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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 18:56

 

http://www.liberation.fr/societe/0101646698-villiers-le-bel-trois-condamnes-font-appel

Villiers-le-Bel : trois condamnés font appel

Par WILLY LE DEVIN

Trois des cinq jeunes de Villiers-le-Bel, condamnés il y a dix jours par la cour d’assises du Val-d’Oise à des peines de prison ferme pour «tentative de meurtre en bande organisée sur des policiers», ont fait appel, hier, de leurs condamnations. Abderhamane Kamara, 29 ans, son demi-frère du même âge Adama et Ibrahima Sow, 26 ans, avaient écopé respectivement de quinze, douze, et neuf ans de réclusion pour leur participation aux émeutes de fin novembre 2007 après que Mushin et Lakamy, deux adolescents de Villiers-le-Bel, eurent trouvé la mort lors d’une collision entre leur minimoto et un véhicule de police. «Ils ont décidé de ne pas se résoudre à ce verdict scandaleux qui ne repose sur aucun élément matériel, mais uniquement sur la parole de témoins sous X à qui la police avait promis une rémunération», a déclaré l’un de leurs avocats, Me Michel Konitz.

Mara Kanté, 23 ans, et Samuel Lambalamba, 24 ans, condamnés à trois ans de prison pour complicité et possession d’armes, ont en revanche accepté le verdict rendu par les jurés. W.L.D.





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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 18:39

 

http://www.lemonde.fr/idees/article/2010/07/12/politique-medias-les-maux-francais-et-l-affaire-woerth-bettencourt_1386789_3232.html

Politique, médias : les maux français et l'affaire Woerth-Bettencourt

LE MONDE | 12.07.10 | 13h01  •  Mis à jour le 14.07.10 | 11h01

Quand le président d'Indonésie demanda en 2005 à l'économiste Sri Mulyani, alors employée au Fonds monétaire international, de devenir sa ministre des finances, le mari de cette dernière était banquier. Avant d'accepter, Madame Mulyani eut, a-t-elle raconté, une conversation avec son mari : "Il y a une chose qui s'appelle le conflit d'intérêts, lui dit-elle, et même si on n'en a, en Indonésie, qu'une très vague idée, je veux être au-dessus de tout soupçon."

Le mari abandonna l'ensemble de ses charges financières pour se consacrer à l'entrepreneuriat social, et Mme Mulyani fut pendant cinq ans une ministre au-dessus de tout soupçon, très active dans la lutte contre la corruption.

Si des ministres indonésiens sont capables d'avoir ce genre de scrupules, pourquoi pas les nôtres ? La déflagration de l'affaire Woerth-Bettencourt trouve d'abord son origine dans cette incapacité de la classe politique à s'autoréguler : si Eric Woerth avait eu, avant d'accepter son poste de ministre du budget, une conversation avec le président de la République sur l'opportunité de rester trésorier de l'UMP, puis, un peu plus tard, une conversation avec sa femme sur l'opportunité pour elle de gérer la fortune des Bettencourt, nous n'en serions vraisemblablement pas là.

Et si les ministres avaient le souci, avant d'entrer au gouvernement, d'être "au-dessus de tout soupçon", le chef de file des députés UMP, Jean-François Copé, ne dénoncerait pas, dans les colonnes du Monde, un climat de "suspicion généralisée".

Mais l'explosion s'est produite, et la réaction naturelle du pouvoir a été d'accuser le messager. Mediapart, site Internet fondé par l'ancien directeur de la rédaction du Monde Edwy Plenel, a été désigné comme coupable officiel et ses méthodes qualifiées de "fascistes" – sans que l'on sache sur quoi se fonde cette accusation outrancière – parce qu'il avait, le premier, publié les écoutes illégales réalisées par le majordome de Mme Bettencourt.

Les multiples dérapages de l'affaire Woerth sont le reflet des rapports extrêmement malsains qu'entretiennent en France les médias avec le pouvoir.

Traditionnellement difficiles sous la Ve République, les relations entre les médias et le pouvoir sont devenues particulièrement compliquées sous la présidence Sarkozy. Le chef de l'Etat ne fait pas mystère de son peu de considération pour cette catégorie d'acteurs de la vie publique et, au-delà de l'audiovisuel public, dont il nomme les patrons, ne rechigne pas à tenter des interventions dans le fonctionnement des médias privés.

Déjà lorsqu'il était ministre de l'intérieur, Nicolas Sarkozy convoquait le patron d'une maison d'édition, les éditions First, Place Beauvau, pour le menacer de "foudres judiciaires" s'il publiait un livre d'interviews de son épouse, à l'époque Cécilia Sarkozy. A l'Elysée, il a annoncé lui-même, dans son bureau, au directeur de la rédaction des Echos médusé la nomination de son futur patron, lors du rachat du quotidien économique par Bernard Arnault, PDG du groupe LVMH, fin 2007.

Dans un dossier plus récent, celui de la recapitalisation du Monde, il a exprimé au directeur du journal, invité dans son bureau, son opposition à l'un des candidats, et déclaré qu'il lui serait difficile de justifier une aide de l'Etat à la modernisation de l'imprimerie si le choix du Monde n'allait pas vers un industriel de la presse.

Pour l'intellectuel libéral Jean-Claude Casanova, ancien conseiller de Raymond Barre, "la situation des médias français et leur degré de dépendance à l'égard du pouvoir font problème", qu'il s'agisse des médias publics ou privés, "détenus par des groupes dépendant de la commande publique".

Peut-être n'est-il pas inutile de le rappeler : le groupe aéronautique et fabricant d'armement Dassault est propriétaire du Figaro, le groupe Lagardère (qui détient 17 % des actions du groupe Le Monde), présent dans l'aéronautique militaire et l'armement, contrôle notamment Le Journal du dimanche, Paris-Match, la radio Europe 1 et les éditions Hachette, le groupe de travaux publics Bouygues possède TF1. Le groupe Bolloré, qui, outre ses activités dans le secteur portuaire, comprend des journaux gratuits, Havas, la SFP (Société française de production) et la télévision Direct8, est dirigé par Vincent Bolloré, un proche du président de la République, comme Martin Bouygues et Bernard Arnault. Et l'Agence France-Presse, en dépit des efforts méritoires de ses journalistes pour maintenir leur indépendance éditoriale, reste à la merci d'un mode de fonctionnement qui autorise toutes sortes d'interventions directes.

C'est dans ce contexte tendu qu'intervient l'affaire Woerth-Bettencourt. Fallait-il publier ces écoutes, sachant qu'elles relèvent par essence d'un procédé moralement et légalement répréhensible ? L'interrogation est légitime, même si les informations qu'elles recèlent peuvent justifier qu'elles soient portées à la connaissance du public, comme l'a d'ailleurs estimé la justice, en déboutant ceux qui demandaient l'interdiction de leur publication. Mediapart et Le Point étaient donc fondés à rendre public le contenu des écoutes.

Si Le Monde avait disposé de ces enregistrements, nous aurions utilisé les informations qu'ils révélaient, après avoir fait notre travail d'authentification et d'enquête journalistique et politique.

Comme d'autres rédactions, Le Monde a été amené, ces dernières années, à débattre des mérites du "journalisme d'investigation" et de ses dérives vers un "journalisme de procès-verbaux", où le journaliste réceptionne des extraits d'interrogatoires judiciaires ou policiers sans être en contact direct avec la personne interrogée et sans avoir accès à l'ensemble du dossier.

Pour nous, ces procès-verbaux peuvent être un élément de l'enquête journalistique, mais ne sauraient s'y substituer.

Mais enquêter exige du temps. Ce qui amène une autre question, soulevée par l'affaire Woerth-Bettencourt : qui a décidé du moment de la publication des écoutes ? Ce ne sont pas les médias, mais l'avocat Olivier Metzner.

Lorsqu'il propose ce "document explosif" aux médias deux semaines avant l'ouverture du procès Bettencourt, il a la maîtrise du calendrier et du message. Il sait, lui, quel est le moment qui convient le mieux à son propre calendrier d'avocat de Françoise Meyers-Bettencourt. Il sait que les médias n'auront pas le temps de faire un vrai travail d'enquête.

Me Metzner ne s'en cache d'ailleurs même pas : "Je planifie tout à l'avance, a-t-il confié au Nouvel Observateur. Quand je communique, les instructions sont respectées : une agence fait un communiqué au jour dit, un journal publie l'info à un autre moment convenu d'avance, pareil pour les radios ou les télés."

Communiquer, dans ce sens-là, n'est pas informer, et les Français le savent. Si la presse, malgré les virulentes attaques dont elle fait l'objet de la part du pouvoir, ne sort pas gagnante de cette affaire, ce sera parce que, pour ne pas résister à la "communication" des acteurs de la vie publique, pour ne pas leur disputer la maîtrise du calendrier de leurs annonces, elle se laisse trop souvent instrumentaliser et perd son rôle de contre-pouvoir.

Les élites françaises, pourtant, sont ambivalentes sur le rôle des médias : elles voudraient un contre-pouvoir, mais sans intrusion, sans interférences, dans le respect des règles du jeu qu'elles ont elles-mêmes fixées. Contrairement aux pays anglo-saxons, en France, un organe de presse qui révèle un scandale ne fait pas son travail : il dérange, il perturbe, il salit. Alors, lorsque les choses tournent mal, on accuse le messager. En oubliant que, dans un Etat de droit, l'information ne doit pas être un combat : elle est, précisément, un droit.

Sylvie Kauffmann, directrice de la rédaction du "Monde"

Article paru dans l'édition du 13.07.10






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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 15:57

 

Il y avait donc pendant plus de trois mois entre le 20 février et le 12 juin 2010 une première tentative de construction d’un comité national de liaison pour un front de gauche anticapitaliste. Les quatre composantes officielles fondatrices de ce projet sont l’association Gauche En Mouvement des Hauts de Seine, l’association Etre De Gauche du Val d’Oise, l’association Rassembler A Gauche de l’Essonne et le Club Socialisme Maintenant.

La majorité des acteurs et des porteurs de ce projet sont des militants et des anciens militants du Parti de Gauche dont la direction nationale du Parti de Gauche décidait l’exclusion en raison de divergences politiques.

Nous sommes depuis plus de vingt ans dans une situation de crise majeure de la gauche et de l’extrême gauche française, européenne et internationale.

La dernière expression française de cette crise est la fondation et la crise conjointe du Parti de Gauche et du NPA. La première tentative de construction d’un front de gauche anticapitaliste et son échec provisoire sont eux-mêmes une conséquence de cette crise.

Les forces des quatre principales composantes du comité national de liaison pour un front de gauche anticapitaliste étaient numériquement trop faibles, les militants porteurs de ce projet étaient trop peu nombreux, leur hétérogénéité politique était trop grande, ils avaient trop de divergences politiques entre eux.

Ils n’étaient finalement pas une base de construction d’un nouveau parti, mais une cause de différenciation et de décomposition supplémentaire de la gauche et de l’extrême gauche. Il y avait pendant plus de trois mois beaucoup de réunions et de discussions par internet et par téléphone. Il y avait en particulier trois réunions nationales à Paris le 20 février, le 24 avril et le 12 juin. Le sens de ce message n’est pas une présentation et une tentative d’analyse des raisons immédiates de l’échec provisoire de ce projet pour de nombreuses raisons. La principale de ces raisons est un trop grand nombre de considérations personnelles et passionnelles. Par rapport à ces questions, je vous propose par exemple la lecture d’un message du groupe Militant dont les animateurs étaient des acteurs de ce projet. Leur message est disponible si vous consultez leur site internet.

Le sens de ce message est une contribution à l’analyse des causes historiques de la crise du communisme et des bases fondamentales de la construction d’une nouvelle perspective progressiste pour l’humanité.

Il y a d’abord la question du parti d’avant-garde de la classe ouvrière. Marx écrivait en 1848 le manifeste du parti communiste et c’est depuis plus de cent cinquante ans l’une des bases programmatiques les plus fondamentales du marxisme. La crise du parti d’avant-garde de la classe ouvrière est donc normalement au centre de la crise du mouvement communiste international.

Je prendrais un seul exemple. Je participais le 12 juin à la troisième et dernière réunion nationale du comité national de liaison pour un front de gauche anticapitaliste. Du point de vue des organisateurs de la réunion, il y avait deux positions normales et compréhensibles. Un certain nombre de militants participaient à la réunion et représentaient un certain nombre d’associations. A l’inverse, un certain nombre de militants ne participaient pas volontairement à la réunion. Par contre, il y avait un véritable problème de culture politique, il y avait une situation et une position totalement incompréhensibles et inimaginables du point de vue des organisateurs de la réunion, un certain nombre de militants participaient à la réunion à titre personnel.

L’armée des communistes du vingt et unième siècle est une armée sui generis, c’est une armée d’un genre très particulier, ce n’est pas une armée sans soldats et sans généraux, c’est une armée mexicaine, c’est une armée où tous les soldats sont généraux.

Il y avait donc de nombreuses polémiques pendant plus de trois mois. Dans ces polémiques, il y avait une accusation capitale de Robert Duguet contre Ali Romdhane. Ali Romdhane était pendant des années un vieux militant d’un vieux parti. Du point de vue de Robert Duguet, Ali Romdhane est orphelin de son parti, comme si son parti était son père et comme s’il perdait son père.

Cette caractérisation n’est pas du tout personnelle. Tous les militants communistes d’aujourd’hui, nous sommes tous des orphelins, nous perdions tous notre père. Pour certains d’entre nous, nous le perdions plusieurs fois. Pour certains d’entre nous, nous le perdions dans des circonstances dramatiques.

Toute l’histoire de l’opposition de gauche à l’intérieur du mouvement communiste international est une histoire de ruptures de générations successives. Pour les jeunes militants trotskystes des années 1930, Trotsky est déjà le vieux. Au début des années 1960, le PCF exclut des dizaines de militants des Jeunesses Communistes et Krivine, Bensaïd, Filoche, Recanati et les autres fondent la Ligue Communiste, ce sera plus tard la LCR après la dissolution de la Ligue Communiste en juin 1968. Pour les fondateurs de la Ligue Communiste de mai 1968, Frank, Raptis, Van Heijenoort et les secrétaires de Trotsky à Prinkipo en 1929, ce sont les vieux. La génération de mai 1968, nous sommes les vieux d’aujourd’hui et notre génération est une génération particulière, c’est la génération contemporaine de la chute du mur de Berlin en 1989 et de la disparition de l’union soviétique en 1991. Nous faisons notre travail de deuil depuis
vingt ans, et c’est la raison fondamentale de la crise de la gauche et de l’extrême gauche française, européenne et internationale.

La deuxième question est la question de l’intervention dans la lutte des classes. Il y a d’abord les questions internationales. A un bout du monde, il y a la révolution anti impérialiste latino américaine, Cuba, le Venezuela, la Bolivie, le Brésil. Qu’en pensons nous ? Nous n’en savons rien. A l’autre bout du monde, il y a la résistance palestinienne, la résistance libanaise, la Turquie, la Syrie, l’Irak, l’Iran, l’Afghanistan, le Pakistan. Il y a la Chine de Hu Jintao et la Russie de Medvedev et de Poutine. Qu’en pensons nous ? Nous n’en savons rien. Il y a la question de l’Europe. Sommes nous pour la convergence des luttes dans toute l’Europe ou bien pour la défense des acquis sociaux dans un seul pays ? Nous n’en savons rien ou bien ces questions et les réponses à ces questions sont autant de causes de divisions supplémentaires.

Quelles sont nos positions relatives aux questions de politique intérieure française, la question des institutions, du dialogue social, des retraites, des sans papiers, de la défense des services publics, de la criminalisation du mouvement social ? Nous n’en savons rien, nous n’avons plus de programme, à l’exception de positions extrêmement générales.

Je citerais seulement deux exemples. Premièrement, il y a une campagne nationale de soutien à des postiers grévistes des Hauts de Seine contre des procédures de sanctions disciplinaires de la direction départementale de la poste des Hauts de Seine. Il y a en particulier une procédure de sanction disciplinaire contre Olivier Besancenot. La campagne du NPA en défense de son porte parole est pour le moins discrète.

Des militants de la gauche du NPA sont signataires d’un appel de syndicalistes du Val de Marne contre le dialogue social entre Thibault et Sarkozy. Ils n’en font pas une campagne nationale.

Bernard Fischer             




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14 juillet 2010 3 14 /07 /juillet /2010 15:36

 

Quinze ans après, n’oublions pas Srebrenica !

Communiqué d’associations citoyennes.

Comme si le passé était venu frapper à la porte des oublieux, faute de pouvoir ouvrir la porte des négationnistes, « à dix jours de la commémoration de 15 ans des massacres à Srebrenica, un nouveau charnier a été localisé à proximité de la ville […] il pourrait s’agir d’un des plus vastes charniers… Les experts supposent que la fosse contient des restes de victimes tuées dans un entrepôt agricole à Kravica où plus de mille hommes ont été tués sur au total 8.000 hommes et adolescents bosniaques en l’espace de quelques jours. Un crime qualifié de génocide par la Cour Internationale de Justice [CIJ].

Près de six mille huit cent personnes ont déjà été identifiées, exhumées d’une centaine de fosses communes au total.

Le 11 juillet prochain, un enterrement collectif de sept cent victimes nouvellement identifiées aura lieu au centre mémorial de Potocari, près de Srebrenica » (1).

Quinze ans après, n’oublions pas Srebrenica !

Dimanche 11 juillet, trente mille à quarante mille personnes se recueilleront et partageront une incommensurable douleur : assassinat d’un être cher, deuil impossible, vie brisée, un présent lourd, un futur obscur…

Mais Srebrenica ne doit pas occulter le reste de la Bosnie-Herzégovine  : si le massacre de Srebrenica a bien été reconnu comme génocide par la CIJ, les autres massacres de masse perpétrés en BH ne l’ont pas été. La CIJ avait été saisie par la Bosnie-Herzégovine.

Faute de preuves juridiquement recevables, la CIJ n’a pas reconnu l’Etat serbe pour responsable du génocide perpétré contre les non serbes B-H, mais seulement de n’avoir pas empêché les massacres des bosniaques (Musulmans) après la chute de Srebrenica prétendument commis par les seules forces serbes de Bosnie.

Or, de telles preuves existaient : les comptes-rendus du Conseil Suprême de Défense de la Serbie-Monténé gro de Milosevic. Parce qu’ils établissaient trop clairement l’implication de la Serbie dans la guerre d’agression contre la Bosnie-Herzégovine, certaines pages ont été soustraites par des juges du TPIY au procès de Milosevic afin qu’elles ne soient pas connues de la CIJ (2)

L'arrêt de la CIJ exigeait aussi de la Serbie qu'elle punisse les auteurs du génocide et cette obligation continue de s'imposer puisque les autorités de Belgrade n'ont toujours pas livré à la justice internationale, comme elles le doivent, le chef de l'armée des Serbes de Bosnie, Ratko Mladic, qui aux dires mêmes du Procureur en chef du TPIY, se trouve encore sur le territoire de la Serbie.

Ce faisant, le déni prévaut encore et toujours dans les opinions publiques serbes, dans l’entité serbe de Bosnie, la Republika Srpska, comme en Serbie où quelques progrès sont toutefois constatés (3).

Seule la vérité pourra libérer les consciences et les inconscients serbes.


C’est pourquoi la Résolution du Parlement européen du 17 juin 2010 sur la situation en Bosnie-Herzégovine revêt une importance capitale (4).

Associations signataires : Association Sarajevo (Paris), Balkans-Transit (Caen), Comité de soutien à Florence Hartmann (France), Enfants Europe Bosnie (Châteaudun), Fédération nationale des Mères pour la Paix (France), Solidarité Bosnie (Genève), à l'initiative de la Coordination francophone Bosnie-Herzégovine (France et Suisse).

Les associations et leurs membres sont nombreux à participer sur place à la commémoration.






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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 18:51

 

Club Socialisme Maintenant                                     

Editorial 

Cette fois, c’est presque une caricature.     

Nous ne sommes évidemment pas dans une situation révolutionnaire, ni même à la veille d’une telle situation, par contre vraiment, « en haut, ils ne peuvent plus gouverner comme auparavant ».   

Dans la saga amusante et parfois tragique de la Cinquième République, jamais on n’avait encore vu tel spectacle : mercredi F. Fillon fait applaudir -mollement- le ministre Eric Woerth victime d’une « campagne de diffamation ». Et le soir à l’Assemblée, J.F. Copé en tête de meute du groupe majoritaire UMP vote contre la principale disposition d’un texte soumis et défendu par Eric Woerth…

L’affaire Bettencourt est à la fois un nouvel épisode de la lutte à mort que se livrent Villepin et Sarkozy, c’est aussi un formidable éclairage politique sur les mœurs quotidiennes des hommes du Président. Trafic de Légion d’Honneur (de Maistre). Trafic d’influence (emploi de la femme d’Eric Woerth chez les Bettencourt). Distribution d’enveloppes aux principaux hommes politiques nécessaires aux intérêts de l’OREAL, en-tête desquels Nicolas Sarkozy.     

Le président de la République sert d’abord les électeurs de Neuilly. Certes, Neuilly est en France, mais Neuilly n’est pas la France. Le grand capital a besoin, à l’heure de la crise mondiale, d’un président sérieux et compétent, capable de donner à croire qu’il gouverne au nom de l’ intérêt général. Pas d’un homme de show business.     

En France, pour des raisons historiques, politiques, sociales, la « berlusconisation des médias » est difficile à mettre en œuvre. L’éviction de deux humoristes de Radio France s’est traduite par une manifestation de plus de 2000 journalistes et auditeurs. La volonté de contrôler le Monde sur le plan capitalistique et journalistique a échoué. Le candidat de l’affairisme soutenu par A. Minc à France Télévisions n’a pu être nommé par Sarkozy. Echec sur échec.   

Le pouvoir vacille comme jamais. Nous avions été les seuls dès l’élection de N. Sarkozy à refuser de voir en lui un « homme fort ». Pour nous, le petit Bonaparte est le plus fragile des présidents de la Cinquième République. Son électorat d’un jour est composite, sa base électorale limitée aux centres villes et aux beaux quartiers. A l’évidence, des secteurs importants de la bourgeoisie ne se reconnaissent plus dans ce bateleur.

Trop c’est trop !   

La faillite des sommets, l’étalage de l’argent, l’argent, toujours l’argent, en « liquide », en liasse, nourrit le ressentiment des couches populaires. D’où l’importance de l’affaire des retraites. Dans ces circonstances, le salariat peut utiliser la journée d’action « unie » du 7 Septembre pour se rassembler. D’autant qu’on ne peut exclure que mis en minorité par sa propre majorité, Sarkozy ne soit contraint de lâcher E. Woerth, au bénéfice d’un nouveau gouvernement.   

Il est vain de parodier les mots d’ordre d’hier. Reste que ce gouvernement d’exploiteurs, de voleurs, de corrompus, doit disparaître au profit « d’un gouvernement du peuple », un gouvernement des et au service des salariés, donc de l’intérêt général, un gouvernement honnête et bon marché. C’est ce que pensent la plupart des militants révolutionnaires sérieux. Mais cet objectif semble aujourd’hui impossible à atteindre pour le salariat disloqué, à la défensive dans la plupart des secteurs.     

Notre -tout petit- rôle c’est d’accompagner la résistance des travailleurs en nourrissant politiquement l’idée d’un mouvement autonome des salariés, auto organisé, pour balayer toute cette pourriture ; c ’est de contribuer à l’ aider à briser le corset du scandaleux « dialogue social » par lequel responsables syndicaux et politiques  cherchent à protéger le gouvernement jusqu’ au bout, pour enliser et briser les luttes 

Ils sont quelques centaines comme madame Bettencourt à dépenser, en cash, chaque année deux millions d’euros pour frais de bouche, payer le petit personnel parmi lesquels les dirigeants politiques. Des mesures de saisies, d’expropriations, de nationalisations sans indemnités, de tous ces parasites règlerait d’un coup tous les déficits !

La « vieille taupe » continue de creuser. A nous de faire de la politique.                               

Paris 12 juillet 2010






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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 18:42

 

http://www.lmsi.net/spip.php?article1072

Liberté pour les cinq de Villiers-le-Bel

Appel contre une condamnation pour l’exemple

Initié par Saïd Bouamama, Fahima Laidoudi, Evelyne Perrin, Maurice Rajsfus et Catherine Samary et signé par 70 citoyen-ne-s, cet appel dénonce l’inacceptable verdict du 4 juillet 2010, condamnant sans preuves cinq jeunes de Villiers-le-Bel à des peines d’emprisonnement ferme de 3 à 15 ans, sur la seule base de témoignages anonymes et de dénonciations et suppositions plus que douteuses.

Le 14 juillet, le peuple Français est appelé à célèbrer l’anniversaire de la Révolution Française, née de révolte populaire car le peuple ne voyait pas d’avenir. Il en resté dans la Déclaration des droits de l’homme le droit et le devoir de se soulever contre toutes les oppressions.

Au nom de ce même peuple, le verdict du tribunal de Pontoise du 3 juillet 2010 vient de condamner cinq jeunes à de lourdes peines, à partir d’un témoignage sous X, de rumeurs durant des transports de détenus et de conversations co-cellulaires entre détenus.

Ce verdict frappe des jeunes pris au hasard pour en faire des exemples et condamne ainsi la révolte de Villiers-le-Bel 2007. Or cette révolte populaire était une réponse au quadrillage du quartier par plus de 600 policiers après la mort de deux jeunes tués par une voiture de police.

Nous dénonçons ce verdict inique fondé sur un témoignage sous x. Il démontre la politique de deux poids, deux mesures entre le cas de Villiers-le-Bel et l’ affaire Bettencourt : Sarkozy déclare qu’un enregistrement ne peut servir de preuve pour la poursuivre, par contre le témoignage sous x d’un indicateur rémunéré par la police à suffi à des condamnations très lourdes. Nous demandons l’amnistie pour l’insurrection populaire de Villiers-le-Bel et la libération des cinq condamnés pour l’exemple.

Premiers signataires : Saïd Bouamama (sociologue), Fahima Laidoudi (militante, Collectif Réseaux Intervention Réflexion Quartier Populaire), Evelyne Perrin (écrivain), Maurice Rajsfus (historien), Catherine Samary (économiste) et Cédric Arcamond, Tavic Arneguy, Elise Ayrault, Robert Barlerieu, Frédéric Baudet, Yasmine Benallal, Henri-Paul Bernard, Louis Bertrand, Cindy Bignardi, Denis Blanc, Christian Boac, Régis Boitier, Janos Borovi, Djamila Bouferguem, Natmou Boumendil, Nazima Brahimi, Marianne Breton, Jo Briant, Jérome Cardot, Léa Carlat, Françoise Cayrol, David Cerson, Christiane Chalaye, Aïcha Chikhauni, Florence Ciaravola, Claude Clemaud, Jessy Cormont, Christian Darceaux, Dominique Duplan, Eail Elloret, Mona Falah, Jean Fauche, Clément Françoise, Clément Housson, Lucile Garbagnati, Arnaud Gauthey, Guy Giany, Leila Glovert-Cerson, Emmanuel Karmazyn, Sabine Lasnier, Jean-Louis Le Bourhis, Jean-Luc Le Dieu, Charline Le Dieu, Anne-Claire Le R’uant, Nadia Loucho, Alain Marcu, Nathalie Marcu, Benoit Marlet, Jean-Jacques Marlet, Alain Martinez, Malika Mommarche, Mireille Moscati, Catherine Querter, Rahim, Bruno Riondet, Hélène Rubene, Catherine Sackur, René Seibol, Pierre Tevanian, Jacques Thomas, Maurice Vandeweghe, Elodie Vieille-Blanchard, Roxane Vigneront, Charline Vignersen, Elisabeth Vitiello.

Signatures à adresser au CRIRQP (Collectif Réseaux Intervention Réflexion Quartier Populaire) :  rirqprp@gmail.com




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13 juillet 2010 2 13 /07 /juillet /2010 17:56

 

http://www.rue89.com/2010/07/10/soutien-de-medias-anglophones-a-mediapart-et-a-linfo-sur-le-web-158245

Soutien de médias anglophones à Mediapart et aux sites web

Critiqué en France pour son traitement du dossier Bettencourt-Woerth, notamment par l'UMP, Mediapart a reçu le soutien de la profession, à travers deux organisations, le Geste [1] et le Spiil [2].

Aux Etats-Unis et en Grande-Bretagne, plusieurs médias prestigieux ont rendu hommage à son travail d'enquête et, plus généralement, à l'émergence de sites capables de faire face aux pressions des pouvoirs et de concurrencer la presse traditionnelle.

« Dans les dîners, on en parle comme d'un Watergate français »


Le New York Times n'hésite pas à se référer au Watergate [3], en évoquant des dîners où on imagine que les convives ne sont pas membres de l'UMP :

« Dans les dîners, on en parle comme d'un Watergate français, mais avec au moins une grande différence : les futurs Woodward and Bernstein [du nom des journalistes ayant révélé le scandale du Watergate, ndlr] derrière le plus grand scandale frappant la présidence de Nicolas Sarkozy travaillent sur le Web et non dans un journal. […]

Les proches de M. Sarkozy ont lancé des invectives sur Mediapart. Xavier Bertrand, le leader de son parti de droite, l'UMP, a accusé le site de “méthodes fascistes” la semaine dernière à la radio.

Mais Mediapart a frappé les esprits avec son article, révélant sa capacité à définir l'agenda médiatique en France. Pendant plusieurs semaines, sa couverture de l'affaire a fourni la matière des unes des journaux les jours suivants. Lui et d'autres sites web d'information et d'investigation ont ainsi pu se développer en France, alors que la presse imprimée s'enfonce dans la crise. »

« Les sites Web se concentrent sur le reportage en profondeur »

Constat similaire du Financial Times [4], qui pousse un peu plus loin la critique de la presse traditionnelle :

« Le succès de Mediapart contraste avec les malheurs des journaux français, qui se battent contre des coûts élevés, un lectorat et des revenus publicitaires déclinants.

Paradoxalement, les journaux ont été lents à passer en ligne, ouvrant une niche pour des sites web qui se concentrent sur le reportage en profondeur. »

Selon le journal économique, la couverture de Mediapart souligne également « les limites de l'influence du Président sur les médias », même si « la principale chaîne de télévision et deux journaux quotidiens sont la propriété d'amis ou d'alliés politiques », allusion à TF1, au Figaro et aux Echos.

Sarkozy « isole les journalistes qui lui déplaisent »

Une dépêche de l'agence Reuters [5] précise que ces liens ont permis au président de la République de contrôler une partie de l'information délivrée par les médias :

« Les amitiés proches de Sarkozy avec les propriétaires de médias traditionnels et son contrôle de la télévision publique et de stations de radio lui ont souvent permis de façonner la couverture de l'information et d'isoler des journalistes qui lui déplaisent. »

Une ingérence contre laquelle les sites d'information jouent un rôle salutaire :

« Certains sites web, comme Mediapart, Rue89 et Bakchich.info, sont moins sujets à une telle influence et attirent des lecteurs en publiant des scoops avec un ton plus incisif. »





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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 20:45

 

POUR LA LIBERTE D'EXPRESSION ET CONTRE LA CENSURE D'ETAT
RELAXE DES QUATRE PREVENU-E-S DE TOURS
DEBOUTONS HORTEFEUX

PROCES DE 4 MILITANTS LE 16 SEPTEMBRE 2010 A TOURS

Le 30 avril 2010, le Ministre de l'Intérieur portait plainte contre X à propos d'un communiqué de presse intitulé « LES BALEINIERS », signé de SOIF D'UTOPIES et de RESF 37. Ce texte faisait état de forts soupçons concernant l’utilisation, par les préfectures d’Indre-et-Loire, d’Ille-et-Vilaine et de Guyane, du fichier « Base-élèves » pour le repérage des parents sans-papiers, traitant ainsi les enfants comme des appâts, pour organiser l’expulsion du territoire de de ces familles.

Ce communiqué précisait en outre que ces pratiques de chasse à l’enfant rappelaient celles de la police de Vichy.

Hortefeux entend interdire toute comparaison historique entre des comportements actuels de certains fonctionnaires préfectoraux, de la police ou de la gendarmerie, et ceux que l'on a connu pendant la Seconde guerre mondiale en France. Pour lui, comparaison vaut diffamation.

C’est ainsi que, récemment, le préfet des Pyrénées Atlantiques a porté plainte pour « outrage » contre 6 personnes qui, choquées par les conditions d'arrestation d'une famille sans-papiers, ont voulu alerter les autorités en faisant un rapprochement avec certaines pratiques employées sous l'occupation. Elles ont comparu devant le tribunal de Pau le 11 juin 2010. Le délibéré du procès sera rendu le 12 août prochain.

Faire ces comparaisons, ce n’est pas affirmer que Pétain est de retour, que Sarkozy, c’est Pétain ou que Hitler se cache derrière le masque de Le Pen... Comparer des situations, c'est s'interroger sur des processus, qui amènent des comportements et justifient des pratiques de certains fonctionnaires, en prenant appui sur l'expérience historique que représente le régime de Vichy. C'est interroger l'évolution des politiques de « gestion des flux migratoires », qu’elles s’appellent «immigration choisie » ou « politique des quotas ». C'est questionner la mise en œuvre de la politique du chiffre, traduction concrète d’une xénophobie d'Etat.

C'est s'interroger sur l'utilisation de fichiers comme celui de « Base-élèves » à des fins non pédagogiques. Comparer n'est pas synonyme d'amalgamer ! Dans ce contexte, comparer n'est pas plus diffamer.

Que le Ministre pense que ces comparaisons n'ont pas lieu d'être; que la politique et les méthodes de la chasse aux sans-papiers n'ont aucune résonance avec notre passé..., c'est son opinion. Comme toute pensée, celle-ci peut être débattue. Mais nous n’acceptons pas qu’il décide de censurer ces débats en poursuivant pénalement toute personne pour qui les comparaisons historiques sont des éléments de réflexion sur l'évolution de la société. C'est là l'enjeu principal du procès du 16 septembre fait à 2 militants de SOIF D'UTOPIES et deux militants de RESF 37 appelés à comparaître devant le Tribunal correctionnel de Tours.

Ce faisant, le Ministre traite en délinquants les militants qui expriment leur solidarité envers les immigrés, luttent pour l'ouverture des frontières, la liberté de circulation et d'installation, la fermeture des camps de rétention et leur disparition. A travers ce procès, le pouvoir tente de criminaliser les mouvements sociaux pour intimider et réprimer les acteurs de cette contestation.

Si le tribunal nous condamne, il entérinera la censure que veut imposer le Ministre de l'intérieur. Nous n’accepterons pas de voir empêché le travail de mémoire, et les réflexions qu’il suscite. Nous condamner serait condamner le travail historique de comparaison. Nous refusons le diktat idéologique qui voudrait réduire l’analyse historique aux commémorations officielles qui n'ont d'autre fonction que de produire une histoire « lisse » et déculpabilisante, sans interroger son contenu et le sens qui s'en dégage.

Nous refusons qu'à travers les poursuites judiciaires qui sont intentées contre nous se poursuivent l'intimidation des militants et la criminalisation des luttes sociales.

LE 16 SEPTEMBRE : RELAXE DES 4 PREVENU-E-S DE TOURS
HORTEFEUX DOIT ETRE DEBOUTE !

Tours, le 10 juillet 2010

les quatre prévenu-e-s du 16 septembre
contacts 06 31 56 17 56 ou 06 14 07 86 69

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11 juillet 2010 7 11 /07 /juillet /2010 20:36

 

http://www.tdg.ch/actu/economie/genevagate-menace-bettencourt-woerth-2010-07-01

L'événement | Deux comptes suisses, à Vevey et à Genève, ont été mis au jour par les enregistrements du maître d’hôtel. Le réseau de sociétés gérant la fortune de l’héritière L’Oréal finit sous le Jet d’eau, près de l’Hôtel d’Angleterre. Selon un banquier de la place, «depuis 2008, Florence Woerth était presque à demeure à Genève».

ÉLISABETH ECKERT | 02.07.2010 | 00:01

Au fur et à mesure des révélations entourant la fortune de Liliane Bettencourt et des écoutes – si elles sont authentiques – révélant un véritable montage financier d’évasion fiscale, les langues se délient à Genève. Et pour cause! Les gérants de fortune de la place financière genevoise n’en veulent pas tellement à l’héritière de L’Oréal, qui pèse quelque 16 milliards grâce aux 31% d’actions qu’elle détient dans le groupe cosmétique et aux 3% qu’elle contrôle chez Nestlé, faisant d’elle la plus importante actionnaire de la multinationale.

Ils en veulent à Eric Woerth, aujourd’hui ministre français du Travail, mais qui fut, il y a quelques mois encore ministre du Budget, n’hésitant pas à brandir la liste des 3000 noms de citoyens français, volée par Hervé Falciani en 2009 chez HSBC Private Bank (Suisse) à Genève.

Actifs gérés depuis Genève

L’un d’eux, spécialiste des «family offices» (sorte de banques privées pour très grandes fortunes) tempête: «Eric Woerth, qui avait fait de l’évasion fiscale sa priorité, nous a longtemps fustigés comme les ennemis numéro un. C’est lui aussi qui, avec Peer Steinbrück, alors ministre allemand de l’Economie, nous a conduits sur la liste grise de l’OCDE, celle des paradis fiscaux non coopératifs. Mais savez-vous qu’au même moment, sa femme Florence, l’une des gérantes de fortune de Liliane Bettencourt, était vue très souvent dans le «family office» de la milliardaire française, qui se situe à deux pas de l’Hôtel d’Angleterre?»

Cette entité de gestion de fortune genevoise fait partie de la holding Téthys qui gère les actifs de l’héritière, à savoir principa­lement les dividendes de son paquet d’actions chez L’Oréal et chez Nestlé, ainsi que ses biens immobiliers. Elle travaille main dans la main, mais depuis la Suisse (!), avec la société financière française Clymène, dirigée par l’homme de confiance Patrice de Maistre et employeur, depuis 2007, de Florence Woerth, épouse de l’ex-ministre du Budget.

Et notre financier fâché d’ajouter: «Eric Woerth, durant ces deux dernières années, ne pouvait pas ignorer que sa femme se trouvait très régulièrement à Genève. Et que ce n’était certainement pas pour voir son Jet d’eau!»

Les enregistrements illicites faits par l’ex-maître d’hôtel de Liliane Bettencourt ont déjà mis au jour deux comptes bancaires, l’un à Vevey, de 65 millions d’euros, l’autre à Genève, de quelque 16 millions d’euros. Ces deux comptes sont tellement réels que Liliane Bettencourt et son gérant de fortune Patrice de Maistre les ont déplacés au mois d’avril dernier, selon les dernières informations, non plus à Singapour ou Hongkong, mais dans une assurance-vie en France au profit du petit-fils de Liliane et fils de Françoise, aujourd’hui en procès avec sa mère (voir ci-contre). En 2009 et 2010, le directeur de la société financière Clymène a donc fait, de son propre aveu, de très nombreux aller-retour à Genève et dans l’arc lémanique, pour «qu’on enlève ces comptes».

Autre fait avéré des liens entre Clymène et Genève est le transfert, il y a quelque deux ans, de 280 millions d’euros des comptes français de Liliane Bettencourt chez UBS Genève. Enfin, selon des documents publiés cette semaine par l’hebdomadaire Marianne, il s’avère que la fortune déclarée en 2007 dans l’Hexagone par l’héritière L’Oréal et ses gérants s’élevaient à 2,2 milliards d’euros pour une imposition de 40 millions d’euros.

Enfin, en tant que trésorier de l’UMP, Eric Woerth, lui aussi, connaît visiblement passablement bien la route qui conduit à Genève, chez un autre de ses amis, Pierre Condamin Gerbier, responsable de l’UMP à Genève et gérant de fortune ardent défenseur des «family offices». C’est ce dernier qui s’est chargé, notamment, d’organiser le dîner de gala au Crowne Plaza, puis au Caviar House, avec les plus grandes fortunes françaises exilées en Suisse romande, en mars 2007, lorsque Woerth était venu collecter des fonds pour la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

Or, comme le confiait un autre banquier genevois, lui aussi extrêmement courroucé, au Matin Dimanche en septembre 2009, «Eric Woerth ne cherchait pas alors à savoir si les chèques qu’on lui remettait étaient prélevés sur des comptes suisses non déclarés au fisc français.» La collecte finale avait rapporté, en tout, plus de 7 millions d’euros.


 

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10 juillet 2010 6 10 /07 /juillet /2010 17:21

 

http://www.democratie-socialisme.org/spip.php?article2182

Woerth démission ! Sarkozy complice !

lundi 5 juillet 2010 par Gérard Filoche

Le peuple français dans son immense majorité est aussi « choqué » par l’affaire Woerth qu’il le fut au temps de la tentative de « placement » du Prince Jean à L’EPAD de la Défense. On nous agite sous le nez le chiffon sale de la haute bourgeoisie insolente, pleine de morgue et de mépris et l’on tente de nous dissuader de nous en indigner. Alors qu’il s’agit de l’homme mis en pointe pour nous spolier des millions d’entre nous de nos retraites, de nos jours heureux à 60 ans.

Dans le sérail, de Jean-François Mancel à Andersen Consulting lors de la faillite d’Enron

Eric Woerth est un homme trempé dans le sérail, il a été sélectionné et formé par Jean-François Mancel dans l’Oise, dirigeant national du RPR qui eût maille avec la justice et fut condamné, pour l’usage de personnel de maison et de biens appartenant au Conseil général qu’il dirigeait. Passant de Chirac à Sarkozy, il a été chargé des collectes de fond, du parti majoritaire, organisant le « Premier cercle » de 400 cotisants de la « haute », les réunissant à l’américaine pour serrer la main du « Président » et à l’occasion demander quelques petits services en retour. À la façon dont le groupe Lucien Barrière ouvrit le Fouquet’s et Bolloré prêta son yacht : pourquoi ces gestes élégants ne recevraient-ils pas tôt ou tard, un retour d’ascenseur obligé ? D’Arthur Andersen consulting à l’UMP, au budget et à la casse des retraites, il doit en falloir de l’entregent, du cynisme, du savoir caché, pour parcourir ce chemin.

En effet, dans le CV de M. Woerth on trouve : directeur d’Andersen Consulting de 1998 à 2002. Pourquoi 2002 ? Parce qu’Andersen Consulting a fraudé en maquillant des comptes frauduleux, notamment ceux d’Enron : elle a dû fermer et ses employés, notamment ses responsables dont M. Woerth, ont dû trouver un emploi ailleurs. En 2002, le fond de pension Enron s’est effondré et les retraités qui avaient la certification d’Andersen Consulting se sont finalement retrouvés sans rien. M. Woerth est tout naturellement devenu le ministre gérant le dossier retraite en France… Confiance, confiance ?

Ainsi cet homme était à la fois ministre du Budget et trésorier de l’UMP


De toute manière, ce qui devrait être jugé à la base n’est pas l’action de fraude mais la situation de conflit d’intérêt évidente en ce qui concerne son ex-position au ministère des finances, sa proximité avec les intérêts de la première fortune de France et sa position de trésorier d’un des plus grands partis politiques français. S’il y a eu fraude, c’est encore plus grave. Mais rien que la situation qui ne peut être niée était déjà anormale dans une démocratie qui se respecte et donc pour un gouvernement qui respecte la démocratie.

Nous ne savons pas encore, à cette heure, s’il y a eu délit judiciaire mais nous savons déjà qu’il y a eu délit politique, délit démocratique.

Au budget Woerth a fait semblant de « découvrir » 3000 exilés fiscaux, mais s’est bien gardé de les nommer, dénoncer et poursuivre, il s’est contenté de les « forcer » ( ?) à négocier, en douce, des ajustements bienvenus. De telles négociations ne sont pas transparentes du tout. La preuve en est que la femme la plus riche de France, Mme Bettencourt, est passée au travers, on apprend qu’elle détient 20 milliards d’euros, dont des placements off shore, en Suisse ou par la possession d’une île dans les Seychelles. Celle-là, elle n’a même pas besoin du bouclier fiscal, puisqu’elle ne paie que 40 millions d’impôts… loin des 50 % de versements jugés tellement intolérables par Sarkozy. Woerth n’y a vu que du feu paraît-il : il jure qu’il n’ordonne ni n’empêche aucun contrôle fiscal, ce qui ne tient pas debout une seconde pour un ministre du Budget…

D’ailleurs, Woerth se contredit aussitôt en public puisqu’il explique avoir diligenté une enquête concernant Jean-Marie Banier l’ami de Liliane Bettencourt. Et son successeur François Baroin ouvre lui, une enquête sur la patronne de Loréal, démentant encore en pratique les allégations de Wœrth.

La femme de Woerth a eu son job auprès de Madame Bettencourt parce que son mari était au budget

Bah oui, quand on est la plus riche de France et qu’on fraude le fisc pourquoi ne pas se payer la femme du ministre du Budget ? Bernard Madoff avait fait ça, son gendre était le fils du ministre de la Justice de Clinton et il nageait dans le gratin de Washington, ça aide et ça protège. Lisez Le Monde du 29 juin qui fait un portrait respectueux de Florence Woerth, la pauvrette, qui n’a que deux chevaux de course et flambe sur les hippodromes de Chantilly aux côtés de l’Agha Khan. À pleurer de compassion.

Alors Wœrth a décoré de la Légion d’honneur M. De Maistre, l’homme qui trompe le fisc en gérant la fortune Bettencourt et qui emploie si aimablement Florence Woerth. Avec aplomb, Woerth affirme qu’il n’y a pas vu malice, même lorsqu’il organise des « raouts » pour collecter l’argent UMP et que De Maistre verse au pot !

Combien Bettencourt a-t-elle versé à Woerth pour l’UMP ? Combien ? Dites le chiffre pour lequel sa femme a été embauchée et surpayée ! Qui va croire une seconde que Woerth réunissait les 400 du « Premier cercle » et que ceux-ci cotisaient et serraient la louche de Sarkozy sans contrepartie ? C’était pour la gloire… pas défiscalisée ? Alors pourquoi l’UMP par la bouche de Xavier Bertrand a-t-elle annoncé qu’elle supprimait la réunion du Premier cercle le lundi 28 juin ? De peur des photos ?

Le directeur financier de Loréal est aussi du « Premier cercle », et il dirige Fitch Ratings

« L’agence de notation » Fitch Ratings, sont des charlatans dont l’Elysée se sert comme d’un instrument de chantage (elle a déclassé la Grèce, l’Espagne et le Portugal… menaçant la France) pour imposer rigueur et casser les retraites. Cette agence est pourtant aussi dans le sérail, complice proche, car elle est dirigée par Fimalac, de Marc Ladreyt Delacharrière. Ce dernier pèse 1,6 milliard et cotise à l’UMP, participe au « Premier cercle » : il gère aussi Loréal (et Casino) et Sarkozy l’a nommé au « Louvre des sables » auprès de ses amis Emirs d’Abou Dhabi. La numéro 2 de Fitch ratings qui pèse tant sur le sort de nos concitoyens et de la dette française, en dictant ses « notations », est Véronique Morali. qui fait partie de la commission du dialogue économique du Medef. Un tout petit monde.

Comme l’écrit Jean-François Kahn : « Donc, tout y est : l’osmose, la quasi-fusion du pouvoir politique, d’un certain pouvoir judiciaire et de l’oligarchie financière. La facilité dont bénéficient les grandes fortunes pour rentrer directement, à leur convenance, en relation avec le président de la République et certains de ses ministres pour régler en catimini leurs petites et grandes affaires. Les services rendus. L’argent distribué. »

Quoi d’étonnant à ce que Woerth dîne avec M. Peugeot lorsque celui-ci transmue son or ?

Le fils Peugeot se fait voler des lingots dans un cambriolage de sa main fin 2009. Dans un premier temps, il déclare 500 000 euros de pertes puis se ravise par peur du fisc et rectifie à 150 000 euros. C’est alors qu’il a droit aussitôt après à un dîner particulier avec M. Woerth. Dîner fortuit, innocent, sans aucun lien avec l’affaire, pardi ! Ce ne serait que du « soupçon » gratuit et malintentionné. Comment Woerth sait-il qu’une « centaine » de gens connaissent le fils Peugeot ? Si peu ? Tant que ça ? ils savent tous, pour les lingots ?

Eric Woerth aurait facilité la construction d’un auditorium André-Bettencourt au sein de l’Institut de France

Le 27 octobre 2009, lors d’une conversation entre Liliane Bettencourt et Patrice de Maistre , le gestionnaire de la fortune de l’héritière, le nom d’Eric Woerth est cité. Il est question de construire un auditorium André-Bettencourt au sein de l’Institut de France. Verbatim : « Ils ont obtenu un bâtiment de l’hôtel de la Monnaie, qui est derrière l’Institut. Et ça, c’est mon ami Eric Woerth, dont la femme travaille pour nous, qui s’en est occupé. Et maintenant, il faut faire des travaux pour faire un auditorium […]. Ça va être sensationnel. […] Là, vous vous engagez pour donner au maximum 10 millions. […] J’ai demandé au ministre Eric Woerth, qui est un ami, d’être là, parce que c’est grâce à lui qu’il y a eu l’hôtel de la Monnaie. » Le ministre du budget apparaît dans un rôle de faciliteur. Woerth a aidé à ce qu’il y ait un auditorium au nom d’André Bettencourt, quel pourboire ?

Un parti jusqu’alors inconnu, agréé dans la seule région de Picardie, où Eric Woerth est maire de Chantilly collecte des fonds !

Un parti « inconnu » de Woerth a touché plus de 19.650 euros de « dons de personnes physiques ». Ce n’est pas nous, c’est Le Figaro, alors citons le complètement qui s’interroge : « Après avoir publié les enregistrements pirates de conversations privées de Liliane Bettencourt, le site Internet Mediapart révèle l’existence d’un parti dédié à l’action politique du ministre du Travail Eric Woerth, intitulé « Association de soutien à l’action d’Eric Woerth ».

Qui s’affiche dans ce parti de Woerth ? Yvonne Cassetta, la trésorière condamnée du RPR, et JF Mancel. Media part s’est procuré les comptes 2008 de ce micro parti d’Eric Woerth, auprès de la « commission nationale des comptes de campagne et des financements politiques ». Cette année-là, le parti a touché plus de 19.650 euros de « dons de personnes physiques ». Liliane Bettencourt a versé 7500 euros, en plus de ce qu’elle versait à l’UMP, en privé, au « petit Woerth » dont elle emploie aussi la femme si gentiment. Ils avaient de bons rapports avec la milliardaire puisque Eric Woerth dînait chez elle en janvier 2008 : pas surprenant que non seulement elle n’ait pas eu de contrôle fiscal mais qu’elle ait bénéficié d’un « remboursement » de 32 millions d’euros au titre du sinistre « bouclier fiscal ».

Même pas besoin de trace écrite d’intervention d’Eric Woerth, cela s’est fait tout « naturellement ».

Oui, le système Sarkozy est corrompu... qui en doute ? Pas Bolloré, pas Bettencourt, pas De Maistre, pas Pérol, pas Proglio, pas Val, pas Woerth…


Et là, point besoin de « preuves »supplémentaires, ni de fraude démontrée, et, à la limite, ce n’est pas cela qui compte, mais c’est un système politique de connivence, de services rendus et complices, un clan évident, insolent, tranquillement scandaleux, élevé au-dessus de la République et des droits du peuple…

Florence Woerth le reconnaît : « J’ai sous-estimé le conflit d’intérêt ». Cela ne lui est pas apparu dans sa gestion des affaires Bettencourt ? Juppé tient aussi, maintenant, qu’il s’agit d’un conflit d’intérêt. Christine Lagarde reprend le « conflit d’intérêt » : que ne l’a-t-elle dit lorsqu’il était au Budget ? De Villepin juge que les principes de l’état sont en cause : le voilà bien vertueux ! Combien de temps dans ces conditions, pour Woerth ? Autant que le prince Jean pour l’EPAD ? Mais si Woerth démissionne du poste de trésorier UMP, le reste tombera comme un domino : comment aura-t-il pu l’être si longtemps ? Ce serait une sauvegarde de bazar : qu’il cesse d’être ministre !

Sarkozy ne cesse de défendre « totalement et complètement » Woerth, « tête de pont » de son combat contre les retraites, avec la même fougue qu’il défendait son fils Jean, candidat à l’EPAD l’automne dernier.

Mais un autre ministre a flambé les cigares sur le compte de l’état, un autre a dépensé sans compter des frais d’avion, un autre s’est octroyé un drôle de permis de construire… C’est la marque du sarkozysme qui est en cause, il gouverne pour un petit clan de riches, ses potes du Fouquet’s, amis placés et obligés, ces financiers auxquels il promettait le règne des « subprimes », des « hedges funds », des prêts hypothécaires, ceux-là même qui, tous ensemble, nous ont précipité dans la crise et veulent nous la faire payer jusqu’à plus soif en cassant nos salaires, notre sécu, nos retraites.

Les minables diversions de Sarkozy sur les « économies » de l’état (il supprime une Garden party et fustige un ministre qui a usé d’un jet privé, mais achète un avion de 176 millions d’euros) ne feront ni diversion, ni illusion.

« Woerth pris dans la tourmente Bettencourt » disent les journaux : que la tourmente l’emporte au diable, vite, démission !

Gérard Filoche, le 2 juillet 2010



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