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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 19:39

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101025/tts-france-marseille-poubelles-ca02f96.html

Force Ouvrière vote l'arrêt de la grève du nettoiement à Marseille (Reuters)


MARSEILLE, 25 octobre - Le syndicat Force ouvrière (FO), majoritaire chez les agents de nettoiement de la Communauté urbaine de Marseille, a voté lundi la suspension du mouvement de grève de la collecte des ordures dans la ville.

 

Cette décision a été prise pour éviter une dégradation de l'hygiène et des risques d'incendies, a expliqué FO.

 

"Le travail doit reprendre mardi matin", a précisé à Reuters le secrétaire adjoint FO des territoriaux, Patrick Rué.

 

A l'exception des chauffeurs de bennes, qui devaient encore tenir leur assemblée générale, le personnel s'est massivement prononcé pour la suspension de la grève entamée le 11 octobre.

 

"Nous sommes un syndicat responsable, c'est pourquoi nous demandons la suspension du mouvement dans le secteur du nettoiement", avait expliqué lors d'un point presse le secrétaire général FO des territoriaux, Claude Argy.

 

Il avait aussi justifié l'appel à la suspension de la grève par la "menace imminente de réquisition" du personnel gréviste par la préfecture des Bouches-du-Rhône.

 

Près de dix mille tonnes d'ordures se sont accumulées depuis quinze jours sur les trottoirs de la ville. FO, syndicat majoritaire chez les deux mille deux cent agents de la propreté de la Communauté urbaine de Marseille, estime qu'il faudra quatre ou cinq jours pour revenir à une situation normale.

 

La préfecture avait ordonné dimanche la réquisition des personnels grévistes qui assurent le fonctionnement des deux centres de collecte des déchets de Marseille.

 

Le président socialiste de la Communauté urbaine de Marseille, Eugène Caselli, en avait fait la demande vendredi pour des raisons sanitaires.

 

Les salariés du ramassage des ordures, qui s'opposaient à la réforme des retraites, étaient en grève dans douze des seize secteurs de la ville. Quatre sociétés privées ont poursuivi la collecte des ordures dans le reste de la cité phocéenne.

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26 octobre 2010 2 26 /10 /octobre /2010 19:28

 


http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101026/tts-france-justice-bettencourt-ca02f96.html

Changement de magistrats en vue sur l'affaire Bettencourt (Reuters)

Un changement complet de magistrats va être demandé à la plus haute juridiction française pour mettre un terme à un conflit dans la conduite des enquêtes concernant l'héritière de L'Oréal Liliane Bettencourt.

Cette querelle familiale entre la détentrice de la 17e fortune mondiale et sa fille est devenue un scandale politique depuis des révélations au printemps dernier impliquant l'UMP et notamment le ministre du Travail Eric Woerth.

 

Le photographe François-Marie Banier, qui a touché selon une enquête de police près d'un milliard d'euros de dons de Liliane Bettencourt de 2002 à 2007, est visé par une plainte de la fille de la milliardaire, Françoise Meyers, pour abus de faiblesse.

 

Dans un communiqué transmis à Reuters, le procureur général de Versailles Philippe Ingall-Montagnier a tranché mardi le conflit opposant à Nanterre (Hauts-de-Seine), théâtre actuel des procédures, la présidente du tribunal Isabelle Prévost-Desprez et le procureur Philippe Courroye.

 

Philippe Ingall-Montagnier demande à la Cour de cassation de "dépayser" - transférer à une autre juridiction - l'enquête de la juge Prévost-Desprez pour "abus de faiblesse" sur la milliardaire.

 

Il ajoute avoir "demandé au procureur de Nanterre (Philippe Courroye) d'ouvrir une information judiciaire sur l'ensemble des enquêtes préliminaires menées sous sa direction".

 

Il s'agira d'un préalable à un dépaysement de ces volets de l'affaire qui sera aussi demandé à la Cour de cassation, dit le procureur général.

 

Philippe Courroye, un proche de Nicolas Sarkozy, conduit actuellement plusieurs enquêtes préliminaires sur la fraude fiscale admise par la milliardaire, un éventuel financement illégal de la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy en 2007 et de possibles délits commis par Eric Woerth.

 

Déjà pressé par la gauche et le procureur général de Cour de cassation d'ouvrir une information, le procureur Courroye a refusé jusqu'ici, écartant ainsi la nomination d'un juge indépendant, mais la demande paraît cette fois contraignante, car elle émane de son supérieur hiérarchique direct.

 

L'IMAGE DE LA JUSTICE ÉVOQUÉE

 

Philippe Ingall-Montagnier évoque pour justifier son initiative "la préservation de l'image de la justice et les conditions objectives de sérénité de la juridiction de Nanterre, auxquelles il est porté atteinte, quels que soient ses efforts et la qualité de son action".

 

Il s'agit d'une allusion à l'inimitié publique entre Isabelle Prévost-Desprez et Philippe Courroye, qui s'est traduite début octobre par le déclenchement par le second d'une enquête de police sur la première.

 

Le procureur a en effet fait examiner les relevés détaillées de communications téléphoniques de deux journalistes du Monde - une méthode qui pourrait s'avérer illégale - pour porter une accusation de "violation du secret de l'enquête" contre Isabelle Prévost-Desprez.

 

La décision de la Cour de cassation sera définitive, rappelle Philippe Ingall-Montagnier. "Il est à souhaiter que dès lors, on laissera la justice remplir sa mission en toute indépendance et sérénité d'esprit", dit-il.

 

A l'Assemblée, interpellée une nouvelle fois par le PS sur cette affaire, la ministre de la Justice Michèle Alliot-Marie a justifié l'initiative du magistrat de Versailles.

 

"La justice a besoin de sérénité, elle n'a pas besoin de vos soupçons et tentatives d'ingérence", a-t-elle dit à la gauche.

Personne n'a été mis en cause à ce jour dans les enquêtes.

 

Eric Woerth a été interrogé en juillet comme témoin. Son épouse a été embauchée en 2007 chez Patrice de Maistre, gestionnaire de la fortune Bettencourt, qui a reçu ensuite la Légion d'honneur des mains du ministre.

 

Les procédures ont déjà établi que Liliane Bettencourt faisait des dons légaux à l'UMP et fraudait le fisc, alors qu'elle touchait parallèlement depuis 2007 une trentaine de millions d'euros annuels du fisc au titre du bouclier fiscal.

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 20:18

 

 

Nous invitons tous ceux qui souhaitent dialoguer, s'émanciper, construire ensemble, se donner les moyens d'agir sans attendre les directives de l'intersyndicale, reprendre les rennes de notre mobilisation protéiforme qui ne demande qu'à s'unifier, à participer à
 
l'AG interpro IdF qui se tiendra le Mardi 26 octobre à 18h à la bourse du travail. Salle Croizat (grande salle)

Une interpro idf a déjà réuni plus d'une centaine de personnes à plusieurs reprises, l'objectif de cette AG Mardi est de réunir toutes les interpro qui ont pu avoir lieu localement et de créer enfin une vraie convergence. Ambitieux pari... peut-être mais il n'y a pas de raison que cela soit impossible: il vous suffit de relayer cette invitation le plus largement possible et de vous en saisir vous-mêmes.

Le but n'est pas de s'élever contre les syndicats, mais juste de s'autoriser à se réunir et à être force de proposition par la base. Mais pour qu'il n'y ait pas de méfiance, je tiens à préciser que cette initiative ne relève d'aucune organisation, il s'agit juste d'un certain nombre de personnel, au départ principalement des enseignants et des cheminots mais maintenant bien plus large, qui ont organisé cette convergence.

Bien sûr cette invitation concerne chacun personnellement, mais si vous pouvez venir en tant que représentant de vos collectifs ou AG locales, ce serait très constructif pour la convergence.

Si c'est le cas, merci de me prévenir pour avoir une idée des différents secteurs représentés.

Merci à tous et à mardi.

Nanni.
nanni33@hotmail.fr
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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 19:25

 

Je vous annonce par le présent message une modification importante et provisoire de mes moyens de communication électroniques.

En effet, depuis ce jour et je ne sais pas pour combien de temps, je vous informe du blocage total de la fonction envoi de mon adresse électronique historique, fischer02003@yahoo.fr

L’adresse électronique fischer02003@yahoo.fr ne vous enverra donc plus de messages.

Je décidais donc ce jour la création d’une nouvelle adresse électronique, fischer02003@gmail.com

L’adresse électronique fischer02003@gmail.com vous enverra donc des messages. Ne vous inquiétez pas, c’est moi.

Pour l’instant, j’utilise cette adresse électronique  pour l’envoi et seulement pour l’envoi de mes messages.

Pour la réception des messages, il n’y a pas de changement, envoyez toujours vos messages à mon ancienne adresse électronique, fischer02003@yahoo.fr , la fonction réception fonctionne encore, je ne sais pas pour combien de temps, mais elle fonctionne encore.

D’autre part, il n’y a pour l’instant pas de changement non plus au niveau du fonctionnement de mon blog personnel, www.fischer02003.over-blog.com , et au niveau du site www.convergencedesluttes.fr

 Big brother n’appréciait manifestement pas mes derniers messages, les témoignages relatifs à la provocation du 16 octobre à Paris et à la rafle de la Place Bellecour à Lyon. C’est la vie  

Bernard Fischer

 

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25 octobre 2010 1 25 /10 /octobre /2010 17:42

 

Communiqué Émancipation Rhône

Libération immédiate et sans condition de toutes les victimes de la répression 

Levée de toutes les poursuites judiciaires

Alors que lycéens et étudiants se mobilisent aux côtés des salariés contre la réforme des retraites, le gouvernement multiplie la répression et les violences en particulier contre la jeunesse.

Ces derniers jours, sont utilisés massivement les tirs de lacrymogènes ou de flash-ball, lances à eau … et même hélicoptère et GIPN (en particulier à Lyon)… Derrière ce déploiement policier, se multiplient les contrôles d’identité, les arrestations, les mises en garde à vue et comparutions immédiates… et les condamnations de manifestants. À Lyon, mais aussi à Paris, des dizaines, voire des centaines de manifestants sont « bouclés » pendant des heures par les forces de l’ordre sur des places ou des ponts…

Ce déploiement policier et ces provocations n’ont qu’un objectif : terroriser jeunes et moins jeunes, tenter de leur interdire de s’organiser en défense des droits sociaux arrachés et aujourd'hui mis en cause par Sarkozy et son gouvernement (c’est aussi dans ce but que certaines universités ont été fermées de façon administrative). Les réquisitions des salariés des raffineries et l’intervention des forces de polices sur les sites industriels sont aussi l’expression de cette violence de l’appareil d’État.

Émancipation, tendance intersyndicale se prononce pour la libération immédiate et sans condition de l’intégralité des victimes de la répression policière et la levée de toutes les poursuites judiciaires et pour l’arrêt des opérations policières mettant en cause le droit de grève, le droit de circuler et de manifester librement, la rétention forcée de manifestants et simples passants des heures durant et toutes mesures à caractère provocateur.

Émancipation soutient toute prise de position en ce sens.

C’est sur cette base que doit se réaliser immédiatement l’unité de toutes les organisations qui combattent contre le réforme des retraites, contre la politique de Sarkozy et pour la défense des droits démocratiques.

Lyon, le 22 octobre 2012

Émancipation  (tendance lutte de classe de la FSU et tendance intersyndicale) a signé le « communiqué de presse inter-organisations suite aux arrestations » du 22/10



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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 19:39

 

http://www.rebellyon.info/Temoignages-sur-la-prison.html

Il est deux heures du matin, et je ne peux tou­jours pas dormir, après ce que j’ai vu et entendu aujourd’hui place Bellecour.

Je suis restée blo­quée d’envi­ron 13 h 30 à 17 h 30, et je ne suis sortie saine et sauve, et sans contrôle, uni­que­ment parce que je suis une jeune femme blan­che, sans dreads ni pier­cing...

J’ai vu un CRS faire le signe de déca­pi­ta­tion en rica­nant, à l’atten­tion de mon ami. C’était après nous avoir dit qu’on pou­vait sortir du côté de la Saône, en ajou­tant « Merci qui ? ». Mon ami lui avait alors envoyé un baiser avec la main... Et voilà, comme ça, c’est beau : un repré­sen­tant du pou­voir en place faire ce signe de mort en rica­nant !

J’ai vu un type se faire pren­dre et tabas­ser lors d’une charge de CRS alors qu’il ne fai­sait rien, qu’il était juste là, à fuir, à tenter de se pro­té­ger, à être là, comme nous, sauf qu’il était un jeune homme d’ori­gine magh­ré­bine, évidemment.

Au fait, se faire char­ger quand on sait qu’il n’y a aucune issue, c’est une sacrée expé­rience ! On a véri­ta­ble­ment essayé de se pré­pa­rer psy­cho­lo­gi­que­ment à se faire matra­quer. C’est dur (hohoho).

Plus tôt, après une charge, des coups de feu (lacrymo ? fla­sh­ball ?), je me retourne et je vois une fille à terre, incons­ciente, de l’écume aux lèvres, der­rière un kios­que à l’est de la place. Que doit-on faire ? Est-elle sim­ple­ment évanouie ? A-t-elle reçu quel­que chose dans la tête ? A-t-elle une crise quel­conque ? A-t-elle besoin de secours d’urgence ?
Je cours vers un mur de CRS, en hur­lant, hys­té­ri­que, d’appe­ler le SAMU (« IL Y A UNE FILLE A TERRE INCONSCIENTE ET C’EST A CAUSE DE VOUS ! » je hurle de toutes mes forces), JE VOIS ALORS UN CRS SOURIRE !!!

Avec mon ami, on a dis­cuté avec beau­coup de ces « cas­seurs des cités » : tous étaient froi­de­ment cons­cients de la situa­tion poli­ti­que, et SURTOUT DU RACISME OMNIPRÉSENT. Les blancs eux, s’en sor­ti­ront, PAS EUX, ni aujourd’hui, ni demain, ni dans la vie ! On a dis­cuté avec des jeunes qui cor­res­pon­daient par­fai­te­ment aux cli­chés relayés par les médias : jeunes d’ori­gine afri­caine à fou­lard, bas­kets, capu­che... On a briè­ve­ment dis­cuté de la réforme (“et on ne va pas tra­vailler jusqu’à 70 ans !” me dit un jeune avec un petit sou­rire au lèvres : il le sait, il est sur­tout là pour se battre contre une société raciste et pour­rie, dont la réforme est un élément qui fina­le­ment ne le concerne que de loin), on a appris que cer­tains lycéens se bat­taient également contre la sup­pres­sion des BEP, on a parlé du racisme, de la pro­pa­gande... Tous sem­blaient rési­gnés ; il n’y avait AUCUNE VIOLENCE.

Après l’ultime charge, le piège tendu contre nous vers 17 heures 20, des tirs, on se plaque contre une vitrine avec d’autres jeunes, puis on se réfu­gie, mon ami et moi, pani­qués, dans la pre­mière cour inté­rieure, pour se pro­té­ger des tirs (là encore, pas eu le temps de voir, ou de sentir ce que les repré­sen­tants de l’État fran­çais tiraient). Il y a là, dans l’esca­lier de cet immeu­ble, un jeune d’ori­gine magh­ré­bine, un lycéen tout gentil, un peu enrobé, à la voix douce, bref tout sauf quelqu’un de mena­çant et d’effrayant, qui s’est retrouvé bloqué vers 11 heures place Bellecour alors qu’il ne fai­sait que passer. Il nous a raconté, sans haus­ser la voix, comme si c’était là quel­que chose de banal, qu’un CRS, en le blo­quant, lui a dit d’un air mépri­sant qu’il l’avait reconnu, lui, un « cas­seur » de ce matin 9 heures. Le garçon nous a alors dit : « à 9 heures, je fai­sais une interro !». « Ils m’ont dit que les Blancs pas­saient mais pas les autres ». Je lui ai alors fait répé­ter la chose, ne pou­vant en croire mes oreilles. Oui, oui, le CRS lui a dit ça comme ça. Oui, oui. D’autres jeunes stig­ma­ti­sés depuis leur plus jeune âge par les flics nous ont adressé plus tôt la parole, d’un air rési­gné : « eh pour­quoi vous partez pas vous ? Vous êtes blancs, essayez, ils vous lais­se­ront passer, vous... ». Nous n’avons pas essayé. Trop fiers pour tenter de partir, trop effrayés pour faire face à une charge de CRS. Dans cette cour, trois filles sont ensuite venues non pas se réfu­gier, mais faire pipi. Elles sont ensuite res­sor­ties ; nous n’avons pas osé.

Finalement, pas de contrôle d’iden­tité pour nous : « coup de chance » : dans la cour où nous nous sommes « réfu­giés » (on atten­dait les flics, prêts à mettre les mains sur la tête), on voit arri­ver des jeunes de droite à mèche ! Surréaliste ! Les che­veux de droite se reconnais­sent de loin ; enfants de bour­geois habi­tant place Bellecour, et leurs copains riches de droite. Une dis­cus­sion suit en bas des esca­liers avec deux d’entre eux, pen­dant que des jeunes pau­vres se font matra­quer sur la place : non, tous les gens qui ont voté Sarko ne sont pas pour ça, nous dit l’un des jeunes à la coupe Sarko fils pré-tonte ; ça....

Mon ami s’énerve, lui dit que si, que si on a voté Sarko, on a voté pour le racisme, pour l’État poli­cier, pour l’ORDRE, pour ça, CA... Les gens savaient, ils savaient pour quoi ils votaient : pour ça !

Le jeune d’ori­gine magh­ré­bine lui se tait, c’est juste un gamin qui veut ren­trer chez lui. Ces deux jeunes de droite avaient l’air si sym­pa­thi­ques, si inno­cents, et pour­tant c’est eux aussi la France qui pue.

Au final, c’est « grâce » à un groupe de blancs riches que nous sommes sortis sans contrôle, la rage et la peur au ventre. Un flic à blou­son en cuir et bras­sard entre dans la cour, nous dit de sortir, qu’on peut partir main­te­nant. On ne le croit pas ; je lui dis :« et tout à l’heure ? Vous nous avez dit qu’on pou­vait partir ! ». Il m’ignore, et va parler aux riches. Le gamin se dirige vers la porte, on le retient en lui disant d’atten­dre pour sortir avec les blancs. Il refuse. On insiste, on le met en garde, mais il a son hon­neur, lui. Il garde la tête haute, et s’en va.
Puis nous sor­tons, nous, effrayés, avec ces gens, un bon Français aux che­veux gris et à lunet­tes, une dame à talons, et des autres Blancs. Nous pas­sons devant les autres jeunes restés sur la place, qui sont main­te­nant contrô­lés par les flics, un à un, vers le pont Bonaparte. Je n’ai pas pu rete­nir mes larmes en criant aux badauds, une fois le bar­rage de flics passé sans encom­bres, sans même un arrêt : « Nous sommes passés parce que nous sommes blancs ! Elle est belle la France, hein ?! »

Plus tard dans les rues tou­ris­ti­ques du 5ème, je vois une télé­vi­sion dans un bou­chon. Je m’avance, une com­mer­çante me dit bon­soir, pen­sant que je suis une cliente. Je ne fais pas atten­tion, je tente d’aper­ce­voir des images de ce que je viens de vivre. La bonne Arbeiter me redit bon­soir, cette fois fer­me­ment, comme si je lui avais manqué de res­pect, comme à une gamine. Je la regarde dans les yeux et lui répond « Bonsoir. ». Je me retourne vers l’écran. J’entends la femme me lancer :« ah, la télé » comme si j’étais une mouche atti­rée par la lumière. Je réponds : « oui, je veux voir la pro­pa­gande ». « La pro­pa­gande ? » me lance-t-elle, d’un air à la fois moqueur et cho­quée. J’ai alors eu envie, pen­dant une frac­tion de seconde, de lui défon­cer la gueule. Mon fiancé m’a prise et m’a enle­vée de là, et je ne suis même pas arri­vée à pro­non­cer un mot
intel­li­gi­ble. Nous sommes partis.

QUE DOIVENT RESSENTIR CES JEUNES CONSTAMMENT STIGMATISÉS SI MOI-MÊME JE PEUX RESSENTIR UNE TELLE HAINE APRÈS UNE APRÈS-MIDI ????!!!! RÉSISTANCE FACE A LA FRANCE QUI PUE !

DEUXIEME TEMOIGNAGE

Je suis un étudiant en phi­lo­so­phie et je vis à Lyon. Aujourd’hui, jeudi 21 octo­bre, alors que je me diri­geais de l’hôtel de ville en direc­tion de ma faculté, j’ai du emprun­ter la place Bellecour ; à savoir le chemin logi­que et normal.

En arri­vant à l’entrée de la place Bellecour à 14 heures 30, je vis de nom­breux CRS pré­sents tout autours de la place, néan­moins aucun réel bar­rage n’était en place et les forces de l’ordre ne m’ont abso­lu­ment rien dit en me voyant arri­ver et se sont même sépa­rées dou­ce­ment pour me lais­ser passer. Je m’engage donc tran­quille­ment sur la place. Cependant, à l’autre extré­mité, je fais face à une ordre de CRS en posi­tion de blo­cage. Je décide de faire demi-tours, cons­ta­tant que l’ensem­ble des sor­ties de la place sont blo­quées de la même façon. Arrivant par là où j’étais entré sur la place, je cons­tate qu’un bar­rage de CRS vient d’être mis en place. Ceux-ci me refu­sent le pas­sage sous pré­texte des ordres du préfet alors même que quel­ques minu­tes avant ils venaient de me faire péné­trer sur la place.

C’est alors que com­mence un déten­tion avec plu­sieurs cen­tai­nes de per­son­nes sur la place, sans aucune raison.

Pire encore, durant cette déten­tion, je décou­vre que cer­tai­nes per­son­nes sont enfer­mées depuis 13 heures 15, donc les forces de police m’ont laissé ren­trer en sachant par­fai­te­ment qu’il s’agis­sait d’un piège.

Pendant ma déten­tion, sachez que toutes les per­son­nes âgées, ou même non-jeunes pour être précis, ont pu partir sous pré­texte qu’elles « habi­taient la rue juste à côté ». Un véri­ta­ble fil­trage a opéré pen­dant cette période, afin que nous ne finis­sions qu’entre « jeunes », favo­ri­sant ainsi l’amal­game entre lycéens révol­tés et cas­seurs. Les forces de police ont été bru­ta­les, insul­tan­tes, face à des per­son­nes pro­fon­dé­ment calmes, cher­chant juste à com­pren­dre ce qu’il se pas­sait. C’est fina­le­ment après 5 heures que je pu sortir par le « Check-Point » mis en place à l’une des sor­ties. Là, sachez que je fus vic­time d’un contrôle d’iden­tité abusif, allant même jusqu’à pren­dre une pho­to­gra­phie de mon visage. Je sortis à 19 heures 30, sans aucune autre expli­ca­tion. Enfin, durant les 5 heures d’enfer­me­ment, seule une ving­taine
de per­son­nes ont osé se révolté, résul­tant d’une répres­sion aux gaz lacry­mo­gè­nes et tirs de jets d’eau à haute pres­sion. Qui, enfermé pen­dant 5 heures sans raison, insulté et dégradé par des forces de police, ne devien­drait pas fou ? L’état cher­che à engen­drer une haine chez les jeunes en les enfer­mant volon­tai­re­ment et en les pous­sant à bout. Ainsi, les diri­geants pour­rons, preu­ves à l’appui, dis­cré­di­ter au yeux de son peuple soumis et cré­dule l’enga­ge­ment des jeunes dans cette réforme.

TROISIEME TEMOIGNAGE

Je suis écœuré. Difficile de trou­ver les mots. Pas l’habi­tude d’écrire. Mais je res­sens le besoin de témoi­gner tout sim­ple­ment. Je ne par­le­rai que de cette jour­née du Jeudi ici à Lyon Bellecour.

Ce matin vers 10 heures 45, avant d’aller cher­cher mon enfant à l’école, quel­ques grou­pes d’étudiants regrou­pés, atten­dant pour mani­fes­ter. Aucune agi­ta­tion. Les forces de l’ordre encer­claient, contrô­laient déjà tous les accès. À noter en plus l’ héli­co­ptère(pas encore là à ce moment), les deux tanks à eau...

Je suis revenu vers 13 heures 45, j’ai pu ren­trer sur la place et me poser vers la rue Emile Zola sur un banc comme la plu­part des lycéens. Quelques pas­sants... Et même une « baqueuse » avec bras­sard rouge, casque, bou­clier qui tra­ver­sait en solo d’un bout à l’autre à grands pas... À côté de moi, un groupe d’ado­les­cents. J’entends l’un d’eux dire : « J’ai envie de pisser ! J’en peux plus... ! » Un autre lui répon­dre ; « T’as essayé là-bas quai de Saône ? » Je regarde plus atten­ti­ve­ment et je vois en effet que chaque ado était refoulé par les crs. Soleil, un gros pétard qu’explose tran­quille­ment...calme plat.

Puis vers 14 heures, retenti un méga­phone et cla­meur... Comme beau­coup d’autres, je me lève et pars en direc­tion de la place Antonin Poncet. Arrivé à l’angle, attrou­pe­ment de jeunes, qui comme moi vien­nent voir ce qui se passe. Je vois des dra­peaux : « Libérez nos cama­ra­des ! Libérez nos cama­ra­des ! » Je passe le contrôle...je sens un regard casqué se retour­ner vers moi et... rien.. Jean, blou­son, che­veux gri­son­nant, je passe..

La ten­sion monte.. Crs et Bac+ camion­net­tes cons­ti­tuent une cein­ture empê­chant l’inter­syn­di­cal et d’autres venus, côté place Antonin Poncet sou­te­nir et mani­fes­ter avec les lycéens, côté Bellecour... Les points se lèvent, des cris cou­vrent le bour­don­ne­ment de l’héli­co­ptère qui tourne au-dessus de nos têtes inlas­sa­ble­ment... Autour de moi, la ten­sion monte, en moi aussi... Situation blo­quée.

Cette situa­tion est restée blo­quée ainsi pen­dant plus d’un quart d’heure sans aucune hos­ti­lité. Du coup, j’ai pris le temps de regar­der de plus prêt les crs, leur équipement, mais aussi leur regard. J’ai vu des cyborgs.. Aucune dis­cus­sion pos­si­ble. Le rap­port de force (pro­tec­tion, équipements armés) est tel­le­ment dis­pro­por­tionné que je me suis senti agressé, menacé.. Puis, la ten­sion monte encore, encore et ce blo­cage de cette situa­tion absurde, amène quel­ques jets de pierre. Moi phy­si­que­ment, je ne savais pas quoi faire et j’ima­gi­nais qu’une percée pou­vait chan­ger le cours des choses et je la res­sen­tais phy­si­que­ment. Nous étions nom­breux, bien plus nom­breux qu’eux. Et par sur­prise, nous aurions réussi.

Mais je me voyais mal crier ; " Allez, on fonce dedans... ! Non. Je reste debout. Des pier­res volent, j’attends et la pre­mière salve de lacrymo tombe. Des repré­sen­tants syn­di­caux avec des dra­peaux sem­blent par­le­men­ter. ça siffle, ça hue.. Mégaphone : faut rejoin­dre le cor­tège inter­syn­di­cal der­rière sur quai gaille­ton... Vers où ? Laisser les lycéens enfer­mer ? Partir sans eux ? Et aller où ? (Place Guichard). Un p’tit tour et puis s’en vont. Non. Pas envie. La situa­tion était là. Les dra­peaux flot­tent, côté Bellecour, fumée blan­che, les lycéens dis­pa­rais­sent.. Ah oui, j’ai pas bien com­pris mais y’a le dra­peau peace qu’arrive comme un tro­phée sous les accla­ma­tions.. Il se place en tête et là, j’ai même cru naï­ve­ment qu’on allait enfin ren­trer sur la place dra­peau peace en figure de proue. Bon j’abrège.

Tension, ten­sion, pétards, roue de vélo, héli­co­ptère, bal­lets des cyborgs, deuxième salve bien four­nie de lacrymo et là on recule tous jusqu’au quai et pous­ser jusqu’au début de la rue de la Barre. Pas mal de dra­peaux par­tent en direc­tion de Guichard, regrou­pe­ment, à nou­veau face à face police. Il devait être vers 16h. De loin, Bellecour sem­blait déser­ti­que. Je ne sais pas ce qui s’est passé exac­te­ment. J’ai entendu dire qu’il y avait eu gazage, matra­quage, tan­kage à eau... Sur qui ?, Pourquoi ? Il y a un fil­trage. Comment s’est-il opéré ?

Vers 17 heures, je bouge de check­point, celui de la ré, je vois qques lycéens errer dans le vide, ensuite rue Émile Zola, là je vois un crs plai­san­ter, s’amuser à meno­ter une demoi­selle nanti en fai­sant mine de la trai­ner sur la place et faire recu­lons parce qu’il y avait un gradé. Je fais l’tour jusqu’au pont Bonaparte et là je vois plus d’une cin­quan­taine de lycéens les uns der­rière les autres. Ils sont fouillés, contrô­lés. Je demande à l’un d’entre eux qui vient de sortir si ils sont pho­to­gra­phiés. Il me dit que lui non, mais d’autres oui : « J’ai posé des ques­tions dit-il : » Qui pho­to­gra­phiez-vous, sur quels cri­tè­res ? On lui répond : « Eux par exem­ple, en sur­vê­te­ment... ! »

Il com­mence à faire nuit. Rue Antoine de Saint Exupéry, un car avec des dizai­nes de lycéens prêt à partir... Un dra­peau rouge avec le visage de Che Gue­vara : « Révolution- Solution ». Je quitte Bellecour. Si mon enfant s’était retrouvé enfermé sur cette place... J’aurais été capa­ble d’une agres­si­vité dif­fi­ci­le­ment contrô­la­ble. Mêmes les pier­res n’auraient pas suffi, encore moins les voi­tu­res retour­nées.. Ce qui est cassé par cer­tains est la marque d’une grande force, d’un grand cou­rage. . Consciemment ou incons­ciem­ment, ces gestes arra­chent des mar­chan­di­ses alié­nan­tes dans un décor de rues murées de vitri­nes, va et vient inces­sant de voi­tu­res stres­sées, bruit, air irres­pi­ra­ble. Marchandises parmi les mar­chan­di­ses, où étes-vous parents ? Où êtes-vous vivants ?

[Mot à la modé­ra­tion ; J’ai sorti tout ce qu’y s’est extirpé de ma tête. Jetez ou publiez. Si trop long, faites ce que bon vous sem­blera, mais ne coupez pas pré­ci­pi­tam­ment .]









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24 octobre 2010 7 24 /10 /octobre /2010 18:37

 

http://www.forget.e-monsite.com/rubrique,flics-casseurs-de-manifs,1130965.html

Commentaire du 21H01 | 16/10/2010

"La vitrine d’une agence du Crédit lyonnais a été défoncée. Un passant qui tentait de dissuader les vandales a été frappé de coups de poing et de pied portés au corps et au visage, avant que d’autres participants interviennent pour le dégager."

Le passant c’est mon père. J’étais là et je souhaite apporter quelques précisions et soulever quelques questions. Nous étions allé manifester comme des milliers de français aujourd’hui. Nous avions démarré vers 15h30 à République, avancé à pas de fourmi jusqu’à Bastille (17h30) puis rejoins Nation vers 18h30. La manif s’est passé dans le calme? dans une ambiance bon enfant. Même le bouchon de ma bouteille d’eau tombé par terre n’a pas été piétiné.

Arrivés à Nation, les syndicats ont appelé à la dispersion. Nous sommes redescendus par le boulevard Diderot. Les policiers et CRS étaient déjà plus nombreux. Mais tout était calme. Quelques minutes après, l’ambiance a changé puisque les sirènes et le ballet des voitures et des camionettes de police avait commencé.

Nous étions assis, mes parents et moi à la terrasse du café situé à quelques mètres de la Banque. Nous avons vu une quarantaine de cars de CRS, police et autres forces de l’ordre remonter le boulevard Diderot.

Puis quelque minutes après, une cinquantaine de personnes descendent le boulevard, alignées, étandards noir. En arrivant au niveau du Crédit Lyonnais, il se sont mis à casser la vitrine. Mon père à tenté de s’interposer comme vous l’écrivez. J’ai pris peur en voyant certains d’entre eux tentaient de le taper et je me suis lancée à sa défense, prise de panique. Je me suis pris une canette de bière sur la main. Elle saigne.

Comment ont-il pu passer ? Comment les CRS ne les ont ils pas croisés ? Impossible ! Les "casseurs" descendaient la rue le champs libre. Toute la place pour eux. Plus un flic à l’horizon. Ils étaient pourtant loin de se cacher.

D’autre "casseurs" on tenté de calmer la situation. Un homme, la cinquantaine, très calme, habillé d’un imperméable gris m'a pris de côté et m’a dit de me calmer. "C’est une erreur " Non les flics n’était pas là, quoi que. Qui était cet homme en gris. Pas un anarchiste c’est sûr ! Il avait l’air d’encadrer le groupe. Un flic ? II y avait en tout cas une dizaine de photographes qui accompagnaient ce groupe. On me prend en photo. Je refuse. Je ne veux pas que mon image soit utilisée pour montrer que les manifestations ont « dégénéré »

C’était organisé !! Comment la quarantaine de cars de CRS a pu ne pas croiser ces "casseurs" : on les a laissé passer ! Ce n’était pas un groupuscule seul dans son coin. Les photographes étaient là. Qui était cet homme en gris ? Je suis en colère !!!

Après m’être fait soigner ma main, légèrement érraflée (plus de peur que de mal, mon père n’a rien), nous redescendons à pied vers la Bastille.

Tiens les flics sont de nouveau présents, et en masse ! Que faisaient-ils quelques minutes auparavant ! C’est de la blague. Je suis en colère contre eux. Ils manipulnt tout. Ils cherchent la bagarre pour décrédibiliser une manifestation.

Sophie de Quatrebarbes


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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 19:46

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5528

Victoire pour Viva Palestina dans Gaza !

Les cent quarante sept véhicules et les trois cent quarante deux militants sont entrés dans Gaza hier soir après un mois de voyage !

Acclamés tant par la population que par les responsables de la bande Gaza, les volontaires du cinquième convoi Viva Palestina ont réussi à brisé le blocus de Gaza, et on apporté, outre 5 millions de dollars d’aide à la population, un grand réconfort.

George Galloway s’est félicité de cette victoire qui a "notamment permis d’attirer l’attention de tous les dirigeants des pays que nous avons traversés sur le sort du peuple palestinien et ce siège illégal". "C’est un succès lié à la prise de conscience croissante de l’opinion publique internationale du caractère insupportable de cette situation."

Seuls seize volontaires n’ont pas été autorisés à entrés dans Gaza par le gouvernement égyptien qui a prétexté un "risque pour sa sécurité". Les autres resteront environ quarante huit heures dans Gaza, le temps de remettre l’aide et de fêter l’événement.

 

CAPJPO Europalestine

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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 19:39

 

http://www.moreas.blog.lemonde.fr/2010/10/22/manifs-la-video-qui-fait-debat/#xtor=RSS-3208

Manifestations : la vidéo qui fait débat

Un homme cagoulé casse la vitrine d’une agence bancaire à l’aide d’une sorte de bélier métallique, un témoin intervient pour l’en empêcher, et il reçoit un coup de pied latéral d’un deuxième larron. Puis d’autres personnages s’agglutinent dans une mêlée générale. On craint le pire, mais il n’y aura aucun blessé.

La vidéo fait recette sur le Net, car pour certains, la cause est entendue : il s’agit d’une mise en scène. Il faut reconnaître que les images, surtout si on les regarde au ralenti, laissent dubitatif. On a vraiment l’impression d’une séquence de film. Mauvais au demeurant, car les coups semblent bidons et l’impression se renforce lorsque le caméraman (un journaliste de Reuters) élargit le champ. On s’attend presque à entendre le réalisateur annoncer d’une voix forte : « Un peu de conviction, les enfants !… Allez, on l’a refait ! »

On peut lire l’odyssée de cet enregistrement sur le site Arrêt sur images. Pour nombre d’internautes, la question est réglée : ces casseurs sont des flics.

Sur Rue 89, le commissaire Jean-François Herdhuin est plus nuancé : « Pour moi, l’homme à la matraque, on dirait un policier. Mais je ne suis pas sûr à cent pour cent, car son comportement est anormal, il s’isole dans la foule. Normalement, il devrait avoir un brassard… » Avant de souligner : « Si vous suggérez que la police laisse commettre des violences, je suis sûr que ce n’est pas possible. Le chef du dispositif est informé. Il y a des syndicats dans la police qui désapprouveraient ce genre de choses ».

Dans toutes les manifestations, il y a des policiers qui infiltrent le cortège. Ils tentent de repérer les casseurs, mais pas question d’intervenir à chaud. Trop dangereux. Pour cela, il faut attendre le moment opportun, souvent en fin de mouvement, quand la foule commence à se disperser. C’est alors qu’ils mettent leur brassard. Parfois, la passivité des forces de l’ordre est mal interprétée, mais, comme me disait récemment un ancien responsable de la sécurité publique : « Il vaut mieux des vitrines brisées qu’un nouveau métro Charonne ».

Mais la tentation est grande d’imaginer que des consignes secrètes seraient données afin que les choses s’enveniment. Un moyen de rendre le mouvement impopulaire. Pour cela, il faudrait envisager qu’il existe une sorte de… « bad brigad ». Un groupuscule qui ressemblerait à ce qu’était le SAC, il y a quelques dizaines d’années.

Même si les images de cette vidéo sont troublantes, ne tombons pas dans la parano. D’ailleurs, ce genre de manip pourrait avoir un effet boomerang dévastateur. Un risque bien trop grand.

Pourtant, il est bien vrai que la position de nos dirigeants prête à confusion. On a un Président qui serre les dents en annonçant haut et fort que les casseurs seront arrêtés et punis, et un ministre de l’Intérieur qui serre les fesses de crainte de voir les choses dégénérer. Le syndrome de Malik Oussekine.

En fait, ils sont débordés par l’ampleur du mouvement.

En tout cas, les lycéens qui manifestent devraient suivre le conseil de certains policiers (qui sont aussi des parents) : « Dès que ça chauffe, tu déguerpis ! » Car une fois pris dans l’engrenage, il est difficile de s’en sortir. Et les peines de prison qui commencent à pleuvoir, resteront comme des cicatrices gênantes dans leur vie d’adulte.

18 heures 30 : J’ai pu discuter longuement avec « l’homme aux cheveux blancs », en fait Monsieur Bertrand de Quatrebarbes. Voici un résumé de son histoire :

Il buvait un pot à la terrasse d’un café avec sa femme et sa fille. Tout était tranquille. Soudain, un groupe de manifestants a déboulé sur la place. Les clients du café se sont levés pour partir, et c’est à ce moment-là qu’il a aperçu ce type qui s’en prenait à la vitrine de la banque. Il a cru que c’était un lycéen, et il s’est approché pour le sermonner. Lorsque le casseur s’est tourné vers lui, il a vu qu’il s’agissait d’un adulte.

Celui-ci a semblé surpris d’être interpellé, mais il ne s’est pas montré menaçant. C’est alors que Monsieur de Quatrebarbes a reçu un coup de pied dans le dos. Puis un groupe d’individus l’a entouré, certains lui donnaient des coups, mais pour de faux en quelque sorte. D’ailleurs, il n’a aucune marque sur le corps. Toutefois, une bouteille lui a frôlé le visage et a blessé sa fille à la main. Autour de lui, il y avait dix à vingt journalistes. C’est alors qu’un homme d’une cinquantaine d’années a tenté de calmer les choses. Puis, il a dit un truc du genre « Bon, laissez-le maintenant ! » Ses « assaillants » se sont éloignés, et un peu plus tard, l’homme qui semblait être le chef (mais le chef de qui et de quoi ?) est allé prendre des nouvelles de sa fille, avant de s’éclipser à son tour.

Monsieur de Quatrebarbes se voyait mal parti. Il sait qu’il doit beaucoup à cet homme. Cela dit, il est incapable de dire si ces gens étaient des manifestants ou des policiers. Mais il est sûr, en tout cas, qu’ils n’ont pas cherché à lui faire du mal.

Les forces de l’ordre n’étaient pas présentes sur les lieux. Donc, les images où l’on aperçoit des policiers ont été prises ailleurs et à un autre moment. Même si les faits sont exacts, cette vidéo est un montage.

Elle donne l’impression d’une continuité dans les événements, ce qui n’est pas le cas.

Il faut donc se garder d’une interprétation trop rapide.



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22 octobre 2010 5 22 /10 /octobre /2010 19:18

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101022/tts-france-marseille-poubelles-ca02f96.html

Réquisition demandée pour la collecte des déchets à Marseille (Reuters)

La Communauté urbaine de Marseille a demandé vendredi la réquisition des personnels pour assurer le fonctionnement des deux centres de collecte des déchets bloqués par les éboueurs.

Les salariés du ramassage des ordures ont entamé vendredi leur douzième jour de grève dans douze des seize secteurs de la ville. Quatre sociétés privées ont poursuivi la collecte des ordures dans le reste de la cité phocéenne.

Les grévistes ont toutefois bloqué les deux centres de traitement des déchets, interdisant ainsi le déchargement des bennes à ordures. C'est la remise en marche de ces lieux qui a été réclamée par le président socialiste de la communauté urbaine, Eugène Caselli

"Cette décision a été rendue nécessaire par l'état sanitaire de plus en plus préoccupant des rues de Marseille après douze jours de grève, et à la veille d'un week-end qui s'annonce pluvieux, ce qui pourrait encore aggraver la situation", a expliqué la collectivité locale dans un communiqué.

L'Etat a pour sa part fait appel mercredi à la sécurité civile pour s'attaquer au ramassage des sept mille à huit mille tonnes d'ordures qui s'amoncellent sur les trottoirs de la ville.

Pour justifier cette intervention, le préfet Michel Sapin s'est appuyé sur un texte de loi datant de 1884, qui fixe les prérogatives de l'Etat en matière d'hygiène et de sécurité.

"Si on ne fait rien, on risque de se retrouver dans une situation d'épidémie. Cela s'est déjà vu ailleurs comme à Naples", a-t-il affirmé.




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