actualité politique nationale et internationale
Mon point de vue relatif à l’appel de Politis est le suivant.
La meilleure tactique ou bien la meilleure stratégie par rapport à l’appel de Politis, c'est la banalisation, c'est un appel comme un autre, comme nous en signiions au moins une dizaine depuis trois ou quatre ans, comme par exemple les appels pour un référendum ou bien pour le vote non à la constitution européenne ou bien l'appel pour la candidature Bové.
Cet appel est un piège, il provoque et il provoquera forcément de fortes réactions positives ou bien négatives et ce sera une cause de division
supplémentaire entre ses supporters et ses détracteurs.
De mon point de vue, les principales questions sont les suivantes.
Premièrement, il y a la question de l'utilisation, de l'avenir de cet appel, comme du bilan de l'utilisation des autres appels. On signe, on demande des
signatures, on obtient plusieurs dizaines de milliers de signatures, et après ? Ces appels sont ils porteurs d'une dynamique de construction d' un nouveau parti anticapitaliste, j' utilise
volontairement cette formule.
Il y a par exemple le bilan de la candidature Bové, elle provoquait une réelle dynamique et, au delà du nombre de voix, Bové lui même cassait cette
dynamique, de mon point de vue, par son appel au vote Royal, je résume, je simplifie et je caricature, ce n'était bien sûr pas la seule cause, il n'y a jamais de cause unique.
Deuxièmement, il y a aujourd'hui parmi toutes les composantes de la gauche alternative, la gauche du PS, le PCF, la LCR, les verts, les collectifs pour
une gauche alternative, et j'en oublie, une distinction qualitative entre une composante parmi toutes les autres, et ce n'est pas du tout une question de programme et d'orientation, c'est la
formidable campagne de propagande des médias capitalistes pour Besancenot. Vous trouverez de nombreux messages relatifs à cette question si vous consultez mon blog personnel, c'est le blog
www.fischer02003.over-blog.com . Il faut une discussion spéciale par rapport à cette question, car si nous ne répondons pas à cette question, il n'y aura pas de recomposition de la gauche et de
l' extrême gauche.
La troisième question et c'est la question la plus importante c'est l'extraordinaire silence de la totalité des composantes de la gauche et de l'extrême
gauche européennes par rapport à la totalité des questions économiques et sociales du monde d'aujourd'hui.
Le monde capitaliste vit une nouvelle crise économique et boursière, un deuxième choc pétrolier dont le symbole est le baril de pétrole à 130 dollars, et
les meilleurs spécialistes annoncent tranquillement un baril de pétrole à 200 dollars avant la fin de l'année 2008, un deuxième choc pétrolier sans commune mesure par rapport au premier choc
pétrolier dans les années 1970, et il n'y aucune analyse pertinente de la gauche et de l'extrême gauche européennes par rapport à cette question.
Le monde est en guerre et l'impérialisme multiplie les guerres coloniales en Palestine, en Irak, en Afghanistan, il menace d'une nouvelle guerre contre
l'Iran, et on assiste à une véritable disparition du mouvement anti guerre et alter mondialiste depuis cinq ans.
Besancenot défend les sans papiers chez Drucker, mais quand des sans papiers occupent des batiments de la Bourse du Travail de Paris, on ne voit Rue
Charlot aucun militant d'aucune organisation française, et la LCR les dénonce dans son hebdomadaire.
Enfin, il y a donc la question des médias et en particulier la question des médias électroniques, dans une situation de véritable dictature médiatique de
la presse quotidienne et hebdomadaire et des médias audio visuels.
J'ai donc un blog personnel depuis le mois d'août 2007.
Le 1° janvier, en guise de voeux, je lançais un premier cocorico par lequel je me félicitais de mes 3 500 visiteurs à cette date.
J'en suis maintenant a plus de 12 500 visiteurs, une moyenne de 100 visiteurs et de 350 pages par jour.
Il faut vraiment une amélioration de la convergence de nos moyens de communication électronique.
L'alternative à gauche, organisons-la !
http://www.appel-a-gauche.org/
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Nous célébrons l’anniversaire de Mai 68.
Le temps n’est toutefois ni aux commémorations, ni à la nostalgie.
La planète s’est profondément transformée. Le capitalisme se fait toujours plus prédateur. Les émeutes de la faim sont le corollaire de l’enrichissement indécent d’une minorité de
privilégiés. Les crises financières s’enchaînent et une catastrophe écologique se dessine. Bousculée par un nouveau totalitarisme de marché, la démocratie s’étiole.
C’est à la refondation d’une politique d’émancipation qu’il importe de s’atteler.
En France, le sarkozysme se heurte déjà à la résistance du pays. Dans les entreprises du secteur privé, dans les services publics, à l’école, d’amples mobilisations se font
jour.
À quarante ans de distance, deux questions se reposent à nous : quelles perspectives offrir à la colère sociale ? Comment la volonté de changer radicalement l’ordre des choses peut-elle
redonner majoritairement le ton à gauche ?
À cet égard, chacun hélas peut le constater, il manque toujours une force incarnant un projet alternatif.
Du côté de la majorité dirigeante du Parti socialiste, les volontés hégémoniques se confirment, et avec elles les tendances au renoncement social-libéral, inspirées des exemples de MM.
Blair ou Prodi. Mais la gauche de transformation sociale et écologiste ne doit pas, elle, s’accommoder d’un statu quo qui lui interdit d’espérer changer en profondeur la donne
politique.
La menace du bipartisme devient plus forte, avec son choix mortifère ramené à deux variantes de l’adaptation au libéralisme. Tout cela peut nous conduire à des désastres comme celui que
vient de connaître la gauche italienne, incapable d’empêcher le retour de Berlusconi aux affaires et littéralement disloquée.
Les municipales et les cantonales viennent pourtant de prouver qu’il existe ici un espace comparable à celui révélé par Die Linke en Allemagne ou d’autres expériences similaires en
Europe. Faute de convergence entre des traditions et des cultures jusqu’ici séparées, faute de prendre en compte l’apport des mouvements sociaux et citoyens ayant émergé depuis plusieurs années,
le champ des possibles demeurera inévitablement limité : aucune force constituée ne peut rassembler autour d’elle seule.
Les échecs passés nous instruisent des difficultés de l’entreprise. Nous n’en restons pas moins convaincus que c’est le seul horizon porteur d’avenir.
Un cadre permanent pour faire front
Nous en appelons donc à l’affirmation d’une gauche enfin à gauche. Qui n’oublie plus la nécessité de redistribuer les richesses. Qui soit en phase avec
les aspirations des salariés, avec ou sans papiers, des quartiers populaires, des jeunes. Qui conjugue urgence sociale, urgence démocratique et urgence écologique. Qui permette au peuple
d’exercer sa souveraineté dans tous les domaines. Qui place l’égalité entre hommes et femmes au cœur de son projet. Qui milite pour un nouveau mode de production et de consommation, soutenable et
respectueux des équilibres écologiques. Qui promeuve la construction d’une autre Europe et des rapports de codéveloppement avec le Sud. Qui devienne, ce faisant, une véritable force.
Militants politiques, acteurs du mouvement social et culturel, nous pouvons dès à présent agir de façon coordonnée. Sans préalable sur les engagements des uns et des autres, construisons
un cadre permanent qui nous permette, ensemble, nationalement et localement, de réfléchir aux moyens d’une vraie réponse politique aux attaques de la droite et du Medef et d’aborder les grands
rendez-vous qui s’annoncent. D’ici l’été, que chacun et chacune se saisisse de cette proposition sur le terrain. Et retrouvons-nous à l’occasion d’un grand rendez-vous national en septembre, afin
de prolonger ces échanges.
Premiers signataires :
Paul Ariès, Ariane Ascaride, François Asensi, Clémentine Autain, Christophe Barbillat, Francine Bavay, Hamida Bensadia, Pierre Bergougnoux, Jacques Bidet, Martine Billard, Jean-Jacques
Boislaroussie, Patrick Braouezec, Bernard Calabuig, Yves Contassot, Eric Coquerel, Emmanuelle Cosse, Thomas Coutrot, Claude Debons, Bernard Defaix, Marc Dolez, Annie Ernaux, Jean-Claude Gayssot,
Jacques Généreux, Susan George, Dominique Grador, Robert Guediguian, Michel Husson, Raoul-Marc Jennar, François Labroille, Frédéric Lebaron, Jacques Lerichomme, Philippe Mangeot, Roger Martelli,
François Maspero, Gérard Mauger, Marion Mazauric, Daniel Mermet, Mohammed Mechmache, Philippe Meyrieu, Claude Michel, Yann Moulier-Boutang, Dominique Noguères, Michel Onfray, Christian Picquet,
Christophe Ramaux, Yves Salesse, Denis Sieffert, Patrick Silberstein, Evelyne Sire-Marin, Emmanuel Terray, Rémy Toulouse, Marcel Trillat, Christophe Ventura, Marie-Pierre Vieu,
Claire
Villiers.
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