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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 18:52

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20100715/tts-france-justice-bettencourt-gav-ca02f96.html

Premières gardes à vue dans l'affaire Bettencourt (Reuters)

Quatre hommes ont été placés en garde à vue jeudi dans une enquête sur des soupçons d'évasion fiscale concernant la fortune de Liliane Bettencourt et un présumé conflit d'intérêt du ministre du Travail Eric Woerth.

Il s'agit du gestionnaire de fortune de l'héritière de L'Oréal Patrice de Maistre, de l'ex-avocat fiscaliste Fabrice Goguel, du photographe François-Marie Banier et de Carlos Vejarano, gérant de l'île d'Arros aux Seychelles, achetée par le couple Bettencourt en 1999, a dit le parquet de Nanterre.

Cette enquête pénale trouve son origine dans un conflit familial entre Liliane Bettencourt, 87 ans, 17e fortune mondiale avec 17 milliards d'euros, et sa fille Françoise Meyers, qui demande le placement de sa mère sous tutelle car, selon elle, son entourage profite de son état de faiblesse pour la spolier.

"Ces gardes à vue sont un cap important puisque, depuis des mois et des mois, nous dénonçons les prédateurs qui entourent Liliane Bettencourt", a déclaré sur France 2 Me Olivier Metzner, avocat de Françoise Meyers.

François-Marie Banier, 63 ans, fait l'objet d'un procès engagé par la fille de la milliardaire pour "abus de faiblesse", en raison de dons d'un milliard d'euros qu'il a reçus de la milliardaire entre 2002 et 2007.

Des perquisitions ont été conduites la semaine dernière chez les quatre suspects. La procédure vise tous les faits apparus dans les enregistrements clandestins de la milliardaire, réalisés entre mai 2009 et mai 2010 par un employé, publiés dans la presse mi-juin, et remis à la justice, a-t-elle dit.

Commencée dans la matinée, la garde à vue, qui peut durer jusqu'à 48 heures, se prolongeait jeudi en fin d'après-midi.

La mesure étant utilisée pour des auditions complexes, il était vraisemblable que les suspects passent la nuit en cellule.

Après la garde à vue, le procureur peut soit citer les suspects devant le tribunal, option peu probable, soit ouvrir une information confiée à un juge d'instruction, choix déjà exclu, soit laisser les suspects libres et continuer l'enquête.

Ce dossier devenu affaire d'Etat menace Eric Woerth, qui a déjà dû quitter son poste de trésorier de l'UMP. Il fut aussi celui de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007.

ÉVASION FISCALE, WOERTH ET ARROS

Dans les enregistrements clandestins, Patrice de Maistre évoque une évasion fiscale en Suisse, à Singapour et en Uruguay, mentionnant le rôle de Fabrice Goguel.

Liliane Bettencourt a annoncé après la publication des enregistrements le rapatriement de ses actifs en France et il est déjà avéré qu'elle détenait près de 80 millions d'euros sur des comptes en Suisse.

La brigade financière est aussi chargée d'examiner dans le cadre de l'enquête le possible conflit d'intérêt, voire le trafic d'influence qui serait imputable à Eric Woerth.

Dans les enregistrements, Patrice de Maistre, qui fait signer des chèques pour l'UMP à Liliane Bettencourt, déclare avoir embauché fin 2007 Florence Woerth, à la demande de son mari, alors ministre du Budget.

Le dossier professionnel de Florence Woerth, qui a démissionné de son emploi fin juin, a été saisi par la police. Eric Woerth et son épouse ont demandé à être entendus.

Il apparaît aussi dans les enregistrements que l'île d'Arros, villégiature d'une valeur de plusieurs centaines de millions d'euros et dissimulée au fisc, détenue via une fondation au Liechtenstein par Liliane et André Bettencourt, décédé en 2007, a été donnée à François-Marie Banier.

Des conversations houleuses portant sur le fait que le photographe refuse d'en financer l'entretien malgré le fait que 20 millions d'euros lui ont été donnés pour cela figurent dans les enregistrements clandestins.

Carlos Vejarano demande de l'argent en laissant entendre que si on refuse, il parlera, a dit aussi Patrice de Maistre le 12 juin 2009. Selon les bandes, il demande sept millions d'euros et s'en voit finalement accorder deux.




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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 18:44

 

http://www.mediapart.fr/club/blog/la-redaction-de-mediapart/140710/lappel-pour-une-justice-independante-et-impartiale

Appel du 14 juillet pour une justice indépendante et impartiale à propos des affaires Bettencourt

Les affaires Bettencourt qui dominent la vie politique française depuis plus de trois semaines donnent en spectacle une justice aux antipodes des principes directeurs du procès pénal et des exigences du droit européen récemment rappelées par la Cour européenne des droits de l'homme dans ses arrêts «Medvedyev». 

Le procureur de la République de Nanterre comme le procureur général de Versailles, du fait de leur lien direct et statutaire avec le pouvoir exécutif, ne peuvent présenter aucune garantie d'impartialité. 

Quant à la procédure d'enquête préliminaire privilégiée par le pouvoir dans ce dossier, elle est secrète et non contradictoire. 

Il est urgent qu'une instruction soit ouverte et qu'elle soit confiée à un collège de juges indépendants respectant les règles du procès équitable, notamment la présomption d'innocence, le principe du contradictoire et les droits de la défense. 

Le discrédit jeté sur notre justice ne doit plus durer.   




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15 juillet 2010 4 15 /07 /juillet /2010 18:35

 

LES INTERPELLÉS INTERPELLENT L'ÉTAT, LA MAIRIE et TOUS LES HABITANT(E)S DE SAINT-DENIS

Jeudi 8 juillet, un certain nombre d'habitants, et de militants d'associations, d'organisations politiques et syndicales (RESF, Réseau Solidarité Logement, MRAP, SUD, PCF, NPA, Alternative Libertaire…) animés par des convictions humaines et solidaires sont venus soutenir le camp de réfugiés roms dressé en face de la Basilique, les familles étant sans solution de relogement depuis leur expulsion et la destruction du quartier du Hanul où ils vivaient pour certains depuis près de dix ans.

Aux environs de 21 heures 30, treize cars de CRS et dix voitures de police stationnaient sur la place du marché.

Nous avons immédiatement interpellé la mairie afin qu'elle demande à la préfecture de renoncer à l'expulsion. Nous lui avons rappelé que les habitants du Hanul, et plus particulièrement les enfants, avaient déjà subi des violences lors de l'expulsion et la destruction du quartier du Hanul le mardi 6 au matin. Nous ne souhaitions pas revivre de telles violences. Plusieurs élus de la majorité, présents sur place ou contactés par téléphone, ne sont pas intervenus.

Aux alentours de 22 heures, l'opération policière a commencé.

Les familles roms ont tout juste eu le temps de fuir, avant que plusieurs dizaines de CRS n'encerclent un petit groupe de vingt trois soutiens.

Les CRS ont violemment poussé les vingt trois personnes dans le car, plusieurs personnes ayant pris des coups au passage. Le car a démarré.

Arrivé sur la place du marché, le bus a stoppé, et les CRS se sont rués sur un jeune homme parce qu'il prenait des photos. Ils l’ont frappé et jeté dans le car, inerte. Nous avons aussitôt réclamé les pompiers, qui sont finalement venus le chercher au commissariat pour l'emmener à l'hôpital. Ce jeune homme a ensuite été placé en garde-à-vue, puis poursuivi en justice pour entrave au bon déroulement d'une opération policière.

Au commissariat, les vingt trois autres ont eu droit à une vérification d’identité. La police nous a expliqué que notre interpellation était liée à une manifestation non déclarée. Nous avons ensuite été enfermés dans une cage de garde-à-vue, avant d’être relâchés vers 2 heures 30 du matin.

Le lendemain, nous avons reçu le coup de massue final, en apprenant par la presse que c'était la mairie qui avait demandé l'évacuation, d’après la préfecture.

À ce jour, les familles roms sont pourchassées et traquées par la police.

Elles ne peuvent se poser à aucun endroit plus de six heures. Parmi elles, une femme vient de subir une opération, plusieurs sont gravement malades et deux enfants sont atteints d'un cancer.

L’Etat met en place une politique systématique de destruction violente des camps des roms, d’expulsion du territoire pour certains, et de harcèlement policier pour tous ! Mais les habitants ne disparaissent pas en même temps que leur bidonville ! Ils se retrouvent à la rue, dans une précarité encore plus grande et à la merci du harcèlement policier. La démonstration de force par l’envoi massif et disproportionné de CRS vise à décourager les soutiens et à affirmer une politique systématique de répression.

Les interpellés et tous les soutiens sont en colère. Nous tenons à dire haut et fort : l’intimidation ne marche pas. La mairie ne peut pas continuer à faire la sourde oreille et à mettre en danger les familles et leurs soutiens, se rendant ainsi complice de la politique grotesquement sécuritaire du gouvernement. Elle ne peut pas admettre que des militants soient embarqués pour avoir exprimé leur solidarité, et que le centre ville de Saint-Denis soit transformé en caserne de CRS.

Au contraire, nous lui demandons de prendre position clairement, de soutenir les familles du Hanul et de leur procurer un hébergement d’urgence dans un lieu sécurisé. Un hébergement temporaire et un soutien clair de la mairie sont indispensables pour protéger les familles de la police, leur assurer le minimum vital (un toit, de l’eau). C’est également la condition indispensable pour que tous ensemble, familles, soutiens et municipalité, nous puissions créer un rapport de force avec la préfecture et l’Etat.

Nous souhaitons que Saint-Denis reste une ville où les valeurs de résistance, de lutte contre les discriminations et de solidarité ne soient pas que des paroles en l’air.

Les soutiens interpellés : Loïc Baron NPA, Dominique Begusseau NPA, Clément Bonnin NPA, Marie Annick Butez MRAP, Ludovic Carle citoyen solidaire, Jérôme Castell NPA, Malika Chemmah RESF,  Laurent Cima citoyen solidaire, Agnès Cluzel, MRAP, Jean-Claude Cluzel militant communiste, Aurore Laborie Chapiteau Raj'Ganawak, Laure Labrosse NPA, Bastien Lambert Chapiteau Raj'Ganawak, Nils Lefevre NPA, Nouria Ouedda Réseau Solidarité Logement, Goulven Schaal NPA, Lucie T. Réseau Solidarité Logement, Stéphane, SUD , Pierre, Christopher, Agathe, Marie-Prune et Yasmina, citoyens solidaires






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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 18:56

 

http://www.liberation.fr/societe/0101646698-villiers-le-bel-trois-condamnes-font-appel

Villiers-le-Bel : trois condamnés font appel

Par WILLY LE DEVIN

Trois des cinq jeunes de Villiers-le-Bel, condamnés il y a dix jours par la cour d’assises du Val-d’Oise à des peines de prison ferme pour «tentative de meurtre en bande organisée sur des policiers», ont fait appel, hier, de leurs condamnations. Abderhamane Kamara, 29 ans, son demi-frère du même âge Adama et Ibrahima Sow, 26 ans, avaient écopé respectivement de quinze, douze, et neuf ans de réclusion pour leur participation aux émeutes de fin novembre 2007 après que Mushin et Lakamy, deux adolescents de Villiers-le-Bel, eurent trouvé la mort lors d’une collision entre leur minimoto et un véhicule de police. «Ils ont décidé de ne pas se résoudre à ce verdict scandaleux qui ne repose sur aucun élément matériel, mais uniquement sur la parole de témoins sous X à qui la police avait promis une rémunération», a déclaré l’un de leurs avocats, Me Michel Konitz.

Mara Kanté, 23 ans, et Samuel Lambalamba, 24 ans, condamnés à trois ans de prison pour complicité et possession d’armes, ont en revanche accepté le verdict rendu par les jurés. W.L.D.





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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 18:39

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/07/12/politique-medias-les-maux-francais-et-l-affaire-woerth-bettencourt_1386789_3232.html

Politique, médias : les maux français et l'affaire Woerth-Bettencourt

LE MONDE | 12.07.10 | 13h01  •  Mis à jour le 14.07.10 | 11h01

Quand le président d'Indonésie demanda en 2005 à l'économiste Sri Mulyani, alors employée au Fonds monétaire international, de devenir sa ministre des finances, le mari de cette dernière était banquier. Avant d'accepter, Madame Mulyani eut, a-t-elle raconté, une conversation avec son mari : "Il y a une chose qui s'appelle le conflit d'intérêts, lui dit-elle, et même si on n'en a, en Indonésie, qu'une très vague idée, je veux être au-dessus de tout soupçon."

Le mari abandonna l'ensemble de ses charges financières pour se consacrer à l'entrepreneuriat social, et Mme Mulyani fut pendant cinq ans une ministre au-dessus de tout soupçon, très active dans la lutte contre la corruption.

Si des ministres indonésiens sont capables d'avoir ce genre de scrupules, pourquoi pas les nôtres ? La déflagration de l'affaire Woerth-Bettencourt trouve d'abord son origine dans cette incapacité de la classe politique à s'autoréguler : si Eric Woerth avait eu, avant d'accepter son poste de ministre du budget, une conversation avec le président de la République sur l'opportunité de rester trésorier de l'UMP, puis, un peu plus tard, une conversation avec sa femme sur l'opportunité pour elle de gérer la fortune des Bettencourt, nous n'en serions vraisemblablement pas là.

Et si les ministres avaient le souci, avant d'entrer au gouvernement, d'être "au-dessus de tout soupçon", le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, ne dénoncerait pas, dans les colonnes du Monde, un climat de "suspicion généralisée".

Mais l'explosion s'est produite, et la réaction naturelle du pouvoir a été d'accuser le messager. Mediapart, site Internet fondé par l'ancien directeur de la rédaction du Monde Edwy Plenel, a été désigné comme coupable officiel et ses méthodes qualifiées de "fascistes" – sans que l'on sache sur quoi se fonde cette accusation outrancière – parce qu'il avait, le premier, publié les écoutes illégales réalisées par le majordome de Mme Bettencourt.

Les multiples dérapages de l'affaire Woerth sont le reflet des rapports extrêmement malsains qu'entretiennent en France les médias avec le pouvoir.

Traditionnellement difficiles sous la Ve République, les relations entre les médias et le pouvoir sont devenues particulièrement compliquées sous la présidence Sarkozy. Le chef de l'Etat ne fait pas mystère de son peu de considération pour cette catégorie d'acteurs de la vie publique et, au-delà de l'audiovisuel public, dont il nomme les patrons, ne rechigne pas à tenter des interventions dans le fonctionnement des médias privés.

Déjà lorsqu'il était ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy convoquait le patron d'une maison d'édition, les éditions First, Place Beauvau, pour le menacer de "foudres judiciaires" s'il publiait un livre d'interviews de son épouse, à l'époque Cécilia Sarkozy. A l'Elysée, il a annoncé lui-même, dans son bureau, au directeur de la rédaction des Echos médusé la nomination de son futur patron, lors du rachat du quotidien économique par Bernard Arnault, PDG du groupe LVMH, fin 2007.

Dans un dossier plus récent, celui de la recapitalisation du Monde, il a exprimé au directeur du journal, invité dans son bureau, son opposition à l'un des candidats, et déclaré qu'il lui serait difficile de justifier une aide de l'Etat à la modernisation de l'imprimerie si le choix du Monde n'allait pas vers un industriel de la presse.

Pour l'intellectuel libéral Jean-Claude Casanova, ancien conseiller de Raymond Barre, "la situation des médias français et leur degré de dépendance à l'égard du pouvoir font problème", qu'il s'agisse des médias publics ou privés, "détenus par des groupes dépendant de la commande publique".

Peut-être n'est-il pas inutile de le rappeler : le groupe aéronautique et fabricant d'armement Dassault est propriétaire du Figaro, le groupe Lagardère (qui détient 17 % des actions du groupe Le Monde), présent dans l'aéronautique militaire et l'armement, contrôle notamment Le Journal du dimanche, Paris-Match, la radio Europe 1 et les éditions Hachette, le groupe de travaux publics Bouygues possède TF1. Le groupe Bolloré, qui, outre ses activités dans le secteur portuaire, comprend des journaux gratuits, Havas, la SFP (Société française de production) et la télévision Direct8, est dirigé par Vincent Bolloré, un proche du président de la République, comme Martin Bouygues et Bernard Arnault. Et l'Agence France-Presse, en dépit des efforts méritoires de ses journalistes pour maintenir leur indépendance éditoriale, reste à la merci d'un mode de fonctionnement qui autorise toutes sortes d'interventions directes.

C'est dans ce contexte tendu qu'intervient l'affaire Woerth-Bettencourt. Fallait-il publier ces écoutes, sachant qu'elles relèvent par essence d'un procédé moralement et légalement répréhensible ? L'interrogation est légitime, même si les informations qu'elles recèlent peuvent justifier qu'elles soient portées à la connaissance du public, comme l'a d'ailleurs estimé la justice, en déboutant ceux qui demandaient l'interdiction de leur publication. Mediapart et Le Point étaient donc fondés à rendre public le contenu des écoutes.

Si Le Monde avait disposé de ces enregistrements, nous aurions utilisé les informations qu'ils révélaient, après avoir fait notre travail d'authentification et d'enquête journalistique et politique.

Comme d'autres rédactions, Le Monde a été amené, ces dernières années, à débattre des mérites du "journalisme d'investigation" et de ses dérives vers un "journalisme de procès-verbaux", où le journaliste réceptionne des extraits d'interrogatoires judiciaires ou policiers sans être en contact direct avec la personne interrogée et sans avoir accès à l'ensemble du dossier.

Pour nous, ces procès-verbaux peuvent être un élément de l'enquête journalistique, mais ne sauraient s'y substituer.

Mais enquêter exige du temps. Ce qui amène une autre question, soulevée par l'affaire Woerth-Bettencourt : qui a décidé du moment de la publication des écoutes ? Ce ne sont pas les médias, mais l'avocat Olivier Metzner.

Lorsqu'il propose ce "document explosif" aux médias deux semaines avant l'ouverture du procès Bettencourt, il a la maîtrise du calendrier et du message. Il sait, lui, quel est le moment qui convient le mieux à son propre calendrier d'avocat de Françoise Meyers-Bettencourt. Il sait que les médias n'auront pas le temps de faire un vrai travail d'enquête.

Me Metzner ne s'en cache d'ailleurs même pas : "Je planifie tout à l'avance, a-t-il confié au Nouvel Observateur. Quand je communique, les instructions sont respectées : une agence fait un communiqué au jour dit, un journal publie l'info à un autre moment convenu d'avance, pareil pour les radios ou les télés."

Communiquer, dans ce sens-là, n'est pas informer, et les Français le savent. Si la presse, malgré les virulentes attaques dont elle fait l'objet de la part du pouvoir, ne sort pas gagnante de cette affaire, ce sera parce que, pour ne pas résister à la "communication" des acteurs de la vie publique, pour ne pas leur disputer la maîtrise du calendrier de leurs annonces, elle se laisse trop souvent instrumentaliser et perd son rôle de contre-pouvoir.

Les élites françaises, pourtant, sont ambivalentes sur le rôle des médias : elles voudraient un contre-pouvoir, mais sans intrusion, sans interférences, dans le respect des règles du jeu qu'elles ont elles-mêmes fixées. Contrairement aux pays anglo-saxons, en France, un organe de presse qui révèle un scandale ne fait pas son travail : il dérange, il perturbe, il salit. Alors, lorsque les choses tournent mal, on accuse le messager. En oubliant que, dans un Etat de droit, l'information ne doit pas être un combat : elle est, précisément, un droit.

Sylvie Kauffmann, directrice de la rédaction du "Monde"

Article paru dans l'édition du 13.07.10






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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 15:57

 

Il y avait donc pendant plus de trois mois entre le 20 février et le 12 juin 2010 une première tentative de construction d’un comité national de liaison pour un front de gauche anticapitaliste. Les quatre composantes officielles fondatrices de ce projet sont l’association Gauche En Mouvement des Hauts de Seine, l’association Etre De Gauche du Val d’Oise, l’association Rassembler A Gauche de l’Essonne et le Club Socialisme Maintenant.

La majorité des acteurs et des porteurs de ce projet sont des militants et des anciens militants du Parti de Gauche dont la direction nationale du Parti de Gauche décidait l’exclusion en raison de divergences politiques.

Nous sommes depuis plus de vingt ans dans une situation de crise majeure de la gauche et de l’extrême gauche française, européenne et internationale.

La dernière expression française de cette crise est la fondation et la crise conjointe du Parti de Gauche et du NPA. La première tentative de construction d’un front de gauche anticapitaliste et son échec provisoire sont eux-mêmes une conséquence de cette crise.

Les forces des quatre principales composantes du comité national de liaison pour un front de gauche anticapitaliste étaient numériquement trop faibles, les militants porteurs de ce projet étaient trop peu nombreux, leur hétérogénéité politique était trop grande, ils avaient trop de divergences politiques entre eux.

Ils n’étaient finalement pas une base de construction d’un nouveau parti, mais une cause de différenciation et de décomposition supplémentaire de la gauche et de l’extrême gauche. Il y avait pendant plus de trois mois beaucoup de réunions et de discussions par internet et par téléphone. Il y avait en particulier trois réunions nationales à Paris le 20 février, le 24 avril et le 12 juin. Le sens de ce message n’est pas une présentation et une tentative d’analyse des raisons immédiates de l’échec provisoire de ce projet pour de nombreuses raisons. La principale de ces raisons est un trop grand nombre de considérations personnelles et passionnelles. Par rapport à ces questions, je vous propose par exemple la lecture d’un message du groupe Militant dont les animateurs étaient des acteurs de ce projet. Leur message est disponible si vous consultez leur site internet.

Le sens de ce message est une contribution à l’analyse des causes historiques de la crise du communisme et des bases fondamentales de la construction d’une nouvelle perspective progressiste pour l’humanité.

Il y a d’abord la question du parti d’avant-garde de la classe ouvrière. Marx écrivait en 1848 le manifeste du parti communiste et c’est depuis plus de cent cinquante ans l’une des bases programmatiques les plus fondamentales du marxisme. La crise du parti d’avant-garde de la classe ouvrière est donc normalement au centre de la crise du mouvement communiste international.

Je prendrais un seul exemple. Je participais le 12 juin à la troisième et dernière réunion nationale du comité national de liaison pour un front de gauche anticapitaliste. Du point de vue des organisateurs de la réunion, il y avait deux positions normales et compréhensibles. Un certain nombre de militants participaient à la réunion et représentaient un certain nombre d’associations. A l’inverse, un certain nombre de militants ne participaient pas volontairement à la réunion. Par contre, il y avait un véritable problème de culture politique, il y avait une situation et une position totalement incompréhensibles et inimaginables du point de vue des organisateurs de la réunion, un certain nombre de militants participaient à la réunion à titre personnel.

L’armée des communistes du vingt et unième siècle est une armée sui generis, c’est une armée d’un genre très particulier, ce n’est pas une armée sans soldats et sans généraux, c’est une armée mexicaine, c’est une armée où tous les soldats sont généraux.

Il y avait donc de nombreuses polémiques pendant plus de trois mois. Dans ces polémiques, il y avait une accusation capitale de Robert Duguet contre Ali Romdhane. Ali Romdhane était pendant des années un vieux militant d’un vieux parti. Du point de vue de Robert Duguet, Ali Romdhane est orphelin de son parti, comme si son parti était son père et comme s’il perdait son père.

Cette caractérisation n’est pas du tout personnelle. Tous les militants communistes d’aujourd’hui, nous sommes tous des orphelins, nous perdions tous notre père. Pour certains d’entre nous, nous le perdions plusieurs fois. Pour certains d’entre nous, nous le perdions dans des circonstances dramatiques.

Toute l’histoire de l’opposition de gauche à l’intérieur du mouvement communiste international est une histoire de ruptures de générations successives. Pour les jeunes militants trotskystes des années 1930, Trotsky est déjà le vieux. Au début des années 1960, le PCF exclut des dizaines de militants des Jeunesses Communistes et Krivine, Bensaïd, Filoche, Recanati et les autres fondent la Ligue Communiste, ce sera plus tard la LCR après la dissolution de la Ligue Communiste en juin 1968. Pour les fondateurs de la Ligue Communiste de mai 1968, Frank, Raptis, Van Heijenoort et les secrétaires de Trotsky à Prinkipo en 1929, ce sont les vieux. La génération de mai 1968, nous sommes les vieux d’aujourd’hui et notre génération est une génération particulière, c’est la génération contemporaine de la chute du mur de Berlin en 1989 et de la disparition de l’union soviétique en 1991. Nous faisons notre travail de deuil depuis
vingt ans, et c’est la raison fondamentale de la crise de la gauche et de l’extrême gauche française, européenne et internationale.

La deuxième question est la question de l’intervention dans la lutte des classes. Il y a d’abord les questions internationales. A un bout du monde, il y a la révolution anti impérialiste latino américaine, Cuba, le Venezuela, la Bolivie, le Brésil. Qu’en pensons nous ? Nous n’en savons rien. A l’autre bout du monde, il y a la résistance palestinienne, la résistance libanaise, la Turquie, la Syrie, l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan. Il y a la Chine de Hu Jintao et la Russie de Medvedev et de Poutine. Qu’en pensons nous ? Nous n’en savons rien. Il y a la question de l’Europe. Sommes nous pour la convergence des luttes dans toute l’Europe ou bien pour la défense des acquis sociaux dans un seul pays ? Nous n’en savons rien ou bien ces questions et les réponses à ces questions sont autant de causes de divisions supplémentaires.

Quelles sont nos positions relatives aux questions de politique intérieure française, la question des institutions, du dialogue social, des retraites, des sans papiers, de la défense des services publics, de la criminalisation du mouvement social ? Nous n’en savons rien, nous n’avons plus de programme, à l’exception de positions extrêmement générales.

Je citerais seulement deux exemples. Premièrement, il y a une campagne nationale de soutien à des postiers grévistes des Hauts de Seine contre des procédures de sanctions disciplinaires de la direction départementale de la poste des Hauts de Seine. Il y a en particulier une procédure de sanction disciplinaire contre Olivier Besancenot. La campagne du NPA en défense de son porte parole est pour le moins discrète.

Des militants de la gauche du NPA sont signataires d’un appel de syndicalistes du Val de Marne contre le dialogue social entre Thibault et Sarkozy. Ils n’en font pas une campagne nationale.

Bernard Fischer             




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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 15:36

 

Quinze ans après, n’oublions pas Srebrenica !

Communiqué d’associations citoyennes.

Comme si le passé était venu frapper à la porte des oublieux, faute de pouvoir ouvrir la porte des négationnistes, « à dix jours de la commémoration de 15 ans des massacres à Srebrenica, un nouveau charnier a été localisé à proximité de la ville […] il pourrait s’agir d’un des plus vastes charniers… Les experts supposent que la fosse contient des restes de victimes tuées dans un entrepôt agricole à Kravica où plus de mille hommes ont été tués sur au total 8.000 hommes et adolescents bosniaques en l’espace de quelques jours. Un crime qualifié de génocide par la Cour Internationale de Justice [CIJ].

Près de six mille huit cent personnes ont déjà été identifiées, exhumées d’une centaine de fosses communes au total.

Le 11 juillet prochain, un enterrement collectif de sept cent victimes nouvellement identifiées aura lieu au centre mémorial de Potocari, près de Srebrenica » (1).

Quinze ans après, n’oublions pas Srebrenica !

Dimanche 11 juillet, trente mille à quarante mille personnes se recueilleront et partageront une incommensurable douleur : assassinat d’un être cher, deuil impossible, vie brisée, un présent lourd, un futur obscur…

Mais Srebrenica ne doit pas occulter le reste de la Bosnie-Herzégovine  : si le massacre de Srebrenica a bien été reconnu comme génocide par la CIJ, les autres massacres de masse perpétrés en BH ne l’ont pas été. La CIJ avait été saisie par la Bosnie-Herzégovine.

Faute de preuves juridiquement recevables, la CIJ n’a pas reconnu l’Etat serbe pour responsable du génocide perpétré contre les non serbes B-H, mais seulement de n’avoir pas empêché les massacres des bosniaques (Musulmans) après la chute de Srebrenica prétendument commis par les seules forces serbes de Bosnie.

Or, de telles preuves existaient : les comptes-rendus du Conseil Suprême de Défense de la Serbie-Monténé gro de Milosevic. Parce qu’ils établissaient trop clairement l’implication de la Serbie dans la guerre d’agression contre la Bosnie-Herzégovine, certaines pages ont été soustraites par des juges du TPIY au procès de Milosevic afin qu’elles ne soient pas connues de la CIJ (2)

L'arrêt de la CIJ exigeait aussi de la Serbie qu'elle punisse les auteurs du génocide et cette obligation continue de s'imposer puisque les autorités de Belgrade n'ont toujours pas livré à la justice internationale, comme elles le doivent, le chef de l'armée des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, qui aux dires mêmes du Procureur en chef du TPIY, se trouve encore sur le territoire de la Serbie.

Ce faisant, le déni prévaut encore et toujours dans les opinions publiques serbes, dans l’entité serbe de Bosnie, la Republika Srpska, comme en Serbie où quelques progrès sont toutefois constatés (3).

Seule la vérité pourra libérer les consciences et les inconscients serbes.


C’est pourquoi la Résolution du Parlement européen du 17 juin 2010 sur la situation en Bosnie-Herzégovine revêt une importance capitale (4).

Associations signataires : Association Sarajevo (Paris), Balkans-Transit (Caen), Comité de soutien à Florence Hartmann (France), Enfants Europe Bosnie (Châteaudun), Fédération nationale des Mères pour la Paix (France), Solidarité Bosnie (Genève), à l'initiative de la Coordination francophone Bosnie-Herzégovine (France et Suisse).

Les associations et leurs membres sont nombreux à participer sur place à la commémoration.






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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 18:51

 

Club Socialisme Maintenant                                     

Editorial 

Cette fois, c’est presque une caricature.     

Nous ne sommes évidemment pas dans une situation révolutionnaire, ni même à la veille d’une telle situation, par contre vraiment, « en haut, ils ne peuvent plus gouverner comme auparavant ».   

Dans la saga amusante et parfois tragique de la Cinquième République, jamais on n’avait encore vu tel spectacle : mercredi F. Fillon fait applaudir -mollement- le ministre Eric Woerth victime d’une « campagne de diffamation ». Et le soir à l’Assemblée, J.F. Copé en tête de meute du groupe majoritaire UMP vote contre la principale disposition d’un texte soumis et défendu par Eric Woerth…

L’affaire Bettencourt est à la fois un nouvel épisode de la lutte à mort que se livrent Villepin et Sarkozy, c’est aussi un formidable éclairage politique sur les mœurs quotidiennes des hommes du Président. Trafic de Légion d’Honneur (de Maistre). Trafic d’influence (emploi de la femme d’Eric Woerth chez les Bettencourt). Distribution d’enveloppes aux principaux hommes politiques nécessaires aux intérêts de l’OREAL, en-tête desquels Nicolas Sarkozy.     

Le président de la République sert d’abord les électeurs de Neuilly. Certes, Neuilly est en France, mais Neuilly n’est pas la France. Le grand capital a besoin, à l’heure de la crise mondiale, d’un président sérieux et compétent, capable de donner à croire qu’il gouverne au nom de l’ intérêt général. Pas d’un homme de show business.     

En France, pour des raisons historiques, politiques, sociales, la « berlusconisation des médias » est difficile à mettre en œuvre. L’éviction de deux humoristes de Radio France s’est traduite par une manifestation de plus de 2000 journalistes et auditeurs. La volonté de contrôler le Monde sur le plan capitalistique et journalistique a échoué. Le candidat de l’affairisme soutenu par A. Minc à France Télévisions n’a pu être nommé par Sarkozy. Echec sur échec.   

Le pouvoir vacille comme jamais. Nous avions été les seuls dès l’élection de N. Sarkozy à refuser de voir en lui un « homme fort ». Pour nous, le petit Bonaparte est le plus fragile des présidents de la Cinquième République. Son électorat d’un jour est composite, sa base électorale limitée aux centres villes et aux beaux quartiers. A l’évidence, des secteurs importants de la bourgeoisie ne se reconnaissent plus dans ce bateleur.

Trop c’est trop !   

La faillite des sommets, l’étalage de l’argent, l’argent, toujours l’argent, en « liquide », en liasse, nourrit le ressentiment des couches populaires. D’où l’importance de l’affaire des retraites. Dans ces circonstances, le salariat peut utiliser la journée d’action « unie » du 7 Septembre pour se rassembler. D’autant qu’on ne peut exclure que mis en minorité par sa propre majorité, Sarkozy ne soit contraint de lâcher E. Woerth, au bénéfice d’un nouveau gouvernement.   

Il est vain de parodier les mots d’ordre d’hier. Reste que ce gouvernement d’exploiteurs, de voleurs, de corrompus, doit disparaître au profit « d’un gouvernement du peuple », un gouvernement des et au service des salariés, donc de l’intérêt général, un gouvernement honnête et bon marché. C’est ce que pensent la plupart des militants révolutionnaires sérieux. Mais cet objectif semble aujourd’hui impossible à atteindre pour le salariat disloqué, à la défensive dans la plupart des secteurs.     

Notre -tout petit- rôle c’est d’accompagner la résistance des travailleurs en nourrissant politiquement l’idée d’un mouvement autonome des salariés, auto organisé, pour balayer toute cette pourriture ; c ’est de contribuer à l’ aider à briser le corset du scandaleux « dialogue social » par lequel responsables syndicaux et politiques  cherchent à protéger le gouvernement jusqu’ au bout, pour enliser et briser les luttes 

Ils sont quelques centaines comme madame Bettencourt à dépenser, en cash, chaque année deux millions d’euros pour frais de bouche, payer le petit personnel parmi lesquels les dirigeants politiques. Des mesures de saisies, d’expropriations, de nationalisations sans indemnités, de tous ces parasites règlerait d’un coup tous les déficits !

La « vieille taupe » continue de creuser. A nous de faire de la politique.                               

Paris 12 juillet 2010






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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 18:42

 

http://www.lmsi.net/spip.php?article1072

Liberté pour les cinq de Villiers-le-Bel

Appel contre une condamnation pour l’exemple

Initié par Saïd Bouamama, Fahima Laidoudi, Evelyne Perrin, Maurice Rajsfus et Catherine Samary et signé par 70 citoyen-ne-s, cet appel dénonce l’inacceptable verdict du 4 juillet 2010, condamnant sans preuves cinq jeunes de Villiers-le-Bel à des peines d’emprisonnement ferme de 3 à 15 ans, sur la seule base de témoignages anonymes et de dénonciations et suppositions plus que douteuses.

Le 14 juillet, le peuple Français est appelé à célèbrer l’anniversaire de la Révolution Française, née de révolte populaire car le peuple ne voyait pas d’avenir. Il en resté dans la Déclaration des droits de l’homme le droit et le devoir de se soulever contre toutes les oppressions.

Au nom de ce même peuple, le verdict du tribunal de Pontoise du 3 juillet 2010 vient de condamner cinq jeunes à de lourdes peines, à partir d’un témoignage sous X, de rumeurs durant des transports de détenus et de conversations co-cellulaires entre détenus.

Ce verdict frappe des jeunes pris au hasard pour en faire des exemples et condamne ainsi la révolte de Villiers-le-Bel 2007. Or cette révolte populaire était une réponse au quadrillage du quartier par plus de 600 policiers après la mort de deux jeunes tués par une voiture de police.

Nous dénonçons ce verdict inique fondé sur un témoignage sous x. Il démontre la politique de deux poids, deux mesures entre le cas de Villiers-le-Bel et l’ affaire Bettencourt : Sarkozy déclare qu’un enregistrement ne peut servir de preuve pour la poursuivre, par contre le témoignage sous x d’un indicateur rémunéré par la police à suffi à des condamnations très lourdes. Nous demandons l’amnistie pour l’insurrection populaire de Villiers-le-Bel et la libération des cinq condamnés pour l’exemple.

Premiers signataires : Saïd Bouamama (sociologue), Fahima Laidoudi (militante, Collectif Réseaux Intervention Réflexion Quartier Populaire), Evelyne Perrin (écrivain), Maurice Rajsfus (historien), Catherine Samary (économiste) et Cédric Arcamond, Tavic Arneguy, Elise Ayrault, Robert Barlerieu, Frédéric Baudet, Yasmine Benallal, Henri-Paul Bernard, Louis Bertrand, Cindy Bignardi, Denis Blanc, Christian Boac, Régis Boitier, Janos Borovi, Djamila Bouferguem, Natmou Boumendil, Nazima Brahimi, Marianne Breton, Jo Briant, Jérome Cardot, Léa Carlat, Françoise Cayrol, David Cerson, Christiane Chalaye, Aïcha Chikhauni, Florence Ciaravola, Claude Clemaud, Jessy Cormont, Christian Darceaux, Dominique Duplan, Eail Elloret, Mona Falah, Jean Fauche, Clément Françoise, Clément Housson, Lucile Garbagnati, Arnaud Gauthey, Guy Giany, Leila Glovert-Cerson, Emmanuel Karmazyn, Sabine Lasnier, Jean-Louis Le Bourhis, Jean-Luc Le Dieu, Charline Le Dieu, Anne-Claire Le R’uant, Nadia Loucho, Alain Marcu, Nathalie Marcu, Benoit Marlet, Jean-Jacques Marlet, Alain Martinez, Malika Mommarche, Mireille Moscati, Catherine Querter, Rahim, Bruno Riondet, Hélène Rubene, Catherine Sackur, René Seibol, Pierre Tevanian, Jacques Thomas, Maurice Vandeweghe, Elodie Vieille-Blanchard, Roxane Vigneront, Charline Vignersen, Elisabeth Vitiello.

Signatures à adresser au CRIRQP (Collectif Réseaux Intervention Réflexion Quartier Populaire) :  rirqprp@gmail.com




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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 17:56

 

http://www.rue89.com/2010/07/10/soutien-de-medias-anglophones-a-mediapart-et-a-linfo-sur-le-web-158245

Soutien de médias anglophones à Mediapart et aux sites web

Critiqué en France pour son traitement du dossier Bettencourt-Woerth, notamment par l'UMP, Mediapart a reçu le soutien de la profession, à travers deux organisations, le Geste [1] et le Spiil [2].

Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, plusieurs médias prestigieux ont rendu hommage à son travail d'enquête et, plus généralement, à l'émergence de sites capables de faire face aux pressions des pouvoirs et de concurrencer la presse traditionnelle.

« Dans les dîners, on en parle comme d'un Watergate français »


Le New York Times n'hésite pas à se référer au Watergate [3], en évoquant des dîners où on imagine que les convives ne sont pas membres de l'UMP :

« Dans les dîners, on en parle comme d'un Watergate français, mais avec au moins une grande différence : les futurs Woodward and Bernstein [du nom des journalistes ayant révélé le scandale du Watergate, ndlr] derrière le plus grand scandale frappant la présidence de Nicolas Sarkozy travaillent sur le Web et non dans un journal. […]

Les proches de M. Sarkozy ont lancé des invectives sur Mediapart. Xavier Bertrand, le leader de son parti de droite, l'UMP, a accusé le site de “méthodes fascistes” la semaine dernière à la radio.

Mais Mediapart a frappé les esprits avec son article, révélant sa capacité à définir l'agenda médiatique en France. Pendant plusieurs semaines, sa couverture de l'affaire a fourni la matière des unes des journaux les jours suivants. Lui et d'autres sites web d'information et d'investigation ont ainsi pu se développer en France, alors que la presse imprimée s'enfonce dans la crise. »

« Les sites Web se concentrent sur le reportage en profondeur »

Constat similaire du Financial Times [4], qui pousse un peu plus loin la critique de la presse traditionnelle :

« Le succès de Mediapart contraste avec les malheurs des journaux français, qui se battent contre des coûts élevés, un lectorat et des revenus publicitaires déclinants.

Paradoxalement, les journaux ont été lents à passer en ligne, ouvrant une niche pour des sites web qui se concentrent sur le reportage en profondeur. »

Selon le journal économique, la couverture de Mediapart souligne également « les limites de l'influence du Président sur les médias », même si « la principale chaîne de télévision et deux journaux quotidiens sont la propriété d'amis ou d'alliés politiques », allusion à TF1, au Figaro et aux Echos.

Sarkozy « isole les journalistes qui lui déplaisent »

Une dépêche de l'agence Reuters [5] précise que ces liens ont permis au président de la République de contrôler une partie de l'information délivrée par les médias :

« Les amitiés proches de Sarkozy avec les propriétaires de médias traditionnels et son contrôle de la télévision publique et de stations de radio lui ont souvent permis de façonner la couverture de l'information et d'isoler des journalistes qui lui déplaisent. »

Une ingérence contre laquelle les sites d'information jouent un rôle salutaire :

« Certains sites web, comme Mediapart, Rue89 et Bakchich.info, sont moins sujets à une telle influence et attirent des lecteurs en publiant des scoops avec un ton plus incisif. »





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