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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 20:38

 

http://www.baleiniers.org/index.php?option=com_content&view=article&id=152:triste-lecon-dinstruction-civique-communique-du-comite-de-soutien-aux-4-prevenu-e-s-de-tours-du-17-fevrier-2011-&catid=7:le-juridique&Itemid=12 


Triste leçon d'instruction civique : Communiqué du Comité de soutien aux 4 prévenu-e-s de Tours du 17 février 2011


Communiqué du Comité de soutien aux 4 prévenu-e-s de Tours du 17 février 2011

 

Triste leçon d'instruction civique

 

La salle d'audience du Tribunal correctionnel de Tours était comble ce 17 février pour la troisième fois, ce qui manifeste l'intérêt des tourangeaux pour les enjeux du procès des quatre prévenu-e-s de Tours. Il s'agit de quatre militants, deux du RESF37 et deux du Collectif Soif d'Utopies, poursuivis en diffamation par Brice Hortefeux. Dans un communiqué du 12 février 2010, ces deux organisations avaient fait part de leurs soupçons d'utilisation des fichiers scolaires pour arrêter les sans-papiers en se servant de leurs enfants comme appâts. Ces pratiques leur rappelaient d'autres méthodes, utilisées par l'administration pendant l'Occupation.

 

Dans le public se trouvaient aussi des collégiens et des lycéens venus pour voir en pratique comment la justice est rendue « au nom du peuple français ». A quoi ont-ils assisté ?

 

A un procès qui ne démarre pas, ponctué par des interruptions... A une audience qui « contredit » les précédentes. Le 16 septembre, la Présidente du tribunal avait argumenté le report au 3 décembre par la volonté d'entendre les témoins.

 

L'audience du 17 février était programmée entre 13 heures 30 et 16 heures 30, ce qui rendait impossible cette audition. 

 

Le 3 décembre, le défenseur de deux des prévenus mettait en cause la régularité des poursuites. Elles seront déclarées régulières le 6 janvier. L'appel de cette décision par les deux prévenus n'est pas pris en compte.

 

Le 17 février, alors que tous attendaient un procès sur le fond, le Procureur soulève des problèmes de procédure, immédiatement entendus. Le tribunal prononce une nouvelle fois un report du procès, au 5 avril.

 

Quelles peuvent être les raisons de cette mascarade, sans doute la volonté d'user les prévenus, soutiens et témoins, la volonté de ne pas entendre les témoins, la volonté de ne pas assumer le caractère politique de ce procès.

 

Est-ce ainsi que le Tribunal correctionnel, qui revendique son indépendance, prétend garantir les droits de la défense ?

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 17:39

 

http://www.npa2009.org/content/fsm-dakar-d%C3%A9claration-de-l%E2%80%99assembl%C3%A9e-des-mouvements-sociaux

 

FSM Dakar : déclaration de l’assemblée des mouvements sociaux

 

Nous, réunies et réunis lors de l’Assemblée des mouvements sociaux du Forum social mondial 2011 à Dakar affirmons l’apport capital de l’Afrique et de ses peuples dans la construction de la civilisation humaine. Ensemble, les peuples de tous les continents mènent des luttes pour s’opposer avec la plus grande énergie à la domination du capital, cachée derrière des promesses de progrès économique et d’apparente stabilité politique. La décolonisation des peuples opprimés reste pour nous, mouvements sociaux du monde entier, un grand défi à relever.


Nous affirmons notre soutien et notre solidarité active aux peuples de Tunisie, d’Egypte et du monde arabe qui se lèvent aujourd’hui pour revendiquer une véritable démocratie et construire un pouvoir populaire. De part leurs luttes, ils montrent la voie d’un autre monde débarrassé de l’oppression et de l’exploitation.

Nous réaffirmons avec force notre soutien aux peuples ivoirien, d’Afrique et du monde dans leurs luttes pour une démocratie souveraine et participative. Nous défendons le droit à l’autodétermination de tous les peuples.

Au sein du processus FSM, l’Assemblée des mouvements sociaux est l’espace où nous nous réunissons avec notre diversité, pour construire nos agendas et luttes communes contre le capitalisme, le patriarcat, le racisme et toute forme de discrimination.

A Dakar, nous célébrons les dix ans du premier Forum qui s’est tenu à Porto Alegre en 2001. Au cours de cette période, nous avons construit une histoire et un travail communs qui a permis certaines avancées, notamment en Amérique latine, où nous avons réussi à freiner des alliances néo-libérales et concrétiser plusieurs alternatives pour un développement socialement juste et respectueux de la nature.

Au cours de ces dix ans, nous avons également assisté à l’explosion d’une crise systémique qui s’est déclinée en crise alimentaire, environnementale, financière et économique, et qui a donné lieu à l’accroissement des migrations et déplacements forcés de populations, de l’exploitation, de l’endettement, des inégalités sociales.

Nous dénonçons le rôle des acteurs du système (banques, transnationales, grands médias, institutions internationales, …) qui, à la recherche du profit maximum, continuent leur politique interventionniste via des guerres, des occupations militaires, des supposées missions humanitaires, la création de bases militaires, le pillage des ressources naturelles, l’exploitation des peuples, la manipulation idéologique. Nous dénonçons également la cooptation qu’ils exercent à travers le financement de secteurs sociaux servant leurs intérêts, et leurs pratiques assistentialistes qui génèrent la dépendance.

Le capitalisme détruit la vie quotidienne des populations. Mais, chaque jour naissent de nombreuses luttes pour la justice sociale, pour éliminer les dégâts du colonialisme et pour que toutes tous obtiennent une qualité de vie digne. Nous affirmons que nous, les peuples, ne devons plus payer pour leur crise et qu’il n’y a pas d’issue à cette crise au sein du système capitaliste.

 

Réaffirmant la nécessité de construire une stratégie commune de lutte contre le capitalisme, nous, mouvements sociaux :

Nous luttons contre les transnationales parce qu’elles soutiennent le système capitaliste, privatisent la vie, les services publics et les biens communs comme l’eau, l’air, la terre, les semences, les ressources minérales. Les transnationales promeuvent les guerres, par le biais de l’engagement d’entreprises privées et mercenaires et de la production d’armes, reproduisent des pratiques extractivistes nuisibles à la vie, accaparent nos terres et développent des semences et aliments transgéniques qui enlèvent aux peuples le droit à l’alimentation et détruisent la biodiversité.

Nous exigeons la souveraineté des peuples dans la définition de leur mode de vie. Nous exigeons la mise en place de politiques qui protègent les productions locales, donnent une dignité aux tâches agricoles et conservent les valeurs ancestrales de la vie. Nous dénonçons les traités néolibéraux de libre échange et exigeons la liberté de
circulation pour tous les êtres humains.

Nous continuons à nous mobiliser pour l’annulation inconditionnelle de la dette publique de tous les pays du Sud. Nous dénonçons également, dans les pays du Nord, l’utilisation de la dette publique pour imposer aux peuples des politiques injustes et anti-sociales.

Mobilisons nous massivement à l’occasion des réunions des G8 et G20 pour dire non à ces politiques qui nous traitent comme des marchandises !

Nous luttons pour la justice climatique et la souveraineté alimentaire. Le réchauffement global est un produit du système capitaliste de production, distribution et consommation. Les transnationales, les institutions financières internationales et les gouvernements à leur service ne veulent pas réduire leurs émissions de gaz à effet de serre. Nous dénonçons le « capitalisme vert », et refusons les fausses solutions à la crise climatique comme les agrocarburants, les organismes génétiquement modifiés et les mécanismes de marché de carbone, comme le REDD, qui font miroiter aux populations appauvries des progrès, tout en privatisant et transformant en marchandises les forêts et territoires où ces populations ont vécu pendant des millénaires.

Nous défendons la souveraineté alimentaire et l’accord atteint pendant le sommet des peuples contre le changement climatique qui s’est tenu à Cochabamba, où des véritables alternatives à la crise climatique ont été construites avec les mouvements sociaux et organisations du monde entier.

Mobilisons nous, tous et toutes, en particulier sur le continent africain, pendant le COP 17 à Durban en Afrique du Sud et à « Rio +20 » en 2012, pour réaffirmer les droits des peuples et de la nature et arrêter l’accord illégitime de Cancun.

Nous défendons l’agriculture paysanne qui et une solution réelle à la crise alimentaire et climatique et signifie aussi l’accès à la terre pour celles et ceux qui la travaillent.


Pour cela, nous appelons à une grande mobilisation pour stopper l’accaparement des terres et appuyer les luttes paysannes locales.

Nous luttons contre la violence envers les femmes qui est exercée régulièrement dans les territoires occupés militairement, mais aussi contre la violence dont souffrent les femmes quand elles sont criminalisées parce qu’elles participent activement aux luttes sociales. Nous luttons contre la violence domestique et sexuelle qui est exercée sur elles quand elles sont considérées comme des objets ou marchandises, quand leur souveraineté sur leur corps et leur spiritualité n’est pas reconnue. Nous luttons contre la traite des femmes, des filles et garçons. Mobilisons-nous tous ensemble, partout dans le monde, contre les violences faites aux femmes. Nous défendons la diversité sexuelle, le droit à l’autodétermination du genre, et nous luttons contre l’homophobie et les violences sexistes.

Nous luttons pour la paix et contre la guerre, le colonialisme, les occupations et la militarisation de nos territoires.

Les puissances impérialistes utilisent des bases militaires, pour provoquer des conflits, contrôler et piller les ressources naturelles, et promouvoir des initiatives antidémocratiques comme ils l’ont fait avec le coup d’Etat au Honduras et l’occupation militaire en Haiti. Ils promeuvent guerres et conflits comme ils le font en Afghanistan, Irak, république démocratique du Congo et beaucoup d’autres pays.

Nous devons intensifier la lutte contre la répression des peuples et la criminalisation de leurs luttes et renforcer les liens de solidarité entre les peuples comme le mouvement international de boycott, désinvestissement et sanctions contre Israël. Notre combat se dirige également contre l’OTAN et pour l’élimination de toutes les armes nucléaires.

Chacune de ces luttes implique une bataille des idées dans laquelle nous ne pouvons avancer sans démocratiser la communication. Nous affirmons qu’il est possible de construire une mondialisation d’un autre type, à partir des peuples et pour les peuples, et avec la participation fondamentale des jeunes, femmes, paysans et peuples
autochtones.

L´assemblée des mouvements sociaux appelle les forces et acteurs populaires de tous les pays a développer deux actions de mobilisation, coordonnées au niveau mondial, pour contribuer a l´émancipation et l’autodetermination des peuples et pour renforcer la lutte contre le capitalisme.

Nous inspirant des luttes des peuples de Tunisie et d Egypte, nous appelons à ce que le 20 mars soit un jour international de solidarité avec le soulèvement du peuple arabe et africain, dont les conquêtes renforcent les luttes de tous les peuples : la résistance du peuple palestinien et saharaoui, les mobilisations européennes asiatiques et africaines contre la dette et l’ajustement structurel, et tous les processus de changement en cours en Amérique latine.

Nous appelons également à une journée d’action globale contre le capitalisme le 12 octobre, où, de toutes les manières possibles, nous exprimerons notre refus d’un système qui est en train de détruire tout sur son passage.

Mouvements sociaux du monde entier, avançons vers une unité globale pour défaire le système capitaliste ! Nous vaincrons !

 

Dakar, le 11 février 2011.

 

 

 

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19 février 2011 6 19 /02 /février /2011 17:29

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110219/tts-tunisie-france-ambassadeur-ca02f96.html

 

Le nouvel ambassadeur de France à Tunis contesté par la rue (Reuters)

 

Plusieurs milliers de Tunisiens ont manifesté samedi devant l'ambassade de France à Tunis pour réclamer le départ de Boris Boillon, fraîchement nommé par Paris après le départ du président déchu Zine Ben Ali.

 

Après plusieurs semaines de calme, Tunis a renoué samedi les rassemblements: environ quinze mille personnes ont défilé dans la capitale pour défendre la laïcité et trois mille se sont rassemblées devant les grilles de l'ambassade de France.

 

Cette mobilisation est le dernier épisode en date d'une relation franco-tunisienne qui s'est passablement refroidie depuis la chute du régime de Zine Ben Ali, mi-janvier.

 

Arrivé mercredi, Boris Boillon s'est attiré les foudres de la rue en moins de trois jours.

 

Dans une vidéo qui circule sur internet, on le voit tancer des journalistes tunisiens pour leurs questions "débiles" sur la ministre des Affaires étrangères Michèle Alliot-Marie ou les liens de la France avec l'ancien président tunisien.

 

"Boris Boillon, dégage", ont scandé les manifestants, détournant le slogan inventé aux plus fortes heures de la contestation contre Zine Ben Ali, contraint de fuir le pays sous la pression de la rue. "Boris Boillon est un mercenaire et un imposteur", pouvait-on lire sur une pancarte.

 

A Paris, le ministère des Affaires étrangères, interrogé par Reuters, n'a pas souhaité réagir.

 

Face au tollé, le nouvel ambassadeur, qui fut conseiller de Nicolas Sarkozy au ministère de l'Intérieur, a adressé un message d'apaisement via Twitter. "Vraiment désolé si j'ai pu offenser. Ce n'était pas mon intention", écrit Boris Boillon.

 

"On mérite des excuses publiques et à la TV", s'indigne une internaute sur la page Facebook intitulée "Tous contre Boillon" à laquelle plus de sept mille personnes avaient souscrit samedi.

 

"NOUVELLE PAGE"?

 

"L'ambassadeur star du Sarkozysme, jusqu'ici à Bagdad, incarne la diplomatie du business quand la priorité devrait être de renouer avec la société civile", peut-on également lire sur la page, où sont dénoncées ses positions en faveur de l'intervention américaine en Irak.

 

Paris tente de rectifier le tir avec Tunis après avoir reconnu fin janvier que les autorités françaises avaient tardé à prendre la mesure de la contestation populaire qui a conduit à la fuite de l'ancien président.

 

Dans la foulée, Nicolas Sarkozy a rappelé l'ambassadeur de France à Tunis Pierre Ménat et nommé à sa place Boris Boillon, 41 ans, qui a grandi en Algérie, parle couramment arabe et fut son conseiller au ministère de l'Intérieur.

 

Les révélations en cascade sur les vacances tunisiennes de la ministre des Affaires étrangères, Michèle Alliot-Marie, n'ont pas contribué à réchauffer les relations bilatérales.

 

La ministre de l'Economie, Christine Lagarde, a annoncé la semaine dernière qu'elle se rendrait à Tunis le 22 février.

 

Elle sera le premier membre du gouvernement français à se rendre sur le sol de l'ancien protectorat français depuis la chute de Ben Ali alors que le Royaume-Uni, l'Allemagne ou l'Italie y ont déjà dépêché des émissaires.

 

A son arrivée à Tunis, Boris Boillon avait multiplié les signes de bonne volonté, mêlant les déclarations en français et en arabe, rencontrant le président de la Ligue tunisienne des droits de l'Homme et conviant des journalistes à déjeuner.

 

"On est vraiment ici pour ouvrir une nouvelle page dans la relation entre nos deux pays" déclare-t-il sur la vidéo de cette rencontre postée sur internet.

 

A propos de Michèle Alliot-Marie, "je ne fais pas de commentaires, je ne suis pas au courant", explique Boris Boillon qui prône un "contrat de confiance" avec les journalistes.

 

Selon Mediapart et Rue89, l'échange tourne à l'aigre quand l'une d'entre eux l'interroge sur les "leçons" que Paris n'entend pas donner à Tunis puis quand une autre lui parle de son prédécesseur et de ses relations avec Nicolas Sarkozy.

 

"N'essayez pas de me faire tomber sur des trucs débiles franchement. Vous croyez que j'ai ce niveau là? Vous croyez que moi je suis dans la petite phrase débile? Je suis là pour exposer une philosophie", s'emporte le diplomate, qu'on entend également dire "c'est n'importe quoi!".

 

 

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 21:10

 

http://www.pflp.ps/english/?q=fplp-la-revolution-degypte-met-fin-lere-de-camp-da


FPLP : La révolution d'Égypte met fin à l'ère de Camp David


Le Camarade Abu Ahmad Fuad, membre du Bureau politique du Front Populaire pour la Libération de la Palestine, a déclaré, 11 février 2011, que le peuple égyptien a changé le cours de l'histoire de la région par sa révolution et il a exprimé sa confiance en l'accomplissement par le peuple égyptien de sa révolution.

Dans une interview avec Ajras al-Awda, le Camarade Fuad a déclaré que « nous savons qu'il y a encore des batailles à mener, nous savons que la révolution est loin d'être accomplie, nous savons qu'il y a encore bien des forces qui essayent de réaliser la révolution, et nous savons qu'il y a beaucoup de temps à venir pour nous féliciter les uns les autres ; Néanmoins, nous félicitons chaleureusement le grand peuple égyptien et nous déclarons que nous sommes avec lui jusqu'à la réalisation des ses exigences.

La chute du régime et le départ du dictateur Hosni Moubarak nous rendent persuadés que la révolution sera accomplie, a déclaré le camarade Fuad, et nous sommes convaincus que le peuple révolutionnaire ne s'arrêtera pas jusqu'à ce que tous ses objectifs soient atteints. «Le peuple de l'Égypte a payé un grand prix pour sa liberté et la liberté de sa nation, ». « Il a réalisé le départ du tyran, dont les mains étaient couvertes du sang du peuple égyptien, dont les coffres étaient pleins de ses richesses pillées. »

Le Camarade Fuad a souligné que le défi et le combat du peuple égyptien dans l'ère post-Mubarak est la reconstruction de l'Égypte et le retour de l'Égypte au centre d'une nation arabe désireuse d'accueillir le rôle accru de l'Égypte, qui depuis longtemps fait défaut du fait de la conséquence naturelle des années du pouvoir des tyrans.

Il a dit que, en regardant vers l'Égypte, l'on ne pouvait qu'être persuadé de l'éveil de l'Égypte,  et que le peuple d'Égypte était en train de confirmer dans tous ses actes qu'il continuera jusqu'à la victoire. Il appelé à la poursuite judiciaire et à la responsabilisation de tous ceux qui ont saccagé, pillé et persécuté l'Égypte pendant des années, mais n'ont pas réussi à supprimer la dignité de son peuple et son engagement envers les droits et la liberté.

En outre, a dit le Camarade Fuad , "nous sommes convaincus, comme nous l'avons toujours été, que le peuple égyptien a créé un changement dans l'histoire de la région. En fait, dans l'histoire du monde. L'Égypte est le cour du monde, et la révolution vibre comme un moteur dans ses veines. Le peuple de l'Égypte savait que son pays était devenu un partenaire subalterne  de l'impérialisme U.S et du sionisme, ces forces mêmes qui étaient derrière toutes les catastrophes qui se sont abattues sur l'Égypte et sur la nation arabe. Nous savons que c'est un grand pas vers le retour de la question palestinienne sur le chemin correct de la libération totale ».

Il a conclu ses remarques en rendant hommage au peuple égyptien, qui a ramené la nation arabe à la vie, à la dignité et à la route vers la libération.

En outre, le Bureau de presse du FPLP a publié une déclaration, félicitant le peuple de l'Égypte et la nation arabe pour leur victoire contre la tyrannie et la soumission, et affirmant que « la victoire de la grande révolution égyptienne est aussi une victoire pour la cause palestinienne et pour la nation arabe dans son ensemble ».

La déclaration a continué en soulignant que le peuple de l'Égypte sera en mesure d'atteindre pleinement les objectifs de sa révolution pour la liberté, la démocratie et l'indépendance, et qu'il va mettre fin à l'ère de Camp David et restaurer le rôle historiquement considérable de l'Égypte. La chute de la tyrannie et de la subordination en Égypte, sous la forme du régime despotique de Hosni Moubarak, est le résultat de la fermeté des masses de l'Égypte, et cette révolution historique a été déclenchée par la jeunesse égyptienne et son peuple libre. Le FPLP et tous les peuples arabes  saluent chaleureusement aujourd'hui leur victoire qui restaure le rôle de premier plan de l'Égypte dans la protection de la sécurité nationale arabe et de la cause palestinienne. »

Selon la déclaration, « Le triomphe de la révolution du peuple égyptien marque un tournant dans l'histoire de la nation arabe. Il ouvre la voie à la construction d'une nouvelle ère arabe où il n'y aura pas de place pour la domination du sionisme et de l'impérialisme ni pour la sujétion des capacités de la nation arabe... Ces événements en Égypte et les transformations historiques qui vont suivre auront des conséquences directes sur la cause palestinienne et aideront la cause palestinienne à mettre fin aux accords d'Oslo et à l'approche qui s'ensuivra, et à  reconstruire le mouvement national palestinien. »

Le Camarade Rabah Muhanna, membre du Bureau politique du FPLP, a déclaré le 11 février 2011 dans la ville de Gaza que la victoire de la révolution en Egypte et en Tunisie et le vent de changement démocratique dans le monde arabe montrent que le peuple arabe a collectivement dit non à la tyrannie, non à l'hégémonie des U.S.A,  et non à la pauvreté. Il a souligné le rôle prépondérant des travailleurs, des jeunes et des femmes dans le mouvement égyptien, disant que la révolution est venue en résultat de décennies d'injustice et d'oppression. Il a souligné que le peuple palestinien considère la Révolution égyptienne et la chute des régimes arabes réactionnaires inféodés comme une étape importante sur la route de la libération.

En outre, le camarade Muhanna  a exprimé qu'il est temps pour le peuple palestinien - en Cisjordanie, à Gaza, dans la Palestine de 1948 occupée, dans les camps de réfugiés et en exil et dans la diaspora partout dans le monde, qu'il est temps de parler d'une seule voix et de dire que le peuple veut mettre fin à la division. Il a appelé les masses palestiniennes à agir sous le slogan « Le Peuple veut mettre fin à la division, » en une étape nécessaire vers la reconstruction du mouvement de libération palestinien. 

 

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 18:12

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110218/tts-france-justice-zemmour-ca02f96.html

 

Eric Zemmour condamné pour provocation à la haine raciale (Reuters)

 

Le chroniqueur Eric Zemmour a été condamné vendredi à une amende avec sursis de deux mille euros pour provocation à la haine ou à la discrimination raciale après ses propos sur les "noirs et les arabes".

 

Il devra également verser mille euros de dommages et intérêts à chacune des parties civiles.

 

Dans l'un des dossiers, le tribunal n'a pas retenu la diffamation raciale.

 

"Nous sommes totalement satisfaits car il s'agit d'une condamnation de principe", a dit Patrick Klugman, avocat de SOS Racisme, l'association à l'origine des poursuites.

 

"Ce qu'il a eu, c'est un rappel à la loi. Il ne pourra plus continuer à tenir des propos visant à cibler certaines populations", a-t-il ajouté.

 

Le parquet avait requis une condamnation de principe, laissant au tribunal correctionnel de Paris le soin d'apprécier la peine.

 

Le maximum prévu par la loi pour ce délit est de un an de prison et 45.000 euros d'amende mais les parties civiles n'avaient réclamé que des sommes symboliques.

 

Le procureur, Anne Defontette, avait réclamé la relaxe pour l'incrimination d'incitation à la haine et à la violence réclamée par une association antiraciste.

 

Les propos reprochés au journaliste sont d'autant plus graves qu'il s'agit "d'un polémiste reconnu, un trublion parfois et l'un des intellectuels les plus en vue", avait-elle dit l'audience.

 

Eric Zemmour était poursuivi pour avoir affirmé le 6 mars 2010 sur l'antenne de Canal+ que les Français issus de l'immigration étaient plus contrôlés que les autres "parce que la plupart des trafiquants sont noirs et arabes".

 

Sur France Ô, il avait déjà assuré que les employeurs "ont le droit" de refuser des postulants arabes ou noirs.

 

Le journaliste a affirmé de son côté vouloir battre en brèche le "politiquement correct" et dénoncé une atteinte à la liberté d'expression.

 

Il a reçu le soutien de l'ex-ministre de l'Intérieur de gauche Jean-Pierre Chevènement, de l'ancien président du Front national Jean-Marie Le Pen et d'une trentaine de députés UMP.

 

D'autres mouvements antiracistes, comme le Mrap, la Licra et l'Union des étudiants juifs de France (UEJF), s'étaient portés partie civile devant la dix septième chambre correctionnelle.

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 18:00

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110218/tts-egypte-tp-ca02f96.html

 

Deux millions d’Egyptiens fêtent la victoire place Tahrir (Reuters)

 

Des millions d'Egyptiens ont fêté vendredi dans la liesse le succès de leur "Révolution du Nil", qui a entraîné la chute, il y a une semaine jour pour jour, du président Hosni Moubarak, au pouvoir depuis trente ans.

 

Selon l'agence de presse officielle Mena, qui avait minimisé ou carrément ignoré la forte mobilisation populaire durant les dix huit jours qui ont changé l'histoire de l'Egypte, deux millions de personnes se sont rassemblées place Tahrir et à ses abords.

 

Mais, en dehors de cette grande place du Caire, qui fut le coeur battant de la révolution, des centaines de milliers de personnes ont participé dans le reste du pays à cette "marche de la victoire" visant aussi à rendre hommage aux 365 victimes de la répression.

 

De nombreux manifestants ont assuré vouloir rester vigilants face à l'armée, auquel Hosni Moubarak a transmis le flambeau avant de se reclure dans sa résidence de Charm el Cheikh, sur la mer Rouge, afin de ne pas se faire voler leur mouvement démocratique.

 

Le Conseil suprême des forces armées dirigé par le maréchal Mohamed Hussein Tantaoui, ministre de la Défense, a suspendu la Constitution, très contestée, et le parlement, élu en novembre dans des conditions litigieuses, promettant de rendre le pouvoir aux civils après des élections libres dans les six mois.

 

Place Tahrir, toujours gardée par des chars et blindés et quadrillée par la police militaire, le prédicateur égyptien Youssef al Karadaoui a demandé à la foule, lors de la grande prière hebdomadaire, de faire preuve de patience envers l'armée.

 

Mais l'influent cheikh basé au Qatar, qui a soutenu dès le début le soulèvement égyptien dans ses prêches diffusés par la chaîne de télévision panarabe Al Djazira, a demandé à l'armée de débarrasser les Egyptiens du gouvernement nommé par Moubarak au début de la crise, début janvier.

 

"PROTÉGER LA RÉVOLUTION"

 

De source proche de la sécurité, on assure que le Premier ministre, Ahmed Chafik, lui-même un général, annoncera dimanche ou lundi un remaniement, où devraient entrer des personnalités de l'opposition, dans l'espoir de rassurer les manifestants et de remettre au travail le pays, en proie à une vague de grèves.

 

Dans son message hebdomadaire sur internet, Mohamed Badié, nouveau chef des Frères musulmans, le mouvement d'opposition égyptien le mieux structuré, a exhorté les Egyptiens à préserver leur révolution face aux "opportunistes" qui chercheraient à "la prendre en otage, elle et ses réalisations".

 

Karadaoui, dont le sermon a été acclamé par une foule qui brandissait des drapeaux égyptiens, a, lui aussi, demandé à la jeunesse à l'origine du soulèvement de "protéger la révolution et sa propre unité". "Prenez garde à ceux qui veulent diviser vos rangs et corrompre votre fraternité."

 

"Ceci est un message sérieux à l'adresse des militaires", a souligné Mohamed el Saïd, un jeune habitant de Port-Saïd venu au Caire pour cette "marche de la victoire", en désignant la marée humaine sur la place, dont un des slogans proclamait "l'armée et le peuple sont unis".

 

"A partir d'aujourd'hui, il leur sautera aux yeux que, s'ils ne protègent pas la révolution et ne répondent pas aux exigences du peuple, les gens viendront la prochaine fois place Tahrir non pas pour célébrer la victoire mais avec des couvertures comme auparavant."

 

Karadaoui a présenté le mouvement qui a campé sur la place Tahrir du 25 janvier au 11 février comme un triomphe contre le sectarisme. "Ici, les chrétiens et les musulmans se sont côtoyés. Ces maudites querelles sont terminées."

 

Environ dix pour cent des quelque quatre vingt deux millions d'Egyptiens sont des chrétiens coptes. Vingt et un de ceux-ci avaient été tués et une centaine d'autres blessés dans un attentat à la bombe contre une église d'Alexandrie durant la nuit du nouvel an.

 

La mosquée-université cairote d'Al Azhar, la plus haute autorité morale du monde sunnite, a rompu fin janvier le dialogue avec le Vatican parce que le pape Benoît XVI avait reproché à l'Egypte de ne pas protéger assez sa minorité chrétienne.

 

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18 février 2011 5 18 /02 /février /2011 17:33

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20110218/tts-libye-manifestations-ca02f96.html

 

Le régime de Kadhafi réprime la rue, des dizaines de tués (Reuters)

 

Confronté à des manifestations de rue sans précédent, en particulier dans la province rétive de Cyrénaïque, le régime du colonel Mouammar Kadhafi a riposté avec force, faisant des dizaines de morts.

 

L'ONG internationale Human Rights Watch basée à New York a fait état vendredi d'au moins vingt quatre morts ces dernières quarante huit heures, mais les organisations d'opposition et d'exilés avancent des bilans beaucoup plus lourds, pour le moment invérifiables.

 

A Benghazi, deuxième ville du pays, située à l'est du golfe de Syrte, des milliers de Libyens ont manifesté jeudi soir au terme d'une "journée de colère" visant à protester contre la mort d'une vingtaine de manifestants tombés sous les balles des forces de sécurité depuis la veille.

 

Celles-ci ont ouvert le feu à balles réelles durant la nuit, tuant sept autres manifestants, rapporte Kourina, un journal local proche d'un des fils du colonel Kadhafi, Saïf al Islam, qui publie des photos de victimes.

 

Achour Ahamis, journaliste libyen basé à Londres, a déclaré que des insurgés avaient pris d'assaut vendredi la prison Kouwafiah de Benghazi pour libérer des dizaines de prisonniers politiques. Kourina précise qu' un millier de détenus s'en sont échappés et que cent cinquante d'entre eux ont été repris.

 

L'armée s'est déployée vendredi dans cette ville de sept cent mille habitants située à un millier de kilomètres de Tripoli, où les jeunes qui s'insurgent contre Kadhafi, au pouvoir depuis quarante et un ans, s'inspirent ouvertement des révolutions ayant chassé deux autres autocrates en Tunisie et en Egypte voisines.

 

AL BAÏDA "AUX MAINS DU PEUPLE"

 

Un autre fils de Kadhafi, Saadi, ancien footballeur dans des clubs professionnels italiens et responsable haut placé au sein des services de renseignement militaires, dirigerait en personne la reprise en main à Benghazi, ont déclaré à Reuters deux habitants de la ville.

 

A Genève, deux groupes d'exilés libyens ont annoncé que la ville d'Al Baïda, sur la côté méditerranéenne au nord-est de Benghazi, était tombée "aux mains du peuple" après le ralliement d'une partie de ses policiers au soulèvement populaire.

 

Mais ces deux groupes, citant leurs contacts sur place, ont précisé ultérieurement que les milices paramilitaires du régime avaient reçu des renforts. Epaulés par des chars, elles s'efforcent de reprendre le contrôle d'Al Baïda aux émeutiers.

 

Les exilés font état de trente cinq morts et de centaines de blessés dans cette ville, où les insurgés exigent, eux aussi, le départ de Kadhafi, la liberté et la démocratie. Un habitant de Benghazi au fait de la situation à Al Baïda a confirmé à Reuters qu'il y avait eu là-bas "beaucoup de morts".

 

"Le peuple s'est armé avec ce qu'il a pu trouver. Nous craignons un terrible bain de sang", a déclaré Giumma al Omami, militant d'un mouvement libyen de défense des droits de l'homme basé en Suisse.

 

Selon un autre exilé libyen à Genève, Fassi al Warfali, les insurgés, dont le slogan "Kadhafi, dégage!" est calqué sur celui de leurs homologues tunisiens à l'adresse de l'ex-dictateur Zine Ben Ali, ont incendié l'aérodrome militaire de Labardj, près d'Al Baïda, pour empêcher l'acheminement de renforts militaires.

 

"KADHAFI COMBATTRA JUSQU'À LA DERNIÈRE MINUTE"

 

Aux premières heures de la matinée de vendredi, l'impétueux colonel, recordman africain de la longévité au pouvoir, est apparu brièvement sur la place Verte de Tripoli en voiture au milieu de centaines de ses partisans. Il n'a pas pris la parole.

 

Le calme semblait régner vendredi dans la capitale, où, lors de la grande prière hebdomadaire, les prédicateurs ont invité les fidèles à ignorer les informations diffusées à l'étranger visant, selon eux, à semer la zizanie dans leur pays.

 

"Assurément, il n'y a pas de soulèvement national", a déclaré Nomane Benotmane, un ancien opposant islamiste libyen exilé en Grande Bretagne. "Je ne crois pas que la Libye soit comparable à l'Egypte ou à la Tunisie."

 

"Kadhafi combattra jusqu'à la dernière minute", a-t-il prédit, interrogé au téléphone de la capitale libyenne, où il séjourne actuellement.

 

La Libye, qui assure la présidence tournante de la Ligue arabe, a annoncé qu'elle différait le sommet de l'organisation prévu en mars à Bagdad, au vu des "circonstances dans le monde arabe".

 

Mais le secrétaire général de la Ligue, l'Egyptien Amr Moussa, a affirmé que la réunion restait programmée et que toute décision d'annulation devait résulter d'une décision collective.

 

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17 février 2011 4 17 /02 /février /2011 21:12

 

http://www.npa2009.org/content/les-travailleurs-la-classe-moyenne-la-junte-militaire-et-la-r%C3%A9volution-permanente

 

Les travailleurs, la classe moyenne, la junte militaire et la révolution permanente

 

 

Depuis hier, et même avant, des militants de classe moyenne exhortent les Egyptiens à suspendre les manifestations et à reprendre le travail, au nom du patriotisme, en chantant quelques unes des berceuses les plus ridicules du style « construisons une nouvelle Egypte », « travaillons encore plus dur qu’avant », etc… Au cas où vous ne le sauriez pas, les égyptiens sont en fait parmi les peuples les plus travailleurs de la planète déjà… [1]

 

Cette couche militante-là veut que nous nous fiions aux généraux de Moubarak [2] pour mener à bien la transition à la démocratie – la même junte qui a constitué la colonne vertébrale de cette dictature durant les trente dernières années. Et alors que je crois que le Conseil Suprême des Forces Armées, lequel reçoit un milliard et trois cent millions de dollars par an des Etats-Unis, orchestrera éventuellement la transition à un gouvernement « civil », je n’ai aucun doute qu’il s’agira d’un gouvernement qui garantira la continuité d’un système qui ne touchera jamais aux privilèges de l’armée, maintiendra les forces armées comme l’institution qui aura le dernier mot à dire en politique (comme en Turquie par exemple), s’assurera que l’Egypte continuera à suivre la politique étrangère étasunienne qu’il s’agisse de la paix dont personne ne veut avec l’état d’apartheid d’Israël, le passage sans risque pour la marine militaire étasunienne à travers le canal de Suez, la continuation du siège de Gaza et les exportations de gaz naturel à Israël à prix subventionné. Un gouvernement « civil » n’a rien à voir avec des ministres qui ne portent pas d’uniforme militaire.

 

Un gouvernement civil signifie un gouvernement qui respecte entièrement les souhaits du peuple égyptien sans intervention par les chefs militaires. Et je crois que ça, ce sera difficile que ce soit mis en place ou permis par la junte.

 

L’armée est l’institution dirigeante dans ce pays depuis 1952. Ses dirigeants font partie de l’establishment. Et alors que les jeunes officiers et les soldats sont nos alliés, nous ne pouvons pour une seule seconde faire confiance aux généraux. Par ailleurs, on doit enquêter sur ces chefs militaires. Je veux savoir plus sur leur participation dans le domaine des affaires.

 

Toutes les classes sociales en Egypte ont pris part au soulèvement. A la place Tahrir on pouvait voir des fils et des filles de l’élite égyptienne, ensemble avec des travailleurs, des citoyens issus des classes moyennes, et les pauvres vivant dans les villes. Moubarak a réussi à aliéner toutes les classes sociales de la société y compris une bonne partie de la bourgeoisie. Mais rappelez-vous que ce n’est que lorsque les grèves de masse ont démarré il y a trois jours que le régime a commencé à vaciller et l’armée a dû obliger Moubarak à démissionner parce que le système était sur le point de s’écrouler.

 

Certains ont été surpris de voir les travailleurs se mettre en grève. Je ne sais vraiment quoi dire. C’est complètement idiot. Les travailleurs ont organisé la vague la plus longue et la plus soutenue de grèves dans l’histoire de l’Egypte depuis 1946, partie de la grève à Mahalla en décembre 2006. Ce n’est pas la faute aux travailleurs si vous n’y avez pas fait attention. Chaque jour durant les trois dernières années il y a eu une grève dans une usine, qu’elle soit au Caire ou en province [3]. Ces grèves n’étaient pas seulement économiques, elles étaient aussi de nature politique [4].

 

Depuis le premier jour de notre soulèvement, la classe ouvrière a participé aux manifestations. Qu’étaient selon vous les manifestants à Mahalla, à Suez et à Kafr el-Dawwar par exemple ? Cependant, les travailleurs y participaient en tant que « manifestants » et non nécessairement en tant que « travailleurs » - ce qui veut dire qu’ils n’étaient pas impliqués de façon indépendante. C’était le gouvernement, et non les manifestants, qui avait arrêté l’économie par le couvre-feu, par la fermeture des banques et des entreprises. C’était une grève capitaliste dont l’objectif était de terroriser les égyptiens. Ce n’est que quand le gouvernement a tenté de ramener le pays à la « normale » dimanche dernier que les travailleurs sont retournés à leurs usines, ont discuté de la situation et commencé à s’organiser massivement et à bouger comme un seul bloc.

 

Les grèves menées par les travailleurs cette semaine englobaient aussi bien des revendications économiques que politiques. A certains endroits les travailleurs n’ont pas inclus la chute du régime parmi leurs revendications, mais ils ont utilisé les mêmes slogans que ceux utilisés par les manifestants à Tahrir et dans de nombreux cas, au moins ceux dont j’ai pu être mis au courant et je suis sûr qu’il y en a d’autres, les travailleurs ont mis en avant une liste de revendications politiques en solidarité avec la révolution [5].

 

Ces travailleurs ne vont pas rentrer chez eux de sitôt. Ils ont fait démarrer des grèves parce qu’ils ne pouvaient plus nourrir leurs familles. Ils ont été enhardis par le renversement de Moubarak et ne peuvent retourner à leurs enfants pour leur dire que l’armée a promis de leur apporter de la nourriture et leurs droits dans je ne sais combien de mois. Beaucoup de grévistes ont déjà commencé à mettre en avant des revendications supplémentaires pour la création de syndicats libres en dehors de la fédération syndicale égyptienne, corrompue et soutenue par l’état.

 

Aujourd’hui, j’ai déjà commencé à recevoir l’information que des milliers des travailleurs dans les transports publics sont en train de protester à el-Gabal el-Ahmar. Les travailleurs intérimaires à Helwan Steel Mills en font de même. Les techniciens du rail continuent à arrêter les trains [6]. Des milliers de travailleurs à el-Hawamdiya Sugar Factory sont en train de protester et les travailleurs du pétrole vont faire démarrer une grève demain [7] avec des revendications économiques et aussi pour demander l’inculpation du ministre Sameh Fahmy et pour arrêter les exportations de gaz à Israël. Et d’autres informations encore arrivent d’autres centres industriels [8].

 

Au moment où nous sommes, l’occupation de la Place Tahrir va probablement être levée. Mais nous devons porter Tahrir aux usines maintenant. A mesure qu’avance la révolution une polarisation de classe va inévitablement se produire. Nous devons rester vigilants. Nous ne devrions pas nous arrêter là… Nous détenons les clés de la libération de la région entière, pas seulement de l’Egypte… En avant avec une révolution permanente [9] qui donnera le pouvoir au peuple de ce pays au moyen d’une démocratie directe par en bas!

 

Hossam El-Hamalawy, (Centre d'Etudes Socialistes, Le Caire). Traduit par Christakis Georgiou.

 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 20:53

 

http://www.fr.news.yahoo.com/3/20110216/tpl-france-tunisie-alliot-marie-synthese-cfb2994.html

 

Vacances de Michèle Alliot Marie en Tunisie : la polémique s’emballe (Associated Press)

 

La polémique repart de plus belle autour des vacances en Tunisie de Michèle Alliot-Marie, dont une partie de l'opposition réclame la démission. Après l'épisode des trajets en avion privé, la ministre des Affaires étrangères doit faire face à de nouvelles révélations concernant un entretien téléphonique avec le président tunisien déchu Zine El Abidine Ben Ali et une transaction immobilière passée par ses parents.

 

Michèle Alliot-Marie a eu un "bref" entretien par téléphone avec l'ancien président Ben Ali pendant son séjour tunisien, en fin d'année 2010, soit deux semaines avant le départ de ce dernier, a confirmé le Quai d'Orsay mercredi matin, après la publication de l'information par le site Internet Mediapart.

 

Cette révélation s'ajoute à celle concernant la transaction immobilière réalisée par les parents de la ministre le 30 décembre avec un "proche de Ben Ali", Aziz Miled, parue dans le "Canard Enchaîné" mercredi. Michèle Alliot-Marie a déjà reconnu avoir voyagé à deux reprises à bord d'un avion privé de cet homme d'affaires tunisien pendant ce séjour.

 

"Michèle Alliot-Marie s'est expliquée et elle bénéficie du soutien de toute l'équipe gouvernementale", a déclaré le porte-parole du gouvernement François Baroin à l'issue du conseil des ministres.

 

Mercredi matin, le père de "MAM", Bernard Marie, s'est exprimé sur plusieurs médias pour défendre sa fille. Il a affirmé être, avec son épouse, à l'origine du choix de la Tunisie comme destination, pour des raisons liées à la météo, sur Europe-1, RTL et i-télé.

 

Bernard Marie reconnaît que sa fille aurait pu donner ces précisions "dès le départ". Mais "c'est parce qu'elle voulait absolument protéger sa famille et sa mère qu'elle a pris de plein fouet toutes les attaques qui ne correspondent absolument à rien", a-t-il expliqué sur i-télé.

 

Une partie de l'opposition a pour sa part demandé la démission de la ministre mercredi.

 

"Si Michèle Alliot-Marie et Patrick Ollier (le compagnon de la ministre, NDLR) avaient le sens de l'Etat et de l'intérêt de la France, non seulement ils s'expliqueraient sur la totalité de ce qui les met en cause, mais ils démissionneraient", a déclaré le président du groupe socialiste à l'Assemblée nationale Jean-Marc Ayrault.

 

Dans l'hémicycle, "MAM" n'a pas été épargnée par le chahut de la gauche pendant la séance de questions au gouvernement.

 

"Dans une République qui se veut irréprochable, il y a des choses qu'on ne fait pas", a estimé le député Vert Noël Mamère. "La question qui est en cause aujourd'hui, c'est celle de la légitimité et de la crédibilité de notre politique étrangère", a-t-il lancé avant de réclamer à son tour la démission de la ministre.

 

"Vous avez beau répéter des mensonges, ça n'en fera pas des vérités", a répondu Michèle Alliot-Marie, avant de contourner la question: "pendant que vous vous complaisez dans la polémique, moi je travaille", a-t-elle asséné.

 

"Si M. Ben Ali était aussi infréquentable, pourquoi avez-vous attendu son départ pour l'exclure de l'Internationale socialiste?", s'est défendu "MAM" en réponse à une autre question du socialiste Alain Vidalies.

 

"Ni vos attaques ni vos injures ne détourneront le gouvernement et ne me détourneront de la tâche qui m'incombe", a-t-elle encore lancé à l'opposition, après une troisième question sur le sujet, posée par le député PS François Loncle.

 

"'MAM' prend-elle les Français pour des imbéciles?", s'est interrogé de son côté le Parti communiste français dans un communiqué. "Si 'MAM' avait un minimum de dignité, elle tirerait elle-même les conclusions qui s'imposent! Le débat public mérite autre chose que ce torrent de boue continu".

 

En janvier, Michèle Alliot-Marie avait déjà été au coeur d'une vaste controverse sur la proposition aux autorités tunisiennes de partager le "savoir-faire" des forces de sécurité françaises dans la gestion des manifestations, qu'elle avait défendue à l'Assemblée nationale seulement trois jours avant le départ du président Ben Ali.

 

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16 février 2011 3 16 /02 /février /2011 20:14

 

http://www.lafederation.org/index.php?option=com_content&view=article&id=1399%3Acreation-du-comite-constituant-de-la-federation-independante-des-syndicats-degypte&catid=81%3Atextes-a-ne-pas-manquer&Itemid=59&showall=1

 

Création du comité constituant de la fédération indépendante des syndicats d’Egypte

 

Le mouvement ouvrier indépendant s’organise

 

(extraits principaux de la déclaration)

 

Les ouvriers et employés égyptiens ont mené de longs combats et ont participé, particulièrement ces quatre dernières années, à des mouvements de protestation récurrents – d'une manière sans précédent dans l'histoire égyptienne moderne – pour défendre leurs droits légitimes. En dépit de l’absence d’un syndicat indépendant organisé– ce dont ils ont été privés pendant de longues décennies – ils ont été capables d’attirer de leur côté des secteurs sociaux les plus larges et de gagner une grande sympathie dans la société égyptienne et les mouvements ouvriers et les syndicats.


Les travailleurs se sont battus pour le droit au travail contre le démon de chômage – qui hante la jeunesse égyptienne – et ont réclamé un salaire minimum juste qui garantisse un niveau de vie convenable pour tous les salariés. Ils ont mené de grandes batailles pour leurs droits démocratiques à la libre association dans des syndicats indépendants.


Cette lutte menée par les travailleurs a ouvert la voie en Egypte à la révolution du peuple actuelle... Par conséquent, les ouvriers et employés égyptiens refusent que la “gouvernementale” Fédération générale des syndicats les représente et parle en leur nom. Cette fédération qui les privait de leurs droits et refusaient leurs revendications et qui a publié récemment une infâme déclaration, le 27 janvier, annonçant qu’elle fera tout son possible pour contenir tout mouvement de protestation des travailleurs au cours de ces journées.


C’est pourquoi, des syndicats et organisations indépendantes - le syndicat des employés des impôts fonciers, le syndicat des techniciens de la santé, celui des employés, l’association indépendante des enseignants, ainsi que plusieurs groupes indépendants d’ouvriers de l’industrie, représentants de différentes entreprises, constatant qu’il était impossible de rester les bras croisées, ont déclaré la fondation d’une Fédération des Syndicats Indépendants d’Égypte et la création d’un Comité Constituant en date d’aujourd’hui, le 30 janvier 2011, qui a pris les décisions suivantes :


Afin que soient obtenues les exigences de la Révolution du peuple et de la jeunesse égyptien proclamée le 25 janvier, nous soulignons ce qui suit :


Le droit au travail pour le peuple égyptien – qui est droit fondamental que l'État doit garantir et qui faute d’être respecté, doit ouvrir sur le droit à des prestations pour tous les chômeurs.


Un salaire minimum de mille deux cent livres égyptiennes [cent cinquante euros], avec des hausses de salaires indexées annuellement sur la hausse des prix, tout en accordant le droit pour tous les travailleurs à des primes et des indemnités appropriées à la nature des emplois et en particulier le droit à des compensations adéquates pour les dommages qui peuvent survenir en raison de l'environnement du travail et des risques.


Le salaire maximum ne doit pas dépasser dix fois le salaire minimum.


Tous les Egyptiens ont le droit à une protection sociale juste, y compris les droits à la santé, au logement et à l'éducation, « la garantie d’une éducation gratuite avec des programmes développés en fonction de l’évolution scientifique et technologique» et le droit des retraités à une pension décent avec la prise en compte de tous les bonus et primes.


Le droit pour tous les travailleurs, les employés et les salariés de s'associer dans des syndicats indépendants où ils décident eux-mêmes de leurs règles et qui soient l’expression de leur volonté et la suppression de toutes les restrictions légales à l'exercice de ce droit.


La libération de toutes les personnes détenues depuis le 25 janvier.


Le Comité Constituant de la Fédération des Syndicats Indépendants d’ Égypte appelle tous les travailleurs égyptiens à former des comités populaires dans les installations de proximité et les sites pour défendre les infrastructures, les travailleurs et les citoyens dans cette situation critique. Ces comités organiseront aussi la protestation et les grèves dans les lieux de travail.


Le Comité Constituant fait appel à tous les travailleur en Egypte à participer à ces mouvements afin d’obtenir la satisfaction des exigences du peuple égyptien, à l'exception des installations vitales d'importance stratégique en raison de la situation actuelle.


Le Comité Constituant de la Fédération des Syndicats Indépendants d’Égypte

 

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