Dimanche 20 juillet 2008

http://www.conseilnationaldelaresistance.fr/

Nous sommes toutes et tous le Conseil National de la Résistance

Que faire, aujourd’hui, pour donner un coup d'arrêt à la liquidation, par Sarkozy et le Medef, de notre République et de son modèle social hérité du CNR? Ce coup d'arrêt ne peut être donné que par une très large mobilisation populaire dans tout le pays et au même moment. La capacité de révolte de notre peuple est intacte, comme le montrent, partout en France les foyers de résistance qui se développent sous des formes différentes (collectifs, associations, fondations...). Les conflits sociaux se multiplient. Mais ne convergent pas. L'alternative politique au capitalisme sauvage se dessine peu à peu. Mais pas assez vite. Le mouvement social manque de cohésion et de puissance, faute d'une perspective politique réelle. Il est morcelé et les états-majors syndicaux, ont choisi d'engager, entre eux, une course à la représentativité qui les éloigne de leur base et les fragilise. La perspective politique, elle, tarde à prendre forme car la réflexion est menée sans l’adhésion des masses populaires. Les divisions intestines, le culte de l'individualité et des appareils ont détourné trop de citoyens du terrain politique. Convergence des luttes ET irruption citoyenne du peuple dans le champ politique doivent être obtenues. Or la situation dans laquelle se trouve notre pays nous offre cette possibilité dans les semaines à venir! L'initiative d'une Grève Générale Reconductible, le 10 novembre 2008 doit être relayée dans tout le pays pendant les congés d'été. La rentrée de septembre sera l'occasion de la décider partout et deux mois de travail permettront encore d'en assurer le succès. Sa réussite repose, sur l'engagement, immédiat des forces de chacune et chacun d'entre nous. Elle donnera une cohésion au mouvement social en donnant l'impulsion indispensable à la mise en place d'un cadre commun de discussions pour coordonner les luttes, organiser la résistance et reprendre les conquêtes. L'intervention populaire pourra aussi imposer un cadre de réflexion unitaire et attractif qui pourra facilement être élargi aux citoyens, pour la création d'une vraie alternative aux politiques actuelles. Elle pèsera sur les rassemblements des organisations politiques de fin d’année et aura comme prolongement la nouvelle séquence électorale qui s'ouvre avec les élections de 2009, 2010 et 2012. Ce camouflet sera enfin un signal très fort en direction des autres pays de l'Union Européenne que Sarkozy préside jusqu'en décembre. Diffusez cet appel par tous les moyens possibles et imaginables. Soyons le Conseil National de la Résistance. Résister, c'est créer. Créer, c'est Résister.

Constitution d'un groupe de travail

  Un groupe de travail est mis en place pour coordonner et amplifier la diffusion de la proposition de grève générale reconductible du 10 novembre 2008. De fait, ce sera aussi un groupe de travail. Il recrute des volontaires. Si vous croyez à cette idée et avez du temps à y consacrer, soyez les bienvenu ( e ) s. Les inscriptions sont ouvertes. Indiquez votre mail en mettant un petit mot dans la zone commentaires ( l’adresse mail n’est pas publiée). Ou bien envoyez un courrier (zone contact en bas à droite). Et mettons nous au travail.


La rumeur, pour faire tache d'huile.

  Si l’on admet que l’histoire n’est qu’un long recommencement et sans entrer dans des détails trop précis, on peut faire un rapprochement troublant entre ce que nous voulons essayer d’obtenir et ce qui s’est passé dans la nuit du 4 août 1789. Ce soir là, dans la précipitation et sous la pression d’une rumeur qui fait état d’une grande révolte paysanne dans toutes les provinces du pays, les députés de l’assemblée nationale abolissent enfin les privilèges et mettent concrètement fin à l’ancien régime. Ceci pour apaiser une situation explosive, car les paysans qui ont pris les rames, par crainte d’une réaction de la noblesse aux premières journées de la révolution, réclament la possession de leurs terres, l’abolition des privilèges et l’égalité des citoyens. Comment pourrions nous relayer partout cette rumeur de grève générale reconductible, à partir du 10 novembre 2008, pour montrer notre détermination et forcer la main de nos états majors syndicaux et obtenir maintenant ce que nous voulons ? Nous avons cent vingt jours pour agir. C’est peu et c’est beaucoup. La rumeur de la grande peur de 1789 qui avait armé les paysans de l’époque et pesé sur les actes des députés est arrivée à Paris à une époque où les provinces étaient à plusieurs jours de voyage de la capitale.¨Par internet, notamment, aujourd’hui, mais pas que par ce média là, nous pouvons sans doute trouver des dizaines de façons d’imposer notre volonté et de faire savoir que nous avons d’ores et déjà décidé de passer à l’action. Les commentaires de ce billet sont ouverts pour recueillir les propositions d’action dans ce sens. Vous pouvez en envoyer par mail, plusieurs sont déjà arrivées, elles seront publiées ici. En voici quelques unes tirées du sac à l’arrache. La plupart sont des propositions reçues par mail.   

Prenons toutes et tous en charge la diffusion de cette proposition d'action. Organiser un buzz vidéo daily motion you tube... Je me déguise en Chéreque, en Thibault et j'enregistre un appel à la grève générale reconductible à partir du 10 novembre. J'ai vu des copains de la ceget qui ont manifesté lors de l'étape du Tour de mardi avec un gros panneau "Tu la vois celle-là, Sarko?". On peut sans doute écrire en gros sur les routes "Grève générale interpro reconductible le 10/11". C'est bien vu d'hélico. Il faut aller sur tous les forums pour relayer l'info. Contacter tous les sites militants qui acceptent la publication d'articles pour étaler la proposition du 10 novembre. Un groupe se charge de rédiger un tract qu'on peut envoyer par mail et diffuser cet été avec l'url du site et les principaux arguments. Faire une newsletter ou un google group du site, pour coordonner les actions. Afin de montrer à nous tous que nous + nbrx que ça et que nous ne sommes pas si isolés que ça
Je vous propose de mettre une pétition/appel en ligne, dans laquelle les personnes s'engagent à venir le 10 novembre. N'oublions pas les sites de Tchat et les sms pour faire tourner le buzzz


Une grève dont tout le monde s'apercevra!


En réponse à Kessler qui veut liquider le modèle social du Conseil National de la Résistance. En réponse à Sarkozy qui prétend que plus personne ne s'aperçoit qu'il y a des grèves. En réponse aux états-majors syndicaux divisés, dont certains seraient prêts à négocier le poids des chaînes  si l'esclavage était rétabli. En réponse à ceux qui pensent que le ressort du mouvement social est définitivement cassé et que les travailleurs sont soumis, dans ce pays. En réponse à ceux qui réclament, sans succès, des consignes d'en haut, alors que c'est de la base que tout peut démarrer. En réponse à ceux qui ont besoin de la perspective d'une manifestation concrète de la colère populaire et d'une victoire sur le terrain social, ou du moins de la preuve d'une large mobilisation possible. En réponse à ceux qui se satisfont des oppositions que le gouvernement fait naître entre les citoyens (diviser pour mieux régner). Résistons! Créons la mobilisation dont nous avons besoin. Obligeons nos états-majors syndicaux à nous suivre dans l'organisation d'une grande grève générale interprofessionnelle, éventuellement reconductible, et d'une manifestation populaire, le 10 novembre 2008, à Paris, contre la destruction de notre république sociale par Sarkozy et le gouvernement du MEDEF. Mobilisons chacun de nos délégués syndicaux. Faisons faire des mots d'ordre de grève dans tous les départements et toutes les branches locales, pour que les centrales nationales suivent la voie que nous montrons. Notre République est une République sociale, comme le dit la Constitution. Cela veut dire que le fait de vivre ensemble nous protège les uns les autres. Non à la destruction de ce modèle de société que nous avons hérité de la Résistance! De puissantes sections syndicales ont déjà signé la lettre de masse aux états-majors syndicaux et envoyé des motions vers leurs fédérations nationales pour réclamer une action tous et en même temps ... Les signataires de cette lettre pourraient se retrouver dès la rentrée sociale dans les bourses du travail de tout le pays pour discuter des suites à donner à cette proposition d'action le 10 novembre 2008. Il ne s'agit surtout pas, ici, de briser la direction des syndicats, entendons-nous bien, mais de se réapproprier l'outil.



Comment forcer la main des états-majors syndicaux ?


Faisons cela démocratiquement et en toute transparence. Il faut d'abord redire qu'un mot d'ordre de grève n'est pas forcément déposé au niveau national d'une organisation syndicale. Il peut y avoir des mots d'ordres très localement. Que ferait, par exemple la fédération nationale d'un syndicat dont 70 ou 80 fédérations départementales auraient déposé un préavis de grève pour le 10 novembre? Et les autres branches professionnelles de ce syndicat? Et les autres syndicats? CE QUE NOUS NE POUVONS PAS OBTENIR AU NATIONAL NOUS POUVONS L'OBTENIR LOCALEMENT!

Comment en obtenir partout des mots d'ordre de grève?

Adressons localement à nos responsables syndicaux, les plus proches de la base, des courriers, pour leur demander un préavis de grève pour le 10 novembre 2008. N'oublions pas que statutairement, nous pouvons obtenir des AG des sections syndicales ou ces propositions peuvent être amenées pour un débat. Le préavis de grève sera facile à rédiger et pourrait être du type contre la destruction du modèle social et pour les services publics. Nous pourrons diffuser des lettre-types qu'il n'y aura plus qu'à remplir. Et préciser ultérieurement, sur ce blog, à qui s’adresser pour chaque collectivité (qui peut déposer un préavis valable). Faisons signer le plus largement possible ces demandes par les syndiqués autour de nous. Et faisons remonter les demandes publiquement si c’est nécessaire en précisant que les réponses seront diffusées. Publions ici dès que possible les préavis et les décisions préparant le 10 novembre 2008.

Et nous verrons bien si les états-majors syndicaux pourront faire fi des demandes d'action qui seront venues directement de la base...

Si tous les syndicats voient leur base réclamer une action commune, un jour dit, à en endroit dit, nous aurons des chances d'imposer l'unité d'action et de temps dont nous avons besoin. Et qui ne se décide pas par le haut.


Cette démarche a parfaitement fonctionné pour le département de l'Hérault, où la CGT éduc'action 34 et Sud éducation 34 avaient déposé des mots d'ordres de grève, au niveau départemental, pour que les personnels du département puissent monter manifester à Versailles, le 4 février 2008, contre la modification de la Constitution qui permettait de faire ratifier le traité de Lisbonne par les parlementaires ( alors que le peuple avait refusé cela en 2005).

Les personnels avaient demandé ce préavis à leur secrétaires départementaux et avaient obtenu le dépôt du préavis.

Cette démarche est possible partout en France!

Elle peut contribuer à inverser la dynamique de divisions stériles dans laquelle nous sommes englués et nous remettre collectivement en position d'arrêter Sarkozy! Dans un premier temps.


  Pourquoi le 10 novembre?


Parce que cela nous laisse du temps pour nous organiser, afin que la résistance soit à un niveau de riposte assez élevé. Parce que c’est un pont entre un week end et un jour férié, le 11 novembre. Ce qui permet e’organiser une montée à Paris et le retour du lendemain. Parce que d’ici là des dispositions financières pourront être prises pour que cette journée de grève décidée par la base puisse être reconduite (économies en vue d’un conflit décisif). Parce que cela laissera à la rumeur le temps d’enfler, tout en nous donnant la perspective d’une action concrète, enfin unitaire et efficace à moyen terme. Parce que nous le décidons. Et nous imposons cette date à nos syndicats. Parce que cela laisse une dernière chance à nos états majors syndicaux de bien faire les choses ensemble et en même temps, lors de la rentrée sociale de septembre. Comment c’est possible ? Arracher un mot d’ordre de grève à son responsable
syndical local. 

Le précédent du 4 février 2008 sur www.tousaversaillesle4fevrier2008.fr


La force que nous représentons


  Voici nos relais sur internet dont la multiplicité doit ouvrir nos yeux par rapport à  la force que nous représentons. Articles, forums, commentaires d’articles, contributions, parfois simples liens par lesquels le retour du CNR est évoqué. Fouillez les pages, parfois ce sont quelques mots mais toujours précieux. N’hésitez pas à nous signaler toute autre contribution. Nous réfléchissons à une rubrique état de la mobilisation qui rendra compte des premières réunions et actions préparatoires du 10 novembre et publiera les premières lettres de demandes de dépôt de préavis de grève. 


par FISCHER
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Dimanche 20 juillet 2008



  Je serais en vacances le week end prochain, le week end du vendredi 25 juillet au lundi 28 juillet, dans la région de Lyon, Avignon, Marseille.



  Pour tous les amis et les militants de cette région, pour toute demande de rendez vous et de réunion, appelez moi par téléphone. 

par FISCHER
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Dimanche 20 juillet 2008

LA DIRECTION DE LA LCR FAIT SON TRI : ELLE VEUT
              MAINTENANT EXCLURE TOUS LES MILITANTS CRI DU NPA !

                 ELLE A ADRESSÉ LE 8 JUILLET À SES MILITANTS
                     UNE CIRCULAIRE INTERNE EN CE SENS !

             COMMENT CONSTRUIRE UN NPA DÉMOCRATIQUE ET PLURALISTE
              EN COMMENÇANT PAR EXCLURE UNE DE SES COMPOSANTES ?


www.groupecri.free.fr

 
Interpellée lors la réunion nationale des comités NPA et dans les jours suivants, la direction de la LCR avait d’abord prétendu que l’exclusion de deux dirigeants du Groupe CRI du comité NPA de Paris 5e-13e était une affaire locale. Puis, lors de la commission de la réunion nationale consacrée à l’organisation du processus NPA, Pierre-François Grond, l’un des principaux dirigeants de la LCR, s’était engagé à transmettre la demande de recours des militants exclus au Comité national d’animation. Cependant, en raison de la campagne nationale du Groupe CRI pour la réintégration de ses militants, les protestations individuelles ou collectives contre cette exclusion mettant en cause le cadre même du NPA se multipliaient… Il n’était donc pas possible, pour la direction de la LCR, de continuer à minimiser l’affaire ou de faire des réponses dilatoires. Or, au lieu de trouver une issue raisonnable à la crise, la direction de la LCR décide finalement une fuite en avant.

La direction de la LCR envoie à tous ses militants une circulaire interne visant à exclure le CRI

Elle a en effet adressé à tous ses militants, le 8 juillet, un “ argumentaire [sic] expliquant pourquoi la LCR considère que les conditions ne sont pas réunies pour que le CRI soit partie prenante du processus ” NPA. Et cette circulaire interne se conclut de la façon suivante : “ Les militants du groupe CRI ont parfaitement le droit de s’opposer au projet politique de la LCR et du NPA. Mais il faut qu’ils le fassent en dehors. ” Les choses sont donc claires : l’exclusion de deux dirigeants du Groupe CRI du comité NPA de Paris 5e-13e n’était pas une affaire locale, mais bien la première étape d’une opération politique visant à exclure tous les militants CRI…

D’un côté donc la direction de la LCR affirme partout publiquement qu’elle veut se dissoudre pour construire un nouveau parti “ anticapitaliste, démocratique et pluraliste ”, regroupant “ tous les anticapitalistes et révolutionnaires ”, reposant sur la “ transparence ”, reconnaissant le “ droit de tendances et de courants publics ”… mais d’un autre côté elle envoie en interne à ses militants des consignes et des “ arguments ” pour se débarrasser d’une composante du processus NPA, qui y participe depuis le début ! Bien consciente de cette contradiction entre ce qu’elle prétend vouloir faire et ce qu’elle fait, la direction de la LCR accompagne sa circulaire interne de la précision suivante : “ Il est inutile de diffuser cette note dans les comités qui ne sont pas au courant de cette affaire et où la question n’est pas soulevée. ” Vous avez dit “ transparence ”  ?

Bien sûr, le Groupe CRI est un petit groupe qui ne pèse pas lourd face à la machine nationale de la LCR, avec son Bureau politique, ses 3 000 militants organisés, ses moyens matériels et de communication, son accès aux médias… : la victoire de cette offensive de la direction LCR contre le Groupe CRI ne serait pas très glorieuse ! Mais précisément, pourquoi la direction de la LCR, hégémonique dans un processus NPA qui compte selon elle 8 à 9 000 participants, éprouve-t-elle le besoin de mettre en œuvre tout un dispositif fractionnel pour exclure un petit groupe capable d’intervenir dans une poignée de comités seulement ? — Pour que chacun puisse se faire sa propre opinion, partons des faits, des actes et des textes…

La direction de la LCR est incapable d’invoquer la moindre faute concrète pour justifier une exclusion

Or le premier fait marquant est que, dans son “ argumentaire ”, la direction LCR n’est en fait pas en mesure de reprocher la moindre faute aux militants CRI intervenant dans le NPA, c’est-à-dire le moindre acte caractérisé qui justifierait sérieusement une exclusion. Pourtant, nul doute que, s’il y en avait eu, elle les aurait dénoncés ! À l’encontre de la justice la plus élémentaire, la LCR voudrait-elle instaurer le principe de la sanction non seulement sans recours (dont elle a refusé le principe même lors de la réunion nationale), mais en outre sans crime, sans délit et sans infraction ?

Dès lors, toute son “ argumentation ” se réduit à l’affirmation péremptoire que le “ projet du CRI ” serait “ incompatible avec le NPA ”. Autrement dit, la direction de la LCR, qui parle officiellement de “ processus ouvert ”, de “ parti en construction ”, etc., se permet en fait de décider quels sont les projets qui seraient “ compatibles ” avec le NPA ! Mais ce n’est pas à la direction de la LCR de décider à l’avance si le projet d’un parti prolétarien révolutionnaire, proposé par le Groupe CRI, est compatible ou non avec le NPA : c’est et ce sera aux participants au processus de décider ensemble, après discussion, au moment du congrès de fondation, ce que sera et ce que ne sera pas ce nouveau parti ! À moins qu’il soit déjà décidé par en haut que le NPA doive être une LCR élargie, avec les mêmes orientations et les mêmes méthodes ?

Quant à l’“ argument ” selon lequel “ les agissements de micro-secte peuvent être destructeurs, dégoûter et démoraliser des camarades, voire casser des comités ”, il est d’une incroyable mauvaise foi ! Comment les idées communistes et révolutionnaires ouvertement défendues par les militants CRI dans le cadre des réunions NPA et de leur ordre du jour, leur volonté d’un programme révolutionnaire le plus avancé possible pour le NPA, leur dénonciation des directions syndicales collaboratrices du MEDEF et du gouvernement, qui brisent les luttes des travailleurs les unes après les autres… pourraient-elles “ dégoûter et démoraliser ” les participants au processus NPA, qui pour la plupart veulent sincèrement combattre le capitalisme, réfléchir collectivement à une alternative historique, aider efficacement les luttes des travailleurs et des jeunes ? De fait, à l’exception du comité NPA de Paris 5e-13e, la participation des autres militants CRI, depuis trois ou quatre mois, à des comités NPA réellement pluralistes, n’a pas suscité de plaintes : au contraire, plusieurs militants CRI ont été choisis comme délégués par leur comité pour la réunion nationale. Par contre, dans le comité NPA de Paris 5e-13e, la décision d’exclure deux militants CRI, reposant non sur la dénonciation de quelconques fautes concrètes, mais uniquement sur des procès d’intention et des délits d’opinion et de style, a été prise par la LCR, certes flanquée d’un bureaucrate syndical et d’une réformiste avérée furieux que le CRI ose dénoncer les directions syndicales… alors que les rares “ indépendants ” de ce comité (non organisés hors NPA) ont voté contre ou se sont abstenus !

En fait, n’est-ce pas la direction de la LCR qui, en décidant d’exclure bureaucratiquement, sans pouvoir invoquer la moindre faute, les militants CRI du processus NPA, va “ dégoûter et démoraliser ” de nombreux participants qui avaient cru jusqu’à présent (comme les militants CRI) à la possibilité de construire réellement un nouveau parti anticapitaliste, démocratique et pluraliste ?

La principale raison invoquée par la direction de la LCR est que… le CRI la critique !

Le principal grief qui nous est adressé par la direction de la LCR, et en fait le seul réellement étayé dans sa circulaire interne, est que… le Groupe CRI la critique sévèrement depuis des années ! La direction  de la LCR prétend même révéler un scoop à ses militants (dont la plupart n’a pourtant pas attendu sa missive pour s’intéresser aux autres organisations trotskystes, même petites !) en brandissant la caractérisation politique que nous faisons de la LCR… et que nous n’avons JAMAIS cachée (ni avant, ni depuis le lancement du processus NPA) ! Au demeurant, faut-il rappeler que la direction de la LCR n’a jamais essayé de nous convaincre que nous nous trompions éventuellement, malgré les multiples lettres et demandes de rencontre que nous lui avons adressées depuis juillet pour ouvrir la discussion avec elle, bien avant que ne soient lancés les comités NPA ?…

Notre crime impardonnable est donc de caractériser la LCR comme une organisation “ centriste de droite cristallisée ”. Et alors ? Quand on prétend comme elle vouloir construire “ une nouvelle force politique qui renoue avec les meilleures traditions du mouvement ouvrier ”, on ne peut ignorer que, parmi ces “ meilleures traditions ”, il y a les immenses et très véhémentes discussions qui ont nourri les analyses et orientations des grandes organisations historiques du prolétariat, par exemple celles de la IIe Internationale entre Kautsky et Bernstein, entre Luxembourg et Kautsky, entre les marxistes et les jauressistes dans la SFIO (il y eut dans tous ces cas une majorité et une minorité, mais aucun des protagonistes ne fut exclu !), entre les bolecheviks et les mencheviks dans le POSDR réunifié après 1905, où ils constituaient deux fractions, entre les bolcheviks eux-mêmes jusqu’à l’interdiction des fractions au Xe congrès de mars 1921, puis de nouveau avec la constitution de l’Opposition de gauche à la fin de 1923, dirigée par Trotsky, jusqu’au triomphe de Staline… Ce sont la social-démocratie définitivement passée du côté de l’ordre bourgeois en 1914, et le stalinisme contre-révolutionnaire liquidant phyisquement les autres courants du mouvement ouvrier, qui ont brisé ces “ meilleures traditions ” de discussions, incluant des polémiques titanesques ! De ce point de vue, quand on  la compare à ce que se disaient les protagonistes de celles-ci au sein de la même organisation, notre caractérisation de la LCR comme “ centriste droitière cristallisée ” est plus proche de l’eau de rose que de la vodka !

Qu’entendons-nous par “ centrisme droitier cristallisé ” ?

En tout cas, il ne s’agit évidemment pas d’une insulte (contrairement à ce que prétend la circulaire, nous n’utilisons aucun “ nom d’oiseau ”), mais de la caractérisation politique d’une organisation du mouvement ouvrier. La direction de la LCR a tout à fait le droit de ne pas approuver cette caractérisation, voire de s’en vexer si elle se croit révolutionnaire ! Mais elle devrait savoir que, dans les organisations démocratiques du mouvement ouvrier, contrairement aux organisations bureaucratiques et notamment staliniennes, la caractérisation politique des positions des uns et des autres, même sévère, n’est pas et ne doit pas être motif d’exclusion, car cela relève de la libre discussion et n’a rien à voir avec une quelconque violation des règles démocratiques ! D’ailleurs, la LCR caractérise quant à elle le CRI comme une “ secte ” politique et, même si elle ne daigne pas, contrairement à nous, avancer le moindre argument sérieux à l’appui de ses dires, nous ne contestons pas son droit de le penser et de le dire… Même si c’est d’ailleurs contraire à ce que pensent du CRI la grande majorité de celles et ceux qui le connaissent… y compris le responsable de la LCR de Paris 5e-13e qui a pourtant piloté avec une hargne incroyable l’exclusion de nos camarades, mais n’en a pas moins reconnu que nous avons bien “ un milieu ” autour de nous et que nous savons intervenir dans les masses, dans les mouvements, dans les AG …

Par “ centrisme ”, nous désignons, comme Lénine et Trotsky, l’orientation d’une organisation du mouvement ouvrier qui n’est pas révolutionnaire, mais qui n’est pas non plus réformiste au sens de la trahison ouverte permanente qui caractérisait les directions social-démocrates et staliniennes du mouvement ouvrier au XXe siècle (pour ne pas parler de leurs héritiers aux petits pieds d’aujourd’hui, les Buffet, Thibault, Mailly et autres Aschieri). Jusqu’à présent en effet, la direction de la LCR oscille à notre avis en permanence, selon les moments, selon les articles, selon les tracts, entre d’une part des références révolutionnaires, un discours anticapitaliste plus ou moins radical, la perspective de la grève générale, etc., et d’autre part une ligne d’électoralisme réformiste et un comportement de flanc-garde des directions réellement réformistes du mouvement ouvrier. Nos analyses sont sans doute discutables, mais nous les avons faites sérieusement, sur la base des faits, des actes et des textes, dans de très nombreux articles depuis plus de cinq ans (cf. http://groupecri.free.fr/search.php?keyword=LCR et http://groupecri.free.fr/search.php?keyword=extr√™me-gauche)

En outre, par “ centrisme droitier ”, nous voulons dire que le centrisme tend non vers la gauche (centrisme progressiste, comme celui du POUM espagnol après sa rupture avec le stalinisme), mais vers le réformisme (la “ droite ” du mouvement ouvrier).

Enfin, par “ centrisme cristallisé ”, nous voulons dire que des oscillations caractéristiques du centrisme en général ne se dégage pas une véritable évolution conduisant à trancher entre réformisme et révolution ; mais on assiste plutôt à une politique qui tourne en rond pendant des années, au prix d’une routine et d’une stagnation évidentes (alors que le centrisme d’un Kautsky pendant la Première Guerre mondiale était éphémère, débouchant d’ailleurs finalement sur le réformisme — tandis que l’évolution du POUM n’a pas pu aller à son terme, puisqu’il a été liquidé conjointement par les staliniens et les fascistes).

Nous parlons également du “ micro-appareil ” de la LCR pour désigner la position sociale d’une partie de ses dirigeants et cadres qui participent aux appareils syndicaux, non parce qu’ils défendraient des positions révolutionnaires et auraient sur cette base gagné la confiance d’une majorité d’adhérents, mais au contraire parce qu’ils ont renoncé depuis longtemps à défendre des positions révolutionnaires dans les syndicats et accepté sur cette base des “ accords ” avec les authentiques réformistes. C’est le cas dans différents syndicats, mais l’exemple le plus frappant (quand on connaît le poids des enseignants dans la LCR) est celui de la FSU, la principale fédération de fonctionnaires du pays, dirigée par un appareil bureaucratique issu du stalinisme ; en effet, des responsables nationaux et cadres de la LCR co-dirigent directement cette fédération et ses syndicats à tous les niveaux, à travers la tendance École émancipée — et malgré l’opposition interne pour le moment impuissante d’un certain nombre de militants révolutionnaires de la LCR, y compris quelques dirigeants.

Quant aux méthodes “ bureaucratiques ” dont nous parlons, nous n’avons pas besoin de faire un dessin : par sa circulaire appelant à notre exclusion, la direction de la LCR montre elle-même à quel point elle y est rompue !

Pour toutes ces raisons, nous avons donc, en effet, écrit explicitement que nous n’avions “ aucune illusion ” à l’égard de la direction de la LCR en tant que telle. Mais là encore : et alors ? Quand elle a lancé le projet de NPA, la LCR n’a pas mis comme condition pour y participer qu’il faille avoir des illusions à son égard ! Elle n’a pas mis comme condition qu’il ne faille pas la considérer comme centriste droitière ! Elle n’a pas exigé que l’on s’incline à ses pieds en lui décernant des palmes académiques de la révolution !

Au contraire, elle a annoncé qu’elle comptait se dissoudre. Elle a prétendu qu’elle voulait rassembler largement tous les anticapitalistes et les révolutionnaires, “ dépasser les vieilles querelles ” et voir si et comment il était possible d’avancer collectivement vers un nouveau parti… Dès lors, il est inadmissible que, près d’un an après que le Groupe CRI eut déclaré son accord avec le projet et quatre mois après le lancement des comités, la direction de la LCR lui interdise soudain le droit de continuer à participer à ce processus… sous prétexte qu’il a osé critiquer jusqu’à présent une organisation de toute façon appelée à disparaître !

Par contre, quand c’est Clémentine Autain qui critique la LCR… elle est conviée à rejoindre le NPA !

Mais l’interdiction de la critiquer que la direction de la LCR voudrait imposer est en fait à géométrie variable : quand Clémentine Autain, la médiatique ex-adjointe au maire de Paris, Bertrand Delanoë (et qui a soutenu sa liste en mars dernier), commet avec quelques autres petits bourgeois réformistes bon teint une tribune dans Le Monde où elle critique elle aussi (quoique par la droite) le projet de la LCR, allant jusqu’à mettre en doute sa “ sincérité ”… la direction de la LCR lui répond immédiatement (dans Le Monde du 7 juin), non seulement en acceptant de débattre avec elle, mais en outre en lui proposant de “ participer au processus ” et en l’invitant comme “ personnalité ” à la réunion nationale, bref en lui déployant le tapis rose. Nous n’en demandions pas tant, mais force est de constater que c’est deux poids, deux mesures ! Certes, Clémentine Autain n’a pas commis le crime de caractériser la LCR comme “ centriste droitière cristallisée ”… Mais les militants CRI, eux, n’ont pas été adjoints au maire de Paris de 2001 à 2008, ils ne sont pas à ce titre co-responsables de la politique bourgeoise menée par ce possible futur chef du PS ! Du point de vue de l’anticapitalisme, qu’est-ce qui est plus grave ?

Or nous en arrivons là à l’un des problèmes politiques de fond dont nous aurions justement voulu discuter démocratiquement dans le cadre du processus NPA et dont il faudra bien de toute façon discuter : dans le “ projet ” de la LCR pour le NPA, qu’en est-il de l’indépendance par rapport aux institutions ? La question se pose car, selon l’appel du congrès de la LCR, il s’agit de construire “ un parti en rupture avec le capitalisme et les institutions de la classe dominante ”, mais dans l’appel issu de la réunion nationale des 28-29 juin, cette idée n’apparaît plus… Or, entretemps, justement dans sa tribune du Monde le 7 juin où elle répond à Clémentine Autain et ses amis, la direction de la LCR tente de les convaincre de venir au NPA en leur donnant des “ gages ” politiques et en soulignant tout particulièrement que “ la LCR (est) prête à soutenir une expérience gouvernementale qui inverserait le cours néolibéral des politiques dans la perspective d’une sortie du capitalisme ” ! Autrement dit, la direction de la LCR, qui proteste avec indignation quand on la qualifie d’opportuniste, reconnaît pourtant qu’elle est prête à soutenir un gouvernement qui accepterait le cadre de l’État bourgeois et mènerait par exemple une politique néo-keynésienne, donc parfaitement capitaliste, tout en promettant de sortir du capitalisme… plus tard (“ perspective ” des calendes grecques ?)…

Un débat de fond : peut-on “ sortir du capitalisme ” sans sortir des institutions bourgeoises ?

Pourtant, faut-il rappeler l’expérience du gouvernement PS-PCF de 1981 en France, dont le programme affichait exactement cette orientation, quoique en plus radical (cf. le programme commun de la gauche des années 1970) ? Faut-il rappeler l’“ expérience ” en cours du gouvernement de Lula au Brésil, élu sur un programme “ anti-libéral ” depuis 2003, appliquant en fait (c’est inévitable quand on refuse de rompre immédiatement avec le capitalisme) une politique néolibérale dictée par les capitalistes et les propriétairs fonciers… et auquel un dirigeant de ce qui était à l’époque la section-sœur de la LCR au Brésil a justement pu participer pendant des années sans être exclu de la “ IVe Internationale-Secrétariat Unifié ” et sans que la LCR le dénonce une seule fois publiquement ? Faut-il rappeler l’expérience du Parti de la Refondation Communiste au PRC, issu du stalinisme, et où la section-sœur de la LCR, Sinistra Critica, constituait une fraction ? Le PRC a accepté de soutenir le premier gouvernement de “ centre-gauche ” de Prodi, avant de participer directement au second, alors que la prétendue “ inversion du cours néo libéral ” qui était promise aux travailleurs s’est bien vite confirmée être une totale supercherie ; et cela n’a pas empêché les parlementaires de Sinistra Critica d’apporter leur “ soutien critique ”, mais soutien quand même, à ce gouvernement Prodi, capitaliste et néolibéral, pendant la plus grande partie de son existence (votes des budgets, y compris le budget militaire finançant l’intervention de l’impérialisme italien en Afghanistan, et de la plupart des lois).

Serait-ce donc pour éviter certaines discussions de fond que la direction LCR veut exclure le Groupe CRI du processus NPA en invoquant elle-même comme principal “ argument ” les critiques dont elle fait l’objet de sa part ? En tout cas, il est vraiment paradoxal qu’une organisation nationale de cette importance, lançant un projet ouvert de construction d’un nouveau parti et venant de réussir globalement (quoique avec des méthodes contestables ) la première réunion nationale des comités NPA… craigne tellement un groupe aussi petit ! Une direction qui voudrait réellement regrouper “ tous les anticapitalistes et révolutionnaires ” et qui aurait confiance dans ses propres idées devrait se dire qu’elle n’aurait pas de mal soit à convaincre progressivement les militants des petits groupes, soit à les laisser s’isoler eux-mêmes dans leurs comités NPA, face à la puissance de ses propres idées démocratiquement défendues…

Cependant, il est peu probable que, en excluant des révolutionnaires et en faisant tous ses efforts pour convaincre des petits bourgeois occupant des postes exécutifs dans les institutions de la bourgeoisie, la direction de la LCR puisse empêcher les discussions de fond. D’une part, il y a de nombreux militants révolutionnaires dans la LCR. D’autre part, la direction a beau se permettre d’identifier en interne (évidemment pas dans ses discours officiels !) la LCR et le NPA (“ les militants du groupe CRI ont parfaitement le droit de s’opposer au projet politique de la LCR et du NPA ”, lit-on dans sa circulaire intérieure)… il n’est pas sûr qu’elle puisse empêcher le NPA d’être réellement plus ouvert que la LCR ! C’est justement parce que nous avons, malgré nos différences politiques avec elle, considéré comme responsable et audacieux son pari officiel d’ouvrir une discussion large et pluraliste entre anticapitalistes et révolutionnaires, que nous y avons répondu (et nous sommes même la première organisation à y avoir répondu, dès le 18 juillet 2007). Nous avons cru qu’il serait possible de faire avancer les idées révolutionnaires et de se battre politiquement, loyalement, pour que le NPA soit un parti révolutionnaire et ait un programme le plus avancé possible…

La LCR accuse le CRI de faire de l’“ entrisme ”… en insinuant malhonnêtement qu’il serait lambertiste

Le fait est que la direction de la LCR ne peut pas nous reprocher de n’avoir pas été loyaux : faute de pouvoir nous accuser sérieusement de quelque faute que ce soit, elle se contente… de citer nos textes publics, largement diffusés ! Elle sait que nous avons, depuis le début, joué cartes sur tables — exactement comme nous le faisons par principe pour toutes nos activités, même si cela agace les réformistes et centristes cristallisés de tout poil. En effet, nous n’avons jamais caché, mais toujours défendu ouvertement, nos positions, nos méthodes, notre volonté de nous battre pour construire le NPA en y faisant avancer nos idées et si possible en y constituant avec d’autres, après sa fondation, un courant communiste révolutionnaire.

Or c’est cela que la direction de la LCR appelle “ faire de l’entrisme ” ! C’est tout de même incroyable ! La LCR prétend “ ouvrir ” un processus, mais voudrait interdire à certains groupes le droit d’y participer ? La LCR ne se dissout pas (continuant d’intervenir en fraction, comme le prouve justement sa circulaire intérieure)… et elle voudrait imposer à une organisation partie prenante qu’elle se dissolve avant le congrès de fondation, alors que nul ne sait encore ce que donnera la discussion à peine commencée ? La LCR, ainsi que la Fraction de LO, la GR, la Gauche alternative, etc., auraient le droit de défendre leurs idées dans le cadre de cette discussion, et donc d’en convaincre des participants aux comités… mais le Groupe CRI n’en aurait pas le droit ? Aucun participant au processus NPA ne peut accepter cette discrimination !

Pour tenter de rendre crédible sa volonté d’exclusion malgré son manque d’arguments évident, la direction de la LCR prétend établir une différence entre la Fraction de LO et la GR, d’une part, le Groupe CRI, d’autre part, et commence sa circulaire en rappelant que celui-ci vient du PT… Comme nous allons le voir, il s’agit ainsi d’insinuer que sa démarche aurait une quelconque filiation avec l’inadmissible “ entrisme ” lambertiste ! Une telle “ méthode ” est-elle honnête intellectuellement et politiquement ?

Il nous faut donc rappeler d’abord que les jeunes fondateurs du Groupe CRI en 2002 (évidemment très minoritaires en son sein aujourd’hui !) ont certes été militants du PT, mais en ont surtout été exclus bureaucratiquement… en raison des idées marxistes et trotskystes qu’ils ont voulu y défendre ! L’ensemble des documents du dossier de cette exclusion sont disponibles et montrent les méthodes utilisées par la direction lambertiste pour justifier celle-ci auprès des militants : faux prétextes, provocations, calomnies et délits d’opinion. Malheureusement, nous ne sommes donc pas sans expérience à cet égard !

De plus, la direction de la LCR tente d’utiliser le caractère politiquement si repoussant du petit bourgeois chauvin Gérard Schivardi en parlant du “ PT de Schivardi ”… Or, non seulement le candidat à la présidentielle soutenu par le PT n’était absolument pas membre de ce parti quand y étaient encore les futurs fondateurs du CRI, mais surtout la direction de la LCR, qui le sait pourtant pertinemment, se garde bien de rappeler que le Groupe CRI dénonce de façon systématique la politique toujours plus droitière du PT, jusqu’à son actuelle transformation en parti même plus centriste droitier cristallisé, mais ouvertement réformiste, le POI. Pour le vérifier, le lecteur peut se référer aux articles parus dans preque chaque numéro de notre journal Le CRI des travailleurs (depuis son premier numéro en février 2003, cf. http://groupecri.free.fr/search.php?keyword=PT et http://groupecri.free.fr/search.php?keyword=extr√™me-gauche) Il pourra constate
r notamment la dénonciation véhémente que nous avions adressée au choix de présenter Schivardi et à toute sa campagne (cf. notamment http://groupecri.free.fr/article.php?id=320),  au moment même où, tout en les critiquant, nous faisions campagne pour une candidature anticapitaliste commune de LO et de la LCR !

L’accusation d’“ entrisme ” utilisée comme arme ultime contre le Groupe CRI par la direction de la LCR pour justifier sa volonté d’exclusion est donc viciée à la racine. Elle repose sur la confusion délibérément entretenue entre l’entrisme trotskyste et l’“ entrisme ” lambertiste — la direction de la LCR comptant manifestement sur une insuffisance de la formation historique de ses militants les plus récents (et les plus nombreux), dont elle est d’ailleurs responsable. Il nous faut donc rappeler la différence fondamentale entre les deux.

L’entrisme trotskyste se fait dans un parti déjà constitué… et n’a rien à voir avec des manœuvres secrètes

L’“ entrisme ” dans un parti déjà constitué, au sens trotskyste du terme, n’a rien de condamnable du point de vue des principes. Pour Trotsky, certaines circonstances historiques peuvent justifier que les organisations trotskystes (c’est-à-dire communistes révolutionnaires, bolcheviks et anti-staliniennes) constituent dans des partis du mouvement ouvrier (réformistes, staliniens ou centristes) des courants, tendances ou fractions (selon les statuts de ces partis et d’éventuels accords). Mais la condition globale est que ce soit fait “ à drapeau déployé ”, c’est-à-dire en défendant ouvertement, dans le cadre de la démocratie ouvrière, les idées trotskystes ! De ce point de vue, si le NPA était déjà constitué et que le Groupe CRI y fît ce qu’il fait actuellement dans le processus constitutif, alors ce pourrait être comparé à de l’“ entrisme ” en ce sens trotskyste, authentique, du terme, et cela ne serait pas condamnable du point de vue des principes. Sauf que, encore une fois, le NPA n’est pas constitué et le cas de figure est donc nettement différent : le Groupe CRI entend défendre publiquement ses idées dans le cadre d’un processus ouvert dont nul ne peut dire aujourd’hui quelles seront les positions qu’il adoptera !  À moins que la direction de la LCR n’exclue tous ceux qui ne partagent pas les siennes ?

L’orientation du Groupe CRI n’a donc évidemment rien à voir avec l’“ entrisme ” lambertiste, consistant tout au contraire à envoyer secrètement des militants dans une autre organisation, non pour y défendre leurs idées, mais pour y faire des manœuvres diverses. C’est ce que l’OCI lambertiste a fait dans le PS des années 1970 (cas fameux de Jospin et 300 à 400 autres), mais aussi dans la LCR, non sans succès — et l’on pourrait comprendre de ce point de vue que la direction de la LCR craigne ce genre de comportements… Mais elle sait très bien que le Groupe CRI, quant à lui, joue cartes sur tables ! De fait, si son but avait quelque chose à voir avec la “ méthode ” lambertiste, il n’aurait certainement pas écrit noir sur blanc, à de nombreuses reprises, ce qu’il a décidé de faire à l’égard du processus NPA, non dans une circulaire interne, mais dans sa presse publique !

Enfin, quand on connaît l’histoire de la LCR, on ne peut s’empêcher de sourire face à son actuelle indignation, réelle ou feinte, à l’égard de l’“ entrisme ” : comme ses militants les plus récents ne le savent peut-être pas, il nous faut tout de même rappeler que la LCR est issue historiquement de ce courant majoritaire de la IVe Internationale des années 1950, dirigée par Michel Pablo et Ernest Mandel, qui a justement théorisé et mis en pratique la tactique de l’“ entrisme sui generis ”, consistant à envoyer la majorité des trotskystes dans les PC ou les PS… pour y faire du fractionnisme clandestin (tout en maintenant de petits groupes autonomes ouvertement trotskystes). Bref, de l’“ entrisme ” lambertiste avant la lettre, justifié en outre par une stratégie qui revenait à capituler devant le stalinisme en expliquant que, à la veille de la “ troisième guerre mondiale ” entre “ le camp stalinien ” et le “ camp impérialiste ”, il fallait se rallier au “ camp stalinien ” non seulement militairement, mais aussi politiquement, pour aider les staliniens à aller plus loin qu’ils ne le voulaient, à l’occasion de cette guerre, dans la “ construction du socialisme ” ! C’est ainsi que les partisans français de la majorité internationale (y compris les plus vieux militants de l’actuelle LCR) entrèrent pour une quinzaine d’années au PCF, à l’UEC et au JC, ou y restèrent après avoir été gagnés au trotskysme — jusqu’à l’exclusion de ce qui allait devenir la JCR, avant la “ naissance ” (ou réapparition publique) de la Ligue communiste en 1969, puis de la LCR en 1974. Or, pour sa part, le Groupe CRI se réclame depuis sa fondation non seulement d’un combat politique contre les actuelles organisations “ centristes cristallisées ”, mais en outre, historiquement, du combat des oppositionnels (regroupés dans le Comité International de la IVe Internationale) qui refusèrent les analyses et orientations de la majorité de la IVe Internationale de l’époque, notamment cette capitulation de l’“ entrisme sui generis ” (quelles que soient par ailleurs les limites de la propre orientation de ces oppositionnels et leurs diverses capitulations ultérieures, notamment celles du courant lambertiste, évidentes dès cette époque).

En outre, après cette période d’entrisme clandestin, la majorité de la “ IVe Internationale-Secrétariat Unifié ”, dont la LCR est la section française, a constamment préconisé un entrisme à drapeau déployé dans les partis les plus divers, notamment ceux issus du stalinisme, comme en Allemagne, en Italie, en Espagne, au Portugal, etc. (au prix d’ailleurs, généralement, de capitulations programmatiques et stratégiques typiques du centrisme cristallisé). Au Brésil, la section-sœur de la LCR est entrée comme fraction dans le processus constitutif du PT de Lula et y restée comme telle jusqu’à son éclatement en deux, un courant restant dans le PT en soutenant la politique néo-libérale de Lula, l’autre dénonçant celle-ci et allant faire une tendance dans un nouveau parti, construit avec d’autres exclus ou déçus du PT, le PSoL…

Bref, si l’indignation de la LCR contre l’“ entrisme ” est vraiment sincère, non un simple prétexte pour exclure le Groupe CRI, elle n’implique rien de moins, au moment même où elle décide de se dissoudre, qu’une auto-critique générale à la fois de son histoire (notamment celle, fondatrice, des années 1950-1960) et de son présent (la très grande majorité des sections de la “ IVe Internationale ”-Secrétarait Unifié sont aujourd’hui des fractions ou tendances dans un parti plus large !). Mais cela l’obligerait à accepter une démarche réellement ouverte et démocratique, une discussion collective constructive, sans sectarisme et sans autoproclamation. Cela pourrait conduire notamment à une réflexion collective sur les voies et moyens de refondation et de reconstruction de la IVe Internationale à l’époque actuelle, et notamment d’un courant ou éventuellement plusieurs qui s’en réclament au sein du futur NPA. Si la direction de la LCR n’est pas intéressée par un tel objectif, c’est son droit le plus strict. Mais elle ne saurait interdire à d’autres composantes du processus NPA le droit de le défendre, d’explorer cette possibilité dans le cadre collectif, pluraliste et de toute façon non encore défini du NPA. Car, définitivement, celui-ci ne lui appartient pas !


DIRIGEANTS DE LA LCR, CESSEZ VOTRE FUITE EN AVANT ANTI DÉMOCRATIQUE,
QUI DISCRÉDITE VOTRE PROPRE PROJET OFFICIEL !

HONOREZ VOTRE PARI DE CONSTRUIRE UN NOUVEAU PARTI ANTICAPITALISTE, DÉMOCRATIQUE ET INCLUANT LE DROIT DE TENDANCES PUBLIQUES !


MILITANTS DE LA LCR, REFUSEZ DE SUIVRE VOTRE DIRECTION : NE VOTEZ PAS L’EXCLUSION DE MILITANTS TROTSKYSTES, BATTEZ-VOUS POUR LA RÉINTÉGRATION !


MILITANTS OUVRIERS, TRAVAILLEURS, JEUNES RÉVOLTÉS QUI PARTICIPEZ AU PROCESSUS NPA, CE PARTI SERA CE QUE NOUS EN FERONS COLLECTIVEMENT !

COMBATTEZ POUR QUE TRIOMPHENT LES PRINCIPES DE LA DÉMOCRATIE OUVRIÈRE :
CONTRE LES EXCLUSIONS POUR DÉLIT D’OPINION RÉVOLUTIONNAIRE,
POUR LE DROIT DE TENDANCES PUBLIQUES !

par FISCHER
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Samedi 19 juillet 2008
Etats-Unis. Vives réactions après une caricature plus que maladroite du «New Yorker».

De notre correspondante à New York MARIA PIA MASCARO


QUOTIDIEN : mercredi 16 juillet 2008


C’est la couverture du dernier numéro du magazine intellectuel The New Yorker et elle suscite la polémique : une caricature se voulant satirique de Barack Obama et de sa femme, Michelle, dans le bureau ovale. Lui, habillé en djellaba, turban autour de la tête, babouches aux pieds ; elle, coupe afro à la Angela Davis, kalachnikov en bandoulière et portant un pantalon treillis. Ils se tapent du poing d’un air entendu, reprenant le geste échangé en public le soir où Obama a décroché la nomination du Parti démocrate, en juin à Minneapolis. Au mur, un portrait du chef d’Al-Qaeda, Oussama Ben Laden (les détracteurs d’Obama et une partie de la presse ont longtemps joué sur le lapsus Obama-Oussama). Dans la cheminée, un drapeau américain en flammes.


A peine en kiosque, lundi, l’hebdomadaire new-yorkais a déchaîné les critiques, à gauche comme à droite. Le dessin a immédiatement été repris par la blogosphère et fait l’objet de commentaires en boucle sur les chaînes d’info câblées. «Le New Yorker peut penser, comme sa rédaction nous l’a expliqué, que sa couverture est une parodie satirique de la caricature que les détracteurs d’extrême droite du sénateur Obama font de lui. Mais la plupart des lecteurs la jugeront de mauvais goût et offensante. Et nous sommes d’accord», a commenté Bill Burton, porte-parole d’Obama. Le candidat républicain, John McCain, a également dénoncé cette caricature, qu’il juge «totalement inappropriée». «Je comprends que le sénateur Obama et ses partisans la trouvent offensante», a-t-il dit.


Satire.



Face au raz-de-marée, le directeur du magazine, connu pour ses caricatures à l’humour décalé et généralement plus subtil, s’est senti obligé de réagir et de préciser dans un communiqué que ce dessin entendait «dénoncer la campagne de peur et de désinformation menée contre le sénateur». Dans une interview au site HuffingtonPost.com, David Remnick, directeur du New Yorker, a reconnu : «Normalement, je préfère que le travail parle de lui-même et n’avoir pas à expliquer une plaisanterie, une nouvelle ou un article. […] L’image cherche à être aussi claire que possible et le titre devrait aider à la comprendre.» Et c’est là que le bât blesse. Le titre, «la politique de la peur», ne figure que dans la table des matières du magazine. L’article associé à la couverture n’a rien à voir avec le dessin : c’est une enquête sur les débuts en politique d’Obama.


Une satire exagère des éléments vrais, argumentent les critiques du New Yorker. Or le dessin en question repose sur des rumeurs fausses au sujet du candidat démocrate et de son épouse, mais solidement ancrées dans la psyché d’une partie des Américains. Un sondage publié vendredi par Newsweek montre que 12 % d’entre eux pensent qu’Obama est musulman (il est chrétien), que 39 % croient que, enfant en Indonésie, il a fréquenté une madrasa (école coranique) alors qu’il est allé tour à tour dans une école catholique et une école publique.


Stéréotypes.



Ces allégations placent Obama dans une situation délicate. Outre le fait que la caricature propage une imagerie détestable sur les stéréotypes visant les Afro-Américains (forcément en colère) et les musulmans (de dangereux terroristes), elle force le sénateur à devoir constamment démentir qu’il est musulman, impliquant de fait qu’appartenir à cette religion pose problème. La communauté arabo-musulmane s’est du reste déjà plainte des réserves d’Obama à son encontre, alors qu’il se veut le chantre d’une Amérique multiraciale et multiculturelle. Le sénateur s’est ainsi déjà rendu dans des églises, des temples et des synagogues. Mais jamais il n’a visité une mosquée. Plusieurs leaders arabo-américains attendent toujours d’être reçus par le sénateur. Le New Yorker, une publication de gauche qui soutient la candidature Obama, ne lui a pas facilité la tâche.



http://www.liberation.fr/actualite/monde/339341.FR.php

© Libération
par FISCHER
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Samedi 19 juillet 2008
La CGT dissout son syndicat à l'usine Dunlop d'Amiens


LE MONDE | 11.07.08 | 15h07  •  Mis à jour le 11.07.08 | 15h07


a "sentence" est tombée vingt-quatre heures après qu'ils ont été entendus par un "tribunal interne". Les responsables de la CGT à l'usine Dunlop d'Amiens ont appris, mercredi 9 juillet, que leur syndicat avait été dissous par la Fédération nationale des industries chimiques CGT. Une telle décision est assez rare. "C'est la première fois que cela nous arrive", confirme Jean-Michel Petit, secrétaire général de la Fédération.

 


Les cégétistes sont sanctionnés notamment parce qu'ils ont signé, le 17 mars, un accord sur le passage aux "4 × 8", une organisation du travail que la direction de Goodyear-Dunlop veut mettre en place dans ses deux sites amiénois, faute de quoi elle réduira la production et supprimera des postes. Consultés par référendum en octobre 2007, les deux tiers des personnels avaient dit "non" à ce projet car il risquait, selon eux, de ruiner leur vie de famille et de nuire à leurs conditions de travail. Puis trois syndicats de Dunlop s'y sont ralliés, estimant que c'était "la seule solution pour sauver les emplois". Chez Goodyear, en revanche, la CGT, SUD, la CFDT et FO s'opposent aux "4 × 8".

 


VOTE SUR LES "4 × 8"

 


D'après M. Petit, la CGT de Dunlop a approuvé le plan de réorganisation sans consulter ses membres et ses instances dirigeantes. Arguments inexacts, rétorque Claude Dimoff, secrétaire du comité d'entreprise et militant de la CGT depuis plus de trente ans. Celui-ci assure avoir recueilli l'avis des salariés. Pour lui, la dissolution de son organisation a été décidée "par des fonctionnaires syndicaux qui sont coupés des réalités". "C'est un règlement de comptes, poursuit-il. Ils veulent asseoir la position de ceux qui luttent à côté." Une allusion à la "ligne dure" adoptée par la CGT de l'usine Goodyear.


Dans cet établissement, la situation est très tendue. Les salariés ont, de nouveau, été consultés sur les "4 × 8" par le biais d'un vote par correspondance organisé fin juin. Résultat : le "oui" l'a emporté, mais la participation était faible (54,15 %) et la CGT conteste le scrutin car seule une minorité d'ouvriers postés se sont exprimés en faveur des "4 × 8". Or, ce sont eux qui seront pénalisés par les nouveaux rythmes de production, fait-elle valoir.


Pendant près de cinq jours, des salariés ont tenu un piquet de grève à l'entrée de l'usine, avant de libérer les lieux, mercredi, à la demande de la justice et sous le regard des forces de l'ordre. La voiture d'un agent de maîtrise a été incendiée. Depuis quelques semaines, des représentants de la CGC et de la CFTC (deux organisations favorables au passage aux "4 × 8") se plaignent de l'attitude de certains "extrémistes" : menaces, bousculades, coups... Dans ce climat délétère, la CGT de Goodyear, majoritaire, a d'ores et déjà indiqué qu'elle ferait jouer son droit d'opposition au plan de la direction.


Bertrand Bissuel
Article paru dans l'édition du 12.07.08
par FISCHER
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Vendredi 18 juillet 2008
L'administration Bush change de stratégie sur l'Iran


LE MONDE | 18.07.08 | 14h32  •  Mis à jour le 18.07.08 | 14h32


NEW YORK (NATIONS UNIES) CORRESPONDANT


'administration Bush a beau affirmer qu'en renouant des contacts de haut niveau avec l'Iran, pour la première fois depuis près de trente ans, elle ne fait que changer de "tactique", sans toucher à la "substance", les tenants d'une ligne dure n'y croient pas. "C'est un retournement complet", s'emporte John Bolton, l'ancien ambassadeur à l'ONU nommé par le président Bush. "C'est arrivé sur la Corée du Nord, et maintenant l'Iran. C'est comme si l'administration Obama (le candidat démocrate à l'élection présidentielle) commençait avec six mois d'avance", explique au Monde le très conservateur commentateur, membre de l'American Enterprise Institute, un cercle de réflexion.

 

De fait, les Etats-Unis ont rompu avec la stratégie qui consistait à bannir tout contact significatif, tant que l'Iran refuse de suspendre son programme d'enrichissement d'uranium, soupçonné de servir à la mise au point d'une arme nucléaire. Le numéro trois du département d'Etat, William Burns, se rendra, samedi 19 juillet, à Genève pour participer à une rencontre en présence du négociateur iranien en charge du dossier nucléaire, Saïd Jalili. M. Burns, qui a été l'artisan du rapprochement avec la Libye, sera là pour "écouter, pas pour négocier", a précisé Washington.


Mais "c'est un geste symbolique très important", estime Abbas Milani, directeur des études iraniennes à l'université de Stanford. Les Etats-Unis entendent prouver ainsi qu'ils privilégient la voie diplomatique et soutiennent les négociations menées par les cinq autres puissances en pointe sur ce dossier (France, Royaume-Uni, Allemagne, Chine, Russie), également présentes à Genève. La rencontre vise à éclaircir la réponse faite par l'Iran à une nouvelle offre de coopération sur le nucléaire civil, présentée en juin par ces pays, en échange de l'arrêt des activités nucléaires iraniennes.


Jusqu'ici, pour faire plier Téhéran, a manqué sur la table de négociation la garantie que les Etats-Unis ne tenteraient pas de renverser le régime et se tenaient prêts à normaliser leurs relations avec l'Iran. Mais, là encore, la donne pourrait changer. Selon le Guardian, l'administration Bush s'apprête à annoncer l'ouverture d'un bureau des intérêts américains en Iran, un premier pas vers le rétablissement de relations diplomatiques. Des diplomates américains seraient en poste dans le pays pour la première fois depuis 1979 et la prise en otages, pendant 444 jours, de 52 Américains dans l'ambassade du pays à Téhéran.


A moins de six mois de la fin de son mandat, le président Bush cherche-t-il à obtenir par le dialogue les succès diplomatiques qui lui font tant défaut ? "Si c'était le cas, ce serait déshonorant", affirme John Bolton, qui dénonce "l'écroulement intellectuel" d'une administration qu'il a aussi servie comme responsable de la non-prolifération au département d'Etat. Selon lui, cette inflexion multilatérale "reflète la position dominante de Condoleezza Rice", la secrétaire d'Etat américaine, qui, bien qu'étant, dit-il, un "canal de l'opinion des Européens", serait "la seule voix que le président écoute". La décision "affligeante" d'envoyer M. Burns à Genève donne à l'Iran, selon l'ancien ambassadeur, "une couverture et leur permet de continuer à travailler sur leur programme nucléaire".


Le vice-président du Council on Foreign Relations, Gary Samore, estime, lui, que la reprise de contact à haut niveau est "une décision intelligente" pour les Etats-Unis, qui ne voulaient pas que "leur absence permette à l'Iran de blâmer Washington pour l'échec des négociations". Selon M. Samore, "l'adoucissement" de l'administration Bush a commencé dès son second mandat, sur les cendres du bourbier irakien. "Les Etats-Unis ont compris qu'ils ne pourraient pas affronter les autres défis de politique étrangère par l'intimidation, la coercition et l'usage de la force", explique le chercheur.


L'envoi à Genève de M. Burns, auteur en 2002 d'une note prémonitoire sur les risques d'une invasion de l'Irak, ne serait, selon Gary Samore, que "l'extension" naturelle d'un engagement croissant ces dernières années auprès des Européens, qui jugeaient, selon lui, "stupide" que Washington boycotte les réunions avec de hauts responsables iraniens. Plus qu'un legs à l'histoire, George Bush cherche, selon M. Samore, à laisser à son successeur "une maison en bon ordre" diplomatique, en élaborant le cadre de négociations qui ont peu de chances d'aboutir avant la fin de son mandat.


Les négociateurs européens veulent croire à la sincérité de l'initiative américaine, justifiée par la perception que le régime iranien, divisé et usé par les sanctions, serait prêt à un accord. "Pour nous, c'est très bon signe", explique Eric Chevallier, porte-parole du Quai d'Orsay. "La présence de M. Burns donne plus de poids à nos positions communes", poursuit-il. Mais l'expert iranien, Abbas Milani, s'interroge : "Est-ce un vrai virage, ou une tentative d'épuiser la voie diplomatique avant une attaque ?" Depuis des mois, les rumeurs abondent, qui évoquent un bombardement par Israël des installations nucléaires iraniennes, avant le départ de George Bush.


par FISCHER
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Jeudi 17 juillet 2008

Pétition

Pour obtenir l’abandon du fichier Edvige


instituant le fichage systématique et généralisé, dès l’âge de 13 ans, par la police des délinquants hypothétiques et des militants syndicaux, politiques, associatifs et religieux

Sans débat public préalable, le gouvernement, par un décret publié au Journal officiel du 1er juillet 2008, a considérablement accru les capacités de fichage de nos concitoyens. Ce fichage sera assuré, à l’ avenir, par la Direction centrale de la sécurité publique (fusion des Renseignements Généraux et de la DST).

A cette fin, un nouveau fichier policier sera mis en place sous le nom d’ Edvige (Exploitation documentaire et valorisation de l’information générale). Il recensera, de manière systématique et généralisée, toute personne « ayant sollicité, exercé ou exerçant un mandat politique, syndical ou économique ou qui joue un rôle institutionnel, économique, social ou religieux significatif ».Sans exception, toutes les personnes engagées dans la vie de la cités ont donc visées.

En outre, ce fichage vise à permettre la collecte de renseignements identitaires sur les « suspects » (personne mais également groupe) simplement considérés, par la police, comme susceptibles, à l’avenir et de manière totalement hypothétique, de porter atteinte à « l’ordre public ».

Il permettra de compiler toutes les notes de renseignements telles que : état civil, photographie mais aussi fréquentations , comportement, déplacements, appartenance ethnique, vie sexuelle, opinions politiques, philosophiques, religieuses, appartenances syndicales et associatives…

La police sera autorisée à consulter ce fichier en cas d’enquêtes administratives pour l’accès à certains emplois.

Les mineurs ne seront pas épargnés puisque fait sans précédent dans notre République et particulièrement choquant, leur fichage sera autorisé dès l’âge de 13 ans et cela sans qu’aucune infraction n’ait été commise et sur la seule base de leur dangerosité présumée.

Cette initiative gouvernementale, porteuse à l’évidence de nombreuses dérives, s’inscrit résolument dans le cadre de la mise en place d’une politique sécuritaire ouvertement revendiquée.

Le gouvernement est passé outre aux réserves émises parla Commission nationale Informatique et Libertés concernant ce fichier qui, dès sa parution, a suscité les plus vives réprobations de multiples organisations associatives, syndicales et politiques.

C’est pourquoi les organisations et les personnes signataires de cet appel exigent le retrait du décret autorisant la mise en place du fichier Edvige qui institue un niveau de surveillance des citoyens totalement disproportionné et incompatible avec une conception digne de ce nom de l’état de droit.

  Elles sollicitent le soutien et la signature de tous nos concitoyens et de toutes les organisations attachées aux libertés publiques, au respect de la vie privée et des droits de l’enfant.

  Elles s’engagent à se constituer, dès le mois de septembre 2008, sous forme de Collectif afin de prendre toute initiative utile visant à obtenir des pouvoirs publics qu’ils renoncent à la mise en place du fichier Edvige.


Les collectifs, associations, syndicat et partis peuvent apporter leur soutien et leur signature en écrivant à contact@nonaedvige.ras.eu.org

SIGNER L’APPEL - Voir les signataires


Le site web de la pétition : http://nonaedvige.ras.eu.org

 

par FISCHER
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Jeudi 17 juillet 2008

Renvoyé de Charlie Hebdo, le caricaturiste Siné porte plainte pour diffamation

 

PARIS (AFP)

 

  Le caricaturiste Siné, qui a été renvoyé de Charlie Hebdo pour des propos antisémites dans une chronique au sujet du projet de mariage de Jean Sarkozy, a décidé de porter plainte pour diffamation, a annoncé jeudi à l'AFP son avocat Dominique Tricaud

 

"Une plainte pour diffamation va être déposée dans les prochaines heures contre le journaliste du Nouvel Observateur Claude Askolovitch et une liste non définitive d'autres personnes", a précisé Me Tricaud.


Dans un communiqué l'avocat du caricaturiste ajoute que la plainte sera déposée contre "tous ceux qui en traitant Siné injustement d'+antisémite+ et d'+ordure+ ont provoqué son licenciement par Charlie Hebdo et ruiné l'engagement de toute une vie en faveur de la tolérance, de la liberté d'expression et de l'égalité entre les usagers de la planète terre".


Dans une chronique publiée le 2 juillet par Charlie Hebdo, Siné ironisait sur une éventuelle conversion au judaïsme de Jean Sarkozy avant son mariage annoncé par la presse avec la fille du fondateur des magasins Darty.


Mardi, le directeur de la rédaction de Charlie Hebdo a confirmé à l'AFP le renvoi de Siné, information révélée par Le Nouvel Observateur dans un article signé de Claude Askolovitch.


"Je ne crois pas l'avoir traité d'antisémite directement, j'ai dit qu'il s'agissait d'un texte antisémite dans un journal qui ne l'est pas", a déclaré le journaliste Claude Askolovitch, interrogé par l'AFP.


"Siné est libre de porter plainte, d'écrire des articles pour le moins ambigus ou carrément antisémites. Il était également libre de s'excuser et, s'il l'avait fait, il me semble qu'il serait toujours aujourd'hui à Charlie Hebdo", a-t-il ajouté.

 

par FISCHER
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Jeudi 17 juillet 2008

Le Pen reconnaît être le parrain d'un enfant de Dieudonné

Reuters

Le troisième enfant de l’humoriste, une petite fille, a été baptisé vendredi à l’église Saint-Eloi de Bordeaux par un prêtre traditionaliste.

Comme l'a révélé «Libération», Jean-Marie Le Pen, présent à la cérémonie, en est le parrain.

CATHERINE COROLLER ET CHRISTOPHE FORCARI

QUOTIDIEN : mercredi 16 juillet 2008

«C’était une cérémonie à but privé, pas à but médiatique.» Selon nos informations, corroborées par celles de l’abbé Guillaume de Tanoüarn (1), le plus jeune des enfants de Dieudonné, une petite fille, a été baptisé vendredi, en toute discrétion, par l’abbé Philippe Laguérie, issu de cette mouvance traditionaliste, en présence de Jean-Marie Le Pen, choisi comme parrain de l’enfant. Tout comme il l’a été du fils de son ancien numéro 2, Bruno Mégret. Ces informations sont «exactes», a confirmé aujourd'hui une source proche de l'humoriste interrogée par l'AFP sans vouloir donner plus de détails.

«Oui, je le confirme. Mais contrairement à ce qu'a écrit Libération, je suis le parrain du troisième enfant de Dieudonné, non du quatrième, a indiqué le leader frontiste dans une interview au Post.fr. Le reste est exact : cela s'est bien passé lors d'une cérémonie à Bordeaux la semaine dernière. Cela s'est bien déroulé dans la paroisse traditionaliste de Saint-Eloi. Le baptème a été célébré par l'abbé Philippe Laguérie. (...) C'est une circonstance de la vie privée. Je ne suis pas comme Sarkozy : je ne me sens pas obligé de mettre en scène ma vie privée.»

«Plaisanterie».

Bizarrement, chez les intéressés qui n’hésitent jamais à en rajouter dans la provocation, cette information suscite une certaine réserve. «C’est une affaire personnelle sur laquelle on ne communique pas», répondait-on hier au Front national. Dans l’entourage de Dieudonné, la réponse est encore plus sèche, on ne parle pas à Libération. L’essayiste Alain Soral, très proche du fantaisiste, confirme la présence du leader d’extrême droite à cette cérémonie. «C’est vrai qu’il nous en a parlé à plusieurs reprises.

D’abord, nous avons cru à une plaisanterie», se désole un cadre du FN, longtemps proche de la mouvance catholique traditionaliste. L’abbé Laguérie étant injoignable hier, le prêtre de Saint-Eloi se défausse : «Je n’étais pas là vendredi, je ne suis arrivé que dimanche soir.» Mais il ne voit pas où est le problème : «Si quelqu’un demande le baptême pour ses enfants, on ne peut pas le lui refuser.»«Toute personne qui demande le baptême a le droit de le recevoir. C’est comme ça. Nous sommes fiers de vivre dans un Etat de droit qui a 2 000 ans. C’est un Etat de droit sans états d’âme», claque de son côté l’abbé de Tanoüarn.

A la Conférence des évêques de France à laquelle Philippe Laguérie est rattaché depuis son retour dans le giron de l’église catholique, on confirme que ce baptême a bien été célébré, et on argue également qu’un prêtre ne peut refuser ce sacrement par lequel un enfant entre dans la grande famille des chrétiens.

Philippe Laguérie, contraint de baptiser l’enfant de Dieudonné ? Les accointances de ce prêtre avec l’extrême droite sont anciennes. En 1996, il a célébré les obsèques du milicien Paul Touvier, qu’il décrit comme «une âme délicate, sensible et nuancée». Devant le «tribunal divin, il n’y a pas de médias ni de coups médiatiques, pas de communistes, pas de franc-maçonnerie, pas de partie civile et pas de Licra [Ligue internationale contre le racisme et l’antisémitisme, ndlr]», déclare alors l’abbé qui se présente comme «l’avocat de Paul Touvier auprès de Dieu».

Guillaume de Tanoüarn, lui-même, a été condamné en 2003 pour provocation à la haine raciale en tant que directeur de la publication de la revue Pacte,dont Laguérie est membre du comité de rédaction. Il lui est reproché d’avoir publié un article d’un dénommé Claude Rousseau selon lequel les Maghrébins sont des «benladenistes en herbe». Les «Arabes envahissent Lutèce, Lugdunum ou Phocée, c’est la France qu’ils menacent d’étrangler». Les Juifs sont des «financiers transnationaux». Il existe une «solidarité foncière entre ces deux mondes», une «collusion d’intérêts» pour affaiblir la France.

Copinage.

Quant à Dieudonné, voilà plusieurs années maintenant qu’il a entamé un flirt poussé avec l’extrême droite. Le 11 novembre 2006, il a participé à la fête des Bleu, Blanc, Rouge du FN au Bourget. Un mois plus tard, plusieurs personnalités, dont le numéro 2 du Front, Bruno Gollnisch, l’épouse du chef, Jany Le Pen, Eric Iorio, responsable de la propagande, Jean-Michel Dubois, l’organisateur des grandes manifestations frontistes, et Alain Soral, se pressaient dans le carré VIP de son spectacle au Zénith.

En mars 2007, la femme du président du FN, flanquée de Jean-Michel Dubois, accompagnait le fantaisiste lors d’un voyage pseudo-humanitaire au Cameroun, son pays d’origine, pour alerter sur le sort des populations pygmées. Il ne manquait aucune occasion de vanter alors son «dynamisme et sa générosité». Les relations de copinage viennent donc de se transformer en relations quasi familiales.

Dans un entretien publié en avril par le mensuel d’extrême droite le Choc du mois, Dieudonné compare son destin à celui de Le Pen : «Il est la vraie droite, je suis la vraie gauche.»«Si c’est un message politique, c’est pathétique pour l’un comme pour l’autre», peste un cadre frontiste, qui dénonce «une évolution vers le national confusionnisme».

(1) Ancien fidèle de l’évêque intégriste excommunié Marcel Lefebvre, rallié au Vatican depuis que Benoît XVI a libéralisé la messe en latin selon le rite de saint Pie V.


http://www.liberation.fr/actualite/societe/339319.FR.php
© Libération

par FISCHER
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Mercredi 16 juillet 2008

L'armée colombienne a utilisé l'emblème du CICR pour libérer les otages


 

BOGOTA (AFP)

 


 
Le président colombien Alvaro Uribe a reconnu mercredi que son armée avait violé les conventions internationales en utilisant l'emblème du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) le 2 juillet lors de l'opération de libération de 15 otages des Farc, dont Ingrid Betancourt.

 

Le chef de l'Etat colombien a précisé lors d'une cérémonie publique qu'un officier de l'armée colombienne, -- "nerveux et contrairement aux ordres donnés"-- qui participait à l'opération aérienne, portait une veste sur laquelle se trouvait l'emblème de l'organisation internationale.


Le nom de cet officier qui, selon le président, "n'a à aucun moment voulu se substituer aux organisations humanitaires", "ne sera pas rendu public pour sa propre sécurité et pour ne pas nuire à sa carrière", a ajouté Alvaro Uribe.


M. Uribe a ensuite annoncé avoir "présenté mercredi matin ses excuses" au CICR.


"Le respect de l'emblème est crucial pour que le CICR puisse apporter son aide aux personnes touchées par des conflits en Colombie ou ailleurs", a déclaré à l'AFP le porte-parole de l'institution humanitaire, Florian Westphal, interrogé à Genève à la suite de la déclaration du président colombien.


M. Westphal a jugé "très important" que la Colombie ait reconnu avoir abusivement utilisé l'emblème de la Croix-Rouge et que M. Uribe ait "admis l'erreur qui était faite".


"L'emblème du CICR doit être respecté en toutes circonstances et ne peut être utilisé de manière abusive", a indiqué le CICR à Bogota dans un communiqué.


Le communiqué du CICR ne précise pas si des mesures seraient prises pour dénoncer cette grave infraction aux règles internationales.


Peu avant la déclaration publique de M. Uribe, l'avocat de deux guérilleros des Farc (Forces armées révolutionnaires de Colombie), capturés pendant l'opération, avait indiqué que ses clients avaient été floués notamment par la vue de cet emblème.


M. Rodolfo Rios, le défenseur des rebelles, Gerardo Aguilar (alias "César") et Alexander Farfan (alias "Gafas"), a précisé à l'AFP que les deux guérilleros avaient également informé des délégués du CICR qui leur rendaient visite en prison, du recours à l'emblème de leur organisation dans l'opération colombienne du 2 juillet.


Selon l'avocat, l'armée a déjà "à de nombreuses reprises simulé la présence de délégués du CICR" et aux dires de ses clients, "le 2 juillet, 3 à 4 personnes ont utilisé l'emblème du CICR".


Auparavant le vice-président Francisco Santos avait pour sa part indiqué que le gouvernement colombien allait enquêter sur cette affaire.


"Le gouvernement entretient une relation de confidentialité avec le CICR, un travail, une confiance qui s'est bâtie au fil de nombreuses années", a souligné M. Santos en ajoutant qu'il ne croyait "absolument pas" à l'"usurpation d'un emblème aussi important" par l'armée.


Quelques heures après l'opération, le commandant de l'armée, le général Mario Montoya, avait publiquement nié en présence d'Alvaro Uribe un tel recours.


"Aucune enseigne n'a été utilisée, monsieur le Président, ni de la Croix-Rouge, ni d'aucune organisation humanitaire", avait-il affirmé.


Le procureur général de la Nation, Mario Iguaran, interrogé par la chaîne de télévision privée Caracol, a estimé que le délit de "perfidie" ne pouvait pas s'appliquer au cas suivant car, a-t-il dit, "l'objectif de l'opération militaire était de libérer des otages et non d'attaquer ou de nuire à l'adversaire".

 

par FISCHER
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