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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 19:46

http://www.blog.mondediplo.net/2009-11-02-2-novembre-1917-la-declaration-Balfour


http://www.palestine-solidarite.org/analyses.Alain_Gresh.021109.htm

2 novembre 1917, la déclaration Balfour

Alain Gresh

Il y a 92 ans, le 2 novembre 1917, le gouvernement britannique adoptait la déclaration Balfour, un texte qui est à l’origine du conflit palestinien. Pour en comprendre les enjeux, voici un extrait du chapitre 2 de Israël-Palestine, vérités sur un conflit (Fayard, 2001 et 2007).

Le conflit se noue (1917-1939)

Un monde s’effondre. La première guerre mondiale entre dans sa dernière année. Des empires séculaires, celui des Ottomans – le turc –, l’empire austro-hongrois, n’y survivront pas. La Russie tsariste est déjà morte et les bolcheviks s’apprêtent à prendre le Palais d’hiver et à instaurer un régime dont la durée de vie coïncidera avec ce que les livres d’histoire désignent comme le XXe siècle. Nous sommes le 2 novembre 1917 et lord Arthur James Balfour, ministre du puissant empire britannique, met la dernière touche à sa lettre. Hésite-t-il un instant à y apposer son paraphe ? Est-il saisi d’une sombre prémonition ? Sans doute pas, car le texte, plus connu sous le nom de « déclaration Balfour », a été longuement débattu par le gouvernement de Sa Majesté. Celui-ci déclare qu’il « envisage favorablement l’établissement en Palestine d’un foyer national pour le peuple juif et emploiera tous ses efforts pour faciliter la réalisation de cet objectif ». La déclaration qui, dans une première version, évoquait « la race juive », précise que, pour la réalisation de cet objectif, « rien ne sera fait qui puisse porter atteinte ni aux droits civils et religieux des collectivités non juives existant en Palestine, ni aux droits et au statut politique dont les juifs jouissent dans tout autre pays ». Comment créer un foyer national juif sans affecter les populations locales arabes ? Cette contradiction, la Grande-Bretagne ne pourra jamais la résoudre et elle sera à l’origine du plus long conflit qu’ait connu le monde contemporain.

La lettre de Balfour est adressée à lord Walter Rothschild, un des représentants du judaïsme britannique, proche des sionistes. Qu’est-ce que le sionisme ? J’y reviendrai dans le prochain chapitre. Bornons-nous pour l’instant à dire que ce mouvement réclame « la renaissance nationale du peuple juif » et son « retour » sur la terre de Palestine. La déclaration Balfour répond à plusieurs préoccupations du gouvernement de Londres.

Alors que la guerre s’intensifie sur le continent, il s’agit de se gagner la sympathie des juifs du monde entier, perçus comme disposant d’un pouvoir considérable, souvent occulte. Cette vision, ironie de l’histoire, n’est pas éloignée de celle des pires antisémites qui détectent, partout, « la main des juifs ». Le premier ministre britannique de l’époque évoque dans ses Mémoires la puissance de « la race juive », guidée par ses seuls intérêts financiers, tandis que Lord Balfour lui-même avait été le promoteur, en 1905, d’un projet de loi sur la limitation de l’immigration en Grande-Bretagne, qui visait avant tout les juifs de Russie. Mark Sykes, un des négociateurs des accords qui partagèrent le Proche-Orient en 1916, écrivait à un dirigeant arabe : « Croyez-moi, car je suis sincère lorsque je vous dis que cette race [les juifs], vile et faible, est hégémonique dans le monde entier et qu’on ne peut la vaincre. Des juifs siègent dans chaque gouvernement, dans chaque banque, dans chaque entreprise. »

La déclaration Balfour s’adresse particulièrement aux juifs américains, soupçonnés de sympathie pour l’empire austro-hongrois, et aux juifs de Russie, influencés par les organisations révolutionnaires qui ont renversé le tsar au printemps 1917. Nombreux sont favorables à ce que la Russie signe une paix séparée. Londres espère éviter ce « lâchage ». Balfour évoque même la mission qui serait confiée aux juifs en Palestine : faire que les juifs du monde se comportent « convenablement » ! Ce calcul échouera puisque, dans la nuit du 6 au 7 novembre 1917, les insurgés bolcheviks s’emparent du pouvoir à Petrograd et appellent à la paix immédiate.

Mais la Grande-Bretagne, en confortant le mouvement sioniste, vise un objectif plus stratégique, le contrôle du Proche-Orient. Le dépeçage des vaincus est négocié entre Paris, Londres et Moscou, alors même que la victoire n’est pas acquise. En 1916, sont signés entre Paris et Londres, puis ratifiés par le tsar, les accords connus sous le nom de Sykes-Picot (Mark Sykes et Georges Picot sont deux hauts fonctionnaires, l’un britannique l’autre français) qui définissent les lignes de partage et les zones d’influence au Proche-Orient. Pour Londres, la Palestine « protège » le flanc est du canal de Suez, ligne vitale entre les Indes, le fleuron de l’empire, et la métropole. Le parrainage accordé au sionisme permet au gouvernement britannique d’obtenir un contrôle total sur la Terre sainte.

Mais les Britanniques ne se sont pas contentés de promesses au mouvement sioniste, ils en ont fait aussi aux dirigeants arabes. Le calife ottoman (il exerce son autorité sur les territoires arabes du Proche-Orient et il est « le commandeur des croyants ») s’est joint en 1914 à l’Allemagne et à l’empire austro-hongrois. Il a même lancé un appel à la guerre sainte contre les infidèles. Pour riposter, Londres suscite une révolte des Arabes contre l’empire ottoman, animée par un dirigeant religieux, le chérif Hussein de La Mecque. En échange, Hussein obtient l’engagement britannique d’appuyer l’indépendance des Arabes. Mais les promesses n’engagent que ceux qui y croient... Comment, en effet, concilier l’indépendance arabe et la création d’un foyer national juif ? La révolte arabe deviendra célèbre dans une version bien déformée forgée par un des agents britanniques qui y jouèrent un rôle capital, Thomas E. Lawrence, dit Lawrence d’Arabie. Ce récit, « Les Sept piliers de la sagesse », sera porté au cinéma par David Lean et Peter O’Toole dans le rôle de Lawrence.

Le Proche-Orient sera donc partagé entre la France et la Grande-Bretagne. Créée en 1920, la Société des Nations (SDN), l’ancêtre des Nations unies, ne regroupe alors que quelques dizaines d’Etats, pour l’essentiel européens. Elle invente le système des « mandats » que la charte de la SDN définit comme suit : « Certaines communautés, qui appartenaient autrefois à l’Empire ottoman, ont atteint un degré de développement tel que leur existence comme nations indépendantes peut être reconnue provisoirement, à la condition que les conseils et l’aide d’un mandataire guident leur administration jusqu’au moment où elles seront capables de se conduire seules. » Ainsi des peuples considérés comme « mineurs », auraient besoin de tuteurs pour accéder, un jour peut-être, à la majorité…

Le 24 juillet 1922, la SDN octroie à la Grande-Bretagne le mandat sur la Palestine. Le texte prévoit que la puissance mandataire sera « responsable de la mise à exécution de la déclaration originairement faite le 2 novembre 1917 par le gouvernement britannique et adoptée par [les puissances alliées], en faveur de l’établissement d’un foyer national pour le peuple juif ». Les fils du chérif Hussein, étroitement contrôlés par Londres, s’installent sur les trônes d’Irak et de Transjordanie (pays créé par les Britanniques à l’Est du Jourdain), tandis que les territoires libanais et syrien tombent dans l’escarcelle de la France. L’Egypte, formellement indépendante depuis 1922, reste sous occupation britannique.

Tous les acteurs du drame palestinien sont en place : la puissance dominante, la Grande-Bretagne, qui souhaite maintenir son contrôle sur une région stratégique, riche en pétrole dont le rôle économique et militaire grandit ; le mouvement sioniste, fort de son premier grand succès diplomatique, et qui organise l’immigration en Palestine ; les Arabes de Palestine, que l’on ne désigne pas encore sous le nom de Palestiniens, et qui commencent à se mobiliser contre la déclaration Balfour ; enfin, les pays arabes, pour la plupart sous influence britannique et qui vont s’impliquer graduellement dans les affaires palestiniennes.





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4 novembre 2009 3 04 /11 /novembre /2009 19:01

http://fr.news.yahoo.com/4/20091103/tts-france-taxe-professionnelle-ca02f96.html


Sarkozy tance Raffarin sur la taxe professionnelle (Reuters)

Nicolas Sarkozy et François Fillon ont réaffirmé chacun de leur côté mardi que la réforme de la taxe professionnelle devait être votée cette année, malgré les remous qu'elle suscite au sein de l'UMP.

Evoquant le sujet lors de la réunion hebdomadaire des dirigeants du parti, le chef de l'Etat s'en est pris à l'ancien Premier ministre Jean-Pierre Raffarin, qui avait dénoncé dans une tribune cosignée avec 23 autres sénateurs UMP une réforme "ni claire, ni juste, ni conforme à (leurs) convictions".

"Votre démarche n'est pas formidable. Vous n'avez averti personne, ni moi, ni le Premier ministre, ni le secrétaire général (de l'UMP). Elle ne sert pas notre camp", a-t-il dit, selon un participant à la réunion.

"Les réformes, c'est difficile. Il faut rester unis (...) Ce n'est pas une tribune qui infléchira ma décision", a-t-il ajouté.

Selon un autre participant, Nicolas Sarkozy a souligné qu'il était tout à fait ouvert à des discussions sur les modalités "mais réaffirmé sa détermination sur la suppression de la taxe professionnelle et sur son calendrier, à savoir le budget 2010".

"Tout cela a été dit sans élever la voix et Raffarin était plutôt mal à l'aise", a-t-il rapporté.

Cité par un troisième participant, Jean-Pierre Raffarin s'est défendu de mener une fronde des sénateurs contre la taxe professionnelle, assurant que "sa volonté était de peser sur le débat et qu'il y avait matière à trouver une solution".

Dans la soirée, l'ancien Premier ministre a cependant déclaré sur son blog (www.carnetjpr.com) qu'il avait bien une divergence avec le chef de l'Etat sur la décentralisation et qu'il assumait ses convictions "sereinement".

"PERSONNE NE PEUT SERMONNER PERSONNE"

Jean-Pierre Raffarin s'en prend dans un texte très court aux auteurs des fuites sur la réunion de l'Elysée et récuse l'idée qu'il a été "sermonné" par Nicolas Sarkozy.

"Ce n'est pas ma conception du dialogue au sommet de l'Etat. Personne ne peut sermonner personne, parce que chacun doit respecter chacun", écrit-il.

"Ma lecture de cette réunion n'est pas celle d'un sermon mais celle d'un constat réciproque d'une divergence quant à la décentralisation", ajoute le sénateur, estimant que "le 'bavard' qui a communiqué à la sortie de la réunion a le récit partial et partiel."

Le Premier ministre François Fillon a pour sa part tenu, devant les députés UMP, le même discours de fermeté que le chef de l'Etat sur une réforme déjà votée par l'Assemblée nationale.

"Il faut la voter avant la fin de l'année, c'est capital, le monde économique l'attend", a-t-il dit selon Jean-François Copé, le président du groupe. "Le débat est légitime mais le calendrier doit être impérativement respecté", a-t-il ajouté.

Le président du Sénat, Gérard Larcher, a lui invité le gouvernement à écouter ce que la Chambre haute avait à dire sur une réforme qui, dit-il, ne peut être votée telle quelle.

"Je pense que le gouvernement a besoin, dans le cadre du projet de loi de Finances, de conduire cette réforme mais qu'il ne peut pas la conduire n'importe comment, que le gouvernement doit écouter le Sénat", a-t-il déclaré sur Europe 1.

"Je pense qu'en l'état, la réforme ne sera pas votée", a-t-il poursuivi, ajoutant que quand le Sénat aura été entendu sur ses craintes, "je crois qu'une majorité pourra se dégager".

"Les parlementaires sont d'accord dans leur majorité pour qu'on remplace la taxe professionnelle, qui est anti-économique pour les entreprises. Par contre, ils veulent que la contribution économique territoriale qui va la remplacer apporte un certain nombre de garanties aux collectivités territoriales", a expliqué le président du Sénat.



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3 novembre 2009 2 03 /11 /novembre /2009 21:06


http://www.questionscritiques.free.fr/edito/Independent/John_Lichfield/Jean_Sarkozy_clan_La_Defense_EPAD_231009.htm

 

 http://www.palestine-solidarite.org/analyses.John_Lichfield.231009.htm

The Independent

L'État, c'est moi: Le culte Sarko

John Lichfield

A mi-parcours de son mandat, les moyens impérieux du président provoquent un tollé croissant. Jeudi soir, Sarkozy et son fils ont été contraints à  opérer une reculade humiliante pour regagner la confiance du public.

Jamais auparavant, l’annonce faite par un étudiant de 23 ans, selon laquelle il retire sa candidature à un emploi, a causé une telle vague d'étonnement et de soulagement. Jeudi soir, Jean Sarkozy, le fils du président français, a abandonné son rêve de prendre la direction politique de l'immense parc de gratte-ciel de La Défense à la périphérie ouest de Paris.

L’annonce faite par ce jeune homme aux actualités télévisées a mis fin à une bataille d’héritage politique qui a semblé, ces derniers jours, avoir opposé le clan Sarkozy à presque toute la France, depuis la presse et le public, jusqu’au propre parti du Président et au Premier ministre.

Cette affaire confuse et absurde des ambitions politiques à cent à l’heure du « Prince Jean » - en même temps que toute une série de faux-pas, d’accidents et de confusions – a ébranlé la confiance du peuple français dans leur président hyperactif et volontaire. Le revirement de jeudi soir, bien que manœuvré avec élégance par le jeune Sarkozy, est peut-être arrivé trop tard pour réparer les dégâts.

Interrogé pour savoir si le chef de l'Etat avait joué un rôle dans cette décision, Jean Sarkozy a déclaré au journal du soir de France 2 : « Si vous me demandez si j'ai parlé au président, la réponse est ‘non’. Si vous me demandez si j’ai parlé à mon père, la réponse est ‘oui’. »

Dans une quinzaine de jours, Nicolas Sarkozy arrivera à mi-parcours de son quinquennat. Il n'existe aucune alternative sérieuse contre lui, tant à gauche qu’au sein de sa propre famille politique, le centre-droit. Sa gestion de la récession mondiale a été raisonnablement agile en France et influente à l'étranger. Son programme de réformes tant vanté s'est avéré être progressif et prudent, plutôt que révolutionnaire, mais loin d'être absurde.

Néanmoins, avec la moitié de son mandat restant à courir, l’image publique du Président Sarkozy, soigneusement construite comme celle d’un homme politique français d'un « autre » type - un homme qui gouverne dans l'intérêt des gens ordinaires, pas des élites ou des intérêts particuliers ; un homme qui comprend la réalité de la vie des « gens qui se lèvent tôt » -, risque de s’écrouler.

Le conseil général des Hauts de Seine, à l'ouest de Paris, dominé par la clique du président, devait entériner jeudi dernier la tentative de Jean Sarkozy pour devenir le leader politique de l'organisme[l'EPAD] qui gère La Défense , le plus grand parc d’affaire d’Europe. Jusqu'à jeudi soir, toute suggestion que ce fut une mauvaise idée dans une République qui (en théorie) a guillotiné les privilèges aristocratiques par héritage, il y a plus de 200 ans, avait été rejeté par le président Sarkozy comme étant une attaque ignoble contre sa famille.

Jean est le second fils du premier des trois mariages du président. Il redouble, pour la deuxième fois, sa deuxième année de droit. Le président a insisté sur le fait que la fulgurante ascension de Jean, pour devenir le leader de la droite, l'année dernière, au sein du conseil général des Hauts de Seine et convoiter la direction de La Défense, peut s'expliquer entièrement par le pur processus démocratique et les capacités extraordinaires de son fils.

Dans un pays où les jeunes gens se débattent pour trouver un emploi et, lorsqu’ils en trouvent un, doivent se démener pour être pris au sérieux, la clameur de protestation de colère a pris une proportion gigantesque. Pour la première fois depuis son élection en mai 2007, sous la pression croissante de son propre camp, le président Sarkozy a été contraint jeudi soir à opérer une reculade publique humiliante.

Vendredi après-midi verra aussi la fin du procès Clearstream dans lequel l'ancien Premier ministre Dominique de Villepin est accusé d’avoir répandu des mensonges pour détruire, en 2004, les chances de M. Sarkozy d’accéder à la présidence. Quels que soient les tenants et les aboutissants de cette affaire, Clearstream est devenu également le procès du style narcissique et du jugement politique discutable du président Sarkozy. Après avoir fait tout son possible pour s'assurer que M. de Villepin soit poursuivi en justice, le Président a dit à la télévision, juste avant le début des audiences, il y a trois semaines, que son ancien collègue était « coupable ». Plus tard, il a « regretté » avoir fait ce commentaire au sujet de ce procès, mais il a refusé de retirer ses propos ou de présenter ses excuses.

« Le style actuel du gouvernement français est plus proche de celui de Poutine que de celui de de Gaulle », « Le culte de la personnalité autour de Sarkozy ... la centralisation du pouvoir, nous emmènent vers un stalinisme de droite », « En ce qui me concerne, une page a été tournée. Je ne peux plus supporter, directement ou indirectement, un tel abus de pouvoir ».

On pouvait trouver ces commentaires (et beaucoup d'autres semblables) dans un forum en ligne du journal le plus respecté de France, Le Monde. Ces contributeurs n’étaient pas des harceleurs anti-Sarkozy de gauche ou d’extrême droite. Ils revendiquaient tous leurs appartenance à l’UMP (Union pour un Mouvement Populaire) de Sarkozy. Bon nombre de parlementaires représentant l'UMP ont été, pendant des jours, dans la révolte en privé contre M. Sarkozy – contre le prince Jean et d'autres sujets. Même le Premier ministre, François Fillon, qui est d’une patience à toute épreuve, aurait envisagé de quitter le gouvernement. Officiellement, M. Fillon, en grande partie marginalisé par la cupidité compulsive du Président pour le feu des projecteurs, soutient M. Sarkozy sans réserve. En privé, selon le journal d'investigation Le Canard Enchaîné, M. Fillon a parlé de l'affaire Jean Sarkozy comme d’une « erreur énorme ... une de
celles qui donne une image catastrophique de Nicolas Sarkozy en France et à l'étranger. »

Ainsi que M. Fillon l’a fait remarquer (selon Le Canard), le calendrier de la saga du Prince Jean a été doublement et triplement dévastateur. Bien que la France ne soit pas tombée aussi rapidement et aussi profondément dans la récession que la Grande-Bretagne, la souffrance économique continue de se répandre et pourrait durer plus longtemps. Dans le même temps, les troupes mêmes de M. Sarkozy, à droite, commencent à s'interroger sur la direction dans laquelle leur « hyper président » conduit le pays.

Après avoir promis de débarrasser la France des valeurs prétendument décadentes de l’élite de la gauche libérale post soixante-huitarde, M. Sarkozy a récemment nommé au poste de ministre de la Culture un homme qui, aux yeux de nombreux conservateurs français, représente précisément ces valeurs. Le fait que Frédéric Mitterrand, le neveu de l'ancien président, ait été choisi malgré son homosexualité déclarée est à l'honneur de M. Sarkozy (bien qu'il ait été choisi parce qu'il était un ami de Carla Bruni-Sarkozy et parce que la capture de tout Mitterrand serait une source de gêne pour la gauche).

L’orientation sexuelle de M. Mitterrand n'est pas quelque chose que la France profonde peut avaler facilement. Le scandale au début du mois sur le livre de M. Mitterrand, décrivant ses expériences de touriste sexuel en Thaïlande, a provoqué un mélange étrange et assez dangereux de colère et de réjouissance au malheur de l’autre dans la droite française.

Certains des choix sociaux et économiques de M. Sarkozy provoquent également la confusion et la gêne dans ses propres rangs. Son haut-commissaire contre la pauvreté, Martin Hirsch, une autre nomination piquée à la gauche, a fait adopter un nouveau système plus généreux d’allocation pour les chômeurs de longue durée, en particulier les jeunes chômeurs.

Ceci est peut-être justifié, mais ce n'est pas ce que le candidat Sarkozy avait promis en 2007 quand il a parlé d'abandonner la « culture de l’assistanat » et de promouvoir une France qui « travaille plus pour gagner plus ». La droite a également été perplexe quant à la conversion de M. Sarkozy à la cause radicale écologiste (une nouvelle taxe carbone) et à sa promotion de l’idée selon laquelle le PIB devrait être abandonné, en tant que principe de mesure des résultats politiques et économiques, en faveur d'un indice national du « bonheur ».[1] Une fois encore, ces idées ne sont pas complètement stupides. Cependant, elles s’accordent mal avec un président qui a promis d’aller chercher la croissance avec ses « dents » et qui promet encore qu'il ne va pas augmenter les impôts.

Un éditorial féroce du commentateur de droite Yves de Kerdrel, paru dans Le Figaro, journal qui soutient Sarkozy, a accusé le président d’avoir capitulé devant les vérités de l’ancienne gauche française, même si la France n'avait plus de gauche cohérente. En se pliant aux exigences des groupes de pression habituels et en permettant le « laxisme » dans les finances de l'Etat, cet article laissait entendre que M. Sarkozy risquait de devenir un autre Jacques Chirac.

Lorsque ces questions sont examinées de manière officieuse, certains parlementaires UMP jètent le blâme sur les assistants, prétendument enclins au populisme, du Président Sarkozy à l'Elysée. Certains d'entre eux accusent Carla Bruni. Ils laissent entendre que la première dame, une égérie autoproclamée de la gauche caviar, a brouillé les vrais instincts de M. Sarkozy. L'arrivée de Carla Bruni, fin 2007, lorsque le président semblait patauger après l'effondrement de son second mariage, a remodelé – littéralement – M. Sarkozy à certains égards.

La première dame a conçu un régime alimentaire et un programme de remise en forme qui a rendu le Président encore plus mince et affamé que jamais. (Cela a été dénoncé publiquement par certains de ses amis à la suite de son étourdissement en juillet dernier, durant un jogging.) La première dame a également conçu un cours accéléré d'études d'été pour un mari qu'elle considérait comme culturellement analphabète. Sur le plan politique, son influence est réelle, mais limitée. Elle a quelques influences sur les droits de l'homme et les questions culturelles, telles que le choix de Frédéric Mitterrand. Cependant, des sources au sein de l’UMP disent qu'on ne doit pas lui faire porter le chapeau pour l'incohérence visible du président sur les sujets économiques, qui laissent Mme Bruni-Sarkozy totalement froide.

En vérité, la « Sarkonomie » a toujours été un code plutôt confus, prenant des idées à gauche et à droite, mélangeant libéralisme et protectionnisme, une attitude économique à l’anglo-saxonne avec le dirigisme français classique. Après presque deux ans et demi au pouvoir, les contradictions de l'approche de Sarkozy commencent à apparaître.

Ses réformes de l’université et des droits à la retraite dans le secteur public étaient nécessaires et utiles, mais beaucoup plus limitées que ce que la propagande du gouvernement ou de l'opposition a essayé de suggérer. Les réformes de l'éducation et des services de santé ont à peine commencé.

Les allégements fiscaux en faveur des riches, dans les deux premiers mois de sa présidence, n'ont pas produit le boom économique promis, mais, au contraire, ont plongé les finances de l'Etat encore plus loin dans le rouge. (Ces chiffres ont été commodément noyés dans plus d'encre rouge par la récession.)

Pendant une grande partie de sa présidence, ces confusions et ces incohérences ont été cachées par la personnalité énergique et volontaire de M. Sarkozy. Après avoir plongé dans les sondages au début de 2008, il est remonté grâce à sa solide performance en tant que président de l'UE l'an dernier et à son rôle dans la coordination de la réaction mondiale face à la récession. Ces derniers jours, sa cote de popularité a replongé à 39 pour cent.

La puissance de la personnalité de M. Sarkozy – son refus de tolérer la contradiction même de la part de ses plus proches amis et alliés – a maintenant été révélée comme une source de grande faiblesse. Aucun de ses ministres ou proches collaborateurs n’a osé suggérer au président que permettre à son fils inexpérimenté de 23 ans d’être propulsé à la tête de La Défense pourrait être considéré comme une insulte dans un pays qui vénère officiellement l’Egalité. Même Mme Bruni-Sarkozy, selon des sources UMP, n'avait pas pu, ou voulu, soulever cette question avec son mari. « Il ne comprend absolument rien à Jean », a expliqué un député UMP. « C'est le syndrome classique du père divorcé. » Jean Sarkozy, et son frère aîné, Pierre, étaient des nourrissons quand Nicolas a quitté leur mère pour vivre avec la future Cécilia Sarkozy en 1988.

Jean a été élevé en grande partie par sa mère, Marie-Dominique Culioli, issue de l’un des clans d'affaires et politiques corses entremêlés qui sont influents depuis longtemps dans les Hauts de Seine. « Jean est bien le fils de son père », a déclaré un commentateur politique. « Mais il est aussi corse. Très corse. » Les centaines de millions d'euros de loyers et d’impôts générés par La Défense ont longtemps facilité la politique de droite dans les Hauts de Seine - et au-delà.[2]

Les opinions diffèrent sur celui qui a eu l'idée de catapulter Jean à la direction politique de l'organisme qui supervisera le projet d'extension du ghetto de gratte-ciel, et ses bénéfices, dans la prochaine décennie. Certains députés UMP estiment que la véritable force motrice dans cette affaire a toujours été Sarkozy Junior lui-même - pas nécessairement avec les intérêts supérieurs de son père clairement à l'esprit.

« Il est exaspérant et inquiétant que le Président ne puisse pas voir le mal qu'il se fait à lui-même, » a dit un député UMP avant l'annonce de jeudi soir. « Il faut se rappeler que Sarkozy a été élu comme un homme qui éliminerait les obstacles à la réussite en France, les obstacles réels, mais invisibles, les barrières psychologiques ».

Une grande partie du programme de Sarkozy a toujours été de modifier l'esprit de la France, tout comme Margaret Thatcher – consciemment ou inconsciemment – a transformé l'image que la Grande-Bretagne avait d’elkle-même. Il a promis de faire de la France un pays véritablement égalitaire basé sur le mérite, pas un pays gouverné par et pour une petite élite parisienne. Au lieu de cela, à la moitié de son mandat, il est en danger d'être vu, même par ses partisans, comme un hypocrite - un empereur qui s'occupe des siens.

Jeudi soir, pour la première fois, la France s’est dressée avec succès pour défendre ses propres valeurs contre celles de M. Sarkozy. Score : République française = 1 ; Empereur Nicolas 1er = 0.

Notes:

[1] Le BNB ou « Bonheur National Brut » est une idée qui fait son chemin. C’est ainsi que le petit Etat du Bhoutan mesure le progrès. L’ancien chef économiste de la Banque d’Angleterre, Micha Panic, a écrit un essai très intéressant à ce sujet : L’Europe a-t-elle besoin de réformes néolibérales ? Cambridge Journal of Economics, 2006.

[2] On pourra lire avec intérêt l'essai de Thierry Meyssan sur le site du Réseau Voltaire : Opération Sarkozy : comment la CIA a placé un de ses agents à la présidence de la République française

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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 21:12

UN NOUVEL ART DE MILITER

TROIS JOURS DE DEBATS // CONCERTS // EXPOSITIONS autour du livre de Sébastien Porte et Cyril Cavalié

« Un nouvel art de militer » (Editions Alternatives)

http://www.un-nouvel-art-de-militer.info

les jeudi 5, vendredi 6 et samedi 7 novembre 2009 à LA PETITE ROCKETTE

Zone d’autonomie temporaire autogérée

http://www.lapetiterockette.com

6 rue Saint-Maur, 75011 Paris Métro Voltaire (ligne 9) Tél 01 43 67 66 34

SAMEDI 7 NOVEMBRE DE 18 HEURES A 21 HEURES 30 DEBAT

“Les collectifs : quelle place dans un combat pour un monde meilleur ?”

Interventions attendues : tous les collectifs, avec RESF, la Brigade activiste des clowns, les Cercles de silence, l’Appel et la Pioche, Votre nouveau visage, Ré-actions-citoyennes, La France qui se lève tôt, Sauvons les riches, les Manifs de droite, le Pavé en mousse…

L HUMOUR NOUVELLE ARME DE PERSUASION MASSIVE ?

Peut-on sérieusement se battre en faisant le clown ?
Un clown peut-il faire rire et réfléchir à la fois ?
Le rire est-il un aiguillon ou un écran pour la pensée ?
Le second degré est-il soluble dans la rhétorique de la contestation ?
Une action qui fait rire un ministre est-elle une action réussie ?
Etre une bande de copains qui s’éclate aide-t-il à être efficace ou éloigne-t-il des objectifs ?
Les clowns ont-ils une idéologie ?

LA DESOBEISSANCE NON VIOLENTE FORCE ET LIMITES D UNE TACTIQUE

Jusqu’où peut-on aller dans la désobéissance aux règles ?
La violence envers des objets matériels est-elle déjà une violence ?
Peut-on être violent sur certaines actions et non-violent dans d’autres, désobéissant le week-end et respectueux de l’ordre établi le reste de la semaine ?
La désobéissance civile non-violente peut-elle se pratiquer à la carte ?
Un bon militant doit-il passer par la case commissariat ?
Une action où les flics se tiennent coi vaut-elle mieux qu’une action qui dégénère ?
Pourquoi cette vieille animosité envers les représentants des forces d’ordre ?
Les collectifs sont-ils réellement exempts de toute forme d’autorité ?

LES COLLECTIFS AVANT GARDE OU GARDE FOU DE LA REVOLUTION ?

Les collectifs sont-ils des éponges pour absorber les colères ou bien des armes pour les aider à se projeter ?
Les jeunes d’aujourd’hui sont-ils plus dociles ou plus rebelles que ne l’étaient leurs parents ?
Une action qui aboutit à une loi contribue-t-elle à transformer le système ou l’aide-t-elle au contraire à s’adapter pour mieux asseoir sa domination ?
Commentez cette citation d’un militant autonome : « Les milieux militants sont le mouroir où viennent traditionnellement s’échouer tous les désirs de révolution. »
La démocratie post-moderne accouchera-t-elle d’un peuple de moutons ?

DES FROTTEMENTS AVEC LES ZONES DE POUVOIR

Existe-t-il un militantisme apolitique ?
Les hommes politiques ont-ils leur place au côté des collectifs ?
Doit-on soutenir un combat quand on soupçonne ceux qui s’y associent de le faire par ambition personnelle ?

TANT DE CAUSES A DEFENDRE ET DE COMBATS A MENER
COMMENT MILITER AUJOURD HUI ET AVEC QUELLE EFFICACITE ?

Sert-il encore à quelque chose de marcher et s’égosiller dans les manifs ?
La lutte des classes est-elle toujours valable comme grille de lecture des rapports sociaux ?
Les syndicats ont-ils encore un rôle à jouer ?
De la légitimité par le nombre : l’action requiert-elle un effectif minimal pour être crédible devant l’opinion et les autorités ?
L'activisme doit-il se professionnaliser ?

POUR CONCLURE

Les collectifs font-ils trembler le pouvoir ?
Les collectifs font-ils partie de la société du spectacle ?
Comment fédérer les luttes ? Et qui veut les fédérer vraiment ?


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2 novembre 2009 1 02 /11 /novembre /2009 20:37


http://www.cip-idf.org/article.php3?id_article=4727


Rassemblement pour faire entendre le refus de l’expulsion : jeudi 5 novembre à 17 heures à Paris Métro Place de la République, sortie terre-plein central

CONTRE L'EXPULSION DE LA COORDINATION DES INTERMITTENTS ET PRÉCAIRES

La mairie de Paris menace d'expulser la coordination des locaux du 14 quai de Charente (Paris 19). Ce lieu est devenu un espace crucial pour l’action, la réflexion et les fabrications mises en oeuvre par celles et ceux qui l’utilisent comme point d'appui à des luttes qui s’opposent à l’individualisation libérale, à la concurrence de tous contre tous. Dans un contexte de remise en cause générale des garanties collectives existantes, la décision d’expulser la Coordination des Intermittents et Précaires s’inscrirait clairement si elle avait lieu dans la lignée des offensives anti sociales en cours.

S'en prendre au 14 quai de Charente, c'est attaquer une expérience de création de solidarités concrètes née d’un mouvement socio politique , le mouvement des intermittents et précaires en 2003. Expulser, ce serait détruire un modèle d'action collective qui s’est construit sur le refus du rôle de simple figurant dans le « dispositif d'accompagnement social » de l’État, c’est à dire d'un système qui entretient la précarité pour mieux atomiser les individus et leurs luttes.

L'EXPULSION : UNE CONCEPTION DE L'AMÉNAGEMENT URBAIN ?

La Mairie motive cette expulsion par l'aménagement de la ZAC Claude Bernard au coeur d’un « secteur d’aménagement Paris Nord Est » de 200 hectares. Dans les années à venir, ce « secteur Paris Nord Est » devrait accueillir 2 lignes de tramway, une gare RER, 590 000 m2 d’activités économiques (pour 25 000 hypothétiques emplois nouveaux), 600 000 m2 de logements (15 000 habitant-e-s) et 110 000 m2 d’équipements publics. Ce gigantesque projet urbain fait la part belle aux bureaux, logements privés et « intermédiaires » réservés aux classes moyennes et aisées. La Mairie, dont la logique d’aménagement urbain est exclusivement marchande, n’a évidemment pas prévu d’espaces pour le développement d'activités sociales autonomes, de pratiques d'éducation populaire et d’entraide. On nous signifie donc qu’il n’y aurait plus de place pour la maison des précarités que la coordination a progressivement fait vivre en ces lieux.

UN LIEU UNIQUE, À PRÉSERVER

Toutes les expériences, les choix de vie, les croisements, les pratiques et les rencontres permises par l'existence du 14 quai de Charente en ont fait un lieu d'auto-organisation. C'est là son originalité, son intérêt pour celles et ceux (individus et collectifs) qui le font vivre.

Des permanences de défense des droits sociaux à une Université ouverte, une cantine, une bibliothèque, nombreuses sont les activités gratuites ou à prix libre qui prennent place en ces lieux.

Voilà pourquoi nous n'acceptons pas les deux fausses propositions de « relogement » qui nous ont été faites. La première visait à réduire l'espace social qui s'est créé à ce qu'il n'a jamais été : un simple bureau d'information, un supplétif des organismes sociaux défaillants, la seconde était soumise à la réalisation d’un contrat d’objectif incompatible avec l’autonomie de la CIP.

La Ville finance des projets coûteux et élitistes tels le 104 rue d’Aubervilliers ou la future Halle Pajol. Paris a les moyens de concéder aux précaires des lieux d’organisation et d’activités.

Empêchons la mise à mort de cette expérience de mise en commun, de fabrication et de partage de ressources.

DANS CETTE VILLE DE RICHES OÙ VIVENT TANT DE PAUVRES, NOUS AVONS BESOIN DE LIEUX POUR HABITER LE MONDE

ICI OU AILLEURS, LE 14 QUAI DE CHARENTE DOIT VIVRE !

PAS D’EXPULSION SANS UN RELOGEMENT QUI PERMETTE LE MAINTIEN ET LE DÉVELOPPEMENT DES ACTIVITÉS EN COURS



 

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 20:27


Mon principal moyen d’expression électronique est mon blog personnel.

 

Ce blog personnel, c’est une auto définition, est un média d’information générale relatif à des questions internationales et à des questions de politique intérieure française. Dans les questions internationales, il y a les questions de solidarité internationale. Dans les questions de solidarité internationale, il y a la solidarité pour la Palestine. Pour des raisons de temps, si vous consultez mon blog personnel, vous trouverez une moyenne de deux messages par jour, une moyenne de soixante messages par mois. Parmi tous ces messages, vous trouverez une moyenne d’une dizaine de messages pour la Palestine.

 

Il y a au moins une dizaine de sites d’information et de solidarité pour la Palestine, dont les meilleurs et les plus importants sont les sites officiels palestiniens, et quand on consulte ces sites on trouve une dizaine de messages par jour, plusieurs milliers de messages par mois, cette quantité est très nettement supérieure à toute capacité de lecture et de diffusion personnelle.

 

Dans la dernière période, je choisissais en particulier la diffusion des messages relatifs au rapport Goldstone.

En effet, de mon point de vue, l’existence et la publicité pour ce rapport me semblait particulièrement importante pour plusieurs raisons.

 

Premièrement, il pose la question de l’ONU, des relations entre l’ONU et Israël, de la non application des résolutions de l’ONU par Israël.

 

Deuxièmement, je me souviens des premières réactions il y a plusieurs mois au moment de la désignation de Goldstone par Ban Ki Moon comme président de la commission d’enquête selon lesquelles la nomination d’un sioniste, d’un juge israélien d’origine sud africaine comme président de la commission d’enquête était un scandale. Et pourtant, il faisait son rapport.

 

Enfin, la principale raison est la suivante et les medias n’en parlaient pas. Le premier passage du rapport Goldstone devant le comité des droits de l’homme de l’ONU et la demande de refus et de report de l’examen du rapport par l’autorité palestinienne intervenait une semaine après la conclusion d’un accord de réconciliation entre le Fatah et le Hamas, ils prévoyaient la signature de cet accord le 15 octobre et la capitulation de l’autorité palestinienne à Genève provoquait la rupture de cet accord.

 

Il y a la question des convois pour Gaza, il y a la question de la double infiltration du mouvement de solidarité pour la Palestine en France par les sionistes et par l’extrême droite, il y a certainement beaucoup d’autres questions mais, de mon point de vue, ce sont des questions secondaires.

 

C’est un point de vue totalement personnel et subjectif, donc totalement contestable.

 

Bernard Fischer

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 20:12

J'ai mis en place un utilitaire sous wordpress qui permet de s'abonner à des courriels qui rendent compte de certains articles publié sur le site du PRCF, vous avez du en recevoir au moins un, cet outil est une arme intéressante pour faire augmenter notre audimat,

je vous invite à inscrire de nouvelles personnes par le biais du formulaire que j'ai crée hier (lien ci-dessous):

http://www.initiative-communiste.fr/wordpress/lettreInfoConsole.html

Aussi, si la liste est trop longue pour du un par un envoyez la moi par courriel et je traiterai la demande plus facilement.
Ce travail est effectué en collaboration avec le travail (plus poussé) que fait Rémi il permet de tâter le terrain dès maintenant pour plus tard centraliser nos données, améliorer les processus de diffusions etc etc...

Au besoin cet outil pourra être amené à évoluer ou même à être remplacé mais pour l'instant il est la servons nous-en!

Rémi et moi avons besoin de liste de courriels pour rendre nos outils présents et futurs les plus efficaces possibles.

Merci de faire un effort pour récolter des courriels en priorité de sympathisant bien sur ou même d'amis car ils pourront toujours se désinscrire (voir en bas des courriels recu l' acces à la console).

Google, Facebook et compagnie nous inonde bien chaque jour de son venin, la lutte des classes c'est aussi avant tout une dictature: celle du prolétariat alors n'ayons pas peur d'embarquer du monde au moins pour voir qui se cache derrière cette France qui a conscience qu'elle pourrait disparaître un jour si on ne fait rien, cette France qui résiste.

Dragan Mirianovic

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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 20:01

http://fr.news.yahoo.com/4/20091101/tts-afghanistan-election-ca02f96.html


Abdullah se retire sans appeler au boycott de l'élection afghane (Reuters)

Le candidat de l'opposition Abdullah Abdullah a annoncé dimanche qu'il renonçait à se présenter au second tour de l'élection présidentielle afghane prévu le 7 novembre face au président sortant Hamid Karzaï sans toutefois appeler au boycott.

Pour expliquer son retrait, l'ancien ministre des Affaires étrangères a indiqué que ses exigences en faveur d'un scrutin régulier n'avaient pas été satisfaites par le gouvernement et par la commission électorale indépendante.

S'exprimant devant ses partisans et devant des notables tribaux réunis sous une immense tente à Kaboul, Abdullah Abdullah, la voix chargée d'émotion, a expliqué avoir agi "dans l'intérêt de la nation".

"Je ne prendrai pas part à l'élection (...) Il n'a pas été facile de prendre cette décision", a-t-il dit.

Le candidat de l'opposition n'a toutefois pas appelé à un boycott du scrutin comme certaines rumeurs pouvaient le laisser craindre. "Je n'ai pas fait ce choix", a-t-il indiqué aux journalistes après s'être adressé à ses supporters.

Abdullah avait lancé un ultimatum à Hamid Karzaï lui demandant de limoger le chef de la commission électorale afin de prévenir une répétition des fraudes massives qui ont marqué le premier tour.

Le président en exercice avait refusé de faire droit à cette demande.

LE CAMP KARZAI POURSUIT SON TRAVAIL

L'équipe de campagne d'Hamid Karzaï a immédiatement précisé qu'elle poursuivait son travail en vue de ce second tour de l'élection malgré le retrait d'Abdullah Abdullah.

"En ce qui nous concerne, nous participerons à ce second tour", a dit Moin Marastyal, membre de l'équipe Karzaï.

Les spéculations sur le retrait de l'opposant afghan s'étaient multipliées au cours des derniers jours, des observateurs faisant remarquer que le président sortant, arrivé largement en tête du premier tour le 20 août, était favori pour remporter ce scrutin.

Des diplomates occidentaux estimaient que la question du retrait était déjà scellée et que le problème d'Abdullah était de trouver un moyen de l'annoncer.

"Abdullah s'est rendu compte combien ce second tour allait être douloureux pour le pays. La question est maintenant de savoir comment il se retire: en sauvant la face ou en boycottant le second tour", a dit un responsable occidental à Kaboul s'exprimant sous le sceau de l'anonymat.

En coulisses, les tractations diplomatiques s'étaient intensifiées au cours de la semaine écoulée, notamment après la rupture des négociations entre le camp Karzaï et le camp Abdullah, a expliqué une source diplomatique occidentale.

Lors de son intervention dimanche, Abdullah Abdullah n'a pas fait mention de l'éventualité d'un partage du pouvoir avec Karzaï, ce que les tractations menées entre les deux rivaux pouvaient laisser envisager.

"Notre campagne est terminée", a simplement résumé Homayoun Assefi, le colistier d'Abdullah. "Nous n'allons pas participer."

Abdoulsattar Mourad, le directeur de campagne d'Abdullah, a précisé qu'il n'y avait pas de négociations avec Karzaï pour le moment et que l'ancien ministre devait faire une conférence de presse dimanche dans la journée.




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1 novembre 2009 7 01 /11 /novembre /2009 19:42

http://www.lemonde.fr/societe/article/2009/11/01/jeudi-noir-fete-la-treve-des-expulsions-par-une-occupation_1261337_3224.html#xtor=AL-32280184


Jeudi Noir fête la trêve des expulsions... par une occupation

LEMONDE.FR | 01.11.09 | 12h07

Une quarantaine de militants de l'association Jeudi Noir ont pris possession d'un hôtel particulier désaffecté de la très huppée Place des Vosges, à Paris, pour marquer la trêve des expulsions locatives qui a pris effet dimanche 1er novembre.

Les premiers occupants, arrivés jeudi, ont rétabli l'eau. Une grande affiche noire proclamant "Jeudi Noir, le collectif des galériens du logement" a été accrochée sur une façade. Selon un des militants, Julien Bayou, cet hôtel particulier du XVIIIe siècle, détenu par une société civile immobilière, est "inoccupé depuis 1965 et régulièrement rénové pour rien". Ils ont décidé de l'occuper après avoir été invités à évacuer l'immeuble du 14 passage de la Bonne Graine, dans le 11e arrondissement, et espèrent pouvoir loger dans une vingtaine de chambres sans toucher au reste de l'hôtel.

L'occupation de ce lieu de naissance de la marquise de Sévigné se veut un avertissement à ceux "qui semblent croire que 'Tout va très bien madame la Marquise'." Le mouvement baptisé en référence au Krach de 1929 à Wall Street marque ainsi le troisième anniversaire de ses premières actions, souvent teintées d'humour, visant à dénoncer la cherté des loyers et la bulle immobilière. Et entend "donner le signal de la mobilisation", alors que "Adoma (ex-Sonacotra) et la Mairie de Paris tardent à concrétiser leurs engagements en matière de relogements", et que  "le ministère du logement et l'ambition d'en finir avec le mal-logement ont disparu avec M. Apparu", secrétaire d'Etat au logement.





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31 octobre 2009 6 31 /10 /octobre /2009 18:04

http://www.lemonde.fr/archives/article/2009/10/29/angolagate-charles-pasqua-veut-transformer-sa-condamnation-en-affaire-politique_1260216_0.html


"Angolagate" : Charles Pasqua veut transformer sa condamnation en affaire politique

LE MONDE | 29.10.09 | 14h49  •  Mis à jour le 29.10.09 | 14h49

Depuis sa condamnation à un an de prison ferme pour trafic d'influence passif, mardi 27 octobre, dans l'affaire de l'"Angolagate", Charles Pasqua tente de refaire le procès en multipliant les déclarations tonitruantes sur la "connaissance" que les plus hautes autorités françaises avaient des ventes d'armes à l'Angola. Après avoir réclamé la levée du secret-défense et lancé, mercredi, sur le plateau de Canal+, que cela "fera trembler un certain nombre de personnages de la République", il réitère ses accusations dans un entretien accordé au Figaro, jeudi 29 octobre, en donnant la liste de ceux qui "savaient" : "Le président de la République, le premier ministre, le ministre des finances et le ministre de la défense. Tous les quatre étaient forcément au courant. Sous le mandat de François Mitterrand de 1993 à 1995, puis sous la présidence Chirac de 1995 à 1998. Plus les deux premiers ministres concernés que sont Edouard Balladur et Alain Juppé", dit-il.

L'ancien ministre de l'intérieur est aussi disert aujourd'hui qu'il a été taisant pendant les cinq mois d'audience de l'"Angolagate". S'il est en effet une question qui sous-tend depuis le début cette affaire de vente d'armes, c'est bien celle du double jeu joué par les autorités françaises entre 1993 et 1998. Avec, d'un côté, l'affirmation répétée, par les plus hautes autorités de l'Etat, que la France, terre des droits de l'homme, ne vendait pas d'armes à un pays en guerre et que toute entorse à cette position relevait d'une "diplomatie parallèle " - dont elles rendaient responsables Charles Pasqua - hautement condamnable et ignorée d'elles.

Et de l'autre, comme en témoignent plusieurs notes versées au dossier, la connaissance, par les mêmes, de ces livraisons d'armes qui permettaient à la France de ne pas s'aliéner le président Dos Santos et l'accès à ses puits de pétrole.

Une note de la DGSE, datée du 6 décembre 1995, est particulièrement précise : "L'Angola a reçu d'un intermédiaire français non autorisé de grandes quantités d'armes", indique-t-elle. Elle a été adressée à la présidence de la République, au ministre des affaires étrangères, à celui de la défense et à leurs cabinets respectifs. Dans son réquisitoire, prononcé le 11 février, le vice-procureur Romain Victor avait lui-même observé que "certaines autorités françaises savaient qu'un commerce d'armes avait lieu". Le tribunal relève, pour sa part, dans son jugement, "l'inaction des autorités constituées dépeinte par certains comme le signe de leur ambivalence, par d'autres comme la marque de leur duplicité".

"La vérité sera sue"

Mais ce débat, que les juges auraient bien voulu voir ouvrir à l'audience, a buté sur le silence imposé par l'homme d'affaire Pierre Falcone à ses coprévenus. Tout juste avait-il observé, un jour de colère, qu'il avait été "l'homme à abattre, l'enjeu de bagarres entre factions ennemies, et ô combien ennemies, au sein du gouvernement de cohabitation. Je suis convaincu que, tôt ou tard, tout cela va éclater et qu'enfin la vérité sera sue !", avait-il ajouté. Mais il s'était gardé d'en dire davantage.

Pourquoi ce silence ? Parce que, jusqu'au bout, Pierre Falcone, Charles Pasqua et les autres ont cru qu'il les protégerait de sanctions judiciaires trop élevées. Que les enjeux diplomatiques et politiques d'une affaire qui met en péril les relations de la France avec l'Angola l'emporteraient sur les velléités de juger d'un tribunal. Les peines prononcées, six ans de prison ferme contre Pierre Falcone - avec un mandat d'arrêt à l'audience qu'il semble ne pas avoir un instant imaginé, tant il était convaincu de son impunité ; un an ferme contre l'ancien ministre de l'intérieur, les ont brutalement décillés.

La guerre est donc désormais ouverte. Charles Pasqua, menacé de toutes parts par des procédures judiciaires, semble bien décidé à régler les comptes non soldés du combat fratricide qui a opposé au sein de la droite, Edouard Balladur à Jacques Chirac. Et si l'on se souvient que, au moment des faits, le directeur de cabinet d'Alain Juppé au ministère des affaires étrangères, puis le secrétaire général de l'Elysée de Jacques Chirac en 1995 s'appelait Dominique de Villepin, et que, pendant cette même période, le ministre du budget s'appelait Nicolas Sarkozy, on mesure que ce qui se joue là n'est pas de l'histoire ancienne. Il y avait certes aussi pendant ces deux années de cohabitation, de 1993 à 1995, un président de gauche à l'Elysée. Mais la nouvelle génération du PS a terminé depuis longtemps son devoir d'inventaire sur les septennats mitterrandiens. On comprend mieux, dès lors, le soutien qu'un certain nombre de parlementaires PS, dont Arnaud Montebourg et Manuel Valls, apportent à la demande de Charles Pasqua en lançant une pétition pour obtenir la levée immédiate du secret-défense. Ceux-là n'ont en effet rien à perdre à raviver les plaies intimes et toujours vives de la droite.





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