Mercredi 8 juillet 2009


www.petition.liberteintellectuelle.net

Comité pour la sauvegarde de la liberté intellectuelle des chercheurs et enseignants-chercheurs de la fonction publique

Je suis désolée de vous importuner à nouveau. Sachez que mon objectif est seulement de vous informer.

Libération a donné hier la parole au fonctionnaire de défense du CNRS, qui de surcroît  s'érige en victime et dit  redouter pour sa sécurité (sic!) (pour  lire l'interview cliquer ici).Quel paradoxe pour un général qui doit s'occuper de la sécurité des chercheurs au CNRS et des intérêts de la France!

Ainsi la liberté du chercheur, de l'universitaire et du citoyen est-elle mise de côté au nom de l'esprit sécuritaire qui envahit notre société, et l'on peut se demander pourquoi une certaine presse se met au diapason de cette tendance.

Pourquoi Libération n'a-t-il pas interviewé en même temps un chercheur, un savant étranger, quelqu'un de notre comité, Vincent Geisser lui-même ou l'un des témoins du conseil de discipline auquel il a été soumis par le CNRS? Pourquoi ouvrir les colonnes du journal au seul Ingénieur général Illand? Qui s'est soucié de vérifier ses dires ou de les confronter à d'autres? 

Pourquoi J. Illand ne dit-il rien sur le fait que l'enquête de V. Geisser a fait l'objet d'un suivi sécuritaire et ce, dès 2006? Rien sur la veille informatique permanente qu'il fait sur certains chercheurs (constitution de fichiers qu'il appelle pudiquement des "dossiers"), ce qu'il a pourtant publiquement reconnu lors du conseil de discipline?

Pourquoi J. Illand ne dit-il rien sur les entretiens qu'il a eus régulièrement avec les supérieurs hiérarchiques de Vincent Geisser sur le Coran, le créationnisme... leur faisant part de ses inquiétudes sur l'islam, et sur les chercheurs travaillant sur ces sujets? 

Pourquoi J. Illand ne dit-il rien sur ses interventions pour faire licencier une doctorante voilée, allocataire de recherche et major de sa promotion?

Pourquoi J. Illand ne dit-il rien du fait que c'est la DST qui lui a signalé l'e-mail de V. Geisser publié sur un blog, alors que V. Geisser lui-même n'avait pas pu le constater (ce blog n'étant pas référencé par Google)?

Et quid de la seule question qui nous occupe et reste ouverte: celle de la présence d'un  tel fonctionnaire dans les institutions universitaires et de recherche et de son rôle exact? A-t-il vocation à intervenir dans les contenus des recherches conduites? A s'ériger en juge de travaux dûment évalués par ailleurs par les instances scientifiques compétentes? A se prononcer sur  nos prises de position en tant qu'intellectuels publics?  Autant rattacher le CNRS au ministère de l'Intérieur ou à celui de la Défense...

Je vous restitue là, toujours du Japon, les remarques qui me sont arrivées par mail à la suite de la parution de l'interview de J. Illand.

J'ai protesté auprès de Catherine Coroller, ne serait-ce que pour qu'elle rectifie sans tarder l'information erronée qu'elle livre sur la "sanction" dont V. Geisser aurait écopé. Je lui envoie également une copie de cette lettre afin de l'éclairer sur les questions qui pourraient guider sa réflexion. Vous trouverez ci-après copie de mon email à la journaliste.

Esther Benbassa   


Courriel adressé ce jour à C. Coroller

Chère Catherine,

Le Comité pour la sauvegarde de la liberté intellectuelle des chercheurs et enseignants-chercheurs de la fonction publique demande la publication sans délai d'un rectificatif: Le conseil de discipline du CNRS réuni le 29 juin n'a proposé aucune sanction à l'encontre de Vincent Geisser (pas même un avertissement sans inscription au dossier). Cette information est disponible depuis le 30 juin, tu as reçu nos newsletters à ce sujet, et tu trouveras ci-après copie de la dernière. Ce rectificatif s'impose sans restriction aucune: il y va de la vérité et de l'honneur de V. Geisser.

Esther Benbassa



Par FISCHER
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Mercredi 8 juillet 2009

http://fr.news.yahoo.com/63/20090708/tfr-saccage-de-la-librairie-rsistances-i-019dcf9.html


Saccage de la librairie Résistances: interpellation de 4 jeunes de la mouvance de la LDJ

Vendredi après-midi, la librairie Résistances dans le XVIIème arrondissement à Paris a été saccagée par cinq hommes cagoulés et en jogging sombre.

Ces derniers étaient entrés dans la librairie connue pour son engagement en faveur de la cause palestinienne armés de bâtons et de bouteilles d’huile.

Une fois à l’intérieur, les individus avaient cassé la caisse et les ordinateurs, jetés les livres par terre et vidé les bouteilles d’huile sur le sol, précise Le Figaro.

Aujourd’hui, dans le cadre de l’enquête sur ce saccage, quatre jeunes de la mouvance de la Ligue de défense juive (LDJ), ont été interpellés et placés en garde à vue.

Les quatre suspects ont été interpellés à Paris, Bagnolet (Seine-Saint-Denis) et Maison-Alfort (Val-de-Marne) et placés en garde à vue dans les locaux de la première division de police judiciaire (1ère DPJ). Ils sont âgés de 16, 18, 23 et 26 ans.

La Ligue de défense juive est un groupe sioniste connu pour ses actions particulièrement violentes, précise Le Figaro.

Ce soir, une manifestation a été organisée devant la librairie pour protester contre le saccage de  vendredi.

Plusieurs centaines de manifestants réunis à l’appel de plusieurs partis politiques et associations dont les Verts, le Mouvement contre le racisme et pour l’amitié entre les peuples (MRAP) ou encore le Nouveau parti anticapitaliste (NPA).

Des manifestants qui ont longuement applaudi à l’annonce de l’interpellation des quatre suspects




Par FISCHER
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Mardi 7 juillet 2009

http://www.lepost.fr/article/2009/07/05/1607940_lettre-de-cynthia-mckinney-depuis-une-prison-israelienne.html

Lettre de Cynthia McKinney depuis une prison israélienne

Je suis Cynthia McKinney et je parle depuis ma cellule, dans une prison israélienne à Ramle. [Je fait partie] des 21 activistes des droits humains du Free Gaza Movement incarcérés actuellement pour avoir essayé de transporter de l’aide médicale, des matériaux de reconstruction - et même des crayons pour enfants; j’avais une valise remplie de crayons pour les enfants. Pendant notre traversée, en route pour Gaza, les israéliens ont menacé de tirer sur notre bateau, mais nous n’avons pas fait demi-tour. Les israéliens ont arraisonné le bateau et nous ont détenus parce que nous voulions offrir des crayons aux enfants de Gaza. Nous sommes détenus et nous voulons que les citoyens du monde sachent comment on nous a traités parce que nous voulions livrer de l’aide humanitaire au peuple de Gaza.

Au début de l’opération israélienne, intitulée «Plomb Durci» [en décembre 2008], je suis montée à bord d’un bateau du Free Gaza Movement, avec un jour de préavis, et j’ai essayé, en tant que représentante des États-Unis dans une délégation multi-nationale, de livrer 3 tonnes d’aide médicale à Gaza déjà assiégée et ravagée.

Pendant "Opération Plomb Durci", des avions F-16, fournis par les États-Unis, ont lâché leurs feux infernaux sur un peuple pris au piège. Le nettoyage ethnique s’est transformé en un génocide généralisé, purement et simplement. Du phosphore blanc, de l’uranium appauvri, de la technologie robotique, des munitions DIME et des armes à sous-munitions, fournis par les États-Unis - des nouvelles armes provoquant des blessures encore jamais traités par les médecins jordaniens et norvégiens. Les médecins, qui présents à Gaza pendant le massacre israélien, m’ont dit plus tard que Gaza était devenue le vrai laboratoire d'Israël pour tester ses armes, les personnes étant utilisées comme cobayes pour tester et améliorer l’efficacité du taux de mortalité de ses armes.

Grâce à Al Jazeera, diffusée en arabe et en anglais, et à Press TV, diffusée en anglais, le monde a pu voir la violence méprisable d’Israël. J’ai vu ces transmissions, jours et nuits en direct, non pas aux États-Unis mais au Liban où ma première tentative pour rentrer à Gaza s'était terminée car les militaires israéliens avaient éperonné, dans les eaux internationales, le bateau à bord duquel j'étais... C'est un miracle si je suis ici pour écrire sur ma deuxième rencontre avec les militaires israéliens, une autre mission humanitaire avortée par les militaires israéliens.

Les autorités israéliennes ont essayé de nous faire confesser que nous avions commis un crime .. Je suis maintenant connue comme la prisonnière d'Israël numéro 88794. Comment puis-je être en prison pour avoir rassembler des crayons pour les enfants?

Le sionisme est sûrement arrivé au terme de sa légitimité si ceci est sa réponse aux personnes croyant tellement profondément dans les droits humains pour tous qu'ils mettent leur propre vie en jeu pour les enfants de quelqu'un d'autre. Israël est l'expression du sionisme à son summum, mais si Israël a peur pour sa sécurité car des enfants de Gaza ont des crayons, alors non seulement Israël a perdu son dernier lambeau de légitimité mais Israël doit aussi être déclarée un état défaillant.

Je risque d'être déportée par un état qui m'a amenée ici sous la menace des armes après avoir réquisitionné notre bateau. J'ai été amenée en Israël contre mon gré. Je suis retenue dans une prison car j'avais un rêve, celui que les enfants de Gaza puissent colorier et peindre, que les blessures de Gaza puissent être soignées et que les maisons bombardées de Gaza puissent être reconstruites.

Mais j'ai appris une chose intéressante en étant dans cette prison. Premièrement, la population est majoritairement noire: peuplée principalement par des éthiopiennes qui, elles aussi, avaient un rêve... comme mes compagnes de cellule, dont une d'elles est enceinte. Elles ont toutes une vingtaine d'années. Elles pensaient qu'elles venaient en Terre Sainte. Elles avaient un rêve, que leurs vies soient meilleures... L'Éthiopie, autrefois fière et jamais colonisée, [s'est retrouvée] sous la coupe des États-Unis et est devenue un lieu de torture, de "rendition" (transfert et détention secrète) et d'occupation. Les éthiopiens doivent libérer leur pays car les politiques des super-puissances [sont] devenues plus importantes que les droits humains et l'autodétermination.

Mes compagnes de cellule sont venues en Terre Sainte pour se libérer des exigences des politiques des super-puissances. Elles n'ont commis aucun crime à part celui d'avoir eu un rêve. Elles sont venues en Israël car elles pensaient qu'Israël leur offrait un espoir. Leur voyage pour Israël, passant par le Soudan et l'Égypte a été très ardu. Je peux seulement imaginer ce que se fût pour elles. Et il n'était pas donné. Beaucoup d'entre elles sont le symbole des efforts collectifs importants de leurs familles. Elles se sont frayées un chemin jusqu'à la Haute Commission aux Réfugiés de l'ONU. Elles ont reçu leurs papiers d'identité jaunes. Elles ont eu leurs certificats pour la protection de la police. Elles sont des réfugiées de la tragédie et elles sont arrivées en Israël et seulement après qu'elles soient arrivées, Israël leur a dit "il n'y a pas d'ONU en Israël".

La police, ici, est libre de les attraper et de les donner en pâture à un semblant de système judiciaire. Chacune de ces femmes, superbes, diligentes et fières, est l'espoir de toute sa famille. L'image d'Israël les a bien eu et nous avec. Dans une campagne de publicité astucieuse et diffusée à grande échelle, Israël s'est représentée elle-même comme le premier lieu de refuge et de sécurité pour les juifs et les chrétiens. Moi aussi, j'ai cru en cette publicité et j'ai manqué de regarder plus en profondeur.

La vérité est qu'Israël a menti au monde. Israël a menti aux familles de ces jeunes femmes. Israël a menti aux femmes elles-mêmes qui maintenant sont prises au piège dans le centre de détention de Ramle. Et qu'allons nous faire? Une de mes compagnes de cellule a pleuré aujourd'hui. Elle est ici depuis 6 mois. En tant qu'américaine, pleurer avec elles n'est pas assez. La politique des États-Unis doit être améliorée et alors que le président Obama donne 12.8 billions de dollars aux élites financières des États-Unis, il devrait être clair que l'espoir, le changement et le "oui, nous pouvons" furent de très fortes images de dignité et d'accomplissement de soi, individuellement et nationalement en lesquelles, de partout, les personnes assiégées ont réellement crues.

C'était une campagne de publicité rondement menée, habilement vendue au monde et aux électeurs américains, tout comme la publicité d'Israël le fût au monde. Nous nous sommes tous fait avoir, mais plus tragiquement, ces jeunes femmes.

Nous devons voter en toute connaissance de cause pour de meilleurs candidats désireux de nous représenter. J'ai lu et relu la lettre du Dr. Martin Luther King Junior écrite depuis une prison de Birmingham. Jamais dans mes rêves les plus fous, je n'aurais imaginé que moi aussi, un jour je devrais en écrire une. Il est clair que les contribuables en Europe et aux États-Unis ont beaucoup à se repentir pour ce qu'ils ont fait à d'autres autour du monde.

Quelle ironie! Mon fils rentre à l'école de droit sans moi car je suis en prison, en essayant de faire de mon mieux, à ma manière, pour les enfants d'autres personnes. Pardonne moi, mon fils. Je suppose que je suis en train de connaître la dure réalité, la raison pour laquelle les gens ont besoin de rêver. [Mais] j'ai de la chance. Je sortirai de cet endroit. Est-ce qu'Israël est devenue le lieu où les rêves meurent?

Demandez-le au peuple palestinien. Demandez-le à la file ininterrompue d'hommes noirs et asiatiques que je vois arriver à Ramle. Demandez-le aux femmes de ma cellule. [Demandez-vous:] Qu'êtes-vous prêts à faire?

Changeons le monde ensemble et réapproprions-nous ce dont nous avons tous besoin en tant qu'êtres humains: la Dignité. Je demande aux Nations Unies que ces femmes, qui n'ont rien fait de mal sinon d'avoir cru en Israël comme gardienne de la Terre Sainte, soient réinstallées dans des maisons paisibles. Je demande au département d'État des États-Unis d'inclure la situation désespérée des réfugiés certifiés par le HCR et détenus dans le rapport sur Israël lors de son rapport annuel sur les droits humains. Je demande, une fois encore, au président Obama d'aller à Gaza: dépêchez votre envoyé spécial, Georges Mitchell, là-bas pour qu'il rencontre le Hamas en tant que parti élu par les palestiniens.

Je dédicace ce message à celles et à ceux qui se battent pour une Palestine libre, et aux femmes que j'ai rencontrée à Ramle.

Je suis Cynthia McKinney, connue comme prisonnière de Ramle numéro 88794, le 2 juillet 2009.

Cynthia McKinney est une ancienne membre du Congrès américain, candidate présidentielle pour le Parti des Verts et est une avocate acharnée pour les droits humains et la justice. La première femme noire américaine a représenter l'état de Géorgie, McKinney a été élue six fois à la Chambre des Représentants, de 1993 à 2003 et de 2005 à 2007. Elle a été arrêtée et kidnappée puis emmenée de force en Israël alors qu'elle tentait d'apporter de l'aide humanitaire et des matériaux de reconstruction à Gaza, le 30 juin.




Par FISCHER
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Mardi 7 juillet 2009

http://questionscritiques.free.fr/edito/CP/Diana_Johnstone/LDJ_librairie_Resistances_attaques_sionistes_060709.htm


L’attaque contre la libraire “Résistances”

A Paris, des fanatiques sionistes pratiquent le vandalisme en série

Par Diana Johnstone

CounterPunch, publié le 7 juillet 2009

article original : "Zionist Fanatics Practice Serial Vandalism in Paris"

Des milliers de livres aspergés d'huile de friture - c'est le dernier exploit des fanatiques sionistes qui attaquent régulièrement des biens et des personnes à Paris, cela s'en être inquiétés.

Le vendredi 3 juillet en début d'après midi, cinq hommes, la plupart cagoulés, ont fait irruption dans la librairie "Résistances" située dans un quartier résidentiel calme du 17ème arrondissement de Paris. Aux deux femmes interloquées qui travaillaient dans la boutique et aux deux clients présents, ils ont annoncé qu'ils faisaient partie de la Ligue de Défense Juive et ils ont commencé à virer les livres des étagères et des tables, les aspergeant abondamment d'huile de cuisson, puis ils ont détruit quatre ordinateurs avant de s’enfuir rapidement dans une voiture qui les attendait à l’extérieur.

Cette librairie appartient et est gérée par Olivia Zemor et Nicolas Shahashani qui sont aussi les dirigeants d'un groupe militant très actif, le « CAPJPO – EuroPalestine » ( CAPJPO veut dire Coordination des Appels pour une Paix Juste au Proche Orient). En plus d'une importante collection de livres sur le Proche-Orient et d'autres sujets, dont des livres de fiction, la librairie dispose d’une salle de lecture et d’un service de prêt de livres, donne des cours d'anglais et d'arabe et possède un auditorium modeste mais régulièrement fréquenté, où des auteurs sont invités à s'exprimer.

Il y a deux ans, le 7 décembre 2006, un groupe similaire d'attaquants avait jeté des grenades lacrymogènes dans la librairie, alors qu'un groupe de personnes s'était réuni pour écouter l'auteur israélienne, aujourd’hui décédée, Tanya Reinhart et son compagnon, le poète israélien Aharon Shabtai. A cette occasion, Shahashani avait dû être soigné pour avoir inhalé des gaz lacrymogènes, mais les dommages matériels étaient légers. Mais cette fois-ci, c’est toute la librairie qui a été mise à sac, avec un nombre considérable de livres détruits et des dommages estimés à des dizaines de milliers d'euros, selon Shahashani.

Mais, ce dernier a insisté sur le fait que c'est "une parmi des centaines d'actions violentes" menées ces dernières années par la version française de la Ligue de Défense Juive des Etats-Unis. Il ne faut pas s'attendre à ce qu'ils s'arrêtent tant qu'ils peuvent compter sur l'indulgence des autorités françaises et le silence assourdissant des grands médias. Le vandalisme commis contre la librairie Résistances a été rapporté par l'AFP, mais seul le quotidien Le Parisien a repris l'information, les principaux journaux ne l'ayant pas fait, et encore moins la Télévision. Habituellement, pratiquement les seules personnes à être informées de tels actes font partie des cercles politiques actifs visés par ces actes d'intimidation.

Le public en général n'est pas informé de ces agressions, alors qu'il est régulièrement informé par la télévision d'actes d'antisémitisme, même relativement mineurs – certains d'entre eux imaginaires (comme le fameux cas il y a quelques années d'une jeune femme qui avait complètement inventé une histoire prétendant qu’elle avait été victime d'une "attaque antisémite" par des noirs dans un wagon d'un train de banlieue, afin d'attirer l'attention de sa famille ; et elle a bénéficié de l'attention de toute la France y compris du Président de la République). Il y a de réels "actes d'antisémitisme", mais la plupart sont du type insultes de cour de récréation. Cependant, la publicité qui leur est faite sert à alimenter la notion que l'existence même des Juifs est perpétuellement menacée - l'alibi de base utilisé par la Ligue de Défense Juive. L'affirmation fausse selon laquelle "le gouvernement français ne fait rien pour protéger les Juifs" est utilisée comme prétexte pour avoir recours à une "autodéfense" agressive.

En tant que disciples de Meir Khahane, la LDJ prône non seulement la purification du Grand Israël des Arabes, mais elle veut importer la lutte contre les Arabes et le « fascisme islamique » en France même. Discuter n'est pas dans leur style. Après s'être entraînés aux arts martiaux israéliens, ils mènent leur combat en ayant recours à des moyens physiques, ils attaquent des Arabes, des Juifs et des défenseurs de la cause palestinienne. La LDJ est un groupe officieux de quelques centaines de membres et n’est pas une organisation enregistrée avec une adresse. La police française, adepte de l'infiltration de toutes sortes de groupes politiques, doit certainement savoir qui ils sont et où ils se trouvent, mais elle semble ne jamais se préoccuper des attaques qu’ils commettent. De plus, à moins que les agresseurs s'identifient eux-mêmes, les victimes ne savant pas avec certitudes si elles ont été attaquées par la LDJ ou le Betar, une vielle organisation de la jeunesse sioniste fondée en 1929 par Vladimir Jabotinsky et proche du Likoud. Ces deux organisations utilisent des méthodes similaires et interagissent probablement entre elles, alors que l'on dit que la LDJ, la plus radicale des deux organisations, attire à elle les membres du Betar.

Dans les rares cas où des fanatiques sionistes sont arrêtés et jugés, ils sont habituellement traités avec une indulgence spéciale. En Décembre 2003, un groupe d'étudiants pro-palestiniens a été violemment attaqué par les suspects habituels. Un étudiant palestinien a été gravement blessé à l’œil. Face à une police laxiste, les étudiants ont mené leur propre enquête qui a abouti au procès d'Anthony Attal, le 16 septembre 2004. Ce dernier a été condamné à 10 mois de prison avec sursis.

Les membres de la LDJ et du Betar bénéficient également d'un sanctuaire : Israël. Le 25 octobre 2006, une militante radicale de 68 ans, Ginette Hess Skandrani, a été attaquée à son domicile par trois inconnus qui l'ont sauvagement battue en lui expliquant seulement : "tu sais pourquoi". Hospitalisée, ses blessures à la tête ont nécessité plusieurs points de suture. Le 4 février dernier, ses agresseurs ont finalement été reconnus coupables et condamnés, et l'un d'entre eux, Ruben Colleu, a été condamné à 2 ans de prison dont 18 mois avec sursis, mais il s'était déjà enfui en Israël ; le deuxième, Stevel Elie, a été condamné à trois ans de prison ferme – mais le tribunal français l'avait déjà autorisé à se rendre en Israël pour "accomplir son service militaire" au sein de Tsahal.

Seul, le troisième, Mike Sfez, était encore en France. Comme Colleu, il a bénéficié de 18 mois de sursis sur sa condamnation à deux ans de prison et les six mois restant pourraient être transformés en travaux d'intérêt général.

Tout récemment, d'importants groupes de délinquants présumés appartenir à la LDJ ont attaqué des personnes sortant d'un théâtre ou avait eu lieu une représentation au bénéfice des enfants de Gaza ; et des personnes d'apparence arabe ont été attaquées alors qu'elles se rendaient à une réunion organisée par divers associations pour discuter du mouvement BDS (Boycott Désinvestissement Sanctions).

A l’intérieur même de la police, la LDJ dispose de ses propres apologistes. Le 5 juin 2006, le dirigeant du petit groupe syndicaliste chrétien de droite "Action Police CFTC", Michel Thooris, a rendu hommage à la LDJ et au Betar qui "s'acquittent d'une mission de service public en défendant les personnes et les biens". Il n'a pas été publiquement réprimandé par son patron, le ministre de l'intérieur de l'époque, Nicolas Sarkozy.

Les deux poids deux mesures de la politique sévère "loi et ordre" de Sarkozy sont trop évidents. Sa politique est nettement passée d'un certain équilibre français au Proche-Orient à un solide soutien pour Israël et elle ne peut qu'encourager le sentiment d'impunité de la LDJ. Le printemps dernier, un auteur à succès, Paul-Eric Blanrue*, n'a pas pu publier en France son livre "Sarkozy, Israël et les Juifs" et il a dû trouver un éditeur en Belgique. Pire encore, le distributeur français habituel de son éditeur belge a refusé de distribuer son livre en France. Sa conférence de presse à Paris a été boudée par les journalistes et son livre, qui documente en détail la politique de Sarkozy pour s'attirer le soutien juif en France en s'alignant sur Israël et en s’attaquant à l'agitation dans les banlieues, a largement été ignoré par les critiques littéraires français.

Malgré la saturation, il y a cependant toujours de la place dans les médias français pour les lamentations sur la menace que pose le "communautarisme" musulman à la tradition laïque française. Les provocations idéologiques violentes des fanatiques sionistes sont rarement épinglées comme étant la cause principale de cette tendance perturbatrice. Bien sûr, de nombreux intellectuels sionistes en France n'ont pas recourt aux méthodes de la LDJ et du Betar. Mais le thème de la victimisation juive, constamment présente dans les écoles, au cinéma, dans le discours politique et dans les médias, crée une atmosphère propice à la violence pathologique des milices juives en France, et à l'indulgence dont elles bénéficient.

La situation est difficilement améliorée par le fait de l'extrême division en France du mouvement de solidarité avec la Palestine – qui peut être vu comme l'un des aspects du sectarisme endémique de la gauche française. Les différentes victimes de la LDJ et du Betar – telles le CAPJPO, Ginette Skandrani, le comédien Dieudonné, etc. - ne se parlent généralement pas entre eux, de sorte que même s'ils professent tous leur solidarité avec la Palestine, il n'y a que peu ou pas de solidarité entre eux.

Cependant, on peut espérer que l'attaque du 3 juillet contre la librairie Résistances pourra faire naître une protestation plus large que les autres attaques récentes, tout simplement à cause de la forte signification de la destruction de livres. Un appel à une manifestation de protestation, le mercredi 8 juillet, a été lancé afin de demander au gouvernement d'interdire finalement la LDJ, qui a déjà été interdite aux USA et en Israël. Ce sera l'occasion pour le gouvernement français de montrer sa solidarité à la résistance contre la forme la plus active du fascisme aujourd’hui en France.

Traduit de l'anglais par [JFG-QuestionsCritiques]






Par FISCHER
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Mardi 7 juillet 2009

Le NPA doit défendre et soutenir sans réserve les travailleurs sans-papiers de Varlin et prendre l’initiative d’un front unitaire pour leur régularisation !

Le mercredi 24 juin à 12H00, une cinquantaine de nervis du service d’ordre de la CGT a investi l’annexe Varlin de la Bourse du travail expulsant à coups de matraques et de bombes lacrymogènes les travailleurs sans papiers occupant les lieux depuis 14 mois. Devant la résistance des sans papiers, la CGT a, pour la 1ère fois depuis la fin de la 2nde guerre mondiale, permis à la police de pénétrer dans une Bourse du Travail. Depuis lors, quatre cents travailleurs sans-papiers, réfugiés devant la bourse du travail et encerclés par les gendarmes ont établi un campement sur le Boulevard du Temple. Ils risquent à tout moment d’être expulsés.

Nous ne pouvons que condamner une ratonnade organisée le jour même de l’accès de Brice Hortefeux aux fonctions de Ministre de l’intérieur par la plus grande centrale syndicale française qui vient de couvrir de honte l’ensemble du mouvement ouvrier en jetant à la rue les travailleurs les plus précaires au lieu de les défendre, les livrant sciemment à la police de Sarkozy.

Cela est inacceptable pour nous, militants du NPA. Il nous apparaît en effet comme inconcevable que notre organisation, qui se déclare l’héritière de «ce qu’il y a  de meilleur dans le mouvement ouvrier» ait depuis des mois renoncé, pour des raisons qui doivent enfin pouvoir faire l’objet d’un vrai débat, à prendre ses responsabilités quant à la question des occupants de l’annexe Varlin. Car c’est bien de responsabilité politique qu’il s’agit quand ceux qui sont les plus fragiles d’entre les prolétaires doivent impérativement être protégés. Nous déclarons que notre crédibilité et notre légitimité à intervenir politiquement est désormais subordonnée à la défense des 400 travailleurs sans papiers, des femmes, des enfants livrés à eux-mêmes Boulevard du Temple.

Il n’est pas temps de débattre des tenants d’une impasse dans laquelle sont acculés les occupants de Varlin depuis 14 mois, mais de constituer au plus vite un vaste front unitaire, sans exclusive, pour leur régularisation. C’est le seul moyen d’empêcher des rafles et des expulsions qui nous renvoient aux temps les plus sombres du siècle dernier. En attendant, et pour empêcher toute nouvelles violences à l’endroit de ces travailleurs, nous appelons nos camarades du Comité Exécutif à condamner clairement la direction de la CGT et lui demander de s’expliquer, prendre position publiquement pour la régularisation des sans-papiers de Varlin, protéger des 400 personnes réfugiées sur le boulevard du temple et les camarades qui les soutiennent en y déployant un service d’ordre, décider d’une présence organisée du NPA jusqu’à règlement de la situation et prendre l’initiative de la création d’un front unitaire pour la
régularisation des sans-papiers de Varlin sans critères ni conditions et, au-delà, de l’ensemble des étrangers en situation irrégulière résidant sur le territoire français.

Premiers signataires:  François Chesnais NPA Paris 11ème & membre du Groupe de Travail Economie, Jean François Besançon NPA Paris Centre, Martine Tessard NPA Paris Centre, Javiera NPA Paris Centre, Françoise Pinson ex NPA 12ème Vallès, Christian Lavault ex NPA 12ème Vallès, Laure Lahaye ex NPA 12ème, Isabel Ferreira NPA Houilles/Sartrouville, Nadine Floury  NPA Rouen/Cailly Canteleu, Jean François Le Goff NPA Noisy le Sec, Maria Bianchini NPA 19ème Nord, Georges Sarda NPA Belleville/Lilas, Laurent Grouet NPA Belleville/Lilas, Eva Blumenfeld NPA Belleville/Lilas, Gisèle Felhendler NPA Belleville/Lilas, Alban Chapelle NPA Belleville/Lilas, Claire Moulié NPA Belleville/Lilas, Christophe Chabanois NPA Belleville/Lilas, Bertrand Hérisson NPA Belleville/Lilas,  Mariam Seri Sidibe NPA Pantin, Dominique Calmé NPA Pantin Jaurès, Wassim El Golli NPA Ménilmontant, Eddy Saint-Fort NPA Nanterre Fac, Arielle St Lazare NPA Nanterre 92, Lumamba Mohsni NPA Marseille, Vincent Fournier NPA Versailles, Marie Geaugey NPA Versailles, Christian  Faucomprez NPA Trappes Elancourt & CGT retraités UL Maurepas, Claude Normand NPA Trappes Elancourt, Marion Faucomprez NPA Trappes Elancourt, Ludovic Losada NPA Trappes Elancourt, Vincent Betaille NPA Trappes Elancourt, Marcelo NPA Paris 11ème, Franck Labrasca NPA 11ème & membre du SNESUP, Albert Savani NPA Bobigny, Emile Fabrol NPA Bobigny, Yannick Fabrol NPA Bobigny, J.M.Edwin NPA Dieppe, Denis NPA 42 St Etienne Loire, Antoni Silberstein NPA  St Etienne, Jean-Raoul Evrard NPA Paris 14ème,  Hervé Renard NPA Val de Seine & ULCGT Maurepas, membre CE UD 78,  Morsu Pascal NPA Fontenay, Alba Eric NPA Champigny    ...



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