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8 mai 2016 7 08 /05 /mai /2016 15:05

http://deboutsansarmesanshainesansviolence.wesign.it/fr

Debout sans arme sans haine et sans violence

Une stratégie cent pour cent non violente pour mettre la population debout

Pour gagner, il faut un mouvement des Nuits Debout désobéissant et opposé à toute violence, celle que nous subissons et celle que nous pourrions infliger à d’autres et à nous-mêmes.

Signez et partagez cet appel

Transformons le mouvement des Nuits Debout en un mouvement de désobéissance civile

Le mouvement des Nuits Debout est le soubresaut que nous n'osions plus espérer. Il a commencé à remobiliser des secteurs de la population que la gravité de la situation sociale et le fanatisme de marché des principaux partis politiques désespéraient. Nous pensons aujourd'hui que seule la transformation du mouvement des Nuits Debout en un large mouvement de désobéissance civile, non-violent et populaire, peut faire changer les rapports de force, imposer la sortie de l’austérité et instaurer une vraie transition démocratique dans notre pays et au-delà.

Choisissons la non violence pour garder le soutien populaire

Pour gagner, nous avons besoin à la fois du soutien de l’opinion publique et de l’implication du plus grand nombre d’entre nous, ceux d’entre nous que leur disponibilité et leur situation sociale autorisent à prendre des risques, dans des actions de désobéissance civile efficaces. La non violence est de ce fait cruciale. Seule la non violence nous assurera le soutien populaire dont nous avons besoin. Seule la non violence rendra illégitime aux yeux de tous la violence des autorités. Seule la non violence enfin permettra l’engagement massif des militants du mouvement des Nuits Debout et au-delà, tout en divisant nos adversaires.

Au contraire, les bris de vitrines et de mobilier urbain et les confrontations brutales avec les forces de police unissent contre le mouvement social que nous représentons, élites néo libérales, policiers aux conditions de travail dégradées et le reste de la population. En instillant la peur ou la colère chez les habitants du quartier, commerçants et passants qui pourraient sympathiser avec nous, elles nous discréditent définitivement à leurs yeux.

Sans parler du coût humain de la violence, qui se compte en crânes fracassés, œils arrachés et autres blessures graves. Avec pour résultat principal de faire glisser le débat sur les violences du mouvement social plutôt que sur les exigences de celui-ci et le sens de sa révolte, de notre révolte.

Provoquons la répression, mais sur notre terrain légitime et non violent

Nous pouvons et savons mener une occupation pacifique et assumée à visage découvert des locaux du mouvement des entreprises de France (MEDEF) ou du Parti Socialiste, vider une agence bancaire de ses chaises pour exiger la fin de la fraude fiscale, bloquer les transports de marchandises ou perturber la tenue des assemblées d'actionnaires des grandes firmes multinationales. Nous pouvons et savons dénoncer ces responsables et leurs pratiques immorales voire illégales sans porter atteinte à celles et ceux qu’ils tiennent encore par un salaire.

La répression physique ou juridique des actions de désobéissance civile est souvent bénéfique à la cause défendue, les peines sont moindres, les procès servent de caisses de résonance médiatique et la solidarité populaire s'exprime largement, tandis que d'autres militants choisissent de nous rejoindre dans l'action. Et à la fin, nous gagnons.

Aujourd’hui, c’est d’un grand mouvement pour la justice sociale et écologique dont nous avons besoin. Qu’il s’agisse d’actions symboliques, artistiques ou humoristiques, d’actions directes d’interposition, d’occupation ou de blocage, d’actions constructives ou de non-coopération et de boycott, l’action directe non-violente et la désobéissance civile peuvent être les instruments du changement capables de réunir la population dans toute sa diversité et de changer la société en profondeur.

Sans haine, sans arme et sans violence et debout, désobéissons.

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 18:29

La trêve prolongée de soixante douze heures à Alep, selon Moscou (Reuters)

Le ministère russe de la défense a annoncé que le « régime de calme » qui prévaut dans la ville syrienne d'Alep ainsi que dans certaines régions de la province de Lattaquié avait été prolongé de soixante douze heures, rapporte Samedi 7 Mai 2016 l'agence officielle de presse syrienne SANA.

Cette trêve, initialement prévue pour une durée de quarante huit heures, devait expirer Vendredi 6 Mai 2016 à 22 heures GMT.

Un peu plus tôt dans la soirée, l'administration américaine avait dit vouloir prolonger aussi longtemps que possible l'accord de cessation des hostilités à Alep.

« Les Etats-Unis et la Russie sont maintenant en communication directe de façon permanente concernant la situation, en particulier à Alep, et le but de cette communication permanente est d'empêcher des violations », avait déclaré John Kirby, porte-parole du département d’état américain.

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 18:13

http://www.metronews.fr/info/republique-des-gens-crachaient-d-autres-vomissaient-scene-d-angoisse-dans-le-metro-parisien-en-marge-du-1er-mai/mpeb!bQOAhIh0rFds/?ref=yfp

Des gens crachaient, d’autres vomissaient, scène d’angoisse dans le métro parisien Dimanche Premier Mai 2016.

On met les gaz. Plusieurs voyageurs se sont retrouvés, Dimanche Premier Mai 2016, bloqués à l’intérieur de la station de métro Jacques Bonsergent à Paris. En cause, une évacuation musclée de la place de la République, à grands renforts de gaz lacrymogènes.

Que s’est-il passé Dimanche Premier Mai 2016 dans les couloirs du métro parisien ? Vers 23 heures 30, à la station Jacques Bonsergent, au croisement du dixième et du onzième arrondissement de Paris, Dimanche Premier Mai 2016, un épais nuage de fumée envahit les quais, où patientent plusieurs dizaines de voyageurs. Beaucoup, sur place, pensent à un incendie sur les voies, d’autant que, un peu plus tôt dans la soirée, un feu, rapidement maîtrisé, s’est déclenché à la sortie de la station République. Mais cette fumée-là, précisément, pique drôlement les yeux et la gorge.

A cet instant, Fabien rentre d’un dîner entre amis dans le quartier.

Interrogé par www.metronews.fr, il raconte, « j’étais dans le métro, qui n'a pas marqué l'arrêt à la station République. Je suis donc descendu à la station suivante, Jacques Bonsergent. En sortant de la rame, tout avait l’air normal. Mais très vite, j'ai senti l’odeur des gaz lacrymogènes. Plus je me dirigeais vers la sortie, plus l’air devenait irrespirable. Et c’est à ce moment que des manifestants ont descendu les escaliers en courant. Derrière eux, les Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) bloquaient le passage, nous ne pouvions plus sortir ».

Quinze minutes d’angoisse

S’en suit une scène de grosse pagaille. « Les usagers du métro se sont rassemblés au bout du quai, pour s’éloigner des gaz. Beaucoup pleuraient, d’autres crachaient ou vomissaient. Lors de leur descente dans les couloirs, des gens ont été séparés. Certains se sont mis à traverser les rails, pour se rejoindre. Quelqu’un a eu la bonne idée de tirer la sonnette d’alarme, pour couper le courant sur les voies ». Le tout, d’après lui, dure près d’un quart d’heure. Quinze minutes hyper angoissantes, « nous avons vraiment eu le sentiment d’être pris au piège, car dans cette station, il n’y a qu’une seule voie de sortie. Nous nous demandions comment cela allait se terminer », poursuit Fabien.

Sylvie, elle aussi, s’est retrouvée dans les couloirs de la station Jacques Bonsergent à ce moment-là. Elle précise « qu’à la sortie, une rangée de CRS nous attendait. Nous n’avons eu aucune explication sur ce qu’il venait de se passer. Il n’y avait pas d’enfant ou de personne fragile, mais cela aurait pu arriver à n’importe qui ».

Débordements en marge du défilé

Mais que s’est-il exactement passé dans cette station, à quelques mètres de la place de la République ? Sur les réseaux sociaux, plusieurs photos et vidéos donnent une idée des débordements qui sont survenus en marge du défilé du Dimanche Premier Mai 2016. Nombre d'entre elles évoquent des CRS qui « poussent de force » les manifestants dans la bouche de métro.

Plusieurs images montrent également un jeune homme allongé au sol, visiblement sonné, dont les amis assurent qu'il est tombé dans les escaliers pendant la bousculade. A l'heure actuelle, nous n'avons pas eu la confirmation d'un blessé durant cet épisode.

Une source policière, contactée par www.metronews.fr, nous livre l’explication des forces de l’ordre, « le but, c’était de faire évacuer les manifestants et les participants du rassemblement de la Nuit Debout de la place de la République, pour leur faire prendre le métro le plus rapidement possible. Bien sûr, nous n’avions pas la volonté de gazer à l’intérieur du métro. Mais quand nous balançons du gaz à la surface, naturellement, cela s’engouffre dans les couloirs et cela peut indisposer les usagers ». Lors de la manifestation du Dimanche Premier Mai 2016 à Paris, dix personnes ont été interpellées dans la capitale, dans le contexte tendu des manifestations contre la loi travail.

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 13:59

PREMIER MAI BLEU CRS

Le site internet de Mediapart publiait récemment douze témoignages relatifs aux violences policières contre les manifestations et contre les rassemblements de la Nuit Debout parisienne de la place de la République du Jeudi 28 Avril et du Dimanche Premier Mai 2016.

Vous trouverez ci-dessous les paragraphes de présentation de ces douze témoignages.

Ils sont disponibles en totalité si vous consultez le site internet de Mediapart à l’adresse ci-dessous.

Bernard Fischer

http://www.democratie-reelle-nimes.over-blog.com/2016/05/libertes-publiques-violences-policieres-des-manifestants-temoignent-mediapart-par-irene-casado-jerome-hourdeaux-et-timothee-aldebert

https://www.mediapart.fr/journal/france/050516/violences-policieres-des-manifestants-temoignent

VIOLENCES POLICIERES, DES MANIFESTANTS TEMOIGNENT

Par Irène Casado, Jérôme Hourdeaux et Timothée Aldebert

Jeudi 5 Mai 2016

Mediapart a recueilli les témoignages de douze manifestants, témoins ou victimes de violences policières lors des manifestations du Jeudi 28 Avril 2016 et du Dimanche Premier Mai 2016 à Paris. Ils évoquent des « scènes de guerre » sur la place de la République et dans les rues adjacentes, « une violence inouïe » de la part des Compagnies Républicaines de Sécurité (CRS) ou encore des stratégies ayant « mis en danger » les manifestants pacifiques.

Depuis les premières manifestations contre la loi de Myriam el Khomri, s’est ouverte une guerre de communication. D’un côté, les autorités qui dénoncent, à chaque communiqué, l’infiltration du mouvement par des éléments incontrôlables dont la présence justifierait la répression des rassemblements. Après chaque manifestation, le ministère de l’intérieur ou la préfecture de police n’ont de cesse de faire porter la responsabilité des débordements sur des groupes de « casseurs extrémistes qui ont pour seule motivation la haine de l'état et, de ce fait, des valeurs de la république », selon l’expression de Bernard Cazeneuve.

De l’autre, des manifestants qui dénoncent un durcissement des stratégies policières, des provocations visant à déclencher des affrontements et une répression féroce accompagnée de nombreuses bavures. Ces militants ont transformé leurs téléphones portables en véritables armes. Que les vidéos soient postées sur Facebook et YouTube ou diffusées en direct via l’application Periscope, les images des violences policières pleuvent après chaque rassemblement ou manifestation. Symptôme de ce nouveau pouvoir, de plus en plus de policiers s’attaquent désormais directement aux preneurs d’images, comme dans des vidéos, tournées le dernier week-end et qui montrent un policier en civil projetant du gaz lacrymogène dans le visage d’un photographe, ou celui-ci tentant d’arracher son appareil à un autre.

Alors que s'accumulent les témoignages en vidéos, images ou tweets rapportés par des particuliers ou des sites d'information spécialisés, la Ligue des Droits de l'Homme (LDH), de son côté, a officiellement demandé, Mardi 3 Mai 2016, la mise en place d’une « enquête parlementaire afin que toute la lumière soit faite sur des événements qui, y compris chez les policiers et les gendarmes, ont déjà fait plusieurs victimes et qui ont par ailleurs entraîné des peines de prison ferme ».

De son côté, Mediapart a recueilli les témoignages de douze manifestants présents lors des manifestations du Jeudi 28 Avril 2016 et du Dimanche Premier Mai 2016 à Paris. Simples témoins, ou eux-mêmes victimes de violences, ils reviennent sur plusieurs événements de la semaine dernière, et notamment la violente évacuation de la place de la République, le Jeudi 28 Avril 2016 au soir, et la répression policière lors de la manifestation du Dimanche Premier Mai 2016.

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7 mai 2016 6 07 /05 /mai /2016 13:33

http://www.lemonde.fr/police-justice/article/2016/05/05/etat-d-urgence-le-quotidien-des-derniers-assignes-a-residence_4914029_1653578.html

La colère des derniers assignés à résidence

Par Camille Bordenet

Jeudi 5 Mai 2016

Anis se souvient de son dernier pointage de la journée, le 25 février 2016. L’espoir l’animait, il apercevait le bout du tunnel, enfin. Et puis, le « coup de poignard », celui qui vous donne l’impression qu’on « cherche à vous achever ». Les fonctionnaires de police lui tendaient un nouvel arrêté d’assignation à résidence. Pour lui, la roue de l’état d’urgence ne tournerait pas. Il continuerait, pendant trois mois au moins, à pointer deux fois par jour, à limiter ses déplacements professionnels à sa commune et à acheter sa baguette avant 20 heures, sous peine d’être placé en garde à vue.

Ce chauffeur routier niçois de trente neuf ans, père de cinq enfants, fait partie des soixante huit personnes qui sont toujours assignées à résidence dans le cadre de l’état d’urgence, pour beaucoup depuis six mois. Et peut-être pour deux mois de plus, puisque ce régime d’exception doit être prolongé, à compter du 26 mai 2016, jusqu'au mois de juillet 2016, en vue de la coupe d'Europe de football et du tour de France cycliste. Le gouvernement a en effet présenté un projet de loi en ce sens, Mercredi 4 Mai 2016 en conseil des ministres, qui permettra notamment de renouveler encore des assignations.

Au plus fort de l’état d’urgence, dans les semaines qui ont suivi les attentats du mois de novembre 2015, quelque quatre cent assignations à résidence avaient été ordonnées par le ministère de l’intérieur. Elles ont été progressivement et partiellement levées, soit par le ministère lui-même, soit sur décision des juridictions administratives lorsque les individus ont contesté la mesure devant les tribunaux. Deux cent soixante quatorze assignations demeuraient encore en vigueur à la fin de la première période d’état d’urgence, le 26 février 2016.

Mesures abusives

Pour la seconde période, le ministère de l’intérieur a décidé de recentrer « aux cas les plus lourds » cette mesure de police administrative attentatoire à la liberté d’aller et venir et au droit à la vie privée, « seules » soixante et onze assignations à résidence ont été décidées, des renouvellements pour soixante neuf d’entre elles. Pour réduire la voilure, le ministère de l'intérieur a en outre tenu compte des désaveux infligés par le juge administratif. Certaines assignations ont en effet été retoquées au motif qu’elles s’appuyaient sur des notes des services de renseignement non étayées, voire erronées. « Les renouvellements ont été décidés à la fois sur la base d’éléments opérationnels et de jurisprudence », explique-t-on place Beauvau.

Parmi les derniers assignés, certains continuent pourtant de dénoncer des mesures abusives. Casier judiciaire vierge, Anis ne présente pas de profil à risques, il n’y a pas de djihadistes parmi ses fréquentations, il n’est pas actif sur les réseaux sociaux prodjihad et il n’a jamais voulu se rendre en Syrie. L’arrêté qui le vise est « une accumulation d’erreurs brodées à partir d’une information fausse », estime son avocat, Sefen Guez Guez. Il dénonce une confusion des renseignements territoriaux, qui auraient selon lui attribué à son client des propos rigoristes en réalité tenus par quelqu’un d’autre.

Loterie administrative

Avocat de plusieurs assignés, William Bourdon estime que ces renouvellements sont « loin d’être rationnels » et sont « essentiellement politiques », tout comme le seraient certains des jugements administratifs rendus. Ainsi, « des dossiers absolument identiques, sans le début d’une preuve, connaîtront d’un juge à l’autre des sorts différents parce qu’il y a un subjectivisme latent très fort ». Même impression pour Arié Alimi, qui dénonce une « loterie administrative » défavorable à ceux dont le juge a rejeté les différents recours et permettant à l’administration « de se sentir plus forte pour maintenir l’assignation ».

« Nous n'avons pas tiré à la courte paille », se défend la place Beauvau, qui explique que les renouvellements ont été décidés suivant une procédure de réexamen stricte, qui comprend « un nouvel avis de l’Unité de Coordination de la Lutte Antiterroriste (UCLA) accompagné d’une note de renseignement actualisée ». La direction des libertés publiques et des affaires juridiques, qui gère le contentieux du ministère de l’intérieur, a même annulé trente trois demandes de renouvellement des services de police pour « motivation insuffisante ».

Parmi les soixante huit assignations en vigueur, difficile de faire le portrait-robot de l’assigné. L’intérieur dénombre dix femmes, quelques mineurs, une dizaine de personnes converties et quelques individus ayant un casier de délinquant de droit commun. « Il y a beaucoup de velléitaires au départ en Syrie », souligne le ministère. La liste compte aussi des personnes déjà condamnées par le passé pour des faits de terrorisme ou qui apparaissant dans des dossiers, tels Olivier Corel, dit « l'émir blanc », mentor de djihadistes français, et son épouse, ou encore Farouk Ben Abbès, interpellé après l’attentat du Caire et mis en examen en 2010 dans le cadre d’un projet d’attaque visant le Bataclan, avant de bénéficier d’un non-lieu.

Avoir connu des djihadistes

Parmi ses quatre clients assignés qui ont vu leur mesure renouvelée, Bruno Vinay entrevoit un dénominateur commun, « tous se voient reprochés d’avoir été, par le passé, en relation avec des personnes appartenant à la mouvance djihadiste. Et peu importe l’absence de liens actuels, pour les autorités, le simple fait d’avoir connu ces personnes suffit à les considérer comme une menace ».

C’est le cas d’Antho, trente sept ans, président de l’association d’aide aux détenus musulmans Sanâbil. Parmi les nombreux motifs soulevés dans l’arrêté d’assignation appuyé sur des notes de renseignement, le ministère de l’intérieur prête à Antho des « relations proches » avec des personnes ayant « rejoint les rangs de l'Etat Islamique, dont certaines impliquées dans les attentats du Vendredi 13 Novembre 2015 », comme les frères Clain ou Sabri Essid. S’il ne dément pas avoir connu ces individus auxquels « les autorités tentent de le rattacher », il conteste fermement le lien de proximité, il assure ne plus être en contact avec eux depuis plusieurs années et « condamner » leur idéologie. « Ce n’est pas parce que vous avez eu des relations avec des gens partis en Syrie que vous cautionnez leurs idées et êtes complices de leurs actes », défend Bruno Vinay, qui invoque le casier judiciaire vierge de son client et « l'irréprochabilité » de Sanâbil.

L’association apparaît toutefois dans plusieurs dossiers judiciaires, dont l’enquête sur les tueries de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher de la porte de Vincennes, comme lieu fréquenté par des personnes poursuivies ou mises en cause dans des affaires terroristes. La place Beauvau estime que « sous couvert de l’association qui fournit un soutien logistique aux détenus islamistes, Antho utilise sa notoriété pour recruter de futurs combattants pour le djihad ». Des éléments retenus par le conseil d'état, qui a rejeté la demande de suspension de l’intéressé.

Sévère à l’égard d’une décision qu’il juge entachée d’erreurs d’appréciation, Bruno Vinay estime que, à travers son client, les autorités tentent de « brider Sanâbil, gênante à leurs yeux parce qu’elle a une sorte de monopole dans le paysage carcéral français ».

Des assignations par procuration

Sophie, elle, n’a jamais connu aucune personne liée à la mouvance djihadiste. Et elle non plus n’a aucun antécédent judiciaire. Cela fait pourtant plus de cinq mois que cette comptable quinquagénaire est enfermée dans sa commune. Son tort est d'être l’épouse d’un homme que les autorités soupçonnent d’être parti en Syrie pour rejoindre les rangs de l'Etat Islamique. L’assignation de Sophie est venue s’ajouter à une interdiction de sortie du territoire et à un gel de ses avoirs, un cas unique.

Les autorités estiment que, « sous l’emprise totale de son mari qui la téléguide depuis la Syrie et éperdument amoureuse », Sophie a mis en vente sa maison en vue de lui adresser les fonds et financer ainsi la cause djihadiste », et qu’elle se préparait à le rejoindre. Des allégations que dément fermement son avocate, Isabelle Coutant-Peyre, qui décrit au contraire une française très bien insérée socialement et convertie à l’islam « de manière laïque », qui avait mis en vente sa maison depuis trois ans déjà et qui a entamé une procédure de divorce après avoir coupé définitivement les ponts avec son mari. Le conseil d'état a tranché en faveur du ministère de l’intérieur. Isabelle Coutant-Peyre dénonce « une véritable prise en otage » de sa cliente, « mise sous tutelle et persécutée alors que les autorités ciblent en réalité son époux ».

Des assignations familiales « par procuration » que dénonce Arié Alimi, qui compte un dossier dans lequel il estime que son client est maintenu assigné au côté de son demi-frère dans un « sur principe de précaution », parce que les autorités ne parviendraient pas à déterminer les rôles de chacun dans l’administration d’un site ayant produit des contenus faisant la promotion du djihad armé.

Anis, lui, en viendrait presque à espérer qu’une procédure judiciaire soit ouverte à son encontre, « au moins, avec une vraie enquête, ils se rendraient compte que leurs soupçons ne tiennent pas ». Car des mesures qui se veulent seulement préventives peuvent être lourdes de conséquences, son épouse s’est vue récemment suspendre son agrément d’assistante maternelle, accordé quelques mois plus tôt par le conseil général, au motif qu’elle n’avait pas mentionné la perquisition administrative ayant eu lieu au domicile familial et qui s’était avérée « nulle ».

Anis se raccroche à l’espoir que « tout cela finisse par tourner ». Il espère que son histoire finira comme celle d’un ancien assigné qui le soutient, Halim Abdelmalek, le premier à avoir vu sa mesure suspendue par le conseil d'état. Par prudence, Anis préfère toutefois ne pas parler aux enfants des vacances en Tunisie, où la famille se retrouve chaque été.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 20:08

Deux journalistes turcs condamnés à cinq ans de prison (Reuters)

Deux journalistes turcs ont été condamnés Vendredi 6 Mai 2016 par un tribunal d'Istanbul à cinq ans de prison pour avoir divulgué ce que le gouvernement considérait comme des secrets d'état.

Can Dündar, rédacteur en chef du journal Cumhuriyet, a été condamné à cinq ans et dix mois d'incarcération tandis qu'Erdem Gül, chef du bureau d'Ankara, a été condamné à cinq ans de prison.

Les deux accusés, également poursuivis pour espionnage, ont en revanche été relaxés de plusieurs autres charges dont celle de tentative de renversement du gouvernement.

Le tribunal a dissocié les charges de liens avec une entreprise terroriste dans l'attente du jugement dans un autre procès. Les deux journalistes, qui disposent du droit de faire appel, ne seront pas immédiatement emprisonnés.

L'annonce du jugement a été précédée vendredi d'un incident au cours duquel Can Dündar s'est fait tirer dessus par un agresseur devant le tribunal. Le journaliste n'a pas été blessé.

« Nous avons vécu deux tentatives d'assassinat en deux heures », a commenté le rédacteur en chef. « L'une par arme à feu et l'autre par le droit. Je n'ai aucun doute sur le fait que les ordres des plus hautes instances ont joué un rôle dans le jugement ».

Le procès des deux hommes a été fortement médiatisé notamment en raison de la présence lors de la première journée d'audience de plusieurs diplomates occidentaux et par les craintes exprimées par certains pays concernant le respect de la liberté de la presse en Turquie.

La présence de ces diplomates avait provoqué le mécontentement du président turc Recep Tayyip Erdogan qui reprochait à ces derniers le soutien apporté aux prévenus.

Les deux journalistes étaient poursuivis pour avoir publié une vidéo montrant, selon eux, une unité des services de renseignement turcs acheminant des armes par camions vers la Syrie en 2014.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 19:57

Le caricaturiste Siné est mort (Reuters)

Le caricaturiste Maurice Sinet, alias Siné, ancienne figure de Charlie Hebdo, est mort Jeudi 5 Mai 2016 à l'hôpital Bichat à Paris, des suites d'une opération à l'âge de quatre vingt sept ans, annonce son journal Siné Mensuel.

Il avait évoqué sa mort prochaine « qui rôde et fouine sans arrêt autour de moi comme un cochon truffier » dans son dernier texte, publié Mercredi 4 Mai 2016.

Siné, qui était l'un des dessinateurs historiques de Charlie Hebdo avant son départ en 2008, était connu pour son athéisme militant.

Il avait été licencié du journal satirique pour un article jugé antisémite visant Jean Sarkozy, l'un des fils de l'ancien président de la république.

Siné avait cependant été relaxé par le tribunal correctionnel de Lyon, considérant qu'il avait usé de son droit à la satire, et avait fait condamner Charlie Hebdo pour préjudice moral et financier.

Il avait créé en 2008, avec sa femme Catherine Sinet, son propre journal, Siné Hebdo, qui deviendra en 2011 Siné Mensuel.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 19:39

Le travailliste Sadiq Khan, premier maire musulman de Londres (Reuters)

Le travailliste Sadiq Khan a remporté Vendredi 6 Mai 2016 l'élection municipale à Londres, battant son rival conservateur Zac Goldsmith pour devenir le premier maire musulman de la capitale britannique.

Ce succès vient en partie atténuer la déception du parti travailliste qui a subi un recul lors des élections régionales et locales qui ont eu lieu Jeudi 5 Mai 2016 en Grande-Bretagne.

Le succès de Sadiq Khan, quarante cinq ans, fils d'un chauffeur de bus pakistanais qui a grandi dans une Habitation à Loyer Modéré (HLM) de Londres, prend une valeur tout à fait symbolique dans ce scrutin qui l'opposait à Zac Goldsmith, quarante et un ans, fils du financier milliardaire Jimmy Goldsmith.

Alors que les résultats officiels n'avaient pas encore été proclamés, une source proche des opérations de comptage a indiqué en début de soirée que le candidat travailliste ne pouvait plus être battu.

Le maire de New York, Bill de Blasio a immédiatement félicité le nouvel élu dans un message sur son compte twitter.

Sadiq Khan succède à la tête de la métropole de huit millions six cent mille habitants au conservateur haut en couleur, Boris Johnson, qui occupa ses fonctions pendant huit années.

Boris Johnson, qui est partisan du Brexit, est souvent présenté comme un possible successeur de David Cameron, à la fois à la tête du parti conservateur et au poste de premier ministre.

Sadiq Khan, donné gagnant par les enquêtes d'opinion d'avant scrutin, a toujours conservé son avance sur Zac Goldsmith malgré les accusations lancées par ce dernier selon lesquelles le candidat travailliste était proche de prêcheurs radicaux et qu'il fournissait de « l'oxygène » aux extrémistes.

Pour sa défense, Sadiq Khan a expliqué qu'il avait combattu l'extrémisme toute sa vie et qu'il regrettait d'avoir partagé des tribunes avec des orateurs porteurs d'opinions « abjectes ».

Sadiq Khan a de son côté accusé Zac Goldsmith d'avoir recours à une rhétorique similaire à celle de l’américain Donald Trump pour diviser les londoniens en fonction de leur religion et d'être déconnecté des réalités en tant que membre d'une élite fortunée.

Si les travaillistes peuvent se rejouir de ce succès électoral à Londres, en revanche les résultats en Ecosse et au Pays de Galles montrent que l'opposition et son nouveau chef, Jeremy Corbyn, ancré très à gauche, ont perdu des sièges, même s'ils n'ont pas subi la déroute que certains leurs prédisaient.

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6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 17:38

Grève générale en Grèce avant le vote de réformes impopulaires (Reuters)

Les grecs ont entamé Vendredi 6 Mai 2016 une grève générale de quarante huit heures à l'appel des principaux syndicats du secteur privé et de la fonction publique pour protester contre les très impopulaires réformes fiscales et celles des retraites que le parlement devrait voter Dimanche 8 Mai 2016 sous la pression des créanciers d'Athènes.

La Grèce a un besoin urgent de liquidités pour rembourser environ cinq milliards d'euros de dette arrivant à échéance au mois de juillet 2016 et espère ainsi convaincre ses partenaires européens, dont les ministres des finances se réuniront Lundi 9 Mai 2016, qu'elle est capable de tenir ses engagements budgétaires.

Les bateaux sont restés au port, Vendredi 6 Mai 2016, les transports publics étaient fortement perturbés et les bâtiments publics fermés au début de ce mouvement social auquel se sont aussi joint les journalistes.

Le principal syndicat du secteur privé, la confédération générale des travailleurs grecs (GSEE), a qualifié les réformes examinées au parlement de « dernier clou dans le cercueil » des travailleurs et des retraités qui ont déjà payé le tribut le plus lourd à six années d'austérité.

« Le gouvernement et le parlement essaient de prouver à l'Eurogroupe qu'ils sont de bons élèves, mais ils détruisent le système de sécurité sociale de la Grèce », a déclaré un dirigeant de la GSEE en évoquant la réunion du Lundi 9 Mai 2016 à Bruxelles.

Une commission parlementaire a commencé Jeudi 5 Mai 2016 à examiner les projets de loi qui visent à augmenter les rentrées fiscales et à réduire les dépenses consacrées aux retraites, qui représentent actuellement dix sept pour cent du Produit Intérieur Brut (PIB).

Le vote des députés sera un test important de la capacité du premier ministre Alexis Tsipras à mener à bien le programme de réformes qu'il a accepté l'an dernier en contrepartie d'un nouveau plan d'aide, son gouvernement de gauche ne bénéficiant que d'une courte majorité de cent cinquante trois élus sur trois cent.

« La nécessité de réformer le système de retraite doit être comprise par tous. C'était nécessaire pour le rendre viable. Il n'y avait pas d'autre issue, avec ou sans accord », a-t-il plaidé, Vendredi 6 Mai 2016, invitant les élus de Syriza à approuver le texte.

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5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 16:29

http://www.franceinfo.fr/actu/societe/article/disputes-dissensions-et-diffamation-autour-de-nuit-debout-785985

Disputes, dissensions et diffamations autour du mouvement des Nuits Debout

Par Matthieu Mondoloni

Vendredi 29 Avril 2016

Alors qu'ils occupent la place de la République à Paris depuis bientôt un mois, les militants du mouvement des Nuits Debout cherchent désormais à donner un nouvel élan à leur mouvement. Mais depuis quelques jours, deux courants s’opposent fortement sur la suite à donner à la mobilisation et ce jusque sur le terrain judiciaire.

Insultes, accusations et diffamations, deux camps s’opposent aujourd’hui au sein du mouvement des Nuits Debout. Deux visions politiques et une question au cœur des débats, le mouvement des Nuits Debout est-il un mouvement ouvert à tous ?

Au coeur de cette querelle, notamment, on trouve la gestion du site internet et des réseaux sociaux du mouvement. Ce qui pourrait sembler anecdotique ne l’est pas du tout. Le mouvement des Nuits Debout, c’est quelques centaines de personne chaque soir place de la République, mais c’est surtout plus de cent soixante mille abonnés à la page facebook ou au compte twitter.

C’est toute une communauté qui s’est fédérée et se fédère encore autour des réseaux sociaux. Un puissant outil de mobilisation qui relaye les événements, les ateliers ou les assemblées générales qui se tiennent depuis la fin du mois de mars 2016. Un outil que se disputent aujourd’hui deux camps.

D’un côté, le Media Center du mouvement des Nuits Debout, composé d’une quinzaine de personnes, qui se charge de poster sur les réseaux sociaux ou d’administrer le site internet. De l’autre, des militants du collectif pour la convergence des luttes. L’un d’eux a dénoncé, récemment lors d’une assemblée générale, une véritable entreprise de récupération avec une société qui se ferait de l’argent sur le dos du mouvement. La vidéo de sa prise de parole a été vue près de douze mille fois en quelques jours.

« Ces gens-là », ce sont les employés et le fondateur de la société Raiz, une petite start-up aux modestes locaux nichés dans le sous-sol d’un immeuble du douzième arrondissement de Paris. Elle emploie quatre personnes, dont une seule à temps plein, explique son fondateur et dirigeant, Baki Youssoufou, trente sept ans. Depuis plusieurs jours, il est la cible des critiques les plus dures, accusé notamment de gagner de l'argent avec le site www.nuitdebout.fr, et son numéro de téléphone et son adresse ont été publiés sur Internet. Depuis, il raconte les coups de fils anonymes et les insultes de la part de certains militants.

« Je ne peux pas accepter ces méthodes », explique Baki Youssoufou.

« J'ai décidé de porter plainte. Pas contre le mouvement ou un collectif, mais contre ceux qui ont fait fuité mon numéro de téléphone et ceux qui me diffament. Je suis cité nommément dans cette vidéo qui tourne dans laquelle on m'accuse de gagner de l'argent. Vous pensez vraiment que je peux gagner de l'argent avec un site politique et engagé ? Si j'ai acheté le nom de domaine www.nuitdebout.fr, c'est simplement pour éviter que d'autres, mal intentionnés, ne le fassent », se justifie celui qui se décrit comme un militant et un web-activiste de la première heure.

Deux visions politiques

Pour lui, ces attaques sont un prétexte. Leurs vraies raisons sont politiques, poursuit Baki Youssoufou. Derrière cette querelle sur le contrôle des réseaux sociaux, se cache un autre enjeu. Celui de l'avenir à donner au mouvement.

Car il y a en fait aujourd’hui deux visions du mouvement des Nuits Debout qui s’affrontent, deux camps qui ne partagent pas les mêmes buts. Le premier, auquel appartiennent Baki Youssoufou et les membres du Media Center, prône une vision ouverte et non partisane du mouvement. Tout le monde doit pouvoir venir écouter, discuter et débattre place de la République. Le second se veut plus politisé. C’est la ligne défendue par l’économiste Frédéric Lordon, l’une des figures emblématiques du mouvement des Nuits Debout. Mercredi 20 Avril 2016, il a pris la parole lors d’une réunion pour donner sa vision du mouvement.

Tout le monde n'est pas le bienvenu dans le mouvement des Nuits Debout.

Une allusion notamment à la venue d’Alain Finkielkraut qui avait été chassé de la place de la République il y a une quinzaine de jours. Entre ces deux camps, la rupture est réelle. Les insultes fusent et les débats sont tendus.

Avec leur idée d’ouvrir le plus possible le mouvement, grâce notamment aux réseaux sociaux, les membres du Media Center sont accusés de faire entrer les loups dans la bergerie. Les loups, ce sont les militants d’extrême droite, des crypto fascistes, des rouges bruns et des sympathisants de Dieudonné ou d’Alain Soral. Eux se défendent en parlant d’animation citoyenne.

Deux jambes, un seul mouvement

Leila Chaibi, membre du Parti de Gauche, préfère elle tempérer les propos des uns et des autres. Et surtout recentrer le débat. « Ces débats et ces divergences de points de vue sont sains », explique celle qui fait parti des premiers à avoir lancé le mouvement des Nuits Debout.

« Ce sont en fait les deux jambes d'un même mouvement. L'important, c'est de réfléchir ensemble à la suite et à ce que nous ferons demain. Et de ne pas oublier notre premier objectif, le retrait du projet de loi travail. Après, l'appétit viendra en mangeant. D'autres combats suivront ».

Les deux jambes de ce mouvement sont au moins d’accord sur un point, le mouvement des Nuits Debout ne doit pas s’inscrire dans le calendrier électoral. Pas de parti, pas de candidats en 2017, disent-ils. L'important aujourd'hui, c'est de faire converger les luttes, de se rassembler et de s'unir.

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