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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 20:54

http://www.palestine-solidarite.org/analyses.I.A.211109.htm


Les musulmans peuvent crever. Leurs pays sont parmi les mieux armés pour se tuer entre eux, mais le paradis n'est pas garanti

Iyad Abbara

On apprend ces derniers jours que les ventes d’armes US à l’export ont explosé en 2009 pour atteindre les 38,1 milliards de dollars.

Les chiffres fournis par le Pentagone nous informent notamment que les principaux acheteurs sont (chiffres en milliards de dollars) les Emirats Arabes Unis (7,9), l'Afghanistan (5,4), l'Arabie Saoudite (3,3), Taïwan (3,2), l'Egypte (2,1) et l'Irak (1,6).

Rassurons-nous, ce ne sont que les ventes des Etats-Unis, certes le plus gros exportateur d’armes, mais pas le seul. Un récent rapport du gouvernement français confirme que la France est le quatrième exportateur d’armes pour un montant de 6,58 milliard d’euros, soit environ 9,7 milliard de dollars. Selon ce rapport, le Maroc, l’Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis sont en tête des acheteurs d’armes françaises.

Et que mes frères algériens ne s’inquiètent pas s’ils ne voient pas le nom de l’Algérie cité. En fait le Rapport de 2009 sur l’armement de l’Institut de Recherche pour la Paix Internationale nous apprend que l’Algérie est le troisième acheteur d’armes de la Russie, avec le budget militaire le plus élevé en Afrique pour un montant de 5,2 milliards de dollars.

Ce rapport nous apprend aussi que les Emirats Arabes Unis sont le troisième plus gros importateur d’armes dans le monde derrière la Chine et l’’Inde.

En terme de budget militaire, l’Arabie Saoudite est le neuvième budget de dépenses militaires dans le monde en 2008 avec un montant de 38,2 milliards de dollars !

Le Pakistan est aussi un gros acheteur d’armes, des Etats-Unis, de la Chine et de la France.

Et quant est-il alors de l’ennemi (l’ami ?) sioniste israélien ? Son budget de défense 2009 s’élève à 13 milliards d’euros, soit environ 19,3 milliards de dollars. Mais à la différence des ses ennemis (amis ?) arabes et musulmans qui sont des gros acheteurs, l’entité sioniste est un gros vendeur d’armes. Le rapport du gouvernement français le place en cinquième place parmi les exportateurs d’armes. Mais lui, il confirme détenir le quatrième rang.

Par conséquent, les pays arabes et musulmans sont parmi les mieux armés dans le monde, des armes achetées essentiellement aux Etats-Unis, la France et la Russie.

Faisons un petit dessin. En Palestine, l’ennemi (l’ami ?) sioniste utilise ses armes pour massacrer nos frères et sœurs palestiniens. En Irak, ceux qui vendent des armes aux musulmans, massacrent nos frères et sœurs irakiens. En Afghanistan, ceux qui vendent des armes aux musulmans, massacrent nos frères et sœurs afghans. Au Pakistan, ceux qui vendent des armes aux musulmans, utilisent leurs drones pour massacrer nos frères et sœurs pakistanais. En Tchétchénie aussi, la Russie n’hésite pas à massacrer nos frères et sœurs tchétchènes.

Mais en Irak, des Irakiens tuent des Irakiens. En Afghanistan, des Afghans tuent des Afghans. Au Pakistan, des Pakistanais tuent des Pakistanais. En Arabie, des Arabes saoudiens et des Arabes yéménites se tuent entre eux. En Somalie, des Somaliens tuent des Somaliens. Au Soudan, des Soudanais tuent des Soudanais.

Et puis, cerise sur le gâteaux, et le comble des combles, des Algériens et des Egyptiens se tuent entre eux pour un ballon de merde (excusez ma vulgarité).

Cependant, notre gouvernement français nous dit qu’il y a une crise identitaire en France, et le révélateur de cette crise est en fait une arme de destruction massive (ADM) aussi réelle que celles dont les photos ont été exposées par Collins Powell devant l’assemblée nationale de l’ONU en 2003 pour déclencher la guerre contre l’Irak. Cette ADM découverte par un député communiste et reprise par le Président français, s’appelle le burqaniqâb, scientifiquement appelée le « Voile intégral ».

Pendant ce temps, le Président français se rend ce 17 novembre 2009 au ranch du Roi Abdullah en Arabie Saoudite, le pays qui a avec l’Afghanistan, le plus grand nombre de femmes portant le « voile intégral », dans l’espoir de conclure des contrats d’une quarantaine de milliards d’euros (un peu moins de 60 milliards de dollars).

Mais les Emirats Arabes Unis restent pour le moment le premier client de la France dans le Moyen Orient. De plus, la France change sa constitution pour se jeter dans les bras des Finances islamiques et attirer quelques centaines de milliards d’euros.

Et quand je me souviens que Ariel Sharon et son gouvernement n’hésitaient pas à s’inquiéter de la situation des juifs et de l’antisémitisme en France, voire même de leur demander de faire leurs valises pour retourner en Israël,

Alors, vu qu’on continue à acheter des armes pour tuer d’autres musulmans, et vu qu’on continue à signer des gros contrats mais sans qu’à priori on ne glisse aucun mot pour demander à la France de laisser ses musulmans tranquilles, je ne peux que me demander si ces chefs Arabes et musulmans accordent la moindre importance à leurs « frères et sœurs » dans l’islam ou dans l’arabité, que ce soit dans les pays arabes et musulmans, ou en France et ailleurs ?

Moralité, la balle est plus que jamais dans notre camp ici en France ou ailleurs. On ne peut compter que sur nous même pour mettre de l’ordre dans nos rangs et faire bien les choses avec nos concitoyens qui refusent ce dictat des puissants. Le soutien d’Allah viendra sans aucun doute.

Ne blâmons pas autrui, car comme disait l’imam al-Shafi’i, "Nous blâmons notre époque et le défaut est en nous. D’ailleurs notre époque n’a d’autre défaut que nous. Et nous critiquons cette époque à tort. Mais si l’époque nous parlait, elle nous aurait critiqués. Tu ne trouveras jamais un loup dévorant un autre loup. Et nous nous dévorons entre nous en public

Jugeons-nous sans nous abattre et œuvrons pour le bien en nous rappelant la parole d’Allah, « Dis : « Agissez ! Allah appréciera vos œuvres, ainsi que le Prophète et les croyants. Et puis vous serez ramenés vers Celui qui connaît l’invisible et l’apparent, Il vous renseignera sur ce que vous aurez fait ». » (Sourate 9, Le Repentir, verset 105).






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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 20:48

La Chine inaugure une ligne à grande vitesse, la plus rapide au monde (AFP)

La Chine a inauguré samedi une nouvelle ligne de transport de passagers à grande vitesse entre les métropoles de Wuhan (centre) et de Canton (sud), la plus rapide au monde selon les autorités avec une vitesse moyenne de 350 km/h, ont rapporté les médias officiels.

Cette ligne de 1.069 kilomètres de long, dont les travaux ont été lancés en juin 2005, est un des tronçons de celle qui reliera à terme Pékin à Canton, capitale de la province du Guangdong, a indiqué l'agence Chine Nouvelle.

Montrant des images des trains flambant neufs partant de la gare de Wuhan, produits grâce à des transferts de technologie étrangère, la télévision officielle CCTV a souligné que le trajet serait de trois heures, contre 10 avant l'entrée en service de la ligne à très grande vitesse."Le train peut aller jusqu'à 394,2 km/h, c'est le plus rapide au monde en opération avec deux trains couplés en double traction", a déclaré Zhang Shuguang, directeur du Bureau des transports au ministère des Chemins de fer.

La vitesse moyenne des trains à grande vitesse est de 243 km/h au Japon, de 232 km/h en Allemagne et de 277 km/h en France, selon Xu Fangliang, ingénieur général de la ligne Wuhan-Canton, cité par l'agence Chine Nouvelle.

Cette nouvelle ligne de transport de passagers permettra aussi d'alléger la pression qui pèse sur le trafic fret en provenance de la région industrielle du Guangdong, l'une des principales zones industrielles de la Chine.

Pékin mène un ambitieux programme de développement du ferroviaire qui vise à doter la Chine de 120.000 km de lignes -- contre 86.000 km actuellement, le deuxième réseau au monde après les Etats-Unis --, dont 12.000 à grande vitesse.

La première ligne à grande vitesse avait été inaugurée au moment des jeux Olympiques en août 2008, reliant Pékin à la ville portuaire de Tianjin en une demi-heure.

En septembre, les autorités avaient indiqué vouloir près de 300 milliards de dollars (plus de 205 milliards d'euros) dans la construction de 42 lignes à grande vitesse d'ici 2012 afin de soutenir la croissance.





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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 17:13

http://www.reopen911.info/News/2009/12/04/michael-moore-arretez-la-guerre-m-le-president


http://contreinfo.info/article.php3?id_article=2922

Arrêtez la guerre, M. le Président ! par Michael Moore

« Qu’aurait fait Martin Luther King ? ... Il n’aurait pas envoyé encore plus de pauvres s’en aller tuer d’autres pauvres qui ne les menacent pas. Ni dépensé des milliards et des milliers de milliards pour faire la guerre, alors que les enfants d’Amérique dorment sur les trottoirs et font la queue pour obtenir du pain. » Michael Moore, qui avait espéré, comme tant d’américains, qu’Obama sache sortir de l’engrenage des conflits, laisse éclater sa profonde déception et lance un dernier appel désespéré pour tenter de convaincre le Président de ne pas choisir la voie de l’escalade dans la guerre d’Afghanistan.

Lettre ouverte au Président Obama

Par Michael Moore, 30 novembre 2009

Cher Président Obama,

Voulez-vous vraiment être un nouveau « président de guerre » ? Si vous vous rendez demain soir à West Point pour annoncer une escalade, au lieu d’un retrait des troupes en Afghanistan, vous serez un nouveau président de guerre. Purement et simplement. Et du même coup, vous ferez la pire chose que vous puissiez faire - détruire les espoirs et les rêves que tant de millions de gens ont placés en vous. En un seul discours demain soir, vous pourriez transformer en cyniques désabusés la multitude de jeunes qui ont formé la cheville ouvrière de votre campagne. Vous allez leur apprendre que ce qu’ils ont toujours entendu dire est vrai - que tous les politiques sont pareils. Je ne peux tout simplement pas croire que vous êtes sur le point de faire ce qu’ils disent que vous êtes sur le point de faire. S’il vous plaît, dites qu’il n’en est rien.

Votre travail ne consiste pas à faire ce que les généraux vous disent de faire. Notre gouvernement est dirigé par les civils. C’est nous qui disons quoi faire à l’état-major des armées, et non l’inverse. Le général Washington y avait insisté. Et c’est ce que le président Truman a fait savoir au général MacArthur, lorsqu’il a voulu envahir la Chine. « Vous êtes viré ! », lui a dit Truman, et puis c’est tout. Et vous auriez du virer le général Mc Chrystal lorsqu’il a tenté de vous forcer la main en disant à la presse ce que vous devriez faire. Permettez-moi d’être franc : Nous aimons nos gamins qui sont dans les forces armées, mais nous avons une P*#&... de haine pour ces généraux, depuis Westmoreland au Vietnam jusqu’à Colin Powell, oui même lui, qui a menti à l’ONU avec ses faux graphiques d’armes de destruction massive (depuis, il s’est amendé).

Aujourd’hui, vous vous sentez coincé. Il y a 30 ans ce jeudi, les généraux soviétiques ont eu une sacré idée : « Envahissons l’Afghanistan ! » Eh bien, cela s’est avéré être le dernier clou enfoncé dans le cercueil de l’URSS.

Il y a une bonne raison pour que l’Afghanistan ne porte pas le surnom d’ « Etat Jardin » (Bien qu’on pourrait y penser en voyant que le frère du président corrompu Karzaï, que nous soutenons, fait dans le commerce de l’héroïne et cultive du pavot). Le surnom de l’Afghanistan, c’est le « cimetière des empires ». Si vous ne le croyez pas, téléphonez donc aux britanniques. Je vous aurais volontiers suggéré d’appeler Gengis Khan, mais j’ai perdu son numéro. Mais j’ai par contre celui de Gorbatchev. C’est le 41 22 789 1662. Je suis sûr qu’il aurait des tas de choses à vous dire concernant l’erreur historique que vous vous apprêtez à commettre.

Si vous devenez un « président de guerre, » avec cette crise économique qui se poursuit, avec le sacrifice de notre jeunesse sur l’autel de l’arrogance et la cupidité, cette grande civilisation que nous appelons l’Amérique va se précipiter à pleins gaz vers sa chute et l’abîme. Les empires ne croient jamais que leur fin est proche, jusqu’à qu’elle soit là. Les empires croient qu’en faisant encore plus de mal, ils forceront les païens à rentrer dans le rang - et pourtant cela ne fonctionne jamais. Les païens finissent en général par tailler en pièces les empires.

Réfléchissez avec soin, Président Obama. Vous êtes le premier à savoir que cela ne doit pas se dérouler ainsi. Il vous reste quelques heures pour écouter votre cœur et faire appel à votre raison. Vous savez que rien de bon ne sortira de l’envoi de nouveaux soldats à l’autre bout du monde, dans une région que ni vous, ni eux, ne comprennent, pour atteindre un objectif dont ni vous, ni eux, ne savent ce qu’il est, et ce dans un pays qui ne veut pas de nous. Vous pouvez le ressentir au plus profond de vous.

Je sais que vous savez qu’il reste moins d’une centaine de partisans d’Al Qaïda en Afghanistan ! Une centaine de milliers de soldats tenteraient d’écraser une centaine de types qui vivent dans des cavernes ? Vous êtes sérieux ? Avez-vous gouté à la même liqueur que Bush ? Je me refuse à le croire.

Votre décision éventuelle d’étendre la guerre (tout en affirmant que vous le faites pour vous permettre de « mettre fin à la guerre »), fera davantage pour graver dans la pierre votre place dans l’histoire qu’aucune des grandes choses que vous avez accomplies et dites durant votre première année de mandat. Si vous jetez encore un os à ronger aux Républicains, la coalition des gens qui espèrent en vous et de ceux qui étaient désespérés pourrait disparaître - et le sort de cette nation reviendra alors dans les mains de ceux qui répandent la haine, en moins de temps qu’il n’en faut pour crier « Tea Party » ! [1]

Choisissez avec soin, Monsieur le Président. Les entreprises qui ont financé votre campagne vont vous abandonner dès qu’il sera clair que vous n’exercerez pas de second mandat, et que le destin de la nation reviendra à nouveau entre les mains des idiots habituels qui leurs attribuent des marchés. Cela pourrait se produire dès mercredi matin.

Nous, le peuple, nous vous aimons toujours. Nous, les citoyens, nous conservons toujours une lueur d’espoir. Mais nous, les citoyens, nous n’en accepterons pas plus. Nous ne pouvons accepter de vous voir faire encore et encore des concessions, alors que nous vous avons élu à cette fonction avec une large majorité de millions de voix pour que le travail soit fait. Quelle est donc la dimension de cette « victoire écrasante » qui vous échappe ?

Ne vous laissez pas abuser en pensant que l’envoi d’un nombre inférieur de soldats en Afghanistan fera une différence, ou vous gagnera le respect de ceux qui vous haïssent. Ils ne s’arrêteront pas avant que ce pays ne soit réduit en lambeaux et que le dernier dollar n’ait été extorqué aux pauvres et à ceux qui vont le devenir. Vous pourriez envoyer là-bas un million de soldats, et la droite hystérique ne serait toujours pas satisfaite. Vous seriez toujours victime de leur venin, répandu sans cesse par des radios et télévisions haineuses, parce que peu importe ce que vous faites, vous ne pouvez pas changer la seule chose en vous-même qui les mets hors d’eux-mêmes.

Ces gens pleins de haine ne sont pas ceux qui vous ont élu, et ils ne pourront pas être ralliés, même si vous nous abandonnez.

Président Obama, il est temps de rentrer à la maison. Demandez donc à vos voisins à Chicago et aux parents des jeunes hommes et femmes qui se battent et meurent, s’ils veulent voir encore plus de soldats et de milliards envoyés en Afghanistan. Pensez-vous qu’ils vous répondraient : « Non, nous n’avons pas besoin d’assurance santé, nous n’avons pas besoin d’emplois, nous n’avons pas besoin de logements. Allez-y, M. le Président, et envoyez notre richesse, nos fils et nos filles à l’étranger, nous n’avons besoin de rien. »

Qu’aurait fait Martin Luther King ? Qu’aurait fait votre grand-mère ? Ils n’auraient pas envoyé encore plus de pauvres s’en aller tuer d’autres pauvres qui ne les menacent pas.. Ni dépensé des milliards et des milliers de milliards pour faire la guerre, alors que les enfants d’Amérique dorment sur les trottoirs et font la queue pour obtenir du pain.

Tous ceux qui ont voté pour vous, ont prié pour vous, et pleuré le soir de votre victoire, tous ont enduré un enfer orwellien durant ces huit années de crimes commis en notre nom : torture, prisons secrètes, suspension de la déclaration des droits, invasion de nations qui ne nous avaient pas attaqué, bombardement des quartiers où Saddam « pouvait » se trouver (sans y être jamais), massacre de cortèges de mariages en Afghanistan. Nous avons vu des centaines de milliers de civils irakiens se faire abattre et des dizaines de milliers de nos braves jeunes hommes et femmes se faire tuer, mutiler, ressentir l’angoisse. Ce fut une terreur totale dont nous ne soupçonnions qu’à peine l’existence.

Lorsque nous vous avons élu, nous ne nous attendions pas à des miracles. Nous nous ne nous attendions même pas à beaucoup de changements. Mais nous en attendions quelques-uns. Nous avons pensé que vous alliez arrêter cette folie. Arrêter le massacre. Abandonner cette idée folle que des hommes en armes pourraient réorganiser une nation qui ne fonctionne même pas en tant que nation, et ne l’a jamais fait.

Arrêtez, arrêtez, arrêtez ! Pour la vie des jeunes Américains et des civils afghans, arrêtez. Pour votre présidence, l’espérance et l’avenir de notre nation, arrêtez. Pour l’amour de Dieu, arrêtez.

Ce soir, nous avons encore espoir.

Demain, nous verrons. La balle est dans votre camp. Vous ne devez PAS le faire. Vous pouvez être un exemple de courage. Vous pouvez être le digne fils de votre mère.

Nous comptons sur vous.





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26 décembre 2009 6 26 /12 /décembre /2009 16:56

http://www.wsws.org/francais/News/2009/dec2009/sark-d22.shtml


France : La campagne de Sarkozy sur l'identité nationale renforce le Front national

Par Antoine Lerougetel

Dans un article du Monde daté du 9 décembre, Le président Nicolas Sarkozy a donné libre cours à un nationalisme extrême et a à peine caché son appel islamophobe aux forces les plus réactionnaires de la société française.

L'objectif de cet article est de gagner une base sociale afin d'imposer un régime autoritaire pour faire payer à la classe ouvrière la crise économique et la vaste dette publique contractée par le renflouement des banques. Il cherche aussi à créer un climat idéologique propice pour justifier la politique étrangère impérialiste de la France, à savoir l'intervention militaire impopulaire en Afghanistan dans la ruée sur les ressources stratégiques du monde, notamment le pétrole et le gaz, des puissances impérialistes rivales.

Cet article défend avec vigueur le récent référendum suisse en faveur d'une loi rendant illégale la construction de minarets. Sakorzy affirme que ceux qui attaquent le référendum suisse attaquent en fait « le peuple suisse » et qui plus est font preuve de « mépris pour le peuple » et « une méfiance viscérale pour tout ce qui vient du peuple. » Il nie que ce vote ait quelque effet que ce soit sur « la liberté de culte ou la liberté de conscience. »

Le soutien public de Sarkozy pour le référendum suisse le place à la tête d'un mouvement à droite prononcé de la politique européenne. En effet, Sarkozy se positionne à la droite des partis politiques au pouvoir en Suisse qui se sont opposés au vote pour l'interdiction des minarets, même si c'est uniquement par crainte de répercussions négatives sur les banques, le commerce et les intérêts touristiques du pays.

Cette loi est remise en cause par les associations musulmanes à la Cour européenne des droits de l'Homme comme étant incompatible avec la Convention européenne des droits de l'Homme. Elles font remarquer qu'elle est discriminatoire car exclusivement dirigée contre la religion musulmane.

L'article de Sarkozy fait partie de la campagne sur l'identité nationale, dont le fer de lance est son ministre de l'immigration et de l'identité nationale Eric Besson, toujours plus fanatique et ancien transfuge du Parti socialiste dont il était le porte-parole sur les questions économiques. C'est une surenchère du racisme d'Etat et de l'islamophobie qui s'était exprimée en 2004 par la loi interdisant aux jeunes filles le port du voile islamique dans les établissements scolaires et la mission parlementaire préparant une loi sur l'interdiction de la burqa dans les lieux publics. La mission sur la burqa est conduite par le député du Parti communiste André Gerin et est composée de représentants de tous les partis parlementaires dont le Parti socialiste et les Verts.

Mercredi, Besson a ordonné le rapatriement forcé vers Kaboul de neuf Afghans dont la sécurité est sérieusement mise en doute. Ce rapatriement s'est fait par charter affrété conjointement avec le gouvernement britannique et contre la volonté expresse du gouvernement afghan.

Ce qui est le plus notoire dans le populisme de droite de Sarkozy est son refus total de reconnaître les divisions de classes au sein du « peuple » et son utilisation exclusive de la religion pour définir les catégories sociales: « Chrétien, juif ou musulman, homme de foi, quelle que soit sa foi, croyant, quelle que soit sa croyance... »

Affirmant « la civilisation chrétienne » fondamentale de la France et les « valeurs de la République » Sarkozy prévient les nouveaux arrivants et particulièrement les musulmans que toute atteinte de leur part à ces « valeurs... condamnerait à l'échec l'instauration si nécessaire d'un islam de France. »

S'adressant à « mes compatriotes musulmans, » il dit à tout futur immigré qu'il ou elle devra « se garder de toute ostentation et de toute provocation et, conscient de la chance qu'il a de vivre sur une terre de liberté, doit pratiquer son culte avec l'humble discrétion. »

Qualifiant de façon diffamatoire tous les immigrés d'anti-sociaux, Sarkozy exige un asservissement complet à l'Etat bourgeois en déclarant, « L'identité nationale c'est l'antidote au tribalisme et au communautarisme. »

Les commentateurs politiques et des médias sont loin de la vérité lorsqu'ils assument que la campagne d'identité nationale n'est qu'une combine pour retenir le soutien de l'électorat d'extrême-droite du Front national (FN) de Jean-Marie Le Pen lors des élections régionales de mars 2010. Au contraire, Sarkozy reconnaît que c'est la fin du mécanisme politique de maintien du régime capitaliste en France, depuis la Libération en 1944, par alternance de gouvernements de « gauche » et régimes gaullistes et d'autres partis conservateurs, sur la base de la soumission politique de la classe ouvrière par les syndicats. Le tournant décisif s'était produit en 2002 quand le candidat du Parti socialiste à l'élection présidentielle, Lionel Jospin avait été relégué par Le Pen à la troisième place et éliminé du second tour de l'élection contre le gaulliste Jacques Chirac.

Depuis sa prise de fonction en mai 2007, Sarkozy s'en remet aux syndicats, au moyen de grèves d'une journée, bien espacées, pour désamorcer la situation et isoler les travailleurs en lutte, pour lui permettre de mettre en place une série d'attaques contre les conditions de travail, les droits sociaux (notamment les retraites) et les services sociaux, notamment la santé et l'éducation.

C'est maintenant une évidence que de dire que ce qui a été essentiel aux succès de Sarkozy a été sa collaboration avec Bernard Thibault, le dirigeant de la principale confédération syndicale, la CGT proche du Parti communiste français (PCF.)

Le numéro du 28 novembre de l'hebdomadaire d'information Marianne qui jouit d'un vaste lectorat écrit : « En ces temps de crise, le chef de l'Etat et le secrétaire général du premier syndicat de France vivent une étrange idylle. » Il cite un conseiller du président: « C'est un automne miraculeux, pas le moindre patron séquestré, pas un étudiant dans la rue, pas une manif!...Sarkozy et Thibault ont canalisé le mécontentement, ils ont éteint les feux de concert et nous avons ainsi passé dans le calme une période épouvantable. »

Sarkozy et ses conseillers savent que les syndicats ne seront pas en mesure de continuer à contenir la résistance de la classe ouvrière.. Ce sont surtout des structures bureaucratiques qui sont principalement maintenues et financées par l'Etat et le patronat. Les syndiqués représentent moins de 8 pour cent des travailleurs, soit le niveau le plus bas parmi les 30 pays industrialisés de l'OCDE (Organisation de coopération et de développement économiques.) Déjà, quelque 800.000 travailleurs au chômage perdront leur allocation chômage en 2010 et le taux de chômage devrait grimper au-dessus de 10 pour cent durant la nouvelle année. La réduction des dépenses, requise pour rembourser les vastes dettes contractées par le gouvernement pour renflouer les banques et l'industrie, éclipsera celles imposées durant les deux premières années et demie du mandat de cinq ans de Sarkozy.

Avec la crise qui s'intensifie, la bourgeoisie promeut le Nouveau parti anticapitaliste d'Olivier Besancenot comme un partenaire de la coalition PS/PCF. Mais la bourgeoisie doit aussi construire les forces les plus réactionnaires pour servir de bélier contre les luttes de classes qui sont inévitables avec le fardeau de la crise économique placé sur les épaules des travailleurs et des jeunes.

Il y a des signes qui montrent que l'adoption ouverte par Sarkozy de larges pans du programme et de l'idéologie du Front national au lieu d'attirer les voix de l'extrême-droite, renforce en fait les néofascistes. On voit à la télévision la fille de Le Pen et probablement son successeur, Marine Le Pen, distribuer sur les marchés des tracts intitulés « Identité nationale ». Les sondages donnent 10 pour cent des voix aux Front national aux élections régionales, ce qui pourrait être très préjudiciable dans ce scrutin pour  l'UMP (Union pour un mouvement populaire) au pouvoir. La cote de popularité de Sarkozy est à présent tombée au-dessous de 40 pour cent.

Le rejet par les travailleurs de la politique procapitaliste corrompue des partis bourgeois de gauche ainsi que de l'UMP a presque conduit à une victoire du FN à l'élection partielle de Hénin-Beaumont cette année. Une coalition de partis allant du Nouveau Parti anticapitaliste, à l'UMP en passant par le PS, PCF et les Verts soutenait la liste indépendante de « gauche », qui a tout juste réussi à remporter l'élection devant le FN.

Nadine Morano, secrétaire d'Etat à la famille a provoqué un esclandre quand elle a déclaré qu'elle « attendait [d'un] jeune musulman… qu'il aime la France, quand il vit dans ce pays... qu'il trouve un travail... qu'il ne parle pas le verlan... et qu'il ne mette pas sa casquette à l'envers. »

Les remarques de Morano seront perçues par les jeunes Français de toutes origines comme une insulte et dans un pays où près d'un quart de la population a au moins un grand-parent immigré la carte raciste peut se retourner contre celui qui l'utilise. Le ressentiment provoqué par un tel langage touche bien plus de gens que ceux qui vivent dans les quartiers.

Plus crûment encore, Médiapart rapporte que lors d'une réunion sur l'identité nationale organisée le 1er décembre par le préfet de la Meuse, le maire UMP de Gussainville André Valentin a déclarer : « On va se faire bouffer (...) Il y en a déjà dix millions (...), dix millions qu'on paie à rien foutre. »

Lorsque le député UMP de la Meuse Bertrand Plancher a exigé que Valentin soit suspendu de l'UMP, Besson a pris la défense de ce dernier disant que c'était juste « expression malheureuse. »

De plus en plus, des couches de l'élite politique s'inquiètent de ce que la campagne sur l'identité nationale lancée par Sarkozy et Besson échappe à tout contrôle. L'AFP (Agence France Presse) cite un député UMP Jean-Pierre Grand, sympathisant du rival de Sarkozy, Dominique de Villepin, qualifie la campagne sur l'identité nationale de « merveilleux appel d'air pour le Front national. Je le regrette profondément. »

D'anciens premiers ministres UMP ; Villepin, Jean-Pierre Raffarin et Alain Juppé ont publiquement exprimé leurs objections envers l'article de Sarkozy et la campagne sur l'identité nationale.

L'opposition du Parti socialiste à la campagne de Sarkozy sur l'identité nationale se fonde sur la défense de la cohésion sociale, c'est à dire, sur l'hostilité à toute lutte de la classe ouvrière par-delà les frontières nationales et ethniques.

Leur soutien, et celui de leurs alliés de la gauche plurielle, à l'interdiction du port du voile islamique dans les établissements scolaires et à la mission anti-burqa, ainsi qu'à la politique d'immigration restrictive et leur soutien aux aventures militaires impérialistes en Afghanistan et ailleurs sont une partie intégrante des raisons pour lesquelles Sarkozy peut se tourner ouvertement vers le racisme.

Ceci est aussi le cas avec la collaboration des syndicats, et surtout le soutien de la CGT pour l'industrie nationale au détriment des travailleurs étrangers.

Les travailleurs et les jeunes doivent combattre toute expression de nationalisme afin de défendre leurs intérêts de classe indépendants pour une solution socialiste à la crise en France, en Europe et internationalement.




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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 19:39


http://www.legrandsoir.info/L-appel-historique-de-Chavez-pour-une-5eme-Internationale-Monthly-Review.html

L’épicentre de la lutte révolutionnaire se situe en Amérique latine

L’appel historique de Chavez pour une 5eme Internationale (Monthly Review)

Frederico FUENTES

S’adressant aux délégués de la Rencontre Internationale des Partis de Gauche qui s’est tenue à Caracas du 19 au 21 novembre (2009), le président vénézuélien Hugo Chavez a déclaré : « il est temps de constituer la 5ème Internationale. » Face à la crise capitaliste et la menace d’une guerre qui représente un danger pour l’avenir de l’humanité, « les peuples réclament » une unité plus forte des partis de gauche et révolutionnaires qui sont prêts à lutter pour le socialisme, a-t-il dit.

A l’instar de son appel de 2005 pour la construction « d’un socialisme du 21ème siècle » et son appel de 2006 pour la création au Venezuela d’un nouveau parti de masse révolutionnaire – le Parti Socialiste Unifié du Venezuela – l’appel de Chavez à l’unité de la gauche et pour une nouvelle internationale est un événement historique.

Il s’appuie sur l’expérience des quatre précédentes « internationales », la première créée par Karl Marx en 1864, qui s’est effondré. La Deuxième Internationale fut créée en 1889, mais s’est disloquée lorsque les partis membres se sont rangés aux côtés de leurs gouvernements respectifs lors du bain de sang de la première Guerre Mondiale. La Troisième Internationale fut fondée au lendemain de la Révolution Russe. Mais, selon Chavez, elle a « dégénéré » sous le Stalinisme et a « trahi » les luttes pour le socialisme à travers le monde. Leon Trotsky a fondé la Quatrième Internationale en 1938. Mais Trosky est mort en 1940 (« fut assassiné » serait plus précis – NDT) et ses successeurs n’ont jamais réussi à construire un mouvement de masse.

Cet appel pour une nouvelle Internationale est historique aussi à cause de l’autorité de Chavez, dirigeant d’un mouvement révolutionnaire qui compte des millions de membres qui luttent pour une société socialiste.

Après l’approbation par une majorité des délégués d’une résolution spéciale en faveur de la fondation de « la 5eme Internationale Socialiste comme un espace où les partis, mouvements et courants à orientation socialiste peuvent coordonner une stratégie commune de lutte contre l’impérialisme et le renversement du capitalisme par le socialisme, » Chavez a réitéré son appel, cette fois en ouverture du 1er Congrès Extraordinaire du Parti Socialiste Unifié du Venezuela, qui a commencé le 21 novembre.

Devant 772 délégués élus par les organisations de base lors d’un processus sans précédent auquel ont participé prés d’un million de membres du parti, il a demandé que sa proposition soit inscrite à l’ordre du jour du Congrès :

« A ce premier congrès extraordinaire du Parti Socialiste Unifié du Venezuela, je demande que soit inscrit à l’ordre du jour la proposition de convoquer les partis politiques et les courants à la création de la 5eme Internationale Socialiste, une nouvelle organisation devant répondre aux défis de notre temps et qui pourrait devenir un instrument d’unification et de coordination des peuples en lutte pour sauver la planète ».

La proposition sera soumise à discussion pendant le Congrès, qui durera jusqu’au mois d’avril 2010, date prévue pour la création de la 5eme Internationale. La discussion « doit s’ouvrir au peuple, aux organisations sociales et autres formes de pouvoir populaire dans le pays, » selon le plan proposé par Chavez.

Unité face à la contre-offensive impérialiste.

La discussion centrale du premier jour de la Rencontre avec les Partis de Gauche portait sur la nouvelle contre-offensive impérialiste dans la région, illustrée par l’expansion des bases militaires US et la coup d’état au Honduras.

Etaient présents 55 partis politiques de plus de 30 pays, représentés par des représentants de l’ancienne et de la nouvelle gauche, dont certains partis communistes et sociaux-démocrates d’Asie et d’Europe, des mouvements de libération nationale d’Afrique et du Moyen-orient, de nouveaux partis politiques tels que Die Linke (Allemagne), Bloc de Gauche (Portugal), Parti de Gauche (France) et des forces radicales et de gauche de l’Amérique latine, certains plus anciens, comme le FSLN (Front Sandiniste de Libération Nationale) et certains plus récents, comme le Mouvement vers le Socialisme (Bolivie) et, bien entendu, le PSUV.

Pratiquement toutes les tentatives pour créer un nouveau modèle de société au 20eme siècle ont été détruites par l’impérialisme, a expliqué Nicolas Maduro, dirigeant du PSUV et Ministre des affaires étrangères du Venezuela. « Il n’y a eu qu’une seule expérience qui a eu la force politique, militaire et populaire, ainsi qu’une direction révolutionnaire, qui a réussi à déjouer les plans de l’impérialisme : la Révolution Cubaine. »

A la fin du siècle, de nouveaux mouvements révolutionnaires et de nouveaux dirigeants ont émergé pour changer la face de la région. L’élection de Barack Obama a soulevé de nombreux espoirs auprès de vastes secteurs de la population qui espéraient que de nouvelles relations avec les Etats-Unis, basées sur le dialogue, seraient possibles. Mais les illusions ont été rapidement brisées par les initiatives de la nouvelle administration, a dit Maduro.

L’Alliance Bolivarienne, ALBA – « un projet solide d’intégration et d’union de nos pays et de nos peuples » - a progressé cette année, avec l’arrivée de l’Equateur et plusieurs pays Caribéens ; cependant, le premier coup de l’impérialisme fut porté contre le Honduras le 28 juin par un coup d’état militaire. Le coup d’état visait l’ALBA et fut réalisé avec le soutien des Etats-Unis, a-t-il dit.

Peu après, la nouvelle est tombée : l’accord militaire entre les Etats-Unis et la Colombie et la concession de sept nouvelles bases militaires aux Etats-Unis, « une menace sérieuse contres les mouvements révolutionnaires de notre continent, » a ajouté Maduro.

Selon ce scénario, l’unité des forces progressistes et de gauche est nécessaire afin de créer un mouvement de paix et de justice dans la région ayant la capacité de convertir le continent en une « territoire libre de bases US », a-t-il dit.

Jorge Marti, responsable du secteur des relations internationales du Parti Communiste de Cuba, a souligné qu’actuellement, « la gauche n’est pas à la hauteur des défis auxquels elle est confrontée », raison pour laquelle il est nécessaire de tracer une stratégie claire pour une unité dans la lutte.

Alors qu’il est tout à fait possible que les forces de droite remportent les prochaines élections au Chili et au Brésil, Nidia Diaz, du Front Farabundo Marti de Libération Nationale (FMLN) du Salvador a souligné que « si nous ne pensons qu’aux échéances électorales en oubliant l’accumulation des forces sociales en faveur du changement, il est facile de brosser un tableau pessimiste. » Il est essentiel que la gauche promeuve la proposition de Chavez de créer les bases pour la paix et un point de convergence pour les actions et la mobilisation de nos peuples, a-t-elle ajouté.

« Nous ne sommes que les porte-paroles de nos peuples qui résistent, » a expliqué le Ministre des Affaires étrangères du Honduras, Patricia Rodas. Notre responsabilité est de construire un espace commun pour rassembler les partis et consolider l’union des nos peuples, « et permettre la création d’une force diversifiée inconnue jusqu’à présent » parce qu’ils veulent détruire « cette même démocratie pour laquelle nous avons déposé les armes, » a-t-elle dit.

En concluant les contributions de la journée, le dirigeant du PSUV et ministre de l’éducation Hector Navarro a affirmé que « le problème n’était pas les bases militaires, le problème était la crise structurelle du capital... nous sommes confrontés à la question de la survie de l’humanité. » Ainsi, cette réunion, qui a rassemblé quelques unes des forces de gauche les plus importantes au monde, doit être vue comme le théatre des opérations à partir de laquelle a été déclenchée la lutte pour la défense de l’humanité, a-t-il dit.

Une internationale socialiste pour le 21eme siècle

La deuxième journée a commencé par une discussion sur la nature de la coordination.

Valtar Pomar, secrétaire des relations internationale du Parti du Travail (PT) du Brésil a présenté les vues de son parti, en mettant en avant une stratégie centrée sur l’unité régionale et l’intégration, ou en termes plus classiques « anti-impérialistes ». Si nous faisons du socialisme le plus petit dénominateur commun de notre unité, cela aboutira inévitablement à des divisions ; pour cette raison, a dit Pomar, le PT continuera à privilégier le Forum de Sao Paolo (FSP).

Atristobulo Istaruez, un des vice-présidents du PSUV, a répondu que la gauche avait besoin d’espaces plus dynamiques et actifs que le FSP.

Le FSP a été crée au début des années 90 à l’initiative du PT pour rassembler la gauche latino américaine dans le contexte de l’effondrement de l’Union Soviétique. Aujourd’hui, le Forum, comme le PT, a dérivé loin de ses racines radicales pour devenir une tribune de discussions dominée par les forces réformistes.

Alors que des différences ont commencé à faire jour, ce sont les interventions de Chavez cette nuit-là qui ont tracé la ligne de partage. « L’impérialisme yankee se prépare à la guerre en Amérique latine... preque toujours, les Etats-Unis se sortent d’une situation de crise par la guerre, » a-t-il prévenu.

Dans le même temps, les conditions d’une construction du socialisme sont favorables, a-t-il dit. « C’est pourquoi je vous demande... que vous m’autorisiez à aller de l’avant, avec ceux qui veulent m’accompagner, dans la création de la 5eme Internationale. »

Une nouvelle Internationale sans manuel et sans obligations, a expliqué Chavez, où les différences seront les bienvenues.

Il a sévèrement critiqué l’exemple du Parti Communiste de l’Union Soviétique qui a imposé ses dogmes tels que « le socialisme dans un seul pays » sur ses partis satellites à travers le monde. Ce qui a fait que de nombreux partis communistes en Amérique latine ont tourné le dos à Che Guevara à cause de son rejet du dogmatisme soviétique, a dit Chavez.

Par opposition au échecs du « socialisme réel » et de la social-démocratie, a-t-il dit, une nouvelle internationale devrait représenter l’esprit et l’héritage collectif laissé à l’humanité par les fondateurs des quatre premières internationales, Karl Marx, Frederich Engels, Clara Zetkin, Rosa Luxembourg, Jose Carlos Mariategui, et Leon Trotsky.

Elle devrait aussi incorporer les idées des radicaux latino-américains et des libérateurs tels que Simon Bolivar, Francisco Morazan, Maurice Bishop et Sandino, a-t-il ajouté.

Un nouveau projet de coordination de la gauche doit se faire au sein d’une internationale pour affronter l’impérialisme, battre l’impérialisme, et lutter pour le socialisme du 21eme siècle. Il est nécessaire de travailler ensemble à l’élaboration d’un manifeste afin de créer l’unité autour du socialisme du 21eme siècle, a-t-il poursuivi.

A la remarque d’un délégué qui a dit qu’il existait déjà d’autres organisations de coordination des partis politiques, la réponse de Chavez fut rapide et cinglante : il existe de nombreux espaces de discussion, mais aucune pour des actions concrètes, raison pour laquelle beaucoup ont cessé d’exister.

« Nous avons perdu beaucoup de temps, nous continuons à en prendre, à chercher des excuses à notre inaction. Je considère qu’un tel comportement constitue une trahison envers les espoirs de nos peuples. » Nous avons besoin de l’unité des partis de gauche, « mais des partis qui sont véritablement de gauche »..

« Il nous incombe d’assumer le rôle d’avant-garde »

Alors que le lendemain divers partis ont exprimé leurs réserves, en arguant qu’il n’était pas possible d’arriver à un accord dans le cadre d’une telle rencontre et qu’il fallait un débat profond sur le programme avant de pouvoir réaliser une unité, les réactions en faveur d’une telle proposition était majoritaires.

« Nous ne pouvons continuer à simplement débattre... il nous faut définir clairement ce que que nous voulons, et le projet alternatif pour l’Amérique latine, c’est le socialisme, » a affirmé Salvador Sanchez Ceren, dirigeant du FMLN et vice-président du Salvador, qui s’exprimait en faveur de la proposition.

Le commentaire de Sanchez a provoqué une réaction du président Salvadorien Mauricio Funes, un indépendant qui a été élu sous l’étiquette du FMLN, et qui s’est distancé ainsi que son gouvernement de tout soutien au socialisme du 21eme siècle.

Les membres de la délégation bolivarienne du Mouvement Vers le Socialisme ont informé les participants de la rencontre qu’ils avaient appelé la direction nationale du parti, ainsi que le président Evo Morales, et que tous étaient d’accord pour se joindre au projet et participer activement aux commissions préparatoires pour un congrès fondateur.

Le dirigeant de Alianza Pais et Ministre équatorien Ricardo Patino a annoncé aussi que son parti avait décidé d’y participer.

Promettant le soutien actif de la « résistance » hondurienne, Rodas a ajouté sa voix en soutien à la proposition.

Ainsi, les dirigeants actuels des plus importants mouvements pour le changement – auxquels il faut ajouter le Parti Communiste de Cuba qui n’a pas exprimé une position formelle lors de cette réunion – ont annoncé leur volonté d’oeuvrer à l’organisation d’une coordination internationale.

Avec la résolution spéciale de créer un « groupe composé de partis socialistes, de courants et de mouvements sociaux qui soutiennent l’initiative, pour préparer un programme qui définira les objectifs, le contenu et les mécanismes de cette entité révolutionnaire globale, » un document intitulé l’Engagement de Caracas a aussi été approuvé.

Le document affirme que, face à la « crise structurelle du capital, qui combine une crise économique, une crise écologique, une crise alimentaire et une crise énergétique, qui ensemble représentent une menace pour l’humanité et la terre mère » la seule alternative possible était « le socialisme du 21eme siècle ».

En tirant encore une fois les leçons des quatre premières internationales, Chavez a remarqué,, cette fois-ci devant le congrés du PSUV, que toutes ces internationales étaient nées en Europe, « où la théorie du socialisme scientifique a surgi avec force au coeur des grandes luttes populaires et ouvrières, et la domination de la bourgeoisie. »

Cependant, aujourd’hui, « l’épicentre de la lutte révolutionnaire se situe dans notre Amérique (nuestra America). Et le Venezuela est au centre de cette bataille. Il nous incombe d’endosser le rôle d’avant-garde et nous devons l’assumer, afin de prendre conscience des énormes responsabilités qui pèsent sur nous. »

Federico Fuentes, avec Kiraz Janicke, a participé à la Rencontre Internationale des Partis de Gauche en tant que représentants de l’Alliance Socialiste.





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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 17:10

http://www.marianne2.fr/La-bonne-blague-Hortefeux-prime-pour-son-combat-contre-le-racisme_a183154.html


http://www.europalestine.com/spip.php?article4584

La bonne blague : Hortefeux primé pour son combat contre le racisme

Hortefeux vient d'être récompensé pour son combat contre le racisme et l'antisémitisme par l'Union des Patrons et Professionnels Juifs de France. Guillaume Weill Raynal, spécialiste du « nouvel antisémitisme », vous informe sur ce que pense vraiment cette organisation qui considère Hortefeux comme un anti-raciste. Terrifiant.

L’annonce officielle a été mise en ligne sur le site du ministère de l’intérieur vendredi 11 décembre, à 22 h 44. Pas sur la page d’accueil. Il fallait  cliquer sur la rubrique «Espace Presse» pour voir apparaître, dans une liste d’articles, la mention «Colloque annuel de l’Union des Patrons et Professionnels Juifs de France»; et cliquer sur cette mention pour y lire que Brice Hortefeux viendrait clôturer, le dimanche 13 décembre à 18 h 30, le colloque annuel de l’UPJF, sans plus de précision. Peu de risques de rameuter les médias. On voit mal un journaliste bouleverser soudainement son week-end pour une annonce de dernière minute aussi vague, et surtout, aussi confidentielle.

Le sujet de ce colloque ? Les ruses de l’antisémitisme. Quoi de plus naturel, après tout, que le ministre de l’intérieur vienne honorer de sa présence une manifestation organisée sur ce thème très consensuel, comme il aurait pu le faire pour n’importe quelle autre manifestation du même ordre organisée par SOS Racisme ou Ni Putes Ni Soumises ? Certes, le programme annonçait que l’on parlerait des « ruses » de l’antisémitisme.

Traduisez qu’il y serait sans doute proposé et développé une définition très « extensive » de la chose. Mais seul un incorrigible esprit chagrin aurait pu, à ce stade, soupçonner le ministre de venir ainsi cautionner l’instrumentalisation de la lutte contre  l’antisémitisme au service d’une cause partisane.

Le discours de Brice Hortefeux fut d’ailleurs très convenu : le ministre de l’intérieur assura simplement à ses hôtes – les dirigeants de l’UPJF - que les pouvoirs publics seraient toujours à leurs côtés pour combattre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme. Restait seulement à s’entendre sur la définition de ces formes, qui - on l’aura compris - sont infiniment rusées, comme l’annonçait l’intitulé du colloque. Et comme le ressassent jusqu’à la nausée les articles fétides que le site de l’UPJF met inlassablement en ligne.

Par exemple, Les métastases de l’antisémitisme  : un poétique vocable pour désigner tout ce que l’UPJF dénonce comme de nouvelles formes et vecteurs de judéophobie, à savoir, pêle-mêle, « les Arabes, les Palestiniens, Dieudonné et le rapport Goldstone », mais aussi « les universitaires, les artistes et autres intellectuels israéliens (…) Amnesty International, les ONG des Droits de l’homme », mais aussi et surtout, « l’Union Européenne et les Etats-Unis » (sous Obama, bien sûr), lorsqu’ils « exigent des concessions israéliennes en faveur de la paix » et  réclament « l’expulsion des Juifs » des colonies de Judée et Samarie.

D’ailleurs Le temps de l’annexion (de ces territoires) est venu   : « Israël doit mettre fin à cette farce » que constitue, selon l’auteur de l’article, l’hypothèse d’une future négociation sur les territoires palestiniens. «Ces terres sont nôtres, de droit Divin », et il est plus que temps de faire « revivre notre domination formelle sur ces terres après un interlude de près de 2000 ans ». L’assurance ainsi donnée par Brice Hortefeux d’être toujours présent à leurs côtés pour lutter contre toutes les formes de racisme et d’antisémitisme ne pouvait donc que combler d’aise les organisateurs du colloque ainsi que le public au premier rang duquel siégeaient, en bonne place, Richard Prasquier, président du CRIF, et Meyer Habib, vice-président, par ailleurs l’un des plus proches conseillers de l’actuel Premier Ministre israélien, Benyamin Netanyahu…

Pour faire bonne mesure, Brice Hortefeux évoqua aussi le racisme anti-arabe et antimusulman, dénonçant les dégradations commises, le matin même, contre la mosquée de Castres. Certes, mais le ministre de l’intérieur, qui n’est tout de même pas l’homme le moins bien informé de France, ignore-t-il que le site de l’UPJF a publié depuis le début du mois de décembre une quinzaine d’articles qui se félicitent quasiment tous de l’interdiction des minarets en Suisse ? Ignore-t-il, surtout, que ce site publie régulièrement des articles qui, au-delà de la question des minarets, témoignent d’une véritable hystérie raciste antimusulmane, et  dont il est permis de s’étonner qu’ils n’aient à ce jour fait l’objet d’aucune poursuite ?

« Des mosquées à n’en plus finir en France et en Europe ». C’est le titre d’un article mis en ligne le 1er mai dernier. On y lit que la construction de mosquées, en France est un « scénario catastrophe » car elle serait le fait d’une population qui « avant 2020, atteindra, en France vingt million d’âmes », qui représente «un ordre politico religieux étranger à nos valeurs », et dont « l’exigence » (sic !) de constructions de lieux de cultes n’exprime rien moins que « la volonté affichée de notre éradication culturelle ».

Autre article, cinq jours plus tard : Comment l’islamisme m’a rendue islamophobe. Il y est surtout question d’islam et très peu d’islamisme : « Si j’évite les arabes et les musulmans de toutes origines », explique l’auteur, « ce n’est pas a priori, à cause de préjugés, mais en conséquence d’expériences malheureuses avec ces « gens-là », qui sont totalement responsables de mon islamophobie, ce virus qu’ils m’ont eux-mêmes inoculé (…) Les musulmans qui vivent en France sont responsables de l’hostilité grandissante que leur vouent les Français de culture occidentale et judéo-chrétien ».

Ce n’est pas fini. 11 mai :«  L’Europe est complice du Califat qui vient ». 17 mai : « La France et le renouveau de l’Islam », dans lequel l’auteur s’inquiète de voir la France devenir une république islamique. Et surtout, le 11 septembre dernier : « Un cheval de Troie moderne : la doctrine islamique de l’immigration ».  Il n’est plus question ni d’islamisme, ni de mosquées. Seulement d’immigration musulmane: « un projet insidieux vieux de 1 400 ans, de conquête et de domination », conçu « pour dominer les sociétés non musulmanes et paver la voie à leur totale islamisation », selon une « véritable stratégie », destinée à « tromper la vigilance des occidentaux portés à croire que les musulmans qui émigrent, le font essentiellement pour des raisons économiques – pour améliorer leur sort ». Un véritable complot mondial, en quelque sorte. Remplacez dans ce texte le mot « musulmans » par le mot « juifs » et vous avez une copie conforme des Protocoles des Sages de Sion…

A la fin de son discours, Brice Hortefeux se vit attribuer par les organisateurs du colloque le « Prix de la lutte contre le racisme et l’antisémitisme », sous forme d’un imposant chandelier à sept branches. Symbole infiniment respectable mais pour le moins ambivalent. Emblème à la fois du Judaïsme et de l’Etat d’Israël. En tout cas, dans le contexte qui vient d’être décrit, sûrement pas la meilleure garantie d’une lutte effective contre tous les racismes.

Guillaume Weill Raynal est ancien avocat et auteur de Une haine imaginaire ? Contre-enquête sur «le nouvel antisémitisme»




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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 17:00

http://www.gauche-communiste.net/Contributions/Contributions-Barbazange-Ass-Montreuil-r%E9g-12-2009.html


Redonner à la politique du Parti communiste français toute sa lisibilité de classe

Intervention de Paul BARBAZANGE, secrétaire de la section de Béziers à l'assemblée des animateurs de sections

Montreuil, 5 décembre 2009

La conférence de Languedoc-Roussillon a qualifié la gestion régionale « gauche plurielle  2004/2009 « d’expérience négative pour le PCF ». Cette analyse produite par la tribune a été illustrée dans la salle et ratifiée par 87 % des adhérents qui se sont prononcés pour une « Liste Front de gauche élargie » et se sont opposés à la reconduction d’une liste PC/PS derrière le président sortant. Au moins quatre sortants, dont Jean-Claude Gayssot, ont fait connaître leur intention de se présenter quand même sur la liste validée par le PS. Ces « élus » restent-ils membres de notre Parti ? Cette question doit être posée à tous. C’est fait. Mais là n’est pas l’essentiel, loin de là.

Sommes-nous au cœur de conflits de personnes, avec G. Frêche, avec des élus ne respectant plus depuis longtemps aucune discipline de parti ?

Non ! Ce que les communistes ont rejeté massivement, dans une des régions les plus dévastées par la crise, c’est une gestion accompagnant au niveau local les décisions du capitalisme français, européen, international. Les devançant parfois, de multiples exemples ont été donnés dans les débats : université, constitution de mégapoles, impôts locaux et gestion des personnels, présidentialisme, apologie du colonialisme… je ne peux ici développer. Le rejet de ce type de gestion a constitué le cœur de la conférence régionale.

Le mouvement politique en cours est fort. C’est bien cette politique d’accompagnement bienveillant de la crise que condamnent nos camarades. Ceux qui refusent de continuer sont majoritaires. Ils sont porteurs d’une évolution radicale de notre stratégie. Le Front de gauche, quelle que soit sa composition électorale, ne pourra poursuivre cette politique d’accompagnement.

Nous aurons des élus…avec 9,8 % des voix aux élections européennes, le Front de gauche, qui peut maintenant être élargi aux anticapitalistes conséquents, sera l’élément décisif d’une victoire de la gauche. Georges Frêche, soutenu ou non directement par le Parti socialiste, ne peut être considéré comme à gauche. La gestion passée le démontre. Les alliances à venir aussi : il s’allie à « Chasse, pêche, nature et traditions », ailleurs lié à la droite sarkoziste. Rien ne sera possible sans le rassemblement anticapitaliste, seul ce rassemblement ouvrira d’autres perspectives. Les exploités en tant que classe consciente d’elle-même peuvent marquer des points. Redevenir politiquement visibles. Les luttes sociales en prendront un autre tour. Les gestions locales aussi.

Difficultés et pièges jalonneront ce chemin à inventer.

Je terminerai par celui du moment : des discussions ont lieu avec des anticapitalistes, NPA en particulier … car notre situation régionale le permet. Et les militants communistes, les dirigeants de section que nous sommes n’ont eu par leur parti, de leur parti aucun compte- rendu. A l’heure d’Internet qui aurait permis de répercuter largement, c’est pour le moins dommageable… Nous avons eu en fin de matinée des exposés concernant les « nouvelles techniques de communications ». Camarades, ce qui est important, plus que la nature des tuyaux, c’est ce qu’on y met et le moment où on le met. Notre direction fédérale aurait transmis par le net bien sûr…, les éléments à tous, nous aurions pu en faire dans les sections, dans les cellules, du papier et de la parole. Donner ainsi à chaque communiste, comptant pour un, le moyen d’intervenir sur les alliances et les candidatures.

Est-ce en réservant à une élite les décisions que nous comptons intéresser les communistes, est-ce ainsi que nous prétendons gagner ?

Il faut changer ! L’adhérent doit être au centre des négociations comme de toutes les autres activités. C’est le passage obligé pour mieux agir ensemble.

L’étape actuelle est un pas significatif… Il en faudra beaucoup d’autres.

Paul Barbazange, secrétaire de la section de Béziers





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25 décembre 2009 5 25 /12 /décembre /2009 16:52


http://www.gauche-communiste.net/News/News-1er-2e-F%E9d%E9-paris-12-2009.html

 

http://www.reveilcommuniste.over-blog.fr/article-courrier-d-emmanuel-lyasse-pcf-section-paris-1er-et-2eme-arr-a-patrice-bessac-secretaire-de-la-federation-de-paris-et-porte-parole-du-pcf-40563577-comments.html#comment53459830



Courrier d'Emmanuel Lyasse (PCF section Paris premier et deuxième arrondissement) à Patrice Bessac, secrétaire de la fédération de Paris et porte parole du PCF

Cher camarade


J'avais gardé un bon souvenir de notre conversation pendant la Fête de l'Humanité au stand du Ve. Je suis donc extrêmement surpris par ce que Simonne et Éric m'apprennent de votre réunion de ce vendredi à Fabien..

Nous nous étions alors quitté sur un désaccord quant à la propriété du local du 62 rue Montmartre, puisque tu persistais à soutenir que ce n'était pas parce que la fédération n'avait jamais versé un sou pour son achat ou son entretien qu'elle ne pouvait pas s'en considérer comme propriétaire, et en disposer à sa guise, et t'obstinais à refuser de considérer quelles pouvaient être les conséquences pénibles pour nous tous d'une telle attitude, compte tenu des amusants problèmes juridiques que cela pose. Mais sur tout le reste, tu m'avais paru remarquablement ouvert, et lucide.

Tu avais admis sans peine, après une résistance de pure forme, qu'il y avait là une section légitime, qui payait ses cotisations, se confirmait aux statuts. Tu m'avais même dit que tu trouverais parfaitement normal qu'une partie de l'argent de cette section servît à financer l'association Rouges-Vifs Ile-de-France. Ce n'est bien évidemment pas le cas, comme je te l'avais confirmé immédiatement, mais cette supposition gratuite et spontanée de ta part montrait ta sympathie et ta grande capacité d'indulgence, certes totalement inutile, à notre égard. Ton souci était alors de permettre l'unité entre tous les communistes de nos deux arrondissements, et tu déplorais que la direction de notre section refusât de dialoguer avec toi. Ce dernier point m'avait fort surpris.

Depuis que j'ai le compte-rendu de vendredi dernier, je comprends que, si telle est ta conception du dialogue, tu aies beaucoup de mal à trouver avec qui dialoguer. J'apprends que, pour obtenir, enfin, leur carte 2009, des adhérents du PCF en 2008, dont je fais partie, devraient se présenter à Fabien à jours et heures fixés (six heures au total !), munis d'un justificatif de revenus, et à condition d'être prêts à payer en une fois douze mois de cotisation.

Une inquiétude me prend, en tant que membre de ce Parti, et soucieux de ses intérêts. Il me semble en effet que si cette procédure est, et elle ne peut être autre chose en droit, générale, si les 130 000 adhérents que nous revendiquons encore sont ainsi convoqués au siège national (ou même au siège fédéral, puisqu'il paraît que Fabien est maintenant aussi le siège de la fédération de Paris) pour justifier de leurs revenus et payer de cette façon, nous resterons fort peu nombreux, et perdrons beaucoup de bons militants qui, parce qu'ils ne seront pas libres aux heures indiquée, ou parce qu'ils ont toujours cru, parce qu'on le leur avait toujours dit, que le barème des cotisations était indicatif et que le Parti ne pratiquait ni l'inquisition fiscale, ni le suffrage censitaire.

Si d'aventure une telle mesure ne s'appliquait qu'à nous, j'aurais encore plus de raisons d'être inquiet, en me demandant ce qui peut justifier une pareille mesure d'exception. Je te rappelle que, comme tu l'avais admis volontiers à la fête, les militants concernés étaient à jour de cotisations à la fin de 2008. (Je veux croire que tu ne ressortiras pas ici l'argument qui  a été utilisé devant la commission des conflits, à savoir que notre trésorière, ayant négligé la dernière modifications des statuts qui changent tout le temps, a transmis ces cotisations à l'ancienne, et non par chèque à l'AF. Ce serait bien bas, et totalement ridicule puisque ces chèques ont été encaissés et que reçu en a été donné. S'ils avaient été renvoyés à Dominique, avec explication, elle les aurait sans aucun doute refaits avec le bon ordre).

S'agissant des cartes, cette précision est d'ailleurs purement anecdotique, puisque les statuts indiquent clairement qu'on peut être adhérent, et donc avoir le droit d'être convoqué à toutes les réunions de sa section, sans cotiser. S'agissant du droit de vote, je ne crois pas avoir lu dans les statuts qu'il était indispensable, pour l'exercer, d'avoir payé préalablement à l'assemblée douze timbres directement à la fédération.

Il est donc fort improbable que je me présente à Fabien dans l'intervalle de six heures que tu octroies généreusement (quoi que non statutairement) pour solliciter une carte que je devrais avoir depuis janvier dernier.. Je tiens pourtant à rester membre du PCF, et de la section Halles-Bourse. Devrais-je, contre mon sentiment naturel mais en suivant ton exemple, m'adresser à la justice pour que les droits qui me sont reconnus par les statuts du PCF en fonction de l'adhésion que j'ai donnée et des cotisations que j'ai payées me soit reconnus ?

Emmanuel Lyasse



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24 décembre 2009 4 24 /12 /décembre /2009 18:41

http://www.soutien-palestine.blogspot.com/2009/12/communique-concernant-la-manifestation.html


Communiqué concernant la manifestation du 27 décembre 2009

Suite à plusieurs coups de téléphone reçus ces derniers jours concernant la manifestation du 27 décembre 2009 que nous avons intitulée « Gaza, un an après: la tragédie continue et nous n'oublions pas! », nous prenons la décision de faire le communiqué suivant pour mettre un terme à toute la polémique qui a cours.

Lors de la préparation de cette manifestation, nous étions tous convaincus qu’il fallait un grand évènement unitaire à Paris pour commémorer les massacres qui ont eu lieu à Gaza l’hiver dernier et dénoncer l’odieux siège exercé depuis plus de trois ans sur les Gazaouis; siège qui en cette fin d’année 2009 n’a toujours pas été brisé ! Notre intention était donc de ne faire qu’un seul et même cortège même si nous étions parfaitement conscients qu'aucune association propalestinienne, ni aucun parti politique n'aurait envie de nous voir à ses côtés.

En effet, le fait que nous soyons des citoyens français de confession musulmane pratiquants est un crime suffisant pour que personne ne puisse envisager d’être vue en notre compagnie. Nous avons tous eu l’occasion de lire et d’entendre l’année dernière à maintes reprises, lors des manifestations de soutien à Gaza, que le mot d’ordre général de la gauche, des associations propalestiniennes et de tous les autoproclamés démocrates de ce pays était de ne surtout pas se compromettre dans des manifs à côté des « barbus. » Ce n'est pas la peine de tourner autour du pot; la réalité est celle-là et il ne sert strictement à rien de la taire. Notre entier soutien à la résistance palestinienne ne joue évidemment pas non plus en notre faveur; le discours est bien trop sans concession... Ces empêchements éthiques sont donc devenus aujourd’hui bien plus importants que la cause palestinienne elle-même et reflètent en tout point le
climat politique qui a cours dans notre pays.

Il y a quinze jours, pour aller dans le sens de cette unité que nous voulions, nous avons donc fait une déclaration à la Préfecture pour suivre le parcours déjà établi par quelques associations ; le départ devant se faire de Denfert Rochereau pour se terminer sur le parvis de Notre Dame. Deux jours après ce dépôt de déclaration à la Préfecture, celle-ci nous a appelés pour nous faire savoir que le parcours était totalement refusé en raison de l’affluence de touristes en cette période de Noël dans ce lieu hautement fréquenté de Paris et qu’il fallait donc choisir un autre itinéraire.

La Préfecture proposait aux autres associations qui devaient se rassembler sur le parvis de Notre Dame d’être redirigées à Châtelet les Halles... Pour nous, il n’était pas question de nous rassembler dans un lieu si discret et si peu symbolique de l’action à conduire pour Gaza... Nous avons donc proposé le parcours suivant: République-le palais de l'Elysée.

Trois jours après la Préfecture nous a de nouveau appelés pour nous dire que le parcours était refusé ; tout était donc à repenser.

Nous avons donc proposé en dernier ressort le parcours suivant : République-Nation via Bastille. Le tracé ayant été accepté, la préfecture nous a demandé si nous étions d’accord pour que les autres organisations manifestent à nos côtés sur le même trajet. Nous avons évidemment répondu que oui. Au moment de prendre rendez-vous pour la signature, la Préfecture nous a fait savoir que les autres organisations ne voulant pas manifester à nos côtés, nous serions donc la seule association sur ce parcours.

Il faut donc croire que le concept de fréquentabilité n’est pas différent à Paris de celui qui a cours en terre de Palestine ! Les actions pour nous discréditer ne cessent de s’allonger, il suffit d’aller sur Internet pour les lire... Nous n’y pouvons strictement rien et nous ferons donc avec comme nous l’avons toujours fait ! Nous avons une seule mission à accomplir : dénoncer l’infamie qui se passe en terre de Palestine ; le reste, tout le reste n’est pas de notre ressort !

Collectif Cheikh Yassine




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23 décembre 2009 3 23 /12 /décembre /2009 20:51

Le PCF répartit les têtes de liste du Front de gauche

La secrétaire nationale du Parti communiste, Marie Georges Buffet, a dévoilé, mercredi 15 décembre, l’offre de son parti à ses partenaires du Front de gauche pour les régionales. Au Parti de gauche de Jean Luc Mélenchon, cinq têtes de liste en Rhône Alpes, Languedoc Roussillon, Pays de Loire, Aquitaine et Poitou Charentes et 17 listes départementales, dont Paris, où devrait se présenter Eric Coquerel. La Gauche unitaire récolte la région Midi Pyrénées pour Christian Picquet et trois listes départementales. Le PCF se garderait dix régions dont l’Ile de France. Madame Buffet a indiqué que son parti « faisait un effort important » et que d’autres « ouvertures » seront faites aux Alternatifs et à des personnalités. Monsieur Mélenchon, qui estime qu’il était le « meilleur candidat » pour conduire l’Ile de France, a refusé de figurer sur une liste. 

(Article du Monde papier non disponible si vous consultez le site internet du Monde) (NDLR)
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