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31 janvier 2010 7 31 /01 /janvier /2010 17:29


http://www.damnesdelaterre.com/index.php?option=com_content&view=article&id=431:festival-identite-internationale&catid=39:agenda&Itemid=61


Programme du festival de l’identité internationale

Lundi 8 février Amphi B2 à 12h00  Film « L’Armée du Crime » Robert Guédiguian suivi d’un débat en présence du réalisateur 

Mardi 9 février Université de Nanterre Amphi C1 à 12h00  Conférence débat avec Gérard Noiriel, historien à l’EHESS, auteur de  « Le massacre des Italiens,Aigues-Mortes, 17 août 1893 » (éditions Fayard. Janvier 2010) et Bamba Gueye Lindor, porte-parole des Damnés de la Terre   

Mardi 9 février à 18h00  Concert HK (du Ministère des Affaires Populaires) et les saltimbanks

Mercredi 10 février Amphi C1 à 12h00  Film « Adieu Gary » de Nassim Amaouche, suivi d’un débat en présence du réalisateur 



Identité nationale : a qui sert le crime ?

A l’issue de trois mois de matraquage sur le thème équivoque de l’identité nationale, il est nécessaire d’éclaircir les enjeux cachés.

Comme sous la Troisième République ou sous le régime de Vichy, l’identité nationale hante à nouveau notre société. Ce n’est pas un hasard. En temps de crise, la France impérialiste et inégalitaire ressort ses épouvantails.   

Les citoyens français ont été « convoqués » depuis novembre 2009 pour « répondre à leurs inquiétudes ». 11ème sujet de préoccupations pour les français, loin derrière les 450000 chômeurs de plus en 2009, le pouvoir a voulu faire de la question identitaire le sujet numéro un.

Or, s’il est difficile de définir la « civilisation française », il semble que l’on désigne plus facilement ceux qui n’en font pas partie ! Débat sur notre identité ? Non ! Débat de la peur et de la manipulation, il s’agit en fait de savoir qui nous ne sommes pas.

L’exécutif nous enjoignait donc de prendre position à partir d’un questionnaire dans lequel neuf questions sur dix présentent l’immigration ou les enfants de la colonisation comme une menace pour le pays. Pour ceux qui pensent encore que le débat a dérapé, il faut lire la note adressée aux préfectures l’automne dernier. On peut y lire : « ce débat répond aux préoccupations soulevées par la résurgence de certains communautarismes dont l’affaire de la burqa est l’une des illustrations ». Dès le début, qui est visé? La réponse n’est que trop évidente. Le scénario était donc écrit d’avance : les musulmans escortés par l’armée des sans-papiers font trembler la République!

D’autre part, la petite musique sur l’œuvre positive de la colonisation et le refus de la « repentance » participe au même arôme idéologique. Une vision de l’histoire de France qui glorifie la férocité des classes possédantes (de la boucherie de 14-18 aux doctrines racistes de l’empire colonial) est présentée comme sacrée et devrait être brandie fièrement par tous ! Il faut être « fidèle au sacre de Reims » annone Finkielkraut, «il faut honorer Napoléon » surenchérit Max Gallo sans sourciller sur le rétablissement de l’esclavage par l’Empereur des Français. L’enjeu ? A nos yeux, il s’agit de promouvoir un héritage « unificateur » qui prépare mentalement la guerre intérieure contre les « mauvais français » et extérieure contre les autres, les « nouveaux barbares ». Du même coup, une autre histoire de France, celle des luttes émancipatrices, celles des opprimés est étrangement niée ou absente.

Et pour cause ! En 1793, selon la Constitution la plus démocratique écrite en France[1], une condition suffisante pour être français était de lutter contre le despotisme ou même d’accueillir et d’élever un orphelin. La définition actuelle de la nation au contraire est complètement réactionnaire : elle sert à définir des ennemis, à nier les contradictions sociales en les reportant sur une fracture nationale-religieuse, à justifier les « bienfaits » du colonialisme. Nul besoin d’un vote xénophobe suisse, on le voit bien,  pour promouvoir une conscience de race en lieu et place d’une conscience de classe.

Les habits neufs du racisme paraissent présentables.Mais la main qui caresse est souvent la main qui tue. D’un côté, les paroles d’or sur les « valeurs républicaines » ou sur les « droits des femmes » . De l’autre, les actes de plomb faits d’expulsions, d’exclusion ou de « bavures ». Les flingues qui tueront les prochains Bouna Traore, Zyed Benna, Yakou Sanogo, Ali Ziri ou Rabah Bouamda sont déjà chargés. Nous affirmons que ce débat prépare de nouveaux morts, des « mauvais français » tués par les balles perdues de la police ou des beaufs chauffés à blanc. Le pogrom de Rosarno en Italie, c’est-à-dire en décembre 2009 la chasse à l’homme contre des travailleurs africains, montre où mènent les politiques de division sur des critères nationalitaires.

C’est pourquoi refuser un débat parce qu’il est imposé peut être légitime, mais l’absence de réponse politique à cette crapulerie s’apparente à une complicité. Certes, cette offensive sert à des fins électorales et à masquer les responsables de la crise, elle est surtout en elle-même une attaque contre les classes populaires. 

Cette approche de l’immigration ou des populations jugées « allogènes » n’est pourtant pas nouvelle. Elle s’est affirmée en 1983 lorsque le socialiste P.Mauroy déclarait contre les  ouvriers grévistes de Citroën-Aulnay « nous ne céderons pas face aux ayatollahs », divisant ainsi les ouvriers selon un discriminant religieux ; cette division plonge d’ailleurs ses racines dans la nuit coloniale et le couvre-feu de 1961 réservé alors aux ressortissants « d’Afrique du Nord ».

Premier objectif de cette nouvelle campagne idéologique nommée « identité nationale » : Faire peur et marquer une frontière symbolique entre les « bons » français et les autres. Deuxième objectif : désigner un ennemi intérieur comme responsable des problèmes sociaux. La guerre entre travailleurs mais aussi la domination du « Tiers-Monde » est la marque de la politique de la classe dominante. Nous ne l’oublions pas : ne pas détruire l’ordre néo-colonial français en Afrique c’est nourrir la sombre mascarade de l’identité nationale ici.

En fait, la disparition des freins à la logique capitaliste et la désignation d’un nouvel ennemi intérieur grâce à la théorie du « choc des civilisations » sont deux phénomènes liés. En effet, la précarité et la pauvreté étendues créent des révoltes sociales. L’ordre dominant a tout intérêt alors à définir les questions sociales  selon des termes ethniques et culturels. Diviser ceux qui devraient être unis et unir ceux qui devraient être divisés telle est la devise de la bourgeoisie. Finalement, la vraie énigme dans un pays où 8 employeurs sur 10 discriminent selon un nom maghrébin, c’est pourquoi n’a t-on pas plus de « communautarisme » ou de délinquance ?

Nous sommes dans une période de fascisation de l’Etat durant laquelle l’explosion des inégalités va de pair avec la diabolisation des luttes et des alternatives politiques. Mais justement dans l’histoire de France, le recul de cette division raciste, c’est précisément pendant la Commune, la Résistance antifasciste ou mai 68, des périodes de remises en cause de la domination de classe.

Il reste, heureusement, la conscience que l’unité de ceux qui ont les mêmes intérêts est la seule solution qui change la donne.

Marx disait que la classe ouvrière anglaise ne pouvait se libérer si elle ne détruisait pas tous ses préjugés coloniaux à l’encontre des Irlandais [2]. Qui sont aujourd’hui les Irlandais des Français ? C’est dans un esprit internationaliste que nous comptons aborder ce sujet.

Eclaircir les enjeux cachés, disions-nous. Mieux, face au nouvel ordre raciste, nous devons organiser la riposte, en avançant des idées et des luttes d‘émancipation. C’est l’enjeu de notre conférence-débat en particulier. C’est aussi le combat de l’AGEN et des Damnés de la Terre en général..



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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 20:56


Un message de Denis Halliday, ancien secrétaire général adjoint de l'ONU, Coordonnateur humanitaire pour l'Iraq 1997-98

En acceptant le Prix International de la Paix Gandhi en 2003, j'ai expliqué ma décision de remettre ma démission à l'Organisation des Nations Unies, en tant que chef du Programme Humanitaire de l'ONU en Iraq à la fin de 1998. Face aux ordres du Conseil de Sécurité, qui continuait à imposer au peuple irakien des sanctions génocidaires, cette démission s’est avérée nécessaire pour moi. Conserver ce poste c’était se rendre complice d’une catastrophe humanitaire. De plus, mon sens profond de la Justice a été lourdement ébranlé ( comme le vôtre l'aurait été dans ma position), par la violence des sanctions que l'ONU a fait peser sur la vie et le bien-être des enfants, des familles et de tant d'être chers en Iraq. Il ne peut y avoir aucune justification pour tuer. Ni les jeunes, ni les personnes âgées, ni les malades, ni les riches, ni les pauvres … partout, et en toutes circonstances. Et surtout pas par les Nations Unies.

Certains vous diront que les dirigeants irakiens punissaient le peuple irakien. Mais ce n'est ni ma perception, ni ce que j’y ai vu, lorsque j’ai vécu à Bagdad en 1997-98 et quand j’ai voyagé à travers le pays. Et si tel était le cas, comment cela pourrait-il justifier cette punition collective que sont les sanctions ordonnées par les Nations Unies? La Charte des Nations Unies et le Droit International n’autorisent aucunement les conséquences criminelles d’un embargo. Alors que dire de cet embargo commandité par les Nations Unies, douze années durant, dans le cas du peuple irakien?

Après ma démission, j'ai tenté d’expliquer l'impact de ces sanctions, aux médias, aux universités et dans des réunions publiques en décrivant les enfants irakiens vivant comme dans un couloir de la mort, sans espoir de répit...À la fin de l'année 1998, nous, - l'ONU -, avions tué des centaines de milliers d’enfants, sans aucune hésitation apparente de la part des Etats membres permanents du Conseil de sécurité.

L'invasion et l'occupation illégales de l'Iraq en 2003 n'ont fait qu'empirer la situation globale des enfants, des femmes et des hommes irakiens. Contrairement à ce que les masses médias ont rapporté ou rapportent, toute une nation est terrorisée, tuée, ou contrainte à l'exil. Selon le CICR (la Croix-Rouge) et les autres organisations internationales, la situation humanitaire en Iraq est catastrophique. La volonté américaine d’imposer «la démocratie et la liberté" en Iraq a échouée, tandis que la loi, l'ordre et la santé économique et sociale du pays sont de plus en plus dégradés. Les systèmes de Santé et d'Education sont sur le point de s'effondrer, les droits de l’Homme ne sont plus respectés, la sécurité humaine et les opportunités pour sortir de cette crise ont disparus: les réfugiés et les déplacés irakiens sont aujourd’hui plus nombreux que ceux qui jouissent de la vie normale en Iraq.

Depuis que le gouvernement irakien a réintroduit la peine capitale en 2004, un nombre inconnu de personnes ont été pendues. Aucun des condamnés ne semble avoir eu un procès équitable. Le système judiciaire irakien a été qualifié par les organismes internationaux responsables et les organisations des droits humains comme corrompu, et malheureusement en proie à des dysfonctionnements graves et au sectarisme.

Dernièrement, le Conseil présidentiel de l'Iraq aurait ratifié la condamnation à mort de quelques 900 détenus qui croupissent dans le couloir de la mort. Quelques 17 détenus seraient des femmes.

L'effondrement apparent de la justice dans l'Iraq d'aujourd'hui doit être replacé dans le contexte d'un quasi total effondrement de la loi et de l'ordre depuis l'invasion US / UK, comprenant des crimes de guerre, des atrocités, des meurtres de civils commis par des mercenaires et par les forces militaires de l'occupation américaine.

Je m'oppose à l'utilisation de la peine de mort, où qu'elle se produise pour motif qu'elle est contraire aux Droits Fondamentaux de l'Homme. La Communauté Internationale qui a déjà totalement ignoré le peuple irakien, a le devoir impérieux de condamner les conséquences humaines effroyables de l'invasion et de l'occupation illégale, et doit condamner - sûrement les Irakiens ont ils assez souffert - l'un des taux les plus élevé d'exécutions dans le monde.

Sans votre voix, la spirale croissante de mise à mort va se poursuivre.. C'est pourquoi je me joins au BRussells Tribunal en dénonçant les exécutions. Je vous serais très reconnaissant si vous pouviez lire la déclaration suivante sur la pendaison imminente de 900 détenus:

http://brusselstribunal.org/DeathPenalty121209.htm

et signer l'appel pour mettre fin à ces exécutions et demander que le gouvernement irakien impose un moratoire sur la peine de mort.

Je vous remercie au nom du BRussells Tribunal et à nous tous qui nous soucions de la justice et de la vie humaine.

Denis J. Halliday Ancien secrétaire général adjoint des Nations Unies et coordonnateur humanitaire des Nations Unies pour l'Iraq, 1997-98

Il a reçu en 2003 le Gandhi International Peace Award - Irlande

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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 20:47

http://www.palestine-solidarite.org/interview.George_Galloway.280110.htm


Rencontre avec George Galloway

Tous unis avec les musulmans pour briser le siège de Gaza

George Galloway, député britannique à la Chambre des communes (*), est un homme posé, vif, chaleureux. Son regard bleu est attentif et amical. Il n’a pas de temps à perdre. Il est préoccupé par la gravité de la situation à Gaza. Il a mille fers au feu mais il a néanmoins accepté de venir donner, le 26 janvier, une conférence à Lyon (**). C’est dans ce cadre que nous l’avons rencontré.

D’une voix forte, claire et limpide, il délivre son message : face à la guerre que mène l’Occident contre le monde musulman, c’est une faiblesse mortelle de la gauche de ne pas s’unir avec les musulmans [1]. Il est impératif que toutes les forces progressistes et anti-guerre s’unissent avec eux. Car les positions des musulmans aujourd’hui sont objectivement les mêmes que celles de tous les progressistes dans le monde : en finir avec les guerres et les injustices.

Silvia Cattori : Après le dernier convoi de « Viva Palestina » à Gaza [2], que comptez-vous faire ?

George Galloway : Je pense que le temps des discussions est passé. Les actions parlent plus fort que les mots. Nous devons briser le siège de Gaza par tous les moyens. Nous l’avons brisé trois fois au cours des derniers onze mois ; nous devons continuer de le briser de plus en plus pour obtenir la fin définitive de ce siège.

Nous n’allons pas laisser seule la population de Gaza. Le prochain convoi se fera par la mer. Nous n’avons pas d’autre choix. On prendra la mer en mai 2010. Il y aura des navires d’Afrique du Sud, du Venezuela, de Malaisie, de Turquie, etc. Nous avons besoin d’autant de navires que possible, du soutien d’autant de gouvernements que possible, de la protection d’autant de drapeaux que possibles pour apporter à Gaza autant d’aide que possible ; du ciment, du bois, des clous, pour reconstruire Gaza.

Certes, c’est beaucoup plus difficile maintenant que l’Egypte a interdit l’entrée de son territoire aux convois. J’aurais préféré aller par terre plutôt que par mer, je ne suis pas un marin, mais c’est la seule voie pour aller à Gaza. Nous voulons que ce convoi international puisse naviguer sous pavillon turc, qu’il y ait à son bord des personnalités éminentes, et qu’il puisse transporter une grande quantité de matériel. Nous avons de bonnes chances d’arriver à bon port. Si nous y parvenons, nous pourrons revenir avec nos bateaux remplis de produits de Gaza, et amorcer ainsi une ligne commerciale maritime entre Gaza et le monde.

Nous sommes en train de construire une coalition internationale ; le mouvement « Viva Palestina » existe maintenant dans de nombreux pays : Afrique du Sud, Australie, États-Unis, Malaisie, Grande Bretagne, Irlande ; je souhaite voir le mouvement de solidarité en France se joindre à nous.

Silvia Cattori : Si je comprends bien, vous comptez rassembler et unifier internationalement les groupes et les gens, actuellement dispersés et affaiblis, pour atteindre la plus grande efficacité possible et devenir éventuellement le leader de ce mouvement ?

George Galloway : Non, je ne pense pas en être le leader. Je crois que la Turquie est le leader. Le Premier ministre, M. Erdogan, devrait être notre leader. C’est, je crois, le seul homme d’État qui peut réellement avoir un large écho - en particulier dans le monde musulman, le monde arabe - et qui peut réveiller le géant endormi de l’opinion publique arabe.

La Turquie a été un élément très important dans notre réussite. Elle est un nouveau facteur dans cette équation palestinienne. Après des décades d’alliance stratégique avec Israël, la Turquie est dirigée aujourd’hui par un gouvernement que les citoyens du monde ne peuvent qu’admirer. L’ONG humanitaire turque, IHHA a été décisive dans le succès de notre dernier convoi. Elle nous a apporté des véhicules et plus du 40% des personnes qui ont participé au convoi. M. Erdogan est intervenu personnellement pour obtenir que Moubarak nous laisse passer. Il nous a apporté tout le soutien politique et diplomatique qu’il nous fallait pour que nous puissions atteindre notre objectif d’entrer à Gaza pour offrir à la population notre matériel et notre soutien.

Silvia Cattori : Je comprends que vous soyez pressé de repartir, et de vous lancer dans un nouveau défi pour attirer l’attention du monde sur Gaza et sa population délibérément affamée, et toujours prise au piège d’un enfermement plus que jamais cruel et dangereux. Mais n’est-ce pas un rêve irréalisable ? En naviguant sous pavillon turc, ne craignez-vous pas d’être accusé de vouloir dresser un État contre un État ? Cela ne sera-t-il pas considéré par Israël comme un acte de guerre ?

George Galloway : Non, cela ne sera pas un acte de guerre parce que les eaux internationales sont les eaux internationales ; et après c’est la mer de Gaza. Il faut seulement avoir le courage de passer des eaux internationales aux eaux de Gaza. Il n’y a aucune menace contre Israël. Le convoi peut être inspecté par des fonctionnaires des Nations Unies, pour vérifier qu’il n’y a pas d’armes. Déjà plusieurs bateaux sont passés.

Silvia Cattori : Les deux dernières tentatives d’atteindre Gaza par la mer, en 2008, ont échoué ! Et les trois premières tentatives, si elles ont réussi, n’est-ce pas qu’Israël avait peut-être à ce moment là, un intérêt à les laisser passer ?

George Galloway : Il s’agissait d’un ou deux bateaux, et ils n’avaient pas la protection d’États importants. Il faut s’assurer la protection d’États qui pèsent d’un certain poids. C’est à quoi nous travaillons maintenant.

Je crois que nous sommes en mesure de créer les conditions qui nous permettront d’arriver à bon port. Nous devons essayer coûte que coûte ; dans ce contexte de blocus, il n’y a pas d’autre voie pour atteindre Gaza que d’y aller par la mer. Au début des années 1960, quand Berlin Ouest était isolé, tous les pays européens ont organisé un pont aérien pour lui apporter de l’aide. C’est d’un tel pont dont nous avons besoin. Nous ne pouvons pas le faire par air mais nous pouvons le faire par mer. Plus important il sera, mieux ce sera. Nous devons y aller en grand nombre ; nous devons avoir à bord des personnalités de renom, et le soutien d’États importants, ou au moins d’un État important. Et la Turquie sera, je crois, la clé.

Silvia Cattori : Le groupe de « Free Gaza » n’a-t-il pas annoncé son intention d’aller à Gaza à la même époque ? Ne travaillez-vous pas ensemble ?

George Galloway : Je ne sais pas ce que va faire « Free Gaza » ; nous respectons ce qu’ils font. Nous savons qu’ils ont déjà différé trois fois leur voyage ; je souhaite qu’ils se joignent à notre convoi, mais s’ils décident d’y aller seuls, ils ont mon entier soutien.

Silvia Cattori : Les gens qui vous ont fait confiance, qui vous ont accompagné durant les trois convois, surtout lors du dernier, comment vont-ils ? Cela a dû être une expérience fascinante et sans doute enrichissante, mais aussi très traumatisante. Comment sont-ils revenus du troisième et dernier convoi de décembre-janvier ? Et vous-même ? Brisés ou plus forts ?

George Galloway : Plus forts. Mais le prochain convoi par mer ne nécessitera pas d’engager la présence d’autant de personnes.. Dans ce cas, les seules personnes qui peuvent être un soutien, qui peuvent être vraiment efficaces, sont des personnalités connues, des gros donateurs, et des gens qui ont une expérience de marin. Nous n’avons pas besoin de beaucoup de passagers dans ces bateaux. C’est une tactique différente, celle-ci. Dans un convoi par terre, tout le monde était le bienvenu. Dans le dernier, nous avions avec nous 520 personnes de 17 pays. Ici, nous n’aurons besoin que de 15 à 20 personnes par bateau.

Silvia Cattori : Les gens qui ont suivi votre longue et pénible odyssée ont été impressionnés. Cela doit vous faire plaisir de savoir que l’on entend dire : « Si vous voyez quelqu’un de la trempe de Galloway, suivez-le ». Mais vos succès ne pèsent-ils pas lourd sur vos épaules ? C’est une grande responsabilité !

George Galloway : Oui. Mais je suis dans ce combat depuis 35 ans. J’avais 21 ans quand je l’ai commencé. Je ne vais pas l’abandonner. Nous n’allons pas laisser seule la population de Gaza.





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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 20:36

Je vous informe qu'à la suite de la contestation de l'imposture organisée par la direction actuelle du CRAN par des dizaines de militants et grâce à la persévérance d'une poignée de militants qui ont porté plainte et subi toutes sortes de tracasseries, le tribunal de grande instance de Paris suite à son audience du 8 décembre 2009, vient d'annuler l'élection/reconduction de Patrick Lozès à la tête du CRAN qui a eu lieu le 23 novembre 2008.

J'espère pouvoir vous communiquer le texte complet de cette décision dans les tout prochains jours.

Il devient indispensable que tous les militants et sympathisants de bonne volonté se mobilisent pour en finir définitivement avec l'imposture à grande échelle qui dure depuis décembre 2005 et pour que le CRAN cesse d'être un instrument de répression des membres de la communauté noire de France et pour que vive le CRAN puissant outil de lutte contre les discriminations et les vexations de toutes sortes.

Komlan Rigobert MISSINHOUN





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30 janvier 2010 6 30 /01 /janvier /2010 20:24

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/01/27/burqa-le-new-york-times-accuse-sarkozy-d-attiser-la-haine_1297660_%203224.html


Burqa : le "New York Times" accuse Sarkozy d'"attiser la haine"

LEMONDE.FR avec AFP | 27.01.10 | 18h04

Le grand quotidien américain New York Times s'est invité mercredi dans le débat sur l'interdiction du voile intégral en France, accusant le gouvernement français d'"attiser la haine" dans un éditorial intitulé "Les talibans applaudiraient".

"Il est facile de voir que les droits des femmes sont violés quand un gouvernement leur ordonne de dissimuler leur corps sous un voile entièrement couvrant", écrit le quotidien new-yorkais dans un éditorial au ton très offensif. "Il devrait être aussi facile de voir la violation quand une commission parlementaire française recommande [...] l'interdiction des services publics, dont les écoles, les hôpitaux et les transports publics, aux femmes qui portent ces voiles", poursuit le texte.

UN DÉBAT NATIONAL "IDIOT"

La mission parlementaire pluraliste sur le port du voile intégral a préconisé mardi une loi l'interdisant dans les services publics, transports compris. "Au lieu de condamner les recommandations [de la commission], le président Nicolas Sarkozy semble déterminé à surenchérir", affirme le New York Times, évoquant la position du chef de file des députés UMP Jean-François Copé, qui exige que le voile intégral soit prohibé dans tout l'espace public. Si une telle loi était adoptée, "les talibans seraient contents" mais "le reste du monde devrait manifester sa répugnance", poursuit le texte, ajoutant : "Malheureusement, les responsables politiques français semblent vouloir fermer les yeux devant les violations des libertés individuelles."

Dans la perspective des régionales en mars, "il est difficile de créer de l'emploi et facile d'attiser les préjugés antimusulmans", continue l'éditorial, ajoutant que pour récupérer des voix à l'extrême droite, "le gouvernement de centre-droit de M. Sarkozy a passé des mois à promouvoir un 'débat national' parfois idiot, parfois menaçant sur l'identité française". "Aucun gain politique ne peut justifier d'attiser la haine", conclut-il.





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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 21:20

http://www.rue89.com/planete89/2010/01/29/rechauffement-climatique-la-chasse-au-giec-est-ouverte-136098


Réchauffement climatique : la chasse au Giec est ouverte

Les prévisions du groupe d'experts sur le climat sont contestées, et des scientifiques demandent la démission de son président.

Le groupe intergouvernemental d'experts sur l'évolution du climat (Giec) [1] peut-il encore prétendre faire autorité quand il commet d'énormes erreurs ? La défense des scientifiques tient-elle la route ? Pourquoi la communauté des climatologues est-elle attaquée maintenant ? Autant de questions posées depuis la bourde sur la fonte de l'Himalaya [2], annoncée par erreur avec trois siècles d'avance.

Peu avant le sommet de Copenhague [3], la publication d'emails piratés entre chercheurs anglais (le Climategate [4]), avait jeté un premier soupçon sur la neutralité des experts, qu'on découvrait prêts à « arranger » des données pour asseoir la crédibilité de leurs prédictions.

Le Climategate avait fait un flop en France [5], où la majorité de la presse presse se méfie des « sceptiques ».

Les trois accusations

Depuis deux semaines, à l'étranger, c'est un déluge de critiques qui vise les rapports du Giec, et par ricochet leurs auteurs. Plusieurs prévisions de taille s'avèrent erronées :

La date de la fonte des glaciers de l'Himalaya, 2035, c'est-à-dire demain. Manifestement, toutes les procédures de révision n'ont pas été respectées, a reconnu le Giec lui-même.

Si le groupe d'experts mandatés par l'ONU a fini par admettre une « erreur regrettable », il n'a pas réellement fait amende honorable, promettant simplement de revoir ses procédures de relecture pour en améliorer la fiabilité.

Les scientifiques semblent coutumiers du téléphone arabe : la date de 2035 a été inspiré d'un rapport du WWF, qui lui-même reprenait un article de la revue New Scientist… Ou quand les médias et les ONG ont débordé les experts.

L'impact du changement climatique dans la formation de cyclones et ouragans aurait aussi été surestimée. C'esten tout cas ce qu'assure le Sunday Times [6]. Mais cette fois, le Giec contre-attaque, qualifiant l'article de « mensonger et sans fondement ».

Le Monde, dans un article intitulé « La pression monte autour des experts du climat [7] », estime par la voix d'un des membres du Giec qu'« il n'y a pas de biais dans la procédure ».

Le coût économique du changement climatique : sur son blog, le spécialiste d'études environnementales Roger Pielke Junior, [8] qui a travaillé pour le gouvernement britannique et pour le Giec, a remarqué une bizarrerie en comparant deux versions du rapport de l'Anglais Nicholas Stern sur l'impact économique du réchauffement, repris par le Giec.

Entre 2006 et 2007, l'impact estimé du changement climatique sur le PIB a été multiplié par dix ! Pielke avait déjà signalé cette erreur à l'époque dans le milieu scientifique, mais cela était passé inaperçu. Il explique à Rue89 :

« Ce sont des erreurs graves, destinées à rendre les conclusions plus alarmantes, pour que ça parle plus au public. »

Vu le grand nombre de prédictions avancées notamment par le groupe II du Giec, intitulé « impacts, adaptation et vulnérabilité », il est probable que d'autres bourdes soient révélées prochainement.

Qui en veut au Giec ?

Plusieurs hypothèses restent possibles quant à l'origine de la divulgation des erreurs. Depuis son prix Nobel de la paix collectif , tout ce que disait le Giec était parole d'Evangile, et les quelques voix qui comme Serge Galam, répétaient que « la climatologie n'est pas encore une science » [9], restaient inaudibles.

A l'approche du sommet de Copenhague et de la mise en oeuvre de politiques contraignantes pour lutter contre le changement climatique, ceux dont les intérêts pourraient être mis en danger ont sorti les crocs.

Pour Amy Dahan, directrice de Recherche au CNRS et qui travaille sur « Changement climatique, Expertise et Futurs » :
« Il y a un contexte politique extrêmement dur, en particulier aux Etats-Unis avec les engagements d'Obama qui suscitent des inquiétudes, et les lobbies pétroliers ou des industries traditionnelles sont à l'oeuvre depuis longtemps. » [citation amendée par l'interviewée, ndlr]e

« Souvent, le Giec cherche le consensus au détriment de la science. »

Mais comme nous en avions débattu sur le plateau de la Ligne jaune (une émission d'Arrêt sur images) [10], les médias ont aussi leur responsabilité lorsqu'ils retiennent seulement quelques chiffres-clés, résumant à outrance la complexité des conclusions scientifiques.

Au sein du Giec même, des dissidences existent en réalité depuis quelques années déjà. Cette semaine un éminent membre du Giec a reconnu [11] qu'il fallait des prédictions qui aient un impact sur les décideurs. Et, désormais, on entend des démissionnaires s'exprimer. Comme Paul Reiter, entomologiste à l'Institut Pasteur qui s'est confié au Figaro [12] :

« Des concepts erronés ont été introduits par des non-spécialistes du sujet. (…) Souvent, le Giec cherche le consensus au détriment de la science. Aujourd'hui, on m'accuse d'être sceptique. Je veux juste être scientifique. »

Faut-il couper des têtes ?

Jusqu'ici, le Giec est resté sourd aux critiques, cherchant à minimiser les erreurs commises. Mais quand la pression médiatique voire judiciaire augmente, les lignes bougent. Comme lorsque Michael Mann, chef des climatologues visés par le Climategate, s'était finalement mis en retrait [13] de son groupe de recherche.

Personnellement mis en cause en tant que président du Giec, l'Indien Pachauri [14], dans le Times of India [15] a refusé de démissionner. Il s'estime légitime à conduire le prochain rapport sur le changement climatique, assurant que toutes les « personnes rationnelles » continueraient à croire les conclusions du Giec.

Un appel à la démission du président du Giec

Bien plus sceptique que la presse française, la presse anglaise s'est mise à attaquer Pachauri sur ses liens avec l'industrie des énergies renouvelables. Le Telegraph (conservateur) l'accuse [16] carrément de s'enrichir personnellement en donnant des conseils à des banques sur les quotas de CO2.

Avec deux autres scientifiques, Roger Pielke Jr a lancé un appel à la démission du président du Giec :

« Nous voulons surtout que les scientifiques déclarent leurs conflits d'intérêt. Si c'était le cas, Pachauri ne survivrait pas. Nous demandons aussi que des groupes soient nommés pour corriger les erreurs. »



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29 janvier 2010 5 29 /01 /janvier /2010 21:13


http://www.liberation.fr/politiques/0101616316-freche-se-prend-le-ps-dans-la-tronche


Frêche se prend le PS dans «la tronche»

Martine Aubry envisage d’opposer une liste au président de région sortant après ses propos contre Laurent Fabius. Les socialistes pourraient s’allier avec Europe Ecologie.

Par MATTHIEU ECOIFFIER

De la difficulté de se débarrasser de l’impossible Monsieur Frêche. Jusqu’à hier le PS faisait le dos rond en soutenant aux régionales - tout en se pinçant le nez - le président de la région Languedoc-Roussillon. Patatras. Le féodal montpellierain, multirécidiviste des dérapages verbaux s’est livré à un nouveau raptus nauséabond : dans l’Express de cette semaine, il cible Laurent Fabius en déclarant à l’adresse de l’ex premier ministre, issu d’une famille juive : « voter pour ce mec en Haute Normandie me poserait un problème, il a une tronche pas catholique ». Sitôt connus, ces propos ont déclenché hier un concert de réactions « indignées », plus ou moins sincères et embarrassées chez les socialistes. Et en quelques heures la mise en place d’un cordon sanitaire.

Ténors. Hélène Mandroux, la maire (PS) de Montpellier, s’est dite prête à conclure une liste « de la gauche et des écologistes ». A la demande expresse de Martine Aubry qui a saisi la direction du PS. « Après avoir courbé l’échine depuis toujours devant Frêche, les leaders socialistes se réveillent. Mieux vaut tard que jamais », s’est réjoui Arnaud Montebourg. Hier matin, la plupart des ténors socialistes se sont succédé sur les ondes pour dénoncer des propos « à vomir » (Aurélie Filippetti), « antisémites et condamnables » (Arnaud Montebourg), inqualifiables (François Hollande). Même Vincent Peillon a réclamé des « excuses » à son « ami ». « Le risque de perdre une région ne pèse rien par rapport au risque de perdre l’essentiel, nos valeurs », a philosophé Manuel Valls. Frêche, comme à l’accoutumée, a crié à la « chasse à l’homme », estimant que son propos a été « déformé à dessein ». « Il est suffisamment intelligent et féru d’histoire pour savoir qu’avec ces propos il ne se livre pas à une blague locale. Il ne dit pas ça de François Hollande, mais de Laurent Fabius », confie le fabiusien Claude Bartolone. A droite, on a sauté sur l’occasion pour faire la morale au PS sur son soutien à celui qu’Eric Raoult qualifie de « Le Pen de gauche ».

 

Sur le cas Frêche, Martine Aubry est effectivement en porte à faux. Après avoir tenté de le déboulonner pendant des mois, elle s’était finalement inclinée devant le plébiscite des militants régionaux en sa faveur le 3 décembre. Bien qu’exclu du PS depuis 2007 pour ses multiples dérapages, Frêche devait conduire les candidats socialistes sous l’étiquette « divers gauche ». Sans le logo du PS. Crédité de 29 % des voix face à l’ UMP dans les sondages, il devait apporter son fief au grand chelem promis par Aubry, et les bonnes grâces de ses affidés lors des primaires pour la présidentielle de 2012. Voterait elle Frêche si elle habitait dans sa région ? « Ben oui », a-t-elle répondu le 17 janvier. Depuis hier, c’est non.

 

Pied. Coïncidence. Mardi à 18 heures quand les déclarations de Frêche ont fuité, François Lamy, le bras droit d’Aubry, venait de recevoir, rue de Solferino, Hélène Mandroux et Paul Alliès, secrétaire national adjoint à la rénovation. Ces deux socialistes  « résistants » étaient venus l’informer qu’ils s’apprêtaient à rejoindre la liste Europe Ecologie « avec ou sans le soutien du PS ». Hélène Mandroux serait tête de liste départementale dans l’Hérault. Mais laisserait au vert Jean Louis Roumégas la tête de liste régionale. François Lamy a alors contacté Martine Aubry, qui leur a opposé une fin de non recevoir.

 

Changement de pied complet quelques heures après la publication des propos de Frêche. La maire de Montpellier depuis 2004 est rappelée fissa. « On les avait prévenus qu’il recommencerait. Cette nouvelle séquence a été insupportable pour Aubry », raconte Paul Alliès. Avec Hélène Mandroux, les voilà priés de monter « en trois jours » le rassemblement anti Frêche qu’ils prônaient en vain « depuis septembre ». Reste à convaincre « les fédérations embringuées derrière Frêche de tourner casaque ». « Ils ne vont pas se rendre sans combattre. Frêche a de beaux restes électoraux », prédit Alliès. Et quid des écologistes ? Cécile Duflot s’est dite « prête à travailler avec le PS », à condition que les Verts mènent la liste. Noël Mamère, lui, s’est montré plus ouvert : « il faut que tous les démocrates s’unissent pour battre Frêche. Europe Ecologie est bien sûr disponible ». Mais attention, prévient Daniel Cohn Bendit : « les socialistes ont laissé faire Frêche et ils se posent maintenant en sauveurs ! Si c’est une question d’hygiène démocratique, arrêtons les calculs d’appareil ! » Ou plutôt électoraux : « les études montrent qu’avec Mandroux en tête de liste on gagne », assure Claude Bartolone. « Et qu’avec le vert on perd ! »     

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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 20:35

SOUTENEZ LES MEDECINS CUBAINS EN HAÏTI

Le tremblement de terre qui a touché Haïti le 12 janvier a secoué le monde. 80% des bâtiments sont détruits, plus de 150.000 personnes ont perdu la vie. Des centaines de milliers de personnes ont tout perdu et s'en sortent bien souvent avec un lourd handicap. Dans les semaines qui suivent la catastrophe, le manque total de conditions d'hygiène va sans doute encore faire plusieurs milliers de victimes à cause de la diarrhée et des bronchites, maladies typiques de la pauvreté. La pauvreté structurelle et l’exploitation que subissent depuis des siècles les Haïtiens font que cette catastrophe prend des proportions inhumaines.

Heureusement, l’aide médicale internationale a vite démarré. Fait moins connu: Cuba est présent en Haïti depuis 1998 via un plan de santé intégré, dans lequel ont déjà été impliqués 6000 travailleurs de santé cubains. Les presque 400 médecins et travailleurs de santé cubains qui étaient en Haïti dans le cadre du plan de santé au moment de la catastrophe se sont avérés essentiels pour fournir de l’aide médicale à la population touchée dans les premières 72 heures après le tremblement. Peu après la catastrophe, Cuba a encore envoyé 60 spécialistes de la Brigade médicale Henry Reeve, spécialement formée et équipée pour intervenir lors de catastrophes. Les travailleurs de santé cubains ont aussi été aidés par 400 médecins haïtiens formés à Cuba. Les médecins cubains ont transformé leurs habitations en hôpitaux. En plus, ils ont pu compter sur les cinq centres de diagnostic intégral, déjà offerts auparavant par Cuba et le Venezuela, qui disposent entre autres d’instruments de recherche spécialisés comme des scanners IRM, une section soins intensifs et un espace d’accouchement.

Même si la plupart des médias se taisent sur cette aide cubaine, le 24 janvier (12 jours après le choc fatal), les médecins cubains avaient déjà soigné plus de 18.000 patients et effectué 1700 opérations, dont la moitié étaient des opérations complexes. Les travailleurs de santé cubains ont de plus lancé également une vaccination massive contre le tétanos avec 400.000 doses de vaccins offerts par Cuba.

L’engagement des médecins cubains est d’un intérêt vital pour beaucoup d'Haïtiens. Cuba, qui souffre du blocus économique le plus long de l’histoire et qui a du fournir des efforts lourds pour assurer à sa propre population des médicaments nécessaires, ne donne pas ses surplus, mais partage ce qu’elle a avec la population haïtienne.

C’est pourquoi nous faisons un appel chaleureux afin de soutenir le travail médical des médecins cubains en Haïti. Cela peut se faire via le compte de l’asbl Médecine Pour le Tiers Monde 001-1951388- 18 avec la communication "Haïti-MA100122" . Des dons à partir de 30 euro sont fiscalement déductibles. Vos dons sont transmis intégralement sur le compte que Cuba a ouvert dans ce but.

Katrien Demuynck, coórdinatrice Initiative Cuba Socialista.



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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 20:26

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Alain_Gresh.210110.htm


Débats à la télévision iranienne

Alain Gresh

Oui, une répression frappe intellectuels et manifestants en Iran, notamment depuis l’élection présidentielle de juin 2009. Oui, la torture a été utilisée dans les prisons. Pourtant, il est absolument réducteur de ramener le régime au nazisme ou au stalinisme. Car il existe de vrais espaces de liberté, des débats animés et une presse qui, malgré les restrictions, parvient à s’exprimer. On assiste même à des situations surprenantes pour ceux qui se contenteraient de la vision des médias occidentaux. Ainsi cette information que rapporte une dépêche de l’Agence France Presse du 18 janvier, signée par son correspondant Siavosh Ghazi, sous le titre « Iran : la télévision d’Etat donne la parole à l’opposition ». A ma connaissance, aucun journal français ne l’a reprise.

« Pour la première fois depuis la réélection contestée du président Mahmoud Ahmadinejad en juin, la télévision d’Etat iranienne a commencé à donner la parole à l’opposition, dans l’espoir de dénouer l’une des plus graves crises politiques de la République islamique. Depuis une semaine, la télévision organise un soir sur deux, à une heure de grande écoute, des débats entre partisans du président Ahmadinejad et de l’opposition. » (...)

« L’un des premiers débats a opposé le député réformateur Mostapha Kavakebian et le patron du quotidien ultraconservateur Kayhan, Hossein Shariatmadari. “Si on accuse tous les anciens présidents d’être liés aux Etats-Unis ou d’être les chefs d’une conspiration, il ne reste plus personne” pour soutenir le pouvoir, a lancé M. Kavakebian. » (...)

« Lors d’un débat suivant, l’ex-député réformateur Javad Ettaat a dénoncé la répression des manifestations lors de la journée de deuil religieux de l’Achoura, le 27 décembre, qui a fait huit morts et des centaines de blessés. “Si siffler et taper dans ses mains le jour d’Achoura est une erreur, frapper les gens est pire et les tuer est une faute encore plus grande”, a déclaré M. Ettaat. » (...)

« “L’un des aspects importants de ces débats est de couper l’herbe sous le pied des chaînes satellitaires en persan comme la BBC et la Voix de l’Amérique (VOA)”, relève M. Kavakebian. Depuis le début de la crise, l’audience de ces deux chaînes a augmenté au détriment de la télévision d’Etat, et les autorités les accusent de jouer un rôle actif dans l’organisation du mouvement de protestation. Sur le plan politique, “la poursuite de tels débats pourra préparer la venue de Mir Hossein Moussavi et Mehdi Karoubi” sur le petit écran, espère le député modéré Ghodratollah Ali-Khani. Les deux candidats battus lors du scrutin de juin “pourraient être invités et dire ce qu’ils ont à dire, ce qui ouvrirait la voie à la réconciliation nationale”, confirme M. Motahari. »

Delphine Minoui, correspondante au Moyen-Orient du Figaro, écrit (« Iran : tensions chez les conservateurs », 11 janvier 2010) :

« Le rapport de l’enquête parlementaire est sans appel. Présenté dimanche aux députés iraniens, majoritairement conservateurs, il accuse, preuves à l’appui, Saïd Mortazavi, l’ancien procureur de Téhéran, un fondamentaliste proche du président Ahmadinejad, d’être responsable de la mort sous la torture de trois manifestants antigouvernementaux dans la prison de Karhizak, à la périphérie de Téhéran. “Bien que Mortazavi ait maintenu qu’Amir Javadifar, Mohsen Ruholamini et Mohammad Kamrani soient morts d’une méningite, des examens postmortem prouvent qu’ils sont décédés à la suite de mauvais traitements”, précise le document. »

La cour de Téhéran a annoncé le 21 janvier qu’elle allait ouvrir une enquête sur la mort de dix-sept manifestants durant les manifestations qui ont suivi l’élection de juin 2009. Et Ali Larijani, président du parlement, a déclaré à Arak, le 20 janvier, que l’on ne pouvait se prévaloir des ordres du Guide suprême pour violer la loi. Les jours précédents, la censure avait été aussi levée sur plusieurs autres films.



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28 janvier 2010 4 28 /01 /janvier /2010 20:17

http://www.lariposte.com/Alan-Woods-a-Paris-le-30-janvier-1319.html


La réunion du 30 janvier se tiendra à l’Espace Dubail, 18-20 passage Dubail, Paris 10e, de 14 h à 20 h. Métros : Château d’eau, ou Gare de l’Est, ou Jacques Bonsergent.

Nous en rappelons ci-dessous le programme :

13 h 30. Accueil des militants et du public.

14 heures. « La crise du capitalisme et l’actualité du marxisme ». Avec Alan Woods, militant et théoricien marxiste, fondateur de la campagne internationale Pas touche au Venezuela ! ; Bijan Rastegar, militant communiste iranien ; et Mahamadou Sidibe, représentant CGT de grévistes sans papiers (93).

16 heures. « Marxisme ou réformisme : quel avenir pour le PCF ? » Avec Jérôme Métellus, membre du PCF, à Paris, et rédacteur à La Riposte.

18 heures. « La lutte contre Berlusconi et le rôle du PRC ». Avec Francesco Giliani, dirigeant du Parti de la Refondation Communiste (PRC), à Modena, en Italie, et rédacteur à Falce Martello, le journal de l’aile marxiste du PRC.

Le militant et théoricien marxiste Alan Woods sera de passage à Paris, le 30 janvier, à l’occasion de la réunion fondatrice du réseau Renforcer le PCF, renouer avec le marxisme. Il ouvrira cette réunion par un exposé sur « La crise du capitalisme et l’actualité du marxisme », à 14 heures. La dernière fois qu’il est passé à Paris, en 2006, nous avions organisé une réunion publique sur la révolution vénézuélienne dans l’amphithéâtre de l’ancien siège fédéral du PCF de Paris, rue Lafayette (voir ICI).

Les lecteurs de La Riposte connaissent Alan Woods à travers les nombreux articles que nous avons traduits en français, ces dernières années. Cependant, nous n’avons pu traduire qu’une petite partie de ses écrits. Outre ses articles sur des questions d’actualité politique et sociale, Alan est l’auteur plusieurs livres sur des sujets divers : l’histoire de l’URSS et du parti bolchevik, le mouvement ouvrier américain, la révolution vénézuélienne, la question nationale, etc. Mentionnons également La Raison en révolte, un livre sur la philosophie marxiste et la science moderne, dont La Riposte a traduit les cinq premiers chapitres (voir ICI). Le président du Venezuela, Hugo Chavez, en a vivement conseillé la lecture à plusieurs reprises, lors de son émission hebdomadaire Alo Presidente, tout comme il a conseillé la lecture du dernier livre d’Alan sur la révolution bolivarienne.

La plupart des articles et livres d’Alan ont été traduits en espagnol et largement diffusés en Espagne et en Amérique latine. Fondateur de la campagne internationale Pas touche au Venezuela !, que La Riposte anime en France, Alan Woods est connu du grand public, au Venezuela, et y a réalisé plusieurs tournées de réunions publiques très réussies (voir ICI et ICI). En raison de ses nombreux engagements, les passages d’Alan en France ne sont que trop rares. Ne manquez pas cette opportunité de l’écouter et de discuter avec lui !





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