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actualité politique nationale et internationale

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POSPERT

 

http://www.tdg.ch/monde/europe/police-antiemeute-evacue-siege-tv-grecque-occupee/story/10571125

 

La police anti émeute évacue le siège de la télévision grecque occupée (ATS)

 

Jeudi 7 Novembre 2013

 

La police anti émeute grecque a évacué jeudi matin le siège de la radio télévision nationale ERT occupée, dans une banlieue nord d'Athènes.

 

Plusieurs personnes ont été arrêtées puis apparemment relâchées suite à l'évacuation jeudi matin du siège de la radio télévision nationale ERT occupée.

 

Quelque trois cent personnes étaient encore rassemblées en début de matinée devant le bâtiment, en signe de protestation.

 

Selon les témoignages, des policiers ont forcé les portes de l'établissement et d'autres ont sauté par-dessus des grilles pour pénétrer sur les lieux. Mais aucun affrontement n'avait été constaté en début de matinée, alors que l'opération de police se terminait.

 

Un représentant du syndicat Pospert des employés d'ERT, Nikos Tsimbidas, a déclaré qu'il était en état d'arrestation, alors que la police entrait dans toutes les pièces du bâtiment et repoussait environ deux cent personnes protestant contre l'évacuation.

 

L'agence de presse grecque ANA a annoncé de son côté que la police avait arrêté quatre autres anciens employés d'ERT, dont le dirigeant de Pospert, le journaliste Panagiotis Kalfagiannis. Ils ont été remis en liberté dans les heures qui ont suivi, selon la même source.

 

Accès au site refusé

 

Selon les médias locaux, des militants opposés à l'évacuation se sont précipités sur les lieux alors que se répandait la nouvelle d'une évacuation imminente. Plusieurs députés du parti communiste KKE et de la gauche radicale SYRIZA sont également arrivés sur place, mais la police leur a alors refusé l'accès aux locaux.

 

« D'après ce que j'ai vu sur les caméras de surveillance, la police a cassé les serrures de l'entrée principale au milieu de la nuit », a déclaré un agent de sécurité. « Ensuite, ils ont commencé à courir à l'intérieur », a-t-il dit, ajoutant qu'il ignorait le nombre des anciens employés qui se trouvaient sur place au moment de l'intervention.

 

Un peu plus tard, au cours de l'évacuation, d'autres militants et des personnes soutenant ERT ont commencé à affluer vers les locaux de l'ancienne télévision. À l'intérieur, la police vérifiait l'état du matériel et des installations en présence d'un représentant du parquet.

 

« Moment crucial »

 

« Le combat pour la démocratie et la justice sociale, que mènent depuis plus de quatre mois les employés d'ERT, vit son moment le plus crucial », annonçait jeudi matin un message publié sur la page du diffuseur sur le réseau social facebook. « Il est temps d'agir, rassemblons-nous maintenant », poursuivait le message.

 

« Le gouvernement a atteint un tel niveau dans le délire qu'il est en train d'organiser un coup d'état contre lui-même », a déclaré Zoe Konstantopoulou, une élue du parti d'extrême gauche SYRIZA, principale formation d'opposition. « Certaines personnes devront rendre des comptes face à l'histoire et aux générations futures », a-t-elle ajouté, après s'être rendue au siège d'ERT.

 

Un porte-parole du gouvernement grec, Simos Kedikoglou, a pour sa part évoqué une « occupation illégale ». Il a expliqué que la police avait mené son opération pour « faire respecter la loi et rétablir la légalité ».

 

Fermeture brutale en juin

 

Des employés licenciés d'ERT occupaient le bâtiment depuis la fermeture brutale par le gouvernement d’ERT, le 11 juin dernier, avec le licenciement de deux mille six cent personnes.

 

Cette décision avait provoqué une émotion considérable, tant en Grèce qu'à l'étranger. Elle avait failli provoquer la chute du gouvernement de coalition d'Antonis Samaras, avec le départ d'un de ses alliés de la coalition.

 

Arguant du fait qu'ERT coûtait trois cent millions d'euros par an, dans un pays en très grave crise économique, Antonis Samaras a depuis refusé le rétablissement de la radio télévision nationale sous sa forme initiale. La nouvelle télévision nationale NERIT ne doit pas commencer ses émissions avant 2014.

 

Refusant leur licenciement, des anciens employés ont maintenu depuis juin des émissions sauvages à partir des locaux occupés, alors qu'une station de télévision nationale provisoire, DT, émet depuis juillet dans des locaux distincts.

 

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