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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 20:23

http://www.europalestine.com/spip.php?article12171

http://www.football.fr/ligue-des-champions/articles/les-fans-du-celtic-ne-lachent-pas-la-palestine-815069

Les fans du Celtic Glasgow ne lâchent pas la Palestine

Lundi 22 Août 2016

Alors que le Celtic Glasgow devrait être sanctionné par l’Union Européenne de Football Association (UEFA) après l’apparition de drapeaux palestiniens dans les tribunes du Celtic Park lors du barrage de la ligue des champions contre les israéliens d’Hapoël Beersheva, certains supporters du club écossais se mobilisent et ont lancé un appel aux dons pour venir en aide aux palestiniens.

Le 22 septembre 2016, l’UEFA, qui interdit toute diffusion de messages ou idées politiques pendant les rencontres, devrait à nouveau sanctionner le Celtic Glasgow. L’instance européenne reproche aux supporters du club écossais d’avoir brandi des drapeaux palestiniens, considérés comme illicites, lors du barrage aller de la ligue des champions remporté par cinq buts contre deux face aux israéliens d’Hapoël Beersheva au Celtic Park.

Pour protester contre cette future sanction, certains fans des Bhoys ont lancé un hashtag, afin de lever des fonds pour venir en aide aux palestiniens à travers deux organisations caritatives.

« Lors du match aller de la ligue des champions contre l’Hapoël Beersheva le 17 août 2016, la Green Brigade et d’autres supporters de Celtic Park ont brandi le drapeau palestinien », apprend-on dans un communiqué publié sur le site www.gofundme.com.

« Cet acte de solidarité a valu au Celtic Glasgow du respect et des félicitations à travers le monde. Ainsi qu’une charge disciplinaire de l’UEFA, qui considère le drapeau palestinien comme une bannière illicite. En réponse à cet acte mesquin et politiquement partisan de la part de l’instance dirigeante du football européen, nous sommes déterminés à apporter notre contribution positive en lançant la campagne Match the Fine for Palestine. Nous espérons récolter quinze mille livres sterlings, à diviser entre Medical Aid Palestine (MAP) et le Lajee Center, un centre culturel palestinien pour les enfants dans le camp de réfugiés d’Aida, à Bethléem ».

Une initiative qui a déjà récolté près de quarante cinq mille livres sterlings, soit cinquante deux mille euros.

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 20:05

http://www.gcant.fr/2016/06/hommage-à-martin-de-mijolla-disparu-le-4-juin-dernier.html

Hommage à Martin de Mijolla disparu le Samedi 4 Juin 2016

Par Michel Lebon, président du Groupement des Conseils pour l'Aménagement Numérique des Territoires (GCANT)

Martin de Mijolla nous a quittés, Samedi 4 Juin 2016.

Il a été brutalement emporté par un Accident Vasculaire Cérébral (AVC) et ses suites à l’âge de soixante et un ans.

Martin de Mijolla était un membre historique de notre association, il siégeait à notre conseil d'administration et il contribuait de façon discrète et professionnelle à son activité avec toujours des avis de sagesse.

Martin de Mijolla a été enterré Vendredi 10 Juin 2016 à 15 heures à Saint Loup, son village familial, près de Tarare, dans le Rhône.

Nous pensons tous à lui, à son épouse, à sa famille et à ses collègues chez Stragis, dans les collectivités, le conseil général des Hauts de Seine, en dernier, et dans les cabinets de conseil dans lesquels il avait agit pour le numérique.

Martin de Mijolla avait beaucoup d'humanité.

A titre personnel, je l'appréciais beaucoup, car il m'avait témoigné récemment tous ses encouragements dans ma nouvelle responsabilité.

Le bureau du GCANT a fait porter un coussin de fleurs pour ses obsèques et un mot de condoléances à son épouse.

Enfin, le GCANT et Stragis, le dernier cabinet qu'il avait récemment rejoint, ont décidé de travailler à la création d'un colloque qui porterait le nom de Martin de Mijolla, pour commémorer ses actions sur ses thématiques favorites, notamment l'éducation numérique.

Alors, comme on dit sur les médias sociaux, Requiescat In Pace, Martin de Mijolla.

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 19:48

Les tensions s'exacerbent autour du burkini (Reuters)

Les tensions autour du port du burkini sur les plages françaises se sont avivées Mercredi 24 Août 2016 avec les abus reprochés aux policiers de plusieurs villes qui ont pris des arrêtés contre ce costume de bain pour les femmes musulmanes.

Elles surviennent à la veille de l'examen par le conseil d’état, la plus haute juridiction administrative française, de la requête de la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) contre un arrêté contre le burkini pris à Villeneuve-Loubet, dans le département des Alpes Maritimes.

Après l'affaire d'une toulousaine qui dit avoir été verbalisée à Cannes pour un simple voile, les photos publiées par le Daily Mail d'une femme invitée à retirer une tunique ont fait le tour d'internet.

Dans le Figaro Magazine à paraître Vendredi 26 Août 2016, le président des Républicains, Nicolas Sarkozy, dénonce le port du burkini sur les plages, répétant que la république a trop reculé.

« C'est un acte politique et militant et c’est une provocation. Les femmes qui le portent testent la résistance de la république », estime l’ancien président de la république, qui a déclaré Lundi 22 Août 2016 sa candidature aux élections présidentielles de 2017.

Il propose « une loi qui interdise tout signe religieux ostensible à l'école, à l'université, dans l'administration et dans les entreprises ».

Mais pour David Thomson, reporter de Radio France Internationale (RFI) spécialisé dans le djihadisme, les photos de Nice vont alimenter des années de propagande djihadiste.

« Les sympathisants djihadistes semblent eux-mêmes surpris que la police municipale de Nice fasse leur travail de propagande à leur place », dit-il sur France Info. « Pour eux, c'est du pain béni. Le récit djihadiste martèle depuis des années qu'il serait impossible pour un musulman de vivre sa religion dignement en France ».

Joint par Reuters, Abdallah Zekri, président de l'Observatoire National contre l’Islamophobie (ONI), déplore une « stigmatisation qui ne fait qu'encourager les recruteurs de l'Etat Islamique ».

Une toulousaine de trente quatre ans a déclaré Mardi 23 Août 2016 avoir été verbalisée Mardi 16 Août 2016 à Cannes, où le maire des Républicains a signé à la fin du mois de juillet 2016 un arrêté proscrivant les vêtements religieux en bord de mer, et compte saisir la justice.

Jugeant que l'affaire a pris une tournure préoccupante, le président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM), Anouar Kbibech, a été reçu à sa demande Mercredi 24 Août 2016 par le ministre de l’intérieur Bernard Cazeneuve.

Aucune polémique à Cassis

Venu exprimer la « forte émotion des musulmans de France et au-delà », Anouar Kbibech a dit après l'entretien avoir été rassuré par Bernard Cazeneuve qui lui a affirmé que les principes de l'état de droit seraient respectés.

Rappelant que le conseil d’état devait se prononcer, Bernard Cazeneuve a estimé que de tels arrêtés contre le burkini pouvaient être pris « en cas de trouble à l'ordre public, mais dans un cadre où les mesures sont proportionnées. Les arrêtés pris ne doivent pas conduire à la stigmatisation ou à la division », a-t-il dit.

Le premier ministre, Manuel Valls, a apporté la semaine dernière son soutien aux maires qui ont pris de telles mesures, car, a-t-il dit, les plages doivent être « préservées des revendications religieuses ».

Mais le Parti Socialiste voit dans l'affaire de Cannes « une dérive particulièrement dangereuse », qu'il s'agisse des conditions de l'intervention de la police ou « de l'attitude de la foule présente ce jour-là sur cette plage. Nous ne pouvons qu'exprimer notre incompréhension sur les fondements même de cette verbalisation qui ne saurait être compatible avec les principes de notre droit », dit-il dans un communiqué.

Dans un communiqué distinct, le Mouvement des Jeunes Socialistes (MJS) fait part de sa colère à la vue des images qui montrent la police municipale de Nice autour d’une femme portant le voile et parle d’humiliation publique, mais aussi de traque.

Nous parlons beaucoup trop de tout cela

Pour Christian Estrosi, premier adjoint des Républicains au maire de Nice, la police municipale a « parfaitement fait respecter l’arrêté en vigueur » dans sa ville.

Après le maire de Cannes, David Lisnard, d'autres villes balnéaires du Nord et du Sud-Est, dont le Touquet et la Ciotat, ont pris des arrêtés similaires.

A Cassis, une des trois villes des Bouches-du-Rhône à avoir pris un arrêté municipal interdisant le port du burkini, la décision de la maire des Républicains, Danielle Milon, ne suscite ni polémique, ni même de commentaire en l'absence de présence sur les plages de contrevenantes à la loi.

Aucun panneau ne signale l'existence de l'arrêté municipal. « Nous avons informé de cette possibilité mais cela ne change pas fondamentalement nos missions », dit un policier chargé de faire respecter le stationnement.

« Nous parlons beaucoup trop de tout cela », lâche sur le bord de mer une femme aux cheveux cachés sous un foulard, les membres dissimulés par un pantalon de toile et un gilet de coton.

Sur le sable, elle enlèvera ses vêtements pour laisser apparaître un maillot une pièce de couleur noire et cachera aussi ses jambes sous un paréo sombre. « Le plus dur, c'est pour elle. Cela va vite devenir intenable avec la chaleur qui frôle les quarante degrés sur le sable », souligne Karine, une lilloise de trente ans qui juge disproportionnée la prise d'un arrêté contre le burkini.

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24 août 2016 3 24 /08 /août /2016 19:21

Les rebelles syriens soutenus par Ankara ont repris Djarablous (Reuters)

Des rebelles syriens, appuyés par les forces spéciales turques et des blindés et avions turcs, ont repris Mercredi 24 Août 2016 la ville de Djarablous, l'un des derniers bastions des djihadistes de l'Etat Islamique dans le nord de la Syrie, a annoncé le président turc Recep Tayyip Erdogan.

D'après l'agence de presse turque Anadolu, l'armée turque n'a subi aucune perte au cours de cette opération lancée Mercredi 24 Août 2016 en début de journée.

Un rebelle syrien a en revanche été tué avant que les djihadistes n'abandonnent la ville.

Il s'agit de la première incursion majeure de l'armée turque en territoire syrien mais celle-ci ne s'arrêtera pas avec la prise de Djarablous, a déclaré un responsable turc.

L'opération appelée « Bouclier de l'Euphrate » vise à empêcher les combattants étrangers de circuler librement et à couper leurs voies d'approvisionnement, a-t-il poursuivi, précisant qu'elle se poursuivra tant qu'Ankara ne considérera pas que sa sécurité nationale est assurée.

Outre l'Etat Islamique, l'intervention militaire turque vise également à empêcher les miliciens kurdes syriens, qui contrôlent déjà une bande de territoire de quatre cent kilomètres le long de la frontière, de poursuivre leur progression vers l’ouest.

Ankara considère le parti de l’union démocratique (PYD) et sa branche armée, les unités de protection du peuple (YPG), comme le prolongement syrien de ses propres séparatistes du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK).

Lors d'une conférence de presse conjointe avec le vice-président américain Joe Biden, dont le pays a fait des YPG le fer de lance de la lutte contre l'Etat Islamique en Syrie, Recep Tayyip Erdogan a répété Mercredi 24 Août 2016 que la Turquie considérait la milice kurde comme une organisation terroriste.

« Ce n'est pas parce qu'une organisation terroriste combat une autre organisation terroriste qu'elle est innocente », a-t-il dit.

Le chef de la diplomatie turque, Mevlüt Cavusoglu, avait auparavant sommé les combattants kurdes, qui multiplient les victoires dans le nord de la Syrie, de se replier à l'est de l'Euphrate, faute de quoi la Turquie « fera le nécessaire ».

Damas condamne, Paris applaudit

A Djarablous, un commandant du groupe rebelle syrien Faïlak al Cham, qui a requis l'anonymat, a dit à Reuters que les djihadistes de l'Etat Islamique avaient fui en direction du sud et que certains s'étaient rendus.

« Les combattants de l’Etat Islamique se sont retirés de plusieurs villages des abords de Djarablous et se dirigent vers le sud, vers la ville d’al Bab », a-t-il dit.

Selon lui, les rebelles ont pris le contrôle de quatre autres villages du nord de la Syrie et une cinquantaine de djihadistes de l'Etat Islamique ont été tués depuis le début de l'opération.

A Damas, le ministère syrien des affaires étrangères a condamné l'incursion militaire turque, parlant d'atteinte à la souveraineté du pays, a rapporté la télévision officielle syrienne.

A Paris, en revanche, les autorités françaises ont salué « l'intensification des efforts » de la Turquie dans la lutte contre l'Etat Islamique.

Côté kurde, Saleh Mouslim, chef du PYD, a déclaré sur Twitter que la Turquie mettait en Syrie le pied dans un bourbier et risquait d'y subir une défaite, tout comme l'Etat Islamique. Les YPG ont parlé « d’ingérence flagrante dans les affaires intérieures de la Syrie ».

Les YPG se sont emparées Mardi 23 Août 2016 de la quasi-totalité de la ville d’Hassaka où elles ont infligé une sévère défaite aux forces gouvernementales syriennes.

Pièce maîtresse de la campagne américaine de lutte contre l’Etat Islamique, les YPG tiennent une bonne part du nord de la Syrie, région qui jouit d'une autonomie de fait depuis le début du conflit, et militent pour l'instauration d'un régime fédéral afin de préserver cette autonomie, dans le cadre d'un règlement du conflit.

Washington a mis en garde les kurdes

Les YPG contrôlent une bande de quatre cent kilomètres le long de la frontière turque, qui va de la frontière irakienne à l'Euphrate, ainsi que la poche d’Afrin dans le nord ouest syrien. Avant la prise d'Hassaka, les miliciens kurdes avaient déjà obtenu une grande victoire le 12 août 2016 en chassant l'Etat Islamique de Manbij, à quarante kilomètres au sud de Djarablous, sous la bannière des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), l'alliance soutenue par les puissances occidentales à laquelle ils appartiennent.

A Ankara, on redoute que leurs succès n'attisent les ambitions de leurs frères turcs du PKK, qui ont repris les armes au mois de juillet 2015 lorsque que Recep Tayyip Erdogan s'est lancé dans une « guerre synchronisée » contre l'Etat Islamique et contre les séparatistes kurdes.

Le vice-président américain, Joe Biden, est arrivé en Turquie quelques heures après le début des opérations. Il est le plus haut responsable américain en visite dans ce pays depuis le coup d’état manqué du Vendredi 15 Juillet 2016.

Un haut responsable de l'administration américaine accompagnant Joe Biden a indiqué que Washington souhaitait aider la Turquie à chasser l'Etat Islamique des zones frontalières et fournissait un appui aérien aux Turcs. Les avions américains ont mené huit frappes aériennes à Djarablous, a précisé Mercredi 24 Août 2016 un responsable du ministère de la défense des Etats Unis.

Lors d'une conférence de presse aux côtés de Joe Biden, le premier ministre turc, Binali Yildirim, a estimé que les Etats-Unis devaient revenir sur le soutien qu'ils accordent aux YPG afin d'empêcher une nouvelle escalade dans la région.

Allant dans le sens des turcs, Joe Biden a dit que Washington avait clairement signifié aux forces kurdes syriennes qu'elles devaient repasser à l'est de l'Euphrate, après avoir conquis la ville de Manbij, afin de conserver le soutien des Etats-Unis.

La Turquie et les Etats-Unis espèrent qu'en chassant l'Etat Islamique du secteur, ils pourront priver l'organisation d'une voie par laquelle, de longue date, elle reçoit des combattants étrangers et des financements grâce à divers trafics.

L'offensive du Mercredi 24 Août 2016 a débuté quatre jours après l'attentat suicide imputé à l'Etat Islamique qui a fait cinquante quatre morts lors d'un mariage à Gaziantep, dans le sud-est de la Turquie.

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 20:03

http://www.alencontre.org/ameriques/americnord/usa/etats-unis-une-nouvelle-route-souvre-devant-le-parti-vert.html

Une nouvelle route s’ouvre devant le Parti Vert des Etats Unis

Par Charles Holm et Chase Newton

Jeudi 18 Août 2016

Le Parti Vert des Etats Unis a tenu sa convention nationale du 4 au 7 août 2016 à Houston, où Jill Stein et Ajamu Baraka ont été désignés comme candidats du parti à la présidence et la vice-présidence des Etats-Unis.

Bien que Jill Stein n’ait été qu’une des nombreuses candidates à cette nomination, elle avait été la candidate du parti vert à la présidence aux élections de 2012 quand elle avait obtenu quatre cent soixante dix mille voix. Elle était de loin la favorite à être désignée à nouveau. Elle et les verts ont déjà réussi à attirer une attention nationale dans la couverture par les médias de la campagne pour les élections présidentielles, d’autant plus après que la campagne de Bernie Sanders comme outsider pour la nomination démocrate a tourné court et que ses millions de partisans reconsidèrent leur choix pour le mois de novembre 2016.

Pour des raisons évidentes, la campagne de Jill Stein pour la présidence a occupé le devant de la scène à la convention d’Houston, mais cette convention a vu d’autres développements réjouissants pour le parti vert.

L’énergie et l’enthousiasme amenés dans la convention par des partisans de Bernie Sanders se sentaient dans la convention. On estime que plus de cent, voire plus, se sont inscrits après la convention démocrate de la fin du mois de juillet 2016 qui a désigné Hillary Clinton comme candidate à la présidence. Ils ont fait le voyage d’Houston pour assister à la convention des verts. Un membre de toujours du parti vert a déclaré que, cette année, « c’était la convention des verts la plus grande et la plus jeune ».

La convention a aussi vu le vote d’un amendement à la plate forme du parti faisant des verts pour la première fois un parti explicitement anticapitaliste ainsi que l’apport de mouvements comme Black Lives Matter qui a mis au centre la question de la suprématie blanche et de la lutte contre le racisme.

Dans son discours de la soirée d’ouverture de la convention, Yahné Ndgo a souligné la signification que les anciens partisans de Bernie Sanders apportent au parti vert énergie et perspective nouvelles.

Yahné Ndgo, écrivaine, chanteuse et mère de Philadelphie, s’est fait connaître nationalement quand elle a été interviewée sur Cable News Network (CNN) pour parler du sentiment « Bernie ou Rien » parmi les partisans de Bernie Sanders.

A Houston, elle a raconté comment, après s’être considérée comme une électrice démocrate durant près de vingt ans, elle ne va désormais plus rester « loyale à un seul parti ». En tant que femme noire, Yahné Ndgo expliqua que le parti démocrate considère son vote comme acquis.

La campagne de Bernie Sanders, a-t-elle dit, a inspiré des gens comme elle à participer à un mouvement contre l’inégalité, mais elle a réalisé après la convention démocrate qu’un tel mouvement ne viendrait pas de l’intérieur du parti démocrate. Elle pose la question, « vous avez un parti plein de milliardaires qui essaient de trouver des solutions à la pauvreté. Comment vont-ils faire cela ».

De tels sentiments venant d’anciens partisans de Bernie Sanders se sont exprimés tout au long de la convention. Tina Michel, une résidente de l’agglomération du grand Houston et partisane de longue date des démocrates, déclara « qu’elle regrettait Bernie Sanders », mais qu’il était « temps d’aller de l’avant. J’en ai marre de voter pour le moindre de deux maux ».

Les membres du parti vert à travers le pays ont vu que leur organisation a connu une contribution propre au soutien et à l’intérêt d’anciens partisans de Bernie Sanders. Shane Heyden, un délégué de Seattle, a dit que les réunions du parti vert « sont passées d’une ou deux personnes à près de trente » après la convention démocrate. Ce qui indique que des anciens partisans de Bernie Sanders sont prêts à appuyer une alternative à la politique du moindre mal.

Pareillement, Charles Ostdiek, un délégué d’Omaha, dans le Nebraska, a décrit « un grand afflux de volontaires et de membres » provenant des partisans de Bernie Sanders qui voulaient être sûrs que Jill Stein aurait accès à l’élection dans le Nebraska. Grâce à ces volontaires, a affirmé Charles Ostdiek, les verts ont pu déposer trois fois plus que le nombre exigé de signatures pour que Jill Stein soit inscrite dans cet état.

Beaucoup de membres du parti vert ont également célébré la convention de cette année pour avoir adopté le huit cent trente cinquième amendement à la plate forme du parti qui rend cette plate forme explicitement anticapitaliste en remplaçant le vieux langage proposant « un capitalisme responsable de participants impliqués » par un texte qui revendique « un système économique alternatif basé sur la démocratie à la place de travail et dans la communauté ».

Ursula Rozum, coprésidente des jeunes verts et secrétaire du parti vert à New York, a dit que l’amendement avait été parrainé par les partis verts et assemblées de plusieurs états et reflétait la réalité « que vous ne pouvez pas avoir une économie verte basée sur l’exploitation ».

Ursula Rozum a dit que plusieurs développements ont rendu possible le vote de cet amendement. D’une part, la campagne de Bernie Sanders a placé le « socialisme » dans le débat dominant. D’autre part, cela a probablement fait changer d’opinion certains dirigeants du parti qui auparavant craignaient qu’une position franchement anticapitaliste marginaliserait le parti.

Mais de manière plus importante, a dit Ursula Rozum, la participation de membres du parti vert dans des coalitions comme System Change Not Climate Change a contribué à renforcer la confiance et la volonté politique parmi les membres de base des verts afin d’appuyer cet amendement.

Un autre jeune à la convention a confirmé le sentiment que le socialisme était et devait figurer à l’agenda politique des verts.

« En tant que jeune travailleur, parent et gay, je suis très enthousiasmé que le parti vert des Etats-Unis soit aujourd’hui le plus grand parti anticapitaliste dans le pays », a dit Sean Friend, un délégué du Colorado. « Les verts ont toujours été pour la justice économique dans nos valeurs de base. Cela le rend explicite et nous permet de construire des coalitions parmi la gauche ».

En général, les participants jeunes à la convention n’ont pas seulement exprimé leur appui au socialisme comme l’alternative qui vaut la peine qu’on lutte pour elle, mais ont apporté un flux important d’énergie et d’enthousiasme aux débats de la convention, bien que nombreux d’entre eux soient nouveaux dans le parti, l’assemblée des jeunes verts ne s’est constituée qu’en 2012.

Cela est prometteur.

Ursula Rozum a déclaré que pour construire sur le succès de cette convention, les jeunes verts allaient prioriser la formation politique de cette nouvelle couche de militants et de membres afin de les préparer pour occuper des postes de direction dans le parti, pour réussir dans les futures campagnes électorales et pour continuer de construire le parti en travaillant avec la gauche plus largement.

Il est permis d’espérer que la convention du parti vert pourra aider l’organisation à renforcer les activités de la campagne pour Jill Stein dans ces élections qui verront la candidate verte être la principale alternative de gauche indépendante du parti démocrate. Comme YahNé Ndgo l’a dit dans son discours d’ouverture, « tout ce que nous pouvons imaginer est possible. Nous devons penser stratégiquement pour gagner ».

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 19:37

Les kurdes s'emparent d'Hassaka, veillée d'armes en Turquie (Reuters)

Les kurdes des unités de protection du peuple (YPG) se sont emparés ces dernières heures de la quasi-totalité d'Hassaka, dans le nord-est de la Syrie, où ils ont infligé une sévère défaite aux forces de Bachar al Assad, malgré les mises en garde d'une Turquie qui s'inquiète de leur progression à sa frontière.

Avant cette bataille, les miliciens kurdes tenaient déjà la ville à soixante dix pour cent. Seuls quelques bâtiments du centre ville leur échappent encore, rapporte, Mardi 23 Août 2016, l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).

« Même s'il conserve une présence symbolique, le régime a subi une grande défaite à Hassaka », a souligné Rami Abdoulrahman, directeur de l'OSDH.

Un cessez-le-feu accepté par les deux parties devait y entrer en vigueur Mardi 23 Août 2016 à 11 heures GMT, selon un responsable kurde et la télévision syrienne.

Les combats se sont intensifiés la semaine dernière quand des positions des YPG ont été bombardées par l'aviation syrienne, ce qui était sans précédent depuis le début du conflit.

La milice, pièce maîtresse de la campagne américaine de lutte contre les djihadistes de l'Etat Islamique (EI), tient une bonne part du nord de la Syrie, région qui jouit d'une autonomie de fait depuis le début du conflit.

Accaparées par les combats dans l’ouest avec les rebelles sunnites, les forces gouvernementales s'en souciaient peu jusqu'ici. La bataille d'Hassaka est la première véritable confrontation entre les deux camps.

Les YPG, qui se sont en outre emparées de cinq villages voisins, militent pour l'instauration d'un régime fédéral afin de préserver leur autonomie.

Objectif Djarablous

Elles tiennent désormais une bande de quatre cent kilomètres le long de la frontière turque, qui va de la frontière irakienne à l'Euphrate, ainsi qu'une poche appelée Afrin dans le nord ouest syrien. Avant la prise d'Hassaka, ils avaient déjà obtenu une grande victoire, Vendredi 12 Août 2016 en reprenant Manbij à l'Etat Islamique.

A Ankara, on redoute que leurs succès n'attisent les ambitions de leurs frères turcs du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui ont repris les armes au mois de juillet 2015 lorsque que le président Recep Tayyip Erdogan s'est lancé dans une « guerre synchronisée » contre l'Etat Islamique et contre les séparatistes kurdes.

Le gouvernement turc a d'ailleurs apporté son soutien aux rebelles arabes qui s'apprêtent à lancer une offensive à Djarablous, ville frontalière tenue par les djihadistes, qui se trouve à quarante kilomètres au nord de Manbij.

Le ministre des affaires étrangère Mevlut Cavusoglu leur a promis Mardi 23 Août 2016 toute l'aide nécessaire. Le vice-premier ministre Numan Kurtulmus a quant à lui estimé que le nord de la Syrie ne devait pas devenir la chasse gardée d'un seul mouvement.

L'artillerie turque a ouvert le feu Lundi 22 Août 2016 en direction de Manbij et a également visé Djarablous pour tenter d'ouvrir un corridor aux rebelles, selon un responsable turc.

Les insurgés qui préparent l'offensive ont déjà affronté les milices kurdes plus à l'ouest, dans le secteur d'Alep.

Selon l'un d'eux, ils attendent désormais le signal pour se lancer à l'assaut de la ville.

« L'artillerie turque n'a pas cessé de tirer de façon à préparer la bataille pour la libération de Djarablous », a-t-il expliqué.

D'après un autre rebelle impliqué dans les préparatifs, mille cinq cent hommes sont sur le pied de guerre du côté turc de la frontière. « Le plan, c'est de prendre Djarablous et de poursuivre vers le sud pour empêcher les kurdes de faire mouvement vers le nord et de prendre d'autres villages », a-t-il ajouté.

La police turque a par ailleurs ordonné l'évacuation de Karkamis, ville proche de Djarablous, en raison des bombardements, rapporte Cable News Network (CNN) Türk.

Les YPG appartiennent aux Forces Démocratiques de Syrie (FDS), une alliance soutenue par les puissances occidentales qui a formé récemment un conseil militaire pour lancer sa propre offensive à Djarablous. Le chef de ce conseil a été tué Lundi 22 Août 2016 et deux agents turcs ont été arrêtés pour son assassinat, selon l'OSDH et un responsable kurde.

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23 août 2016 2 23 /08 /août /2016 19:20

http://www.liberation.fr/france/2016/08/21/a-calais-les-migrants-plus-nombreux-que-jamais_1473881

A Calais, les migrants plus nombreux que jamais

Par Stéphanie Maurice, envoyée spéciale de Libération à Calais

Dimanche 21 Août 2016

Le démantèlement, au mois de mars 2016, d’une large partie de la jungle de Calais n’aura servi à rien, chaque jour, des exilés viennent s’entasser près de la frontière avec la Grande Bretagne dans des conditions précaires.

Record battu dans la jungle de Calais et c’est la préfecture qui le reconnaît, six mille neuf cent un réfugiés ont été recensés, Mercredi 17 Août 2016, soit deux mille quatre cent quinze personnes de plus que depuis le 13 juin 2016, date du précédent comptage. Un nouveau chiffre qui sonne comme un aveu d’échec.

Depuis un an, l’état tente par tous les moyens de réduire ce bidonville. Son objectif est de ne conserver sur Calais que les mille neuf cent places d’hébergement en dur, dont la gestion a été déléguée à l’association de la Vie Active, quatre cent places pour les femmes et les enfants dans des préfabriqués et mille cinq cent lits dans des containers aménagés pour les autres. A cet effet, la moitié de la lande parsemée d’argousiers a été rasée au mois de mars 2016 par les forces de l’ordre, avec interdiction d’y réinstaller cabanes ou tentes. Comme dans le no man’s land de cent mètres de large, surveillé en permanence par les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS), instauré le long de la rocade portuaire pour empêcher les intrusions. L’espace accordé au bidonville s’est réduit d’autant, et les départs en Centre d’Accueil et d’Orientation (CAO), dispersés dans toute la France, où les migrants peuvent se reposer, réfléchir à leur avenir et éventuellement déposer une demande d’asile, se sont accélérés. Au printemps, ces efforts conjugués et les passages en Grande Bretagne, qui se poursuivent malgré le verrouillage du port, ont fait baisser la pression migratoire sur Calais, avec trois mille cinq cent personnes dénombrées.

Une situation saturée

Mais la réalité est têtue, l’été a vu revenir les réfugiés. La guerre continue en Syrie et en Irak et la situation ne s’améliore pas ni en Erythrée, une des plus dures dictatures au monde, ni au Soudan du Sud. D’autant que la traversée de la Méditerranée est plus facile aux beaux jours.

Beaucoup de réfugiés expulsés à Paris se sont également repliés sur la jungle. « Calais est aussi un endroit où vont les gens qui veulent demander l’asile », constate Maya Konforti, de l’Auberge des Migrants. « Ils savent par le bouche à oreille qu’il y a des associations qui peuvent les renseigner ». Il est aussi plus facile d’accéder à une place en CAO. « Il y a trois départs par semaine, le mardi, le mercredi et le jeudi », témoigne la bénévole. « Mais le système est saturé. J’y suis allée mercredi, il y avait vingt places et vingt personnes qui n’ont pas pu partir. Les gens dorment sur le trottoir pour avoir une chance d’y aller. C’est complètement bouché, mais moins qu’à Paris ». L’état a d’ailleurs promis cinq mille places supplémentaires d’ici peu.

Alors aujourd’hui, les exilés sont plus nombreux qu’au plus fort de la crise migratoire de l’été dernier, quand la préfecture en avait compté six mille, au maximum, à Calais. Le résultat de cette politique est ubuesque, la jungle a des allures de camp retranché, cernée par des buttes de sable, et où se serrent les réfugiés. Autour, c’est le vide. La végétation a repris ses droits, là où il y a six mois, il y avait un village-champignon hétéroclite, dont il ne reste désormais que l’église orthodoxe bâtie avec des bâches et des palettes par les érythréens, et l’école laïque du chemin des Dunes, avec ses baraques de bois. « Nous avons plus de gens qu’il y a un an, sur trente cinq pour cent seulement de la surface initiale », résume Maya Konforti. Et il n’est plus possible de construire en dur, les CRS interdisent toute entrée de bois sur la zone. Toujours la même volonté, éviter la pérennisation du bidonville. Seules les tentes sont autorisées.

Des igloos de toile

Des tentes dont les toiles, en ce Samedi 20 Août 2016 parsemé d’averses violentes, claquent au vent, avec du sable qui s’engouffre dans les moindres interstices. Deux jeunes gens ramassent à la hâte un seau de cailloux. Ils vont en bourrer des sacs, pour lester leur tente.

Dans le terrain sableux de la lande, les piquets ne tiennent pas bien, à moins de creuser profondément. On est heureux de se réfugier dans un des restaurants encore ouverts, que la préfecture voulait voir détruits. Le tribunal administratif a rejeté sa demande, le 12 août 2016, mais la préfecture s’est pourvue en cassation devant le conseil d’état.

Croisés en milieu de matinée, alors que la jungle s’éveille à peine, Salah et Josef retournent au bercail, « no chance this night », lancent-ils, dans un grand sourire. La police les a attrapés à l’arrière d’un camion, empêchant, cette fois encore, leur passage en Grande Bretagne. Ils se disent syriens et présents ici depuis cinq mois. Au moins, ils n’ont pas été renversés sur l’autoroute, comme cela arrive souvent. Un peu plus loin, de nouveaux arrivants patientent devant la Welcome Caravane, installée par l’Auberge des Migrants, « entre 11 heures du matin et 13 heures, nous donnons des tentes et des sacs de couchage », explique Maya Konforti. Ils sont une quarantaine tous les jours. C’est ainsi que les associatifs parviennent à évaluer les flux.

Ils procèdent aussi tous les mois à leur propre comptage des migrants. Selon eux, ils sont aujourd’hui au moins neuf mille, bien plus que ce qu’évalue la préfecture. Et encore, la population enfle de jour en jour. « La semaine dernière, nous distribuions deux mille repas quotidiennement, mais maintenant, nous en sommes presque à deux mille cinq cent », précise la bénévole de l’Auberge des Migrants. « Et tout le monde a augmenté ses chiffres, la Vie Active en est à trois mille neuf cent repas, Kitchen in Calais en est à mille cinq cent repas et Belgian Kitchen en est à mille trois cent repas ». Gaël Monzy, coordinateur pour l’association Utopia 56, arrive au même constat. Son association gère principalement le nettoyage du camp. « Tous les jours, il y a au moins une dizaine de tentes en plus », souligne-t-il. Les réfugiés dorment à plusieurs, serrés comme des sardines, dans les igloos de toile.

Une dizaine de professeurs bénévoles

Sur une ligne de crête, les tentes sont à la queue leu leu, avec à peine la place pour les longer.

Les concessions bien organisées, à l’africaine, clôturées, où s’organisait une vie en communauté, avec la cabane salon et les cabanes chambres, ont été submergées par le nombre. Une densité dangereuse en cas d’incendie. A l’école laïque des dunes, les cours de français et d’anglais rassemblent entre cent quatre vingt et deux cent cinquante élèves par jour. Dans la cour, une dizaine de professeurs bénévoles font classe devant des petits groupes attentifs. L’école a été créée par un des réfugiés, Zimako Mel Jones. Il n’est pas là, Samedi 20 Août 2016, et c’est Patrick, un congolais, qui gère le lieu en son absence. Il est l’un des dublinés de la jungle, ses empreintes ont été prises en Italie et c’est là où il doit déposer sa demande d’asile, selon le règlement européen de Dublin, en tout cas les six premiers mois.

Patrick veut rester en France et attend l’expiration de ce délai pour pouvoir lancer la procédure à Calais. Lui ne veut pas aller en CAO, « tu te retrouves dans des petits villages où il n’y a rien à faire et tu vas dépenser de l’argent pour t’acheter à manger ». Il ne sait pas qu’il a droit à une aide de dix euros par jour pour son alimentation. De toute façon, il préfère rester à Calais, car « ici, il y a beaucoup d’aide ». Sans les bénévoles, la situation serait explosive.

« Les associations sont mieux organisées qu’il y a un an et arrivent à compenser », constate Gaël Monzy, d’Utopia 56. « Mais il va falloir plus de volontaires ». Maya Konforti s’inquiète aussi de la baisse des dons, « nous devons faire face aux besoins d’une petite ville ». Mais pour l’instant, ce que négocient les associations avec l’état, c’est un bout de terrain en plus.

Gaël Monzy soupire, « mettre les gens les uns sur les autres, ce n’est pas viable ».

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 20:28

http://www.lemonde.fr/idees/article/2016/08/22/le-labour-joue-sa-survie_4986128_3232.html

Le parti travailliste britannique joue sa survie

Editorial du Monde

Symbole douloureux de la crise de la social-démocratie européenne, le parti travailliste britannique est à la dérive. Au moment où il lance, Lundi 22 Août 2016, la consultation de ses militants pour élire le nouveau leader du parti travailliste, le grand parti de gauche britannique, créé en 1900, est déchiré entre deux courants qui paraissent irréconciliables.

Le leader sortant, Jeremy Corbyn, soixante sept ans, qui sollicite un nouveau mandat, incarne la gauche du parti. Antimilitariste, partisan du désarmement nucléaire unilatéral et favorable à la renationalisation de certaines industries, il a longtemps vécu une carrière de député relativement obscure à la marge de son parti, au sein duquel il était hostile au centrisme de Tony Blair. Son élection à la tête du parti travailliste, au mois de septembre 2015, a pris tout le monde par surprise, y compris lui-même. Personne n’avait vu venir la vague d’enthousiasme populaire qui a assuré sa victoire, ni l’écho qu’a rencontré son discours social. Tout ce que le Royaume-Uni de Grande Bretagne compte de militants de gauche, déçus du parti, membres de groupes d’extrême gauche et étudiants, est venu gonfler les rangs du parti travailliste dans un mouvement d’adhésion massif.

Aujourd’hui, le parti travailliste compte cinq cent quinze mille membres, soit deux fois et demie plus qu'au mois de mai 2015, date des dernières élections législatives.

C’est, à vrai dire, le seul exploit de Jeremy Corbyn. Ces nouveaux militants, aussi enthousiastes et sincères soient-ils, ne parlent qu’à eux-mêmes.

Urbains des classes moyennes, ils sont à des années lumières de l’électorat traditionnel du parti travailliste, implanté dans les quartiers populaires des villes du nord de l’Angleterre. Brouillon et soporifique, Jeremy Corbyn est très impopulaire en dehors de son parti, le parti travailliste ne recueille actuellement que vingt huit pour cent d’intentions de vote, contre quarante pour cent pour le parti conservateur au pouvoir.

Protégé par le système interne du parti

Le défi lancé à Jeremy Corbyn par Owen Smith, quarante six ans, un député gallois quasi inconnu jusqu’à présent, pour lui arracher la direction du parti travailliste est vraisemblablement voué à l’échec, compte tenu de l’assise du dirigeant sortant au sein du parti travailliste. D’ici au 24 septembre 2016, date à laquelle le vainqueur sera proclamé, l’autre courant travailliste, celui que défendent les cadres et députés du parti, héritiers de Tony Blair et de sa fameuse troisième voie, va cependant intensifier le combat interne. Eux ont été formés pendant les années de Tony Blair. Ils ont condamné l’aventure irakienne dans laquelle l'ancien premier ministre britannique avait entraîné son pays et ils déplorent l’appétit pour l’argent de leur ancien chef, mais ils ont retenu sa leçon de pragmatisme. Ils savent qu’une élection au Royaume-Uni se gagne au centre, car le scrutin électoral ne laisse aucune place aux extrêmes.

L’un des hommes les plus populaires du parti travailliste, le maire de Londres, Sadiq Khan, a lancé l’offensive à la veille de l’ouverture du vote interne. Dans une tribune publiée dimanche par l'Observer, Sadiq Khan a mis tout son poids dans la balance, appelant les militants à rejeter Jeremy Corbyn et à choisir Owen Smith. Le leader travailliste, rappelle le maire de Londres, a fait une campagne désastreuse lors du référendum sur le Brexit, que le parti travailliste a perdu.

Jeremy Corbyn semble pourtant indéboulonnable, protégé par le système interne du parti travailliste. Une deuxième victoire rendrait impossible la rébellion interne du courant social-démocrate et pourrait provoquer une scission. C’est bien l’existence du parti travailliste qui est en jeu, derrière ce scrutin interne.

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22 août 2016 1 22 /08 /août /2016 20:06

Moscou n'utilise plus de base iranienne pour ses raids en Syrie (Reuters)

La Russie a cessé d'utiliser une base aérienne iranienne pour mener des bombardements en Syrie, a annoncé Lundi 22 Août 2016 un porte-parole du ministère iranien des affaires étrangères.

« La Russie n'a aucune base en Iran et elle n'y stationne pas », a déclaré Bahram Qasemi cité par Tasnim.

Des bombardiers à long rayon d'action Tupolev 22 et des bombardiers tactiques Soukhoï 34 ont décollé la semaine dernière de la base aérienne d'Hamadan, dans le nord-ouest de l'Iran, pour bombarder des positions de l’Etat Islamique et des rebelles de l'ancien Front al Nosra à Alep, Idlib et Daïr al Zour en Syrie.

Aucun avion russe n'avait encore décollé d'un pays étranger, en dehors de la Syrie elle-même, depuis le début de l'intervention militaire de Moscou, au mois de septembre 2015. C'est en outre la première fois que la république islamique d'Iran autorise une puissance étrangère à utiliser son territoire à des fins militaires.

Des parlementaires iraniens ont contesté cet usage, jugeant qu'il allait à l'encontre de la constitution de la république islamique, ce qu'a réfuté Dimanche 21 Août 2016 le ministre iranien de la défense.

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21 août 2016 7 21 /08 /août /2016 19:05

https://wiki.nuitdebout.fr/wiki/Villes/Paimpont/commission_communication_medias

Synthèse des échanges de la commission communication de Paimpont

Quelques considérations générales

Parfois décriée comme faisant partie de leur monde, la communication est pourtant fondamentale pour le mouvement. La frontière entre communication interne et communication externe n'est pas nette. Les deux sont étroitement interdépendantes et ne peuvent être cloisonnées. Au point où en est arrivé le mouvement, la priorité est à l'amélioration de la communication interne entre les collectifs locaux. Ce qui n'est pas sans incidence sur la communication externe nationale.

La parole est le premier outil de communication, dont l'écrit est un dérivé. Ne pas oublier les autres formes d'expression, notamment le dessin.

Communiquer implique un émetteur et un récepteur. Lorsque nous communiquons, n'oublions de prendre en compte les récepteurs supposés et d'adapter son message à ceux-ci pour être compris.

Hormis le cas particulier des comptes nationaux Facebook et Twitter, les développements ci-dessous sont essentiellement des propositions pour améliorer la communication et n'ont pas de valeur prescriptive.

Communication interne

Synthèse des échanges

La communication interne s'adresse aux personnes actives du mouvement des Nuits Debout, celles et ceux qui militent par les actes.

L'enjeu de la communication interne est de diffuser les informations pertinentes, de permettre d'organiser la réflexion, textes, propositions et positionnements, et de préparer et coordonner des actions.

De nombreux outils numériques de coordination nationale coexistent déjà et de nouveaux projets voient le jour régulièrement. Beaucoup de ces outils sont peu utilisés. La recherche des outils les plus performants ne doit pas masquer la réflexion sur les contenus pertinents à produire et à partager.

Par ailleurs, un outil de vote en ligne manque actuellement pour permettre de prendre des décisions en nombre et à distance.

Les différentes personnes proposant de nouveaux outils numériques sont invitées à se rapprocher de la commission communication numérique, organisatrice du Hackaton qui visait à mettre en place un outil global intégrant les différents moyens de communication.

Le mouvement des Nuits Debout a ceci de paradoxal qu'il est contre le système mais qu'il n'existerait pas sans les réseaux sociaux. Pour autant, il n'a pas fallu attendre ceux-ci pour s'organiser et peut-être devons-nous apprendre à les dépasser et à réapprendre à nous en passer en privilégiant notamment la communication humaine, par groupes de travail avec des personnes identifiées. C'était notamment l'enjeu de ces rencontres, se connaître et établir le contact pour travailler ensemble.

Propositions

Formations aux outils numériques

Audit et bilan de l'utilisation des outils existants, site, wiki et comptes nationaux sur les réseaux sociaux

Création du mouvement de mars, plateforme internet en gestion partagée, conçue pour rendre accessibles les nombreux travaux présents sur le wiki et en particulier les exigences formulées par les collectifs du mouvement des Nuits Debout.

Et surtout, poursuite du renforcement de la communication humaine.

Outils

Agoras publiques, wiki, courrier, téléphone, mail, Telegram, Facebook, Twitter, tags, signaux de fumée, framavox et machine à café.

Communication externe

La communication externe recouvre les messages à destination des sympathisants et du grand public. Elle vise à mobiliser et faire passer des messages, augmenter la visibilité et l'impact de nos actions et faire connaître nos positions et nos exigences. Elle joue un rôle crucial, en cela qu'elle contribue grandement à fixer l'image du mouvement dans l'esprit du public et qu'elle influence notre capacité à mobiliser ou non, ainsi des nombreuses personnes ayant témoigné avoir rejoint le mouvement des Nuits Debout après avoir vu ce qui se passait à la télévision ou sur internet.

Il s'agit d'une parole publique. Hormis les cas de l'action de rue et des auto médias, elle passe essentiellement par les médias traditionnels, ainsi que par les réseaux sociaux en cas de buzz.

De nombreux participants du mouvement des Nuits Debout expriment leur défiance, voire leur hostilité, envers les médias et leurs craintes des journalistes supposés malhonnêtes. D'autres jugent cette question secondaire et pensent que seul le bouche-à-oreille ou la puissance virale fonctionnent réellement. Certains rappellent que ni tous les médias, ni tous les journalistes ne sont à mettre dans le même panier et que certains sont de notre côté ou en tous cas neutres.

Stratégies de communication

Il ne faut pas chercher à communiquer à tout va, mais en priorité faire et produire. Le recours aux médias doit être modéré et utilisé uniquement sur ce qui a été fait ou lorsqu'on a quelque chose à dire. Éviter de répondre sur leur terrain, en se positionnant sur les violences, par exemple, mais les contraindre à venir sur le terrain qu'on a choisi.

L'image du mouvement des Nuits Debout qui est actuellement partagée dans le grand public est floue et a été parasitée par le matraquage médiatique, notamment sur les casseurs. Il y a donc un véritable travail de refondation à mener. C'est notamment l'objet du texte commun en cours d'élaboration par des participants de la commission « contours de Nuit Debout ».

A propos de la communication externe, la crainte de la centralisation est beaucoup revenue dans la discussion. Mais la centralisation est impossible, car le mouvement des Nuits Debout n'existe pas, donc personne ne peut revendiquer de s'exprimer au nom du mouvement des Nuits Debout.

Chaque collectif, local ou thématique, dispose de son autonomie et l'essence même du mouvement, qui est de libérer la parole publique, nous incite à encourager le pluralisme des idées et des moyens d'expression. Nous devons cependant être à même de nous retrouver dans certaines positions fortes explicitement partagées et sur des actions coordonnées, au risque sinon de n'être qu'un collage de collectifs sans identité réelle et sans vie interne.

Si le recours aux médias n'est pas systématiquement écarté, dans quel cadre faut-il entrer en relation avec eux et avec quelle légitimité ?

La commission propose que soit reconnu aux personnes impliquées dans des projets ou actions le droit de communiquer sur ceux-ci, au nom du groupe « se revendiquant du mouvement des Nuits Debout ». Cela reviendrait à reconnaître ou réaffirmer dans le même mouvement qu'il n'y a pas de leaders et pas de hiérarchie dans le mouvement des Nuits Debout, mais que l'horizontalité totale est impossible, la légitimité venant de l'implication dans tel ou tel projet ou action.

Les participants à la commission réitèrent leur refus d'une spécialisation et d'une personnalisation excessive de la communication et ils rappellent l'attention qu'il faut porter en permanence à la question des egos. Ils encouragent les collectifs locaux à faire vivre autant d'outils et supports que possible, pour faire vivre le pluralisme au sein du mouvement des Nuits Debout.

Les médias peuvent être utiles pour amplifier un message, mais les participants à la commission considèrent que, à long terme, la communication la plus efficace reste l'action de rue, agoras publiques et porteurs de paroles, comme l'action menée le matin même sur le marché. C''est donc avant tout sur ce type d'action que les efforts des collectifs doivent porter.

Le cas des réseaux sociaux

Utilité des réseaux sociaux numériques

Certains participants gérant les comptes de leur collectif sur les réseaux sociaux ont exprimé leur dépit de ne pas toucher plus de monde avec ces outils. Or, ces outils sont avant tout à usage interne et à destination des militants et sympathisants, d'où le nom de page communautaire.

Seules les publications qui font un buzz en étant largement partagées porteront au-delà du cercle des sympathisants. Facebook et Twitter sont donc à cheval entre communication interne et communication externe.

Le problème des comptes nationaux

Constat

La gestion des comptes nationaux Facebook et Twitter a fait l'objet d'une longue discussion et le sujet sera revenu sur la table jusqu'à la fin du week end. Contrairement à d'autres outils en gestion partagée, les comptes Facebook et Twitter nationaux sont la propriété d'une société de communication et leur gestion a fait, et fait toujours, polémique. C'est ce que les parisiens appellent le problème du Media Center.

Les principaux reproches qui sont adressés aux membres du Media Center de la part de deboutistes parisiens sont de ne pas faire suffisamment le lien avec ce qui se passe place de la république, de faire écran avec les personnes qui cherchent à contacter le mouvement via Facebook et d'utiliser les comptes pour faire la promotion de leurs autres services privés.

Des tentatives de modération ont déjà été tentées, apparemment sans succès. La situation semble avoir donné naissance à des inimitiés tenaces et a été source de tensions entre certains des participants aux rencontres.

Des activistes du mouvement des Nuits Debout d'autres collectifs ont témoigné de leur incompréhension de l'usage minimal et pas toujours pertinent qui est fait des comptes nationaux et de l'absence systématique de réponse aux sollicitations et aux messages. Il a été également déploré la sur-valorisation des rassemblements du mouvement des Nuits Debout à l'étranger par rapport à l'essaimage national et l'importance uniquement quantitative qui a été donnée à l'expansion du mouvement des Nuits Debout dans les régions, comme s'il ne se jouait rien d'important ou d'original sur les places de province.

Ces outils, ayant en premier lieu un usage communautaire, devraient avoir pour première fonction de mettre en lumière ce qui se joue d'original dans chaque collectif et, à une échelle plus large, ce qui fait commun dans le mouvement. La gestion des comptes devrait pour se faire être ouvertes à des activistes de collectifs locaux.

Proposition

Ne connaissant pas les tenants et aboutissants des problèmes entourant la gestion des comptes nationaux, mais reconnaissant que leur usage actuel pose question, les participants de la commission proposent qu'un travail de bilan de la gestion de ces outils soit annoncé et ouvert à toutes les contributions. L'exigence d'une gestion partagée des outils communautaires sera également rappelée. Suite à ce bilan, nous prendrons contact avec l'équipe qui gère les comptes nationaux pour leur faire part de nos remarques et attentes et voir s'ils sont ouverts à des évolutions. Ce bilan participatif portera sur tous les outils nationaux et pas seulement les outils du Media Center, Facebook et Twitter.

Quelle serait notre légitimité à mener ce bilan ? Participant à un mouvement horizontal, chacun est légitime à mener la critique de nos modes d'action. Collectivement, nous avons la légitimité, fragile mais réelle, de personnes qui nous associons pour essayer de donner forme à notre action collective. La forme que prend notre communication est essentielle et il est contraire aux principes du mouvement que celle-ci soit déléguée à une équipe.

Quelle que soit l'issue de ce travail, il restera toujours la possibilité de créer de nouvelles pages, l'essentiel étant d'avoir un outil communautaire efficace. Ces outils pourraient être ceux créés autour du site mouvement de mars, dont la vocation est justement de rendre visible le travail des collectifs locaux.

Le cas des fanzines, gazettes et auto médias

La critique du journalisme tel qu'il s'exerce actuellement fait partie des fondamentaux du mouvement des Nuits Debout. Sont notamment mis en cause le régime de propriété des médias et les conditions de travail des journalistes de base, qui aboutissent à généraliser des informations biaisées sur les mouvements sociaux, mettant l'accent sur le sensationnel. L'une des manières de remédier, même modestement, à cet état de fait est de produire notre information, de mettre nos mots et nos images sur les expériences que nous vivons.

Plusieurs membres de la commission participent chez eux à des expériences d'auto médias, papier ou radio, et sont venus pour échanger à ce propos. Le sujet n'a pu être abordé, faute de temps. L'équipe d'Ouest Torch, à Rennes, qui possède une expérience et un savoir-faire certains, rappellent qu'ils sont disponibles pour échanger sur les tentatives de journaux locaux et partager quelques unes de leurs recettes. Ils proposent également de mutualiser l'outil Ouest Torch, inspiré d'Ouest-France, avec les villes situées dans le périmètre de diffusion de ce journal, Bretagne, Normandie et Pays de Loire. Cette mutualisation peut prendre plusieurs formes, écritures d'articles locaux pour Ouest Torch, sa diffusion sur vos marchés.

Propositions

Référencement des auto médias existants

Mutualisation, échanges de savoirs

Sécurisation des données

Des participants souhaitaient échanger sur la sécurité des données, ce qui n'a pas été possible faute de temps. Des ateliers de sécurité informatique sont déjà proposés dans certaines villes, ou seront organisés à la rentrée. Peut-être les collectifs n'ayant pas dans leur entourage de personnes compétentes sur ce sujet peuvent-elles le faire savoir et inviter chez elles des militants pouvant apporter leurs compétences ?

Un des participants, un ancien trotskyste, a partagé son expérience. Il explique que tout est public et que le militantisme anonyme sous pseudonyme tel qu'il se pratiquait dans les années 1970 n'est plus possible. Ce nouveau paradigme est à prendre en compte, ne pas avoir peur de tout faire au grand jour.

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