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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 20:51

Le PCF répartit les têtes de liste du Front de gauche

La secrétaire nationale du Parti communiste, Marie Georges Buffet, a dévoilé, mercredi 15 décembre, l’offre de son parti à ses partenaires du Front de gauche pour les régionales. Au Parti de gauche de Jean Luc Mélenchon, cinq têtes de liste en Rhône Alpes, Languedoc Roussillon, Pays de Loire, Aquitaine et Poitou Charentes et 17 listes départementales, dont Paris, où devrait se présenter Eric Coquerel. La Gauche unitaire récolte la région Midi Pyrénées pour Christian Picquet et trois listes départementales. Le PCF se garderait dix régions dont l’Ile de France. Madame Buffet a indiqué que son parti « faisait un effort important » et que d’autres « ouvertures » seront faites aux Alternatifs et à des personnalités. Monsieur Mélenchon, qui estime qu’il était le « meilleur candidat » pour conduire l’Ile de France, a refusé de figurer sur une liste. 

(Article du Monde papier non disponible si vous consultez le site internet du Monde) (NDLR)
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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 20:41

http://www.canempechepasnicolas.over-blog.com/article--la-guerre-de-39-et-ses-enjeux-le-debat-commence-sur-canempechepasnicolas--41624196-comments.html#comment53356699


La guerre de 39 et ses enjeux : le débat commence sur "canempechepasnicolas"
 
IL Y A 70 ANS : LA GUERRE COMMENCE…. MAIS, CONTRE QUI ?

Commentant l’article que j’ai rédigé sur mon blog le 14 décembre, intitulé : « Il y a 70 ans, la France déclara la guerre à l’Allemagne, mais la fait aux communistes », mon camarade, Bernard Fischer, m’écrit :

« Je lisais bien ton message ci-dessous relatif à la deuxième guerre mondiale.

Si je comprends bien, la France souhaitait une guerre entre l’Allemagne et l’URSS et la signature du pacte germano soviétique était une défaite de la diplomatie française. La guerre entre l’Allemagne et l’URSS commençait bien deux ans plus tard et, si je comprends bien également, la guerre entre l’Allemagne et l’URSS permettait le débarquement de Normandie.

Je respecte toutes les versions de l’histoire et cette version n’est pas moins respectable, même si elle me semble originale et si elle présente, de mon point de vue, des contradictions internes.

De mon point de vue, la morale de l’histoire est la suivante, laissons l’histoire aux historiens et n’instrumentalisons pas l’histoire pour des raisons de politique contemporaine dans aucun sens ».

D’abord, je remercie Bernard pour m’avoir fait part de ses doutes quant aux conclusions de mon article. Je regrette assez le manque de réactions à mes écris, pour ne pas être ravi de l’amorce du débat qui s’engage.

Et je convie nos amis lecteurs d’ajouter leur « grain de sel » à la discussion.

Venons aux faits. D’abord, quand Bernard écrit, dubitatif, « Si je comprends bien, la France souhaitait une guerre entre l’Allemagne et l’URSS », il faut bien s’entendre sur les mots. « La France » signifie naturellement pour moi, les dirigeants français de l’époque, et surtout leurs « donneurs d’ordre », le capital représenté alors par le Comité des Forges, de Wendel, Schneider, les grossium de l’industrie chimique.

Oui, à ce niveau, l’objectif permanent, depuis 1917, c’est de tout faire pour écraser « les Bolcheviks ». La classe dirigeante française ne s’est-elle pas associée à l’intervention militaire aux côtés des ‘Blancs’, au lendemain du premier conflit mondial, et n’a-t-elle pas participé à la mise en place du fameux « cordon sanitaire » (avec la création artificielle d’Etats tampons, tels les pays baltes, pris sur le territoire anciennement tsariste), pour réduire les « dangers » d’extension du communisme en Europe  ?

Cet état d’esprit n’était-il pas partagé par le patronat, en 1936, quand il « préférait Hitler au front populaire » ou quand, recevant Von Ribbentrop, le 6 décembre 1938, deux mois après Munich, les politiciens aux ordres donnaient toutes assurances au représentant du Führer, de « mettre en France, les communistes à la raison » ?

Toutes ces raisons idéologiques vont conduire la bourgeoisie à mener une politique de répression antiouvrière (celle-ci avait commencé au lendemain du 30 novembre 1938, visant les travailleurs, coupables d’avoir participé à la grève générale), et « antirouge ». Le gouvernement Daladier ouvre les premiers camps de concentration, en France, dès janvier 1939. Ils visent d’abord les réfugiés, fuyant les régimes nazi et fasciste d’Allemagne, de Hongrie, Pologne, de Roumanie, avant d’y entasser les combattants de l’Espagne républicaine.

Cette politique va trouver son point d’orgue avec l’interdiction du Parti communiste, de sa presse, des syndicats de classe et l’arrestation massive de militants ouvriers, dès août-septembre 39. Par contre, dans le même temps, les tueurs fascistes de la Cagoule sont libérés. Parmi ceux-ci, la presse célèbrera les faits d’armes d’un certain Joseph Darnand, un cagoulard niçois impliqué dans des attentats et des trafics d’armes fournies par l’Allemagne de Hitler et l’Italie de Mussolini.

Ceci étant rappelé, j’entrevois l’objection : « Tout cela est vrai, mais de là à invoquer une sainte alliance franco-allemande contre l’Union soviétique… ».

Certes, cette collaboration éclatera au grand jour, en octobre 40, à Montoire, avec le discours du maréchal Pétain, au lendemain de son entrevue avec Hitler.

Mais, bien avant cette date, les mêmes élites, politiques, militaires et, nous y reviendrons, patronales, préparaient depuis l’automne 39, une intervention armée contre l’Union soviétique, d’abord, pour « secourir ce malheureux peuple finlandais », victime de l’Ours russe, puis, dans le Caucase, avec pour objectif, les champs de pétrole soviétique de Bakou. Le général Weygand ira même, en Syrie, alors « française », préparer un corps expéditionnaire. La presse de l’époque ne cache pas ces préparatifs guerriers, qui, rappelons-le, s’effectuaient durant « la drôle de guerre » contre l’Allemagne, notre seule ennemie déclarée.

« Certes, certes, pourrait-on objecter, cela ne justifie pas l’assertion, selon laquelle, le Pacte de non-agression germano-soviétique d’août 1939, a déjoué les plans de ceux qui escomptaient un conflit opposant l’Allemagne à l’URSS ».

Sur ce point capital, je persiste et je signe. En France, pour les milieux dirigeants, un tel affrontement éloignait la guerre de notre pays. Et la victoire de la Wehrmacht attendue, permettait de concevoir une Europe dominée par l’Allemagne, dans laquelle notre pays aurait sa place.

« Mais qui vous fait croire que cette perspective répondait aux vœux des cercles dirigeants français ? ».

Pour une raison toute simple, que les faits ultérieurs ont prouvée : les patronats allemand et français collaboraient déjà étroitement depuis les années 20. Le capital des plus grosses entreprises sidérurgiques, minières et chimiques des deux pays était mixte, la part de chacun évoluant selon le pays, dominant ou dominé.

Les industriels et les banquiers français et allemands avaient donc les mêmes intérêts à défendre, et les mêmes ennemis à combattre. La « collaboration économique » ultérieure, sous l’Occupation, confirmera leur désir commun de s’entendre dans le cadre d’une Europe allemande.

C’est pourquoi le patronat de notre pays, et les hommes politiques à son service ont, comme l’a si bien montré Annie Lacroix-Riz, dans ses ouvrages,* préparé la défaite militaire et la chute de la III ème République.

Il nous reste à montrer que le rapport des forces militaires détermine le vainqueur.

Si l’Allemagne avait déclanché les opérations, d’abord contre l’URSS, celle-ci n’aurait pas, en 1939, tenu le choc. Les défaites soviétiques de l’été et de l’automne 41 en font la démonstration.

Il a fallu attendre plusieurs mois et décembre, pour que l’Armée rouge soit en mesure de contenir, puis de repousser l’ennemi. Et ce n’est qu’après les victoires de Stalingrad et de Koursk (où des divisions de panzers furent anéanties), que la contre-offensive de l’Armée rouge a pu se développer jusqu’à Berlin.

Le 6 juin 1944, les forces alliées débarquent en Normandie. Les Soviétiques sont, cet été-là, aux portes de Varsovie, devant Budapest et font la jonction avec les partisans de Tito, en Yougoslavie. L’armée allemande déploie encore plus de 200 divisions à l’Est, entre 50 et 60 en France.

Qui peut croire que si la totalité des forces nazie avait pu être concentrée dans notre pays, les armées alliées auraient réussi le débarquement ? L’auraient-ils seulement tenté ?

Et c’est ce qui se serait passé si l’URSS avait été mise hors champ, dès 1939.

Aussi, nous le répétons, le pacte de non-agression germano-soviétique a permis à Moscou de gagner deux ans, deux années de répit. L’Union soviétique a ainsi, été en mesure de résister d’abord, et retenir à l’Est, en 1944, la plus grande partie des armées allemandes.

Grâce à ce rapport de forces, les anglo-américains ont pu débarquer victorieusement en France.

Une preuve supplémentaire nous est donnée avec la contre offensive nazie dans les Ardennes belges, du 20 décembre 44.

Face à la ruée des chars à croix gammée, qui ont bousculé les GI’, le commandement allié, inquiet de la tournure des évènements, demande à Staline de passer d’urgence à l’offensive sur les 2000 kms du front de l’Est. C’est ce qui se fit, au grand soulagement des gouvernements américain et britannique, et de la population française, à nouveau menacée.

De tous ces évènements, nos médias n’en font aucune mention. Ils continuent d’affirmer que notre libération n’est venue que de l’Ouest.

Faut-il faire un lien entre ce mensonge et la dépendance directe de ces médias aux forces économiques, toujours disposées à « collaborer » dans le cadre de l’Union européenne ?

Jean LEVY





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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 19:58

http://www.npa-debatrevolutionnaire.org/lettre/dr18a2


Crise d’identité du NPA ou la démocratie révolutionnaire à l’œuvre ?

L’enjeu du conseil politique national du NPA qui s’est tenu le week-end dernier était d’importance puisqu’il s’agissait de dégager les enseignements des discussions en vue des élections régionales avec les antilibéraux ainsi que de la consultation qui venait de se dérouler en son sein. La tâche était difficile puisque  cette dernière n’avait pas permis qu'émerge une opinion majoritaire. Aussitôt, certains commentateurs parlent de crise d’identité, de signal d’alarme, de « turbulence »… Certes personne ne contestera que le fait que la majorité soit bien peu majoritaire constitue d’une certaine façon une crise. Mais faut-il encore s’entendre sur le sens du moment. S’il s’agit d’un moment d’évolution, de transformation au cours du processus que nous avons initié, oui, mais c’est une bonne chose, une nécessité même.

Confrontés à des choix tactiques, aux pressions des partenaires antilibéraux avec lesquels nous avons engagé les discussions, à une situation sociale et politique difficile, les camarades du NPA discutent, s’interrogent, quoi de plus normal pour celles et ceux qui ont eu l’audace de s’engager ensemble dans un processus inédit pour tenter de répondre à la faillite de la gauche politique et syndicale. C’est même un signe de bonne santé. Et quoi d’étonnant que dans un jeune parti les camarades se divisent sans que, pour autant, cela renvoie à des divergences cristallisées. Quoi d’étonnant aussi que la position majoritaire soit contestée alors que les discussions unitaires ont abouti à une rupture au niveau national ou à des ruptures annoncées dans la plupart des régions.

La position A qui assumait cette rupture était difficile à porter, il y a une certaine logique dans le fait qu’elle ait cristallisé les déceptions voire les désillusions. Même si cela ne suffit certes pas à expliquer cette contestation qui renvoie aussi à ses propres ambiguïtés, hésitations, faiblesses, nous y reviendrons. Mais la discussion engagée au sein du NPA, loin de l’affaiblir, est nécessaire pour qu’ensemble nous construisions une plus grande cohérence. Notre cohésion politique ne se construit pas par en haut, dans une logique d’appareil, mais par en bas dans une logique démocratique et révolutionnaire.

Un acquis démocratique

Ce premier moment de débat national autour de différentes positions est en soi un pas en avant. De la démarche consensuelle qui a prévalu depuis la fondation du parti nous sommes passés à la confrontation des points de vue, de la compréhension que les uns et les autres nous pouvions avoir du processus et des choix auxquels il est confronté. Moment décisif pour forger notre unité, nous approprier collectivement le NPA, à condition de ne pas discuter des résultats en simples termes de majorité-minorité mais en termes de discussion démocratique entre révolutionnaires.

En effet, la consultation que nous avons organisée n'a rien à voir avec un simple vote tel que le PS ou d'autres le font, elle est bien un débat, la mise en œuvre d'une démocratie révolutionnaire.. Loin de l'état d'esprit des batailles parlementaires, notre démocratie est respectueuse des différentes positions, permet à chacun de mieux s'approprier la réalité du débat, son contenu, la situation du parti lui-même. Elle laisse la place aux évolutions.

Des points d'appui pour rassembler le parti

Le premier, faut-il le souligner, est cet acquis démocratique. Pour avancer, dépasser nos propres contradictions, il fallait que les points de vue se formulent, s'expriment dans une démarche ouverte sans esprit fractionnel.

Les votes contradictoires ne renvoient pas nécessairement à des divergences de fond. La consultation portait sur une question de tactique électorale, il ne s’agit pas de surinterpréter les désaccords. On ne peut que regretter les mises en scène dramatisant les enjeux de la discussion comme si telle positionpouvait être responsable de toutes nos difficultés et telle autre ouvrir la porte du succès !

Ensuite, et le dernier Conseil politique national en atteste, l'éclatement du parti en trois positions dont aucune n'a une réelle majorité n'exprime qu'une part de la réalité. Derrière cet éclatement il y a des préoccupations communes, des orientations politiques proches et des points d'appui pour réunir la grande majorité des camarades. C’est ce qui a permis que se dégage sur les points essentiels, dont le contenu de notre campagne, une large majorité au dernier CPN. C’est ce qui maintenant devrait nous permettre de nous rassembler pour mener campagne.

Nous verrons ce qui sortira au final des discussions au niveau des régions mais les positions, cohérentes et logiques -il faut le souligner- du PC ruinent la position qui s’acharnait à croire que tout était encore possible. Il est évident que quelles que soient les concessions que nous aurions pu faire, le PC ne voulait pas d'un accord avec nous. Sauf bien sûr de venir sur ses positions, constituer des listes autonomes pour mieux aboutir à des majorités de gestion de toute la gauche. Autant rejoindre le Front de gauche et liquider le NPA ! Quant à faire un geste de plus pour faire une démonstration, il n'y en avait pas besoin, le PC assumait pleinement et la rupture et ses raisons politiques. A nous aussi de l'assumer.

Et surtout la vraie discussion est de savoir quelle démonstration nous voulons faire ? Que nous sommes les plus unitaires ou les raisons fondamentales de la rupture ?

Dans le premier cas, nous sommes dans une logique d'unité pour l'unité, qui nous conduirait de compromis en compromis à être prêts à participer à des listes n'ayant d'autre ambition que de constituer pour le deuxième tour et après des majorité de gestion de toute la gauche.

Or c'est bien là la cause fondamentale de la rupture avec le Front de gauche, nous voulons, nous, l'unité dans la clarté pour exprimer et répondre aux besoins des travailleurs, porter les luttes et mobilisations. Et le fond de la discussion est bien là.

Tout le monde est d'accord sur la justesse de la politique qui cherche à combiner défense de la politique de parti et démarche unitaire. La difficulté est l'articulation des deux dans une politique pratique concrète. Il n'y en a pas de mode d’emploi qui résoudrait par avance la difficulté.

Une expérience qui exige des clarifications

Cette difficulté s'est traduite par une certaine confusion qui a déstabilisé le parti. Certains regrettent que l'unité ait échoué, d'autres que le parti n'ait pas assez assumé sa personnalité, cela renvoie à un désarroi bien plus qu'à des divergences formalisées. Les hésitations de la majorité de la direction ont semé le doute. Aller de l'avant suppose de dépasser les raisonnements politiques qui sont à l'origine de nos faiblesses.

Déjà, lors de la campagne des européennes nous avions connu la même faiblesse, oscillant entre un certain gauchisme prenant au premier degré le lien entre campagne électorale et luttes, grève générale, au moment où le mouvement connaissait un recul, et une timidité pour répondre avec suffisamment de clarté politique à la démagogie unitaire du PG. Elle nous avait gênés pour mener une campagne s’adressant largement aux classes populaires, à toutes celles et ceux qui sont écœurés par les jeux politiciens et se réfugient dans l’abstention.

Nous avons à nouveau cédé aux mêmes défauts. Et cela dès fin juin avec la rencontre avec le PG et la déclaration commune qui en est sortie. Au lieu de nous limiter à une déclaration prenant acte de la rencontre et de nos convergences face à la crise, nous avons accepté de laisser entendre qu'un accord était en route. Cette déclaration pouvait de plus être comprise comme un désaveu de notre campagne européenne.

Chacun se souvient de la suite. Mélenchon annonçant à la radio un accord pour les régionales et la stupeur des camarades, le désarroi, voire la révolte.

A la rentrée, après l’université d’été, la direction s’est ressaisie pour engager les discussions unitaires sur des bases correctes ce qui a abouti à la déclaration commune du 28 septembre. Mais nos faiblesses nous ont rattrapés après que le PC ait adopté et lancé son offre politique qui définissait clairement son objectif : aboutir à des majorités de gestion de toute la gauche dans la continuité des majorités sortantes. A partir du moment où le Front de gauche se ralliait à cette position, il n’y avait plus d’accord possible, il fallait en prendre acte et faire la démonstration large et publique de la divergence qui rendait un accord impossible.

Au lieu de cela, comme une majorité de la direction le souhaitait, nous avons négocié non sur le fond mais sur les formules, cherchant un compromis impossible qui rendait confuse, voire incompréhensible notre propre démarche.

La difficulté à choisir entre unité pour l'unité et l'unité pour aider aux luttes et aux mobilisations s'est manifestée dans notre difficulté à porter le débat sur la place publique si ce n'est grâce à Olivier Besancenot, au point que la presse a pu souligner un décalage entre ses déclarations et une certaine confusion de la direction. Elle s'est aussi manifestée dans notre difficulté à aider l'ensemble des comités à s'emparer du débat, à faire pression sur nos partenaires. Nous n'avons pas assez conçu l'unité comme une bataille politique publique fonction du rapport de force mais plutôt comme une négociation où il s'agissait de trouver la bonne formule tout en jouant des contradictions de nos partenaires.

Assumer notre personnalité, un parti pour les luttes des travailleurs et de la jeunesse

Les débats qui divisent aujourd’hui le NPA participent d’une crise de croissance à travers laquelle le parti se regroupe, mûrit, affirme sa personnalité, gagne en confiance, en compétence. Nous avions à faire ensemble une nouvelle expérience pour ensemble, dans des rapports démocratiques et solidaires, en tirer les enseignements, avec esprit critique, renforcer le parti.

C'est aujourd'hui le défi que nous avons tous à relever en nous engageant dans la campagne pour les régionales en lien et continuité avec l'ensemble de notre activité, en particulier notre intervention dans les entreprises, les quartiers, notre travail de recrutement au sein de la jeunesse. Ce défi ne relève pas que de la bonne volonté mais de notre capacité à faire les bilans, à apprendre ensemble de chacune des expériences.

La question de comment se combine la construction du parti des travailleurs et la question de l'unité est compliquée, elle n'a pas de réponse toute faite. C'est une politique qui se discute à chaque étape, se corrige, connaît des hauts et des bas...

Il s’agit de concevoir la démarche unitaire comme une politique pour le parti, une politique pour les luttes, une politique pour aider aux évolutions des consciences, à la politisation.

Cela n'épuise pas le débat. A chaque étape les deux pôles de la contradiction sont à l'œuvre, exercent leur pression... Et la rupture avec le Front de gauche pour les régionales n'épuise pas non plus le débat. Notre orientation n'est pas « caduque », elle garde toute sa pertinence. Un des pièges que nous avons devant nous serait de faire l'opposé des européennes. Alors que nous nous sommes alors de trop justifiés, il serait erroné de trop attaquer. Le PC est certes responsable de la rupture, mais pas coupable devant le tribunal de l’unité ! Nous faisons de la politique, nous regrettons que l'unité n'ait pas été possible mais cela renvoie non pas à des attitudes morales, l’unité étant posée comme un but en soi, mais à la politique, un désaccord de fond. Cela veut dire que nous continuons à militer pour l'unité chaque fois que c'est possible et utile tout en menant publiquement le débat sur les obstacles à l'unité, les raisons politiques de son échec : une trop grande dépendance, plus grande vis à vis des institutions que vis-à-vis de la défense des intérêts des travailleurs et des classes populaires.

Les désaccords qui se sont exprimés à travers la consultation n'empêchent pas le parti de se retrouver, de se réunir pour faire face à ses responsabilités. L'urgence est de commencer la campagne des régionales pour défendre et populariser notre politique, construire, recruter, éduquer à travers la bataille politique dans laquelle, de fait, nous sommes tous engagés. Une campagne pour l'unité des travailleurs, de leurs organisations pour répondre aux attaques de la droite et du patronat sur leur propre terrain, celui des luttes sociales et politiques, celui de leur indépendance de classe.

Une nouvelle étape s’ouvre pour le processus du NPA. Après la première étape de fondation et des premiers pas, la confrontation avec les forces antilibérales a placé le parti en position d’affirmer sa propre personnalité, de donner un contenu concret, pratique, dynamique à l’idée du parti pour les luttes, parti pour la transformation révolutionnaire de la société. L'enjeu de la période est bien là, affirmer la physionomie, la personnalité, le caractère du nouveau parti, à la fois démocratique et révolutionnaire. Cette bataille se mène dans l’arène politique la plus large contre la droite et l’extrême droite, en poursuivant la confrontation politique avec la gauche libérale mais aussi avec les forces à la gauche du PS, le Front de gauche et ses satellites comme avec Lutte ouvrière. Elle se mène aussi en poursuivant le débat interne pour dégager ce qui nous réunit des influences qui nous affaiblissent, pour faire vivre la démocratie la plus large, une démocratie directe qui rompe avec le fonctionnement des appareils, une démocratie vivante capable d’associer et qui, pour cela, ne craint ni les désaccords ni les confrontations, convaincue que ce n’est que de ce bouillonnement militant, politique, intellectuel que peut naître un nouveau parti..

Loin de cristalliser les trois positions qui se sont dégagées à travers la consultation, il nous faut au contraire relancer le débat, l’approfondir à la lumière de l’expérience collective qui déjà unit les militantes et les militants du NPA.

Une nouvelle étape commence et la campagne à venir nous permettra de conquérir une plus grande autonomie politique pour que le NPA devienne, collectivement, plus à même de défendre sa propre politique tout en œuvrant à l'unité, en toute clarté.

Isabelle Ufferte, Yvan Lemaitre





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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 19:52

http://wsws.org/francais/News/2009/dec2009/ligu-d19.shtml


La ligue internationale des criminels de guerre

Par Chris Marsden

L’émission d’un mandat d’arrêt britannique contre l’ancienne ministre israélienne des Affaires étrangères et actuelle chef de l’opposition, Tzipi Livni, vient renforcer l’avis juridique international selon lequel Israël devrait être jugé pour crimes de guerre pour ses actions contre les Palestiniens.

Livni faisait partie du cabinet de guerre durant l’opération Plomb durci, l’offensive contre Gaza entre le 27 décembre 2008 et le 18 janvier de cette année. Quelque 1400 Palestiniens, la majorité d’entre eux des civils, dont 400 femmes et enfants, furent tués, au mois 5000 personnes furent blessées et 21.000 maisons et autres infrastructures vitales furent détruites.

En octobre, le Conseil des droits de l’homme des Nations Unies a approuvé un rapport d’un juge sud-africain, Richard Goldstone, affirmant que la guerre constituait « une attaque délibérément disproportionnée conçue pour punir, humilier et terroriser une population civile, pour réduire dramatiquement son pouvoir économique régional de travailler et subvenir à ses besoins, ainsi que pour lui imposer un sentiment sans cesse croissant de dépendance et de vulnérabilité ».

Le mandat d’arrêt a été émis contre Livni par le tribunal d’instance de Westminster à la demande d’avocats représentant 16 plaignants palestiniens. Livni devait parler à la conférence du Fonds national juif le 13 décembre, mais on affirme qu’elle avait précédemment annulé sa participation en raison d’un « conflit d’horaire ». Le New York Times a toutefois rapporté jeudi que Livni avait été informé du mandat et de la possibilité de son arrestation.

C’est loin d’être la première fois où une personnalité politique ou militaire israélienne fait face à la menace d’une poursuite judiciaire. En 2001, un mandat avait été émis en Belgique pour l’arrestation de l’ex-premier ministre Ariel Sharon, de l’ancien chef d’état-major Raphael Eitan et de l’ancien dirigeant du commandement nord des Forces de défense israéliennes (IDF), Amos Yaron, pour les rôles qu’ils avaient joués dans les massacres de Sabra et Shatila en 1982.

En septembre 2005, l’ex-dirigeant du commandement sud des IDF, Doron Almog, était sous le coup d’un mandat d’arrêt au Royaume-Uni pour avoir ordonné la démolition de 59 résidences civiles palestiniennes. Le mandat d’arrêt avait supposément été lancé secrètement selon la loi, mais des diplomates israéliens furent informés et Almog refusa durant deux heures de quitter son avion jusqu’à ce qu’il s’envole à nouveau vers Israël.

Un mandat d’arrêt a aussi été lancé par l’Espagne contre sept Israéliens impliqués dans un attentat contre un immeuble à logements à Gaza City en juillet 2002 qui avait tué le chef militaire du Hamas Salah Shehadeh et 14 civils, y compris sa femme et plusieurs enfants. Parmi les accusés se trouvaient Moshe Ya’alon, vice-premier ministre israélien et ministre aux Affaires stratégiques, ainsi que l’ex-ministre à la Défense, Benjamin Ben-Eliezer.

En septembre, il y eut une demande auprès du tribunal de Westminster pour l’obtention d’un mandat d’arrêt contre Ehoud Barak, le ministre de la Défense d’Israël, sous la loi de la justice pénale de 1988, pour son implication dans la guerre de Gaza. Le tribunal a accepté l’affirmation faite par le ministère des Affaires étrangères selon laquelle il était un ministre en fonction qui rencontrerait ses homologues britanniques et qui, conséquemment, jouissait de l’immunité sous la loi de l’immunité d’Etat de 1978.

D’ex-ministres, qui ne sont pas en fonction, comme Livni, ne jouissent pas d’une telle immunité. Pour cette raison, Ya’alon et Avi Dichter, le ministre de la Sécurité publique et le chef de l’organe de sécurité Shin Bet, ont rejeté leurs invitations à participer aux évènements en Grande-Bretagne.

Le gouvernement du premier ministre israélien Benyamin Netanyahu a organisé une campagne pour mettre fin à toutes les possibilités d’arrestations futures sous des clauses de juridiction universelle des Conventions de Genève ou d’autres lois internationales. Selon les alliés israéliens, cependant, Tel-Aviv prend des précautions inutiles.

Chaque fois qu’il y a eu des menaces de poursuites contre un responsable israélien, Washington a mis de la pression pour les prévenir. Cela a mené à l’abandon des accusations belges contre Sharon et compagnie et à des changements au droit belge pour diminuer la possibilité de poursuites similaires à l’avenir. En juin de cette année, la cour espagnole a mis en suspens son enquête sur les bombardements dans la ville de Gaza. De plus, les Etats-Unis ont mené un bloc de six pays qui ont voté contre l’acceptation du rapport Goldstone, alors que la Grande-Bretagne et la France se sont abstenues.

La réponse de la Grande-Bretagne aux protestations officielles d’Israël contre le mandat d’arrêt émis contre Livni était plus que simplement servile. Elle a mené à des promesses de la part du secrétaire à la Défense David Miliband et du premier ministre Gordon Brown pour changer la loi qui permet aux non-citoyens d’être amenés devant le système de justice britannique.

Dans le langage cru de la realpolitik impérialiste, Miliband a déclaré : « Israël est un partenaire stratégique et un proche allié du Royaume-Uni. Nous sommes déterminés à protéger et à développer ces liens. » Voilà pour les prétentions de l’Occident à défendre le droit international et les droits démocratiques!

Pour ce qui est de la position prise par les Etats-Unis, il y a plus que de la simple loyauté envers un allié dans la réponse de la Grande-Bretagne. Il y a une question fondamentale d’auto-préservation.

A maintes reprises, des porte-parole israéliens ont averti que les dirigeants des grandes puissances, y compris George Bush et Tony Blair sur la question de l’Irak et Brown et le président Barack Obama sur la question de l’Afghanistan, sont menacés d’être poursuivis en vertu des clauses de juridiction universelle. Netanyahu lui-même a averti, faisant référence au rapport Goldstone, « Ce n’est pas que notre problème… S’ils ont accusé des officiers de l’IDF, des commandants de l’IDF, des soldats de l’IDF, des pilotes de l’IDF et même des dirigeants, ils vont vous accuser aussi. L’OTAN se bat dans plusieurs endroits, non ? La Russie ne se bat-elle pas dans plusieurs endroits ? »

Le concept de juridiction universelle permet lorsqu’il y a crime contre l’humanité que des poursuites puissent avoir lieu dans toutes les cours nationales et internationales parce qu’il est entendu qu’il est possible qu’elle n’ait pas lieu dans l’Etat même des criminels. C’est sur ce principe que repose la création d’une série d’institutions comme la Cour criminelle internationale (CCI), établie en 2002, le Tribunal criminel international pour l’ancienne Yougoslavie et la Cour internationale de justice (CIJ). Les Etats-Unis et les autres grandes puissances ont été enchantés de pouvoir utiliser ces institutions contre les régimes qu’ils ont déterminés comme hostiles à leurs intérêts, comme la Serbie. Mais tout comme Israël, les Etats-Unis s’opposent à ce que la juridiction universelle s’applique à eux-mêmes, et ils n’endossent donc pas ni la CCI ni la CIJ.

Dans son discours d’acceptation du prix Nobel la semaine passée, Obama a explicitement défendu l’idée de la guerre en tant qu’instrument de la politique étrangère américaine, défendant l’action militaire dont le but dépasse « l’auto-défense ou la défense d’une nation contre un agresseur ». Il a insisté que de telles guerres impérialistes préventives, comme celles qui ont déjà lieu en Irak et en Afghanistan, étaient essentielles pour que les Etats-Unis puissent maintenir leur position centrale dans « l’architecture du maintien de la paix » mise en place après la Deuxième Guerre mondiale.

Ceci inclut prétendument qu’il faut suivre « certaines règles de conduite » et que les Etats-Unis sont « un acteur habituel de la guerre ». A cette fin, il a insisté pour affirmer de nouveau « l’engagement des Etats-Unis à respecter les Conventions de Genève » et les « autres lois internationales régissant la guerre ».

Cette affirmation est un mensonge. Plusieurs journaux ont déclaré que l’Espagne et la Grande-Bretagne ont développé le concept de juridiction universelle en 1998 avec le mandat d’extradition du dictateur chilien Augusto Pinochet lancé par le juge espagnol Baltasar Garzon. Dans les faits, le concept est plutôt enraciné dans la Convention de Genève adoptées le 12 août 1949.

En ce qui concerne les crimes de guerre, la Convention demande que les nations qui l’ont endossée, comme la Grande-Bretagne et les Etats-Unis, « s’engagent à prendre toute mesure législative nécessaire pour fixer les sanctions pénales adéquates à appliquer aux personnes ayant commis, ou donné l’ordre de commettre, l’une ou l’autre des infractions graves à la présente Convention ». L’article 129 continue en statuant qu’un pays signataire « aura l’obligation de rechercher les personnes prévenues d’avoir commis, ou d’avoir ordonné de commettre, l’une ou l’autre de ces infractions graves, et elle devra les déférer à ses propres tribunaux, quelle que soit leur nationalité ».

C’est pourquoi le rapport Goldstone a appelé explicitement les pays signataires de la Convention de Genève à faire usage de leur « juridiction universelle » pour rechercher et poursuivre les Israéliens, tout comme les dirigeants du Hamas, qu’il accuse de crimes de guerre.

En réalité, les puissances impérialistes et leurs alliés agissent dans les faits comme une ligue internationale de criminels de guerre qui a pour but leur protection mutuelle. Voilà pourquoi les Etats-Unis rejettent l’application de la juridiction universelle dans le cas de ses alliés tout comme pour ses propres politiciens et militaires.

Brown et Miliband ont été très clairs qu’ils vont nier l’indépendance des cours dans le but d’empêcher toute poursuite pour crimes de guerre qui irait à l’encontre des intérêts stratégiques de l’impérialisme britannique. En agissant ainsi, ils espèrent sans doute échapper eux-mêmes à la possibilité d’être trainés devant la justice. Ils doivent savoir que leurs crimes sont trop importants pour qu’ils puissent éviter d’être poursuivis pour toujours.






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22 décembre 2009 2 22 /12 /décembre /2009 21:03

http://europalestine.com/spip.php?article4589


Stop à l’islamophobie !

Ci-dessous un appel à un rassemblement mercredi 23 décembre 2009 de 18 heures à 19 heures 30 à la Fontaine Saint Michel, Place St Michel à Paris, pour protester contre l’islamophobie et réclamer la démission de Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la solidarité.

Déclaration commune contre l’islamophobie

Nous exprimons notre indignation suite aux propos tenus ce 13 décembre par Nadine Morano, secrétaire d’Etat chargée de la famille et de la solidarité.

Celle-ci a déclaré devant 300 personnes, lors d’un débat sur l’Identité Nationale à Charmes, dans les Vosges :

"Moi, ce que je veux du jeune musulman, quand il est français, c’est qu’il aime son pays, c’est qu’il trouve un travail, c’est qu’il ne parle pas le verlan, qu’il ne mette pas sa casquette à l’envers."

Tenus dans la ville natale de l’écrivain raciste et anti-dreyfusard Maurice Barrès, ce sont des propos méprisants, islamophobes, qui incitent à la haine raciale, d’autant plus scandaleux qu’ils émanent de la bouche d’une ministre de la République.

Nous y voyons un nouvel exemple de ces "dérapages contrôlés" qui caractérisent le débat sur l’identité nationale voulu par Nicolas Sarkozy. Ce débat est orienté depuis ses débuts dans une perspective raciste et islamophobe. Les arguments du président Sarkozy, pour justifier ce débat étaient de cet ordre : " on ne peut pas vouloir bénéficier de la Sécurité sociale sans jamais se demander ce que l’on peut faire pour son pays … ", plus loin : " il n’y a pas de place en France pour la burqa ".

Nous exigeons la démission de Nadine Morano du Gouvernement, et ce d’autant plus qu’elle n’en est pas à son premier dérapage (elle avait déjà tenu des propos racistes lors de la campagne pour les municipales en mars 2008).

Ces propos ayant été facilités par la mise en place d’un débat nationaliste aux relents xénophobes, nous exigeons la démission de ceux qui ont proposé et organisé ce débat, d’Eric Besson, ministre de l’Identité Nationale, à Nicolas Sarkozy, président de la République.

Ces propos ont été tenus à quelques jours de la Profanation de la mosquée Billal de Castres (nous tenons aussi à exprimer notre solidarité envers nos frères de Castres)

Nous dénonçons les actes commis contre la mosquée de Castres dans la nuit du samedi 12 au dimanche 13 décembre, suspension au bâtiment d’oreilles et de pieds de cochons, dessins de croix gammées et inscriptions racistes vantant le "White Power" (pouvoir blanc) et "la France aux Français".

De tels actes se répandent en France dans le sillage du référendum suisse sur les minarets qui a eu pour effet de libérer, en France aussi, la pensée et les actes xénophobes et islamophobes.

Ce climat délétère est également encouragé par le débat sur "l’identité nationale" que le ministre de l’immigration, Eric Besson a lancé dans la société française.

Nous qui avons condamné en son temps la création d’un nouveau ministère de l’Immigration, en charge de l’Identité nationale, de l’intégration et du "co-développement" devenu "développement solidaire" - soutient l’initiative citoyenne récente qui demande la dissolution de ce ministère.

Nous exigeons le retrait de toutes les lois islamophobes et racistes, en particulier la loi du 15 mars 2004 qui exclut de l’école publique les femmes et les filles voilées.

Premiers signataires : le CRI - Coordination contre le Racisme et l’Islamophobie, Mouvement citoyen pour la diversité (MCD), Collectif pour le droit et respect des parents d’élèves (CDRPE) , Association Culturelles des Musulmans de Villeneuve St Georges, Association Pour la Palestine, Respaix Conscience Musulmane, Réveil des Consciences, Marxistes Unitaires, IJAN Réseau juif international antisioniste (France), Association Franco-Marocaine des Yvelines (AFMY), Peace Breather, Alliance de la Jeunesse contre le Racisme, L’Exclusion et la Violence, NPA comité populaire 84 Avignon.





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21 décembre 2009 1 21 /12 /décembre /2009 20:53

http://lariposte.com/Echec-de-Copenhague-impasse-du-capitalisme-1305.html


Echec de Copenhague – impasse du capitalisme

Le fiasco du sommet de Copenhague était parfaitement prévisible. Dans un tract annonçant une réunion publique sur le marxisme et l’écologie, fin novembre, nous écrivions : « les gouvernements se rejettent déjà mutuellement la responsabilité de l’échec annoncé de ce sommet. » Dans les semaines qui l’ont précédé, les grands médias ont saturé l’atmosphère d’optimisme et d’espoirs. Mais pour qui sait déchiffrer les formules de la diplomatie capitaliste, il était évident que les dirigeants des grandes puissances ne croyaient pas eux-mêmes en un succès de ce sommet. Dès lors, son principal enjeu consistait à se rejeter publiquement la responsabilité de son échec. Même l’optimisme théâtral de Jean-Louis Borloo servait cet objectif : « nous sommes optimistes, donc pas coupables ! »

La déclaration finale du sommet, concoctée en coulisse par les puissances impérialistes, ne vaut même pas le papier sur lequel elle est écrite. Elle sera rangée dans le même tiroir poussiéreux que les dizaines de déclarations et « engagements » de l’ONU sur la « lutte contre la pauvreté dans le monde ». Même s’ils se matérialisent, les 30 milliards de dollars d’« aide » promis au pays les plus pauvres ne serviront pas la lutte contre les émissions de gaz à effet de serre. Comme toutes les « aides » de ce type, ces milliards alimenteront les circuits de la corruption qui gangrène les classes dirigeantes et les gouvernements des pays en question. Et ils ne seront pas accordés sans quelques contreparties juteuses : ouverture de marchés, privatisations, accords commerciaux, etc.

Bien sûr, Nicolas Sarkozy s’efforce de donner un semblant de substance à la déclaration de Copenhague – pour s’en attribuer tout le mérite. Nous y sommes habitués. A l’entendre, on a parfois le sentiment que s’il n’avait pas été élu, en 2007, une 3ème guerre mondiale aurait éradiqué toute vie humaine, à l’heure qu’il est.. Le fait que Sarkozy se présente toujours comme la pièce maîtresse de l’échiquier mondial, celui grâce auquel « les choses avancent », trahit précisément une réalité inverse, à savoir la marginalisation croissante de l’impérialisme français face aux Etats-Unis, à l’Allemagne et à la Chine – entre autres. Bien aidé en cela par son orgueil hypertrophié, Sarkozy s’efforce de cacher la misère derrière d’incessants cris de gloire. De leur côté, Merkel et Obama ont bien du mal à dissimuler leur irritation face à l’agitation sonore du président français.

Après avoir suscité de faux espoirs, la cohorte bariolée des « écologistes » pro-capitalistes se répand en complaintes et gémissements. Ils expliquent que le sommet n’a servi à rien. C’est faux. Par son échec même, qui était inévitable, ce sommet aura d’importantes répercussions politiques : il contribuera à ouvrir les yeux de millions de jeunes et de travailleurs sur la nature du système capitaliste, qui est à la fois un obstacle monstrueux au progrès social – et, comme l’a dit Hugo Chavez à Copenhague, « une menace pour la survie de l’espèce humaine ». Ceux qui sortent vainqueurs de ce sommet, politiquement, ce sont les dizaines de milliers de manifestants qui, dans les rues de la capitale danoise, ont bravé la répression policière pour réclamer « un changement de système ».

« Si le climat était une banque, ils l’auraient déjà sauvé » : ce slogan des manifestants résume assez bien la situation. Face à la crise économique, des centaines de milliards d’euros ont été versés dans les coffres de banques et des multinationales, dont l’addition sera présentée aux couches les plus pauvres de la population, sous la forme d’une politique d’austérité drastique. L’objectif de cet endettement massif est de sauver le système reposant sur la course aux profits. Or, dans ce domaine, le climat et l’environnement n’entrent pas en ligne de compte. « Sauver la planète » ne rapporterait pas un euro aux dirigeants des multinationales qui contrôlent l’essentiel de l’économie mondiale. Dans leur lutte frénétique pour des marchés et des profits, les multinationales n’hésitent pas à détruire l’environnement, pour les mêmes raisons qu’elles aggravent l’exploitation des salariés, ou encore fomentent des guerres et des coups d’Etats.

L’échec du sommet de Copenhague était d’autant plus inévitable que la récession mondiale aggrave les tensions et contradictions entre les différentes classes capitalistes nationales. Loin d’envisager d’unir leurs forces pour « sauver la planète », elles cherchent toutes à exporter le fardeau de la crise. Ainsi, contrairement aux apparences, les émissions de CO2 n’étaient pas le véritable sujet de conflit entre les Etats-Unis et la Chine, à Copenhague. En réalité, Obama ne visait pas les émissions de CO2 chinoises, mais les marchandises chinoises à bas prix qui inondent le marché mondial – au détriment, souvent, de marchandises américaines. Le CO2, ici, n’est qu’une arme diplomatique dans la guerre économique et commerciale à laquelle se livrent les grandes puissances.

Il ne manque pas de ressources humaines, technologiques et scientifiques pour s’attaquer sérieusement aux problèmes environnementaux.. Cependant, les lois fondamentales du système capitaliste sont incompatibles avec l’utilisation de ces ressources pour le bien de tous. Les mécanismes de la concurrence et de l’anarchie capitalistes sont en contradiction complète avec la nécessité d’une gestion rationnelle et démocratique des richesses naturelles et technologiques. Or, sans une telle planification, il ne sera pas possible d’en finir avec la pollution des mers, des sols et de l’air – comme avec l’ensemble des menaces écologiques. Mais on ne peut planifier ce qu’on ne contrôle pas, et on ne contrôle pas ce qu’on ne possède pas.

En fin de compte, l’« urgence écologique » se ramène à l’impérieuse nécessité d’exproprier les banques, les grandes multinationales, et de les placer sous le contrôle démocratique des travailleurs eux-mêmes. Libérée de la camisole de force de la course aux profits, une société socialiste pourra engager les investissements colossaux qu’exige le développement d’énergies propres et renouvelables, ou encore la dépollution des mers, de l’air et des sols. Des ruines du sommet de Copenhague s’élèvent les mots célèbres de Rosa Luxembourg, repris à la tribune par Hugo Chavez : « socialisme ou barbarie ! »

Jérôme Métellus (PCF Paris)




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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 19:57

http://comite-valmy.org/spip.php?article451


« Ne changez pas le climat, changez le système. »

Le socialisme est la voie du salut de la planète - Hugo Chavez

Sommet des Nations unies sur le changement climatique,

Discours prononcé par Hugo Chavez Frias, président de la République bolivarienne du Venezuela, au Sommet des Nations unies sur le changement climatique, à Copenhague, le 16 décembre 2009

Monsieur le Président, Mesdames et Messieurs, Excellences, chers amis,

Je vous promets de ne pas parler plus longuement que celui qui a parlé le plus ici, cet après-midi.

Permettez-moi un premier commentaire, que j’aurais voulu aborder avec le point précédent, traité par les délégations du Brésil, de Chine, de l’Inde et de la Bolivie. Depuis notre place, nous avons demandé la parole, mais il ne nous a pas été possible de la prendre.

La représentante de Bolivie a dit –j’en profite pour saluer le camarade président Evo Morales, ici présent (Applaudissements), président de la République de Bolivie-, elle a dit entre autres choses ce qui suit –je l’ai noté sur ce papier : « Le texte présenté n’est pas démocratique, il ne part pas d’une politique d’inclusion ».

A peine suis-je arrivé que nous avons entendu la présidente de la séance précédente, la ministre, dire qu’il y avait un document, mais personne ne le connaît. J’ai réclamé le document, mais il ne nous est pas encore parvenu. Je crois que personne ne sait au juste ce que c’est que ce document, il doit être « top secret ». La camarade bolivienne n’avait donc pas tort de dire : « Il n‘est pas démocratique, il ne part pas d’une politique d’inclusion ».

Mais, Mesdames et Messieurs, ceci n’est-il pas justement à l’image de la réalité du monde ? Vivons-nous dans un monde démocratique ? Le système mondial se base-t-il sur l’inclusion ? Y a-t-il une once de démocratie ou d’inclusion à attendre du système mondial actuel ? Cette planète est régie par une dictature impériale, et depuis cette tribune, nous continuons de le dénoncer. A bas la dictature impériale, et vivent les peuples, la démocratie et l’égalité sur cette planète ! (Applaudissements)

L’exclusion que nous constatons ici en est le reflet. Il existe un groupe de pays qui se croient supérieurs à nous, ceux du Sud, à nous, ceux du tiers monde, à nous, les sous-développés, ou, comme le dit le grand ami Eduardo Galeano : nous, les pays écrasés par l’histoire qui nous est passée dessus comme un train.

Il n’y a donc vraiment pas lieu de s’en étonner : il n’y a pas de démocratie dans ce monde, et nous sommes confrontés ici, une fois de plus, à une preuve évidente de l’existence de la dictature impériale mondiale.

Deux jeunes gens ont fait irruption ici, bien heureusement les forces de l’ordre se sont comportées correctement, il n’y a eu qu’une petite bousculade, et ils se sont montrés coopératifs, si j’ai bien compris…

Mais dehors, vous savez, il y a beaucoup de monde. Bien sûr, ils ne tiennent pas tous dans cette salle. J’ai lu dans la presse que quelques personnes ont été arrêtées, qu’il y a eu des manifestations intenses dans les rues de Copenhague, et je tiens à saluer tous ces gens qui sont dehors, des jeunes pour la plupart (Applaudissements). Ce sont des jeunes qui s’inquiètent, et avec raison, beaucoup plus que nous de l’avenir du monde. La plupart d’entre nous qui sommes dans cette salle ont le soleil dans le dos, alors qu’eux le reçoivent en pleine figure, et ils s’en inquiètent sérieusement.

On pourrait dire, Monsieur le Président, qu’un spectre hante Copenhague, pour paraphraser Karl Marx, le grand Karl Marx. Un spectre hante les rues de Copenhague, et je crois qu’il hante cette salle en silence, il est là, parmi nous, il se glisse dans les couloirs, monte, descend. Ce spectre est un spectre qui épouvante tellement que presque personne n’ose même le nommer. Ce spectre, c’est le capitalisme ! (Applaudissements) Presque personne n’ose le nommer, mais il s’appelle capitalisme, et les peuples grondent dehors, entendez-les !

Je lisais certains des slogans que les jeunes scandaient dans les rues, et je crois en avoir entendu de nouveau quelques-uns quand ces deux jeunes gens ont fait irruption ici. J’en cite un : « Ne changez pas le climat, changez le système. » (Applaudissements). Je le reprends à notre compte : Ne changeons pas le climat, changeons de système, et c’est ainsi que nous pourrons commencer à sauver la planète. Le capitalisme, ce modèle de développement destructeur, est en train d’en finir avec la vie, il menace de détruire définitivement l’espèce humaine.

Un autre slogan donne à réfléchir, parce qu’il est tout à fait d’actualité, avec cette crise bancaire qui a ébranlé le monde et qui continue de le secouer, et la manière dont le Nord riche a volé au secours des banquiers et des grandes banques. Les Etats-Unis à eux seuls… Le montant de la somme qu’ils ont versée pour sauver les banques est astronomique, on s’y perd… Voilà ce qu’on dit dans la rue : « Si le climat avait été une banque, il aurait déjà été sauvé. » Et je crois que c’est vrai (Applaudissements). Si le climat avait été une banque capitaliste, une des plus grandes, il y a belle lurette que les gouvernements riches l’auraient sauvé.

Je crois qu’Obama n’est pas arrivé. Il a reçu le prix Nobel de la Paix pratiquement le même jour où il envoyait 30 000 soldats de plus tuer des innocents en Afghanistan, et le président des Etats-Unis va se présenter ici auréolé du prix Nobel de la Paix.

Les Etats-Unis détiennent la planche à billets, la machine à faire des dollars. C’est ainsi qu’ils ont sauvé, ou du moins croient avoir sauvé, les banques et le système capitaliste.

Bien, ceci était un commentaire en marge. Je voulais le faire avant, je levais la main pour pouvoir accompagner le Brésil, l’Inde, la Bolivie, la Chine, soutenir leur position intéressante et dire que le Venezuela et les pays de l’Alliance bolivarienne la partagent totalement, mais la parole ne m’a pas été donnée. Je vous demande seulement de ne pas compter ces minutes, M. le Président, ce n’était qu’une petite mise au point. (Applaudissements)

Figurez-vous que j’ai eu le plaisir de rencontrer ici cet écrivain français, Hervé Kempf. Je vous recommande vivement ce livre, il existe en espagnol -Hervé est par ici-, en français bien sûr et en anglais sûrement : Comment les riches détruisent la planète, d’Hervé Kempf. Voilà pourquoi le Christ a dit : « Il sera plus facile de faire passer un chameau par le chas d’une aiguille que de faire entrer un riche au Royaume des Cieux. » C’est ce qu’a dit le Christ, Notre Seigneur. (Applaudissements)

Les riches détruisent la planète. Ils veulent peut-être aller s’installer dans une autre quand ils auront fini de détruire celle-ci. Peut-être caressent-ils ce projet. Mais pour le moment, on n’en voit pas d’autre à l’horizon de la galaxie.

J’ai feuilleté ce livre dès qu’il m’est parvenu - c’est Ignacio Ramonet, lui aussi présent dans cette salle, qui me l’a offert - et je retiens du prologue ou du préambule cette phrase, significative. Voilà ce qu’écrit Kempf : « Nous ne pourrons pas réduire la consommation de biens matériels à l’échelle mondiale si nous ne faisons pas en sorte que les puissants diminuent la leur de plusieurs crans, et si nous ne combattons pas l’inégalité. Il est nécessaire d’adjoindre au principe écologiste, si utile à l’heure de la prise de conscience –penser globalement et agir localement–, un autre principe qu’impose la situation : consommer moins et distribuer mieux. »[1] C’est là un bon conseil que nous donne l’écrivain français Hervé Kempf.

Monsieur le Président, le changement climatique est sans aucun doute le problème environnemental le plus dévastateur de ce siècle : inondations, sécheresses, tempêtes sévères, ouragans, dégel ; montée du niveau moyen de la mer, acidification des océans, vagues de chaleur… Tous ceci aggrave l’impact des crises mondiales qui s’abattent sur nous.

L’activité humaine actuelle dépasse le seuil du développement durable et met en danger la vie sur la planète. Mais, je tiens à le souligner, nous sommes là aussi profondément inégaux. Les 500 millions de personnes les plus riches, soit 7%, sept pour cent, seven, de la population mondiale, ces 7% sont responsables de 50% des émissions polluantes, alors que la moitié la plus pauvre de la population de la planète – la moitié, 50% – n’émet que 7% des gaz polluants. Voilà pourquoi je m’étonne : il me paraît bizarre de solliciter ici la Chine et les Etats-Unis dans les mêmes termes. Les Etats-Unis comptent peut-être 300 millions d’habitants, et la Chine, cinq fois plus. Les Etats-Unis consomment plus de 20 millions de barils de pétrole par jour, et la Chine arrive à peine à 5 ou 6 millions. On ne peut pas demander la même chose aux Etats-Unis et à la Chine. Voilà un sujet qui mérite discussion. Espérons que les chefs d’Etat et de gouvernement pourront s’asseoir ensemble et discuter ces questions pour de bon, cartes sur table.

En outre, Monsieur le Président, 60% des écosystèmes de la planète sont endommagés, et 20% de l’écorce terrestre est dégradée. Nous avons été les témoins impassibles de la déforestation, de la conversion de terres, de la désertification, des altérations des systèmes d’eau douce, de la surexploitation des ressources marines, de la contamination et de la perte de la diversité biologique. La surexploitation de la terre dépasse de 30% sa capacité de régénération. La planète perd sa capacité d’autorégulation, elle est en train de la perdre. Nous produisons chaque jour bien plus de déchets que nous ne sommes capables d’en traiter. La survie de notre espèce est une question qui hante la conscience de l’humanité.

Malgré l’urgence, deux années de négociations se sont écoulées pour élaborer une seconde série d’engagements sous le Protocole de Kyoto, et nous participons à cette réunion sans être parvenus à un accord réel et significatif..

Soit dit en passant, sur ce texte surgi du néant - c’est ce qu’ont dit certains, dont le représentant chinois - le Venezuela annonce, les pays de l’ALBA, de l’Alliance bolivarienne annoncent que nous n’accepterons pas, qu’on le sache déjà, d’autre texte que celui qui provient des groupes de travail, du Protocole de Kyoto et de la Convention. Ce sont des textes légitimes qui ont donné lieu ces dernières années et ces dernières heures à des débats intenses. Je crois que vous n’avez pas dormi. Vous n’avez ni déjeuné ni dormi, c’est bien cela ? Il ne semble pas logique, dans ces conditions, qu’un texte surgisse du néant, comme vous le dites.

Aujourd’hui, en ce moment même et jusqu’à présent, de toute évidence l’objectif scientifiquement établi de réduire les émissions de gaz polluants et de parvenir à un accord de coopération à long terme semble avoir échoué. Quelle en est la raison ? Il ne fait aucun doute que la raison est l’attitude irresponsable et le manque de volonté politique des nations les plus puissantes de la planète. Que personne ne se sente blessée. Je ne fais que reprendre les propos du grand José Gervasio Artigas quand il affirmait : « Avec la vérité, je n’offense ni ne crains personne » ; mais il s’agit vraiment d’une attitude irresponsable, caractérisée par ses tergiversations, son exclusion, sa manipulation élitiste d’un problème qui nous incombe à tous et que nous ne pourrons résoudre que tous ensemble.

Le conservatisme politique et l’égoïsme des grands consommateurs, des pays les plus riches, révèlent un manque de sensibilité et de solidarité flagrant envers les plus pauvres, les affamés, les plus vulnérables aux maladies et aux désastres naturels.

M. le Président : il est indispensable de parvenir à un nouvel et seul accord applicable à des parties absolument inégales, par l’ampleur de leurs contributions et de leurs capacités économiques, financières et technologiques, et basé sur le strict respect des principes énoncés dans la Convention.

Les pays développés devraient contracter des engagements contraignants, clairs et concrets de réduction de leurs émissions, et assumer des obligations d’assistance financière et technologique aux pays pauvres, pour faire face aux dangers destructeurs du changement climatique. A cet égard, la situation particulière des Etats insulaires et des pays les moins développés devrait être pleinement reconnue.

M. le Président : le changement climatique n’est pas le seul problème qui frappe aujourd’hui l’humanité. D’autres fléaux et d’autres injustices nous guettent. Le fossé qui sépare les pays riches des pays pauvres n’a cessé de se creuser en dépit de tous les Objectifs du millénaire, du Sommet de Monterrey sur le financement, de tous ces sommets, comme le faisait remarquer ici le président du Sénégal, qui dénonçait une grande vérité : les promesses, tant de promesses non tenues, alors que le monde continue sa marche destructrice.

Le revenu total des 500 individus les plus riches du monde est supérieur au revenu des 416 millions de personnes les plus pauvres. Les 2,8 milliards de personnes qui vivent dans la pauvreté, avec moins de deux dollars par jour et qui représentent 40% de la population mondiale –je dis bien 40% de la population de la planète !– se partagent seulement 5% du revenu mondial.

Aujourd’hui, environ 9,2 millions d’enfants meurent avant l’âge de cinq ans, et 99,9% de ces décès ont lieu dans les pays les plus pauvres. La mortalité infantile est de 47% décès pour 1 000 naissances vivantes ; mais elle est de 5 décès seulement dans les pays riches. L’espérance de vie sur la planète est de 67 ans, mais de 79 ans dans les pays riches et de 40 ans seulement dans certains pays pauvres.

En outre, il existe 1,1 milliard d’habitants privés d’accès à l’eau potable ; 2,6 milliards sans services sanitaires et plus de 1,02 milliard de personnes affamées. Tel est le tableau actuel du monde.

Mais, et la cause ? Quelle en est la cause ? Parlons-en un peu, ne nous dégageons pas de nos responsabilités, n’éludons pas la profondeur du problème. La cause, sans l’ombre d’un doute –je reviens sur cette question– de tout cette situation désastreuse, c’est le système métabolique destructeur du capital et son modèle incarné : le capitalisme.

J’ai ici une citation que j’aimerais vous lire, brièvement, de ce grand théologien de la Libération, Leonardo Boff, qui comme chacun sait, est brésilien, c’est-à-dire « notre-américain ».

Voici ce que dit Leonardo Boff sur cette question : « Qu’elle est la cause ? Eh bien, la cause c’est le rêve de vouloir chercher le bonheur à travers l’accumulation matérielle et du progrès sans fin, en recourant à la science et à la technique, avec lesquelles on peut exploiter de manière illimitée toutes les ressources de la Terre ». Et il cite quelque part Charles Darwin et sa théorie de la sélection naturelle, la survie des plus forts ; mais nous savons que les plus forts survivent sur les cendres des plus faibles.

Jean-Jacques Rousseau –il est bon de s’en souvenir– signalait quant à lui : « Entre le faible et le fort, c’est la liberté qui opprime ». C’est pourquoi l’empire parle de liberté : la liberté d’opprimer, d’envahir, d’assassiner, d’anéantir, d’exploiter, voilà sa liberté. Et Rousseau ajoute la phrase libératrice : « Seule la loi libère ».

Certains pays s’amusent à empêcher qu’un document soit adopté à cette rencontre. Pourquoi ? Parce que, précisément, ils ne veulent pas de loi, ils ne veulent pas de norme, car le fait qu’il n’y ait pas de norme leur permet d’exercer leur liberté d’exploiter, leur liberté destructrice.

Faisons un effort et faisons pression, ici et dans les rues, pour qu’ici, de cette rencontre, naisse un engagement, un document qui engage les pays les plus puissants de la Terre ! (Applaudissements).

M. le Président : Leonardo Boff se demande –vous avez connu Leonardo Boff ? J’ignore si Leonardo a pu faire le voyage. J’ai fait sa connaissance au Paraguay ; je l’ai toujours beaucoup lu– : « Une Terre finie peut-elle supporter un projet infini ? ». La thèse du capitalisme du développement infini est un modèle destructeur. C’est un état de fait et nous devons l’accepter.

Et Boff de nous demander : « Que pouvons-nous attendre de Copenhague ? » A peine ce simple aveu : nous ne pouvons plus continuer ainsi, et un objectif simple : nous allons changer de cap ? Faisons-le, mais sans cynisme, sans mensonges, sans doubles agendas, sans documents issus du néant, et avec la vérité comme valeur ultime.

M. le Président, Mesdames et Messieurs, depuis le Venezuela nous demandons jusqu’à quand allons-nous permettre de telles injustices et de telles inégalités ? Jusqu’à quand allons-nous tolérer l’actuel ordre économique international et les mécanismes de marché en vigueur ? Jusqu’à quand allons-nous permettre que de grandes épidémies comme le VIH/sida déciment des populations entières ? Jusqu’à quand allons-nous permettre que les affamés soient privés de la possibilité de se nourrir et de nourrir leurs enfants ? Jusqu’à quand allons-nous permettre que des millions d’enfants continuent de mourir de maladies curables ? Jusqu’à quand allons-nous permettre des conflits armés qui massacrent des millions d’être innocents à seule fin que les puissants puissent s’approprier les ressources d’autres peuples ?

Que cessent les agressions et les guerres ! C’est que nous, les peuples du monde, demandons aux empires, à ceux qui prétendent continuer de dominer le monde et à nous exploiter. Nous ne voulons plus de bases militaires impériales ni de coups d’Etat ! Construisons un ordre économique et social plus juste et équitable. Eradiquons la pauvreté. Stoppons immédiatement les niveaux élevés d’émission de gaz, freinons la dégradation environnementale et évitons la grande catastrophe du changement climatique. Adhérons au noble objectif d’être tous plus libres et solidaires !

M. le Président, il y a près de deux siècles, un Vénézuélien universel, libérateur de nations et précurseur de consciences, légua à la postérité cet apophtegme, chargé de volonté : « Si la nature s’oppose, nous lutterons contre elle et nous la forcerons à nous obéir ». C’était Simon Bolivar, le Libertador.

Depuis le Venezuela bolivarien où, un jour comme aujourd’hui… à propos, il y a exactement dix ans que nous avons vécu la plus grande tragédie climatique de notre histoire, la tragédie dite de Vargas ; depuis ce Venezuela dont la révolution tente de conquérir la justice pour tout son peuple, uniquement possible à travers la voie du socialisme… Le socialisme, cet autre spectre dont parlait Karl Marx, se promène aussi par là-bas ; mais il s’agit plutôt d’un « contre-spectre ». Le socialisme est la voie à suivre, c’est la seule voie qui permettra de sauver la planète, je n’ai pas l’ombre d’un doute là-dessus. Et le capitalisme est le chemin de l’enfer, le chemin qui mènera à la destruction du monde.

Le socialisme, depuis ce même Venezuela qui, pour cette même raison, est en butte aux menaces de l’empire nord-américain, depuis les pays qui forment l’ALBA, l’Alliance bolivarienne, nous lançons notre exhortation. J’aimerais, avec tout le respect que je vous dois et du plus profond de mon âme, au nom de beaucoup sur cette planète, exhorter les gouvernements et les peuples de la Terre, en paraphrasant Simon Bolivar, le Libertador : Si la nature destructrice du capitalisme s’oppose, alors luttons contre elle et forçons-la à nous obéir ; n’attendons pas le bras croisés la mort de l’humanité.

L’histoire nous appelle à l’union et à la lutte. Si le capitalisme s’oppose, nous sommes dans l’obligation de livrer la bataille contre le capitalisme et d’ouvrir les voies du salut de l’espèce humaine. Cette tâche nous incombe à tous, sous les bannières du Christ, de Mahomet, de l’égalité, de l’amour, de la justice, de l’humanisme, du véritable et plus profond humanisme. Si nous ne le faisons pas, la plus merveilleuse création de l’univers, l’être humain, disparaîtra, elle disparaîtra !

Cette planète à des milliards d’années, et elle a vécu pendant des milliards d’années sans nous, l’espèce humaine. Autrement dit, elle n’a pas besoin de nous pour exister. Par contre, nous ne pouvons pas vivre sans la Terre, et nous sommes en train de détruire la Pachamama, comme dit Evo, comme disent nos frères aborigènes d’Amérique du Sud.

Pour conclure, M. le président, écoutons Fidel Castro lorsqu’il a dit : « Une espèce est en voie d’extinction : l’Homme ». Ecoutons Rosa Luxembourg lorsqu’elle a lancé : « Socialisme ou barbarie ». Ecoutons le Christ rédempteur lorsqu’il dit : « Bienvenus les pauvres, car le royaume des cieux leur appartient ».

M. le Président, Mesdames et Messieurs, soyons capables de faire de cette Terre non pas la tombe de l’humanité ; faisons de cette Terre un ciel, un ciel de vie, de paix et de fraternité pour toute l’humanité, pour l’espèce humaine.

M. le président, Mesdames et Messieurs, merci beaucoup et bon appétit (Applaudissements)





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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 17:48

http://europalestine.com/spip.php?article4582


Prison avec sursis requise contre un membre de la LDJ

Une peine de prison de trois à six mois assortie du sursis a été requise vendredi à l’encontre d’un militant de la Ligue de Défense Juive, jugé pour menaces de mort sur les membres de CAPJPO-EuroPalestine, et en particulier la présidente de l’association Olivia Zémor.

L’individu, Steve Bismuth, est poursuivi pour avoir produit en février dernier un email ordurier, assorti d’une vidéo promettant aux membres de CAPJPO-EuroPalestine un traitement « à l’israélienne ».

Après dépôt d’une plainte par CAPJPO-EuroPalestine, Bismuth, qui avait utilisé l’ordinateur familial pour ses cochonneries, était rapidement interpellé. Il reconnaissait les faits, non sans arrogance, puisqu’il déclarait à la police être prêt à recommencer.

Vendredi à l’audience, Bismuth, toujours convaincu que l’impunité est assurée aux délinquants comme lui-même, dès lors qu’ils affichent une appartenance à la « communauté juive », avait fait venir une douzaine de ses amis, dont Jason Tibi, actuellement sous le coup d’au moins deux mises en examen pour agressions, notamment contre les participants à une soirée culturelle palestinienne au printemps dernier à Paris.

Les amis de Bismuth, chaperonnés par une avocate du cabinet Goldnadel, ont d’ailleurs provoqué des incidents pendant l’audience, amenant la présidente de la 14ème chambre correctionnelle à faire expulser Tibi par les gendarmes.

Lors de sa plaidoirie, l’avocate de CAPJPO-EuroPalestine, partie civile, a démontré que Steve Bismuth, parallèlement mis en cause dans une autre affaire d’agression qui sera prochainement jugée, appartient, aux côtés de Tibi, de Gregory Chelli et ses complices dans l’attaque de la librairie Résistances, à une seule et même bande opérant sous la bannière du mouvement dénommé Ligue de Défense Juive (LDJ).

A savoir, une bande organisée particulièrement violente, spécialisée dans l’attaque physique de quiconque ose critiquer les crimes israéliens.

Mais si les agressions commises par la LDJ se comptent par dizaines au cours des dernières années, parfois sous les yeux mêmes de magistrats (au Palais de Justice de Paris, au Tribunal administratif de Paris, notamment), leurs auteurs, dans les rares cas où ils ont quand même été traduits en justice, n’ont jamais été réellement sanctionnés. Une telle impunité ne peut donc être interprétée, par les agresseurs, que comme un encouragement à continuer, a constaté notre avocate.

Mis en délibéré, le jugement sera rendu le 15 janvier 2010.






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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 17:11

Soutien à la résistance du peuple palestinien jusqu’à la libération nationale

MARCHE POUR GAZA DIMANCHE 27 DECEMBRE A PARIS
DEPART PLACE DENFERT ROCHEREAU à 15 HEURES

Le 27 décembre 2008, l’Entité sioniste lançait un déluge de feu contre la bande de Gaza afin de briser l’esprit de résistance du peuple palestinien. Après vingt-deux jours de bombardements par ciel, terre et mer, le sinistre bilan des criminels sionistes se chiffrait à plus de 1.350 morts et 5.450 blessés. Pourtant, déjouant les funestes desseins des stratèges de « Tel-Aviv », l’esprit de résistance du peuple palestinien ne s’est pas consumé sous le feu des hélicoptères Apache et des avions F-16. Au contraire, l’agression sioniste a renforcé la résistance du peuple palestinien malgré le blocus imposé à la bande Gaza depuis juin 2007.
 
Les massacres de l’hiver 2008-2009 ne peuvent pas être séparés de la politique menée par les sionistes contre le peuple palestinien et arabe depuis un siècle. En 1948, pour pouvoir créer l'Entité usurpatrice, les colonisateurs sionistes ont expulsé 900..000 Palestiniens de leurs terres et de leurs demeures. Ils ont également détruit 531 villages et 300 hameaux pour empêcher le retour des Palestiniens et entériner leur politique de purification ethnique.
 
Depuis plus de soixante ans, l’Entité coloniales sioniste n’a jamais cessé de commettre crimes et massacres à l’encontre du peuple palestinien et arabe, en vue de le chasser de ses terres et d’y implanter l’Etat colonial sioniste dans une Palestine débarrassée de sa population. Cette guerre a commencé et se poursuit toujours avec le soutien indéfectible des puissances occidentales impérialistes.
 
Dans le même temps, les classes dirigeantes de certains pays arabes collaborateurs, s'emploient à détruire ou à instrumentaliser la cause palestinienne et à soutenir l'Entité usurpatrice. Le soutien actif au blocus de Gaza de la part de l'Egypte, de l'Arabie Saoudite, de la Jordanie et des pays du Golfe, a révélé le degré de trahison régnant chez les laquais de l'Occident dans la région. Les crimes, qui ont été commis à Gaza, sont en grande partie dus à la complicité active des régimes arabes réactionnaires.
 
En Palestine, la collaboration avec l'ennemi a profité de l'attaque sioniste pour finir de dévoiler son vrai visage. Mahmoud Abbas est allé jusqu’à se faire l’avocat de l’Entité sioniste face au dossier d’accusation que représente le rapport Goldstone. Cela montre à quel point Abbas et son clan sont dépendants de leurs tuteurs de l’Entité qui ont menacé de dévoiler publiquement les prises de positions pro-sionistes des responsables de la soi-disant « Autorité » palestinienne pendant et après l’agression contre Gaza. Toutefois, face à la levée de bouclier de la résistance palestinienne et de ses soutiens internationaux, Abbas et sa clique ont dû s'incliner. En plus de dévoiler l’incohérence et la versatilité des positions du clan de Ramallah, le vote du rapport Goldstone a montré que même les plus soumis étaient obligés de tenir compte de la résistance palestinienne et de ses soutiens.
 
Si la résistance du peuple palestinien n’a pas été brisée par l’attaque contre Gaza, les sionistes n’ont pas abandonné pour autant leurs objectifs. Les sionistes cherchent à finaliser le projet colonialiste qui a toujours été le leur : le nettoyage ethnique de la Palestine par l’expulsion de l’ensemble de la population palestinienne et la destruction de son patrimoine afin d’effacer toute trace de sa présence.
 
Actuellement, on constate un développement accéléré des colonies de peuplement dans les territoires occupés en 1967, mais aussi dans les territoires occupés en 1948. De plus, cette politique coloniale se manifeste par le vote de lois reconnaissant le caractère juif de l'Entité sioniste par crainte de voir les Palestiniens de 1948 le remettre en cause par la simple croissance démographique de leur population. La politique de judaïsation d’al-Qods, de la Galilée , du Naqab s’accélère alors que les attaques contre la mosquée Al-Aqsa, par le creusement de tunnels souterrains devant provoquer son effondrement, s’intensifient sans provoquer de véritable réaction du monde musulman. Pire encore, il y a plusieurs semaines déjà, le parlement de l’Entité sioniste a discuté de l’option «  la Jordanie - pays alternatif des Palestiniens » et proclamé sa détermination à faire reconnaître par les instances internationales cette option
politique. Par ces différentes manœuvres, les sionistes poursuivent leur objectif qui est d'imposer des conditions d'existence infernales aux Palestiniens dans le but qu'ils quittent leur terre ou qu'ils renoncent à la résistance et se soumettent définitivement au « fait accompli » du pouvoir sioniste.
 
Face à cette politique colonialiste, l’apathie du monde arabe et musulman est intimement liée à l’hégémonie (politique, économique, culturelle, militaire) que lui impose l’Occident et qui tend à dissoudre toute forme d’opposition à la domination impérialiste. Cette hégémonie prétend imposer à l’ensemble des « périphéries » la vision du monde, l’idéologie et la culture produite par l’Occident impérialiste. Dans ce cadre, la volonté de faire reconnaître le caractère juif de l'Entité par les masses arabes sert la détermination des dirigeants sionistes à annihiler tout esprit de résistance à leur projet de colonisation. La colonisation des esprits est une arme indispensable pour faire accepter la politique coloniale sioniste et la domination impérialiste de l’Occident.
 
L'impérialisme français soutient depuis plus de soixante ans les forces qui colonisent la Palestine. Du vote en faveur de la création de l'Etat sioniste en 1947 à la répression de la Révolution algérienne, de l'« expédition » de Suez contre l’Egypte nassérienne en 1956 aux différentes guerres menées contre le Liban, en passant par la fourniture de l'arme nucléaire à l'Entité sioniste et par la Guerre du Golfe de 1991, les impérialistes français et les sionistes se sont toujours alliés pour maintenir l'hégémonie occidentale sur le monde arabo-musulman. L'arrivée au pouvoir de Nicolas Sarkozy n'a fait que marquer une étape supplémentaire dans la collaboration politique, économique, militaire et culturelle entre l'Etat impérialiste français et l'Entité usurpatrice. La collusion entre les cercles dirigeants français et le régime sioniste s’est une nouvelle fois affichée publiquement, lors du vote du rapport Goldstone à l’ONU où le « pays des droits de l’homme » s’est « courageusement » abstenu, marquant par là son soutien indéfectible à l’Entité.
 
Du fait de cette hégémonie occidentale et de la politique pro-sioniste et coloniale de l’Etat français, le soutien à la résistance du peuple palestinien est criminalisé dans l'Hexagone. Face à cela, les revendications fondamentales du peuple palestinien, celles du droit au retour des réfugiés et de la constitution d’un Etat national souverain, sont éludées par la mise en avant de problématiques secondaires. Dans ce contexte, la campagne « Boycott Désinvestissement Sanction » (BDS), lancée par 171 associations palestiniennes en juillet 2005, doit rester un moyen parmi d'autres de soutenir la résistance du peuple palestinien et non un but en soi, étant entendu que la caractéristique principale de la question palestinienne est celle d’une lutte de libération nationale contre le colonialisme.
 
Contre la politique sioniste de colonisation de la Palestine, contre l’hégémonie qui veut criminaliser le soutien à la résistance du peuple palestinien, contre les révisions à la baisse des objectifs du mouvement de soutien à la Palestine, nous appelons tous les individus épris de justice à s’engager pour dénoncer l'Entité sioniste, sa politique criminelle et à soutenir activement la résistance du peuple palestinien.
 
Le Mouvement de Soutien à la Résistance du Peuple Palestinien (MSRPP) soutiendra cette résistance jusqu'à l'aboutissement du projet national de libération totale de la Palestine.

La Marche rejoindra en fin de parcours le RASSEMBLEMENT organisé par l'APF, la GUPS et Mémoire de notre Terre sur l'esplanade devant Notre Dame de 17 heures 30 à 19 heures 30

http://www.enfantsdepalestine.org/br,193



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20 décembre 2009 7 20 /12 /décembre /2009 16:54

http://www.demosphere.eu/node/15636


lundi 21 décembre 2009 à 18 heures Mairie de Saint-Denis
2 place Victor Hugo Saint-Denis (93) Métro Saint-Denis-Basilique

Assemblées populaires "Je ne veux plus rentrer chez moi"

Comme chaque lundi le collectif "Je ne veux plus..." permet à tous de se ré approprier l'espace publique en organisant des rassemblement devant les mairies en France.

Je ne veux plus est un collectif né de la volonté de faire par la base un mouvement social capable de tout changer. Nous travaillons à la grève général. Comment ? Simplement en donnant rendez vous, chaque lundi partout en France, à tous ceux qui ne veulent plus de ce système, qui marche sur la tête en écrasant les nôtres. Chaque lundi nous discutons et élaborons pas à pas la convergence des luttes par la mise en commun, l'échange et la prise de parole.

Chacun peut s'exprimer librement dans nos assemblée générales populaires à ciel ouvert, chacun peut ecrire ce qu'il veut ou ce qu'il ne veut plus sur des affiches de doléances et de propositions.

Voici une petite foire au questions :

Qui êtes vous ? Nous sommes des révoltés ordinaires, tout comme vous qui venez sur ce site ou qui, de passage vous exprimez devant les mairies avec nous.

Combien êtes vous ? Il y a dans notre pays des millions de révoltés ordinaires et plusieurs milliers d'entre eux sont venus s'exprimer, élaborer avec nous.

Êtes vous constitués en association ? Non, c'est inutile pour ce que nous faisons le peuple n'a pas besoin d'être en association pour être le peuple

Est-ce légal de ce réunir ainsi sans en avoir les autorisations ? Non, nous sommes tolérés car notre action est pacifique.

Que voulez vous? Nous voulons ce que les révoltés ordinaires qui viennent veulent

Pourquoi ne pas être plus précis ? Quand nous serons en grève générale nous élaborerons dans la lutte ce que nous voulons exactement.

Pourquoi pas maintenant ? Il faut un temps de pause de société un "on arrête tout on recommence" pour pouvoir élaborer ensemble.





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