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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 21:07

http://www.liberation.fr/economie/0101624080-bollore-ou-le-cameroun-au-stade-germinal


Bolloré ou le Cameroun au stade Germinal

Procès . Le groupe attaquait France Inter en diffamation pour un reportage sur ses activités en Afrique.

Par RENAUD LECADRE

Vincent Bolloré, négrier moderne ou patron social ? Le tribunal correctionnel de Paris vient de tourner autour de la question durant deux jours. Sur plainte en diffamation du groupe Bolloré contre un reportage diffusé l’an dernier sur France Inter, consacré à ses activités au Cameroun (plantations, chemin de fer et logistique portuaire) le présentant comme un «empire peu soucieux du bien-être et du développement local, héritier de la Françafrique». Réaction indignée de Dominique Laffont, numéro 2 du groupe : «En Afrique, nous sommes une entreprise citoyenne.» Les deux parties ont fait défiler des dizaines de témoins camerounais (syndicalistes, dirigeants, politiques, journalistes) à charge et à décharge. Happening à la barre.

Croûtons.

Laffont entame les hostilités : «Il y a peu d’actionnaires capables d’investir 200 millions d’euros par an en Afrique. Et pour gagner quoi ? Notre rentabilité est de 5%. La plupart des opérateurs en Afrique ne s’intéressent qu’aux télécoms et à l’énergie, 45% de marges. Pourquoi si peu investissent dans la logistique ? Parce que c’est un métier ardu.» Il est beaucoup question de salaires. Dans ses activités de transports, Bolloré rémunère ses employés deux à quatre fois le smic local. Ce n’est donc pas le pire des employeurs africains, loin de là. Mais c’est quand même un employeur africain : quatre croûtons de pain ne font pas une bonne miche. A chacun son syndicaliste. France Inter fait témoigner le responsable du syndicat de la fonction publique : «Bolloré licencie à tout va, distribue des salaires de misère, ne respecte pas les concessions et bénéfice de l’appui des pouvoirs publics qui volent à son secours à chaque difficulté.» Sauf que Bolloré n’emploie aucun fonctionnaire. Et de brandir en retour le syndicat des dockers : «Nous n’avons aucun souci, Bolloré est le meilleur employeur portuaire que j’ai connu.» Mais à trop vouloir démontrer… Le syndicaliste maison sort de sa besace l’équipement complet des dockers de Douala (combinaison, chaussures, gants, casque) dont certains éléments sont encore sous cellophane. Remarque amusée de Basile Ader, avocat d’Inter : «C’est neuf. Ça sort directement du magasin ?»

On passe au chemin de fer, la principale ligne entre la capitale, Yaoundé, et le nord du Cameroun ayant été concédée en 1999 à Bolloré. «Tous les bénéfices sont réinvestis,assure Dominique Laffont.L’actionnaire sacrifie ses dividendes.» Gouffre financier sous tutelle publique, la ligne est devenue rentable, à en juger par ses 15 millions d’euros d’impôts annuels sur les bénéfices. Quant à la qualité du service ferroviaire, faute de l’avoir expérimentée soi-même, il faut s’en remettre aux journaux locaux. Bolloré brandi l’Œil du Sahel : «Ce n’est pas encore parfait, mais c’est nettement mieux.» France Inter exhibe l’hebdo Germinal : «Les défaillances s’accumulent.» Réplique du président de Camrail, filiale de Bolloré : «Le directeur de Germinal sort de prison pour diffamation ; il a qualifié le Président d’homosexuel, une grave accusation…»

«Esclaves».

On termine sur les plantations de palmiers à huile, que Libération avait qualifiées, en mars 2008, de «Germinal sous les tropiques». Olivier Baratelli, avocat de Bolloré, s’est rendu sur place et vante ses écoles, ses centres de soin et ses maisons d’ouvriers en dur, pour dénoncer «la présentation misérabiliste et altermondialiste qui en est faite». Mais une photographe et un chercheur confirment ce que France Inter avait constaté : «Les ouvriers se surnomment esclaves, le directeur de la plantation reconnaît que les conditions de travail sont épouvantables.»





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16 mars 2010 2 16 /03 /mars /2010 19:38

Les résultats du premier tour des élections régionales françaises du 14 mars 2010 sont une victoire de la classe ouvrière et du peuple français. Ils sont une défaite majeure de Sarkozy et de la bipolarisation de la vie politique institutionnelle française entre l’UMP et le Parti Socialiste. C’est une nouvelle confirmation et amplification des grandes tendances de la vie politique française depuis au moins trente ans.

Le phénomène majeur est toujours l’abstention ouvrière et populaire massive, 53 % au plan national, 70 % à Bobigny en Seine Saint Denis, 72 % à Roubaix dans le Nord. Cette abstention est l’expression d’un haut niveau de conscience de classe des masses populaires et n’est pas l’expression d’un faible niveau de conscience.

Dans la totalité des régions françaises métropolitaines, le nombre de listes dont le score est supérieur à 10 % des voix est supérieur à deux. Trois, quatre, cinq, de nombreuses listes font un score à deux chiffres et sont en situation légale de maintien et d’organisation de triangulaires et de quadrangulaires au deuxième tour des élections régionales.

Les résultats du premier tour des élections régionales sont une défaite cinglante de Sarkozy et du parti du président. Les pourcentages n’ont aucun sens. Le candidat Sarkozy faisait onze millions de voix au premier tour des élections présidentielles de 2007, les listes UMP font cinq millions de voix au premier tour des élections régionales cette année, elles perdent plus de la moitié des voix du candidat Sarkozy en 2007.

La comparaison des voix de l’UMP et du Front National démontre encore une fois la similitude, la proximité, la complémentarité et la quasi identité entre l’électorat UMP et l’électorat Front National. Un million d’électeurs traditionnels du Front National votaient Sarkozy et permettaient son élection en 2007, ils votent à nouveau Front National trois ans plus tard, comme la candidature Le Pen permettait déjà l’élection de Chirac aux élections présidentielles de 2002.

Les résultats du premier tour des élections régionales sont aussi une lourde défaite du parti socialiste. Il subit d’abord une défaite importante dans le laboratoire du Languedoc Roussillon. Aubry voulait une démonstration dans le Languedoc Roussillon, remercions la pour cette démonstration au-delà de toute espérance. La direction nationale du  parti socialiste présentait au dernier moment la candidature de Mandroux contre Frêche. Le parti socialiste est un petit groupuscule, il fait 7 % des voix aux élections, Mandroux fait 11 % des voix à Montpellier, la ville dont elle est maire par la grâce de Frêche, sa candidature arrive derrière la liste des Verts et la liste commune du PCF et du NPA, et les responsables nationaux du parti socialiste appellent un par un au vote Frêche au deuxième tour des élections régionales.

Aux élections régionales de 2004, le parti socialiste gagnait la présidence de vingt des vingt deux régions métropolitaines françaises et pendant cinq ans il n’en faisait rien. Le soir du deuxième tour des élections régionales de 2010, le parti socialiste sera encore majoritaire dans la majorité des régions françaises et pendant cinq ans il n’en fera rien.

Les résultats du Front de Gauche au premier tour des élections régionales sont aussi exemplaires. Les responsables du Front de Gauche et les médias présentent ces résultats comme une victoire. Les résultats du Front de Gauche n’additionnent rien. Aux élections européennes de 2009, l’alliance entre Buffet et Mélenchon n’apportait pas une seule voix supplémentaire par rapport aux résultats du seul PCF aux élections de 2004. Cette année, l’alliance entre Buffet, Mélenchon et Picquet n’apporte rien en plus par rapport à l’alliance entre Buffet et Mélenchon aux élections européennes de 2009.

Les résultats du NPA au premier tour des élections régionales sont également exemplaires. Les listes autonomes du NPA font en moyenne 3 % des voix et les listes unitaires du PCF et du NPA font 9 % des voix dans le Languedoc Roussillon et 13 % des voix dans le Limousin. Remercions Besancenot pour sa démonstration, comme nous remercions Aubry, Buffet et Mélenchon pour la leur.

Les perspectives de la vie politique française en particulier pour les élections présidentielles de 2012 tiennent dans l’alternative suivante, ou bien une alliance de gestion de la crise entre le parti socialiste, les Verts et le Modem, de ce point de vue les politiques de Royal et de Frêche sont exactement identiques et l‘hypocrisie de Aubry est totale, ou bien une alliance de contestation de la crise entre les Verts, le PCF et le NPA.

Plus immédiatement, la lutte des classes encadre toujours les élections, les abstentionnistes du dimanche sont toujours les grévistes du lundi et Besancenot parle déjà du troisième tour social, mais c’est une autre histoire.

Bernard Fischer

 





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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 20:56

http://www.michelcollon.info/index.php?option=com_content&view=article&id=2588:le-systeme-de-sante-en-iran-un-modele-pour-les-etats-unis&catid=6:articles&Itemid=11


http://www.mondialisation.ca/index.php?context=viewArticle&code=SAC20100224&articleId=17799

Le système de santé en Iran : un modèle pour les États-Unis

Derrière la propagande médiatique, une autre image de l’Iran

Par Dr. Pascal Sacré

Pour le public occidental, depuis plusieurs années, l’Iran est dénigré, et son gouvernement, au travers de son président, Mahmoud Ahmadinejad, est diabolisé systématiquement.

Le premier à pousser à son paroxysme cette rhétorique insultante à l’égard de l’Iran fut le gouvernement de Georges W. Bush bien connu pour son « respect des droits de l’homme et de la liberté d’expression » (1), pour » son combat contre la torture et les inégalités » (« Kidnappés par la CIA, les charters de la torture », par Trevor Paglen et A.C. Thompson, éditions Saint-Simon), pour « son éthique électorale » (hacking democracy) et pour « son attachement à la transparence et à la vérité » : «Faux prétextes» (2).

Par le slogan néoconservateur d’Axe du Mal (Axis of Evil), l’Iran fut « popularisé » dans nos séries télévisées, dans nos journaux écrits et parlés, comme un État voyou, ainsi étiqueté par le pays comptant le plus de prisonniers au monde, 2,3 millions (3) (davantage que la Chine).

Depuis cette date, cette image salie, d’un Iran terrifiant, est profondément ancrée, imprimée dans l’esprit de nombreux occidentaux.

Le contentieux entre les États-Unis et l’Iran remonte certainement  à l’occupation de l’ambassade américaine à Téhéran, en 1979, entraînant la rupture des relations diplomatiques entre les deux pays.  Cela n’avait pas empêché par la suite Ronald Reagan de vendre des armes à l’Iran pour, avec l’argent obtenu, soutenir les Contras au Nicaragua (Irangate).  Mais bon...

Avant cela, en renversant pour des raisons de nationalisation du pétrole iranien le docteur Mossadegh élu en 1953, Washington et la CIA ont permis, et soutenu, 40 ans de dictature par le Shah Phalavi, régime très peu compatible avec la liberté d’expression et les droits de l’homme, sans que cela n’entraîne, autant qu’aujourd’hui, un tollé de protestations et de provocations des philosophes, des politiciens et des médias occidentaux.  Ceux-ci s’accommodaient donc davantage de la Savak et des terribles tortures de la police secrète du Shah (4), qu’ils ne supportent aujourd’hui les débordements des Gardiens de la Révolution.

Depuis, des élections annoncées comme truquées (sans preuves), des phrases mal traduites (5), un programme nucléaire présenté comme ayant des buts militaires, des répressions de manifestants et d’opposants qualifiées de bains de sang, un prétendu antisémitisme insupportable (6), sont venus renforcer l’image diabolique du gouvernement iranien au point qu’aujourd’hui, pour l’Occident, il incarne le Mal Absolu. Il n’est plus sur l’Axe du Mal du « paisible » Bush, il est  le Mal.

Sont ressorties également de façon très opportune, les images d’un gouvernement intolérant opprimant son peuple, ses femmes, à coups de matraques, confondant politique et religion, et pour lequel l’emprisonnement et la torture remplaceraient le dialogue et le débat critique, si « chers » aux occidentaux.

Connaissez-vous le système iranien d’accès aux soins de santé ?

Selon l’Organisation Mondiale de la Santé, ce système a permis de réduire de 70% la mortalité infantile dans ce pays, l’Iran islamiste, en 30 ans (7). Le Dr Aaron Shirley, premier pédiatre noir du Mississipi en 1965, connaît bien, lui, le modèle iranien, et à 77 ans, il voudrait l’importer dans le delta du Mississipi, où le taux de mortalité infantile est le plus élevé des États-Unis (50% de plus que la moyenne nationale) et où l’espérance de vie est la plus faible du pays. Aaron a passé, avec deux collègues, dix jours en Iran en mai 2009.

En octobre 2009, ce sont quatre médecins iraniens, dont un membre du ministère de la Santé qui ont passé une semaine dans le Mississipi. Il y a une certaine morale dans cette histoire dont personne, sur les grandes chaînes de la télévision occidentale, ne parle.  Celle d’un pédiatre noir, qui a subi des violences policières alors qu’il était militant des droits civiques et qui a contribué à la création du plus grand centre de santé communautaire de l’État, accueillant dans le Sud profond des Iraniens afin de s’inspirer de leur système d’accès aux soins de santé : quelle leçon à tous les philosophes, philanthropes et politiques qui aboient sur l’Iran et répandent leur fiel sur ce pays.

Malgré les dizaines de millions de dollars injectés par le gouvernement fédéral étatsunien, les soins médicaux primaires dans le delta du Mississipi sont restés peu performants. L’Iran compte 17 000 maisons de santé, des dispensaires ruraux qui emploient les agents de santé locaux.

Aujourd’hui, plus de 90 % des 23 millions d’Iraniens habitant en zone rurale ont accès aux services de santé grâce à ce système, selon les responsables, et cet accès est gratuit (8). Sans écho dans les médias occidentaux qui préfèrent ne parler de l’Iran que quand on peut en dire du mal, sans tapages, les États-Unis et l’Iran ont discrètement apporté leur soutien à l’initiative proposée dans le delta où des noirs vivent en majorité.

L’Institut national de santé (National Health Institute) américain a fait part de son approbation, comme le confirme un texte publié sur son site internet : « Le succès remarquable du concept iranien des maisons de santé […] apporte espoir et inspiration aux autorités du delta du Mississipi. » (9).

En visitant l’Iran, le docteur Aaron Shirley, le pédiatre noir à l’origine du projet, a déclaré, en riant : « Je me suis senti plus en sécurité en Iran que dans le Mississipi des années 1960. »

Les Iraniens qui sont venus en octobre 2009 ont eu, eux, un choc en constatant l’immense pauvreté de l’Amérique rurale en arrivant à Baptist Town, un dédale de rues boueuses, de terrains vagues à l’abandon et de cabanes coincées entre deux voies de chemin de fer et un bayou. Pas d’écoles, pas de cliniques, pas de centre communautaire.

Le Dr Shirley s’est rendu récemment au Congrès, à Washington, avec un confrère pour récolter des fonds afin d’ouvrir des maisons de santé à l’iranienne à Baptist Town, dans la périphérie de Greenwood et dans quatorze autres zones du delta du Mississipi. Le projet du Mississipi vise à former des aides-soignants, puis à les envoyer faire du porte-à-porte pour délivrer des soins de base, comme prendre la tension artérielle, faire des soins d’hygiène. Pour les soins plus avancés, les patients continueront d’être envoyés dans des cliniques et des hôpitaux, et pourront ensuite bénéficier d’un suivi à domicile, au départ des maisons de santé créées à proximité (10), en s’inspirant du système iranien.

Le modèle iranien pour sauver de la mort des enfants américains que les millions de dollars fédéraux n’arrivent pas à mettre à l’abri de la maladie et du dénuement, quelle ironie, vous ne trouvez pas ?

Alors que les États-Unis, qui dépensent des trillions (milliers de milliards) de dollars dans leurs guerres mondiales illégales, à l’extérieur, pour dominer et piller la planète, les médias et les grandes chaînes américaines ne savent parler que de l’Iran démoniaque et tyrannique.

N’en déplaise à Shimon Perez qui déclare que « l’Iran est un danger pour le monde » (11), il est également un modèle, pour les Etats-Unis eux-mêmes.

Durant ses visites au Congrès, le docteur Shirley devrait essayer d’obtenir une entrevue avec le président, et lui toucher un petit mot de tout ça.

Dans le delta du Mississipi, il est probable que les Étasuniens voient l’Iran autrement que dans le reste du monde occidental.







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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 20:46

Editorial : Réflexions sur un verdict

Quand on jette un coup d’œil en arrière une évidence s’impose : la Ve République depuis sa fondation est une machine à fabriquer des « scandales » : affaires immobilières (la Garantie foncière, etc.), policières (l’affaire Ben Barka), militaires (barbouzes, affaire des frégates, scandale Dassault, etc.), droits communs (le SAC, meurtres de de Broglie, de Fontanet, suicides en tous genres), affaires évidemment financières (Mairie de Paris, URBA, financement des partis politiques, ascenseurs de l’Ile-de-France…). Naturellement, j’en oublie.

Il est arrivé que ces « scandales » se transforment en crise politique ouverte. L’une des raisons qui ont conduit J. Chirac premier ministre à démissionner -pour la première et seule fois dans l’histoire de la Ve République- ce sont les investigations policières que Giscard et Poniatowski multiplièrent contre le SAC, les réseaux de financements en Afrique. Bref, une crise dans l’appareil d’Etat peut provoquer les célèbres « dysfonctionnements » jusqu’à impuissanter pour un temps le gouvernement, le Président de la République. Mais soulignons immédiatement que toutes ces crises ont été surmontées. Jamais elle ne se sont transformées en crise sociale, jamais les masses n’ont utilisé la faiblesse du pouvoir pour frapper le gouvernement et le patronat. C’est un problème auquel il faut réfléchir et qui souligne la frilosité politique des salariés et des jeunes.

N’empêche, une crise politique affaiblit le gouvernement et le pouvoir d’Etat, facilite objectivement une mobilisation.

La crise qui vient d’éclater à propos du procès Clearstream est de très grande ampleur. Il faut, un instant s’y arrêter, surtout si on prétend « faire de la politique » c’est-à-dire notamment prendre en compte les problèmes de la superstructure comme déterminants dans l’analyse du rapport entre les classes.

Nous sommes de ceux qui, depuis le début, soulignons la fragilité politique de N. Sarzoky. Certes depuis deux ans il multiplie les réformes : elles sont mesurées et ne peuvent être mises en œuvre que grâce aux directions syndicales et à… l’appui du PS. L’affaire des retraites en est une nouvelle preuve. Sans la CGT, FO et le PS pas de réforme. Nous ne citons pas la CFDT puisqu’elle est toujours, en tout du côté de Sarkozy.

L’affaire Clearstream est une anecdote. Le fond c’est la colère qui monte, c’est le refus, au-delà des salariés, du système sarkozyste, notamment l’atmosphère ultra-sécuritaire (centaines de milliers de gardes à vue) et enfin la menaçante réforme de la justice qui vise à la suppression du juge d’instruction.

Pour la première fois dans l’histoire de la Ve République , à l’occasion de la rentrée de la Cour de cassation, l’avocat général, principal magistrat dans la hiérarchie a pris la parole devant Alliot-Marie, les Présidents du Sénat et de l’Assemblée pour dénoncer le projet de réforme de l’institution ! Du jamais vu. Dominique de Villepin est-il ou non coupable ? Qu’importe. C’est une histoire de voyous. Ce qui compte, c’est que les juges ont refusé d’obéir à Sarkozy ! En cela cette affaire est plus qu’un petit scandale de plus dans la longue histoire de la Ve République.

Les juges se sont exprimés politiquement. D’où la panique.. En moins de quarante-huit heures, une cascade d’événements ont illustré et la faiblesse du pouvoir et son désarroi.

Décision de faire appel. Une écrasante majorité de Français considère que cette décision est injuste. Les affirmations du procureur Marin ne changent rien. On envoie sur le champ à la radio, à la télévision, les dirigeants de l’UMP, la femme du Président et in fine, le secrétaire général de l’Elysée !

Ca ne règle rien : le pouvoir est isolé. Dans le pays, et surtout dans l’appareil d’Etat. Enfin le dimanche c’est la totale : le gratin de l’UMP, le comité national appelé à ratifier les listes aux élections régionales, vote contre.

Le Figaro relève que le scrutin a été « arrangé » pour aboutir à 60 % de pour, 40 % de contre. Dans une maison comme l’UMP où on vote toujours à 100 %, ce résultat révèle un véritable problème. Nous sommes en fait en-dessous de la réalité. Voilà ce qu’écrit le reporter du Figaro : « Malgré les efforts de chacun, le service d’ordre de l’UMP doit à plusieurs reprises lancer la claque pour saluer le nom du président de la République ».

L’affrontement Sarkozy-Villepin marque le début de la fin pour le premier. Il ne s’agit pas seulement de haine et de ressentiment personnel. De véritables désaccords sur la manière de gouverner opposent les deux hommes. La machine infernale est en route, rien ne l’arrêtera. C’est dans ces conditions que les élections régionales -qui en soi n’ont aucun intérêt- vont intervenir. Evidemment une grande partie de l’électorat de droite s’abstiendra. Moins à gauche. L’écart sera considérable et malgré le PS, la défaite de Sarkozy sera consommée...

Nos camarades du NPA présentent, dans une certaine confusion politique, des listes dans tout le pays. Le seul intérêt d’être candidat pour les révolutionnaires aujourd’hui, c’est d’incarner l’anti-capitalisme. L’anti-capitalisme aujourd’hui, c’est l’anti-sarkozysme.

Certes il serait bon que les transports en commun soient gratuits et que le soleil brille pour tous. Mais ce n’est pas la question essentielle à laquelle les salariés, les jeunes sont confrontés. Le pouvoir est faible, fragile, divisé, en crise. Comment utiliser cette situation pour affronter le gouvernement et le patronat ?

Ces quelques lignes sont écrites pour amorcer le débat.

Club Socialisme Maintenant


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15 mars 2010 1 15 /03 /mars /2010 20:24

http://www.europalestine.com/spip.php?article4836


Lettre du Pr. Christophe Oberlin à Bertrand Delanoë

C’est une avalanche de lettres indignées par la décision de la Mairie de Paris d’inaugurer une "Esplanade Ben Bourion" sur les quais de Seine, que nous recevons depuis mardi. Nous sommes dans l’incapacité de publier tous ces courriers adressés à Bertrand Delanoë, et nous nous en excusons. Ci-dessous celui du Pr. Oberlin, chirurgien qui se rend régulièrement en mission à Gaza.

Mon cher Bertrand,

Je me permets ce tutoiement familier, car j’ai eu ma carte du parti socialiste pendant plus de 15 ans, et ai eu un modeste mandat de conseiller du 19ème arrondissement de Paris entre 1995 et 2001. A cette occasion je me suis occupé activement de lutte contre le Sida, notamment. En 2001, tu ne t’en souviens peut être pas, Nous n’étions au début, que… 4 socialistes de l’arrondissement à soutenir ta candidature face à Jack Lang. Nous avons bataillé ferme lors des réunions de campagne, et je me souviens de ta visite dans le 19ème : tu étais arrivé seul, très discrètement, et par ton talent la réunion s’était terminée par une ovation debout ! J’avais pour toi de l’estime, et ton parcours à la tête des parisiens confirme que nous avons eu raison de te faire confiance… à une regrettable exception près.

J’ai commencé à travailler comme chirurgien en Palestine fin 2001, et je me souviens qu’au retour d’une zone sinistrée en Amérique du sud, tu avais décidé un don de 500 000 francs pour une aide sanitaire à la Palestine, et grâce à Alain Lhostis j’en ai été le bénéficiaire, bien qu’une partie de ton entourage ait retardé au maximum l’octroi de cette subvention. Je me souviens en particulier que des mots inacceptables ont été prononcés en réunion par des membres de la délégation aux relations internationales de la Mairie de Paris. Quoi qu’il en soit cet argent a été utile. D’autres financeurs ont par la suite pris le relai, et nous avons aujourd’hui un solide bilan en matière de traitement des blessés palestiniens, et surtout de formations des chirurgiens locaux.

Mais je suis en même temps effaré par des gestes politiques dont manifestement tu ne mesures pas la gravité, à la fois par leur retombées dans l’opinion palestinienne (et donc mondiale) et sur ton image personnelle. Imagines toi un instant que j’étais à Gaza en janvier 2009 avec nos amis palestiniens, sous les bombardements, alors que dans le même temps tu venais de décréter « citoyen d’honneur de la ville de Paris » un soldat israélien capturé en uniforme par les palestiniens, et que 11 000 palestiniens croupissaient (et croupissent encore) dans les prisons israéliennes. En une signature, tu t’es discrédité à vie du monde musulman et bien au-delà.

Le fameux jugement « équilibré » entre les deux parties, israélienne et palestinienne, est aujourd’hui complètement battu en brèche tant l’opinion internationale sait aujourd’hui qu’il y a un oppresseur et un opprimé, un envahisseur et une population spoliée. Plus de dix lois israéliennes sont totalement indéfendables par leur caractère raciste. Et les déclarations racistes, j’en viens au sujet de ce message, ne manquent pas, tant dans les textes de Théodore Herzl que de David Ben Gourion, deux personnages sinistres que tu as accepté d’honorer en donnant leur nom à un lieu public parisien. Ces lieux, comme ceux honorant Alexis Carrel, seront débaptisés un jour. Je suis sincèrement attristé que, surement par ignorance de la réalité des faits et de l’Histoire, tu aies pu te laisser entrainer à des décisions aussi regrettables.

J’ose te demander, sans grand espoir de réponse, un rendez vous pour en parler en tête à tête. Je te propose aussi, naïvement sans doute, de t’accompagner à Gaza, afin que tu puisses prendre connaissance directement des réalités du terrain.

Christophe Oberlin




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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 20:29

http://www.lemonde.fr/societe/article/2010/03/12/hopitaux-manifestation-houleuse-devant-le-siege-de-l-ap-hp_1318259_3224.html


Hôpitaux : fin de l'occupation du siège de l'AP-HP

LEMONDE.FR avec AFP | 12.03.10 | 14h46  •  Mis à jour le 13.03.10 | 09h30

Les syndicalistes qui occupaient depuis jeudi le siège de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP) ont quitté le bâtiment, vendredi en fin de soirée, après avoir obtenu la suspension du plan de réorganisation de la direction, a-t-on appris de sources concordantes. Plusieurs dizaines de personnes occupaient depuis jeudi le bâtiment pour protester contre le projet de restructuration de la direction de l'AP-HP.

Plusieurs centaines de salariés étaient rassemblés vendredi 12 mars dans une ambiance houleuse devant le siège de l'Assistance publique-Hôpitaux de Paris (AP-HP). Les manifestants, réunis à l'appel d'une intersyndicale (CFDT, CFTC, FO, SUD, CGT), demandaient "l'arrêt des suppressions d'emplois et des restructurations" au sein de l'AP-HP. Depuis jeudi, plusieurs dizaines de personnes occupaient la salle de conseil du siège de l'AP-HP. Ils contestaient le projet de la direction de regrouper autour de douze groupes hospitaliers les hôpitaux parisiens et franciliens, aujourd'hui au nombre de 37, ce qui se traduirait par la suppression de 3 000 à 4 000 emplois d'ici à 2012.

Des personnalités politiques candidates aux élections régionales ont été aperçues, notamment Olivier Besancenot (NPA), Jean-Luc Mélenchon (Parti de gauche), et la première adjointe au maire de Paris, la socialiste Anne Hidalgo, qui a été huée par certains manifestants. "Je regrette que les personnels soient obligés d'occuper physiquement des locaux pour se faire entendre. Cela dénote une fois encore l'incapacité du gouvernement à entamer un vrai dialogue sur le service pédiatrique de l'hôpital Trousseau et, plus généralement, sur l'avenir de l'hôpital en France", estime, dans un communiqué, Cécile Duflot, la tête de liste Europe Ecologie en Ile-de-France.

Les syndicats ont sollicité un entretien avec le directeur général de l'AP-HP, Benoît Leclercq, dont la direction a indiqué qu'il aurait lieu dans la journée. Le journal Libération a indiqué sur son site Internet, citant une source à l'Elysée, que M. Leclercq venait d'être limogé. Une information démentie par le ministère de la santé.



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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 20:23

http://www.regionales.blog.lemonde.fr/2010/03/12/ile-de-france-axel-poniatowski-condamne-a-10000-euros-damende/#xtor=RSS-32280322


Ile-de-France : Axel Poniatowski condamné à dix mille euros d’amende

Décidément, ces régionales n’auront pas réussi à Axel Poniatowki. Le député UMP, tête de liste dans le Val-d’Oise, avait relayé les accusations en partie fausses portées par Francis Delattre contre Ali Soumaré. Il vient en outre d’être condamné pour diffamation envers la socialistes Michèle Sabban, vice-présidente sortante du conseil régional.L’affaire remonte à la mi-février, en plein milieu de l’affaire Soumaré.

Toujours à l’offensive, le député s’était demandé, dans un communiqué de presse intitulé “une liste socialiste aux mains sales”, s’il fallait “s’attendre à trouver d’autres repris de justice sur les listes PS”. Et de répondre : “Apparemment, oui”, en citant “Michèle Sabban, candidate dans le Val-de-Marne et Jean-Paul Planchou, en Seine-et-Marne”. Deux élus qui, toujours selon son communiqué, “furent tous condamnés pour emplois fictifs”.

Mais, comme dans l’affaire Soumaré, l’élu avait été mal renseigné. Et Michèle Sabban avait aussitôt répondu qu’elle avait été “relaxée” à l’issue d’un procès en 2003 et qu’elle entendait bien attaquer en diffamation Axel Poniatowski. Le procès s’est tenu vendredi 12 mars, à deux jours du premier tour des régionales. L’avocat de Michèle Sabban a parlé de “méthodes blessantes” et affirmé que ces déclarations “erronées” étaient de “nature à fausser le scrutin”. Celui d’Axel Poniatowski a plaidé que son client n’avait aucune “intention de nuire”, parlant de déclarations “prudentes” et relevant de “l’affrontement politique”.

Le tribunal de Créteil n’est pas de cet avis. Il a reconnu Axel Poniatowski coupable de diffamation et l’a condamné à verser 10.000 euros de dommages et intérêts à Michèle Sabban. Il devra également publier, à ses frais, ce jugement dans deux quotidiens nationaux.

Les tribulations judiciaires du député ne sont pas terminées. Après les fausses accusations contre lui, Ali Soumaré a porté plainte contre X avec constitution de partie civile. Et Axel Poniatowski pourrait se retrouver à nouveau devant un juge pour cette autre manoeuvre de campagne peu ragoûtante.



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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 20:17

http://www.ism-france.org/news/article.php?id=13559&type=communique&lesujet=Poursuites%20judiciaires


Hamas et le gouvernement à Gaza saluent la décision européenne concernant le rapport Goldstone

Le gouvernement palestinien dirigé par Ismaïl Haniyeh, a bien accueilli l'adoption du Parlement européen, le mercredi 10/3, aux recommandations du juge Richard Goldstone, sur les crimes perpétrés par l'armée de l'occupation pendant la guerre contre la Bande de Gaza.

Le ministre de la Justice et vice-Premier ministre, Mohamed Faraj al-Ghoul, a dit dans une déclaration exclusive au centre 'palestinien d'Information : "nous saluons, aujourd'hui, la décision du Parlement européen, en espérant que les recommandations de Goldstone soient exécutées rapidement pour présenter les dirigeants sionistes comme des criminels de guerre devant la Cour pénale internationale".

Al-Ghoul a souligné que son gouvernement a bien accueilli, au passé, la commission de Goldstone et a facilité ses missions dans la Bande de Gaza, en ajoutant que ce rapport a été adopté et soutenu avec quelques réserves sur certains points qui touchent la résistance".

De sa part, le Hamas a salué la décision européenne en la qualifiant d'un pas avantageux sur le bon chemin, en appelant le parlement européen à poursuivre sa décision pour l'exécution des recommandations de Goldstone.

Notons que le parlement européen a adopté, à Bruxelles, les recommandations de Goldstone, où la résolution a été approuvée par 335 membres du parlement, alors que 287 députés se sont opposés et 43 autres se sont abstenus.

 




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14 mars 2010 7 14 /03 /mars /2010 20:09
Rassemblement contre une loi interdisant le voile intégral en France le lundi 15 mars à 9 heures devant le Conseil d'Etat, Place du Palais Royal à Paris

BURQA, BURQA PAS ?

Le collectif Unis face à l’islamophobie (UFI) appelle à la mobilisation

Depuis cet été et avec la volonté d’un seul homme, le niqab ou voile intégral est passé d’un phénomène plus que minoritaire à un « problème d’ordre national ». A l’heure où le chômage explose, où l’exclusion et la paupérisation atteignent des sommets, la seule préoccupation de notre Gouvernement et de nos politiques est de statuer sur le sort de quelques femmes en appelant à l’exception législative.

A la veille du scrutin des régionales, François Fillon, Premier Ministre de son état, affirme avec force à Nantes qu’une loi interdisant le niqab sera discutée pour ne pas dire votée au printemps prochain, et invite le Conseil d’Etat à apporter des solutions juridiques avec le concours du tribunal administratif pour une telle interdiction.

En cette date symbolique du 15 mars où la loi dite contre le voile a été votée, nous manifestons notre consternation face à de tels agissements et propos menaçant les libertés individuelles, valeur suprême et démocratique foulée du pied au bon gré de nos politiques. Comment accepter que dans le champ démocratique l’exception devienne la règle, et qu’une fois encore cette exception vise une population bien identifiée.

Monsieur Fillon, Monsieur Gérin, Monsieur Raoult, par notre mobilisation, nous vous invitons à ne pas détourner les institutions de leur rôle et à leur dicter leur conduite. Nous vous demandons d’arrêter là vos outrages à l’égard des Musulmans de France, cible privilégiée de vos diversions stratégiques vous permettant de ne pas faire face aux réels problèmes de notre pays.





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13 mars 2010 6 13 /03 /mars /2010 21:02

http://www.lemonde.fr/europe/article/2010/03/13/le-mouvement-du-peuple-violet-mobilise-en-italie-contre-m-berlusconi_1318631_3214.html#ens_id=1191686


Le mouvement du "Peuple violet" mobilise en Italie contre M. Berlusconi

LE MONDE | 13.03.10 | 13h02

Il n'a pas six mois d'existence mais il est devenu incontournable. "Le Peuple violet", mouvement citoyen né sur Internet en octobre 2009, en Italie, était présent, samedi 13 mars, aux côtés de toutes les formations politiques d'opposition sur la place du Peuple, à Rome, pour manifester contre la politique de Silvio Berlusconi. "Nous avons choisi le violet", explique un des nombreux responsables de ce mouvement qui se veut "horizontal", "parce que c'était la seule couleur qui n'ait pas encore une signification politique".

Depuis leur tour de force du 5 décembre 2009, lorsque, à leur appel, plusieurs centaines de milliers d'Italiens étaient descendus dans la rue pour se joindre au "No Berlusconi Day", le Peuple violet colle aux basques du président du conseil. Vifs et mobiles, jeunes et organisés, ses membres savent se faire voir.

Que M. Berlusconi fasse voter, le 10 mars, une loi accordant aux membres du gouvernement une immunité pénale pendant dix-huit mois, ils installent un camping-car à leur couleur devant le Parlement pendant toute la durée du débat. Qu'il encourage la suppression des émissions de débat politique sur la RAI, ils sont devant le siège de la télévision publique pour manifester au côté des animateurs menacés. Qu'il fasse signer par le président de la République, le 5 mars, une modification du règlement électoral, ils se retrouvent devant le Quirinal. Sur les photos des "manifs", désormais, on ne voit que du violet.

Les partis politiques d'opposition le courtisent. Les intellectuels et les artistes, comme le cinéaste Mario Monicelli ou l'écrivain Andrea Camilleri, l'encouragent. La revue intellectuelle Micromega, autrefois proche de l'ancien juge Antonio di Pietro, le louange. "Pour les partis, nous sommes une opportunité, explique Alex Toffu, un jeune Sarde de 31 ans chargé de la logistique du mouvement. Nous sommes jeunes, disponibles et eux n'ont plus de militants sur le terrain. Grâce à nous, ils peuvent espérer réduire la distance entre les politiques et les citoyens". "De plus, continue-t-il, nous ne sommes pas une concurrence directe, car nous voulons rester à l'extérieur pour mieux faire pression sur eux."

Reste à savoir quelle sera la durée d'existence d'un mouvement sans structure. Sera-t-il aussi éphémère que les "Girotondi" de 2002, qui manifestaient sous la houlette du cinéaste Nanni Moretti pour défendre la Constitution et lutter contre le berlusconisme. "C'était un mouvement d'intellectuels, explique le sociologue Antimo Farro. Le Peuple violet n'a pas de leader d'opinion. Il tire sa force et son impact de l'ensemble de ses membres et non pas d'un seul. C'est pour cette raison qu'il peut survivre."

Paradoxalement, la manifestation du 13 mars marque un adoubement et signale peut-être la fin de leur belle indépendance. Jusqu'à présent, les règles du Peuple violet ne souffraient pas de dérogations. Les partis politiques pouvaient se joindre à leur action en promettant de ne pas les transformer en meetings électoraux, même s'ils fournissaient une partie des infrastructures (scène, transport, service d'ordre).

Cette charte n'a pas tenu. A deux semaines des élections régionales, les principaux chefs de l'opposition, réunis pour la première fois depuis la fin du gouvernement de Romano Prodi, en 2008, ont saisi l'occasion de prendre la parole, à raison de cinq à dix minutes chacun. Comme si, alors que le climat est extrêmement tendu avec la droite, qui annonce sa propre manifestation pour le 20 mars à Rome, il fallait faire place aux professionnels.






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