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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 19:58

http://www.plateforme-palestine.org/La-Plateforme-Palestine-soutient-la-Flottille-de-la-Liberte-le-Bateau-des

La plateforme des Organisations Non Gouvernementales (ONG) françaises pour la Palestine soutient la flottille de la liberté, le bateau des femmes pour Gaza

Par Claude Léostic, présidente de la plateforme des ONG françaises pour la Palestine

Mardi 8 Mars 2016

Une nouvelle flottille, exclusivement composée de femmes, prendra la mer cette année, tentant de briser le blocus imposé à la bande de Gaza. La plateforme des ONG françaises pour la Palestine soutient l’initiative.

Dans la continuation des flottilles de la liberté qui depuis 2008 ont tenté de se rendre à Gaza pour témoigner de la solidarité internationale aux palestiniens de Gaza sous blocus depuis 2006, un bateau va à nouveau prendre la mer d’ici quelques mois.

Afin de mettre en évidence la situation dramatique et injuste imposée aux deux millions de civils qui survivent dans Gaza en ruines, des femmes ont choisi de tenter une nouvelle fois de briser le blocus. Navigatrices et passagères, personnalités et « simples » citoyennes, elles apportent aux femmes de Gaza un message d’espoir, Gaza et la Palestine ne sont pas seules. Des femmes de par le monde attachées à la justice et au droit international les soutiennent et demandent la levée immédiate du blocus.

La plateforme des ONG françaises pour la Palestine appuie cette démarche citoyenne, humaine et universaliste, elle appelle les citoyennes et citoyens de France et leurs dirigeants à soutenir la belle initiative du bateau des femmes pour Gaza.

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 19:41

Salah Abdeslam arrêté en Belgique après quatre mois de cavale (Reuters)

Salah Abdeslam, considéré comme le dernier survivant du commando responsable des attentats du Vendredi 13 Novembre 2015 à Paris et à Saint-Denis, a été arrêté Vendredi 18 Mars 2016 au cours d'une vaste opération de police à Molenbeek, dans l'agglomération bruxelloise, a annoncé le parquet fédéral belge.

Selon les médias belges, le Français de vingt six ans a été blessé à une jambe lors de son arrestation. Un autre individu a été appréhendé en même temps que lui par les forces spéciales belges, ont-ils précisé. Mais ces informations n'ont pas été confirmées dans l'immédiat.

L'opération était toujours en cours en début de soirée, deux détonations étant entendues à Molenbeek où, toujours selon les médias belges, une ou deux personnes seraient encore retranchées.

« Nous l'avons eu », a déclaré le secrétaire d’état belge à l’asile et à la migration, Theo Francken, sur twitter.

La police avait perdu la trace du fugitif depuis qu'il avait été contrôlé Samedi 14 Novembre 2015 à bord d'une voiture sur la route de Paris à Bruxelles.

L'opération des forces de l'ordre a été lancée alors que s'achevait un conseil européen consacré à la crise des migrants.

Le président François Hollande a vite rejoint le premier ministre belge, Charles Michel, au siège du gouvernement belge pour suivre le déroulement de l'intervention.

« C'est très important pour la suite de l'enquête », s'est réjoui le président de la commission d'enquête parlementaire sur les attentats de 2015 à Paris, Georges Fenech, en évoquant le fait que Salah Abdeslam a été capturé vivant.

« C'est une très grande nouvelle pour les familles des victimes, qui savent aujourd'hui qu'un procès aura lieu, puisque nous avons l'un des auteurs principaux qui a été arrêté », a ajouté le député des Républicains sur BFM TV.

Dans l'après-midi, le parquet avait annoncé que des empreintes digitales de Salah Abdeslam avaient été découvertes dans un appartement perquisitionné Mardi 15 Mars 2016 près de Bruxelles, où deux personnes étaient parvenues à prendre la fuite.

Il a indiqué en outre que l'homme abattu lors de cette opération de police franco-belge dans la commune de Forest, Mohamed Belkaïd, avait probablement eu un rôle dans les attentats de Paris sous la fausse identité de Samir Bouzid.

Selon la presse belge, un avis de recherche avait été lancé au début du mois de décembre 2015 contre cet individu, alors connu sous le seul nom de Samir Bouzid, et un complice, tous deux soupçonnés d'avoir supervisé les attentats du Vendredi 13 Novembre 2015 en envoyant ce soir-là, de Belgique, des SMS aux assaillants.

Toujours selon la presse belge, ces deux hommes et Salah Abdeslam ont été contrôlés le 9 septembre 2015 à la frontière austro-hongroise, alors qu'ils se trouvaient à bord d'une Mercedes.

« C'est Salah Abdeslam lui-même qui est allé chercher les deux hommes en Hongrie. Ils ont été contrôlés tous les trois, le 9 septembre 2015, sur une aire d'autoroute autrichienne », a indiqué la Radio Télévision Belge Francophone (RTBF).

C'est par ailleurs au nom de Samir Bouzid qu'un virement de sept cent cinquante euros avait été fait Mardi 17 Novembre 2015 à la cousine d'Abdelhamid Abaaoud, chef opérationnel présumé des attentats de Paris et de Saint-Denis, tué avec celle-ci lors d'un assaut des forces de sécurité françaises Mercredi 18 Novembre 2015 à Saint-Denis.

La fausse identité du troisième homme contrôlé en Autriche, Soufiane Kayal, toujours en fuite, a servi à louer une maison dans la ville belge d'Auvelais, qui a fait l'objet d'une perquisition, Jeudi 26 Novembre 2015.

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18 mars 2016 5 18 /03 /mars /2016 19:05

http://www.europalestine.com/spip.php?article11682

Peines de prison pour six voyous de la Ligue de Défense Juive (LDJ)

Six des auteurs de l’attaque sauvage contre une soirée culturelle palestinienne, jugés la semaine dernière à Paris, ont été reconnus coupables des faits, et condamnés à des peines de prison ferme.

Jason Tibi et Yoni Sulman ont été condamnés Vendredi 18 Mars 2016 à deux ans de prison ferme, Rudy Lalou a été condamné à un an de prison ferme et Azar Cohen, Maxime Schafier et Yohav Bensimon ont écopé de neuf mois de prison ferme.

Avant de requérir des peines inférieures à celles qu’a finalement prononcées le tribunal, la procureure avait souligné, lors de l’audience qui s’était tenue Jeudi 10 Mars 2016, que les accusés encouraient sept ans, voire dix ans, d’emprisonnement au vu de la gravité des faits, en l’occurrence blessures volontaires en réunion avec armes et préméditation, et à raison de l’appartenance de la victime, un jeune chanteur de raï, à une race ou une ethnie.

Les condamnations prononcées Vendredi 18 Mars 2016 n’ont pas été assorties de mandat de dépôt, ce qui laisse le loisir aux condamnés de prendre le large, en Israël, par exemple, comme c’est déjà le cas pour Yoni Sulman.

Rappelons enfin que l’attaque avait eu lieu au printemps 2009, que les auteurs présumés, une partie d’entre eux en tout cas, membres de la LDJ, avaient été assez rapidement identifiés et confondus par la police judiciaire, mais que des juges d’instruction successifs avaient ensuite manifestement mis le dossier « en dessous de la pile ».

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 21:04

http://www.ujfp.org/spip.php?article4744

Calais, déchéance de notre société

Par Pierre Stambul

Jeudi 25 Février 2016

Le temps des camps est revenu. Celui des déplacements obligés et des déplacements empêchés.

Dans la novlangue d’aujourd’hui, on ne dit plus « camps », cela évoquerait de mauvais souvenirs. Alors on appelle cela la « jungle » comme si celles et ceux qui arrivent à Calais étaient des bêtes sauvages qu’il fallait enfermer, contrôler, ballotter et criminaliser. Dans la vraie jungle, il arrive qu’on tue les animaux. On meurt aussi à Calais qui n’est même pas la fin d’un voyage sans issue.

6 juillet 1938, ouverture de la conférence d’Évian, les pays occidentaux débattent d’un problème grave, « que faire des centaines de milliers de juifs chassés d’Allemagne et d’Autriche par les nazis » ? La réponse sera unanime, rien, ni accueil, ni visa, ni aide, mais déjà à l’époque les camps, la clandestinité et la fuite sans fin.

26 janvier 1939, prise de Barcelone par les troupes franquistes. La « retirada » s’amplifie. Par dizaines de milliers, les réfugiés espagnols et les combattants des brigades internationales arrivent en France. Où les mettre ? Dans des camps qu’on n’appelle pas encore « de concentration » dont les plus célèbres seront Gurs, Argelès, Rivesaltes ou Saint-Cyprien. C’est là que les nazis viendront les cueillir.

Aujourd’hui, on célèbre des personnages splendides comme Varian Fry qui sont venus en aide à des proscrits ne sachant pas où aller et abandonnés. Les Varian Fry d’aujourd’hui aident les réfugiés de Calais. Et ils sont jugés. Rob Lawrie a été traîné en justice pour avoir essayé d’aider une fillette afghane voulant rejoindre sa famille.

La logique des camps, c’est d’enfermer les victimes qui sont considérées comme des coupables. Ou de les disperser pour qu’on ne les voit plus.

Qui a mis à feu et à sang le Moyen-Orient et le monde arabe avec les invasions de l’Afghanistan, de l’Irak ou de la Libye ? Qui arme les pays qui ont financé et fabriqué l'Etat Islamique ? Qui soutient un modèle économique qui condamne de nombreux pays au sous-développement ? Qui a fabriqué le système de la Françafrique ? Les gens qui arrivent à Calais avec l’espoir fou que la Grande-Bretagne sera leur eldorado sont avant tout les victimes du capitalisme mondialisé.

Le gouvernement français se dit solidaire du peuple syrien face à sa dictature. Il traite les réfugiés syriens comme des bêtes, expulsions, enfermement et refus d’accorder le droit d’asile.

C’est la politique du bulldozer et de la bonne conscience. Dans sa grande « humanité », le gouvernement français a installé à Calais des containers pour emballer la marchandise, pardon pour loger les migrants.

À l’heure où ces lignes sont écrites, le gouvernement « socialiste » s’apprête à « évacuer » une partie de la « jungle » de Calais. Il faut comprendre qu’on va « mettre ailleurs » les habitants, mais surtout qu’on va détruire ce que la population a pu construire pour rendre la vie un peu moins invivable, l’école du chemin des Dunes, une épicerie et des sanitaires. On va « disperser » les réfugiés dans la peur et la précarité. Bernard Cazeneuve, Manuel Valls et François Hollande sont dans la droite ligne de Nicolas Sarkozy qui avait fermé Sangatte.

Notre police n’a même pas besoin de l’état d’urgence pour agir. Elle possède déjà une solide expérience acquise contre les roms. Plusieurs « camps » ont été récemment démantelés, trois à Lyon, le 12 janvier 2016, et celui des Poissonniers à Paris, le 3 février 2016. Démantèlements pour le « bien » des résidents, cela va de soi, c'est-à-dire sans relogement dans la plupart des cas. En fait ces évacuations ont un seul but, rendre la vie invivable et cacher cette « lie de l’humanité » de notre vue.

Face à cette Europe forteresse qui imite les pires périodes de son histoire, nous réaffirmons la liberté absolue de circuler et de s’installer.

Nous faisons nôtre l’appel de Calais qui se termine par « parce que nous serons plus forts demain pour nous battre ensemble contre les autres formes d’injustices et de misère, nous demandons solennellement au gouvernement un large plan d’urgence pour sortir la jungle de Calais de l’indignité dans laquelle elle se trouve ».

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 20:34

https://blogs.mediapart.fr/jjmu/blog/160316/monde-ouvert

Monde ouvert

Mercredi 16 Mars 2016

Les structures s’affolent et nous affolent. Devenons donc raisonnables. Rompons avec les pouvoirs qui nous rendent tous fous et dépendants, sous influences de la production et de la consommation, et ouvrons enfin nos frontières, donnons-nous le droit, rendons son hospitalité à l’asile, sa paix à la justice, ses nourritures à la terre et leurs ressources à toutes les personnes, travaillant ou pas.

Cours annulés, manifestations sauvages, tags, casse, gaz lacrymogènes, gouvernement en stress et universités en grève, quelque chose est en train de naître. « Nous » sommes en train de naître.

Nommer ce qui est en train de naître du nom de ce qui l’a précédé, c’est tenter de le tuer.

Ramener ce que nous avons vécu dans la rue Mercredi 9 Mars 2016, ce qui bouillonne depuis des semaines, ramener la rage qui gronde partout à « l'ombre du Contrat Première Embauche (CPE) » et tous les laïus que nous avons entendus la semaine dernière, c'est une opération de neutralisation. Quel rapport y a-t-il entre le discours syndical et les lycéens qui taguaient Mercredi 9 Mars 2016 « le monde ou rien » avant de s’attaquer méthodiquement à des banques ? Aucun, ou juste une misérable tentative de récupération menée par des zombies.

Jamais les organisations syndicales, jamais les politiques n’ont été si visiblement à la traîne d’un mouvement. S’ils sont si fébriles dans leur volonté de tout encadrer, c’est justement parce que tout pourrait bien leur échapper.

Ce qui s’est passé est simple, une bande de youtubeurs ont additionné leurs like, ils ont parlé hors de tout encadrement et de toute « représentativité » et ils ont appelé à descendre dans la rue. Une femme qui ne représente qu’elle-même a lancé une pétition contre la loi travail et, parce que ce qui était dit sonnait juste et rencontrait un sentiment diffus et un écœurement général, nous sommes descendus dans la rue et nous étions nombreux. Les organisations ont suivi. Le risque de ne pas suivre était trop grand pour elles. Si elles ne le faisaient pas, leur mandat était caduc. Ceux qu’elles prétendent représenter auraient pris la rue sans elles, sans qu’elles puissent placer devant eux leurs banderoles de tête, sans qu’elles puissent sortir leurs gros ballons rouges, sans qu’elles puissent recouvrir nos voix de leurs mauvaises sonos, de leurs slogans grossiers et de leurs discours d’enterrement. Elles auraient été à poil. Les chefs ont donc suivi, comme toujours.

Il n'y a pas une loi qui pose problème, mais toute une société qui est au bout du rouleau

Nous sommes la jeunesse. Mais la jeunesse n’est pas la jeunesse, elle est plus qu’elle-même.

Dans toute société, la jeunesse est l’image de l’élément disponible. La jeunesse est le symbole de la disponibilité générale. Les jeunes, ce n’est rien. Ce sont seulement ceux qui ne sont pas encore tenus par un patron, des crédits ou un curriculum vitae.

Tenus, et donc enchaînés, du moins tant que la machine sociale continue de fonctionner. Les discours médiatiques sur la menace d’un « mouvement de la jeunesse » visent à conjurer la menace réelle et la menace réelle, c’est que l’ensemble de ce qui est disponible dans cette société, l’ensemble de ceux qui n’en peuvent plus de la vie qu’on leur fait vivre et l’ensemble de ceux qui voient bien que ce n’est pas juste cette loi qui pose problème, mais toute cette société qui est au bout du rouleau, s’agrègent. S’agrègent et prennent en masse. Car elle est innombrable, de nos jours, la masse des incrédules.

Le mensonge social, la farce politique ne prennent plus. C’est cela, le gros problème qu’a ce gouvernement. Et pas seulement lui, qui peut bien être assez con pour encore vouloir voter à gauche, à gauche de la gauche et à gauche de la gauche de la gauche, quand on voit ce que cela a donné en Grèce l’été dernier ? Un gouvernement de gauche radical surtout dans l’application de l’austérité.

Eh les vieux, vous n’avez pas été trahis, vous vous êtes juste laissés tromper.

Eh, les vieux, eh, nos vieux, vous dites que vous vous sentez trahis. Que vous avez voté pour un parti de gauche et que la politique menée ne correspond pas à vos attentes. Vous parlez de « reniement ». Mais vous étiez où en 1983 ? Les années 1980, les années fric, Bernard Tapie au gouvernement, Libération qui titre « vive la crise », cela ne vous dit rien ? Nous, nous n'étions pas là mais, entre-temps, vos défaites sont devenues nos cours d’histoire. Et quand on les écoute, ces cours, on se dit qu'Emmanuel Macron ne fait que terminer le boulot commencé en 1983. C’est le même programme depuis lors. Il n’a pas changé. Vous n’avez pas été trahis. Vous vous êtes juste laissés tromper.

Vous avez préféré cultiver vos illusions. Ce ne sont pas les actes des socialistes qui ont trahi leurs discours. Ce sont juste ces discours qui ont servi, à chaque élection, à vous enfumer pour pouvoir continuer à mettre en œuvre le même programme, pour poursuivre la même offensive. Une offensive de trente cinq ans, menée avec constance, sur tous les plans en même temps, économique, sécuritaire, social, culturel et existentiel.

Cette loi, nous n'en discuterons pas

Ce qui est en train de naître a peu à voir avec la loi travail. La loi travail, c’est juste le point de renversement, l'attaque de trop, trop arrogante, trop flag et trop humiliante.

La loi renseignement, la loi Macron, l'état d'urgence, la déchéance de nationalité, les lois antiterroristes, le projet de réforme pénale et la loi travail, tout cela fait système

C’est une seule entreprise de mise au pas de la population. La loi de Myriam el Khomri, c’est juste la cerise sur le gâteau. C’est pour cela que cela réagit maintenant et que cela n’a pas réagi contre la loi Macron. À la limite, si nous descendons dans la rue contre la loi travail, ce n'est pas parce qu’elle concerne le travail. C’est parce que la question du travail, c’est la question de l’emploi de la vie et que le travail, tel que nous le voyons autour de nous, c’est juste la négation de la vie, la vie en version merde.

Nous ne sommes plus dans les années 1960, vos trente glorieuses, remettez-vous en, nous ne les avons jamais connues. Personne d’entre nous ne croit qu’il va se « réaliser » dans le taf. Ce dont nous nous défendons maintenant, c’est que le peu de vie qui nous est laissé après le taf, en dehors du taf, ne soit réduit à néant. Le petit jeu des organisations syndicales et des partis pour limiter le terrain du conflit à la question de la loi travail et à la négociation avec le gouvernement, c’est seulement une façon de contenir notre désir de vivre et d’enfermer tout ce qui les excède dans la sphère étouffante de leurs petites intrigues.

Syndicats et partis, pas besoin d'être devin pour voir, d'ores et déjà, qu'ils nous lâcherons en rase campagne au moment décisif, nous ne leur en voulons pas.

C’est leur fonction. Par contre, ne nous demandez pas de leur faire confiance. C’est pas parce qu’on est jeune qu’on est né de la dernière pluie. Et puis arrêtez de nous bassiner avec vos vieux trucs qui marchent pas, la « massification », la « convergence des luttes » qui n’existent pas, les tours de paroles et le pseudo-féminisme qui vous servent juste à contrôler les assemblées générales, à monopoliser la parole et à répéter toujours le même discours. Franchement, c’est trop gros. La question, c’est pas celle de la massification, c’est celle de la justesse et de la détermination.

Chacun sait que ce qui fait reculer un gouvernement, ce n’est pas le nombre de gens dans la rue, mais leur détermination. La seule chose qui fasse reculer un gouvernement, c’est le spectre du soulèvement et la possibilité d’une perte de contrôle totale.

Même si nous ne voulions que le retrait de la loi travail, il faudrait quand même viser l'insurrection

Taper fort, se donner les moyens de tenir en respect la police, bloquer le fonctionnement normal de cette société et attaquer des cibles qui font trembler le gouvernement. La question de la « violence » est une fausse question. Ce qui est décrit dans les médias comme « violence » est vécu dans la rue comme détermination, comme rage, comme sérieux et comme jeu. Nous, c’est cela que nous avons éprouvé Mercredi 9 Mars 2016 et qui a quelques raisons de faire flipper les gouvernants, il y avait du courage parmi nous, la peur s’était dissipée et nous étions sûrs de nous. Sûrs de vouloir marcher sur la tête de ceux qui nous gouvernent.

Sur la tête de ceux qui, toute l’année, nous marchent sur la gueule.

Taper fort, taper juste, la bataille de Solférino

Contrairement à ce que nous disent les apprentis bureaucrates de l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) ou du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), taper fort n’est pas ce qui va nous « isoler des masses », si les cibles sont justes. C’est au contraire cela qui va faire que tous ceux qui sont à bout vont nous rejoindre et cela fait du monde.

La question que pose la loi travail, c’est la question de la politique menée par le Parti Socialiste depuis trente cinq ans, c’est de savoir si oui ou non ils vont pouvoir mener à terme leur campagne de plusieurs décennies. C’est aussi la question de la politique en général.

Qu’un mouvement se lève à un an d’une campagne présidentielle, qui généralement impose le silence et l’attente à tous, en dit long sur la profonde indifférence, voire l’hostilité, qu’elle suscite déjà. Nous savons tous que les prochaines élections ne sont pas la solution, mais font partie du problème.

Ce n’est pas par hasard que spontanément, Mercredi 9 Mars 2016, les lycéens de Lyon ont cherché à atteindre le siège du Parti Socialiste et se sont affrontés à la police pour frapper cet objectif. Et ce n’est pas par hasard que des sièges du Parti Socialiste à Paris et à Rouen ont été défigurés.

C’est cela que, de lui-même, le mouvement vise. Plutôt que de s’enferrer dans des négocations pièges à con, ce qu’il faut attaquer, partout en France, à partir du Jeudi 17 Mars 2016, ce sont donc les sièges du Parti Socialiste. À Paris, il faut que ce soit la bataille de Solférino. Pour la suite, eh bien, on verra. Va falloir la jouer fine. Mais l’enjeu est colossal.

Ils reculent, attaquons

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 19:57

https://www.zamanfrance.fr/article/refugies-a-stalingrad-campement-honte-20459.html

A Stalingrad, le campement de la honte

A Paris, comme dans d'autres grandes villes de France, l'établissement de campements de fortunes pour les réfugiés, fuyant des zones de guerre ou la misère, demeure, malgré les démantèlements et l'évacuation des forces de police, un problème persistant. Après le tragique précédent de Saint-Ouen, camp démantelé dans l'urgence, c'est à Stalingrad, boulevard de la Villette, dans le dix neuvième arrondissement parisien que les damnés de la guerre tentent de survivre dans des conditions sanitaires déplorables. Dans un reportage exclusif, Zaman France est allé à leur rencontre.

Par Fouad Bahri

Lundi 14 Mars 2016

A la sortie du métro Stalingrad, dans le dix neuvième arrondissement parisien, un campement établi il y a déjà deux semaines regroupe encore à ce jour plusieurs dizaines d'hommes, de femmes et d'enfants, tous réfugiés et pour la plupart en provenance du quartier de la place de la République, dans le dixième arrondissement. Comme souvent, il arrive que la symbolique des mots rejoigne donc la réalité des maux.

Les tribulations des réfugiés de Stalingrad

Tout a commencé Mercredi 2 Mars 2016, date à laquelle « le campement de Stalingrad s'est cristallisé », raconte Melek Ekim, militante socialiste régulièrement présente sur le campement.

« Lundi 7 Mars 2016, il y a eu une évacuation qui a laissé quarante personnes sur le carreau et il y a eu de nombreux blessés dont un qui s'est jeté du métro aérien. L'homme, un afghan, s'appelle Fazal Karim et est resté deux jours à l'hôpital. Mardi 8 Mars 2016, le campement a été refait. Dans le même temps, des barrières ont été amenés par du personnel de la mairie du dix neuvième arrondissement. La mairie voulait sécuriser le campement et ne pas laisser les réfugiés s'installer car cela fait tache ».

Nous apprendrons que la médiation de deux bénévoles sur place avec la préfecture de police offrira un sursis aux réfugiés et les barrières ne seront finalement pas installées.

Mardi 8 Mars 2016 au soir, la population du campement change subitement de visage. « Le soir, des femmes sont venues car elles en avaient un peu marre d'être emmurées dans des centres d'hébergements et d'être séparées de leurs proches », explique Melek, qui précise que cette venue a, là-aussi, évité un nouveau drame.

« Heureusement qu'elles étaient là car le campement aurait pu être démantelé violemment sans proposition de relogement. Comme il y avait des poussettes et des enfants, les policiers n'ont pas balancé leurs gaz lacrymogènes comme ils le font assez souvent notamment à 6 heures du matin, ils s'amusent à gazer les réfugiés dans leurs tentes comme la semaine précédente. Ce qui a obligé des bénévoles à venir veiller la nuit avec eux ».

Sa mère lui a dit, ils ont tué ton papa, tu dois partir

A Stalingrad, le regard hébété, angoissé, les réfugiés tentent de vivre là du mieux qu'ils le peuvent.

Chacun d'eux a son histoire et sa douleur. Soudanais, érythréens, afghans et somaliens, tous fuient des pays en proie à des dictatures féroces et à une misère noire, mais aussi et toujours à la guerre et au terrorisme.

Ahmed est somalien, il a vingt ans. Présent depuis quatre nuits dans le camp de Stalingrad, Ahmed est venu au terme d'une odyssée qui l'a mené d'Italie vers l'Autriche, l'Allemagne, puis la France, par train.

L'un de ses amis l'a accompagné jusqu'ici avant de repartir en Italie, nous confiera-t-il en anglais. « Il espère avoir l'asile politique » nous explique Christine, une bénévole anglophone qui apporte un soutien matériel et moral aux habitants du campement.

Ahmed est venu car il a des problèmes dans son pays. Un groupe des shebabs lié à al Qaida voulait le recruter pour qu'il manie la kalachnikov et qu'il s'enrôle auprès d'eux.

Sa mère lui a dit de partir. « Son père a été tué par les shebabs. Une de ses sœurs et sa mère vivent toujours en Somalie. Garçon unique, sa mère lui a dit qu'ils ont tué ton papa donc tu dois partir », confirme Christine.

Derrière Ahmed, se trouve Aya Ahmed Ali, timide érythréenne de vingt cinq ans, qui se fait discrète.

Aya est arrivée seule à Paris en provenance de Calais il y a quatre mois. Elle est venue d'Erythrée en Libye par bateau et de Libye en Europe.

Se réfugiant dans un relatif mutisme, Aya ne souhaite pas s'étaler sur ses problèmes, mais là encore l'angoisse et la peur se lisent sur le visage et témoignent de la précarité de sa condition.

Tout comme Abdulhadi, vingt huit ans, soudanais en provenance du Darfour, présent en France depuis un mois, son père a été tué au cours de la guerre, lâchera-t-il, méfiant, même trajet, de Libye en Italie et d'Italie en France, même inquiétude.

Sa maman et ses sœurs sont restées au Soudan. Il n'envisage pas d'y retourner à cause de problèmes sur lesquels ils ne veut pas s'exprimer.

Ces témoignages que nous avons recueillis traduisent le fossé immense qui subsiste entre une situation d'urgence vécue par les réfugiés, la peur entretenue par une présence policière qui n'est pas perçue comme rassurante après les multiples épisodes de tentatives d'expulsion et de démantèlement de camps qu'ils ont vécus, vingt cinq évacuations ont été comptabilisées depuis l'été dernier par les bénévoles, et les nombreux dysfonctionnements relevés dans la gestion de l'accueil et du suivi des réfugiés.

L'inertie administrative de l'état

Mobilisés, les bénévoles de divers collectifs informels témoignent de ces ratés de la politique d'accueil et pointent tous du doigt la responsabilité de l'état.

« Les migrants viennent et ils sont hyper mal reçus », confie Valérie Thomas du collectif Austerlitz de soutien aux migrants. Je crois que nous sommes le pire endroit pour la réception. Du coup, nous avons décidé de nous fédérer entre collectifs. Il y a ceux qui gèrent la rue et il y a ceux qui s'occupent des démarches à la préfecture. Il faut savoir que certains ayants droits ne touchent pas depuis deux ou trois mois l'Allocation de Demandeur d'Asile (ADA). Personne ne bouge. Ce n'est pas légal. Ils n'ont aucune information de l'Office Français pour la Protection des Réfugiés et des Apatrides (OFPRA) sur les démarches », avoue-t-elle, dépitée.

Deux érythréennes, de vingt et de vingt trois ans, qui ont eu leur premier récépissé il y a deux mois, n'ont toujours pas obtenu d'hébergement d'urgence. « Elles sont à la rue. Personne ne veut les prendre en charge ».

L'état, dénonce-t-elles par ailleurs, se déchargerait complètement de sa responsabilité auprès des collectifs informels. « Les assistantes sociales ne les suivent pas », disent-elles en substance.

Même chose sur l'incohérence globale de la politique qui consiste à temporiser et retarder la résolution administrative du sort des réfugiés. « C'est complètement stupide de laisser les gens huit mois dans la rue. Ce sont huit mois de perdus par rapport à des démarches et à un statut. Nous les mettons dans des centres et, ensuite, il y a encore huit mois d'attente », dénonce Valérie Thomas.

Les acteurs de l'accompagnement solidaire des réfugiés estiment que les arguments employés par les représentants de l'état pour justifier cette politique, manque de place dans les centres d'hébergements et risque d'appel d'air, sont de faux arguments. Ils leurs opposent la possibilité de réquisitionner des bâtiments, ceux qui regroupent des centaines de logements vides à Paris et récuse toute augmentation du nombre global d'étrangers en situation irrégulière depuis 2011.

J'ai parlé avec un soudanais qui avait un récépissé, il croit que c'est une carte d'identité

Mais ce sont les centres d'hébergement qui concentrent les critiques. « Nous ne sommes pas contre l'évacuation dès lors qu'il y a relogement derrière. Nous voulons que, si les gens sont évacués, c'est pour être dans des centres d'hébergement. Alors c'est compliqué et cela fait des années qu'il y a des problèmes de place. Il y a aussi des centres d'hébergements qui sont hors la loi car les migrants n'y ont pas accès à la santé alors qu'ils sont demandeurs d'asile. Dans certains centres, les cours de français ont mis quatre ou cinq mois à se mettre en place », détaille Valérie Thomas.

Aubépine Dahan, bénévole au collectif parisien de soutien aux exilés, confirme ce constat. « Il y a eu quand même certains problèmes dans des centres où des réfugiés ont même fait des grèves de la faim, tellement la situation était insalubre et il n'y avait pas à manger ».

« L'état se décharge complètement de sa responsabilité auprès des collectifs informels. Les assistantes sociales ne les suivent pas », déplore, amère, Melek Ekim.

Aubépine Dahan, en première ligne sur ces dossiers, ne mâche pas ses mots. « L'état ne respecte pas ses engagements, ni les lois sur l'action sociale, il laisse les gens dehors. Les mairies d'arrondissement n'ont pas de pouvoirs pour ce genre de problème. C'est la mairie de Paris qui est le référent pour les femmes, les mineurs et les parents isolés et la préfecture pour les hommes. Mais l'état ne nous écoute pas et ne veut absolument pas nous voir. L'état, clairement, ne veut pas accueillir de migrants ».

Le vide administratif de l'état impacte les réfugiés eux-mêmes qui se retrouvent dans l'incapacité de rebondir. « Il faudrait qu'ils puissent se reposer, être au chaud et manger. A Austerlitz, ce n'est qu'après un an que nous avons pu commencer à parler de cela, parce qu'ils se posent un peu et que quelque chose est possible. J'ai parlé avec un soudanais qui avait un récépissé mais dont la demande d'asile a été vraisemblablement refusée et il ne le sait même pas. Il pense qu'il a des papiers, il croit même que c'est une carte d'identité. Il a fallu que ce soit moi qui lui dise », déclare émue, Valérie Thomas.

Évacuation ou expulsion, seules options pour les réfugiés de Stalingrad

En attendant, l'aide s'organise dans le campement mais aussi à l'extérieur. Prise de rendez-vous à la préfecture, pression administrative, organisation du camp au quotidien, distribution de nourriture, de couvertures ou gestion des toilettes, les tâches ne manquent pas. La solidarité fonctionne encore comme le prouvent les ressources récoltées par les associations. « Nous avons une cagnotte, nous avons agrégé beaucoup de gens autour de l'axe nourriture et nous avons même une filiale en Seine Saint Denis. Nous allons chercher des invendus dans les magasins bio ou dans les marchés. Des boulangeries nous aident aussi en nous donnant beaucoup de pain. Il y a énormément de solidarité », nous explique Aubépine Dahan.

La solidarité est aussi portée par des politiques, à l'instar de Madjid Messaoudene, élu de Saint-Denis en charge de la lutte contre les discriminations et pour l'égalité des droits, venu manifester son soutien. « Quand nous voyons la manière dont les réfugiés sont chassés de site en site, nous ne pouvons être que solidaires. Je suis là pour signifier mon refus de ces politiques qui ne peuvent continuer. S'il faut contacter le maire du dix neuvième arrondissement ou manifester, nous le feront. Rien n'empêchera quelqu'un de fuir la misère. On peux mettre les barrières ou les Schengen qu'on veut, les gens fuiront au péril de leurs vies. Ils préfèrent mourir que de rester dans leurs pays ».

De leur côté, les élus de la mairie du dix neuvième arrondissement ne se bousculent pas. Contacté par notre rédaction, le cabinet du maire n'a pas donné suite.

En attendant, les conditions d'accueil se dégradent inévitablement. Campement sale et risques de maladie pour les réfugiés et pour les bénévoles, « avec des cas de gale récurrents », l'avenir à court terme des réfugiés de Stalingrad se profile de plus en plus clairement.

« La situation à Stalingrad ne pourra pas rester longtemps comme cela à cause des problèmes d'hygiène et maintenant il y a des femmes et des enfants dans le campement », relève Aubépine Dahan. « Ce sera probablement soit l'évacuation soit l'expulsion. L'évacuation est décidée par la préfecture qui envoie des bus et qui va faire monter tous ces gens là dans les bus et les emmener dans des centres d'hébergement d'urgence plus ou moins biens. Ils trouvent des places car il y a déjà eu vingt cinq évacuations depuis l'été dernier. Une fois qu'ils sont hébergés, ils rentrent plus ou moins dans le système. L'expulsion se fait avec la police qui leur dit de dégager. Ils forment des cordons de policiers autour d'eux pour les repousser vers les bouches de métro, en général tôt le matin ».

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17 mars 2016 4 17 /03 /mars /2016 19:24

Mobilisation moyenne des jeunes contre la loi travail (Reuters)

Entre soixante neuf mille et cent cinquante mille lycéens et étudiants ont défilé Jeudi 17 Mars 2016 partout en France pour réclamer le retrait du projet de réforme du code du travail, remanié par le gouvernement mais toujours contesté par certains syndicats de salariés et de jeunes.

Cette journée, organisée à l'appel de vingt trois organisations, constituait pour l'exécutif un test intermédiaire, entre la mobilisation du Mercredi 9 Mars 2016 et celle du Jeudi 31 Mars 2016, présentée comme le principal rendez-vous des adversaires du texte.

Les chiffres du Jeudi 17 Mars 2016 sont en recul par rapport à ceux de la semaine dernière, mais les jeunes manifestaient alors avec des syndicats de salariés, à commencer par la Confédération Générale du Travail (CGT) et la CGT Force Ouvrière.

Le ministère de l’intérieur a cette fois recensé soixante neuf mille manifestants dans la France entière, contre deux cent vingt quatre mille, Mercredi 9 Mars 2016, et l’Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) a recensé cent cinquante mille jeunes, contre cinq cent mille personnes, tout compris, huit jours plus tôt.

Le cortège parisien a rassemblé de huit mille huit cent à neuf mille deux cent personnes selon la préfecture de police, qui en avait compté vingt mille de plus lors de la première journée de mobilisation. L’UNEF a compté trente cinq mille jeunes dans les rues de Paris.

Toujours selon la police, ils étaient, Jeudi 17 Mars 2016, sept cent à Marseille, deux mille sept cent à Nantes, et trois mille à Lyon. A Bordeaux, ils étaient entre deux mille cinq cent et quatre mille selon les sources, entre six mille cinq cent et dix mille à Toulouse, entre deux mille sept cent et dix mille à Rennes.

« Si nous regardons le chiffre des manifestants, quasiment partout nous avons des augmentations, voire parfois un nombre d'étudiants et de lycéens qui double », selon le président de l’UNEF, William Martinet, interrogé par BFM TV.

Nous valons mieux que cela

Le premier ministre, Manuel Valls, a soumis Lundi 14 Mars 2016 aux partenaires sociaux une nouvelle mouture de la réforme, qui satisfait la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT), mais pas les opposants les plus résolus, notamment l’UNEF, et les lycéens de l’Union Nationale Lycéenne (UNL) et de la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL).

« Les annonces du Lundi 14 Mars 2016 n'ont absolument pas convaincu. Certes, nous avons réussi à imposer à ce gouvernement des reculs sur le temps de travail des apprentis et sur les indemnités prud'homales », a déclaré William Martinet, « mais le coeur du projet de loi, le fait d'augmenter le temps de travail, de baisser la rémunération et de faciliter les licenciements économiques, tout cela est présent dans le projet de loi », a poursuivi le chef de file du syndicat étudiant.

« Nous valons mieux que cela », pouvait-on par exemple lire sur la banderole de tête du cortège à Bordeaux, reprenant là un slogan qui a fleuri sur les réseaux sociaux.

De brèves échauffourées ont eu lieu, notamment à Paris où, selon une source policière, deux policiers ont été légèrement blessés.

A Rennes, un policier a été blessé lors d'échanges de projectiles avec les manifestants et la gare ferroviaire a été envahie par plusieurs centaines de personnes, délogées par la suite par les forces de police.

Vingt-trois manifestants ont été interpellés, dont quatre à Paris, dit-on de source policière.

Selon le ministère de l’éducation nationale, cent quinze lycées sur deux mille cinq cent faisaient l'objet de blocages en fin de matinée, contre quatre vingt dix, Mercredi 9 Mars 2016. Le syndicat lycéen UNL recensait quant à lui environ deux cent établissements bloqués.

L'humeur de la jeunesse est suivie attentivement par le gouvernement, dix ans après le mouvement qui a contraint le premier ministre d'alors, Dominique de Villepin, à retirer le Contrat Première Embauche (CPE), et à un peu plus d'un an du scrutin présidentiel.

« Il n'y a aucune raison de demander le retrait. Je suis très attentif aux attentes, aux aspirations, aux exigences, aux colères et aux angoisses de la jeunesse », a déclaré Manuel Valls, interrogé par Public Sénat.

« C'est un texte qui vise à conforter le Contrat de travail à Durée Indéterminée (CDI), à sortir de la précarité, qui donne de nouveaux droits notamment en matière de formation à la jeunesse, et surtout la garantie jeunesse universalisée qui va concerner progressivement toute une génération », a ajouté le chef du gouvernement.

Sa ministre du travail, Myriam el Khomri, doit présenter son texte lors du conseil des ministres du Jeudi 24 Mars 2016.

Syndicats de salariés et organisations de jeunes avaient rendez-vous dans la soirée du Jeudi 17 Mars 2016 pour faire le bilan de la mobilisation et réfléchir à la suite.

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 22:26

http://www.alencontre.org/europe/espagne/etat-espagnol-leur-grande-coalition-et-la-notre.html

http://blogs.publico.es/lo-queremos-todo/2016/03/14/su-gran-coalicion-y-la-nuestra

Leur grande coalition et la nôtre

Mardi 15 Mars 2016

Par Teresa Rodríguez, secrétaire générale de Podemos en Andalousie, et Miguel Urbán Crespo, député européen de Podemos, militants d'Anticapitalistas

Le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE) fait une chose lorsqu’il est au gouvernement et il dit autre chose lorsqu’il se trouve dans l’opposition. C’est là une chose que nous avons répétée à de multiples reprises lors de la campagne électorale.

Nous avons été, en réalité, très indulgents. Il n’est pas même nécessaire que ce parti soit au gouvernement pour qu’il contredise son programme. Il suffit qu’il cherche un accord qui lui permette de maintenir ouverte la possibilité de former un gouvernement, ou, plus simplement, qui permette à son appareil de survivre, pour que le masque tombe. Ce PSOE est l’un des acteurs fondamentaux qui a permis la consolidation du régime politique actuel. C’est un acteur nécessaire pour définir un cadre possible pour sa restauration.

Un scénario de restauration qui ne peut se réaliser qu’au moyen d’une espèce de « grande coalition ». Actuellement ou, simplement, lorsque la machinerie des appareils des partis de l’ordre se soumettent à nouveau aux intérêts des élites économiques, y compris si ceux-ci s’opposent frontalement aux intérêts électoraux et d’appareil de ces partis.

Intérêts de partis qui, jusqu’ici, ont été sauvés par la fausse alternance du jeu du bonneteau des différences difficiles à remarquer en ce qui concerne les aspects fondamentaux. Voilà la contradiction à laquelle doivent s’affronter ces partis. A nouveau, des appels au consensus, aux grands accords ainsi qu’à la rénovation de la culture du compromis résonnent en différents endroits du spectre politique.

Un revival du spectre que le mouvement du 15 mai 2011 semblait avoir détruit, la culture de la transition, la période de constitution du régime politique « démocratique » après la mort de Francisco Franco, et la conciliation d’intérêts matériels incompatibles.

Pour ceux qui, comme nous, sont convaincus que la politique est conflit ou, dit autrement, que cette pulsion à la rénovation consensuelle ne relève pas de la politique, l’objectif qui est poursuivi est clair, remettre à l’ordre du jour ce que les mouvements sont parvenus, partiellement, à bouleverser.

Il vaut la peine de l’expliquer. Au cours des huit dernières années, il est apparu évident qu’il n’est pas possible de défendre simultanément les intérêts des banques et ceux des personnes dont le domicile est hypothéqué et de faire concorder les intérêts des entreprises de l’Ibex trente cinq, l'indice de référence de la bourse de Madrid, et les droits du travail, en voie de disparition, de la majorité sociale. On ne peut aimer fiscalement de manière identique les rentiers et ceux et celles qui vivent de leurs mains et de leurs intelligences. Il n’est pas possible de défendre ceux qui paient des factures d’électricité, de fourniture d’eau et du gaz asphyxiant, au moment où l’on sauve l’oligopole énergétique. Il n’est pas possible d’envisager des mesures afin d’éradiquer la violence machiste en même temps que ce terme est effacé du langage. Voilà ce qui semble être le « métissage politique » génétiquement impossible, le Frankenstein anti politique que nous propose Pedro Sánchez, le leader du PSOE.

La négation du conflit de classe et des intérêts antagoniques et l’affirmation d’un consensus soumis aux dogmes néolibéraux sont les ingrédients de la recette déjà classique de ce qui a été a défini, par divers auteurs, par le terme « d’extrême centre ». Voilà à quoi correspond l’offre du PSOE et de Ciudadanos, ainsi que leurs limites.

En politique il faut toutefois, comme disait le vieux révolutionnaire, dire la vérité. Aussi difficile que cela puisse paraître. Nous sommes convaincus que c’est aussi ce que souhaitent les citoyens et citoyennes toujours plus abasourdis par la théâtralisation des négociations entre partis ou par l’obstruction croissante des déclarations de nombreux dirigeants politiques.

Pour cette raison, nous affirmons que suite à la signature de l’accord entre le PSOE et Ciudadanos, ainsi que la recherche d’une discussion directe avec le Parti Populaire de Mariano Rajoy, la marge de manœuvre a été épuisée.

Au cours des dernières semaines, chaque acteur a fait la démonstration, dans ce jeu d’ombres chinoises, de la nature de ses responsabilités. Mais, surtout, où se situent leurs loyautés. Nous faisons malheureusement face à deux possibilités, soit une « grande coalition », soit de nouvelles élections au mois de juin 2016.

Ce n’est pas un désir, il s’agit d’une réalité au jour d’aujourd’hui. Nous ne voulons pas de nouvelles élections, ce qui reviendrait à dire que les électeurs électrices ont mal voté, antérieurement, mais nous n’allons pas assumer des politiques néo libérales qui élargissent la brèche ouverte et sanglante des inégalités en acceptant le chantage selon lequel la convocation de ces élections nous seraient défavorables.

Nous ne manquons pas de ressources pour ce voyage. C’est le PSOE qui, en dernière instance, a décidé que ce tournant soit aujourd’hui apparemment inévitable.

Il ne faut toutefois pas que nous nous payions de mots. Au cours des derniers jours, une nouvelle campagne s’est déclenchée avec pour objectif d’user Podemos en tentant d’ouvrir une brèche qui sape l’appui populaire de notre organisation.

Cette campagne apparaît précisément alors que, suite au discours de Pablo Iglesias, lors de la première session d’investiture, Podemos est à nouveau apparu comme contestation claire des éléments les plus régressifs et de ceux qui sont à l’origine de l’effondrement social et politique dans lequel nous vivons.

Un discours de notre camarade Pablo Iglesias qui recueillait une fraction du meilleur de notre mémoire de luttes, d’images et de symboles. Un discours qui, de son côté, a contribué à contester ce qui a été une bonne partie de la trajectoire de la gauche « subalterne » au PSOE.

Cela précisément parce que Podemos est né en renonçant à être la « jambe gauche » d’un régime politique en décomposition. Cet imaginaire destituant, qui vise à « défaire » le régime pour une constitution nouvelle, doit rester présent au moment où nous avons besoin de renforcer une puissante idée de changement qui permette de transformer les structures économiques ainsi que les rapports de domination de quelques-uns sur la majorité.

Dans cette conjoncture, nous faisons face à des dangers évidents. Mais les risques ne peuvent pas nous paralyser. Nous devons continuer de jouer à l’offensive. Nous ne devons être ni une forteresse assiégée, ni utiliser le gardien pour marquer un but à la dernière minute afin de tenter de gagner. Penser tactiquement le moment, penser stratégiquement la période. Il importe donc de nous préparer pour ce qui approche. C’est pour cette raison que nous disons que Podemos et les listes de convergence doivent déjà se préparer pour les nouveaux scénarios probables. A notre avis, cela passe par le développement d’une dynamique alternative à celle des élites car cette dernière est clairement orientée vers la production de l’illusion d’une prétendue menace à la stabilité sociale. Cette dernière n’existe de toute façon pas dans les foyers de la majorité des personnes assaillies par le chômage, la précarité et le coût sans cesse croissant de l’accès aux biens essentiels pour l’existence.

Par conséquent, nous avons besoin de lancer une dynamique de remobilisation qui accroît la base sociale du bloc en faveur du changement. Il s’agirait, en définitive, que les forces du changement différentes et plurielles continuent à œuvrer à la construction d’un bloc socio politique alors que les partis du régime bâtissent leur grande coalition.

En résumé, que nous nous développions vers l’extérieur, que nous sortions du repli auquel ils tentent de nous soumettre et que nous nous étendions à nouveau au-delà de la logique parlementaire et médiatique.

Nous vivons des temps vieux et nouveaux. De même que les fumiers de la transition ont nourri une culture politique fondée sur le cynisme et l’apathie, nous faisons aujourd’hui face au même danger. Transformer une indignation juste en cynisme impuissant semble être une sortie possible face à une politique séquestrée, à nouveau, par les partis et leurs représentants.

Continuer d’approfondir l’auto-organisation, au sein des activités citoyennes ou favoriser la prise en mains de leurs destinées par les classes populaires, reste notre meilleur vaccin face à ceux qui doivent tourner la page du désordre et de l’instabilité d’en haut. La polarisation entre la grande coalition et les forces du changement est déjà là.

Il s’agit de continuer d’élargir la brèche et d’accumuler des forces. Le temps politique du changement reste ouvert, ôtant le sommeil à ceux qui préfèrent l’injustice et alimente les espoirs de ceux dont les rêves sont beaux, ceux qui rêvent de justice, de démocratie, de pain, de toit et de dignité.

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 21:09

http://www.plateforme-palestine.org/La-Plateforme-Palestine-denonce-les-amalgames-dangereux-de-Manuel-Valls

La plateforme Palestine dénonce les amalgames dangereux de Manuel Valls

Lundi 14 Mars 2016

La plateforme des Organisations Non Gouvernementales (ONG) françaises pour la Palestine est gravement préoccupée par les amalgames faits au plus haut niveau de notre exécutif entre défenseurs du droit opposés à la politique coloniale d’Israël et antisémites.

« Il y a l’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël ».

Un nouvelle fois, le premier ministre français Manuel Valls, invité au dîner du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), Lundi 7 Mars 2016, a fait l’amalgame entre défense des droits du peuple palestinien et critique de la politique de l'état d’Israël, antisionisme et antisémitisme.

La critique de la politique coloniale d’Israël se base sur le droit humanitaire et international. Son objectif est de permettre la justice, seule issue vers la paix, et ce par des méthodes citoyennes non violentes. Son expression relève du droit à la liberté d’opinion et à la liberté d’expression garanti par la constitution et par la Convention Européenne des Droits de l’Homme (CEDH).

L’assimiler à une idéologie raciste nauséabonde est un travestissement délibéré de la vérité et vise à manipuler l’opinion publique, ouvrant la voie à une politique répressive.

Nous estimons par ailleurs que ce n’est pas le rôle d’un premier ministre de tenir de tels propos. Manuel Valls, par ses discours toujours plus extrêmes, tendancieux et fondés sur des contre-vérités, continue d’alimenter les divisions sociétales en France et ne sert pas la lutte contre l’antisémitisme et toutes les formes de racisme. Il les alimente au contraire et en porte la responsabilité.

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16 mars 2016 3 16 /03 /mars /2016 20:55

http://paris.demosphere.eu/rv/45710

Manifestation à Paris contre la loi travail

Journée de mobilisation nationale

Jeudi 17 Mars 2016 à 13 heures 30 de la place de la République en direction de Bercy

Retrait du projet de loi de Myriam el Khomri

Le combat continue

Les Unions Régionales de l'Ile-de-France (URIF) de la Confédération Générale du Travail (CGT), de la CGT Force Ouvrière, de la Fédération Syndicale Unitaire (FSU) et de l'Union Syndicale Solidaire (USS), et les organisations régionales étudiantes et lycéennes de l'Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), de l'Union Nationale Lycéenne (UNL) et de la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL) se sont rencontrées Vendredi 11 Mars 2016.

Elles ont pu se féliciter de l'ampleur des mobilisations qu'ont pu prendre les manifestations du Mercredi 9 Mars 2016.

Qu'il s'agisse des vingt mille manifestants allant du siège du mouvement des entreprises de France (MEDEF) au ministère du travail, ainsi que des cent mille manifestants partant de la place de la République, il est incontestable que les travailleurs du public et du privé, les étudiants et les lycéens, ainsi que toutes les personnes mobilisées, se prononcent contre ce projet de loi et en exigent le retrait.

Alors même que le gouvernement semblait déterminé à faire passer de force sa loi, il semblerait qu'il soit amené à faire bouger sa ligne, face à la réussite du mouvement social dans ses objectifs de mobilisation générale. En effet, en plus de reculer la date de présentation du projet de loi en conseil des ministres, Matignon accepte de recevoir les centrales syndicales pour entamer une concertation avec ces dernières, même avec l'UNEF et les syndicats lycéens, quand quelques jours auparavant il méprisait la « crainte » et la mobilisation des jeunes.

Forts de cette mobilisation qui n'aspire qu'à s'étendre et se massifier, l'intersyndicale régionale d'Ile-de-France maintient son mot d'ordre, le retrait du projet de loi. Aucune négociation ne saurait se faire sur la base d'un projet qui ne vise qu'à précariser davantage les travailleuses et travailleurs. Pour ce faire, l'intersyndicale appelle à renforcer la mobilisation et à multiplier les actions.

Dès lors, nous appelons à une manifestation Jeudi 17 Mars 2016, au départ de la place de la République à 13 heures 30 jusqu'à Bercy, afin de démontrer la ténacité des revendications communes portées par les organisations régionales de la CGT, de la CGT Force Ouvrière, de la FSU, de l'USS, de l'UNEF, de l'UNL et de la FIDL.

Nous appelons également à une mobilisation Jeudi 24 Mars 2016, date de présentation du projet de loi en conseil des ministres.

Ces actions doivent préparer le Jeudi 31 Mars 2016 qui doit être une grande journée de grèves et de manifestations, point fort de ce mouvement pour obtenir le retrait de cette loi antisociale.

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