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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 20:56

 

http://www.rue89.com/2010/12/06/le-ninja-de-la-manif-pour-les-retraites-nest-pas-un-flic-179524

Manifestation pour les retraites : le « ninja» n'est pas un policier

Grégory B., baptisé le « ninja » par le Web [1], a reconnu, ce lundi après-midi devant le tribunal correctionnel de Paris, être l'auteur du coup de pied « sauté » contre Bertrand de Quatrebarbes, un passant qui tentait d'empêcher un casseur de défoncer une vitrine.

C'était le 16 octobre, à Paris, en marge de la manifestation [2] contre la réforme des retraites [3].

Identifié grâce à une vidéo Reuters et interpellé fin octobre [4] dans un squat du XXe arrondissement, cet homme de 29 ans, décrit par la police comme appartenant à la mouvance anarchiste, était poursuivi pour « dégradation d'un bien privé » et « violence volontaire ».

Le 8 novembre, il avait refusé d'être jugé en comparution immédiate et est resté incarcéré jusqu'au procès de ce lundi, où il a expliqué :

« J'ai compris qu'il y allait avoir un lynchage. Je voulais éviter qu'il [M. de Quatrebarbes] se fasse frapper.

Je lui ai donc donné un coup de pied pour le faire fuir. J'ai pris un poteau pour éloigner la foule et je me suis éclipsé. » (Voir la vidéo Reuters du 16 octobre)

Quid du casseur et autres manifestants ?

L'audience, qui a duré plus de deux heures, n'a pas permis de répondre à toutes les interrogations. Pour beaucoup, le « ninja », mais aussi le casseur de vitrine et les individus qui interviennent après le coup porté contre Bertrand de Quatrebarbes, sont des policiers. La victime a réitéré les propos qu'elle avait tenus devant la police :

« Après mon coup de pied reçu, une autre personne a parlé au casseur en lui disant : “C'est bon vous pouvez le lâcher”. »

Il a également rappelé ce que son épouse, présente sur les lieux, lui a rapporté :

« Elle m'a dit qu'elle a entendu une des quatre personnes complices du casseur dire : “C'est une erreur, on a cru que c'était un flic”. »

Le juge n'a pas voulu rentrer dans les détails de ces accusations.

Drôle d'ambiance au tribunal

La victime, Bertrand de Quatrebarbes, et le prévenu, Grégory B., se sont parlés directement, en se faisant des sourires complices… ce qui a obligé le juge à intervenir :

« Je sais que votre dialogue est courtois mais on ne discute pas entre prévenu et victime normalement. »

Grégory B. a insisté sur le « coup de pied poussé plutôt que frappé » et assuré ne pas pratiquer d'art martial, même s'il a dit avoir « déjà pratiqué un sport de combat auparavant ».

Rien ou presque « sur les convictions politiques » du « ninja »

Deux avocats ont assuré sa défense en mettant l'accent sur le côté politique de son intervention, sans succès auprès du juge :

« Oui, [notre] client pense qu'en France, les riches sont plus riches et les pauvres plus pauvres. »

Grégory B. semble en effet être un militant politique même s'il refuse de s'étaler « sur ses convictions politiques ».

A l'occasion de plusieurs perquisitions à ses différentes adresses, la police a retrouvé un manuel sur Al Qaeda, un livre sur les tests ADN et un autre intitulé « Face aux outils antiterroristes, quelques outils pratiques ».

Le prévenu a aussi, lors de la procédure, refusé de se soumettre à des tests génétiques et dactyloscopiques.

« C'était pour passer un message car je lutte contre le fichage. »

« Je regrette tout ce qui s'est passé »

L'un de ses avocats a rappelé qu'il n'a pas d'antécédent équivalent :

« Mon client a déjà été mis en cause pour une affaire d'occupation. Il occupait des logements laissés vacants par des sociétés. »

Dont un lieu surnommé « La Clinique » à Montreuil qui est, selon l'avocat, « un lieu d'échange, dans une société qui ne communique plus et qui est loin d'être une démocratie ».

Grégory B. a lui mis en avant un travail qu'on lui a promis :

« Je regrette tout ce qui s'est passé.

Mais j'ai une promesse d'embauche à Dijon. Puis je compte partir à la campagne construire des boxes pour des chevaux. »

Deux ans ferme requis

En attendant la décision du juge, qui doit être rendue ce lundi soir, le procureur a été assez sévère dans ses réquisitions.

Il demande deux ans de prison ferme -avec maintien en détention- et deux mois supplémentaires pour refus de prélèvements génétiques. Pour l'un des avocats de Grégory B., « cette procédure est disproportionnée » :

« S'il n'y avait pas eu les déclarations de [Jean-Luc] Mélenchon ou [Bernard] Thibault, mon client ne serait pas ici aujourd'hui. »

Bertrand de Quatrebarbes réclame, lui, un euro symbolique pour le préjudice physique et cinq cent euros pour le préjudice moral -qu'il dit vouloir reverser intégralement au Secours populaire.

La victime a tenu à préciser qu'il souhaitait avant tout « retrouver le casseur de la vitrine » et s'est étonné des explications de Grégory B. :

« Je suis content d'apprendre aujourd'hui que j'avais un ange gardien. »

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6 décembre 2010 1 06 /12 /décembre /2010 18:56

 

http://www.oulala.net/Portail/spip.php?article4843

Les « conspirationistes » et Wikileaks

 

5 décembre 2010 par Papiro

C’est dommage mais ils se discréditent eux-mêmes les « conspirationnistes ». À trop vouloir en faire, ils s’isolent et perdent la confiance de leur auditoire. Que les politiciens américains soient méchants, prévaricateurs, hypocrites et menteurs, à peu près tout le monde en convient. Il y a bien entendu une tranche de la petite bourgeoisie qui le nie, mais ce n’est que pour conserver sa valeur marchande sur la bourse des petits boulots intellectuels dans le souk des médias.

Attribuer tous les crimes du monde aux sionistes israéliens n’est pas utile (2). Les sionistes ne sont pas tout puissants, ils ne sont pas aussi intelligents qu’on veut nous le faire croire, ils n’ont pas le don d’ubiquité et il existe d’autres criminels de guerre sur terre. Enfin, ils ne sont pas invincibles comme le Hezbollah l’a prouvé et ils font des erreurs quand leurs alliés les trahissent comme l’attentat de Dubaï l’a démontré.

Jeff Gates est un spécialiste de la politique israélienne et une source fiable de rumeurs des complots ourdis par les sionistes israéliens et leurs suppôts. Analysons ses propos tenus sur le site web Criminal State sous le titre « Wikileaks The Tel-Aviv Connection » (1).

Le titre de l’article en dit long : le coup fumant de l’équipe Wikileaks serait une machination sioniste-israélienne pour détourner les regards des malversations qu’ils commettent en Palestine occupée. L’allégation de machination machiavélique de Jeff Gates est basée sur trois observations que l’auteur présente comme des évidences.

Première remarque que nous livre Jeff Gates : « Que va faire Tel-Aviv, maintenant que tout le monde sait que ce sont les Israéliens et les pro-israéliens qui ont « mis au point » les rapports de renseignement ayant incité les États-Unis à faire la guerre à l’Irak ? ». Vous comprenez la supercherie ? Non ! C’est pourtant l’évidence. George W. Bush, ex-président américain, ne s’est pas laissé entraîner dans l’invasion irakienne par des renseignements erronés. C’est tout le contraire, Bush voulait envahir l’Irak puis l’Afghanistan et il a ordonné à ses alliés sionistes de préparer les documents, les fausses preuves, les artéfacts trafiqués (comme cette ridicule bouteille d’anthrax qu’a exhibée Colin Powell) requis pour vendre ce projet guerrier aux citoyens américains.

Bush et son équipe gouvernementale ne se sont pas laissé duper ; ils ont délibérément trompé les Américains, et les Israéliens, leurs hommes de mains, ont fabriqué le bobard qu’on leur avait commandé. C’est ainsi que s’est construit le complot pour justifier l’attaque de l’Irak.

Deuxième remarque que nous présente le zélé conspirationniste. Il écrit dans cet article du Criminal State : « Le rôle d’Israël dans le processus de paix a disparu des infos. (…) Obama a-t-il hésité un seul instant à soutenir la stratégie récente d’Israël consistant à saboter les négociations de paix ? ». Depuis 1948, date de la première invasion sioniste, il n’y a jamais eu de processus de paix en Palestine, c’est l’auteur lui-même qui l’affirme deux paragraphes plus loin dans son texte.

Les pourparlers directs en cours entre Netanyahu et Mahmoud Abbas ne visent qu’à lui faire parapher la répudiation finale des droits du peuple palestinien. Barak Obama le sait et il ne pense pas que Netanyahu réussira ce coup. Et même si Abbas signait le parchemin de la trahison, le mandat du Président de l’Autorité sans autorité est échu depuis vingt mois et il ne prétend « pourparler » qu’au nom de la population de Cisjordanie, ce qui est déjà un mensonge, sans Gaza et sans les camps de réfugiés de la diaspora, ce qui est une vérité. La signature d’Abbas au bas de ce parchemin ne vaudra rien et sera rejetée par le peuple palestinien.

Finalement, Jeff Gates ne nous convainc que d’une chose, de sa naïveté. Il est pratiquement le seul « ami » des Palestiniens qui croit encore à ces « pourparlers de paix ». Barak Obama lui, n’y croit pas, et pourtant il n’est pas, il n’a jamais été et il ne sera jamais l’ami du peuple palestinien, contrairement aux prétentions de M. Jeff Gates.

Troisième remarque que nous assène le journaliste. Il écrit : « En échange d’un gel de quatre-vingt-dix jours (de moratoire), qu’Obama propose, quelle forme de pot-de-vin l’Amérique fournira-t-elle ? Vingt avions supersoniques F-35 à 150 millions de dollars pièce (sans compter les pièces de rechange, l’entretien, la formation et l’armement). ».

On a vraiment l’impression à lire ces lignes que l’on observe d’un côté le bon président américain Barak Obama qui aimerait bien ne pas armer, ne pas équiper, ne pas entraîner, ne pas payer le contingent installé sur la base américaine israélienne en Méditerranée ; et de l’autre côté on observerait un commandant retors qui par ses manigances et son entêtement parvient à arracher l’armement, la solde et la formation pour ses hommes.

M. Gates, tous les présidents américains depuis Eisenhower, après l’invasion du Canal de Suez par l’armée israélienne, ont toujours équipé, armé, entraîné et payé le contingent israélien installé sur la base américaine au Levant. Barak Obama suit la tradition américaine et le prochain président américain, que ce soit Hillary Clinton ou un autre, fera de même. Tout ceci ne fait pas partie d’une trahison mais de la politique officielle, connue et affirmée des États-Unis d’Amérique Vous êtes presque le seul à ne pas l’avoir observé M. Gates, Mahmoud Abbas, le président échu de l’Autorité sans autorité, le sait, lui.

Le congrès annuel de l’AIPAC, où se pavanent tous les hommes politiques américains, n’est pas une contrainte que s’imposent ces politiciens agressifs, c’est une vitrine qu’ils se sont donnée pour s’exhiber et afficher leur puissance et leur hargne vindicative. Si L’AIPAC ne l’organisait pas, une autre organisation du grand capital américain le ferait et chaque politicien américain s’y précipiterait, chaque année, entre les congrès de nomination des candidats à la présidence.

Wikileaks fait un excellent travail en exposant au grand jour les mensonges dont on nous abreuve quotidiennement et il n’est pas étonnant que son site web soit attaqué et son président pourchassé par Interpol. Espérons qu’il saura leur échapper et qu’il continuera à nous informer des manigances et des complots qui se trament dans notre dos (3).

Notes

1) http://www.robertbibeau.ca/palestin... et http://criminalstate.com/2010/11/wi...

(2) http://www.ism-france.org/news/arti... Parait que l’on ne parle pas beaucoup d’Israël sur Wikileaks, on ne parle pas non plus du Népal. Je le savais depuis longtemps : il y a un lobby pro-népalais tout puissant à Washington qui dirige le monde en cachette…

(3) http://wikileaks.info/

 

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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 21:12

OVH

 

http://www.fr.news.yahoo.com/4/20101203/tts-wikileaks-france-ca02f96.html

La France veut mettre fin à l'hébergement de WikiLeaks (Reuters)

La France a lancé vendredi une procédure visant à mettre fin à l'hébergement sur son territoire du site internet WikiLeaks abrité depuis jeudi par le serveur français OVH, a annoncé le ministère de l'Industrie.

Le ministre de l'Industrie et de l'Economie numérique, Eric Besson, a saisi une autorité administrative pour lui demander de lui indiquer les modalités techniques de cette action.

Dans un message sur le forum internet de sa société, Octave Klaba, dirigeant d'OVH, annonce qu'il saisit la justice pour trancher sur la légalité de WikiLeaks en France et donc sur l'éventuel problème que poserait son hébergement.

Le site WikiLeaks diffuse depuis quelques jours des télégrammes diplomatiques américains secrets ou confidentiels, provoquant une vague de protestations des Etats-Unis.

"La France ne peut héberger des sites internet qui violent ainsi le secret des relations diplomatiques et mettent en danger des personnes protégées par le secret diplomatique", écrit Eric Besson dans un courrier transmis à la presse.

"Elle ne peut pas héberger les sites internet qualifiés de criminels et rejetés par d'autres Etats en raison des atteintes qu'ils portent à leurs droits fondamentaux", ajoute le ministre.

Le courrier est adressé au Conseil général de l'industrie, de l'énergie et des technologiques, organe administratif placé sous l'autorité du ministère de l'Economie.

Eric Besson souhaite que tous les opérateurs ayant participé à l'hébergement puissent être d'abord "sensibilisés aux conséquences de leurs actes, et dans un deuxième temps placés devant leurs responsabilités".

Dans son message, le patron d'OVH précise que l'hébergement s'est fait par l'intermédiaire d'un client qui a commandé un serveur dédié, pour la somme de 150 euros, payée par carte bancaire en ligne.

"L'histoire est banale et quotidienne. Le système est totalement automatique et fonctionne 24 heures sur 24. Nous avons découvert comme vous tous que ce site est chez nous hier dans la presse", écrit-il.

WIKILEAKS VOYAGE SUR INTERNET

Il dit avoir saisi la justice référé pour trancher. "Ce n'est pas au monde politique ni à OVH de demander ou de décider la fermeture ou pas d'un site mais à la justice. Nous espérons que le juge donnera sa décision avant ce soir ou demain et OVH appliquera la décision immédiatement", explique-t-il.

OVH est un serveur privé, qui permet de fabriquer des sites, de les héberger et de délivrer des noms de domaine.

La mesure française, si elle mise en oeuvre, risque de n'avoir que peu d'effet pratique.

WikiLeaks, initialement hébergé sur le serveur américain Amazon, voyage sur internet et a annoncé vendredi matin sur Twitter qu'il pouvait être consulté à une nouvelle adresse, http://wikileaks.ch, gérée par un réseau universitaire suisse.

WikiLeaks a passé par ailleurs des accords avec plusieurs grands journaux mondiaux, dont Le Monde en France, qui ont analysé les documents diplomatiques et en fournissent depuis dimanche soir des analyses et des morceaux choisis.

La France est concernée en partie par les documents, qui ont révélé en particulier que Nicolas Sarkozy avait annoncé sa candidature à la présidentielle de 2007 à l'ambassadeur des Etats-Unis un an avant de la rendre publique dans son pays, et qu'il envisageait en 2006 un engagement militaire en Irak.



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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 21:06

 

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article111235

Les étudiants manifestent en Italie, et ça chauffe!

mercredi 1er décembre 2010

LE COLLECTIF BELLACIAO SOUTIENT TOTALEMENT LA LUTTE DES ETUDIANTS ITALIENS

L’Italie est bouleversée en raison des manifestations des étudiants contre le nouveau système éducatif. Des centaines d’étudiants ont encerclé hier le parlement à Rome où était pris en main le nouveau système éducatif.

Les députés sont difficilement entrés dans le parlement à cause des manifestations des étudiants.

Mettant des barricades sur les routes et places, les étudiants ont accusé le gouvernement de leur faire payer la facture de la crise économique.

Défendant l’idée selon laquelle la nouvelle réforme diminuerait la qualité de l’éducation, les étudiants ont également inculpé le gouvernement de Berlusconi de leur retirer le droit d’éducation.

Les réformes débattues au parlement italien et connues sous le nom de la ministre de l’Education, Maria Stella Gemlini, prévoient la diminution des dépenses éducatives, du temps consacré aux recherches, la suppression de certains cours et leur unification avec d’autres cours.

http://www.1info2.com/les-etudiants-manifestent-en-italie-246.html

Des dizaines de milliers d’étudiants ont défilé mardi dans les grandes villes italiennes contre la réforme des universités, adoptée mardi soir à la Chambre des députés, bloquant le centre de Rome et perturbant fortement la circulation dans plusieurs villes.

Les étudiants ont décrété mardi une journée d’action contre cette réforme qui se traduit par des coupes sombres dans le budget de l’enseignement supérieur, et qu’ils combattent de façon spectaculaire depuis une semaine, par des occupations de monuments célèbres tels le Colisée à Rome ou la Tour de Pise. Selon l’Union des universitaires (UDU), "plus de quatre cent mille étudiants sont mobilisés dans toute l’Italie".

A Rome, tous les accès à la Chambre des députés ont été bloqués par d’imposants cordons des forces de l’ordre qui ont affronté à la matraque et au gaz lacrymogène à plusieurs reprises les étudiants qui voulaient forcer le passage. "Les vrais étudiants sont à la maison en train d’étudier, ceux en train de manifester dans les rues sont des membres de centres sociaux" de gauche, a commenté le chef du gouvernement Silvio Berlusconi, défendant "une bonne réforme qui favorise les étudiants, les professeurs et tout le monde académique et qui doit être adoptée si nous voulons à terme moderniser l’université".

La loi a été adoptée mardi soir par la Chambre des députés avec 307 voix pour et 252 voix contre, et elle doit retourner au Sénat pour son adoption définitive, peut-être dès la semaine prochaine. (CHN)

http://www.rtlinfo.be/info/monde/europe/756980/reforme-des-universites-en-italie-corteges-et-chaos-dans-les-grandes-villes



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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 20:58

 

Les militants syndicaux et le droit syndical, donc le droit de résistance social sont directement attaqués par La Poste (et derrière elle par le gouvernement).

TOUS et TOUTES au RASSEMBLEMENT Mercredi 15 décembre à 13 heures à la Direction du Courrier, 115 Boulevard Brune 75014 Paris Métro Porte d'Orléans

Notre camarade Olivier passera en conseil de discipline le mercredi 15 décembre. La Poste demande la révocation. Les griefs sont tous d'ordre syndicaux : prises de parole, occupation du Siège avec les grévistes des Hauts de Seine, soutien aux salariés en lutte d'Alternative Post...

La Poste (PTT) n'a pas demandé la révocation d'un permanent syndical pour faits syndicaux depuis... 1953 (Georges FRISCHMANN CGT PTT pour avoir signé lors d'un voyage en RDA une déclaration en faveur de la paix) !!

Après Bordeaux, les Hauts de Seine et de multiples attaques à l'encontre du personnel et de très nombreux militants locaux, La Poste franchit encore un pas dans sa politique de bâillonnement du syndicalisme.

Nous tenons par ailleurs à votre disposition, si vous le souhaitez, copie du dossier disciplinaire bien évidemment.

Nous avons sollicité la fédération SUD pour le dépôt d'un préavis national et un tract fédéral. Si nous savons qu'il n'y aura pas grève, nous souhaitons un affichage politique de soutien de la fédération, au même titre que les camarades de Bordeaux et du 92, et à la marge permettre à des militant-e-s de province de venir.

Sur Paris, nous travaillons en intersyndicale pour obtenir préavis de grève, pétition et tract intersyndicaux. Une fois l'intersyndicale parisienne mise au point, nous vous informons que nous souhaitons proposer, avec votre accord, une démarche similaire auprès des UR PTT (MARTIN URIF CGT FAPT, MARTIN CFDT SF3C, LASCOUX FO COM IDF, POISSON CFTC P. et T.).

Vous l'aurez compris, le but pour nous est d'avoir un maximum de camarades au rassemblement, de diffuser l'information et dénoncer cette répression le plus largement possible. Les Postaux s'occupent des aspects presse et juridique évidemment.

Une révocation pour simplement prendre la parole signifie la fin de nos pratiques syndicales au quotidien, l'enjeu est bien là.





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5 décembre 2010 7 05 /12 /décembre /2010 20:48


Procès jeudi 9 décembre d'Imane, Mahmoud et Okba (tous les trois mineurs) au tribunal de Nanterre à 9 heures

Les trois lycéens du lycée Valmy de Colombes ont été interpellés le 15 octobre lors du blocage du lycée

Nous avons tous été unis pendant le conflit contre la réforme des retraites, continuons à l'être CONTRE LA REPRESSION

LA SOLIDARITE EST UNE ARME


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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 20:47

 

http://www.fondation-copernic.org/spip.php?article397

Hommage à Claire Villiers

Claire Villiers est morte le vendredi matin 3 décembre 2010. Elle avait un cancer depuis quinze ans, qui a fini par prendre sa vie malgré toute la rage qu’elle a mis à le tenir à distance, en continuant ses combats, en affirmant ses convictions, alors que l’ombre de la maladie s’étendait sur elle. Elle nous a tant appris.

Claire vivait au quotidien son engagement contre l’injustice sociale et contre ce capitalisme financier qui écrase nos vies. Elle le vivait dans ses relations avec les autres, dans ses choix personnels et politiques.

Elle était une de ces militantes de la JOC, qui a très vite décidé de prolonger son engagement chrétien en s’inscrivant dans le syndicalisme militant à la gauche de la CFDT. Elle a été l’une des figures essentielles de l’opposition à la ligne de cogestion de ce syndicat, qu’elle quitta avec d’autres pour militer au SNU.

Elle est entrée à l’ANPE en 1975 et ne cessait d’expliquer combien le chômage déstructurait les individus et pulvérisait leur rapport au monde.

Elle fut co-fondatrice d’ Agir contre le Chômage ! et très impliquée dans le mouvement des chômeurs et précaires de la fin des années 1990.

Estimant nécessaire de faire le lien entre son engagement dans le mouvement social et la construction d’une alternative politique au libéralisme, elle a été, avec Marie-Georges Buffet, tête de liste de la Gauche Alternative et Citoyenne aux élections régionales d’Ile de France en 2004. Elue conseillère régionale dans les Hauts-de-Seine, elle était devenue vice-présidente de la région chargée de la démocratie sociale jusqu’en 2010. Plus que tout, elle aurait voulu continuer de combattre concrètement et localement les discriminations, de soutenir les associations de jeunes, de femmes, de luttes pour les droits, qui étaient pour elle l’expression vivante de la démocratie.

Elle considérait comme essentiel cet espace de pensée, cette passerelle entre le mouvement social et la gauche de transformation qu’est la Fondation Copernic dont elle a été Co-Présidente jusqu’en 2004. Elle a d’ailleurs activement participé à la campagne de la gauche anti libérale contre le Traité constitutionnel en 2005, avec la Fondation Copernic, puis a soutenu la candidature de José Bové à l’élection présidentielle de 2007, devenant l’une de ses porte-parole de campagne. Elle avait ensuite rejoint la FASE, dans le même esprit de construction d’une force alternative et sociale à gauche de la gauche.

Mais toute cette cohérence personnelle entre ses idées, sa vie et ses combats, ne suffirait pas vraiment à expliquer ce que nous avons perdu en perdant Claire, son exceptionnelle imagination politique, son éternel sourire, sa bienveillance paisible, son souci absolu de l’autre, bien plus que d’elle-même.

Nous sommes aux côtés de sa famille et de ses proches, dont nous partageons l’infinie tristesse.

Fondation Copernic

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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 20:18

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article5665

Menaces de mort contre EuroPalestine : la Cour d’Appel confirme la condamnation du LDJiste Steve Bismuth

La Cour d’Appel de Paris a confirmé vendredi la condamnation, à 3 mois de prison avec sursis, du LDJiste Steve Bismuth, pour menaces de mort à l’encontre des membres de notre association.

Bismuth a en outre été condamné à verser mille cinq cent euros de dommages et intérêts à CAPJPO-EuroPalestine, plus deux mille trois cent euros au titre des frais de justice.

Il était poursuivi pour avoir produit, en février 2009, un email ordurier, assorti d’une vidéo promettant aux membres de CAPJPO-EuroPalestine un traitement « à l’israélienne ». Le premier jugement le condamnant avait été prononcé en janvier 2010.

Mais toujours aussi convaincu d’une impunité éternelle, Bismuth avait fait appel. Mieux, pour cette audience d’appel qui a eu lieu le 29 octobre 2010, il avait fait venir ses camarades de la LDJ qui, en plein Palais de Justice, où les gendarmes les avaient une nouvelle fois laissé pénétrer avec leurs casques, s’étaient à nouveau livrés à des provocations. Au prix de 24 heures de garde à vue bien méritée pour deux de ces voyous.

De son côté, l’avocat de Bismuth, lui aussi pénétré d’arrogance, avait personnellement revendiqué des antécédents d’appartenance à une autre bande fasciste, le Bétar. Sans convaincre la cour, comme on le voit.

Le cas Bismuth est l’un des plus bénins dans la longue liste de violences exercées par les bandes sionistes, avec la complicité du gouvernement français. D’autres affaires d’agressions contre les défenseurs des droits du peuple palestinien (attaque d’un théâtre, attaque d’une soirée culturelle palestinienne, notamment), sont toujours à l’instruction.

CAPJPO-EuroPalestine





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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 20:10

 

http://www.baleiniers.org/laffaire/6-les-prevenues/145-a-tours-la-justice-se-defile-hortefeux-assume-ta-plainte-

Procès des quatre prévenus de Tours reporté pour la seconde fois

A TOURS LA JUSTICE SE DEFILE, HORTEFEUX ASSUME TA PLAINTE !

Par Jean Christophe BERRIER et Muriel EL KOLLI

Le 3 décembre devait se dérouler le procès des quatre prévenus de Tours (deux de SOIF D'UTOPIES et deux du RESF 37) à la suite de la plainte de Hortefeux pour diffamation d'administrations publiques. Dans un communiqué intitulé « les baleiniers », daté du 12 février 2010, signé par SOIF D'UTOPIES et RESF 37, ces deux structures faisaient état de leurs soupçons quant à l'utilisation du Fichier Base-Elèves pour arrêter en vue de les expulser des familles de sans papiers. Il était affirmé que cela rappelait des pratiques employées par la police sous le régime de Vichy

Les deux militants de SOIF D'UTOPIES ont demandé à être jugés exclusivement sur le fond, puisque ce procès est politique. Par contre, ceux de RESF 37 ont souhaité que soit aussi pris en compte dans le jugement  les questions de procédures. La présidente du tribunal correctionnel de Tours a reporté une seconde fois le procès au 17 février 2011. Ce sont des questions de procédure qui ont motivé sa décision. Il faut attendre le 6 janvier 2011 pour savoir si le tribunal retient les nullités de procédure. Trois réponses sont possibles :

relaxe des quatre prévenus. Ainsi le tribunal n'aura pas à juger sur le fond ;

relaxe des deux prévenus de RESF 37 et poursuite du procès sur le fond pour ceux de SOIF D'UTOPIES ;

elles ne sont pas retenues et le procès des quatre prévenus pourra également se dérouler sur le fond.

Les juges sont très gênés pour remplir leur fonction. Ils repoussent (refusent ?) le débat de fond que suscite le procès. Accepteront-ils de juger ? Trois questions leur seront posées.

Est-ce que des individus, des structures peuvent faire part publiquement de leurs soupçons par rapport à d'éventuelles dérives ou exactions de la part de l'administration ou de la police ? Par exemple, Le Monde publie un article révélant que la gendarmerie élabore des fichiers par rapport aux Roms. Les responsables de ce quotidien doivent-ils être poursuivis ?

Lorsque des médias informent de l'existence de la circulaire du 5 août 2010 (ordonnant aux préfets d'organiser la chasse aux Roms), leurs directeurs de publication doivent-ils être poursuivis ?

Est-ce que des individus ont le droit de faire des comparaisons historiques ? Précisons d'abord qu'une comparaison n'est pas un amalgame.

Il est hors de question de dire que Sarkozy c'est Pétain, ou que derrière le masque de Le Pen se cache Hitler, etc. Comparer c'est prendre en compte l'expérience historique que nous apporte, en l'occurrence la période de Vichy, afin d'interroger notre passé pour agir sur le présent et tenter d'envisager différents avenirs. Transformer des enfants en appât afin d'arrêter des familles sans papiers et tenter de les expulser du territoire rappelle des pratiques utilisées par le régime de la collaboration. Faire ces comparaisons et alerter est plus que nécessaire.

Que le ministre ne soit pas d'accord avec ce type de comparaisons, c'est son opinion. Mais peut-il tenter d'en censurer d'autres, différentes de la sienne ?

Comment se fait-il que les quatre prévenus soient poursuivis, comme bon nombre d'autres personnes ayant fait des comparaisons historiques de même nature, alors que des responsables politiques les ayant faites ne le sont pas ? Nous avons un début de réponse. Récemment, Jean Luc Mélenchon a déclaré que des policiers pouvaient être impliqués dans certains actes violents lors de manifestations. Le ministre de l'intérieur n'a pas souhaité porter plainte contre lui, comme le lui demandaient plusieurs syndicats de policiers. Il craignait que cela « serve de caisse de résonance » à ce ténor politique. Ainsi donc, si l'on est connu médiatiquement on peut échapper aux foudres du ministre ; par contre les manants sont trainés devant les tribunaux. Quel courage Monsieur le ministre !

Si le tribunal correctionnel de Tours relaxe sur le fond les quatre prévenus, il affirmera clairement qu'il n'a pas à prendre position sur ces différentes questions. Cela relève de débats de société. La Justice n'a pas à intervenir dans ceux-ci. Par contre, si ils sont condamnés cela signifiera qu'elle conforte la volonté de l'Etat d'imposer le silence sur des dérives de l'administration, de la police et de la gendarmerie, qu'elle entérine la censure d'Etat, qu'elle avalise un traitement inégal de la part de l'Etat selon qu'on soit notable ou manant.

Relaxer les quatre prévenus signifiera aussi que les juges du siège ne sont pas totalement sous la coupe du parquet. Rien ne les oblige à aller dans le sens de la décision politique du procureur : déférer les quatre prévenus devant le tribunal correctionnel en raison de la plainte du ministre de l'intérieur. Ce magistrat est soumis hiérarchiquement au ministère de la justice. Si les juges les condamnent, ils montreront que la Justice est bien sous l'autorité du gouvernement. Cela renforcera le sentiment que nous sommes confrontés à une justice de classes !

Fondamentalement, si l'on ne veut plus que ce genre de procès ait lieu, si l'on ne veut plus voir des militants, des personnes trainés devant des tribunaux parce qu'ils dénoncent des exactions de la police, de la gendarmerie ou de l'administration (qui ne sont pas des bavures, mais sont inhérentes à la xénophobie d'Etat, voire au racisme de celui-ci), cela passe avant tout par la régularisation de tous les sans papiers, l'ouverture des frontières, la liberté de circulation et d'installation, la fermeture et la disparition des camps de rétention. Sinon, l'Etat continuera d'organiser la chasse aux sans papiers, générant les drames humains que nous connaissons tous les jours, les dérives policières et administratives. La xénophobie ou le racisme d'Etat conduisent à la dénaturalisation de certaines personnes de nationalité française. Le régime de Vichy est de ce point de vue riche d'enseignements. Aussi, il y aura toujours des militants, des personnes pour dénoncer les actions de l'Etat dans le cadre de cette politique.

Dans l'immédiat, si les quatre prévenus sont relaxés sur le fond, ce jugement servira de jurisprudence. Ainsi, plus personne ne pourra être condamné parce qu'il aura fait part publiquement de soupçons à propos d'exactions ou de dérives de l'administration, de la police ou de la gendarmerie. De même, les comparaisons historiques avec le régime de Vichy ne seront plus condamnables. C'est notre objectif politique. « On lâche rien ! »

RELAXE DES QUATRE PREVENUS DE TOURS
DEBOUTONS HORTEFEUX
LIBERTE D'EXPRESSION
NON A LA CENSURE D'ETAT
DES PAPIERS POUR TOUS

Jean Christophe BERRIER, Muriel EL KOLLI, deux des quatre prévenus, membres du collectif SOIF D'UTOPIES



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4 décembre 2010 6 04 /12 /décembre /2010 20:00

 

http://www.baleiniers.org/laffaire/6-les-prevenues/144-un-nouveau-report-une-injure-faite-aux-droits-de-la-defense

Un nouveau report, une injure faite aux droits de la défense

Communiqué de presse : Procès des quatre prévenu-e-s de Tours reporté

Par Abd-El-Kader Aït Mohamed et Chantal Beauchamp

Audience du Tribunal correctionnel de Tours du 3 décembre 2010

UN NOUVEAU REPORT, UNE INJURE FAITE AUX DROITS DE LA DEFENSE


Après un premier report décidé à l'audience du 16 septembre, devait se tenir le 3 décembre 2010 au Tribunal correctionnel le procès des quatre prévenu-e-s de Tours, accusés par le ministre de l'Intérieur Brice Hortefeux de « diffamation publique sur fonctionnaires dépositaires de l'autorité publique »  et poursuivis pour cette raison par le Procureur de la république près le tribunal de Grande Instance de Tours.

Après que l'avocate de deux des prévenu-e-s, (nous-mêmes, Abd-El-Kader Aït Mohamed et Chantal Beauchamp) a soulevé, en ouverture de l'audience, des questions de nullités de procédure, la partie civile et le Procureur de la République ont insisté auprès des juges pour que cette question soit examinée à part du débat au fond – contrairement à notre demande, exprimée par Maître Gafsia, tant dans ses conclusions écrites qu'à l'audience.

Soulever des nullités de procédure est loin d'être une question purement formelle. A partir du moment où un Procureur décide de poursuivre, c'est bien le moins qu'on puisse exiger de lui qu'il applique à la lettre les procédures définies dans le Droit. C'est bien le moins qu'on puisse exiger d'un tribunal qu'il dise si les garanties du Droit, qui sont le fondement de l'institution judiciaire, ont été respectées. Mais c'est bien le moins aussi que l'on puisse exiger d'un tribunal qu'il étudie de près la question de savoir si les poursuites sont justifiées ou non, qu'il traite l'affaire, comme on dit, « au fond ».

Lors de la première audience du 16 septembre, la Présidente du tribunal avait décidé de reporter la tenue du procès au 3 décembre, précisant sa volonté de consacrer à cette affaire tout le temps qu'elle méritait, notamment en auditionnant tous les témoins. Mais ce 3 décembre le tribunal a affiché une tout autre disposition d'esprit, en choisissant de suivre les demandes de la partie civile et du Parquet, en privant la défense de l'exercice de l'intégralité de ses droits, - notamment ceux de Muriel El Kolli et de Jean-Christophe Berrier, du Collectif Soif d'Utopies, défendus par Maître Henri Braun, et qui, pour leur part, n'ont pas souhaité faire valoir les nullités de procédure, pour se concentrer sur l'aspect politique des poursuites.

En effet, derrière une accusation de diffamation, se dévoile un procès politique fait à quatre militant-e-s, et à travers eux, au Collectif Soif d'Utopies et au RESF37. L'objectif de Brice Hortefeux est bien, nul n'en doute, d'entraver la libre expression de celles et ceux qui dénoncent les méthodes indignes employées dans la chasse aux sans-papiers, ainsi qu'une politique délibérément xénophobe.

En annonçant sa décision de disjoindre la question de la légalité des poursuites et celle de leur légitimité, de mettre  en délibéré jusqu'au 6 janvier 2011 sa décision sur les nullités de procédure soulevées, la Présidente a précisé que c'était pour se donner le temps d'étudier la question complexe du droit de la diffamation. Mais depuis le 16 novembre toutes les parties au procès ont connaissance de l'argumentaire de Maître Gafsia, cette dernière ayant retiré les quelques compléments qu'elle venait de déposer ce jour, à la demande même du Tribunal.

En décidant de repousser au 6 janvier 2011 la réponse sur les nullités de procédure, et de repousser au 17 février 2011 l'audience au fond, qui devra porter sur les raisons politiques des poursuites, le tribunal compte sans doute décourager les prévenu-e-s, les témoins et leurs soutiens. Cette manœuvre est vouée à l'échec, tant la détermination des uns et des autres est forte de ne pas céder aux intimidations du pouvoir.

Le 3 décembre, le tribunal, qui est censé rendre la justice au nom du peuple, s'est moqué de lui. Les prévenu-e-s, les témoins, les avocats, le public présent, toutes et tous attendaient un débat public sur le fond de l'affaire : a-t-on aujourd'hui en France le droit d'alerter l'opinion sur les abus de pouvoir de l'administration ? A-t-on aujourd'hui en France le droit de dénoncer des méthodes de chasse aux sans-papiers qui rappellent certaines pratiques du gouvernement de Vichy ? A-t-on aujourd'hui en France le droit de critiquer librement la politique d'immigration des gouvernants ?

Les nullités de procédure soulevées par Maître Gafsia sont des éléments permettant de démontrer l'injustice des poursuites. Elles sont indissociables des autres éléments qui, eux sont fondamentalement politiques. Depuis quand le fait de faire valoir de bons arguments sur un aspect d'une affaire empêcherait-il de faire valoir d'autres bons arguments sur les autres aspects ? Qu'est-ce que c'est que cette forme de chantage exercé sur la défense, qui l'obligerait à choisir elle-même un terrain, à condition d'exclure l'autre ? C'est la liberté d'user de tous les moyens de défense légaux qui est ainsi compromise. Par cette fuite en avant, le tribunal espère-t-il (jusqu'à quand ?) éviter d'avoir à se prononcer sur la légitimité ou non des poursuites ?  Si on voulait se soustraire au débat politique, il ne fallait pas nous poursuivre – sauf à s'imaginer que ces poursuites auraient pu, en elles-mêmes, nous intimider et nous museler. Ce qui n’est pas le cas.

Nous continuons à réclamer notre relaxe et celle des deux autres prévenu-e-s de Tours. Nous savons compter sur le comité de soutien que nous remercions ici pour sa mobilisation qui, nous le savons, restera forte et efficace.

Nous invitons celles et ceux qui veulent exprimer aux quatre prévénu-e-s leur solidarité à rejoindre le comité de soutien en se renseignant sur le site : http ://baleiniers.org et à continuer à signer et à faire la pétition.

Pour la liberté d'expression et la liberté d'opinion !

Contre la censure d'État et la criminalisation de la solidarité

Relaxe des quatre de Tours !







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