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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 16:12

 

 

Le Kurdistan syrien vote et envoie un message à Bachar al Assad (Reuters)

 

Le Kurdistan syrien entame Vendredi 22 Septembre 2017 un processus électoral présenté comme historique qui ne vise pas, à ce stade, à déboucher sur l'indépendance, mais à adresser un message au président syrien.

Le message des kurdes syriens à Bachar al Assad est de lui dire, « laissez-nous tranquilles, sinon ce sera la partition ».

L'administration kurde dans le nord de la Syrie est dirigée par le parti de l’union démocratique (PYD), qui a souhaité organiser ce processus électoral en trois phases.

Il vise, avec l'avènement d'un système fédéral, à cimenter l'autonomie dont le Kurdistan syrien dispose depuis 2011.

Vendredi 22 Septembre 2017, les électeurs sont invités à choisir les dirigeants de trois mille sept cent communes. Il y aura ensuite au mois de novembre 2017 l'élection de conseils locaux puis, au mois de janvier 2018, l’élection d'une assemblée régionale, sorte de parlement local.

La structure politique devant être mise en place est largement inspirée des idées d'Abdullah Öcalan, l'ancien chef du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), qui purge une peine de prison à vie en Turquie.

Le PKK, qui mène une insurrection armée dans le sud est de la Turquie depuis trente ans, est considéré comme une organisation terroriste par Ankara.

L'autonomie du Kurdistan syrien inquiète donc fortement la Turquie, qui considère le PYD et son bras armé, les unités de protection du peuple (YPG), comme une extension du PKK.

Le régime du président syrien Bachar al Assad tolère, lui, le contrôle kurde sur certaines parties du pays mais il dit s'opposer au système fédéral décentralisé défendu par le PYD et il dit que les conseils mis en place par les kurdes sont des structures provisoires. Il s'oppose toutefois à ce processus électoral.

Les dirigeants du PYD préviennent, eux, que toute velléité de Damas de reprendre le contrôle de l'intégralité du territoire syrien se heurtera à la résistance des kurdes.

« L'insistance du régime à rétablir un système centralisé autoritaire aggravera la crise dans le pays », prédit Hadiya Youssef, coprésident d’une assemblée constituante faisant partie du processus politique en cours.

« En insistant sur cette position, le régime conduirait la Syrie vers la partition », a-t-elle déclaré dans un entretien accordé à Reuters par téléphone, ajoutant que les kurdes avaient les moyens de se défendre.

Les miliciens kurdes des YPG ont assumé un rôle grandissant en Syrie dans la lutte contre les djihadistes du groupe Etat Islamique. Ils contrôleraient désormais un quart du territoire.

Les YPG représentent la principale composante des Forces Démocratiques Syriennes (FDS), alliance arabo-kurde soutenue militairement et politiquement par les Etats-Unis.

Washington a néanmoins exprimé l'an dernier son opposition à l'existence de régions autonomes en Syrie et dénonce, de même, le référendum sur l'indépendance du Kurdistan irakien prévu Lundi 25 Septembre 2017.

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23 septembre 2017 6 23 /09 /septembre /2017 15:50

 

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/09/22/59c5002e22601d5c7c8b466b.html

 

Ada Colau participera pendant moins d’une heure à l'assemblée des maires d’Espagne pour le référendum et Manuela Carmena n’y participera pas

 

Le conseil municipal de Madrid sera représenté par Rita Maestre au lieu de Manuela Carmena

 

La maire de Barcelone, Ada Colau, participera à l'assemblée des élus en faveur du droit à décider que Podemos organisera Dimanche 24 Septembre 2017 à Saragosse, mais elle participera seulement pendant moins d’une heure. Alors que la maire de Madrid, Manuela Carmena, n’y participera pas.

De même, les partis qui confirment leur présence à l'assemblée enverront des délégations de faible niveau. C'est le cas d’Esquerra Republicana de Catalunya (ERC), du Partido Nacionalista Vasco (PNV) et de Compromis. Seul le Parti Democrate Européen de CATalogne (PDECAT) enverra son porte-parole au congrès, Carles Campuzano.

La participation de la maire de Barcelone sera tout à fait symbolique et rapide quand la réunion commencera Dimanche 24 Septembre 2017 à 9 heures du matin et Ada Colau retournera ensuite à Barcelone pour participer à la plus grande fête de la ville, la fête de la Mercè, Dimanche 24 Septembre à 11 heures 30.

Avec ce geste, Ada Colau réaffirme son engagement pour le référendum du premier octobre 2017 après avoir prononcé plusieurs discours très durs contre le gouvernement espagnol du Parti Populaire, contre les arrestations faites par la Guardia Civil et pour le référendum du premier octobre 2017, en se référant  toujours à la consultation comme une mobilisation.

Les organisateurs de la réunion du Dimanche 24 Septembre 2017 à Saragosse prévoient la participation des directions de Podemos, d’Izquierda Unida, de Catalunya en Comú, le parti de la maire de Barcelone et du député Xavier Domènech, et d’En Marea. La maire de Madrid, Manuela Carmena, ne participera pas à la réunion et elle sera représentée par sa porte parole, Rita Maestre.

Il y a aura d’autres maires d’autres conseils municipaux affiliés à Podemos. Il y aura Xulio Ferreiro, maire de La Corogne. Il y aura Martiño Noriega, maire de Saint Jacques de Compostelle. Il y aura Pedro Santisteve, maire de Saragosse.

En ce qui concerne les partis, la majorité des partis représentés seront des partis nationalistes ou indépendantistes. Ni le Parti Populaire, ni le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), ni Ciudadanos ne seront à Saragosse.

Le sommet sera principalement marqué par l’absence et par le faible niveau des délégations, dans lesquelles il n'y aura aucun des principaux personnages politiques.

Selon les informations d'Europa Press, ERC sera représentée par le député Jordi Salvador et par le sénateur Jordi Martí. Le PNV sera représenté par le député Mikel Legarda. Compromis sera représenté par les députés Enric Bataller et Marta Sorlí et par plusieurs parlementaires de la communauté autonome de Valence. Mes per Mallorca sera représenté par David Abril.

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 17:10

 

 

https://npa2009.org/communique/non-au-coup-detat-de-madrid-bas-les-pattes-devant-le-peuple-de-catalogne

 

Non au coup d’État de Madrid, bas les pattes devant le peuple de Catalogne

 

Depuis Mercredi 20 Septembre 2017, c’est un véritable coup d'état que vient de commettre, en Catalogne, le gouvernement de Madrid. Des bâtiments officiels ont été pris d’assaut par la Guardia Civil, plusieurs ministres catalans ont été incarcérés, des sièges de journaux et de mouvements politiques ont été perquisitionnés et des documents administratifs et du matériel électoral ont été dérobés.

Le but du gouvernement espagnol de Mariano Rajoy, avec le soutien du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE)  et de Ciudadanos, est de bâillonner le peuple de Catalogne et d’empêcher par la force que se déroule le référendum d’autodétermination convoqué par le parlement catalan le premier octobre 2017.

Mariano Rajoy invoque, pour justifier son coup de force, l’illégalité de ce référendum alors que son parti bafoue depuis plus de dix ans les droits du peuple catalan et même les engagements pour un statut d’autonomie de la Catalogne pris par le parlement espagnol en 2006, engagement reniés quatre ans plus tard, poussant un million cinq cent mille catalans à descendre dans les rues de Barcelone en  2010. Depuis cette date, cette exigence de contrôle démocratique n’a cessé de s’amplifier quand les gouvernements de Madrid s’arc-boutaient sur l’unité nationale espagnole.

En Catalogne, plus de soixante dix pour cent  de la population approuve le droit de pouvoir choisir soi même son destin par le référendum du premier octobre 2017.

Le peuple de Catalogne a le droit de voter et de décider. Aucune manœuvre policière ne pourra empêcher l’expression de ce droit démocratique.

Le Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA) n’accepte pas que ce droit soit bâillonné et que se mette en œuvre une politique aux relents de franquisme.

Les gouvernants de Madrid comme les dirigeants capitalistes européens ont peur de ce référendum car il participe d’un mouvement qui en Europe refuse en même temps les politiques d’austérité subies par les couches populaires, la corruption des partis institutionnels et la restriction croissante des droits démocratiques.

Aujourd’hui Emmanuel Macron et Angela Merkel soutiennent Mariano Rajoy. Notre place  est au côté du peuple catalan.

Nous défendons le droit à l’autodétermination du peuple catalan et son droit de constituer une république catalane qui puisse décider librement des liens qu’elle entend avoir avec le reste des peuples qui font partie aujourd’hui de l'état espagnol et de l'Union Européenne.

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 16:56

 

 

Madrid envoie des renforts de police en Catalogne (Reuters)

 

Le ministère espagnol de l’intérieur a annoncé Vendredi 22 Septembre 2017 l'envoi de renforts de police en Catalogne pour assurer le maintien de l'ordre et empêcher la tenue du référendum d'autodétermination du premier octobre 2017.

A Barcelone, les représentants de l'exécutif régional ont estimé que cette décision était exagérée et qu'elle visait à dramatiser la situation. « Il suffit d'avoir des yeux pour voir qu'il n'y a pas de violence », a réagi le porte-parole du gouvernement autonome de la Catalogne, Jordi Turull.

Le ministère espagnol de l’intérieur ne donne pas de chiffres mais, selon les médias, trois mille à quatre mille membres de la Policia Nacional et de la Guardia Civil sont déjà déployés ou sont en train d'arriver dans la région autonome du nord-est de l'Espagne.

Le gouvernement autonome de la Catalogne, dont le président Carles Puigdemont a réaffirmé, Jeudi 21 Septembre 2017, sa volonté d'organiser le référendum malgré l'opposition de Madrid, dispose de ses propres forces de police, les Mossos d'Esquadra, au nombre d'environ dix sept mille.

S'y ajoutent quelque cinq mille membres de la Guardia Civil, une force de police à statut militaire, stationnés dans la région en temps normal.

Dans son communiqué, le ministère de l’intérieur déclare que les renforts serviront de force d'appoint aux Mossos d'Esquadra, chargés en premier lieu du maintien de l'ordre.

« Les renforts seront chargés de la surveillance de l'espace public et du maintien de l'ordre et ils agiront si le référendum illégal est maintenu », prévient le ministère espagnol de l’intérieur.

Une partie de ces effectifs sera logée dans trois ferries loués par le gouvernement espagnol qui mouillent dans les ports de Barcelone et de Tarragone en raison d'une pénurie d'hébergements temporaires et afin d'éviter des heurts avec des manifestants.

Le ministère a averti les policiers affectés en Catalogne qu'ils n'auraient droit à aucun jour de repos entre le 20 septembre et le 5 octobre 2017.

Pour Joaquim Forn, ministre de l’intérieur de l'exécutif régional catalan, l'envoi de ces renforts est un pas de plus franchi par le gouvernement central pour remplacer les Mossos d'Esquadra. « C'est une tentative évidente visant à les discréditer », a-t-il tweeté.

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 16:38

 

 

Prison ferme requise contre des manifestants contre la police (Reuters)

 

Le ministère public a requis Vendredi 22 Septembre 2017 de lourdes peines de prison ferme contre des activistes proches de l'ultra-gauche qui avaient incendié le 18 mai 2016 une voiture de police occupée par deux policiers, dans le dixième arrondissement de Paris.

Il a ainsi donné un tour très politique à ce qui aurait pu n'être qu'un fait divers en marge du mouvement contre la première loi travail, estiment des avocats de la défense.

Huit prévenus de vingt à quarante ans comparaissent depuis Mardi 19 Septembre 2017 devant le tribunal correctionnel de Paris pour cette attaque commise en marge d'une manifestation contre un rassemblement de policiers dénonçant la haine contre les policiers.

Parmi eux, deux frères de vingt et de vingt trois ans, Angel et Antonin Bernanos, étudiants, descendants directs de l'écrivain Georges Bernanos, qui se revendiquent de la lutte antifasciste et qui nient toute participation à l'agression des deux gardiens de la paix.

Un mandat d'arrêt a été lancé contre un neuvième homme, âgé de vingt huit ans, demeurant en Suisse et soupçonné d'avoir jeté dans la voiture le fumigène qui y a mis le feu, alors que les gardiens de la paix Kevin Philippy et Allison Barthélemy étaient à l’intérieur de la voiture.

Le ministère public a requis contre cet homme, en son absence, une peine de huit ans de prison ferme.

« C'est bien le procès de quelques casseurs, d'incendiaires et d'une bande ultra violente qui, par idéologie, a lynché deux policiers », a dit le procureur, qui a retourné l'accusation de « dérive anti-démocratique violente » contre les prévenus.

Malgré les dénégations d'Antonin Bernanos, qui a dit être là « à cause d'un témoin qui raconte n'importe quoi », le procureur a requis cinq ans de prison contre lui, dont quatre ans de prison ferme.

Ce jeune homme à l'allure sage, qui a fait dix mois de détention provisoire, déjà condamné en 2013 pour violences aggravées, est accusé d'avoir frappé Kevin Philippy et d’avoir défoncé la vitre arrière du véhicule, par où sera lancé le fumigène.

Une peine de cinq ans de prison dont trois ans de prison ferme a été demandée contre le plus âgé des prévenus, Nicolas Fensch, quarante ans, informaticien sans emploi, qui a pour sa part reconnu avoir frappé Kevin Philippy avec une barre métallique.

Il a invoqué la colère, nourrie selon lui par l'usage de la force par les forces de l'ordre lors de manifestations contre la réforme du travail, et la peur devant le policier qui lui a fait face après s'être extrait de la voiture enfumée.

Nicolas Fensch, qui a déjà effectué treize mois de détention provisoire, a présenté ses excuses à Kévin Philippy, qui a dit avoir cru mourir, comme sa collègue, qui revenait avec lui d'une séance de tir quand ils ont été bloqués quai de Valmy.

Le ministère public a requis des peines de trois ans de prison contre David Brault, surnommé Kara, transgenre d'origine américaine, et contre le plus jeune prévenu, Thomas Richaud, vingt ans, dont deux ans de prison ferme contre le premier et un an de prison ferme contre le second.

Ils ont reconnu les faits qui leur sont reprochés. Thomas Richaud a aussi invoqué la colère après avoir, a-t-il dit, reçu un flash-ball au visage lors d'une précédente manifestation. Mais il a assuré n'avoir jamais voulu blesser un policier.

David Brault est en détention provisoire depuis seize mois et le ministère public a requis son maintien en détention.

Des peines de douze mois de prison avec sursis ont été demandées à l'encontre des autres prévenus, assorties comme pour tous les accusés de trois ans d'interdiction de manifester.

« Le parquet, depuis le début, en fait une affaire symbolique », a déclaré à Reuters l'avocat de Thomas Richaud, Raphaël Kempf, qui juge disproportionnée la peine requise pour quelques coups de pieds contre son client, un ouvrier cordiste qui manifestait contre la première loi travail.

L'avocat de Nicolas Fensch, Arié Alimi, a pour sa part déploré des réquisitions politiques, tout en regrettant que le ministère public ait en l'occurrence manqué de sens politique en demandant des peines exubérantes.

Un groupuscule proche des milieux libertaires a revendiqué, Jeudi 21 Septembre 2017, un incendie criminel qui a ravagé des locaux et des véhicules de la gendarmerie à Grenoble, en le présentant comme une mesure de représailles contre ce procès.

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22 septembre 2017 5 22 /09 /septembre /2017 16:21

 

 

La mobilisation contre la réforme du code du travail faiblit (Reuters)

 

La mobilisation contre la réforme du code du travail n'a réuni que cent trente deux mille personnes, Jeudi 21 Septembre 2017, près de deux fois moins que lors de la première journée d'action, mais la Confédération Générale du Travail (CGT) affirme qu'il ne s'agit que d'une étape dans la contestation.

Le ministère français de l’intérieur avait il y a dix jours dénombré deux cent vingt trois mille manifestants sur l'ensemble du territoire et la CGT avait compté cinq cent mille manifestants.

La CGT parle de deux cent rassemblements, de milliers d'arrêts de travail et de plusieurs centaines de milliers de manifestants, sans plus de précision.

« Globalement, les chiffres des manifestants sont peut-être un peu inférieurs à la fois précédente », a dit le secrétaire général de la CGT, Philippe Martinez, « je crois que le mécontentement, il est là, et que la mobilisation, elle est là. Et donc, il n'y a aucune raison de s'arrêter, bien au contraire ».

A Paris, la police a recensé seize mille personnes, soit huit mille de moins que lors de la dernière manifestation. La CGT a compté cinquante cinq mille participants, contre soixante mille participants il y a dix jours.

La manifestation s'est globalement déroulée dans le calme, sans blessé selon la préfecture de police de Paris. Une personne a été interpellée pour détention de produits dangereux destinés à la confection de cocktails Molotov.

A Marseille, la manifestation a réuni cinquante mille personnes, Jeudi 21 Septembre 2017, selon la CGT, contre soixante mille personnes lors de la précédente manifestation. La préfecture des Bouches-du-Rhône avait dénombré quatre mille cinq cent personnes, Jeudi 21 Septembre 2017, contre sept mille cinq cent personnes, Mardi 12 Septembre 2017.

A Bordeaux, où des incidents ont opposé en fin de manifestation de jeunes anarchistes au service d'ordre de la CGT, la préfecture a compté trois mille participants, contre dix mille participants selon la CGT. A Lyon, ils étaient trois mille cinq cent, selon la police, et à Toulouse, ils étaient quatre mille selon la police et quatorze mille selon la CGT.

Cette fois-ci encore, les instances dirigeantes de la CGT Force Ouvrière, de la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT), de la Confédération Française des Travailleurs Chrétiens (CFTC) et de la Confédération Française des Entreprises Confédération Générale des Cadres (CFE CGC) n'ont pas appelé à rejoindre le mouvement et la CGT les a appelés à l'unité.

« Ce que nous souhaitons à la CGT, c'est que ce que nous voyons dans la rue et dans les entreprises, c'est-à-dire des syndicats qui sont unis, cela puisse se concrétiser au niveau des confédérations », a déclaré Philippe Martinez, au départ du cortège parisien, souhaitant que le mouvement soit « encore plus fort dans les semaines à venir. Il y a des gouvernements qui étaient droits dans leurs bottes et qui ont changé d'avis face à la mobilisation dans la rue », a-t-il ajouté.

Une cinquantaine d'unions départementales et huit fédérations de la CGT Force Ouvrière se sont toute de même jointes aux cortèges, selon la CGT, ainsi qu'une dizaine de fédérations de la CFE-CGC. Des divisions de la fédération de la métallurgie de la CFDT étaient également présentes dans le cortège parisien.

Les retraités ont appelé à des manifestations contre la hausse de la Contribution Sociale Généralisée (CSG), le 28 septembre 2017, et les fonctionnaires ont appelé à des manifestations contre le gel de leur rémunération, le 10 octobre 2017. A partir du 25 septembre 2017, ce sont les routiers qui prévoient des blocages, notamment dans des dépôts de carburant.

Le leader du Mouvement de la France Insoumise (MFI), Jean-Luc Mélenchon, présent dans le cortège de Paris et dont le mouvement organise Samedi 23 Septembre 2017 à Paris une manifestation contre le coup d’état social d'Emmanuel Macron, a lui aussi estimé qu'on n'en était qu'au début de la mobilisation. « Les syndicats se mettent en mouvement et nous appelons à les soutenir », a-t-il déclaré à la presse.

Emmanuel Macron, qui se trouvait cette semaine à New York à l’assemblée générale de l’Organisation des Nations Unies (ONU), a répété qu'il entendait mener à bien son projet.

« J'ai été clair durant ma campagne à propos de ces réformes. J'ai expliqué ces réformes, j'ai présenté ces réformes pendant des semaines et j'ai été élu pour cela », a déclaré le président de la république française Mardi 19 Septembre 2017 à la chaîne de télévision américaine Cable News Network (CNN).

« Je crois à la démocratie, mais la démocratie n'est pas dans les rues », a-t-il dit, avant de préciser, Mercredi 20 Septembre 2017, lors d'une conférence de presse qu'il n'y aurait aucune complaisance vis-à-vis d'éventuelles violences.

Pour le président de la CFTC, Philippe Louis, des manifestations, à ce stade-ci, ne suffiront pas pour faire reculer le gouvernement.

« Quand nous allons dans la rue, nous obtenons l'ouverture de négociations et de nous mettre autour de la table », a-t-il dit, Jeudi 21 Septembre 2017 sur La Chaîne Parlementaire (LCP), « aujourd'hui, nous ne pouvons pas penser objectivement que nous allons pouvoir obtenir le retrait des ordonnances ».

Il mise tout sur les décrets d'application qui doivent préciser certains curseurs clés de la réforme, comme les moyens accordés à l'instance représentative du personnel.

« Si on nous présente des décrets dans lesquels nous perdons la moitié de nos délégués et la moitié de nos heures de délégation, c'est inacceptable. Là, effectivement, nous commencerions à aller aussi dans la rue », a-t-il précisé.

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 19:48

 

 

https://fr.reuters.com/article/topNews/idFRKCN1BW0OJ-OFRTP

 

Le départ de Florian Philippot aggrave la crise du Front National (Reuters)

 

Florian Philippot a annoncé Jeudi 21 Septembre 2017 son départ du Front National, un parti en crise depuis les élections présidentielles et désormais rattrapé, selon celui qui fut le plus proche conseiller de Marine Le Pen, par les vieux démons de l‘extrême droite.

Le divorce prononcé sur la deuxième chaîne de la télévision française conclut un psychodrame qui s‘est noué ces derniers mois autour de la ligne politique, de la personnalité et des initiatives personnelles du député européen, en butte à une opposition interne toujours plus déterminée à marginaliser cet énarque souverainiste.

Cet épisode met aussi fin à huit années de symbiose entre Florian Philippot et Marine Le Pen, laquelle disait avoir eu un coup de foudre intellectuel lors de leur première rencontre et elle l‘avait par la suite propulsé à la vice-présidence.

« Nous sommes dans un processus de refondation. Et j‘ai vu semaine après semaine que cette refondation se passait mal et que, en réalité, elle cachait un retour en arrière terrible », a jugé le désormais ancien vice-président du Front National.

« Le Front National est rattrapé par ses vieux démons », a-t-il ajouté.

Après plusieurs mois de pourrissement, l‘histoire s‘est brutalement accélérée avec les injonctions réitérées de Marine Le Pen à Florian Philippot, qu‘elle sommait de quitter la présidence de son association personnelle, les Patriotes, à l‘origine selon elle d‘un conflit d‘intérêt.

Lors d‘un bureau politique organisé Lundi 18 Septembre 2017 au siège du Front National, Marine Le Pen l‘a exhorté, les yeux dans les yeux, à trancher entre ses fonctions de vice-président du Front National et de président des Patriotes, faute de quoi elle prendrait une décision à sa place.

Le numéro deux du parti à toujours refusé d‘obtempérer en invoquant son souhait de participer, par le biais de ce laboratoire d‘idées fondé au mois de mai 2017, à la transformation du parti promise par la députée du Pas-de-Calais au soir de sa défaite au deuxième tour des élections présidentielles.

Mercredi 20 Septembre 2017, Marine Le Pen a précipité le dénouement en prononçant une première sanction, le retrait des attributions de Florian Philippot, qui était jusque-là chargé d’élaborer la stratégie et la communication du parti.

« Je pense que nous aurions pu éviter ces semaines de montée en tension », a réagi Marine Le Pen, peu après l‘annonce du départ de Florian Philippot.

« J‘ai quand même assez de bouteille politique pour avoir tout de suite compris qu‘il s‘agissait là non pas d‘un think-tank mais d‘un parti politique », a-t-elle encore dit.

Selon elle, il ne faut pas voir dans cette péripétie le début de la fin car, a-t-elle insisté, « à chaque fois qu‘on a cherché à enterrer le Front National, il est ressorti plus structuré, plus puissant et plus fort qu‘il ne l’était ».

L‘histoire de la formation d‘extrême droite est faite de dissidences et de départs fracassants, qui l‘ont parfois durablement affaibli sans jamais l‘achever.

Bruno Mégret, qui fut comme Florian Philippot la tête pensante du Front National, a organisé une scission en 1998 et en 1999 en emmenant avec lui une grande partie des hauts cadres mais il n‘est pas parvenu à reconstruire ailleurs un parti viable.

Cette fois, Florian Philippot entraîne dans son sillage une poignée de frontistes, comme la députée européenne Sophie Montel qui a annoncé Jeudi 21 Septembre 2017 sa démission après trente ans de militantisme.

Dans la journée, le Front National a annoncé la promotion de David Rachline, maire de Fréjus, à la tête du pôle communication et la nomination de trois porte-paroles, Julien Sanchez, Sébastien Chenu et Jordan Bardella.

« Le Front National va enfin connaître l‘apaisement face à un extrémiste sectaire, arrogant et vaniteux qui tentait de museler notre liberté de débattre », a fustigé Louis Aliot, député et compagnon de Marine Le Pen, sur Twitter.

« Je regrette sa décision », a pour sa part déclaré le secrétaire général frontiste, Nicolas Bay, « il avait toute sa place au Front National. Il fallait qu‘il accepte le débat. Il fallait poser toutes les questions ».

Car, au-delà des questions de personnes, c‘est un débat de fond qui se joue au sein de l‘extrême droite, traumatisée par la performance de Marine Le Pen aux élections présidentielles.

Le président du parti souverainiste Debout La France (DLF), Nicolas Dupont-Aignan, a évoqué la possibilité d‘un rapprochement avec Florian Philippot, qu‘il a rencontré Jeudi 21 Septembre 2017.

« Il a le profil comme d’autres au Front National, chez les Républicains ou à DLF pour participer à cette reconstruction politique fondamentale, si nous ne voulons pas laisser la France au duo infernal d’Emmanuel Macron et de Jean Luc Mélenchon », a déclaré sur Radio Télévision Luxembourg (RTL) celui qui avait soutenu Marine Le Pen aux élections présidentielles.

Diplômé de l‘Ecole Nationale d’Administration (ENA) et de l’école des Hautes Etudes Commerciales (HEC), gaulliste auto proclamé et ancien chevènementiste revendiqué, Florian Philippot incarnait la dédiabolisation voulue par Marine Le Pen, mais aussi une opposition intransigeante à l‘Union Européenne et l‘ambition de transcender le clivage entre la droite et la gauche.

Autant d‘orientations que ne partagent pas certaines figures frontistes, comme Gilbert Collard ou Nicolas Bay, favorables à un discours davantage centré sur les questions identitaires et à une union des droites.

« J‘ai souhaité et j’ai demandé le départ de Florian Philippot, je l’ai dit et redit depuis deux ans. Il incarne une ligne politique néfaste pour le courant de pensée que nous représentons, dont je me sens proche », a déclaré Robert Ménard, maire de Béziers et électron libre de la galaxie du Front National.

Voilà désormais le parti lepéniste contraint de mener une refondation plus profonde encore qu‘annoncé, d‘autant que la démission de Florian Philippot s‘ajoute à celle de Marion Maréchal-Le Pen.

L‘ancienne députée du Vaucluse, nettement plus populaire auprès de la base militante, a choisi au mois de mai 2017 d‘ouvrir une parenthèse dans sa vie politique, laissant orpheline la frange identitaire du parti.

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 19:25

 

 

http://www.alencontre.org/europe/espagne/le-spectre-du-franquisme-plane-sur-la-catalogne.html

 

Le spectre du franquisme plane sur la Catalogne

 

Communiqué de l’Union Syndicale Solidaire (USS)

 

Mercredi 20 Septembre 2017, dans la matinée, une vaste opération de police contre des responsables autonomistes et indépendantistes a eu lieu en Catalogne, alors que nous sommes à quelques jours d’un référendum historique sur l’indépendance, fixé au premier octobre 2017.

La police espagnole a envahi le ministère de l'économie et divers organismes des finances catalanes dont l'Agence du Trésor de Catalogne (ATC), ainsi que le ministère des affaires extérieures. La Guardia Civil a arrêté le ministre catalan des finances, Josep Maria Jové. Elle a également pris d’assaut le ministère catalan des affaires sociales. En parallèle, d’autres interventions de la Guardia Civil ont visé une douzaine de responsables de l’administration catalane qui ont, aussi, été interpellés. Ces actions coordonnées font suite à une pression croissante, ces derniers jours, avec un nombre important d’arrestations, de perquisitions et de saisies de matériel électoral.

La Guardia Civil agit sur injonction du gouvernement central espagnol qui essaie par tous les moyens d’empêcher le référendum d’autodétermination. Pourtant, juridiquement, la Guardia Civil n’est compétente sur le territoire du gouvernement de Catalogne que pour les affaires de terrorisme ou de gestion des frontières. Le fait qu’elle intervienne, sous couvert d’empêcher les élus autonomistes d’organiser un référendum avec l’argent des institutions catalanes, est clairement une violation des règles jusqu’alors en application.

Le gouvernement central de Mariano Rajoy « a suspendu de facto notre autonomie et appliqué de facto un état d’urgence », estime Carles Puigdemont, le président catalan.

La Confédération Générale du Travail (CGT) catalane, membre du réseau syndical international de solidarité et de lutte, dit dans un communiqué qu'elle est « alarmée par l’escalade de la répression » et, dénonçant cette forme de coup d'état, précise, par une phrase lourde de sens dans le contexte ibérique marqué par les quarante ans de dictature de Francisco Franco, « historiquement, lorsque les attitudes fascistes traversent la porte, elles ne partent jamais si elles ne sont pas expulsées ». Les autres organisations syndicales de l'état espagnol membres du réseau syndical international de solidarité et de lutte et de nombreuses autres forces associatives, syndicales et politiques, condamnent également l’agression du pouvoir de Madrid.

Une chose est sûre. Cette pratique autoritaire de la part du gouvernement de Matiano Rajoy rappelle que les partisans de l’Espagne éternelle sont toujours aux commandes et que le droit des peuples à disposer d’eux-mêmes est bafoué. Le peuple catalan et le mouvement social catalan ne se laisseront pas faire, les appels à descendre dans la rue se multiplient ces dernières heures. Mercredi 20 Septembre 2017 à 14 heures, les artères des Ramblas et de la Gran Via à Barcelone étaient noires de monde. Une foule en colère scandait à tue-tête « nous voterons » et « les forces d’occupation dehors » et elle entonnait l’Estaca de Luis Llach, la chanson symbole de la résistance contre le franquisme.

L’USS apporte tout son soutien au peuple catalan dans son choix à définir, lui-même et lui seul, son destin.

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21 septembre 2017 4 21 /09 /septembre /2017 18:58

 

 

https://politica.elpais.com/politica/2017/09/20/actualidad/1505908748_437625.html

 

Pablo Iglesias et Arnaldo Otegi appellent à la mobilisation contre le Parti Populaire

 

Les leaders du parti indépendantiste et d’Unidos Podemos soutiennent la manifestation appelée à la Puerta del Sol par le collectif Madrilenos por el Derecho a Decidir (MDD)

 

Les arrestations et les perquisitions réalisées Mercredi 20 Septembre 2017 en  Catalogne pour interdire le référendum illégal ont fait que le leader de Podemos, Pablo Iglesias, et le leader d’Euskal Herria Bildu, Arnaldo Otegi, ont répondu avec un appel à la mobilisation. Quelques heures plus tard, les leaders et les députés des partis indépendantistes et du Partido Nacionalista Vasco (PNV) ont participé à un rassemblement organisé à la Puerta del Sol à Madrid pour protester contre l'action du gouvernement espagnol en Catalogne et pour la défense du référendum

« Nous allons vers une situation où en Espagne il y aura des prisonniers politiques », a déclaré le secrétaire général de Podemos dans les couloirs du congrès des députés pour se référer aux arrestations de membres du gouvernement catalan. « Je pense qu'il n'est pas judicieux que, dans un pays démocratique, il y ait des prisonniers politiques. Face à cela, les leaders politiques doivent répondre en demandant la coexistence, le dialogue et le bon sens, et exiger que, dans notre démocratie, les droits civils ne puissent pas être suspendus », a-t-il lancé.

Pour sa part, la coalition abertzale Euskal Herria Bildu a fait appel à la mobilisation populaire dans toutes les municipalités pour dénoncer « l'assaut des troupes de la Guardia Civil contre le gouvernement catalan ». Pour Arnaldo Otegi, les rues devraient être, a-t-il dit, le lieu principal pour dénoncer ce « comportement autoritaire et antidémocratique de l’état espagnol ».

Des centaines de personnes, huit cent personnes selon la délégation du gouvernement, se sont rassemblées Mercredi 20 Septembre 2017 dans l'après-midi à la Puerta del Sol, à Madrid, appelée par la plate-forme MDD. La manifestation a été soutenue par plusieurs partis comme Podemos, Esquerra Republicana de Catalunya (ERC), le PNV, le Parti Démocrate Européen de Catalogne (PDECAT) et Compromis, et certains de leurs députés ont participé à la manifestation, qui n'avait pas l'autorisation obligatoire de la délégation du gouvernement.

Le parti de Pablo Iglesias a eu une présence importante dans la manifestation, comme l'ancien chef d'état-major Julio Rodríguez et le secrétaire général de Podemos dans la communauté de Madrid, Ramon Espinar. Il faut également ajouter le secrétaire d'organisation Pablo Echenique, le député Íñigo Errejón et le leader d’Izquierda Unida, Alberto Garzón.

ERC a eu une grande représentation avec les députés Ester Capella, Teresa Jordà, Jordi Salvador et Joan Capdevila, ainsi que le Grupo Vasco avec ses cinq députés, dirigé par Aitor Esteban, qui ont été rejoints par des représentants du PDECAT, comme Carles Campuzano, et de Compromis, comme Joan Baldoví.

Les participants ont revendiqué le droit à décider des catalans et ils ont demandé la démission du président du gouvernement espagnol, Mariano Rajoy. Ils ont également crié en faveur de l'indépendance, de la république et du droit à la liberté d'expression. Des bulletins de vote ont été distribués, des drapeaux catalans et républicains ont été agités et des vers de l’Estaca de Lluis Llach et de l’hymne national catalan els Segador ont été chantés.

« Madrid est avec le peuple catalan » était l'un des slogans les plus fréquents. Autour du rassemblement se trouvaient plusieurs véhicules de police et un cordon d'agents de police pour contrôler et éviter les contacts avec les nombreux touristes qui fréquentent la Puerta del Sol et avec un petit groupe de personnes avec des drapeaux phalangistes, stationnées devant le siège de la présidence de la communauté de Madrid.

Des centaines de personnes ont également participé aux nombreux rassemblements organisées au Pays Basque, en Galice et dans la communauté valencienne, devant les délégations du gouvernement pour dénoncer les arrestations en Catalogne.

L’opération de la Guardia Civil a stimulé les arguments et les appels à manifester de Podemos et des partis les plus sensibilisés par l’indépendantisme catalan. Sous l'argument selon lequel « la défense de la Catalogne est la défense de notre pays », Euskal Herria Bildu a demandé à ses militants d'organiser des manifestations dans toutes les communes du Pays Basque et de la Navarre, y compris dans les plus grandes villes. L'objectif est de « défendre notre souveraineté nationale » et « la solidarité avec le peuple catalan », qui a salué sa décision de manifester en réponse aux arrestations et aux perquisitions de la Guardia Civil contre le gouvernement catalan.

Arnaldo Otegi a convoqué en urgence les médias pour faire face à la grave situation de la Catalogne.

Podemos, pour sa part, a défendu que les détentions en Catalogne de hautes personnalités et les menaces de sanctions du gouvernement espagnol contre le référendum catalan exigent une réponse dans la rue pour rappeler au Parti Populaire qu’il ne peut pas « imposer par la force ce qu'il ne sait pas gérer politiquement ». Cela a été précisé dans les déclarations faites à EFE par le député européen Miguel Urbán et par la députée de la formation à l’assemblée de Madrid, Isabel Serra, qui appartiennent tous les deux au courant Anticapitalistas.

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20 septembre 2017 3 20 /09 /septembre /2017 20:00

 

 

http://www.elmundo.es/cataluna/2017/09/20/59c2032446163f2b338b459a.html

 

La Guardia Civil arrête quatorze personnes et effectue plus de quarante perquisitions contre le référendum du premier octobre 2017

 

Arrestation de l’équipe d'Oriol Junqueras qui préparait le référendum

 

La Guardia Civil saisit sur un bateau plus de neuf millions de bulletins de vote

 

Le ministère espagnol de l’intérieur suspend les permissions des agents de la Guardia Civil

 

La Guardia Civil a arrêté quatorze personnes et a fait plus de quarante perquisitions, dont six bureaux du gouvernement catalan, les départements de l'économie, des affaires sociales et des affaires étrangères, le Centre des Télécommunications et des Technologies de l’Information (CTTI) et l'Agence du Trésor de Catalogne (ATC).

Le secrétaire général à l'économie et numéro deux d’Oriol Junqueras, Josep Maria Jové, et le secrétaire au trésor, Lluís Salvadó, sont parmi les personnes arrêtées. Les ministres des affaires étrangères et des affaires sociales et les responsables du CTTI et de l’ATC sont également arrêtés.

Au cours de l'opération, plus de neuf millions de bulletins de vote prêts pour le référendum ont également été trouvés sur un navire à Biells, dans la province de Barcelone. Quatre vingt pour cent des notifications pour constituer les bureaux de vote du référendum illégal avaient été saisies, Mardi 19 Septembre 2017.

Des milliers de personnes sont rassemblées devant le ministère de l’économie pour protester contre les perquisitions et contre les arrestations.

La Guardia Civil a arrêté quatorze personnes, des ministres du gouvernement catalan et des responsables d’entreprises privées, et a fait plus de quarante perquisitions, dont trois ministères du gouvernement catalan et trois autres institutions publiques, ce qui est la plus grande offensive judiciaire contre le référendum du premier octobre 2017 suspendu par le Tribunal Constitutionnel espagnol. Comme cela a été confirmé par des sources policières et gouvernementales, les personnes arrêtées par ordre du treizième juge d’instruction sont le numéro deux d’Oriol Junqueras et secrétaire général à l’économie du gouvernement catalan, Josep Maria Jové, et le secrétaire au trésor, Lluís Salvadó. Les personnes arrêtées sont accusées de prévarication, de détournement de fonds publics, de désobéissance au Tribunal Constitutionnel et de divulgation de secrets.

En plus de Josep Maria Jové, ont également été arrêtés les ministres des affaires étrangères et des affaires sociales et les responsables du CTTI et de l’ATC. Les identités des personnes arrêtées confirmées jusqu'à présent sont le ministre de l’économie Juan Manuel Gómez, le ministre des affaires sociales Xavier Puig Farré, les responsables du CTTI Josué Sallent et David Franco et le ministre des affaires étrangères David Palancad. Rosa Maria Rodriguez Curto a également été arrêtée à Madrid, comme cela a été confirmé par des sources policières.

La Guardia Civil a arrêté également des responsables d’entreprises privées, Pau Furriol et Mercedes Martinez, dans lesquelles a été localisé du matériel électoral et de propagande pour le référendum. Selon des sources policières,  plus de neuf millions de bulletins de vote ont été localisés sur un bateau de Bigues i Riells, dans la province de Barcelone.

Les arrestations au département d'économie visent à démanteler complètement l'équipe chargée de la logistique et de l'organisation du vote de premier octobre 2017, dont la coordination est assumée par Oriol Junqueras.

La Guardia Civil a perquisitionné à cet effet les bureaux du secrétaire au trésor du gouvernement catalan, Lluís Salvadó, et du secrétaire à l'économie, Pere Aragones, tous les deux membres d’Esquerra Republicana de Catalunya (ERC).

L’enquête se concentre également, en pleine Rambla Catalunya, sur le bureau qui a coordonné tous les travaux pour le référendum et où travaillent depuis trois mois des membres de l’organisation des campagnes électorales de Catalogne.

Le département dirigé par Oriol Junqueras était dès le départ dans les plans des enquêteurs, car c’était le lieu dans lequel étaient conservées les données sur le recensement électoral, en plus des listes des fonctionnaires du gouvernement catalan. Le juge qui a autorisé les arrestations, Juan Antonio Ramírez Sunyer, a engagé l'affaire à la suite d'une plainte déposée par Vox et par l'avocat Miguel Durán contre l'ancien sénateur Santi Vidal, l’ancien magistrat Carles Viver Pi Suñer et le secrétaire au trésor du gouvernement catalan, pour plusieurs délits relatifs au contenu des conférences de Santi Vidal dans lesquelles il disait qu’il détenait les données fiscales des catalans, a dit Germán González.

Des unités de la Guardia Civil sont entrées Mercredi 20 Septembre 2017 peu avant 8 heures du matin dans les bureaux des ministères de l'économie, des affaires sociales et des affaires étrangères, dont le siège est physiquement au Palau de la Generalitat, en plus des bureaux de l'ATC et du CTTI. Des perquisitions ont également été réalisées à l’Institut Catalan des Finances (ICF) et à la Direction Générale du Patrimoine (DGP).

Des policiers en uniforme et en civil se sont présentés à la première heure dans les bâtiments appartenant au gouvernement catalan, répartis entre Barcelone et L'Hospitalet de Llobregat, dans lesquels, après avoir présenté les ordonnances judiciaires, ils ont commencé à contrôler l'entrée et la sortie des employés. Des unités des délits économiques et des techniciens des délits informatiques participaient à l’opération. Des perquisitions ont également été effectuées dans des entreprises technologiques dans le quartier de Poble Nou à Barcelone.

La Guardia Civil a également perquisitionné des domiciles privés. A Sabadell, les agents sont entrés dans la maison de Joan Ignasi Sánchez, secrétaire du département du gouvernement de la Generalité. Selon des sources présentes sur place, deux véhicules de la Guardia Civil sont arrivés à la première heure à son domicile et des agents des Mossos d'Esquadra étaient également présents pour permettre l'accès au bâtiment. Certains manifestants ont tenté de bloquer l'entrée de l’immeuble, rapporte Jordi Ribalaygue.

Joan Ignasi Sánchez est un militant du Parti Démocrate Européen de CATalogne (PDECAT) et a été conseiller municipal de Convergencia i Union (CiU) dans la ville de Sabadell. Le secrétariat du gouvernement, dirigé par la ministre Meritxell Borràs, est considéré comme la clé de l'organisation du référendum que le gouvernement catalan veut convoquer le premier octobre 2017.

Après avoir diffusé les informations relatives aux perquisitions, les souverainistes ont mobilisé et organisé des manifestations aux portes des départements, surveillés à leur tour par les agents des Mossos d'Esquadra. La manifestation la plus massive était la manifestation devant le ministère de l’économie.

Le président de l'Assemblée Nationale de Catalogne (ANC), Jordi Sanchez, a assuré sur Twitter que « l'heure est venue de la résistance pacifique ».

Le ministère espagnol de l’intérieur a annoncé, dans les heures qui ont suivi les arrestations, que les directions de la Policia Nacional et de la Guardia Civil ont suspendu toutes les permissions à leurs agents en Catalogne qui ont été mobilisés pour répondre au premier octobre 2017. Entre le Mercredi 20 Septembre et le Vendredi 5 Octobre 2017, « les vacances et les permissions ne seront pas accordées », a déclaré le ministère dans une note.

L'opération du Mercredi 20 Septembre 2017 est la continuité de celle commencée Mardi 19 Septembre 2017, dans laquelle la Guardia Civil a localisé quatre vingt pour cent des notifications pour constituer les bureaux de vote.

Ce fut un revers pour le gouvernement catalan, car cela réduisait de manière drastique sa capacité à donner un caractère solennel au référendum illégal du premier octobre 2017.

Selon des sources policières et judiciaires confirmées à el Mundo, la Guardia Civil a retiré de la circulation la majeure partie des notifications, jusqu’à cinquante mille, emballées et prêtes à être envoyées aux citoyens choisis par loterie pour former les bureaux de vote.

En outre, une « quantité énorme d'enveloppes » a été trouvée avec le logo du gouvernement catalan, avec les cartes de recensement à l'intérieur, selon l'ordre judiciaire qui a donné l'autorisation de vérifier le contenu des enveloppes.

Les sources du gouvernement catalan ont déclaré que, bien que cela soit un coup dur contre l'organisation du référendum, il existe encore un matériel électoral prêt à être distribué dans les prochains jours.

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