dis, je n'hésiterai pas à le faire", a prévenu le ministre.
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