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5 juin 2010 6 05 /06 /juin /2010 19:57

 

http://www.lemonde.fr/livres/article/2010/06/03/chomsky-a-paris-chronique-d-un-malentendu_1367002_3260.html

Chomsky à Paris : chronique d'un malentendu

LE MONDE DES LIVRES | 03.06.10 | 10h38  •  Mis à jour le 03.06.10 | 10h38

En 1984, un jeune chercheur nommé Pierre Pica s'en va étudier aux Etats-Unis avec Noam Chomsky. L'inventeur de la linguistique "générative" est alors au faîte de sa renommée : aux quatre coins du monde, on cite le maître du Massachusetts Institute of Technology (MIT), on connaît aussi ses engagements anti-impérialistes et libertaires. Pierre Pica noue bientôt un lien solide avec son professeur. Si bien qu'en 1994, c'est lui qu'un responsable du CNRS sollicite pour réimplanter la tradition chomskienne en France. "Viens, on va faire la révolution chomskienne à Paris !", lui promet-il. "J'ai trouvé cela intéressant, se souvient Pica aujourd'hui. Mais quand j'en ai parlé à Noam, il m'a tout de suite dit : "Ça ne marchera pas !" Il avait raison."

De fait, quinze ans plus tard, Chomsky est marginal dans les universités françaises. Et récemment, lorsque Pierre Pica a entrepris d'organiser une conférence de Chomsky à Paris, les dirigeants du CNRS ne lui ont guère facilité la tâche. Omerta intellectuelle ? Répression académique ? Pire : simple désintérêt, mépris à peine dissimulé. "Les gens de mon laboratoire m'ont dit : "La venue de Chomsky à Paris, c'est une manifestation bling-bling" !", soupire Pica.

Samedi 29 mai au matin, pourtant, la conférence a bien eu lieu. En métro, à Vélib' ou en rollers, beaucoup de jeunes s'étaient pressés vers le campus des Cordeliers, au Quartier latin. Un auditoire où se mêlaient étudiants et enseignants, Français mais aussi Italiens, Brésiliens ou Américains. Une heure durant, en anglais et sans notes, le professeur de 81 ans a improvisé une leçon de linguistique générative. Chemise bleu clair et simple jean, il se levait régulièrement pour tracer au tableau, à la craie, une phrase à décortiquer : "Can eagles that fly swim ?" (les aigles qui volent peuvent-ils nager ?), par exemple. Sa voix était douce et son propos tranchant. Ponctuant son discours d'une plaisanterie, il avait des airs de Woody Allen. Et, lorsqu'il affirmait que les théories concurrentes ne valaient pas une heure de peine, il faisait mine de les repousser des deux mains avec un geste de chasse-neige.

A la fin de la séance, toutefois, il apparut qu'aucune question posée, ou presque, ne le fut par un Français. Et nous y revoilà : étudié un peu partout en Europe, Chomsky le savant n'a quasiment plus d'influence ici. A l'origine, pourtant, les Français ont joué un grand rôle dans le rayonnement de sa linguistique générative. "Dans les années 1960 et 1970, nous avons formé tout le monde en Europe, les Italiens, les Néerlandais, les Norvégiens, précise Pica. Ensuite, chez nous, ça n'a pas suivi. Avec Noam, on s'est souvent demandé pourquoi. Mais quelle que soit la raison, le fait est là : en France, la linguistique générative est devenue un petit ghetto. La plupart des livres de Noam ne sont même plus disponibles. Les seuls ouvrages qu'on publie de lui sont politiques, et ils sont beaucoup plus faibles."

Mais, si certains fidèles du Chomsky linguiste regrettent que son oeuvre savante soit éclipsée par ses textes et films militants, d'autres se félicitent de constater que les idées politiques de l'intellectuel américain soient maintenant diffusées en français - qu'elles portent sur la trahison des intellectuels, la "fabrique du consentement" ou l'hégémonie américaine. Certes, l'oeuvre souffre d'un certain émiettement, car Chomsky n'a pas écrit le livre qui donne une vision cohérente de sa pensée politique.

En revanche, on dispose de nombreux recueils d'articles et d'entretiens. Editeur new-yorkais et ami de Chomsky, André Schiffrin est de ceux qui regrettent cette dispersion : "La multiplication des pamphlets à bas prix donne l'impression d'une pensée éparpillée, superficielle", note le patron de The New Press, qui raconte que, à Philadelphie, un libraire a créé un présentoir baptisé "Chomsky of the month".

Au rythme où vont les choses, l'idée pourrait bientôt être reprise par les libraires français. Depuis la fin des années 1990, en effet, les textes politiques de Chomsky commencent à envahir leurs rayons. Ils ont d'abord été publiés par de petites maisons indépendantes : Agone, Le Serpent à plumes, Acratie... Par la suite, une entreprise du groupe Hachette comme Fayard est venue s'ajouter à la liste de ses éditeurs. Ainsi, tous titres confondus, Chomsky a vendu environ 20 000 exemplaires de ses livres en 2009 (source Ipsos). C'est bien, mais beaucoup moins que dans d'autres pays comme l'Allemagne et l'Italie, où son aura est bien plus forte. En politique aussi, donc, la France constitue pour Chomsky une terre de mission. Comment expliquer cette exception ?

Samedi après-midi, peu après la conférence au CNRS, le journaliste Serge Halimi proposa sa réponse, lors du meeting organisé par Le Monde diplomatique dans un Théâtre de la Mutualité bien rempli. Si Chomsky n'est pas venu en France depuis près de trente ans, affirma-t-il, c'est parce qu'un "petit groupe de gardes-barrières", une véritable "police de la pensée", a tout fait pour empêcher l'accès à ses textes. "Peu d'intellectuels ont été, dans la période récente, diffamés, intellectuellement et moralement, au degré où il continue à l'être", confirme le philosophe Jacques Bouveresse dans une préface au recueil Raison et liberté intitulée "Chomsky face à ses calomniateurs".

A l'origine du grand malentendu entre Chomsky et la France, pourtant, il y a aussi quelques faits. A commencer par la sordide "affaire Faurisson", qui n'en finit plus de peser sur la réception de Chomsky en France. En 1980, en effet, un texte signé de lui fut publié sous forme de préface à un livre du négationniste Robert Faurisson. L'intellectuel américain commença par protester du fait que son texte ne visait qu'à défendre la liberté d'expression. Mais il alla ensuite plus loin, et la polémique qui s'ensuivit fut d'autant plus dévastatrice qu'elle l'opposa à l'une des grandes consciences de la gauche française, l'historien et militant anticolonialiste Pierre Vidal-Naquet (1930- 2006). "Vous avez le droit de dire : mon pire ennemi a le droit d'être libre (...). Vous n'avez pas le droit de prendre un faussaire et de le repeindre aux couleurs de la vérité", lançait-il à Chomsky dans Les Assassins de la mémoire (La Découverte, 1987). "Pierre était ulcéré par les explications de Chomsky, qui ne tenaient pas debout, se souvient François Gèze, PDG des éditions La Découverte, ami et éditeur de Vidal-Naquet. Si Chomsky n'avait pas commis cette gravissime erreur politique, il aurait sans doute été mieux entendu en France. "

Héritage empoisonné

Depuis lors, les amis de Chomsky doivent faire avec cet héritage empoisonné. Certains d'entre eux confient leur désarroi. "A l'époque, je lui avais fortement déconseillé de s'embarquer là-dedans. Noam s'est mal renseigné, il s'est trompé. Et il est sûr que cette erreur a eu de lourdes conséquences en France", déplore André Schiffrin. D'autres sont plus offensifs, et traitent de "calomniateur" quiconque ose évoquer l'épisode Faurisson. Or celui-ci demeure riche d'enseignements pour qui veut comprendre les relations entre Chomsky et la France. Car ce qui se trouvait en jeu, par-delà le face-à-face avec Vidal-Naquet, c'est le peu d'estime que Chomsky porte aux intellectuels français en général. Derrida ou Deleuze, Foucault ou Lacan : à ses yeux, tout ce que les Américains nomment la "French theory" n'a jamais représenté qu'un bavardage sans intérêt. Et s'il traita par le dédain un grand historien de l'Antiquité comme
Vidal-Naquet, il qualifia aussi le psychanalyste Jacques Lacan de "malade mental"...

Donc, la France résiste à Chomsky. Le pays de Descartes ignore largement ce rationaliste, la patrie des Lumières se dérobe à ce militant de l'émancipation. Il le sait, et c'est pourquoi il n'y avait pas mis les pieds depuis un quart de siècle. Mais, pour tenter d'éclairer cette exception, il ne suffit pas d'invoquer une prétendue omerta. Il convient de comprendre pourquoi le discours politique de Chomsky est beaucoup moins influent à Paris qu'à Rome ou à Berlin, sans parler de Porto Alegre, où le linguiste est, avec Lula et Chavez, l'une des vedettes du Forum social. De ce point de vue, un élément de réponse paraissait évident, l'autre jour, à la Mutualité. Chomsky a lu une longue conférence, debout, ne s'interrompant qu'une seule fois pour boire un peu d'eau. Balayant les continents, il a dessiné un panorama de l'oppression à travers la planète, dénonçant le "principe mafieux" qui mène l'humanité à sa ruine.

Or, à l'entendre évoquer le soutien des Etats-Unis aux dictatures sud-américaines ou aux talibans, à l'écouter dénoncer la guerre en Irak et l'embargo sur Cuba, émergeait un sentiment de déjà-entendu. Pour les femmes et les hommes de gauche qui ont été nourris à Pierre Bourdieu et à Daniel Bensaïd, pour ceux qui aiment aujourd'hui Alain Badiou, Slavoj Zizek, Antonio Negri ou Jacques Rancière, pour tous ceux qui lisent Le Monde diplomatique, surtout, le discours de Chomsky n'apporte pas grand-chose - sauf sans doute dans le domaine de la critique des médias, où il demeure une référence pour les militants altermondialistes. "En France, il y a une longue tradition d'intervention des intellectuels dans le débat public, précise Christophe Aguiton, membre du conseil scientifique d'Attac. Nous n'avons pas besoin d'une icône comme Chomsky, on en a déjà pas mal à la maison."

Platon et Orwell

Si Chomsky le savant est isolé en France, donc, c'est que sa théorie linguistique s'y trouve négligée ; et si son discours politique porte moins qu'ailleurs, c'est qu'il se tient sur une scène déjà bien animée. Reste un ultime objet de malentendu : le lien supposé entre la linguistique et la politique chomskiennes. Comprenant, entre autres, une journée de colloque au Collège de France (voir Le Monde du 4 juin), un meeting à la Mutualité, une visite dans un lycée de Clichy-sous-Bois et un dialogue avec des syndicalistes, la tournée de Chomsky a été placée sous le signe de l'intervention politique. Hélas, il a refusé d'intégrer à ce programme un entretien avec Le Monde...

Du début à la fin, l'aura du linguiste a été mise au service du travail de conviction idéologique. Or Chomsky a lui-même souvent dit qu'il n'y a aucun rapport entre les deux. Après le colloque au Collège de France, Pierre Pica a emmené le maître dîner dans un petit restaurant. "J'ai posé la question à Noam : y a-t-il un rapport entre ta linguistique et ta politique, entre ce que tu nommes "problème de Platon" et "problème d'Orwell" ? Il m'a répondu "non". Je lui ai dit qu'il y avait en France une confusion, qu'il fallait mettre ça au clair. Il m'a dit qu'il le ferait lundi, pour sa dernière conférence au Collège de France", raconte Pica.

Dans cette ultime intervention publique, Chomsky est effectivement revenu sur l'articulation entre "problème de Platon" et "problème d'Orwell". Tout sourire, il a multiplié les plaisanteries et manifesté une belle capacité d'écoute à l'égard de son public. Mais il n'a pas levé l'ambiguïté entre science et politique, passant sans transition de la linguistique aux événements du Moyen-Orient.

A son départ de Paris, Chomsky n'avait donc rien fait pour dissiper la confusion. "Quand je l'ai raccompagné à l'aéroport, confie Pierre Pica, je lui ai une fois de plus posé la question. Il m'a répondu : "oui, il y a peut-être là un problème spécifique à la France. Mais je n'en sais rien"." Sans avoir percé l'énigme, Chomsky repartait en citoyen du monde, qui aime à répéter qu'il lutte pour un avenir où ses petits-enfants pourront continuer à faire vivre la linguistique.

Jean Birnbaum


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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 18:34

 

http://www.liberation.fr/monde/0101639537-en-turquie-10-000-manifestants-contre-israel

«A bas Israël!» «Va-t-en de la Palestine!» ou encore «Vive l'Intifada globale!» a scandé une foule d'environ 10.000 personnes réunies sur l'esplanade de la grande mosquée de Beyazit, à Istanbul, à la sortie de la prière musulmane du vendredi.

Les fidèles criant «Allah Akbar», et qui arboraient des drapeaux verts de l'islam ainsi que turcs et palestiniens, ont prié pour l'une des victimes de l'abordage de lundi contre la flottille internationale.«Fermez l'ambassade sioniste», pouvait-on lire sur une banderole géante, tendue sur l'esplanade.

Le cercueil du journaliste Cevdet Kiliçlar, 38 ans, éditeur du journal internet de l'ONG islamiste IHH, était recouvert des drapeaux palestinien et turc, tandis qu'un imam conduisait la prière. «Il prenait seulement des photos. Il a été tué par un tir à pas plus d'un mètre et son cerveau a explosé», avait déclaré jeudi Bülent Yildirim, le responsable de IHH, un des principaux organisateurs de la flottille sur Gaza.

L'ex-député britannique George Galloway, personnalité politique très active pour la cause palestinienne, s'est adressé à la foule et a lancé: «Nous irons de nouveau à Gaza, par terre et par mer.»

Protestations dans tout le pays

De quinze mille à vingt mille personnes s'étaient rassemblées jeudi 4 juin devant une autre mosquée de la ville, pour rendre hommage aux victimes, criant des slogans contre Israël et en faveur du Hamas, le mouvement islamiste qui contrôle la bande de Gaza.

D'autres rassemblements hostiles à Israël ont accompagné les enterrements des autres victimes à travers le pays, ce vendredi. A Talas, dans le centre de la Turquie, l'imam a qualifié Furkan Dogan, 19 ans, étudiant, de «martyr», devant son cercueil recouvert des drapeaux turc et palestinien, selon l'agence Anatolie. «A bas Israël», ont crié des centaines de fidèles avant l'enterrement du jeune homme, la plus jeune des neuf victimes, qui avait également la nationalité américaine.

A Adiyaman, au sud-est du pays, un convoi d'une centaine de véhicules s'est rendu à l'aéroport pour aller chercher le corps de Fahri Yildiz, 43 ans, un sapeur-pompier, selon Anatolie. A Adana, la femme de Cetin Topcuoglu, 54 ans, une autre victime, a déclaré: «Si Dieu le veut, mon fils et moi, nous serons dans la prochaine flottille pour Gaza.»

Amorce d'une crise politique

Le président turc Abdullah Gül a déclaré jeudi que «les relations entre la Turquie et Israël ne seront plus jamais les mêmes», à la suite de cette intervention de l'armée israélienne en haute mer. La Turquie qui entretenait jusqu'à ces dernières années des relations étroites avec Israël, a rappelé son ambassadeur à Tel Aviv et suspendu trois exercices militaires conjoints. Une réaction qui fait écho aux déclarations du vice-premier ministre, Bulent Arinc. La Turquie va réduire ses liens économiques et industriel avec Israël, sans toutefois geler la coopération bilatérale, a assuré le responsable politique. Les deux pays traversent une grave crise depuis le raid lundi dernier d'un commando israélien sur une flottille pro-palestinienne d'aide à Gaza, au cours duquel neuf Turcs ont été tués.






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4 juin 2010 5 04 /06 /juin /2010 18:24
http://fr.news.yahoo.com/4/20100604/tts-france-justice-hortefeux-ca02f96.html

Brice Hortefeux condamné pour injure raciale (Reuters)

Le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux a été condamné vendredi à sept cent cinquante euros d'amende et deux mille euros de dommages et intérêts pour injure raciale lors d'une conversation en 2009 avec un militant UMP d'origine maghrébine.

Le tribunal correctionnel de Paris a jugé que les propos n'avaient pas vocation à être entendus par d'autres personnes mais n'étaient pas confidentiels pour autant, et qu'ils stigmatisaient les arabes comme étant une source de problèmes.

Il a donc condamné le ministre à une contravention de quatrième classe pour "injure non publique envers un groupe de personnes en raison de leur origine", suivant les réquisitions du parquet qui estimaient que les propos n'étaient pas publics mais bien "outrageants" et "méprisants".

Le Parti socialiste a demandé la démission de Brice Hortefeux, qui a été défendu par le parti majoritaire.

Le ministre de l'Intérieur, absent à l'audience comme au délibéré, était cité à comparaître par le Mrap (Mouvement contre le racisme et pour l'amitié entre les peuples).

"A lui maintenant d'en tirer les conséquences politiques. C'est une grande victoire contre le racisme et les expressions racistes", a déclaré l'avocat de l'association, Pierre Mairat.

L'avocat de Brice Hortefeux a annoncé qu'il ferait appel.

"C'est une décision juridiquement critiquable et M. Hortefeux décide de faire immédiatement appel", a dit Me Nicolas Bénoit.

Les faits se sont déroulés le 5 septembre 2009 sur le campus d'été des Jeunes UMP à Seignosse (Landes), alors qu'on présentait à Brice Hortefeux un jeune militant d'origine maghrébine et membre d'une délégation de l'Auvergne, qui précise cette dernière, n'est pas musulman et mange du cochon.

HORTEFEUX A DONNÉ DES EXPLICATIONS DIVERSES

A la fin de l'échange, aux côtés de Jean-François Copé, président du groupe UMP de l'Assemblée nationale, le ministre dit : "Il ne correspond pas du tout au prototype. Il en faut toujours un. Quand il y en a un, ça va. C'est quand il y en a beaucoup qu'il y a des problèmes."

La séquence a été filmée par des caméras de Public Sénat, à l'insu du ministre selon la justice, et diffusée par le site internet du Monde.

La diffusion de ces propos avait provoqué un tollé, la gauche réclamant même la démission du ministre.

Brice Hortefeux avait donné des explications diverses, disant tantôt qu'il parlait du nombre de clichés pris avec lui dans la journée, tantôt qu'il parlait des habitants de l'Auvergne, dont il a fait sa cible électorale.

Le tribunal n'a pas jugé outrageant le terme "prototype", ne reprochant au ministre de l'Intérieur que la seconde partie de sa phrase.

"L'emploi du mot prototype (...) laisse entendre que tous les arabes de France seraient semblables" et assimile une origine géographique à une religion, a dit le président. Cette phrase est donc "de nature à flatter le préjugé" mais elle ne traduit pas du mépris envers une personne d'origine arabe, a-t-il considéré.

En revanche, la suite des propos, dont il est incontestable qu'ils concernent les personnes d'origine arabe selon le tribunal, constituent "un aphorisme incontestablement outrageant sinon méprisant".

Les arabes sont ici "présentées comme facteurs de problèmes du seul fait de leur origine", constate la justice.

Le Parti socialiste a immédiatement réclamé la démission du ministre de l'Intérieur au nom de l'exemplarité.

"Dans la République exemplaire de Nicolas Sarkozy, il ne devrait pas y avoir de place pour un ministre condamné pour injure raciale", a déclaré le porte-parole du PS Benoît Hamon lors d'un point de presse. "La dignité dans cette affaire, c'est d'abord de s'excuser et ensuite de partir", a-t-il ajouté.

En revanche, Dominique Paillé, porte-parole de l'UMP, l'a défendu sur France Info en parlant de "désagréable surprise".

"Je connais l'homme, il n'est absolument pas raciste", a-t-il dit en soulignant qu'il était présent lorsqu'ont été tenus les propos incriminés. "C'est vraiment choquant."






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3 juin 2010 4 03 /06 /juin /2010 19:59

 

L'association Onde Violette est invitée le lundi 7 juin 2010 devant l'Hôtel de ville de Paris à 18 heures 30 par le collectif "Je ne veux plus" présent tous les lundis devant les mairies de Paris et tous les premiers lundis du mois devant l'Hôtel de ville de Paris afin d'y ouvrir un espace de débat citoyen.

Afin d'avancer dans la convergence des luttes, le collectif a décidé d'inviter d'autres collectifs à ces assemblées populaires au moins les premiers lundis du mois dans un premier temps. L'onde violette est donc invité à cette première assemblée inter collectif avec "Le Mai", "l'appel et la pioche" et "l'appel des appels 75". Ça sera l'occasion de discuter de nos différentes actions, objectifs, fonctionnements, de voir ce que nous avons en commun, et peut-être d'envisager des actions communes ?

L'idée est d'avoir au moins quelques personnes (le plus possible évidemment!) de chaque collectif, chacun vient avec ses couleurs, son matos d'affichage, ses représentations.

L'idée aussi est d'utiliser l'espace que les JNVP utilisent tous les lundis: un espace de débat auquel les passants sont invités à participer.

Chaque lundi, des gens viennent discuter avec nous, laissent des messages sur nos affiches à cet usage, nous questionnent ou nous regardent de travers...  Bref, à plusieurs collectifs, nous attirerons plus l'attention et nous vous proposons donc de vous faire connaître dans ce petit espace 

Merci de me faire savoir ceux qui peuvent venir afin que je me débrouille pour que tous les collectifs soient représentés.

Par ailleurs, Nanni est en train de faire le compte-rendu de la réunion de coordination nationale. Elle est désolée de mettre du temps, elle a un maximum de trucs à faire (et c'est un euphémisme!!) elle vous demande donc encore un peu de patience



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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 19:43

 

Remerciements à nos soutiens

Appel à une manifestation à Paris le samedi 5 juin 2010 à 14 heures
Départ : 14, rue Baudelique 75018 Paris - métro Simplon, ligne 4
en direction du Ministère de l'immigration et de l'identité nationale,
carrefour rue du Bac et boulevard Raspail 75007 Paris

Les collectifs de sans-papiers du "Ministère de la régularisation de tous les sans-papiers" ont commencé le 1er mai, date symbolique entre toutes dans l'histoire du mouvement ouvrier, une longue marche devant les conduire de Paris à Nice. Ils iront à la rencontre des chefs d'Etat africains réunis au sommet France-Afrique pour attirer leur attention, par le slogan "Colonisés hier, exploités aujourd'hui, régularisés demain", sur le lien entre la situation post coloniale et leur surexploitation actuelle.

Grâce à votre soutien, aux manifestations et débats que vous avez organisés, cette marche est d'ores et déjà un succès. La diversité des organisations, associations, syndicats et soutiens individuels montre fortement que la situation faite aux sans-papiers rencontre un écho bienveillant dans la population.

La chaleur de l'accueil réservé par les habitants des villes et villages traversés contraste heureusement avec le débat nauséabond lancé par ce gouvernement sur l'identité nationale. Le plus grand nombre montre ainsi qu'il ne tombe pas dans le piège du racisme et de la xénophobie.

A l'heure où les gouvernements européens ont commencé à faire payer brutalement aux peuples la crise aiguë du capitalisme, la solidarité spontanée entre la population et les marcheurs montre clairement la convergence entre toutes celles et ceux que les puissances financières désignent comme victimes de leurs politiques.

La surexploitation des sans-papiers résume très bien la précarité dans laquelle les gouvernements essaient de faire tomber l'ensemble de la population, afin de maintenir par tous les moyens les profits des actionnaires. Les luttes des sans-papiers, des précaires, des chômeurs, des retraités participent du même combat mené par les salariés pour garantir leurs conditions de vie, ce qui inclut la défense de leurs rémunérations mais aussi, entre autres, le droit à un système de santé accessible à tous et le droit au logement.

Immigrés ou français, nous ne paierons pas leur crise !

C'est pourquoi nous vous appelons - organisations, associations, syndicats et soutiens individuels - à nous rejoindre le samedi 5 juin 2010 à 14 heures, pour une manifestation que nous souhaitons la plus large pour affirmer à la face de ce gouvernement, représentant des marchés financiers, que le combat des sans-papiers est celui de l'ensemble de la population.

Nous vous remercions, chèr-e-s camarades, de l'accueil et du soutien chaleureux que vous nous avez témoigné, contribuant ainsi à faire de cette longue marche un grand succès.

Régularisation globale de toutes et tous les sans-papiers !
   

 


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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 19:38

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5114

Sauvons le "Rachel Corrie" : grande manifestation jeudi à Paris

TOUS A LA MANIFESTATION JEUDI 3 JUIN A 18 H AU DEPART DU METRO GARE DU LUXEMBOURG SUR LE BOULEVARD SAINT-MICHEL (en face du jardin du Luxembourg).

La situation est grave : le bateau "Rachel Corrie" qui est parti d’Irlande et qui se dirige vers Gaza, est menacé d’une nouvelle attaque par Israël. Notre gouvernement a annoncé qu’il ne le soutenait pas, et ne prendrait aucune sanction contre israël, y compris en cas de nouvelle attaque.

Nous allons donc manifester demain, jeudi de manière spectaculaire à Paris, sur le Bd Saint Michel. Nous donnons RV à tous les Franciliens, à 18 H à la sortie du M° - RER Luxembourg (angle Bd St Michel et rue Gay Lussac) pour défiler sur le Boulevard Saint-Michel.

Ceci ne nous empêchera pas, bien entendu, de manifester également samedi de Bastille à Concorde à partir de 15H, mais les Palestiniens et les internationaux nous appellent à ne pas attendre jusque là, vu la situation.

Le Rachel-Corrie, navire de commerce qui porte le nom d’une Américaine tuée dans la bande de Gaza en 2003, a appareillé lundi de Malte avec quinze militants à son bord, dont l’Irlandaise Maired Corrigan-Maguire, lauréate du prix Nobel de la paix en 1976, et l’ancien diplomate irlandais aux Nations Unies, Denis Hallyday. Ce bateau transporte 1 200 tonnes de matériel médical, de chaises roulantes, de fournitures scolaires et de ciment.

Le premier ministre irlandais, Brian Cowen, a indiqué que le navire était propriété irlandaise et estimé qu’il devait être autorisé à terminer sa mission. "Le gouvernement a formellement demandé au gouvernement israélien de permettre au navire, de propriété irlandaise, d’être autorisé à terminer son trajet sans obstacle et à décharger sa cargaison à Gaza", a dit le chef du gouvernement devant les parlementaires.

La marine israélienne est prête à intercepter le navire, a assuré un officier : "Nous serons (...) prêts pour le Rachel-Corrie", a-t-il prévenu.

Ce qui est, souligne Jean Baumgarten, parfaitement illégal au regard de la Convention internationale des Nations Unies sur le Droit de la Mer, qui stipule :

Article 88 : "La haute mer est affectée à des fins pacifiques."

Article 89 : "Aucun État ne peut légitimement prétendre soumettre une partie quelconque de la haute mer à sa souveraineté."

TOUS A LA MANIFESTATION JEUDI 3 JUIN A 18 HEURES A PARIS AU DEPART DU METRO GARE DU LUXEMBOURG SUR LE BOULEVARD SAINT-MICHEL (en face du jardin du Luxembourg) ET PARTOUT AILLEURS EN FRANCE POUR EXIGER LA LEVEE IMMEDIATE DU SIEGE DE GAZA ET DES SANCTIONS CONTRE L’OCCUPANT ISRAELIENS.






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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 14:29

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/06/02/flottille-humanitaire-pour-gaza-comme-dans-une-guerre_1366543_3218.html#ens_id=1228030

"Comme dans une guerre"

LE MONDE | 02.06.10 | 14h33  •  Mis à jour le 02.06.10 | 15h31

Ce sera donc récit contre récit. Les autorités israéliennes ont disposé de vingt-quatre heures pour développer leur version de l'assaut meurtrier des commandos de marine contre la flottille internationale pour Gaza, lundi matin 31 mai. La parole est désormais aux militants arrêtés à bord des navires et qui, expulsés par Israël, ont commencé à regagner leurs pays respectifs mardi 1er juin.

Sur un point au moins, les déclarations de l'armée israélienne sont recoupées par celles des passagers : l'arraisonnement de la majorité des bateaux de la flottille s'est déroulé sans violences physiques excessives. L'assaut n'a tourné au drame que sur le Mavi-Marmara, navire turc qui transportait plusieurs centaines de passagers.

Renvoyée mardi à Istanbul, Nilüfer Cetin, qui était à bord avec son enfant de 1 an, Kaan, a été la première à pouvoir s'exprimer. Quand le Mavi-Marmara est passé outre les ordres israéliens de stopper, "ils ont lancé l'attaque. Ils ont utilisé des grenades lacrymogènes et du gaz, avant de descendre sur le pont du navire", a-t-elle raconté. "Le bateau a été transformé en lac de sang", a-t-elle assuré, évoquant des affrontements "très durs et violents".

La jeune femme a dit s'être réfugiée avec son enfant dans la salle de bains de sa cabine. Elle n'a pas donné de détails sur le déroulement des affrontements qui se sont achevés par la mort de neuf passagers, tués par balles.

"Nous nous sommes sentis comme dans une guerre", a témoigné mardi la députée allemande Annette Groth (Die Linke, gauche). "Les personnes à bord ne s'attendaient pas à autant de violence et de brutalité de la part du commando", a déclaré Inge Höger, une autre députée de Die Linke. "Les gens à bord n'ont pas recouru à la violence, ils n'auraient eu aucune chance contre les soldats israéliens", a ajouté l'ancien député Norman Paech.

Le capitaine turc d'un autre bateau, Huseyin Tokalak, a assuré pour sa part mardi soir que les commandos israéliens "ont commencé à tirer directement sur le Mavi-Marmara. Ils n'ont pas cherché à savoir si c'était l'avant ou l'arrière du bateau". D'autres témoignages sur ce point crucial et controversé de l'assaut, notamment ceux des blessés, étaient attendus mercredi 2 juin.

"C'était comme dans un film de guerre, avec des hélicoptères et des canots gonflables débarquant des commandos, on entendait des explosions, des tirs, des grenades assourdissantes", a raconté mardi, à Athènes, Aris Papadokostopoulos, un Grec qui se trouvait sur un autre navire. "On voyait bien ce qui se passait (sur le Mavi-Marmara), car le bateau était très éclairé et l'équipage se servait de projecteurs pour tenter de parer l'attaque. Mais on s'y attendait, et on a juste cru à une démonstration de force."

Sur les cinq autres navires arraisonnés, les commandos israéliens sont rapidement venus à bout de la résistance passive opposée par les passagers.

"Nous avions prévu de nous mettre les uns sur les autres pour les empêcher d'accéder à la salle des machines, et de protéger la cabine du capitaine de nos corps, sans armes", a raconté à Paris, mardi, Youcef Benderbal, porte-parole du Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP) dont sont membres la plupart des Français arrêtés lundi. Il s'est porté au-devant d'un soldat israélien en criant en anglais "nous sommes des pacifistes" avant d'être arrêté. Il a rapporté qu'un autre militant, Ahmed Oumimoun, aurait reçu "un coup violent sur la mâchoire" et aurait été "menacé d'un fusil sous la gorge".

"Nous avons fait rempart de nos corps sur le pont, de la résistance passive, a raconté mardi un autre Grec, Dimitrios Gelalis, qui se trouvait à bord d'une vedette grecque. Nous étions préparés mais ils ont vite pris le contrôle, en tirant avec des balles plastiques et des pistolets à électrochoc, et en touchant deux Grecs aux jambes. Ils étaient une vingtaine, nous ont dit de nous asseoir et nous ont ensuite maintenus pendant une dizaine d'heures assis, sous la menace d'armes. Nous pouvions aller aux toilettes, manger et boire mais toujours sous contrôle et la menace d'armes. Il y avait une très forte violence psychologique, ils nous filmaient aussi régulièrement." Ce récit du mode opératoire des commandos est corroboré par d'autres témoignages, notamment suédois, tout comme l'absence d'armes à bord.

Une fois placés sous le contrôle des soldats israéliens, les passagers ont tous été conduits vers le port israélien d'Ashdod, situé au nord de la bande de Gaza.

"A Ashdod, ils nous ont tout pris, appareils photo, ordinateurs, papiers, téléphones portables...", a raconté Dimitrios Gelalis. "A moi, ils ne m'ont laissé que mon argent, a-t-il ajouté, et je n'ai pu récupérer mes médicaments que peu avant mon départ et mon passeport qu'à ma descente de l'avion. Il y avait une violence physique et psychologique permanente, c'était une sorte de confusion organisée, ils essayaient de nous faire signer un papier disant qu'on était entrés illégalement. Nous avions été séparés, ils nous faisaient passer de bureau en bureau, sans rien dire, sans répondre à nos questions, j'ai subi plus de dix fouilles corporelles. On m'a laissé sans que je ne signe rien, je ne parle que grec et apparemment à ce moment-là ils n'avaient personne sous la main pour moi."

Rentré mardi à Göteborg, le député Vert suédois Mehmet Kaplan qui se trouvait sur un bateau suédois a assuré qu'une fois à terre, le président d'une association Les Juifs pour la paix israélo-palestinienne, Dror Feiler, "a été jeté à terre brutalement, avec une utilisation exagérée de la violence. Ils se sont assis sur lui et lui ont maintenu la tête à terre. Il a eu des égratignures au visage par deux soldats lourdement armés qui l'ont attaché et emmené".

"C'était de la piraterie, a résumé mardi l'écrivain suédois Henning Mankell. Israël a transformé ses marins en pirates. Et à partir du moment où ils nous ont emmenés vers Israël, nous avons aussi été kidnappés. C'est aussi simple que ça."

Service International (avec nos correspondants à Athènes, Berlin, Istanbul et Stockholm)





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2 juin 2010 3 02 /06 /juin /2010 14:12

 

Le Collectif National pour une Paix Juste et Durable entre Palestiniens et Israéliens dénonce l'attaque meurtrière de la flottille de la liberté pour Gaza, par l'armée israélienne dans les eaux internationales et appelle à manifester pour exiger

La levée du Blocus illégal de Gaza

La fin de l'impunité d'Israël jugement de tous les crimes de guerre

Des sanctions internationales suspension de l'Accord d'association avec l'Union Européenne -

Libération immédiate de tous les militants-es de la solidarité internationale, de toutes les nationalités détenus-es en Israël -

Acheminement de toute la cargaison humanitaire à Gaza sous contrôle international -

Retour de tous les bateaux.

Samedi 5 juin à 15 heures Place de la Bastille à Paris en direction de la Concorde

Sur la tribune à l'arrivée: les Français de la flottille de la liberté pour Gaza

Agir Contre le Colonialisme Aujourd’hui (ACCA) – Alliance for Freedom and Dignity (AFD) - Alternative Libertaire (AL) - Américains contre la Guerre (AAW-France) - Association des Travailleurs Maghrébins de France (ATMF) - Association des Tunisiens en France (ATF) - Association France Palestine Solidarité (AFPS) - Association Nationale des Elus Communistes et Républicains (ANECR) - Association pour la Taxation des Transactions financières et pour l’Action Citoyenne (ATTAC - France) - Association pour les Jumelages entre les camps de réfugies Palestiniens et les villes Françaises (AJPF) - Association Républicaine des Anciens Combattants (ARAC) - Campagne Civile Internationale pour la Protection du Peuple Palestinien (CCIPPP) - Cedetim - Collectif des Musulmans de France (CMF) - Collectif Faty Koumba : association des libertés, droits de l’Homme et non-violence  - Collectif Interuniversitaire pour la Coopération avec les Universités Palestiniennes (CICUP) - Collectif Judéo-Arabe et Citoyen pour la Paix (CJACP) - Collectif Paix Palestine Israël (CPPI Saint-Denis) - Comité de Vigilance pour une Paix Réelle au Proche-Orient (CVPR P-O) - Comité Justice et Paix en Palestine et au Proche-Orient du 5e arrt (CJPP5) - - Droit-Solidarité - Fédération des Tunisiens pour une Citoyenneté des deux Rives (FTCR) - Fédération pour une Alternative Sociale et Ecologique (FASE) - Fédération Syndicale Unitaire (FSU) - - Gauche Unitaire (GU) - Génération Palestine - La Courneuve-Palestine - Le Mouvement de la Paix - Les Alternatifs - Les Femmes en noir - Les Verts - Ligue internationale des Femmes pour la Paix et la Liberté - section française Women’s International League for Peace and Liberty (LIFPL) - Mouvement contre le Racisme et pour l’Amitié entre les Peuples (MRAP) - Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) – Organisation de Femme Egalité - Parti Communiste des Ouvriers de France (PCOF) – Parti Communiste Français (PCF) - Parti de Gauche (PG) - Participation et Spiritualité Musulmanes (PSM) – Solidarité Palestine 18e – Une Autre Voix Juive (UAVJ) – Union de Travailleurs Immigrés Tunisiens (UTIT) - Union Générale des Etudiants de Palestine (GUPS-France) - Union Juive Française pour la Paix (UJFP) - Union syndicale Solidaires!






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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 18:14

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/06/01/pour-la-presse-israelienne-cette-operation-est-un-echec_1365836_3218.html#xtor=AL-32280184

Pour la presse israélienne, cette opération est "un échec"

LEMONDE.FR | 01.06.10 | 11h29  •  Mis à jour le 01.06.10 | 11h46

A qui la faute ?" s'interroge, mardi 1er juin, le journal Maariv. Au lendemain de l'abordage meurtrier d'un convoi maritime à destination de Gaza par l'arméee, le deuxième quotidien israélien note que "tout le monde blâme tout le monde" : les militaires, le ministère de la défense, les passagers de la flottille, les services de renseignement...

Mais au-delà de cette bataille des responsabilités, Israël a "déjà perdu la bataille des opinions publiques", poursuit le quotidien du soir, tandis que le Jerusalem Post remarque que l'armée s'ingénie à publier des documents accréditant sa version des faits, comme la vidéo diffusée lundi après-midi sur la chaîne de télévision Aroutz 2 où l'on voit notamment un soldat israélien jeté par-dessus bord.

"TROP TARD POUR POUVOIR CHANGER LA DONNE"

"Un désastre pour l'image d'Israël, encore un", renchérit Yediot Aharonot, qui se désole que sur les images de l'assaut diffusées sur toutes les télévisions du monde, "une seule voix demeure silencieuse", celle d'Israël, laissant le champ libre aux "activistes et porte-parole du Hamas qui ont continuellement condamné Israël".

"L'armée a attendu bien trop longtemps", avant de réagir officiellement, se lamente Gil Hoffman dans le Jerusalem Post, "trop tard pour pouvoir changer la donne", et Israël va passer "un moment pénible" après avoir failli dans "ce conflit qui se joue sur le champ de bataille de l'opinon publique internationale".

"Quelle que soit la façon dont on la considère, l'opération elle-même est un échec", estime l'éditorialiste Reuven Pedatzur dans Haaretz. Le quotidien de gauche liste des erreurs au niveau du droit international ("Comment peut-on mener une action militaire contre des vaisseaux civils dans les eaux internationales ?"), du renseignement ("Que les commandos aient été attaqués par surprise est tout simplement incompréhensible"), de la stratégie ("Pourquoi n'y a-t-il pas eu de tirs de grenades lacrymogènes avant d'envoyer les soldats sur le pont ?"), et de la sincérité des arguments ("Pourquoi des hommes décrits comme les mieux entraînés et les plus efficaces au monde auraient-ils peur d'une foule armée de couteaux et de bâtons ?").

"STUPIDITÉ INFINIE"

"C'est un jour de honte pour Israël, et de folie et de stupidité infinie, juge l'ancien député israélien Uri Avnery sur le site d'information palestinien Amin, un jour où le gouvernement israélien a pris grand soin de salir le nom de son pays dans le monde, ajoutant des preuves convaincantes d'agressivité et de brutalité à l'image déjà mauvaise d'Israël dans le monde, décourageant et éloignant le peu d'amis qui lui restaient."

"Nul ne peut prétendre avoir été surpris par [cette attaque], assure l'éditorialiste du site militant palestino-américain Electronic Intifada : depuis des jours, Israël menaçait ouvertement la flottille d'une attaque violente." L'unique raison de cette "obsession apparemment irrationnelle pour ces bateaux remplis de vivres" est que "les militants de la paix à bord étaient en train de déligitimer Israël", tente d'expliquer le webzine palestino-américain Palestine Chronicle. Une obsession sur laquelle s'interrogeait déjà Joharah Baker sur le webzine de Ramallah, Miftah, une semaine avant l'abordage : "De quoi ont-ils donc si peur ?"




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1 juin 2010 2 01 /06 /juin /2010 18:02

 

http://www.lemonde.fr/proche-orient/article/2010/06/01/le-sort-incertain-d-une-dizaine-de-francais_1365894_3218.html#xtor=AL-32280184

Un des membres de la flottille parle d'une "agression" israélienne

LEMONDE.FR | 01.06.10 | 11h58  •  Mis à jour le 01.06.10 | 19h27

La France a confirmé, lundi 1er juin, que huit de ses ressortissants étaient actuellement retenus en Israël après l'attaque par un commando israélien de la flottille internationale qui faisait route vers Gaza. Devant les députés, le premier ministre, François Fillon, a exigé "la libération immédiate des ressortissants français qui étaient à bord des bateaux arraisonnés et qui sont encore en Israël".

A Nice, Nicolas Sarkozy, qui a condamné "à titre personnel (...) l'usage disproportionné de la force par les Israéliens", a précisé que les huit Français sont détenus "dans un centre de rétention" à Beer-Sheva, au centre du territoire israélien et qu'"une procédure est en cours pour qu'ils puissent quitter le pays". L'Elysée a précisé que ces personnes avaient "apparemment refusé l'expulsion" et étaient suivies par les services consulaires français.

Dans la matinée, Youssef B., un autre Français détenu en Israël, a été expulsé vers la France, ce qui a créé une incertitude sur le nombre exact de ressortissants français emprisonnés. Le Quai d'Orsay en avait évoqué sept, tandis que la radio RTL parlait de dix personnes et que le Comité national pour la flottille de la liberté (CNFL) en dénombrait huit. Cette incertitude tiendrait à la double nationalité de certains membres des associations, selon le CNFL, qui fait état de la présence de Franco-Algériens et de Franco-Turcs sans pouvoir préciser le nombre de personnes concernées.

"L'AGRESSION, CE N'EST PAS NOUS QUI L'AVONS CHERCHÉE"

Youssef B., qui a atterri à Paris dans la matinée de mardi après avoir passé près de 24 heures aux mains des autorités israéliennes, assure pour sa part n'avoir été en contact qu'avec sept autres Français : six membres du Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP, dont il est le responsable de la communication), et Thomas S., de la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (CCIPPP). A plusieurs médias il a expliqué  qu'il y avait eu "des instructions précises : aucune provocation, quand bien même les Israéliens viendraient à bord". "L'agression, ce n'est pas nous qui l'avons cherchée, nous avons été agressés", a-t-il ajouté, reconnaissant toutefois que "dans d'autres bateaux, la résistance a été plus rude". "Ils prennent d'assaut le bateau, puis nous rassemblent dans la salle qui nous sert de dortoir, et là on n'a plus le droit de bouger, ils nous ont conduits directement à Ashdod."

Joint par LeMonde.fr, Youssef B. ne pouvait donner aucune précision sur l'état de santé et de détention des autres détenus. "Je n'ai appris qu'à Paris qu'il y avait eu des victimes à cause de l'assaut des militaires israéliens, et que certains des humanitaires avaient été conduits à la prison de Beer-Sheva. Avant de sortir de l'avion, et à partir du moment où j'ai été fait prisonnier sur le cargo, j'ai été absolument seul : on était cloisonnés et soigneusement séparés les uns des autres."

Il explique également que les prisonniers restant avaient délibérément choisi –  comme acte de résistance – d'être traduits devant les tribunaux israéliens. "Après être descendus du bateau, dans le port d'Ashdod, nous avons été interrogés un par un. On nous ont demandé notre état de santé, quelques renseignements personnels, et de choisir entre l'expulsion dans notre pays d'origine ou le passage devant la justice, avec des menaces de sanctions. Je me suis dit que je serai plus utile en France, en tant que conseiller de communication du CBSP, pour témoigner de ce qu'il s'était passé. J'ai donc refusé d'être jugé en Israël".

"ILS SONT PERSUADÉS DE N'AVOIR RIEN À SE REPROCHER"

Il poursuit : "Si beaucoup sont encore aujourd'hui prisonniers des Israéliens, c'est parce qu'ils sont persuadés, en tant qu'humanitaires pacifistes attaqués par des soldats armés et cagoulés, de n'avoir rien à se reprocher aux yeux de la justice. Ils ont donc choisi de passer devant le tribunal pour voir jusqu'où irait Israël, et ils continuent à protester avec les moyens qu'il leur reste."

Selon Marc Hecker, chargé de recherches à l'Institut français des relations internationales, trois associations françaises pro-palestiniennes étaient représentées dans la flotille : la Campagne civile internationale pour la protection du peuple palestinien (Ccippp), le Comité de vigilance pour une paix réelle au Proche-Orient (CVPR) et le Comité de bienfaisance et de secours aux Palestiniens (CBSP), l'association de Youssef B. "Cette dernière a longtemps créé un certain trouble au sein des organisations pro-palestiniennes : contrairement à la plupart des grandes associations pro-palestiniennes qui se veulent laïques et qui sont souvent proches de l'extrême gauche, le CBSP se réclame d'une inspiration religieuse. De fait, le CBSP n'a été que tardivement intégré à la plate-forme des ONG françaises pour la Palestine".







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