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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 17:40

 

Foule aux obsèques de trois palestiniens en Cisjordanie

 

ANABTA, Cisjordanie (Reuters) - Les obsèques de trois palestiniens, dont deux adolescents tués par l'armée israélienne en Cisjordanie occupée, ont rassemblé jeudi des milliers de personnes en colère.

 

La rive occidentale du Jourdain s'est embrasée ces derniers jours après la mort dans une prison israélienne d'un détenu palestinien atteint d'un cancer. Maïssara Abou Hamdeïa, 64 ans, purgeait une peine de réclusion criminelle à perpétuité pour une tentative d'attentat contre un café de Jérusalem en 2002.

 

Les responsables palestiniens, qui accusent Israël d'avoir été négligent en matière de soins médicaux, ont accordé des honneurs militaires au sexagénaire lors de ses obsèques à Hébron, en Cisjordanie. Des hommes cagoulés ont tiré des salves en l'air à l'arrivée de son corps dans une mosquée de la ville.

 

Lors des violences qui ont suivi son décès, quatre jeunes Palestiniens ont lancé mercredi des engins incendiaires sur un barrage de Tsahal aux environs de Tulkarem, selon la version de l'armée israélienne. Les soldats ont riposté, tuant deux jeunes palestiniens originaires de la localité voisine d'Anabta.

 

Les corps d'Amer Nassar, 17 ans, et de Naji Belbissi, 18 ans, leurs visages maculés de sang, ont été portés sur des brancards dans les rues noires de monde d'Anabta par des membres en uniforme des forces de sécurité palestiniennes.

 

« Vous les martyrs, reposez en paix. Nous poursuivrons le combat », scandait la foule au passage du cortège.

 

Après les funérailles, des dizaines de policiers palestiniens ont empêché des jeunes gens munis de pierres et de cocktails Molotov d'atteindre une tour de guet de Tsahal proche du lieu où Amer Nassar et Naji Belbissi ont trouvé la mort.

 

Des manifestants au visage masqué ont barré un grand axe routier menant à la ville voisine de Naplouse et ont lancé des pierres sur un barrage militaire israélien.

 

Egalement après les funérailles d'Abou Hamdeïa à Hébron, des dizaines de gens ont affronté les forces israéliennes. On dénombre plusieurs blessés légers.

 

Selon des statistiques du bureau de coordination des affaires humanitaires de l'ONU (OCHA), les forces israéliennes ont tué neuf palestiniens, principalement lors d'accrochages en Cisjordanie, depuis le premier janvier, contre trois lors de la même période de 2012.

 

TIRS DE ROQUETTE

 

Les autorités israéliennes, qui ont invité les responsables palestiniens à promouvoir un retour au calme, ont écarté l'idée selon laquelle couverait une troisième « intifada », ou soulèvement populaire, dans les territoires palestiniens conquis depuis la guerre de 1967 et où vivent désormais plus de trois cent quarante mille colons juifs.

 

« L'expression troisième intifada veut décrire un soulèvement et un chaos général. Personne ici doté d'une autorité ne pousse en direction d'une troisième intifada ou d'un soulèvement général », a assuré sur les ondes de la radio israélienne Amos Gilad, un haut responsable de la défense.

 

Le président de l'Autorité Palestinienne, Mahmoud Abbas, a déclaré que le recours à la force meurtrière de la part d'Israël montrait que l'Etat hébreu voulait « provoquer le chaos » dans les territoires palestiniens et éviter tout progrès vers un accord de paix.

 

La tension est aussi palpable à la frontière entre la bande de Gaza et Israël où, selon Tsahal, une roquette en provenance de l'enclave palestinienne a été tirée jeudi pour la troisième journée consécutive. Le projectile s'est écrasé, sans faire de victime ou dégâts, dans le sud de l'Etat hébreu.

 

Mardi, quelques heures après le tir de trois roquettes en provenance de la bande de Gaza, l'aviation israélienne avait bombardé l'enclave palestinienne pour la première fois depuis les huit jours de conflit en novembre. Deux nouvelles roquettes tirées de Gaza ont atteint le territoire israélien mercredi matin, sans faire de victimes, a dit l'armée israélienne.

 

Si les autorités israéliennes reconnaissent que le Hamas n'est pas à l'origine des derniers tirs, elles le tiennent responsable des actes commis dans la bande de Gaza, que le mouvement islamiste administre.

 

Ce regain de tension entre israéliens et palestiniens intervient avant la visite de John Kerry. Le nouveau secrétaire d'Etat américain, attendu en début de semaine à Jérusalem et à Ramallah, siège de l'Autorité Palestinienne en Cisjordanie, devrait militer auprès des deux camps en faveur d'une reprise des négociations de paix.

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 17:18

 

http://www.bellaciao.org/fr/spip.php?article134533

 

Dans une Espagne en voie de paupérisation aiguë, quelles résistances sociales

 

Réunions publiques en présence de Luis Serrano, secrétaire international de la CGT espagnole.

Mercredi 17 Avril 2013 à 19 heures à la bourse du travail d’Alès 7 Place Georges Dupuy 30 100 Alès

Jeudi 18 Avril 2013 à 19 heures à Pablo Neruda 1 Place Hubert Rouger 30 900 Nîmes

Vendredi 19 Avril 2013 à 19 heures à la Brasserie Le Dôme 2 Avenue Clémenceau 34 000 Montpellier

Alors que l’Espagne est touchée par un énième scandale de corruption de sa classe politique (avec en première ligne les dirigeants du Parti Populaire (PP), dont le chef de gouvernement Mariano Rajoy), le quotidien de la population atteint un paroxysme de précarité. Depuis l’explosion de la bulle immobilière en 2008, la situation sociale outre Pyrénées ne cesse de se dégrader.

Licenciements de masse dans le privé, réductions des emplois publics, salaires des fonctionnaires amputés, difficultés voire impossibilités à rembourser les prêts immobiliers et expropriations d’appartements et de maisons qui jettent à la rue des familles entières, une jeunesse sacrifiée qui ne voit que dans l’exil, en France, en Allemagne, en Angleterre ou en Amérique latine la seule possibilité de trouver du travail alors que cette même jeunesse est une des plus diplômées de l’Union Européenne et un taux de chômage qui dépasse désormais les vingt cinq pour cent. Le panorama social outre Pyrénées est alarmant. Et la situation n’est pas prête de s’améliorer.

Dans ce contexte de décrépitude sociale, des voix s’élèvent. Les manifestations, actions spectaculaires des indignados et les grèves ouvrières se succèdent même si elles manquent cruellement de coordination au delà des journées ponctuelles de grève générale comme celle du 14 novembre ou du 20 décembre 2012.

En chef de file de la contestation sociale : la CGT espagnole, organisation qui participe aux côtés de SUD au réseau européen des syndicats alternatifs. Forte de ses quatre vingt dix mille adhérents, la CGT espagnole joue un rôle non négligeable de vecteur de convergence des secteurs combatifs du mouvement syndical en agrégeant autour de ses initiatives et de ses mots d’ordre d’autres organisations syndicales et sociales.

Pour en débattre ensemble, l’union départementale solidaire du Gard vous invite à participer à une réunion publique, en présence de Luis Serrano, secrétaire international de la CGT espagnole.

Ce débat s’inscrit dans le cadre d’un cycle de débats que l’union départementale solidaire du Gard organisera les mois prochains intitulé les « débats solidaires ».

 

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4 avril 2013 4 04 /04 /avril /2013 16:55

 

http://www.europalestine.com/spip.php?article8215

 

Le tribunal de Bobigny condamne Air France pour discrimination raciale

 

Le tribunal de Bobigny (Seine-Saint-Denis) a condamné jeudi Air France pour sa collaboration coupable avec le racisme d’Etat israélien. La quatorzième chambre correctionnelle du tribunal a condamné la compagnie aérienne à dix mille euros d’amende pour discrimination raciale caractérisée, elle a ordonné la publication du jugement et a alloué trois mille euros (deux mille euros de préjudice et mille euros de « frais d’avocat ») à la victime, Horia Ankour, participante à la mission internationale « Bienvenue en Palestine ».

Le 15 avril 2012, alors qu’elle avait pris place à bord d’un avion d’Air France prêt à décoller de Nice vers Tel Aviv, Horia Ankour avait été approchée par une employée de la compagnie, qui lui avait posé la question suivante : « êtes-vous juive ? ».

Ayant répondu par la négative, Horia était alors rapidement sommée par le personnel d’Air France de redescendre à terre, les employés cachant mal leur gêne d’obéir à des pratiques aussi discriminatoires émanant, de leur propre aveu, des services israéliens.

Horia Ankour, élève infirmière à Carcassonne (Aude) avait alors porté plainte, sur les fondements du code pénal français qui réprime expressément la discrimination des personnes à raison de leur appartenance, ou non appartenance, réelle ou supposée, « à une race, une religion et une ethnie ».

Lors du procès, qui s’était tenu le 17 janvier dernier, l’avocat d’Air France, après avoir cherché sans succès à nier l’évidence des faits, avait eu recours à la classique « excuse » des lâches, « on a obéi aux ordres des israéliens ». Une salariée d’Air France, citée comme témoin, s’était pareillement retrouvée en posture peu flatteuse : « Je ne pense rien des ordres qui me sont donnés, je les exécute », avait-elle avoué.

A noter que la condamnation de jeudi dépasse les réquisitions du procureur, qui avait proposé une amende de cinq mille euros.

 

CAPJPO-EuroPalestine

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 19:39

 

http://www.huffingtonpost.fr/esther-benbassa/voile-laicite-france_b_2996696.html

 

http://www.estherbenbassa.eelv.fr/tribune-desther-benbassa-4-lois-pour-1-voile-islamique-huffington-post-2-avril-2013

 

Quatre lois pour un voile islamique

 

Mardi 2 Avril 2013

 

Par Esther Benbassa

 

Le 19 mars 2013, la Cour de cassation décidait d’annuler le licenciement d’une employée de la crèche privée Baby Loup ayant refusé d’enlever son voile sur son lieu de travail. Le même jour, la même Cour prenait un arrêt inverse, et validait cette fois le licenciement d’une employée portant un bonnet en guise de voile sur son propre lieu de travail, en l’occurrence une Caisse Primaire d’Assurance Maladie (CPAM).

 

Cacophonie laïque…

 

Ainsi la Cour établissait-elle une distinction entre les deux cas. Dans celui de la crèche Baby Loup, organisme de droit privé, elle estimait que la direction avait contrevenu aux dispositions au code du travail, aux termes desquelles les restrictions aux libertés, en l’occurrence la liberté religieuse, ne peuvent être justifiées que par rapport à la nature de la tâche accomplie et doivent être proportionnées au but recherché. A l’inverse, comme dans le cas de la CPAM, organisme de droit privé chargé d’une mission de service public, elle étendait l’interdiction de manifester leurs croyances religieuses par des signes extérieurs, ne s’imposant en principe qu’aux fonctionnaires, aux salariés travaillant dans ce type d’institutions, même lorsque leurs contrats sont régis par le code du travail.

 

L’application du principe de laïcité tourne ainsi au casse-tête juridique. Elle s’impose apparemment dans les services de l’Etat comme dans les organismes de droit privé chargé d’une mission de service public. Mais elle ne s’impose pas dans le secteur privé. A supposer, bien sûr, qu’une crèche privée, subventionnée par des fonds publics, et assurant quelque chose qui ressemble tout de même un peu à un service public, relève au sens strict du seul secteur privé.

 

Cette incertitude du droit pose évidemment question. Mais elle n’incite pas forcément à légiférer à nouveau. On a plutôt le sentiment que loin de résoudre le problème, l’extension du champ d’application du principe de laïcité ne fait que le compliquer. La cacophonie n’est jamais très loin à chaque fois qu’il s’agit de mettre ce principe en scène au moins autant qu’en pratique.

 

Derrière la laïcité, l’islam

 

D’autant que le sujet, derrière celui-là, en est souvent un autre : l’islam. Un islam prétendument en marche pour s’immiscer, pour s’imposer, aussi bien au cœur de l’Etat que dans toutes les strates de la société. Or cet islam, européen et français, a-t-il vraiment toutes les ambitions qu’on lui prête ? Et n’est-il bien loin de quelque velléité de conquête que ce soit ?

 

Ses membres essaient pour le moment de trouver du travail, de briser le plafond de verre, et de se faire accepter par un pays qui s’est abreuvé sans limite à la stigmatisation de l’islam sous le « règne » sarkozyste. Une stigmatisation qui a fini par tenir lieu, chez certains, de programme politique. A défaut de solutions concrètes clairement identifiables pour un pays en crise, en proie à un chômage galopant, et sombrant dans une dépression de plus en plus profonde.

 

La pente islamophobe a fourni des armes à l’extrême droite et a fait perdre la droite. La gauche au pouvoir a tout intérêt à faire preuve de sagesse face à la polémique qui est en train de monter autour de l’arrêt de la cour de cassation concernant l’employée de la crèche Baby Loup. Ce n’est là que le second ou le troisième acte d’un drame dont les premières scènes ont été jouées sous le régime précédent. De fait, la droite est montée immédiatement en première ligne, avec cette tribune publiée dans Le Monde du jeudi 28 mars où François Fillon écrivait : « c’est la laïcité qui nous permet d’unir dans la paix et le respect réciproque croyants et non-croyants ».

 

Le principe de laïcité, un principe de division ?

 

Eh bien justement ! Prenons au mot l’ancien Premier ministre ! Et regardons les choses en face. Pour le moment, c’est la laïcité, ou plutôt la conception que la droite en a produite, et que la gauche a souvent relayée, qui aujourd’hui nous divise. Elle divise les laïcs, elle divise les féministes, elle divise les antiracistes. Elle divise les citoyens musulmans et tous les autres. La laïcité nous rassemblerait si elle était respectée comme le stipule l’article 1 de la loi de 1905, aux termes duquel la république « assure la liberté de conscience » et « garantit le libre exercice des cultes ».

 

Certes, quelques cultes ne sont nullement « dérangés » par nos accès de fièvre laïque.

 

D’autres oui. Et surtout, et même uniquement, l’islam. La république ne réussit pas à établir des relations apaisées (un mot fétiche de notre président, je crois) avec une religion qu’elle considère comme lui étant foncièrement hostile et inassimilable.

 

Ne soyons pas angéliques, certes. L’islam français est travaillé aussi par de redoutables forces extrémistes. L’affaire Mérah n’en est que l’un des témoignages, le plus violent et le plus spectaculaire. On ne répétera pas, pourtant, que tous les musulmans ne sont pas extrémistes. Tout le monde le répète, mais personne ne veut l’entendre. C’est devenu une rengaine pour se donner bonne conscience.

 

Laissons plutôt tranquilles l’islam et les musulmans de notre continent. Au-delà de la lutte policière, pour nous protéger du pire, nos armes principales, sur le fond, sont bien connues.

 

L’éducation, la formation, l’insertion dans le monde du travail. Et j’entends un travail en cohérence avec la formation reçue. En continuant à traiter les citoyens de religion musulmane comme des citoyens de second rang, en acceptant que l’égalité de traitement ne soit pas une règle sans exception, nous ouvrons largement nos portes à ces extrémistes, justement, qui prospèrent sur la misère, la relégation, la marginalisation, et la déception. Ce ne sont pas de bonnes paroles qui changeront les choses, mais des actes.

 

Un, deux, trois, quatre, qui dit mieux ?

 

Bientôt quatre lois sur le voile ! Qui dit mieux ? Si ce n’est pas du harcèlement, c’est quoi ? En 2004, la loi interdisant les signes religieux ostensibles dans l’école publique.

 

En 2010, loi contre le niqab, porté par une poignée de femmes musulmanes, dont bon nombre de converties venues du christianisme. Plus récemment encore, en 2012, vote au Sénat (pas encore à l’Assemblée), d’une loi visant à régir le port du foulard des nounous musulmanes jusque dans leur domicile ! Et bientôt, sans doute, une loi encore pour étendre l’application du principe de laïcité aux entreprises privées.

 

Le port du voile peut choquer les personnes qui sont engagées dans la lutte pour l’émancipation des femmes. Il ne suscite pas chez moi d’enthousiasme particulier. Je suis consciente, comme d’autres, qu’il peut être le signe infériorisant d’une intolérable domination masculine. Je sais aussi qu’il tire sa signification religieuse d’une lecture particulière et non obligatoire d’un verset du Coran, qui appelle plutôt à la « pudeur » qu’à autre chose.

 

Entre revendication identitaire féminine, contrôle social, mode, souci de se protéger du harcèlement masculin, coutume familiale, abus d’autorité des mâles de la famille, influence d’un prosélytisme radical, et bien sûr, et sans doute avant tout, simple et autonome conviction religieuse des individus, serons-nous donc en mesure de choisir ?

 

Cette polysémie nous engage à plus de modestie. Avant de crier au loup, si je puis dire.

 

Retour au réel

 

Non, l’Europe n’est pas livrée sans défense aux ambitions d’un islam conquérant. Les musulmans ne sont ni assez nombreux ni assez puissants pour nous assiéger. Le complotisme est une manie d’extrême droite que la droite a faite sienne, et qu’elle a distillée jour après jour pour occulter son incapacité à améliorer le sort des Français.

 

Hélas, les esprits de nos concitoyens en sont tout imprégnés. Et s’ils se tournent un jour massivement vers le FN, ce ne sera ni à cause des musulmans, ni à cause des étrangers, ni parce que nous aurons fait preuve de laxisme en matière de laïcité, mais parce que la crise aura perduré, et le chômage, et la baisse régulière du pouvoir d’achat.

 

Au lieu de nous lancer dans une nouvelle polémique autour de la laïcité, sujet inépuisable et seule valeur républicaine encore en mesure de rassembler un peu (et de nous distraire du reste), tâchons de mettre en œuvre des moyens rationnels plutôt que coercitifs pour gérer cette question complexe. Pour donner l’exemple, appliquerons-nous le même traitement aux « crèches et écoles juives qui, à Paris notamment, reçoivent des aides municipales et publiques, (et qui) doivent être soumises aux mêmes règles de neutralité, de laïcité et d’égalité » (Elisabeth Badinter, Le Monde, 29 mars 2013) ? Ainsi montrerions-nous qu’il ne s’agit pas de stigmatiser l’islam, mais d’assurer un respect unanime des règles du vivre-ensemble. Et que notre laïcité n’est pas à deux vitesses.

 

La France a déjà été condamnée à plusieurs reprises par la Cour Européenne des Droits de l’Homme pour non-respect de la liberté religieuse. Notre gestion de la laïcité n’est manifestement pas en phase avec le contexte né de l’immigration massive depuis les trente glorieuses, d’un retour au religieux, et de l’émergence, indissociable, de nouvelles revendications identitaires.

 

Quand on colmate d’un côté, ça fuit de l’autre

 

La force du droit s’effondre lorsque la loi est injuste, et vise les uns plutôt que les autres. Pour rendre toute leur force aux dispositions déjà existantes en la matière, luttons déjà contre les discriminations. Tâchons d’y voir plus clair. Faisons émerger des solutions concrètes, sur le terrain, plutôt que de légiférer à outrance. Nos lois contre les signes religieux ostensibles et contre le niqab n’ont pas réglé tous les problèmes. La preuve, quand on colmate d’un côté, ça fuit de l’autre. Manifestement, on s’y est fort mal pris.

 

Pendant ce temps, les musulmans apparaissent plus que jamais aux yeux du public comme un problème insoluble. Alors que le problème est aussi de l’autre côté qui, par conservatisme, par frilosité, par manque d’imagination, s’arcboute sur une conception rigide de la laïcité, de plus en plus impraticable. Cela ne signifie pas que la laïcité ne soit pas un bien commun. Au contraire. Nos concitoyens musulmans ne le revendiquent pas moins que les autres et souhaiteraient le partager avec tous. Mais sommes-nous vraiment prêts à les accepter, ces concitoyens musulmans, y compris lorsqu’il leur arrive d’être croyants et pratiquants, sans pousser les hauts cris à la vue du moindre bout de tissu sur une tête de femme ?

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 19:26

 

Affaire de corruption en Espagne, l’infante inculpée

 

MADRID (Reuters) - L'infante Cristina, fille du roi d'Espagne Juan Carlos, a été inculpée mercredi dans le cadre d'une enquête pour détournement de fonds visant son mari, a-t-on appris de source judiciaire.

 

Le juge d'instruction Jose Castro, chargé du dossier, a convoqué Cristina de Borbon y Grecia, 47 ans, pour une audition le 27 avril, ajoute-t-on, confirmant des informations de presse.

 

Elle sera interrogée sur des détournements d'argent public et des fraudes fiscales d'un montant de six millions d'euros commis par son mari, Inaki Urdangarin, lorsqu'il dirigeait l'organisation caritative Noos.

 

On ignore quelles charges ont été retenues à l'encontre de la princesse qui faisait partie de l'organisation. Le palais royal n'a fait aucun commentaire.

 

Le juge Castro, qui a pu consulter des courriers électroniques dans lesquels Inaki Urdangarin demandait à sa femme des conseils dans la gestion d'affaires, a dit disposer d'éléments démontrant la complicité de la princesse.

 

Des experts judiciaires ont expliqué que le magistrat construisait un dossier qui pourrait déboucher sur un procès impliquant le couple.

 

« La loi est la même pour tous », a affirmé le juge dans un bref communiqué à l'appui de son ordonnance, reprenant les propos du roi Juan Carlos dans son allocution de Noël en 2011.

 

Le magistrat a précisé avoir décidé d'inculper Cristina afin de s'assurer qu'elle témoignera en personne et ne s'abritera pas derrière la loi espagnole pour échapper à une comparution.

 

Pour Manuel Villoria, spécialiste des questions de corruption et professeur de sciences politiques à l'université Juan Carlos, ces charges sont « dévastatrices » pour la famille royale espagnole.

 

« Il (le juge) affirme considérer Cristina comme complice et que (Urdangarin) n'aurait pas pu agir sans son aide. Elle était au courant et elle ne l'a pas empêché », a expliqué Villoria.

 

Inaki Urdangarin a comparu fin février devant un tribunal de Majorque pour répondre des accusations de fraude fiscale et de détournement d'argent qui pèsent contre lui, un scandale qui a fortement écorné l'image de la monarchie espagnole.

 

Cet ancien joueur de handball professionnel est accusé d'avoir utilisé ses relations afin de remporter des contrats publics pour organiser des événements sur l'île de Majorque et ailleurs en Espagne.

 

Le roi Juan Carlos, 75 ans, qui a longtemps bénéficié de l'admiration des espagnols pour le rôle qu'il joua dans le rétablissement de la démocratie, est aujourd'hui la cible de critiques de ses compatriotes mécontents de son style de vie dispendieux, des rumeurs d'adultère et des accusations de corruption.

 

Le souverain et sa femme Sofia ont tenté de prendre leurs distances avec leur gendre qui n'est plus invité aux festivités de la famille et dont les photos ont été retirées du site officiel.

 

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3 avril 2013 3 03 /04 /avril /2013 19:16

 

Un proche de Marine Le Pen a ouvert le compte de Jérôme Cahuzac

 

PARIS (Reuters) - Le compte suisse dont l'existence a été reconnue par l'ancien ministre du budget Jérôme Cahuzac a été ouvert en 1992 par Philippe Peninque, un proche de la présidente du Front national Marine Le Pen, écrit mercredi www.lemonde.fr .

 

Florian Philippot, vice-président du Front National, a confirmé ce fait tout en soulignant que vouloir mêler la dirigeante du parti à l'affaire Cahuzac était une « grossière manoeuvre de diversion ».

 

« Marine Le Pen est avocate, a des amis avocats, en 1992 l'un d'entre eux, a ouvert un compte, oui. Ce n'est pas ça qui est illégal, ce qui est illégal, c'est de ne pas déclarer l'argent qu'il y a sur le compte à l'étranger », a-t-il dit sur iTélé.

 

Interrogé par le quotidien, Philippe Peninque, un ancien avocat spécialisé dans les montages fiscaux explique avoir aidé Jérôme Cahuzac, avec lequel il avait une relation amicale, à ouvrir un compte.

 

Il précise en avoir informé la dirigeante du Front National. « Je lui ai dit que j'étais ami avec Cahuzac et peut-être que dans le cadre de mon activité professionnelle, j'avais ouvert ce compte ».

 

Marine Le Pen a demandé mercredi la démission du gouvernement et la dissolution de l'assemblée nationale à la suite de l'affaire Cahuzac. « Nous allons apprendre que le président et le premier ministre étaient en réalité au courant depuis plusieurs semaines de la véracité de ce qui était reproché à Jérôme Cahuzac », a-t-elle dit sur iTélé.

 

Philippe Peninque, présenté comme un conseiller de la présidente du Front National, affirme que sa démarche auprès de l'ancien ministre du budget, alors médecin, n'avait rien d'illégal.

 

« Ce qui est illégal c'est de ne pas déclarer un compte, pas d'aider à l'ouvrir. Jérôme Cahuzac avait besoin d'un compte, je l'ai aidé à l'ouvrir », dit-il au Monde.

 

Jérôme Cahuzac aurait eu des liens avec Philippe Peninque, ancien membre du GUD, syndicat étudiant d'extrême droite, par le biais de son épouse Patricia, cousine de l'associé de ce dernier dans un cabinet d'avocats parisiens.

 

Philippe Peninque fait également partie d'Egalité et Réconciliation, l'association fondée par Alain Soral, un ancien communiste qui a été membre du comité central du Front National de 2007 à 2009.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 21:04

 

 

Saccage de journaux à Bagdad pour un article sur un imam chiite

 

 

BAGDAD (Reuters) - Des hommes armés de pistolets, de couteaux et de barres de fer ont saccagé lundi les locaux de trois journaux de Bagdad pour protester contre un article concernant un religieux chiite, ont indiqué la police et des responsables des organes de presse.

 

Yasir Tallas, rédacteur en chef d'Addustour, a raconté à Reuters qu'une cinquantaine d'assaillants en civil avaient pénétré de force dans le bâtiment, molesté des journalistes et brisé des ordinateurs, des imprimantes et des bureaux.

 

Selon une source policière, certains employés ont été blessés et deux agresseurs ont été interpellés.

 

« Un groupe d'hommes nous a attaqués et a mis le feu aux archives du journal. Ils ont menacé de nous tuer si le journal publiait des insultes contre ceux à qui ils ont promis allégeance. Ce groupe est bien connu du gouvernement », a ajouté Yasir Tallas.

 

Addustour avait publié un article sur un chef religieux chiite devant présider une prière publique dans la ville sainte de Kerbala.

 

Les attaques de lundi illustrent l'influence constante des milices extrémistes islamistes, qui cherchent à imposer leurs vues sur la vie politique irakienne.

 

Depuis la chute de Saddam Hussein, les médias ont proliféré en Irak. Les irakiens ont aujourd'hui le choix entre environ deux cent publications, une soixantaine de radios et une trentaine de chaînes de télévision.

 

Mais nombre d'organes de presse sont sous le contrôle d'organisations religieuses ou de partis politiques qui les utilisent comme bon leur semble.

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 20:51

 

 

Troubles après la mort d’un détenu palestinien en Israël

 

 

JERUSALEM (Reuters) - Les autorités de la prison de Ramon dans le sud d'Israël ont eu recours à des tirs de gaz lacrymogène pour réprimer des troubles de la part de prisonniers palestiniens protestant contre la mort d'un détenu décédé d'un cancer en phase terminale.

 

Condamné à la réclusion à perpétuité en 2002 pour avoir participé à une tentative d'attentat contre un café de Jérusalem, Maysara Abou Hamdeya, 64 ans, est mort dans un hôpital israélien alors qu'une procédure de libération anticipée était à l'étude.

 

Les médecins israéliens avaient établi qu'Hamdeya souffrait d'un cancer en phase terminale. Son décès est de nature à ranimer les tensions en Cisjordanie.

 

« Le gouvernement israélien dans son intransigeance et son arrogance a refusé de répondre aux efforts palestiniens pour sauver la vie de ce prisonnier », a commenté le président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas, devant les membres de son parti à Ramallah.

 

A la prison de Ramon, des détenus ont jeté divers objets sur les gardiens qui ont répliqué par des tirs de gaz lacrymogène, a précisé un porte-parole des services pénitentiaires.

 

Trois prisonniers et six gardiens ont été traités pour avoir inhalé des gaz.

 

Abou Hamdeya est le deuxième Palestinien à mourir en détention en Israël cette année, après Arafat Djaradat, 30 ans, décédé à la suite d'un interrogatoire.

 

Des responsables palestiniens avaient estimé que Djaradat avait été victime de tortures.

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 20:30

 

 

La garde à vue de Jean Noël Guérini suspendue après un malaise

 

 

MARSEILLE (Reuters) - La garde à vue de Jean-Noël Guérini a été suspendue mardi en raison d'un malaise cardiaque du président socialiste du conseil général des Bouches-du-Rhône, apprend-on de source judiciaire.

 

Le sénateur PS a été pris d'un malaise en fin d'après-midi et transporté dans le service de cardiologie de l'hôpital de la Timone à Marseille. Il était conscient, dit-on de même source, sans donner de précision sur le degré de gravité de son malaise.

 

Jean-Noël Guérini et son frère Alexandre ont été placés en garde à vue dans la matinée dans les locaux de la section de recherche de la gendarmerie de Marseille, dans le cadre d'un dossier connexe à l'instruction sur des malversations présumées concernant les marchés publics de la région marseillaise.

 

La garde à vue d'Alexandre Guérini se poursuit normalement, a-t-on ajouté de même source.

 

Le juge d'instruction Charles Duchaine avait obtenu début décembre la levée de l'immunité parlementaire de Jean-Noël Guérini, soulignant dans son argumentaire le « caractère mafieux » d'une affaire dont les ramifications mènent vers des figures du grand banditisme, dont plusieurs ont été mises en examen.

 

L'audition de l'élu socialiste avait été reportée en début d'année en raison de problèmes de santé, puis d'une méningite virale du magistrat.

 

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2 avril 2013 2 02 /04 /avril /2013 20:07

 

 

Jérôme Cahuzac avoue avoir un compte à l’étranger

 

 

PARIS (Reuters) - Jérôme Cahuzac a avoué mardi détenir un compte bancaire à l'étranger depuis environ vingt ans, ce qu'il avait toujours nié jusqu'ici, et demandé « pardon » à François Hollande, au gouvernement et à l'assemblée nationale pour avoir menti.

 

Les aveux de l'ancien ministre du budget, qui a été contraint à la démission il y a deux semaines après l'ouverture d'une information judiciaire sur ce compte à l'époque encore présumé, ont provoqué un choc dans la classe politique.

 

François Hollande qui, comme le gouvernement, avait maintenu sa confiance à l'un des membres les plus importants de son équipe sur la foi des dénégations de Jérôme Cahuzac, a pris acte « avec grande sévérité » de ces aveux.

 

« En niant l'existence de ce compte devant les plus hautes autorités du pays ainsi que devant la représentation nationale, il a commis une impardonnable faute morale. Pour un responsable politique, deux vertus s'imposent : l'exemplarité et la vérité », a déclaré le président français dans un communiqué.

 

Jérôme Cahuzac a confirmé mardi l'existence de ce compte lors d'une entrevue, à sa demande, avec les juges d'instruction Roger Le Loire et Renaud Van Ruymbeke, qui ne lui ont pas posé de questions, a-t-on appris de source judiciaire.

 

Ils l'ont mis en examen pour « blanchiment de fraude fiscale » et « blanchiment de fonds provenant de la perception par un membre d'une profession médicale d'avantages procurés par une entreprise dont les services ou les produits sont pris en charge par la Sécurité sociale », a-t-on précisé de même source.

 

« DÉVASTÉ PAR LE REMORDS »

 

« Je les ai informés de ce que j'avais d'ores et déjà donné les instructions nécessaires pour que l'intégralité des actifs déposés sur ce compte, qui n'a pas été abondé depuis une douzaine d'années, soit environ six cent mille euros, soient rapatriés sur mon compte bancaire à Paris », dit Jérôme Cahuzac sur son blog.

 

« Au président de la république, au premier ministre, à mes anciens collègues du gouvernement, je demande pardon du dommage que je leur ai causé », ajoute-t-il. « J'ai été pris dans une spirale du mensonge et m'y suis fourvoyé. Je suis dévasté par le remords ».

 

L'affaire avait été révélée par Mediapart en décembre 2012 et Jérôme Cahuzac avait immédiatement répliqué par une plainte en diffamation contre le site d'informations sur internet.

 

Le ministre avait nié en conseil des ministres et devant l'assemblée avoir jamais détenu un compte à l'étranger.

 

« Je n'ai pas, je n'ai jamais eu de comptes à l'étranger ni maintenant, ni avant », avait-il dit le 5 décembre devant les députés et même l'opposition de droite l'avait épargné.

 

Jérôme Cahuzac a pris l'initiative de demander un rendez-vous aux deux magistrats du pôle financier du Tribunal de grande instance (TGI) de Paris, qui avaient été désignés le 20 mars pour enquêter après l'ouverture d'une information judiciaire.

 

Le Canard enchaîné affirme que des transferts pour un million d'euros auraient été réalisés vers un compte suisse à la banque UBS dans les années 1990. Ce compte aurait été dans un premier temps fermé et son contenu transféré vers un compte domicilié dans une autre banque suisse, Reyl and Company.

 

Ce dernier aurait été à son tour fermé en 2010 et son contenu viré sur un compte de la succursale de Reyl and Company à Singapour, sur lequel il resterait environ cinq cent mille euros.

 

L'Elysée a dit n'avoir pas été mis au courant des intentions de Jérôme Cahuzac de passer aux aveux.

 

« MONTÉE DES EXTRÉMISMES »

 

Un témoin auditionné pendant l'enquête préliminaire de police a indiqué que les sommes versées sur le compte suisse proviendraient de laboratoires pharmaceutiques avant le début de sa carrière politique, alors qu'il était chirurgien, a rapporté le parquet de Paris.

 

L'information a fait l'effet d'une bombe dans le monde politique, et d'abord à l'assemblée nationale, où de nombreux députés ont réclamé sa démission du Palais Bourbon.

 

« Je suis effaré, c'est un choc, un véritable choc », a déclaré le député PS Razzy Hammadi. « Notamment pour l'image que peuvent avoir de nous nos concitoyens. C'est dur, c'est rude ».

 

Pour le député UMP Philippe Gosselin, « c'est un discrédit complet, discrédit et déshonneur ».

 

« Mentir à la justice de son pays, mentir au président de la république qui soi-disant voulait une république irréprochable, mentir à la représentation nationale », a-t-il ajouté. « Donc je crois que Jérôme Cahuzac n'a rien à faire dans ces lieux, il ne doit pas revenir à l'assemblée nationale ».

 

Charles de Courson, député UDI (centriste) a souligné que cette affaire risquait de « faire monter tous les extrémistes de ce pays qui disent tous pourris ».

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