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actualité politique nationale et internationale

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HOLLANDE ET BUFFET SOUTIENNENT SARKOZY A BEYROUTH

Sarkozy et les chefs de partis en vadrouille au Liban

Le Président français est attendu samedi en compagnie de Fillon, Hollande, Bayrou et Buffet.


Envoyé spécial à Athènes et à Beyrouth
ANTOINE GUIRAL


QUOTIDIEN : samedi 7 juin 2008

Tous ensemble et lui devant. La France unie débarque samedi matin à Beyrouth avec Nicolas Sarkozy pour une visite à haute portée symbolique. Le Président français est ravi de son coup. Lui, le chantre de «l’ouverture», arrive au pays du cèdre accompagné des principaux chefs des partis représentés à l’Assemblée (François Hollande pour le PS, François Bayrou du Modem et la secrétaire nationale du PCF, Marie-George Buffet - lire page 12) et trois leaders de l’UMP : Patrick Devedjian, Jean-Pierre Raffarin et Jean-François Copé. Le Premier ministre, François Fillon, est aussi du voyage. Il a rejoint vendredi soir à Athènes Nicolas Sarkozy, en visite en Grèce dans le cadre de sa tournée des capitales avant la présidence française de l’Union européenne.


Pas dupes sur les risques de récupération, les dirigeants de l’opposition ont jugé, à l’instar de Marie-George Buffet, utile «d’apporter un soutien à toute tentative qui permet des avancées pour la paix au Liban». Une telle délégation est sans précédent dans les annales de la diplomatie française. En la mettant sur pied, l’Elysée a souhaité «marquer l’unité de la nation dans un message d’encouragement et d’espoir au Liban», mais aussi contrecarrer la perte d’influence française dans ce pays.


Après dix-huit mois de crise politique et un début de guerre civile (70 morts lors d’affrontements de rue le mois dernier), les Libanais ont conclu un accord, fin mai à Doha. Selon un conseiller de Nicolas Sarkozy, cet accord est «un rayon d’espoir au bord du gouffre». Lors du déjeuner officiel à Beyrouth, la délégation aura face à elle les 14 chefs de partis impliqués dans l’accord de Doha. Il faudra saluer parmi eux des représentants du Hezbollah, soutenu par l’Iran et la Syrie.


Une image qui sera scrutée en Israël, où Nicolas Sarkozy doit se rendre dans quinze jours. Osera-t-il parler du désarmement de la milice chiite ? Peu probable. Convaincu que le consensus reste d’une extrême fragilité, il plaidera pour que l’accord conclu soit «totalement mis en œuvre». Pour tenter d’y contribuer, il a renoué avec le président syrien, Bachar al-Assad, des contacts directs qui étaient suspendus depuis décembre. Sarkozy devait se rendre au Sud-Liban, auprès des militaires français de la Finul déployée le long de la frontière israélienne, avant d’y renoncer à la dernière minute pour que «la signification politique du voyage soit plus forte». Jeudi, des avions israéliens avaient à nouveau survolé le Sud-Liban avec simulation de raid…



http://www.liberation.fr/actualite/monde/330390.FR.php
© Libération
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