actualité politique nationale et internationale
Par FISCHER
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Les ministres des cinq partis au pouvoir ne sont toutefois pas parvenus à s'entendre. Ils viennent de renvoyer le dossier à la rentrée politique, espérant que la crise institutionnelle,
toujours non résolue, ne les sollicitera pas d'ici là.
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Face à ces opérations, les autorités ont réagi au cas par cas. Lors d'une longue grève de faim dans une église de Bruxelles, ils ont accordé des titres de séjour provisoire assortis d'un permis
de travail. La décision n'a fait qu'ajouter à la confusion, et encouragé la radicalisation d'autres personnes, qui séjournent pour certaines depuis de nombreuses années dans le pays.
Ce traitement différencié de situations identiques s'est poursuivi au cours des derniers jours. Des grévistes de la faim ont obtenu des permis de séjour provisoires pour des raisons médicales,
tandis que d'autres ne décrochaient aucune promesse.
La détermination de critères de régularisation clairs était censée mettre un terme à la confusion. La ministre libérale flamande de la politique de migration et d'asile, Annemie Turtelboom,
avait suggéré un système de points prenant notamment en compte "l'ancrage local durable" des demandeurs, le moment de leur arrivée dans le pays, leur situation familiale, le fait
qu'ils travaillent, etc.
DÉSACCORDS
Les partis francophones réclamaient la prise en compte des illégaux qui n'ont jamais eu aucun statut en Belgique ou n'ont formulé aucune demande d'asile, mais pourraient prouver qu'ils sont, de
fait, installés dans le pays.
Les partis flamands étaient plus prudents, craignant la réaction de l'extrême droite xénophobe et des populistes, qui n'auraient pas manqué de dénoncer leur "laxisme".
Devant ces désaccords, l'idée d'un vaste plan de régularisation des clandestins a été d'emblée écartée. En revanche, un plan général, portant sur la migration économique pour les emplois à
"valeur ajoutée" ou de l'acquisition de la nationalité, paraissait envisageable.
Sans cesse reporté, l'accord sur les critères n'a toutefois pas pu être conclu. Le gouvernement s'est contenté d'examiner la semaine dernière une note "déterminant la responsabilité des
différents acteurs", a expliqué Mme Turtelboom. Le moratoire sur les expulsions réclamé par les mouvements de sans-papiers n'a pas été entériné. Les autorités fédérales
craignent une radicalisation des illégaux, et tentent de rejeter la responsabilité sur les municipalités, associations ou églises qui, selon elles, ne font rien pour empêcher leurs actions.
Le premier ministre, Yves Leterme, est désigné par les partis francophones du gouvernement comme le responsable de cet échec. Le Centre démocrate humaniste (CDH) s'est dit "profondément
déçu". Marie Arena, ministre PS de l'intégration sociale, estime que le premier ministre n'a pas pris ses "responsabilités". La presse francophone a réagi à l'unisson :
"Imagination, volonté, courage politique : de tout cela, il aura manqué (une fois de plus) à Yves Leterme", juge Le Soir.
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