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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 21:15

http://www.essonneinfo.fr/91-essonne-info/88772/le-pg-91-renouvelle-ses-instances

Le Parti de Gauche de l'Essonne renouvelle ses instances

Par Julien Monier

Lundi 15 Février 2016

Le mouvement de Jean-Luc Mélenchon se dote de deux nouveaux co-secrétaires pour l’Essonne. Sylvère Cala et Pascale Prigent doivent coordonner le Parti de Gauche de l'Essonne jusqu'aux élections présidentielles.

Du changement dans les instances politiques essonniennes, Après le Mouvement Démocrate qui a changé récemment de président et la bataille pour la direction de la fédération des Républicains, c’est au tour du Parti de Gauche d’effectuer un changement de direction. Deux co-secrétaires coordonnent l’activité du Parti de Gauche dans le département selon les statuts du parti. Les deux responsables jusqu’à présent, Mounia Benaili et Alain Lamour laissent donc leur fonction après trois ans de mandat à la tête du Parti de Gauche de l’Essonne.

Sylvère Cala, responsable du Parti de Gauche à Orsay, et Pascale Prigent, conseillère municipale d’opposition à Corbeil-Essonnes, sont choisis par les membres du Parti de Gauche de l'Essonne comme nouveaux co-secrétaires départementaux. Ils prennent leur fonction au moment où leur leader, Jean-Luc Mélenchon, vient d’annoncer sa candidature pour les élections présidentielles de 2017. « Nous le soutenons pour les élections présidentielles, même si la campagne s’organisera autour d’une plateforme, il n’est pas que le candidat du Parti de Gauche », indique Pascale Prigent, nouvelle co-secrétaire, « chacun peut s’inscrire et créer un groupe de soutien » précise-t-elle.

Son parti gardera cependant un rôle durant la campagne pour les élections présidentielles, puisque le Parti de Gauche « appuiera la campagne et pourra être d’une aide logistique », ajoute-t-elle. La nouvelle responsable espère ainsi que la candidature de l’ancien sénateur de l’Essonne dépassera le cadre de son propre parti et que ses militants y « trouvent leur place, sans en prendre trop ».

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15 février 2016 1 15 /02 /février /2016 21:02

Des hôpitaux touchés en Syrie, Ankara menace les kurdes syriens (Reuters)

La Turquie ne permettra pas que la ville syrienne d'Azaz, tenue par des insurgés au nord-ouest d'Alep, tombe aux mains des miliciens kurdes des unités de protection du peuple (YPG), a averti, Lundi 15 Février 2016, le premier ministre turc, Ahmet Davutoglu.

Un hôpital et une école d'Azaz, près de la frontière turque, ont été bombardés, Lundi 15 Février 2016, probablement par des avions russes, et des témoins font état de la mort de quatorze civils.

Au moins cinq missiles ont atteint l'hôpital, dans le centre-ville, et une école voisine qui héberge des réfugiés fuyant une grande offensive de l'armée syrienne dans la région d'Alep.

A Marat Nouman, dans la province d'Idlib, dans le nord-ouest, une autre attaque aérienne a frappé un hôpital soutenu par Médecins Sans Frontières (MSF) et fait au moins sept morts et huit disparus.

Selon le président de MSF France, Mego Terzian, cette frappe a été menée « soit par le gouvernement syrien, soit par la Russie ».

L'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH) précise qu'un infirmier a été tué dans cette attaque. Cinq infirmières, un infirmier et un médecin sont portés disparus.

Toujours à Marat Nouman, l'OSDH ajoute qu'une frappe a aussi visé l'hôpital national, au nord de la ville, et tué deux membres du personnel médical.

L'offensive gouvernementale dans la région d'Alep, appuyée par l'aviation russe et des miliciens chiites, a conduit les forces loyalistes à vingt cinq kilomètres de la frontière turque.

La Turquie met en garde les kurdes syriens

Les combattants kurdes en ont profité pour reprendre du terrain aux rebelles et étendre leur présence le long de la frontière.

Les YPG, soutenues par les Etats-Unis, sont liées au parti de l’union démocratique (PYD), qu'Ankara tient pour une émanation du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et considère à ce titre comme une organisation terroriste.

Parlant à des journalistes dans l'avion qui le conduisait en visite en Ukraine, Ahmet Davutoglu a précisé que les kurdes auraient pris le contrôle d'Azaz et de Tal Rifaat, plus au sud, si l'artillerie turque n'avait pas enrayé leur progression durant le week-end.

« Des éléments des YPG ont été contraints de se retirer des environs d'Azaz. S'ils reviennent, la réaction sera des plus sévères. Nous ne permettrons pas la chute d'Azaz », a dit le premier ministre turc.

Les combattants kurdes, a-t-il poursuivi, doivent aussi se retirer de la base aérienne de Menagh, au nord d'Alep, dont ils ont pris le contrôle, faute de quoi cette base sera rendue « inutilisable ».

Ahmet Davutoglu a aussi conseillé aux YPG de ne pas chercher à s'étendre à l'est de la région d'Afrine ou à l'ouest de l'Euphrate, une « ligne rouge » fixée par Ankara.

Aucun soldat turc en Syrie, affirme Ankara

Pour la troisième journée consécutive, l'artillerie turque a bombardé Lundi 15 Février 2016 des positions des YPG en Syrie à la suite d'une attaque contre un poste-frontière de la province d'Hatay, a annoncé le ministère turc des affaires étrangères.

Le ministre turc de la défense, Ismet Yilmaz, a toutefois affirmé que la Turquie n'avait pas envoyé de troupes en Syrie et n'envisageait pas de le faire, contrairement à ce qu'affirme Damas.

« Ce n'est pas vrai », a-t-il déclaré devant une commission parlementaire.

« Il n'est aucunement question que des soldats turcs entrent en Syrie ».

Selon le gouvernement syrien, des forces terrestres turques faisaient partie d'un groupe d’une centaine d’hommes entrés en Syrie Samedi 13 Février 2016 à bord de douze véhicules tout-terrain équipés de mitrailleuses lourdes pour venir en aide aux insurgés.

Ismet Yilmaz a également démenti les informations selon lesquelles des avions saoudiens étaient arrivés sur la base aérienne turque d'Incirlik, dans le cadre de préparatifs contre l'Etat Islamique, tout en expliquant qu'il avait été décidé que Ryad puisse envoyer quatre F-16.

L'armée turque a par ailleurs annoncé qu'un de ses hommes avait été tué, Dimanche 14 Février 2016 vers 19 heures 15, lors de heurts, à la frontière turco-syrienne dans le secteur de Yayladagi, entre les forces de sécurité turques et un groupe qui cherchait à entrer en Turquie.

Le président américain Barack Obama a appelé Dimanche 14 Février 2016 la Russie à cesser de bombarder les rebelles « modérés » en Syrie.

La France a également lancé un appel en ce sens.

Le premier ministre russe Dmitri Medvedev, pour sa part, a déclaré que la Russie n'avait pas l'intention de maintenir éternellement sa présence militaire en Syrie.

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 17:03

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/02/13/crise-des-refugies-le-discours-de-fermete-de-manuel-valls_4864979_3214.html

Manuel Valls joue la fermeté face à Angela Merkel

Au pas de charge, en marge de son déplacement au sommet de Munich sur la sécurité, Manuel Valls a visité, Samedi 13 Février 2016, un centre d’accueil temporaire pour réfugiés, installé dans la banlieue de la capitale bavaroise.

Durant vingt-cinq petites minutes à peine, le premier ministre français a remonté les allées de cette ancienne caserne militaire reconvertie, sans s’entretenir avec un seul réfugié accueilli sur place, ni afficher la moindre empathie sur la question des migrants alors que ce dossier divise toujours les pays européens. Au contraire, Manuel Valls a voulu envoyer sur place un signal très clair de fermeté, voire de fermeture. « Je suis venu faire passer un message d’efficacité et de fermeté », a-t-il déclaré. Un message qui peut se résumer d’une phrase selon le chef du gouvernement, « l'Europe ne peut accueillir davantage de réfugiés ».

A Munich, Manuel Valls a rappelé que Paris n’est « pas favorable » à la mise en place d’un mécanisme de répartition des migrants dans l’Union Européenne, comme le propose la chancelière allemande Angela Merkel. Au mois de septembre 2015, François Hollande s’était montré plutôt ouvert à un tel mécanisme, après l’émotion mondiale provoquée par la photo d’Aylan Kurdi, cet enfant kurde retrouvé mort noyé sur une plage en Turquie. Mais depuis, l’aggravation de la crise des migrants et les attentats du mois de novembre 2015 à Paris ont de nouveau durci la position française.

Manuel Valls demande désormais à s’en tenir simplement à l’accord de « relocation » européen portant sur l’accueil de cent soixante mille réfugiés, dont trente mille pour la France. « Nous ne sommes pas favorables à un mécanisme permanent de relocalisation. Le temps maintenant est de mettre en oeuvre ce qui a été discuté et négocié, des centres d’enregistrement des migrants arrivant dans l’Union Européenne et des contrôles aux frontières extérieures », a déclaré le premier ministre, Samedi 13 Février 2016, lors d’une rencontre avec la presse allemande. « La France s’est engagée pour trente mille réfugiés. Dans le cadre de ces trente mille, nous sommes toujours prêts à accueillir des réfugiés, mais pas plus », a-t-il ajouté.

Manuel Valls favorable à des solutions extra-européennes

Alors qu'Angela Merkel cherche à créer une « coalition » de pays européens volontaires pour accueillir les migrants, l’Allemagne a déjà ouvert ses frontières à plus d’un million de personnes ces derniers mois, Manuel Valls s’est fermement opposé à cette solution. « Il faut être réaliste, quels pays vont accueillir plus de migrants ? La Suède, le Danemark et la Finlande, ont déjà beaucoup accueilli. Le Royaume Uni, je ne vous fais pas un dessin. L’Italie peut à tout moment être confrontée à une nouvelle vague venue de Libye », a-t-il déclaré. Pour le premier ministre, les solutions ne peuvent être qu’extra-européennes, « les solutions sont au Levant, en Turquie, en Jordanie et en Méditerranée ».

S’il salue « la mobilisation et la capacité d’accueil des allemands », il a également ironisé sur la position très libérale de la chancelière Angela Merkel. « Il y a quelques mois, les médias français demandaient où était l'Angela Merkel française, ou voulaient donner le prix Nobel à la chancelière. Aujourd’hui, je constate les résultats », a-t-il glissé Vendredi 12 Février 2016 lors d’une rencontre avec la presse française.

Pour Manuel Valls, la question des migrants est devenue un sujet sous haute tension politique, aussi bien en France que dans l’ensemble de l’Europe. « Nos concitoyens expriment une inquiétude croissante devant le sentiment que l’Europe a perdu le contrôle de la situation et la maîtrise de son destin. Des tensions communautaires sont apparues, en Allemagne mais aussi en Europe. Les partis populistes continuent de prospérer, y compris en France, c’est le moins que l’on puisse dire », a-t-il expliqué, faisant référence à la montée du Front National.

Il souhaite donc que la politique d’accueil de l’Union Européenne soit désormais bien plus restrictive. « Dire à tous de venir peut finir par détruire les fondements de l’Europe », estime-t-il. Pour Manuel Valls, « il faut un contrôle assuré des frontières extérieures de l’Union Européenne, sinon ce sera le retour des frontières intérieures ». Un discours dur et alarmiste à quelques jours du sommet des dirigeants européens à Bruxelles, Jeudi 18 Février et Vendredi 19 Février 2016, qui doit notamment se pencher sur l’afflux des réfugiés en Europe.

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 16:34

http://www.unitepopulaire-fr.org/2016/02/12/cest-la-fin-pour-le-gouvernement-syriza-anel-le-pays-court-a-des-bouleversements

C'est la fin pour le gouvernement SYRIZA ANEL

Le pays court à des bouleversements

Editorial d'Iskra

Samedi 6 Février 2016

Gouvernement fantoche de coalition pour le mémorandum ou fuite à Waterloo vers des élections ? Ce que projette Alexis Tsipras

L'issue, c'est un front populaire d'action, avec un programme radicalement anti mémorandum, une monnaie nationale et une rupture avec l'Union Européenne allemande

La grève générale du Jeudi 4 Février 2016 n’a pas été simplement réussie. Elle a constitué un séisme politique et social de première grandeur qui a secoué de fond en comble le gouvernement et plus généralement le monde politique du mémorandum.

Une réussite sans précédent

Cette grève générale s’est caractérisée par deux événements impressionnants et vraisemblablement sans précédent.

D’abord, le mouvement réunissait les travailleurs salariés, les travailleurs indépendants des villes et la paysannerie petite et moyenne sur des objectifs communs, contre la destruction du système d’assurance sociale et le pillage fiscal. Jamais peut-être une telle action combattive, d’une majorité tellement importante, n’avait été aussi visible et évidente, entraînant d’importants prolongements politiques.

Le deuxième élément nouveau est la réussite impressionnante de la grève dans toutes les régions de Grèce, avec des rassemblements encore plus imposants et vraisemblablement sans précédent dans les villes de province, petites et grandes, où le monde des commerçants et des agriculteurs a marqué très fortement sa présence, à un point jamais vu.

Ce qui caractérise cette « insurrection » singulière du Jeudi 4 Février 2016, c’est d’abord l’irruption impétueuse, sur la scène politique, des couches moyennes inférieures brutalement paupérisées et de la petite et moyenne paysannerie ruinée. C'est aussi un réveil combatif, une révélation sans précédent de la province qui va jusqu’à « déborder » la région de la capitale habituellement en première place.

La mobilisation du Jeudi 4 Février 2016 n’est certainement pas un feu de paille. Il est sûr qu’elle aura des suites, le défi est de savoir si elle pourra s’orienter de façon plus claire et plus profonde vers un renversement démocratique de la politique de mémorandum. C'est l’objectif porté par la gauche qui respecte le passé et ses propres perspectives et qui porte de lourdes responsabilités.

C'est la fin du gouvernement

En tout cas, avec cette grève générale et cette mobilisation populaire, le gouvernement SYRIZA-ANEL n’a pas reçu simplement un coup sévère. Il est pour l’essentiel fini, politiquement et socialement.

Ce qui l’attend dorénavant, c’est une angoissante ligne droite vers une fin « dégradante et humiliante », plongé qu’il sera dans des contradictions insolubles et dans de sombres impasses, avec devant lui un mur de combattivité sociale et au-dessus de lui, dans le rôle du sévère tuteur, le quartet qui exige des mesures toujours plus douloureuses pour ses victimes, les citoyens de ce pays.

Gouvernement de coalition pour le mémorandum

Le gouvernement d'Alexis Tsipras en personne cherchent fiévreusement une issue dans un élargissement du gouvernement vers le centre gauche ou même la Nouvelle Démocratie de Kyriakos Mitsotakis. C’est-à-dire, ou bien un gouvernement plus large de centre gauche en alliance avec PASOK, POTAMI et des centristes, ou bien un gouvernement de coalition pour le mémorandum comprenant même la Nouvelle Démocratie.

La première option se heurte au refus des petits partis de participer au gouvernement sans la Nouvelle Démocratie, alors que cette dernière veut éviter la « potion amère » de la participation au gouvernement qui l’obligera à mettre en application les très dures mesures du troisième mémorandum.

De toute façon cette éventualité d’élargissement se heurte à ce qui jusqu’alors était considéré comme l’élément crucial et intangible du parti de gouvernement, la personne d’Alexis Tsipras. Aucun des autres partis n’envisage de participer à un gouvernement dirigé par Alexis Tsipras, or c’est une chose non négociable pour le premier ministre lui-même.

Elections

L’autre option pour Alexis Tsipras est de recourir à des élections, ce qui évidemment ne diffère guère d’un Waterloo pour lui et pour SYRIZA.

Mais Kyriakos Mitsotakis ne veut pas entendre parler d’élections, il ne veut en aucun cas récupérer la « patate chaude » du troisième mémorandum et connaître très vite un sort encore pire, peut-être, que celui d'Alexis Tsipras. Et le quartet, pardon, les « institutions », n’ont pas l’air d’avoir envie d’élections parce qu’elles ouvriraient de fait, et de tous les côtés, « l'outre d’Eole » des promesses, ce qui pourrait être fatal à l’application du troisième mémorandum.

Appauvrissement tous azimuts

La Grèce est dirigée aujourd’hui par un bloc dominant de politiciens médiocres, dogmatiques, mêlés à des réseaux d’intérêts, soumis et intéressés, qui n’ont pas d’autre perspective que le pouvoir lié au poste de ministre, la démagogie de pacotille et la reddition au capitalisme néo libéral le plus extrême et le plus servile. L’espoir, pour notre pays, réside d’abord et avant tout dans le nouveau et gigantesque mouvement né des cendres de la déception, qui touche une grande partie des travailleurs salariés, des travailleurs indépendants et aussi des paysans qui se trouvent quant à eux en phase d’insurrection.

Ce mouvement doit à chaque instant éviter la confusion, l’impasse de l’apolitisme et par-dessus tout écarter l’emprise de la droite ou l’infiltration par des éléments d’extrême droite et des néo-nazis. Ce mouvement doit s’orienter résolument, autant que possible, dans une direction démocratique et progressiste contre le mémorandum et être porteur non seulement de revendications « syndicales », mais aussi de changements progressistes plus profonds.

Le but, c'est la victoire

Notre but n’est pas seulement la protestation, c’est la victoire, le renversement du gouvernement et par la suite du pouvoir et leur passage en d’autres mains, avec une orientation radicale et progressiste. C’est en ce sens que lutte aujourd’hui Laïki Enotita qui, contre vents et marées, tente d’édifier un large front alternatif, radical, de gauche, progressiste, patriotique et démocratique, contre le mémorandum, un front de lutte présentant des solutions immédiates avec un programme radical d’arrêt de remboursement de la dette, de sortie ordonnée de la zone euro et d’affrontement jusqu’à la rupture avec l’Union Européenne allemande.

Ces derniers temps, Laïki Enotita rencontre un écho de plus en plus large dans le peuple et cette dynamique peut se transformer en une véritable avalanche dans les prochaines semaines d’action. Les évolutions sont très rapides et imprévisibles et ceux qui les scrutent comprennent que « les temps ne sont pas propices » et qu’il faut faire un nombre incroyable de choses en un intervalle incroyablement petit de temps.

Mais il n’y a pas d’autre choix.

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 16:01

Moscou doute de la cessation des hostilités en Syrie (Reuters)

Moscou a semé le doute Samedi 13 Février 2016 sur l'accord de « cessation des hostilités » conclu la veille par le Groupe International de Soutien à la Syrie (GISS) auquel elle appartient, tandis que les forces gouvernementales soutenues par l'aviation russe gagnaient à nouveau du terrain autour d'Alep, dans le nord, et vers Rakka, dans l’est.

Outre cette trêve censée entrer en vigueur d'ici une semaine, l'accord adopté dans la nuit du Jeudi 11 Février au Vendredi 12 Février 2016 à Munich prévoit l'acheminement d'aide humanitaire mais aussi la poursuite de la lutte contre les mouvements djihadistes, ce qui, aux yeux de Damas et de Moscou, justifie celle des offensives en cours.

Manuel Valls, chef du gouvernement français, et le secrétaire d’état américain John Kerry, qui assistent à Munich à la conférence annuelle sur la sécurité internationale, ont tous deux réclamé l'arrêt des bombardements russes dans les zones civiles.

« La France respecte la Russie et ses intérêts, mais nous savons que, pour retrouver la voie de la paix et de la discussion, les bombardements des populations civiles doivent cesser », a déclaré le premier, s'adressant à son homologue russe Dmitri Medvedev. Le président français, François Hollande, avait tenu des propos identiques, Jeudi 11 Février 2016.

L'accord sur la cessation des hostilités en Syrie est une étape qu'il faut désormais « d'urgence concrétiser. Seuls les faits pourront parler », a ajouté Manuel Valls.

« Il n'y a pas de preuve de bombardements russes contre les civils, même si tout le monde nous en accuse. Ce n’est tout simplement pas vrai », lui a répondu le premier ministre russe.

Pour John Kerry, « la vaste majorité des raids russes a visé des branches de l'opposition légitime. Pour adhérer à l'accord qu'elle a conclu, la Russie doit changer de méthode de ciblage », a-t-il souligné.

Interrogé sur les chances de succès de l'accord de Munich, son homologue russe Sergueï Lavrov les a évaluées à quarante neuf pour cent. Pour le ministre allemand des affaires étrangères, Frank-Walter Steinmeier, auquel la même question a été posée, les chances sont de cinquante et un pour cent.

Alep et Rakka, deux enjeux majeurs

Il ne s'agit pas d'un cessez-le-feu dans la mesure où ni les insurgés ni les forces gouvernementales ne l'ont signé. Dans un entretien accordé Jeudi 11 Février 2016 à l’Agence France Presse (AFP), Bachar al Assad a même affiché sa détermination à reprendre le contrôle de l'intégralité du territoire syrien. Le président syrien « se trompe s'il pense que le conflit peut être résolu par la force », a répliqué Vendredi 12 Février 2016 un porte-parole du département d’état.

Les forces gouvernementales ont néanmoins poussé leur avantage et se trouvent désormais aux portes de la province de Rakka, dans l’est, dont elles ont été chassées en 2014 par les djihadistes de l'Etat Islamique, rapporte l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH). Elles chercheraient ainsi à prévenir une intervention au sol de l'Arabie Saoudite contre l’Etat Islamique, qui a fait de Rakka la « capitale » de son califat.

L'armée syrienne a par ailleurs annoncé la reconquête de nouvelles zones de la région d'Alep. Sa progression, soutenue par l'aviation russe, le Hezbollah libanais et des combattants iraniens, a permis de couper la principale voie d'approvisionnement des rebelles en provenance de la Turquie voisine.

La reprise d'Alep, ville la plus peuplée de Syrie avant le conflit, et la fermeture de la frontière turque serait une cuisante défaite pour les insurgés qui, avant l'intervention russe entamée le 30 septembre 2015, avaient le vent en poupe.

Deux chefs rebelles interrogés Vendredi 12 Février 2016 ont dit avoir reçu de l'étranger « d’excellentes quantités » de roquettes Grad d'une portée de vingt kilomètres, ces derniers jours, pour faire face à l'offensive du régime syrien dans la région d'Alep.

Le chef de la diplomatie turque Mevlut Cavusoglu a par ailleurs annoncé que l'Arabie Saoudite allait envoyer des avions sur la base aérienne d'Incirlik, dans le sud de la Turquie, pour mener des frappes contre les positions de l’Etat Islamique en Syrie.

De son côté, le secrétaire américain à la défense Ashton Carter a souhaité vendredi que l'Arabie Saoudite et les Emirats Arabes Unis déploient des forces spéciales en Syrie pour soutenir les insurgés. Officiellement, il s'agit de les aider à reprendre Rakka.

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14 février 2016 7 14 /02 /février /2016 15:42

L’armée turque bombarde à nouveau des positions kurdes en Syrie (Reuters)

L'armée turque a bombardé Dimanche 14 Février 2016 des positions kurdes du nord de la Syrie pour la deuxième journée consécutive, causant la mort de deux miliciens, rapporte l’Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH).

Le premier ministre turc Ahmet Davutoglu avait sommé la veille les kurdes syriens des unités de protection du peuple (YPG) de se retirer des secteurs situés au nord d'Alep dont ils se sont emparés ces derniers jours.

Selon l'OSDH, les tirs turcs du Samedi 13 Février 2016 ont notamment visé la base aérienne de Menagh, à quelques kilomètres au sud d'Azaz, que les YPG ont prise récemment à d'autres insurgés syriens.

Les YPG, soutenues par les Etats-Unis, sont liées au parti de l’union démocratique (PYD), qu'Ankara tient pour une émanation du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et considère à ce titre comme une organisation terroriste.

Elles tiennent l'essentiel de la zone du nord de la Syrie frontalière de la Turquie.

« S'il y a une menace pour la Turquie, nous n'hésiterons pas à prendre en Syrie les mesures que nous avons prises en Irak et à Qandil », a promis Ahmet Davutoglu, évoquant les offensives de ces dernières années contre le PKK. Le chef du gouvernement a en outre dit avoir eu un entretien avec le vice-président américain Joe Biden auquel il a réaffirmé que le PYD était étroitement lié au PKK et qu'il représente une menace pour la Turquie.

Les bombardements turcs dans le nord de la Syrie se sont intensifiés vers 2 heures du matin avant de diminuer sans cesser totalement, précise l'OSDH. L'organisation fait également état de combats entre les Forces Démocratiques Syriennes (FDS), alliance kurde à laquelle appartiennent les YPG, et d'autres composantes de l'insurrection près de Tal Rifaat, à quarante kilomètres au nord d'Alep.

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 16:10

http://www.regards.fr/web/article/duflot-et-vichy-quand-le-point

Cécile Duflot et Vichy, quand le point Godwin sert à fuir le débat

Par Jérôme Latta

Mardi 9 Février 2016

En évoquant le régime de Vichy à propos de la déchéance de la nationalité, Cécile Duflot a transgressé un interdit qui se justifie pourtant moins que jamais. Et la réprobation qu’elle a subie est tout à fait significative.

Vendredi 5 Février 2016 à l'assemblée nationale, lors de sa longue intervention sur la déchéance de nationalité, Cécile Duflot s’est risquée à un rappel sur l’utilisation de celle-ci durant l'occupation, « le dernier régime à l’avoir massivement utilisée fut le régime de Vichy. Il ne s’agit pas ici de faire des parallèles hasardeux, il s’agit ici, que cela vous plaise ou non, de rappeler un traumatisme de notre histoire né dans un parlement composé de parlementaires français ».

Immanquablement, la députée écologiste a subi une vague de réactions indignées sur cet indigne parallèle, par exemple qualifié de « scandaleux » par François de Rugy, ancien militant d'Europe Ecologie Les Verts (EELV) désormais président de Ecologistes, qui a exigé d’elle des excuses tandis que la ministre de la santé Marisol Touraine jugeait ces propos « incompréhensibles et inacceptables ». La principale remontrance est venue de Manuel Valls, qui lui a enjoint « de ne pas associer la démarche et la volonté du gouvernement et de quiconque de cette assemblée avec cette période que chacun d’entre nous ne peut pas supporter ».

Quand l'ancienne ministre a maintenu ses propos, accusant, à juste titre, le premier ministre de les avoir falsifiés, le philosophe de combat Bernard Henri-Lévy a estimé qu’elle « s’enferrait et se déshonorait ».

Godwin, un point trop loin

Elle s’y attendait probablement, mais malgré ses précautions oratoires et une argumentation développée, Cécile Duflot a donc été renvoyée à la variante française du fameux point Godwin. Du moins de ce qu’est devenu ce point Godwin, dont l’invocation réflexe a dénaturé le sens originel. Pour rappel, il se rapporte au théorème énoncé par le juriste et chercheur américain Mike Godwin au début des années 1990, « plus une discussion en ligne dure longtemps, plus la probabilité d’y trouver une comparaison impliquant les nazis ou Adolf Hitler s’approche de un ».

Le point Godwin est donc décerné à quiconque, au cours d’un échange d’arguments contradictoires sur un sujet sans rapport, s’égare et se discrédite dans une analogie aussi extrême. Le principe du point Godwin est donc amusant, d’autant qu’il se vérifie souvent sur les forums de discussion et les réseaux sociaux. Le problème est que, opposé systématiquement à toute référence au fascisme, il finit par les disqualifier ou les invalider automatiquement, sans considération pour leur légitimité éventuelle. Et devient ainsi non seulement un opérateur de discrédit facile, mais aussi un procédé consistant, en l’occurrence, à rendre taboue une période et à interdire tout rapprochement avec elle, aussi fondé soit-il. S’agissant de l'occupation, il n’est pas difficile de cerner les conséquences de cette prohibition, elle permet de fuir le débat.

Les échos de Grenoble

On en avait eu illustration en juillet 2010, à l’occasion du fameux discours de Grenoble de Nicolas Sarkozy. Déjà, le débat sur le fond des propos du président de la république avait été en partie escamoté par la contre-indignation qui avait répliqué aux critiques les plus virulentes, parmi lesquelles certaines avaient souligné des analogies criantes entre les mesures envisagées et celles prises par le régime vichyste, en particulier la déchéance de nationalité. « Cette mesure scandaleuse rappelle celles en vigueur sous l'occupation », avait ainsi tonné Pierre Moscovici, tandis que Jean-Jacques Urvoas affirmait que « jusqu’à présent, ce discours était l’apanage de l’extrême droite ». Début 2011, le sénat avait finalement repoussé la déchéance de nationalité, sous l’impulsion des centristes et de l’opposition, qui avaient « multiplié les références au régime de Vichy », rapportait Mediapart en compilant celles-ci.

On peut alors se demander pourquoi Cécile Duflot, cinq ans plus tard, a subi une telle réprobation, à plus forte raison de la part du camp qui s’était opposé à Nicolas Sarkozy, pour des propos plus modérés et pas moins justifiés.

Difficile de ne pas voir dans le renforcement de cet interdit l’effet de la poursuite de la banalisation du Front National et de ses idées, de victoires électorales et intellectuelles de l’extrême droite dont même un gouvernement de gauche a conclut qu’il devait s’aligner sur l’agenda frontiste et adopter des mesures qu’il préconise.

Des résonances flagrantes

Cet interdit contribue à faire de la période des fascismes une période hors-sol, sans origines ni descendances. D’une part, il entretient la propension de la nation française à rejeter dans l’exceptionnel et l’anormal les périodes honteuses de son histoire et à les mettre sous scellés en interdisant leur examen et celui des responsabilités afférentes. D’autre part, en cette période où la résurgence de l’extrême droite appelle vigilance et résistance, où se libère une parole xénophobe, nationaliste et réactionnaire, refuser de considérer les enseignements du passé devient particulièrement problématique.

Bien sûr, les juxtapositions simplistes sont de peu d’intérêt, compte tenu de tout ce qu’a de spécifique chaque période, et les incantations sur les heures les plus sombres de l'histoire et autre bête immonde qui sort du ventre fécond sont stériles. Mais se priver de connaître leurs points communs est tout à fait regrettable. Aujourd’hui, alors que, contrairement aux contemporains des années 1930, nous n’avons pas l’excuse de l’absence de précédent, nous devrions nous interdire de penser des résonances pourtant flagrantes. En réalité, quand Manuel Valls évoque « cette période que chacun d’entre nous ne peut pas supporter », il faut compléter sa formule pour saisir sa pensée, « que chacun d’entre nous ne peut pas supporter d’entendre évoquer ».

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 15:42

http://www.unitepopulaire-fr.org/2016/02/05/syriza-israel-chronique-dune-amitie-annoncee-par-aris-chadjistefanou

Syriza et Israël, chronique d'une amitié annoncée

Par Aris Chadjistefanou

Vendredi 5 Février 2016

Il a suffi de moins d’un an à Alexis Tsipras pour mener à son terme la tentative, inaugurée par le gouvernement de Constantin Mitsotakis et poursuivie par ceux qui lui ont succédé, de transformer la Grèce en satellite d’Israël.

Au téléphone, une voix grave demanda, « tu as lu les points de vue de l’opposition ». « Je n’avais pas le temps et je n’avais pas la moindre intention de perdre ma matinée à cela », répondit son interlocuteur d’un ton sarcastique.

« Aucun parti sérieux ne peut reconnaître Jérusalem comme capitale d’Israël », fit entendre à nouveau la voix grave qui continua à traiter ses adversaires avec les qualificatifs les plus dédaigneux, « c’est répugnant, c’est une honte, ces thèses sont écrites par un tas d’amateurs ». « Oui, vraiment, c’est totalement immoral », ajouta l’homme qui parlait à l’autre bout de la ligne téléphonique.

Cette discussion fut enregistrée par les services de renseignement de la Maison Blanche le 29 juin 1972. La voix grave appartenait au « magicien de la diplomatie américaine », d’origine juive, Henry Kissinger. Son interlocuteur, en accord total avec lui, était le président des Etats-Unis Richard Nixon. Même ces deux politiciens républicains, responsables de la mort de millions de civils sur toute la planète, savaient qu’il existe des limites aux exigences de l'état israélien. Quant aux flatteries du parti démocrate envers Tel Aviv, elles leur provoquaient un dégoût sincère.

Comment réagiraient ces deux sommités de la diplomatie américaine si elles apprenaient que le premier ministre de la Grèce, qui jusqu’à il y a quelque mois lançait le foulard palestinien comme symbole de la « révolution chic », reconnait indirectement Jérusalem comme capitale d’Israël ?

« C’est un grand honneur pour moi de me trouver dans votre capitale historique et de vous rencontrer », a écrit Alexis Tsipras dans le livre des visiteurs du président israélien, les diplomates grecs chevronnés ont changé de couleur devant cette démonstration de soumission totale à Israël.

Les propagandistes du parti de gouvernement ont travaillé nuit et jour dans les semaines qui ont suivi pour camoufler cette déclaration inouïe, recourant même à l’argument mille fois rebattu de l’amateurisme. Ce qu’ils ne voulaient révéler en aucun cas, c’est qu'Alexis Tsipras a préparé le terrain pour l’enrôlement aux côtés d’Israël plusieurs mois avant les élections du mois de janvier 2015. Le choix délibéré de personnalités connues pour leur attachement au lobby d’Israël en Grèce et aux Etats-Unis, comme les visites fréquentes de cadres de Syriza à l’ambassade d’Israël, envoyaient un message clair que cependant personne n’a voulu entendre.

Un flirt qui vient de loin

Pour la plupart des gens le flirt de Syriza avec Israël commence en août 2012, quand Alexis Tsipras rencontre Shimon Pérès, responsable, entre autres, du massacre de dizaines de civils dans les camps de l'Organisation des Nations Unies (ONU) au Liban en 1996. Comme la base du parti réagit et que Tassos Kourakis demande des explications, l’appareil du parti fait diversion, avec Réna Dourou en première ligne, qui écrit deux articles pour blanchir Shimon Pérès, accusé de crimes de guerre, en le présentant comme la « dissidence de gauche » d’Israël et en insistant sur le fait que « notre pays a tout à gagner de la coïncidence de nos intérêts géostratégiques avec Israël ».

Mais tous ceux qui suivaient de plus près les tendances de la politique extérieure de Syriza datent de 2009 les premiers « émois amoureux » avec Israël. Plus précisément, le 10 décembre 2009, des universitaires, des journalistes et des hommes politiques, dont certains joueront un rôle décisif dans la définition de la politique de Syriza en matière de défense, se rencontrent au cours d’une journée organisée par l'institut des relations internationales (IDIS). Au milieu de noms fameux comme ceux de Constantin Mitsotakis, Théodore Pangalos et Yérassimos Arsénis, se trouvait aussi celui de Sotiris Roussos, professeur suppléant de l’université du Péloponnèse, qui insistait sur la nécessité d’une collaboration entre la Grèce et Israël en matière de sécurité et sur l’utilité de faire jouer le lobby israélien aux Etats-Unis en faveur de la Grèce. Bien que se soit écroulé très vite le mythe selon lequel ce lobby sauverait l’économie grecque grâce à son influence sur les centres financiers internationaux, n’était-ce pas d’ailleurs une instrumentalisation des stéréotypes antisémites, ces conceptions se glissent dans le noyau directeur de Syriza.

Et cinq ans plus tard, Sotiris Roussos se trouve être le coordinateur de la section de politique extérieure et de défense du parti et en première ligne des tentatives de rapprochement avec ce que la plus grande partie de la gauche appelle « état terroriste du Moyen Orient ».

Ce n’est pas un hasard si Sotiris Roussos a coordonné aussi la présentation officielle du programme de Syriza pour la défense, dont le deuxième rapporteur était Costas Grivas, « nationaliste » bien connu, boursier de la fondation Fulbright, l’homme qui, comme le remarquait alors le journal des rédacteurs, bénéficiait de « commentaires dithyrambiques » de la part des journaux de l’extrême droite et de l’organisation nazie Chryssi Avgi.

Ayant abandonné toute tentative même formelle de se présenter comme un ami des palestiniens, Alexis Tsipras et ses proches commencent alors un combat pour gagner le coeur de Tel Aviv, tout en s’incrustant à l’ambassade d’Israël à Athènes. Le premier ministre lui-même rend visite à l’ambassadrice Irit Ben Aba presque un mois avant les élections du mois de janvier 2015, suivi trois jours plus tard par Réna Dourou. Le mariage entre Syriza et Tel Aviv sera confirmé à peine vingt quatre heures avant les élections, lorsque Nikos Pappas passera par la résidence d’Irit Ben Aba pour lui promettre une fois encore que le nouveau gouvernement maintiendra non seulement la coopération militaire, mais aussi l’échange d’informations entre les services secrets des deux pays.

Le rôle de coordinateur de ces contacts semble être assumé par le conseiller diplomatique d'Alexis Tsipras, Vanguélis Kalpadakis, qui a provoqué beaucoup de remous au sein du corps diplomatique pour avoir été nommé exceptionnellement jeune à l’ambassade d’Ankara, un poste que les autres diplomates ne peuvent atteindre qu’après des décennies de services ailleurs.

Coïncidence, le frère du conseiller diplomatique d'Alexis Tsipras, Yorgos Kalpadakis, ils sont tous les deux les neveux du président du parlement Nikos Voutsis, se trouve à la tête du bureau d’un autre cadre pro-israélien de Syriza, Iannis Dragasakis. Le vice-président du gouvernement d'Alexis Tsipras ne rate pas une seule manifestation de l’ambassade d’Israël à Athènes, où on rencontre toujours un membre quelconque de la famille de Constantin Mitsotakis, depuis Constantin Mitsotakis lui-même jusqu’à Dora Bakoyanni. Des personnes connaissant depuis longtemps Iannis Dragasakis évoquent des liens particulièrement étroits de ce dernier avec la famille qui a ouvert la voie à la coopération diplomatique de la Grèce avec Israël, Jean Cohen, qui se présente dans sa biographie comme « l'initiateur officieux de la communication entre les deux pays », fut pendant des années le conseiller de Constantin Mitsotakis. Iannis Dragasakis a eu l’occasion d’exprimer son admiration pour l'état d’Israël pendant la visite qu’il a faite de concert avec Dora Bakoyanni à Jérusalem en 2014.

Une totale satellisation

Tout cela est arrivé alors que Syriza détenait encore le pouvoir en promouvant un Alexis Tsipras coiffé d’un keffieh palestinien. On peut facilement imaginer ce qui s’est produit quand le nouveau premier ministre a commencé à placer des « atlantistes » aux postes les plus importants de la politique extérieure, de la défense et des services de renseignement. Le choix de Nikos Kotzias et de Panos Kamménos comme ministres, ainsi que de Iannis Roumbatis à la tête des services de renseignement (EYP), fut considéré comme une ouverture envers les Etats-Unis, ce qui par définition va de pair avec un renforcement des liens avec Israël. Le journal To Vima nous prévenait dès 2012 que « Panos Kamménos a des contacts avec des cercles israéliens et au-delà de l’Atlantique ».

Dans ce contexte, des diplomates arabes jugeaient presque certain que la Grèce s’abstiendrait lors du vote historique sur le lever du drapeau palestinien à l’extérieur du bâtiment de l’ONU, décision dont Syriza a tenté de faire porter la responsabilité au ministre de service des affaires étrangères, Pétros Molyviatis. Les mêmes sources diplomatiques, dans des déclarations à Unfollow, prétendaient qu’ensuite le gouvernement a refusé des propositions de pays arabes pour soutenir le système bancaire et plus généralement l’économie nationale.

Mais ce que même les critiques les plus acharnés de Syriza ne pouvaient imaginer, c’est que la Grèce deviendrait le deuxième pays au monde après les Etats-Unis à signer avec Israël l’accord « status of forces agreement » qui prévoit la présence dans les deux pays de personnel militaire dans le cadre d’exercices et de coopération militaire. « La Grèce », dit alors l ‘analyste Ali Abounima, « offre son territoire pour entraîner les israéliens à tuer des palestiniens ».

Malheureusement, les initiatives du gouvernement d'Alexis Tsipras ne s’arrêtent pas là. Le slogan « la gauche pour la première fois » s’est transformé très vite en première fois qu’une aviation de guerre étrangère, celle d’Israël, participe à l’exercice « Iniochos ». Répondant à ces mouvements de bonne volonté, l'état-major d’Israël a en effet invité la Grèce, aux côtés des Etats-Unis et de la Pologne, à participer au plus grand exercice aérien qui ait jamais été réalisé depuis la fondation de l'état d’Israël.

Ainsi il a suffi de moins d’un an à Alexis Tsipras pour finaliser la tentative inaugurée par le gouvernement de Constantin Mitsotakis et ses successeurs de transformer la Grèce en satellite d’Israël. Il a même dépassé ses prédécesseurs en coupant définitivement la communication avec le monde arabe et en assurant un petite marque grecque aux prochains massacres à Gaza.

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 15:10

https://blogs.mediapart.fr/afps-association-france-palestine-solidarite/blog/090216/le-conseil-de-paris-face-aux-diktats-du-premier-ministre-israelien

http://www.plateforme-palestine.org/Le-conseil-municipal-du-13eme-arrondissement

Le conseil de Paris face aux diktats du premier ministre israélien

Par Taoufiq Tahani, président de l'Association France Palestine Solidarité (AFPS)

Mardi 9 Février 2016

Le conseil municipal du treizième arrondissement de Paris, à l’initiative de l’exécutif municipal, a émis Lundi Premier Février 2016 un vœu condamnant « le boycott d’Israël » et s’opposant « aux tentatives de l’isoler du concert des nations ». Voilà que ce même vœu devrait, dit-on, être présenté à la prochaine réunion du conseil de Paris et devenir le message de Paris en soutien à Israël honteusement stigmatisé du fait de la campagne Boycott Désinvestissement Sanctions (BDS).

Il s’appuie en premier lieu sur le fait que l’appel au boycott aurait été déclaré illégal par la cour de cassation avec ses arrêts du 20 octobre 2015. Ceci est inexact, la cour de cassation a statué, stricto sensu, sur le seul cas des arrêts de la cour d’appel de Colmar qu’elle a effectivement validés. D’autres jugements par contre ont relaxé les prévenus dans des affaires du même ordre et sont désormais définitifs.

C’est le cas de la quasi-totalité des jugements de première instance qui ont relaxé les militants poursuivis. La cour d'appel de Paris, elle-même, confirmant un jugement de première instance, soulignait le 24 mai 2012 que les faits en cause constituaient une « critique pacifique de la politique d’un état relevant du libre jeu du débat politique ».

Il est très surprenant, pour ne pas dire incohérent, de tenir l’appel au boycott comme illégal s’agissant d’Israël, alors qu’il aurait été de bonne pratique quand il s’appliquait à d’autres pays, Russie ou Mexique par exemple. Et alors que le boycott de l ‘Afrique du Sud de l’apartheid fait aujourd’hui figure d’action citoyenne emblématique et de haute portée morale.

Les élus de Paris doivent d’abord s’interroger sur le sens d’une telle initiative compte-tenu du contexte politique dans lequel elle intervient.

Le gouvernement au pouvoir aujourd’hui en Israël, le plus extrémiste de l’histoire et comportant des membres ouvertement racistes, se trouve effectivement isolé sur la scène internationale. Pour répondre à cet isolement, plutôt que de renoncer à sa politique de colonisation qui vise à ruiner la solution à deux états, il mobilise des moyens énormes pour s’en prendre à la campagne internationale BDS ainsi que le rapporte le quotidien Libération du Vendredi 5 Février 2016.

Ce même gouvernement s’en prend avec brutalité aux Organisations Non Gouvernementales (ONG) israéliennes qui documentent les violations des droits de l’homme et bénéficient d’aides étrangères, notamment venant de l'Union Européenne, ainsi que le rapporte le quotidien le Monde du Vendredi 5 Février 2016.

Adopter un vœu de la même teneur que celui du treizième arrondissement de Paris serait porter un coup à toutes celles et ceux qui, en Israël même, mènent un combat courageux face à un gouvernement décidé à faire taire toute voix discordante.

Ce serait cautionner le premier ministre Benjamin Netanyahou qui qualifie d’antisémite la décision européenne de procéder à un étiquetage différencié pour les produits issus des colonies israéliennes de Cisjordanie et du Golan.

Ce serait le cautionner encore quand il reproche au secrétaire général de l'Organisation des Nations Unies (ONU), Ban Ki Moon, d’encourager le terrorisme parce qu’il avait osé qualifier la poursuite de la colonisation d’affront fait à la population palestinienne et à la communauté internationale.

Adopter un tel vœu en conseil de Paris serait une injure pour les nombreux militants qui, à travers le monde et spécialement dans notre pays, expriment leur solidarité avec le peuple palestinien en demandant le respect du droit international et qui, en l’absence de sanctions de la part des états, utilisent le seul moyen dont ils disposent, le boycott citoyen.

Les conseillers de Paris ont aujourd’hui toutes les cartes en mains.

Là où Paris est attendue pour soutenir la société civile palestinienne et pour dénoncer le blocus de Gaza et l’expansion de la colonisation, nous voulons croire que ses élus ne se laisseront pas entraîner sur le terrain aujourd’hui choisi par le premier ministre israélien, celui du rejet du droit et du mépris de la communauté internationale, celui de la loi de la jungle.

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13 février 2016 6 13 /02 /février /2016 14:42

http://www.liberation.fr/planete/2016/02/12/manifestation-des-agriculteurs-a-athenes-c-est-ca-ou-mourir_1432910

Manifestation des agriculteurs à Athènes

« C'est cela ou mourir »

Par Maria Malagardis, envoyée spéciale de Libération à Athènes

Vendredi 12 Février 2016

Des milliers de mécontents se sont donné rendez-vous dans la capitale grecque à partir de Vendredi 12 Février 2016. Leur but, le retrait d'un projet de loi impopulaire que les créanciers du pays juge pourtant encore insuffisant.

Une benne à ordure brûle au milieu de la place de l’Indépendance, au cœur d’Athènes. Des bruits de glace qu’on brise résonnent encore, alors que se dissipent les fumées de gaz lacrymogène. Face à face, les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) grecques, tels des samouraïs modernes cachés derrière leurs boucliers en plexiglas, se tiennent en rangs serrés devant les agriculteurs, en majorité venus de Crète, qui viennent d’attaquer à coups de pierres le ministère du développement agricole dans une rue adjacente. En Grèce, une manifestation sans casse, c’est comme un apéro sans ouzo.

De surcroît, Vendredi 12 Février 2016, la bataille d’Athènes était attendue, depuis plusieurs jours, les agriculteurs, en colère contre un projet de loi sur la réforme des retraites et de la sécurité sociale, avaient fait part de leur intention de descendre « pour trois jours » dans la capitale grecque.

Ceux de l’île de Crète, arrivés par bateaux au port du Pirée à l’aube, étaient les premiers sur place. Leur but, « le retrait pur et simple de ce projet de loi », martèle Panagiotis, cinquante cinq ans, qui cultive des aubergines et des tomates près de la ville de La Canée, sur la plus grande île grecque.

Pas une seule manifestante

Lunettes noires et barbe grisonnante, Panagiotis tient à la main un petit masque à gaz et bien sûr l’incontournable canne en bois des paysans de son île. On ne peut pas les rater, ils campent debout au milieu de la place en feu, dans une attitude de défiance, ou bien s’agglutinent pour une courte pause dans les cafés environnants. A voir ces silhouettes massives, cannes en main et le front cerné souvent d’un bandeau noir traditionnel, on pourrait se croire dans un casting pour un remake de Zorba le Grec.

Mais ces hommes patibulaires, pas une seule femme manifestante à l’horizon, ne prêtent guère à sourire. « Nous n’avons pas d’autre choix que de venir camper devant le parlement, place Syntagma. C’est cela ou mourir. Je vends chaque tomate trente centimes d’euro. Ce qui me fait un revenu annuel de dix mille à quinze mille euros », calcule Panagiotis.

« Jusqu’à présent, j’étais imposé à treize pour cent mais, avec son projet de loi, le gouvernement veut nous imposer à vingt pour cent puis à vingt cinq pour cent. C’est intenable, il faut en finir avec cette austérité qui succède à l’austérité. Voilà cinq ans que cela dure », martèle le quinquagénaire, alors qu’une grenade, ou un pétard, explose au loin.

Panagiotis a pourtant peu d’espoir de voir le projet de loi retiré, mais il ne cesse de fustiger le gouvernement d’Aléxis Tsípras et « ses fausses promesses, nous avons voté pour eux au mois de janvier 2015. La Crète a toujours soutenu la gauche. Mais ils ont tout cédé aux créanciers, ils sont pires que leurs prédécesseurs », lâche-t-il, dégoûté.

Et les députés qu’ils ont élus ? Que disent-ils ? La Grèce est une république parlementaire où le parti rassemblant le plus de sièges forme le gouvernement et dirige le pays. « Ils se cachent, ils n’osent plus se monter », gronde Panagiotis, en agitant fébrilement sa canne.

Week-end tendu

Pour un gouvernement de gauche, envoyer les CRS contre les manifestants a toujours un parfum de trahison ou de renoncement. Syriza doit trouver la potion bien amère ces jours-ci, le parti d’Aléxis Tsípras, longtemps groupuscule minoritaire avant de prendre son envol à la faveur de la crise et du discrédit de la classe politique traditionnelle, a jusqu’à présent toujours été du côté des manifestants, dans la rue. Mais sa défaite cet été, face aux créanciers après six mois de négociations à Bruxelles, l’oblige à prendre des mesures impopulaires et le livre à la vindicte d’une foule exaspérée.

Depuis une vingtaine de jours, des cohortes de tracteurs bloquent les principaux axes du pays et ralentissant la circulation, notamment transfrontalière. L’événement frappe aussi indirectement les migrants arrivés massivement des îles, ils souhaitaient se rendre en bus à la frontière macédonienne mais se retrouvent coincés à Athènes. Déjà acculé sur le front social et sur celui de la gestion du problème migratoire, le gouvernement grec doit donc ce week-end gérer sa première confrontation directe avec les agriculteurs, lors d’une épreuve jugée décisive.

Car une soixantaine de « blocus » ont décidé dès la semaine dernière de descendre dans la capitale afin d’accroître la pression sur les dirigeants du pays. Au départ, ils envisageaient même de camper au cœur de la ville avec leurs tracteurs. Mais les barrages de police à l’entrée d’Athènes ont dissuadé la plupart des manifestants qui sont finalement venus en bus ou en bateau. Samedi 13 Février 2016, d’autres syndicats, regroupant d’autres branches professionnelles, devraient eux aussi exprimer leur colère dans les rues d’Athènes, qui risque de connaître un week end agité, alors que les créanciers du pays jugent encore insuffisantes les mesures proposées par le gouvernement d'Alexis Tsípras. Et exigeraient même, selon la presse locale, une nouvelle diminution des retraites déjà rognées une quinzaine de fois depuis cinq ans.

Or le versement de l’argent promis par les créanciers en échange de réformes est toujours suspendu aux « progrès » attendus de la part du gouvernement grec, lequel ne cesse de retarder l’examen du projet de loi impopulaire devant le parlement.

« Tout s’effondre »

Echaudées par une autre réforme en cours qui prévoit de leur retirer leurs licences pour redessiner un paysage audiovisuel dominé par les oligarques, les chaînes de télévision privées se sont elles aussi lancées dans la bataille, médiatique cette fois-ci, braquant avec outrance les projecteurs sur les mécontents du monde rural. « Tout s’effondre en Grèce, on ne sait plus très bien où on va », murmure Panagiotis, le paysan crétois, avant de rejoindre un groupe d’hommes au regard farouche qui s’apprêtent à repartir vers la place Syntagma.

Sur les avenues adjacentes, certains ont cependant flairé la bonne affaire, des stands vendant drapeaux grecs et sifflets ont fait leur apparition dans la nuit et sillonnent le parcours de cette marche sur le parlement.

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