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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 17:59

http://www.syriza-fr.org/2015/07/31/non-a-la-criminalisation-de-la-politique-ne-touchez-pas-a-yanis-varoufakis

Non à la criminalisation de la politique

Ne touchez pas à Yanis Varoufakis

Vendredi 31 Juillet 2015

Ces derniers jours, atterrés et indignés, nous observons au sein de la société grecque un processus de stigmatisation intense des « défenseurs de la solution alternative » que l’on dénigre et qu’on appelle les « défenseurs de la drachme ». Selon les chaînes de télévision, celui ou celle qui défend une solution hors euro devrait être traité comme appartenant à une organisation criminelle ou comme ayant commis un délit spécifique, delictum sui generis, qu’aucune loi écrite ne mentionne encore à ce jour.

La liberté d’expression et d’opinion et l’exercice même de la politique gouvernementale, en dehors des limites de l’euro, sont présentés comme des crimes de haute trahison, au moment même où c’est l’inverse qui se passe dans la réalité, le pays est écrasé et humilié, justement au nom du dogme du maintien dans l’euro.

Le summum de cette cabale sont les poursuites pénales ourdies à l’égard de Yanis Varoufakis, voire même des velléités de le mettre en examen par la commission d’enquête parlementaire sur les responsabilités de l’imposition des mémorandums, pour la seule raison qu’il a explicitement mentionné qu’il avait un certain plan B, encore qu’il s’agissait d’un plan à mettre initialement en place dans le cadre même de l’euro, et qu’il a tenté d’organiser son éventuelle application. Tout cela revient à dire que l’ancien ministre encourt le risque de poursuites pour avoir accompli son devoir.

Il s’agit bien d’une évidente tentative de criminalisation de la liberté de parole et de l’action politique, voire de l’exercice gouvernemental de l’ancien ministre compétent en matière, répondant probablement aux injonctions des créanciers.

Au-delà de cela, l’objectif de telles tentatives est de créer le bouclier de protection pour une subordination totale à la troïka d’autorités telles que le secrétariat général des recettes publiques. Ces tentatives de criminalisation doivent s’arrêter ici, pour que les nuages du totalitarisme soient empêchés de confluer autour de nous.

Les organisateurs de cette pétition appellent à la signer, en mentionnant leur nom, leur prénom, leur profession et leur adresse électronique, et à renvoyer les soutiens par courrier électronique aux personnes suivantes, Yorgos Kalandzopoulos, Dimitris Belandis et Eleni Portaliou.

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7 août 2015 5 07 /08 /août /2015 17:43

http://www.okeanews.fr/20150722-rudi-rinaldi-demissionne-du-secretariat-politique-de-syriza

Rudi Rinaldi démissionne du secrétariat politique de Syriza

Rudi Rinaldi a démissionné du secrétariat politique de Syriza et notifie sa démission en affirmant, entre autre, que « le pays est mis sur la voie de la faillite et la société vivra des situations intenables avec le troisième mémorandum qui, probablement, n’empêchera pas le Grexit »

Mercredi 22 Juillet 2015

En donnant les raisons de sa démission du secrétariat politique de Syriza, Rudi Rinaldi a fait une déclaration où il explique que « les allégations à propos d’un compromis nécessaire et pénible ne sont pas valables » et « qu’il s’agit de la faillite idéologique, politique et stratégique du parcours de Syriza, tel qu’il avait été défini pour son compte par le groupe dominant, dès 2012, parcours dont le programme de Thessalonique était une étape et qui aboutit au parcours de six mois au gouvernement ».

Il dit encore que « pendant ce temps, l’organisme du parti a été complètement remplacé par le mécanisme dominant et ses pratiques bureaucratiques, qui plus est, au cours de ces six mois, ce mécanisme est devenu étatique », et d’ajouter que « dans ce cadre, le secrétariat politique, dont les responsabilités ne font aucun doute, a été transformé en complice inerte et suiveur de la mutation de centre-gauche et, dorénavant, adepte des mémorandums, de Syriza ».

« Cela étant donné », poursuit-il, « et à la suite de l’accord de mémorandum et de l’adoption des préalables et des engagements pris, il s’ouvre une période de redéfinition radicale du mouvement populaire mais aussi de l’essence du processus politique en tant que tel, dont le contenu doit être recherché ».

Rudi Rinaldi dit que « toutefois, Syriza esquisse son trajet hors des revendications de cette redéfinition, en se muant en pilier organique du processus des mémorandums, même s’il le refuse, au niveau du discours. Dans ce contexte, je démissionne du secrétariat politique de Syriza. Mais la vie continue, avec tout ce qu’elle a et tout ce qui lui manque », conclut-il.

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 20:01

https://www.ensemble-fdg.org/content/regionales-communique-de-ensemble-languedoc-roussillon-midi-pyrenees

Communiqué d’Ensemble Languedoc Roussillon Midi Pyrénées (LRMP)

Par David Hermet et Myriam Martin, porte-paroles d’Ensemble LRMP

Vendredi 24 Juillet 2015

Ensemble, membre du Front De Gauche (FDG), participe au large rassemblement à la gauche du Parti Socialiste

Ensemble, aux côtés de ses partenaires du FDG, le Parti de Gauche et le Parti Communiste Français (PCF), a décidé de participer au large rassemblement qui se dessine à la gauche du Parti Socialiste.

Ce rassemblement est inédit d'un triple point de vue

Par son périmètre politique, celle alliance est constituée de la quasi-totalité des formations à la gauche du Parti Socialiste, le FDG, Europe Ecologie Les Verts (EELV), Région et Peuples Solidaires et les dissidents socialistes de la Nouvelle Gauche Socialiste (NGS).

Par sa méthode, la mise en place d'un réseau de collectifs sur le terrain permet de faire converger la réflexion et l'action de milliers de militants politiques et de citoyens en accord avec ce projet. Nous appelons à rejoindre le « projet en commun » en prenant contact via la plateforme internet www.leprojetencommun.net.

Par le contenu, notre projet est en rupture avec les logiques austéritaires. Il s'agit de mobiliser l'argent public pour l'économie solidaire, l'emploi, les services publics, les transports et les économies d'énergie dans le cadre de l'indispensable transition écologique. C'est un projet démocratique car il s'agit d'associer la population aux grandes décisions.

Unie et dynamique, la gauche radicale est désormais un des candidats sérieux pour l'emporter aux élections régionales du mois de décembre 2015.

Nous espérons que cette bonne nouvelle en prépare d'autres dans les autres régions de France.

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 19:27

http://www.humanite.fr/bds-cette-campagne-de-boycott-qui-effraie-tel-aviv-580046

Boycott Désinvestissement Sanction (BDS), cette campagne de boycott qui fait peur à Israël

Par Mathias Malwé

Jeudi 23 Juillet 2015

Faire pression économiquement sur Israël pour le forcer à mettre fin à sa politique de colonisation et d’occupation des territoires palestiniens, tel était l’objectif de l’initiative lancée en 2005. Dix ans après, le résultat de la campagne BDS est plutôt positif.

Environ quarante-deux milliards de shekels, soit plus de dix milliards d’euros, c’est ce que pourrait bientôt coûter chaque année à Israël la campagne BDS, qui fête son dixième anniversaire. En 2005, face aux violations du droit international par Israël, la société civile palestinienne appelait « à imposer de larges boycotts, à mettre en application des initiatives de retrait d’investissement contre Israël et à faire pression sur nos états respectifs afin qu’ils appliquent des embargos et des sanctions contre Israël », jusqu’à ce que celui-ci respecte le droit international. Avec trois revendications, la fin de l’occupation, de la colonisation et le démantèlement du mur, une égalité de droits pour les citoyens arabes d’Israël et le retour des réfugiés palestiniens.

Depuis, la campagne s’est développée un peu partout. Début juin 2015, c’est le plus important syndicat étudiant du Royaume-Uni qui votait une résolution en faveur de la campagne BDS, déclenchant l’ire de Benyamin Netanyahou. Il faut dire que la campagne inquiète le gouvernement israélien, à tel point qu’il l’a récemment élevée au rang de « menace stratégique », au même titre que le Hamas ou l’Iran.

Les procès contre les militants de la campagne BDS ont presque tous été remportés par ces derniers

Car le boycott fonctionne. C’est ce dont s’est félicité Ali Abunimah, journaliste américain d’origine palestinienne, fondateur du site de référence Electronic Intifada, qui était en tournée en France au début du mois. En conférence à Paris, Mardi 7 Juillet 2015, il a souligné l’importance du rôle de la France dans plusieurs désinvestissements d’entreprises, à commencer par Orange, « c’est grâce à la pression de la campagne BDS en France et en Égypte que Stéphane Richard, Président Directeur Général (PDG) d’Orange, a affirmé qu’il quitterait Israël dès demain s’il le pouvait. Et la seule manière pour qu’Orange quitte définitivement Israël c’est de continuer à faire pression ». Car l’accord signé entre Orange et son partenaire en Israël leur donne encore deux ans pour mettre fin à leur partenariat.

Mais le groupe français visé de longue date par la campagne BDS est l’entreprise Veolia, présente en Israël et dans les colonies illégales à travers ses activités de transport, de gestion de l’eau, des déchets et de l’énergie. Et là aussi, le boycott commence à coûter cher, « un dirigeant de Veolia a reconnu que la campagne BDS avait fait perdre des milliards de shekels à la compagnie en contrats », explique Ali Abunimah. Sous la pression de campagnes locales, de nombreuses villes à travers le monde ont en effet renoncé à des partenariats avec le groupe.

Taoufiq Tahani, président de l’Association France-Palestine Solidarité (AFPS), explique « qu’en France, la campagne se fait dans des conditions difficiles, en raison des restrictions de la liberté d’expression ». Une circulaire de 2010, voulue par Michèle Alliot-Marie, demandait en effet d’engager des poursuites contre les personnes appelant ou participant au boycott des produits israéliens. Plusieurs militants ont ainsi été mis en examen, généralement accusés d’incitation à la haine et à la violence en raison de l’orientation religieuse ou de l’appartenance ethnique. Au sujet de l’accusation d’antisémitisme, un vieux refrain que les militants n’ont de cesse de dénoncer, Ali Abunimah l’a une nouvelle fois répété, « le mouvement de solidarité avec la Palestine est un mouvement antiraciste qui rejette évidemment tout racisme contre les juifs ». Et les tribunaux semblent du même avis, les procès contre les militants de la campagne BDS ont presque tous été remportés par ces derniers. Mais Jeanne Rousseau, l’une de ces militantes, relaxée, n’est pas satisfaite pour autant, « cette circulaire est grave pour la démocratie, elle reflète une volonté de museler les voix contraires à la politique israélienne et d’isoler le mouvement de contestation et la critique de la politique du gouvernement français ».

Ce dernier est en effet très critiqué pour sa politique de coopération avec Israël et sa « lâcheté à agir concrètement en faveur de la paix », selon Taoufiq Tahani.

Ali Abunimah et les militants appellent à renforcer la campagne, « nous ne voulons pas célébrer les vingt ans de la campagne BDS. Dans les dix ans à venir nous voulons une Palestine libre ».

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 19:03

http://en.firatajans.com/kurdistan/hdp-delegation-in-zergele-we-will-expose-their-lies

Délégation du parti démocratique des peuples (HDP) à Zargali

Nous allons exposer leurs mensonges

Jeudi 6 Août 2015

Kadri Yıldırım et Nazmi Gür, deux membres de la délégation du HDP qui inspecte actuellement le village de Zargali où l’état turc a massacré la population locale, ont déclaré que seuls des civils vivaient dans le village et que toutes les personnes tuées étaient des civils.

La délégation du HDP, composée d’Osman Baydemir (député du HDP d’Urfa), Kadri Yildirim (député du HDP de Siirt), Hüda Kaya (député du HDP d’Istanbul), Nazmi Gür (vice-président du HDP responsable des relations extérieures), Hatice Altinisik (membre du bureau exécutif du HDP) et Silan Eminoğlu (représentant du parti des régions démocratiques d’Erbil), a inspecté le village de Zargali où des avions de combat turcs ont effectué un massacre, Samedi Premier Août 2015, tuant huit personnes et en blessant des dizaines.

Un rapport du Kurdistan irakien confirme que des civils ont été massacrés

Kadri Yıldırım, député du HDP, a déclaré à Firat News Agency que l’objectif de la délégation en venant à Zargali était de déterminer si les personnes massacrées étaient des guérilleros du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) et si Zargali était un camp du PKK, comme l’état turc et les responsables du gouvernement l’ont suggéré. Kadri Yıldırım a déclaré qu’ils ont étudié en profondeur, pris des photographies, visité les maisons détruites et parlé avec les civils et les familles des victimes.

Kadri Yıldırım a noté que le ministère de l’intérieur d’Erbil, la capitale du Kurdistan irakien, a également publié un rapport sur l'attaque qui a été remis à la délégation du HDP récemment.

Selon Kadri Yıldırım, le rapport du ministère de l’intérieur d’Erbil montre également que tous les martyrs et les blessés sont des civils et que ce n’est donc pas seulement le rapport de la délégation du HDP qui suggère que des civils ont été massacrés à Zargali.

« Nous les dénoncerons devant la communauté internationale »

Kadri Yıldırım a souligné que les maisons détruites à Zargali n’avaient rien à voir avec les camps du PKK et que les femmes, les enfants et les vieillards ont été bombardés pendant leur sommeil. Kadri Yıldırım a déclaré que les auteurs du massacre seraient poursuivis devant la communauté internationale et que le HDP présentera son rapport ainsi que le rapport rédigé par le Kurdistan irakien devant les tribunaux pénaux pour les droits humains.

Les bombardements sont des bombardements contre les civils

Nazmi Gür, vice-président du HDP chargé des relations extérieures, a déclaré à Firat News Agency que huit civils ont été tués et que plus de vingt civils ont été blessés lors de bombardements de l'aviation turque contre les maisons du village de Zargali. Nazmi Gür a dénoncé les déclarations des fonctionnaires du parti de la justice et du développement (AKP) qui ne tiennent pas compte de l'état civil des personnes tuées et il a déclaré que le HDP ferait tout afin de sensibiliser sur le massacre à travers le monde.

Nazmi Gür a décrit Zargali comme l'un des plus anciens villages du Kurdistan irakien où des centaines de personnes vivent dans trente-sept maisons. Nazmi Gür a déclaré que les bombardements étaient des bombardements contre les civils et que le HDP fera connaître ce massacre en envoyant la traduction anglaise de son rapport aux différents pays et organisations internationales.

Nazmi Gür a invité les associations d'avocats du Kurdistan turc et du Kurdistan irakien à donner suite à cette attaque et à engager une action judiciaire internationale contre les auteurs de ce massacre. Nazmi Gür a décrit l'attaque contre Zargali comme un nouveau massacre de Roboskî et il a dit que le HDP ferait tout pour empêcher d’autres massacres.

« La société turque doit se lever »

Nazmi Gür a dit que l'AKP essayait de faire porter la responsabilité de la rupture du processus de paix sur le peuple kurde et de l’entraîner dans la violence et il a dit que le HDP dénonçait les crimes de l'AKP. Nazmi Gür a rappelé que l’armée turque avait décrit le village à l’agence Anatolie comme un camp du PKK et il a invité l'agence à déclarer la vérité sur Zargali. Nazmi Gür a terminé son intervention en appelant les peuples de Turquie à se lever et à agir contre le massacre des civils de Zargali.

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6 août 2015 4 06 /08 /août /2015 17:57

http://www.liberation.fr/monde/2015/08/04/au-kurdistan-attaque-montrer-au-monde-la-brutalite-turque_1358646

Montrer au monde la brutalité turque

Par Charlie Duplan, envoyé spécial de Libération à Qandil

Mardi 4 Août 2015

A Zargali, en Irak, après la mort de neuf civils dans des raids aériens, le ressentiment envers Ankara est fort. Mais ces offensives divisent également les kurdes.

Depuis deux semaines, des raids aériens visent les positions du mouvement armé kurde du parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) jusqu’au Kurdistan irakien, dans les montagnes de Qandil.

L’organisation y dispose de bases arrière créées lors de ses premiers affrontements avec le gouvernement turc. Au cœur du massif montagneux, Zagros Hiwa, porte-parole du PKK au Kurdistan irakien, fait visiter ce qu’il reste du village de Zargali. Dans la nuit du Vendredi 31 Juillet 2015, vers quatre heures du matin, ce hameau posé en contrebas d’une grande vallée a été bombardé par l’aviation turque. Sept maisons ont été soufflées. Entre les tonnes de tôle broyée et les pans de murs défoncés, une tache de sang imprègne encore la poussière. Pour le combattant du PKK, la trace rougeâtre est une preuve de plus.

Il accuse Ankara d’avoir tué neuf civils n’ayant aucun lien avec son organisation. « Il n’y avait pas de membre du PKK dans ces maisons. Nous sommes réfugiés dans les hauteurs de la montagne, jamais dans les villages. Cela fait des années que c’est comme cela, les turcs le savent très bien », explique le responsable. Très discrète, la présence des guérilleros ne se manifeste que par un check-point volant à l’entrée des montagnes. Sur place, seuls les portraits d’Abdullah Ocalan, leur leader, rappellent que l’on est sur le territoire du mouvement rebelle.

Bien qu’officiellement qualifié « d’organisation terroriste » par l’Organisation du Traité de l’Atlantique Nord (OTAN), le PKK, basé au sud-est de la Turquie, est depuis plus d’un an l’un des symboles de la lutte contre la barbarie de l’Etat Islamique. En Irak et en Syrie, l’organisation épaule les forces kurdes locales.

Elle y envoie combattre ses unités composées d’hommes et de femmes en première ligne. Alors qu’au sol, ils sont les plus efficaces contre l’Etat Islamique, depuis le début des frappes aériennes de la Turquie contre ce dernier, Vendredi 24 Juillet 2015, les guérilleros subissent eux aussi les bombardements d’Ankara, avec l’assentiment plus ou moins clair des puissances occidentales. Craignant la récente montée en puissance de son vieil ennemi, Recep Tayyip Erdogan, le président turc, a rompu le cessez-le-feu qui avait mis fin en 2013 à trente années de guerre avec le PKK.

Peluches et vélos d’enfants

Dans une déclaration officielle, le ministère des affaires étrangères turc a affirmé qu’il n’y avait « pas de civils dans le camp terroriste de Zargali, mais que des membres influents du PKK étaient présents lors des frappes aériennes ».

Pourtant, dans le chaos des maisons détruites, il n’y a pas de signe d’arsenal militaire. Des peluches, des vélos d’enfants et des objets quelconques de la vie quotidienne sont éparpillés dans un rayon de cent cinquante mètres. Sur les lieux du drame, des voisins ont déjà commencé à déblayer les lieux. L’un d’eux crie, « c’est cela la démocratie turque. Il faut montrer au monde leur brutalité. Il faut montrer ce massacre ». Aras Zerar Abdullah, trente ans, est accouru du village voisin dès qu’il a entendu tomber les premières bombes. « J’ai vu trois femmes et un enfant morts », assure-t-il. « Ces gens n’avaient rien à voir avec le PKK. Ils étaient mes voisins ».

Zagros Hiwa est assis dans la mosquée de Zargali, dévastée elle aussi. Le représentant du PKK l’affirme, « nous sommes obligés de répondre aux attaques des turcs. Mais notre stratégie n’est pas basée sur œil pour œil, dent pour dent. Nous voulons une solution politique et pacifique à ce problème ». Depuis le début des frappes, la Turquie affirme avoir tué deux cent soixante combattants du PKK. Zagros Hiwa, lui, assure n’avoir perdu que neuf « martyrs » sur l’ensemble des régions où se trouve son organisation. En représailles, celle-ci a tué dix-sept représentants des forces de l’ordre lors d’affrontements ou d’attentats.

« Force légitime »

D’abord aux prises avec l’Etat Islamique, puis ciblé par l’aviation turque, le PKK doit maintenant faire avec l’hostilité grandissante de ses « frères d’armes » du Kurdistan irakien.

Leur président, Massoud Barzani, a demandé aux ­rebelles de quitter les montagnes de Qandil pour en protéger la population. Ménageant la chèvre et le chou, le haut responsable a également condamné « ce bombardement qui a entraîné le martyre de gens de la région du Kurdistan. Nous exhortons la Turquie à ne plus bombarder de civils ». Une attitude qui exaspère les rebelles du PKK dont beaucoup de combattants sont morts sur le front kurde irakien.

Engagés aux côtés des peshmergas, ils y jouent encore aujourd’hui les premiers rôles, afin d’aider leurs « frères » à combattre l’Etat Islamique.

« Ces attaques contre nos positions sont faites avec l’approbation du gouvernement kurde irakien. En laissant les turcs bombarder son territoire, il a tué des membres de son propre peuple », accuse Zagros Hiwa. « Nous ferons tout pour éviter l’affrontement », dit-il. Mais il n’est pas question de quitter les montagnes de Qandil. « Nous avons le droit d’être ici. Nous défendons le peuple du Kurdistan, nous sommes une force légitime ». Depuis trois jours, les avions turcs laissent un peu de répit à Zagros Hiwa et à ses hommes qui semblent bien seuls et isolés.

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 19:59

http://www.plateforme-palestine.org/Le-parlement-israelien-approuve-la,4328

Le parlement israélien approuve la loi sur l’alimentation forcée au mépris des droits fondamentaux

Communiqué de la plateforme des Organisations Non Gouvernementales (ONG) française pour la Palestine

Le parlement israélien vient d’approuver Jeudi 30 Juillet 2015 un projet de loi autorisant l’alimentation forcée. Cette loi permet d’alimenter de force un prisonnier en grève de la faim.

L’alimentation forcée est définie comme étant un acte de torture par l’Association Médicale Mondiale et est condamnée par l’ONU ainsi que par le Comité International de la Croix Rouge (CICR).

Cette loi est la réponse du gouvernement israélien aux mouvements successifs de grève de la faim portant les revendications des prisonniers palestiniens pour leur libération et l’amélioration de leurs conditions de détention. C’est une nouvelle atteinte à leurs droits fondamentaux.

Israël emprisonne actuellement plus de cinq mille sept cent palestiniens en violation du droit international. Ainsi, les détenus palestiniens sont systématiquement transférés dans des établissements situés sur le territoire israélien, en violation des articles quarante-neuf et soixante-seize de la quatrième convention de Genève qui prohibe les transferts forcés d’individus hors du territoire occupé.

Les conditions de détention des palestiniens dans les prisons israéliennes sont extrêmement dures et impliquent un large éventail de violations du droit international humanitaire et de la quatrième convention de Genève, torture, transferts de prison à prison, détention administrative, isolement, interdiction de visites, absence de traitements médicaux et autres mauvais traitements.

L’alimentation forcée, outre les questions éthiques qu’elle pose, sera un moyen d’interdire aux prisonniers palestiniens la grève de la faim, arme ultime, qu’ils utilisent au risque de leur vie, pour faire valoir les droits qui leurs sont déniés par le système judiciaire israélien.

La plateforme des ONG françaises pour la Palestine condamne cette pratique et souhaite que la France en tant que haute partie contractante à la quatrième convention de Genève agisse urgemment pour le retrait de cette loi.

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 19:36

http://www.elmundo.es/cataluna/2015/08/03/55bfa6f722601d79268b45a1.html

Artur Mas appelle la « nation » au 27 septembre 2015 comme un « dernier recours »

Il qualifie la signature du décret pour les élections en Catalogne de « mesure exceptionnelle » pour permettre l’expression de la majorité souverainiste

« Nous respectons la forme juridique, mais le fond sera différent »

Mardi 4 Août 2015

Artur Mas a dissous hier le parlement et il a officiellement convoqué pour le 27 septembre 2015 les onzièmes élections régionales en Catalogne depuis la restauration de la démocratie. Il a signé un décret de routine, mais aussi fait appel à des concepts supérieurs et subjectifs qui, depuis 2012, mènent à l'indépendance, « nous sommes une nation ancienne qui a le droit de décider de son avenir ».

En parfaite synchronisation avec le début des informations du soir de TV3, le président de la Generalitat a signé le décret et a prononcé un discours de quelques minutes aux catalans. Il a mis beaucoup de soin à souligner que ce n’est pas une élection classique. Selon lui, la situation est « exceptionnelle », car « une majorité très claire et retentissante veut exercer le droit de décider et se le voit refusé ». Il a toujours accusé le gouvernement central de manque de « dialogue » qui a conduit à cet appel à des élections anticipées.

Les indépendantistes veulent donner au 27 septembre 2015 un aspect plébiscitaire sur la rupture avec le reste de l'Espagne qu’aucun autre parti ne reconnaît. Artur Mas a dit que « la forme juridique du décret » est la même que dans l'appel précédent, mais que « le contexte sera différent ». Il a également insisté sur le fait que ce soit un « dernier recours », après l’impossibilité de tenir un référendum, ce dont il a également accusé le gouvernement.

Le président appelle à des élections parce qu'il a réussi à convaincre la gauche républicaine de Catalogne (ERC) à faire une liste commune, « Ensemble pour le Oui ». Les leaders des deux partis ont donné les meilleures places aux membres des entités indépendantistes, le numéro un est un ancien député européen d’Initiative pour la Catalogne Verte (ICV), Raul Romeva, bien qu’Artur Mas sera le chef du gouvernement si la liste gagne, les leaders des deux partis occupant respectivement la quatrième et la cinquième place sur la liste.

Maintenant, son obsession est, en plus de gagner les élections, que la communauté internationale interprète ce résultat comme une victoire de l'option indépendantiste. « Dans les prochaines semaines, le monde va nous regarder. Offrons lui notre meilleur côté », a dit-il dans un ton épique.

Artur Mas a promis « un avenir de démocratie, de justice et de liberté » à ceux qui soutiennent l'indépendance et a dit au revoir au public avec un « Vive la Catalogne ».

Convergence et le gouvernement ont passé toute la journée à cacher l’heure de la signature pour essayer de donner de la solennité au fait de signer un décret purement protocolaire.

TV3 a diffusé l'événement en direct et, juste après, a fait une interview d’Oriol Junqueras, le leader de l’ERC, présenté comme le « chef de l'opposition », en dépit du fait qu’il est sur la même liste électorale qu’Artur Mas.

Dans cette interview, Oriol Junqueras a expliqué pourquoi il a succombé aux pressions de Convergence pour faire une candidature commune, quelque chose que ne comprennent pas de nombreux militants de l'ERC, « si nous ne l'avions pas fait, la législature aurait duré encore douze ou quatorze mois, jusqu’à son terme normal. Il était préférable d'essayer ». La Candidature d’Unité Populaire (CUP), l'autre parti indépendantiste, n’est pas d’accord, et il présente donc sa propre liste.

Convergence considère que l’indépendance est tellement forte que le décret ne comporte aucune référence au caractère plébiscitaire de la sécession qu’il vise à donner aux élections du 27 septembre 2015. La raison en est qu'il voulait empêcher le gouvernement, attentif à toutes les mesures d’Artur Mas depuis qu’il a organisé le référendum du 9 novembre 2014, même sous une forme plus faible, de contester le texte et d’interdire la convocation.

Le secret de l'ensemble de la journée d'hier a d'autres raisons stratégiques. Jusqu'au dernier moment, le gouvernement a craint que le président espagnol, Mariano Rajoy, convoque les élections générales pour le même jour que les élections catalanes, dans un mouvement pour porter préjudice aux espoirs des indépendantistes.

La vice-présidente et porte-parole de la Generalitat, Neus Munté, a dit que le décret cadrait « parfaitement avec la loi en vigueur », même si elle a dit que les élections auront « un caractère plébiscitaire d'un point de vue politique ».

Mais avant qu’Artur Mas s’adresse aux catalans en prime time du Palais de la Generalitat, ses adversaires électoraux ont critiqué sa tactique et la manière dont il organise les élections du 27 septembre 2015, les troisièmes élections régionales en cinq ans.

Outre l'intervention de la vice-présidente de la Generalitat, Soraya Saenz de Santamaria, qui a insisté pour qu'à partir de maintenant Artur Mas respecte « la légalité et la neutralité » en tant que président en fonction, Miquel Iceta, du Parti Socialiste Catalan (PSC), a estimé que le chef de la Generalitat a joué « au chat et à la souris » avec la convocation et a refusé que le 27 septembre soit un plébiscite. « Le seul intérêt de cette forme anormale de la liste d’Artur Mas est d'éviter de rendre des comptes sur sa gestion », a-t-il ajouté.

ICV apparaît également dans la coalition pour ces élections, elle espère répéter le succès de son alliance aux élections municipales avec Podemos qui s’est terminée avec l’élection d’Ada Colau en tant que maire de Barcelone. Le chef de « Catalunya Oui Nous Pouvons », le nom qu'ils ont choisi pour le 27 septembre 2015, Lluís Rabell, a critiqué la « dramatisation » de l’appel d’Artur Mas. « Ce sera une élection normale, une plus grande autonomie, nous ne comprenons pas tous ces gestes ou ce mystère », a-t-il dit.

Le leader de Ciudadanos, Albert Rivera, qui a donné la première place de la liste de son parti à Agnes Arrimadas pour se présenter aux élections générales, a déclaré qu’Artur Mas croit que les catalans vont oublier pendant la campagne « la corruption, les coupes budgétaires et le cas de Jordi Pujol ».

Union, qui pour la première fois se présente aux élections séparément de Convergence, a également insisté sur le fait que les élections ne sont pas plébiscitaires, même si son candidat, Ramon Espadaler, a dit qu’elles sont « les plus importantes » de la démocratie. « Union est prête à participer aux élections du 27 septembre sous le drapeau de la conscience », a dit le candidat d'un parti qui cherche à capter l'électorat modéré traditionnel de Convergence et Union depuis que son partenaire est devenu indépendantiste.

Pendant ce temps, l'Assemblée Nationale Catalane (ANC) et l’Omnium Cultural, dont les représentants sont les leaders symboliques de la liste d’Artur Mas et d’Oriol Junqueras, ont appelé aujourd’hui à un acte symbolique de soutien au caractère plébiscitaire des élections du 27 septembre 2015. Il aura lieu place Sant Jaume à Barcelone, siège de la Generalitat et de la mairie, à 19 heures sous le slogan « 27 septembre, le jour où tout commence ».

Les deux entités souverainistes accomplissent un nouvel acte dans le cadre de la campagne conjointe Ahora es la Hora, précédée par la consultation du 9 novembre 2014, et consistant dans le déploiement d’une banderole géante avec une inscription faisant référence à l'importance du rendez-vous électoral du 27 septembre 2015.

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 17:52

Jeremy Corbyn, le néo marxiste qui monte au Labour Party (Reuters)

Le parti travailliste britannique, dans l'opposition depuis cinq ans et qui sort du naufrage électoral de mai 2015, pourrait se doter d'un nouveau chef de file issu de son aile radicale, le sexagénaire Jeremy Corbyn, qui prône des renationalisations et cite Karl Marx.

Député depuis 1983, Jeremy Corbyn a obtenu les soutiens de cent cinquante-deux sections locales du Labour Party, loin devant le premier de ses trois adversaires, Andy Burnham, dont la candidature est appuyée par cent onze sections.

Le choix des sections, qui avaient jusqu’au Vendredi 31 Juillet 2015 pour se déterminer, ne préjuge pas de l'issue du congrès du 12 septembre 2015 où les travaillistes désigneront le successeur d'Ed Miliband, mais il constitue un bon indicateur de l'état d'esprit des militants.

« Cela crée un mouvement d'entraînement en sa faveur qui pourrait même se renforcer en incitant des gens à adhérer et à voter pour lui », estime Steven Fielding, directeur du Centre for British Politics à l'université de Nottingham.

A soixante-six ans, le doyen de l'élection interne incarne l'aile gauche du parti, loin de la réorientation profonde entreprise par Tony Blair qui a permis au New Labour Party de revenir au pouvoir en 1997 et de s'y maintenir jusqu'en 2010.

« ANTIDOTE »

« Nous pensons que le temps est venu pour un changement du Labour Party », déclare le dirigeant syndical Dave Ward, dont le Communication Workers Union soutient la candidature de Jeremy Corbyn. « Un virus a contaminé le parti travailliste, et Jeremy Corbyn en est l'antidote », ajoute-t-il, dénonçant la « droitisation » du parti à l'oeuvre depuis Tony Blair.

Militant du désarmement nucléaire, opposant à la guerre en Irak en 2003, Jeremy Corbyn estime que des pans entiers de l'économie britannique devraient être renationalisés.

Dans une interview accordée dimanche dernier à la BBC, il a précisé sa pensée, estimant notamment que le transport ferroviaire de même que les services postaux et la production d'électricité devraient revenir dans le giron de l’état.

« Karl Marx a analysé avec brio ce qui s'est produit », a-t-il expliqué. « Si nous investissons dans les infrastructures, alors c'est nous, le public, qui devons en tirer bénéfice », a-t-il ajouté.

Outre Andy Burnham, porte-parole du parti pour les questions de santé, deux autres personnalités briguent la succession d’Ed Miliband, Yvette Cooper, chargée de l’intérieur dans le « gouvernement fantôme » du Labour Party, et Liz Kendall, considérée comme une héritière de Tony Blair.

Ce dernier s'est du reste immiscé dans la campagne interne du Labour Party, appelant les travaillistes à rejeter Jeremy Corbyn et privilégier un représentant plus centriste s'ils veulent reconquérir le pouvoir.

« On gagne au centre, on gagne quand on attire une large gamme de l'opinion, on gagne quand on soutient les entreprises autant que les syndicats, on ne gagne pas sur un programme de gauche traditionnelle », a-t-il dit lors d'un discours prononcé Mercredi 22 Juillet 2015 à Londres.

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5 août 2015 3 05 /08 /août /2015 17:34

http://www.alencontre.org/europe/grece-non-a-la-mutation-memorandaire-de-syriza.html

Non à la mutation mémorandaire de Syriza

Par Antonis Ntavanellos

Jeudi 30 juillet 2015, s’est tenu le comité central de Syriza. Alexis Tsipras lança une véritable offensive contre les parlementaires s’étaient opposés à l’accord du Lundi 13 Juillet 2015.

L’attaque visa aussi le courant de gauche et le Red Network. Tout avait été mis en œuvre pour neutraliser le centre gauche de Syriza connu sous le nom des cinquante-trois. Alexis Tsipras mit le comité devant la « menace » d’un référendum parmi les membres, référendum qui aurait dû se tenir Dimanche 2 Août 2015. Lors du vote final, fort tard, disposant d’une majorité, la direction d’Alexis Tsipras a renoncé au référendum. Pour elle, l’objectif d’un congrès extraordinaire est devenu central. Elle vise à le contrôler et à créer une jonction entre une forte majorité des délégués à ce congrès, marginalisant la gauche par tous les moyens à sa disposition, et les listes électorales préparées pour de prochaines élections. Le texte que nous publions ci-dessous, écrit Vendredi 31 Juillet 2015, s’adresse aux membres de Syriza. Il est rendu, par des parenthèses, le plus explicite possible.

Les développements au sein de SYRIZA seront déterminés par de nombreux points d’ordre différent.

Solidarité contre les attaques calomnieuses

Ces derniers jours, il est clair qu’une campagne politico-journalistique a visé des dirigeants de Syriza qui, sous diverses formes, ont manifesté leur désaccord avec le troisième mémorandum. Il s’agit de Panagiotis Lafazanis (ancien ministre de la reconstruction productive et de l’énergie), Nadia Valavani (ancienne vice-ministre des finances), Zoé Kostantopoulou (présidente du parlement) et Yanis Varoufakis (ancien ministre des finances). Il est remarquable que Syriza en tant que parti, officiellement, ait maintenu le silence face à des attaques immorales.

Nous demandons que le parti exerce son pouvoir et son influence, afin de mettre fin à ces procédés. Des membres de la direction de Syriza devraient avoir à l’esprit le modèle de 1981 concernant le Pasok, Andreas Papandréou, en 1981, a gagné les élections face au dirigeant de la Nouvelle Démocratie, Georgios Rallis, à cette date, il était dit que la Grèce disposait de « son premier gouvernement socialiste ». Ils devraient apprendre comment, à l’époque, des procédés similaires, complicités entre les secteurs du parti, les médias et des services de l’état, ont fonctionné contre des dirigeants du Pasok qui étaient identifiés à des traditions ou des pratiques plus radicales. Nous ne devons pas permettre qu’un tel processus se reproduise à l’intérieur de Syriza, référence est faite ici que des éléments des campagnes de dénigrement proviendraient de membres du cercle gouvernemental resserré de Syriza.

Un jugement clair sur l’accord

De nombreux camarades nous demandent d’éviter symétriquement aussi bien un jugement qui présente l’accord sous un jour l’embellissant qu’un jugement le dramatisant. Ces caractérisations n’ont aucun intérêt. Nous avons besoin d’une évaluation politique claire. L’accord entérine un mémorandum très dur. Il comporte un turbo TAIPED, fonds gérant les privatisations, une mise sous surveillance de la gestion gouvernementale et des ministères, un vigoureux système automatique de coupes dans les dépenses sociales en cas de dépassement des objectifs budgétaires et de robustes contre-réformes anti-ouvrières. Il s’agit d’un mémorandum qu’Antonis Samaras n’aurait pu imposer, ni la « grande coalition » entre Antonis Samaras et Evangelis Venizelos. Les créanciers et la classe dominante grecque ont déposé ce troisième mémorandum dans les mains de Syriza avec l’objectif de mettre à profit son influence au sein des classes laborieuses et populaires et de la sorte promouvoir des contre-réformes, mais aussi dans le but de briser les forces sociales et politiques menaçantes du monde du travail regroupées autour de Syriza, en particulier lors des grands combats contre les mémorandums, en 2010 et en 2011.

A cette occasion, les dirigeants de la zone euro ont utilisé leur expérience internationale. Partout en Europe, les contre-réformes néo libérales ont été appliquées très souvent par des gouvernements sociaux-démocrates. Dès lors, le néolibéralisme se déchaîne avec violence et les partis sociaux-démocrates, profondément transmués, sont intégrés dans un nouveau cycle de pouvoir pan européen de la droite.

Y avait-il une alternative ?

Il est erroné de poser la question de quelle alternative Alexis Tsipras disposait à l’aube dramatique du Lundi 13 Juillet 2015. Il faut prendre en considération la situation antérieure, durant les mois faisant suite au 25 janvier 2015. En tant que membre de la plateforme de gauche, je partage toutes les propositions faites à l’époque pour un nécessaire conflit et une rupture avec la zone euro et l’euro.

Mais ici, je ne veux pas répondre à ceux qui parlent de la « gauche pro-drachme », les médias utilisent de nombreuses formules pour caractériser la gauche de Syriza, ni répéter les arguments concernant un nécessaire plan B. Je voudrais souligner les questions relatives à l’abandon du plan A qu’avait Syriza.

Le congrès fondateur de Syriza en 2013 a préparé un plan adopté par la majorité. Celui-ci prévoyait des réformes en faveur des classes laborieuses et populaires, avec la définition d’un excédent budgétaire primaire, donc antérieur au service de la dette, ce qui impliquait des « actions unilatérales » qui auraient conduit à la formation autour du gouvernement d’une solide alliance sociale de gauche. Le financement de ce programme se serait effectué à partir de ressources résultant du non-service de la dette, dans une perspective de la suppression de l’essentiel de cette dernière, cela s’accompagnant d’une forte imposition du capital et de la richesse accumulée, en combattant la fraude et l’évasion fiscales des capitalistes, ainsi qu’une annulation des privatisations. Le rapport entre ce programme et la « mondialisation » s’exprimait dans le slogan, « pas de sacrifice pour l’euro ».

Cela laissait ouverte la perspective de « négociations », mais s’appuyant sur une politique radicale d’affrontement et de clivages au sein même du pays et en laissant ouverte la possibilité de rupture avec la direction de la zone euro face au dilemme entre la défense de la population et le maintien dans l’euro.

Aujourd’hui, nous ne savons pas si cette politique définie lors du congrès de fondation était correcte, nous ne savons pas si elle consistait en une « alternative » face à Angela Merkel et Wolfgang Schäuble. Et cela pour une raison, parce que cette politique a été abandonnée le jour après les élections, parce qu’elle a été annulée par un « parti clos au sein du parti » qui a décidé unilatéralement et sans l’approbation d’une instance majeure du parti, le comité central ou le congrès, de se consacrer exclusivement à une politique de négociation avec les créanciers, en faisant appel strictement à une tactique visant à se consolider face aux institutions, la Banque Centrale Européenne (BCE), la commission européenne et le Fonds Monétaire International (FMI). Cela dans l’espoir d’obtenir un compromis honorable, à adopter sans hésiter et sans prendre de précautions, pour rester « à tout prix dans la zone euro ». Cette politique, après une première escale le 20 février 2015, premier accord avec la troïka impliquant le service de la dette, s’est effondrée dans la nuit du Dimanche 12 Juillet au Lundi 13 Juillet 2015 à Bruxelles.

Qu’est-il arrivé dans l’intervalle ?

Plusieurs camarades affirment que nous avons atteint les limites maximales de la confrontation avec les créanciers.

Ils prétendent que nous avons cessé de payer la dette, le non-paiement d’un milliard cinq cent millions d’euros au FMI à la fin du mois de juin 2015. Ce n’est pas une affirmation sérieuse.

Un défaut a pour but de préserver des ressources financières en vue de les allouer à des besoins sociaux et non pas pour rembourser des prêts à des requins.

Ce n’est pas la même chose de payer les créanciers jusqu’à épuisement du dernier euro et par la suite d’être contraint de faire défaut sur un versement étant donné la situation de faiblesse dans laquelle on s’est mis.

Ces camarades prétendent que nous avons imposé un contrôle des capitaux. Cela ne constitue pas une affirmation sérieuse. La limitation à soixante euros par jour de retraits ne concerne pas le capital, mais l’épargne populaire, le capital avait pu s’enfuir sans être dérangé préalablement.

Ce n’était ni une gestion, ni un contrôle des capitaux, parce qu’un contrôle ne peut pas se faire au guichet automatique bancaire, mais dans les principales banques qui ont organisé l’évasion de capitaux. Selon la banque de Grèce, la fuite des dépôts bancaires privés s'est encore accélérée, 7,58 milliards d'euros en juin 2015, par rapport à 3,86 milliards en mai 2015. La fuite des capitaux de décembre 2014 à mai 2015 est estimée à plus de quarante milliards d’euros. Les transferts massifs de capitaux ont commencé dès 2010 et se sont accentués dès 2012.

Yannis Dragasakis affirme que la fuite des dépôts bancaires était la super-arme aux mains des créanciers. Vraiment, question au responsable économique Yannis Dragasakis, qui était responsable de la politique de transfert de capitaux des banques et de la « coexistence pacifique » entre le gouvernement et les banquiers durant les mois qui se sont écoulés ? Qui était responsable de donner l’alarme au parti et au gouvernement face à la fuite massive des capitaux par le biais des quatre « respectables » banques systémiques?

Avons-nous peut-être frappé le réseau de contrebande? Durant les mois de notre gouvernement, n’avons-nous pas donné le contrôle des paris de courses de chevaux ainsi que les machines à sous, les célèbres « slots », au groupe qui contrôle déjà l’OPAP, firme contrôlant les jeux privatisée en 2013 ?

Se départir des idées de gauche

Je suis d’accord avec les camarades, référence au centre gauche de Syriza connu sous la dénomination des cinquante-trois, qui malgré des réserves ont acquiescé à l’accord, qui soulignent le danger de se départir des idées de gauche et d’une politique de gauche à partir de cet accord. Mais celui qui cherche, franchement, à se sortir de la situation dramatique vers laquelle nous allons, une solution est à sa portée, le rejet, même encore maintenant, de l’accord, le recours au vote sur un ordre du jour clair et sur la définition d’une politique de gauche, exiger un mandat clair des membres pour une voie alternative, allusion est faite ici à une discussion au comité central qui devait être la plus réduite possible en termes politiques.

Avec ces derniers, les cinquante-trois qui étaient en grande partie parmi les cent neuf signataires du comité central, sur deux cent un, qui s’opposaient Mercredi 15 Juillet 2015 à l’accord et demandaient une réunion immédiate du comité central, existe une base de communication, à condition que tout cela se fasse selon des modalités honnêtes et de façon convaincante. Ce qui signifie l’ouverture d’une discussion au sein du parti, des décisions et le contrôle de ces décisions par les instances de Syriza.

La proposition d’un congrès en septembre 2015

Beaucoup de camarades soutiennent la proposition de la tenue d’un congrès en septembre 2015, cherchant ainsi à éviter les « aventures » ou le risque d’une division.

De cette façon, un vide politique critique est créé. En effet, le problème réside dans ce qui va se passer entre maintenant, le comité central du Jeudi 30 Juillet 2015, et la fin du mois de septembre 2015. A savoir ce qui va se passer pendant la période où le troisième mémorandum sera présenté pour approbation et adoption, par la gauche radicale, au parlement ? Le parti et ses sections seront contraints au silence face à la question brûlante du moment, alors que le « parti clos au sein du parti » et le gouvernement auront les mains libres pour tout ajustement du mémorandum. C’est la raison pour laquelle la plateforme de gauche propose de convoquer un « congrès permanent » maintenant, le « congrès permanent » implique que les délégués du congrès précédent ayant adopté le programme de Syriza puissent se prononcer et non pas des délégués « sélectionnés » pour entériner une décision prise par le gouvernement et une majorité des parlementaires, ou en tout cas avant que le mémorandum soit présenté, avec tous ses articles, devant le parlement pour approbation, le gouvernement vise à ce que l’adoption intervienne le Mardi 18 Août 2015, avant le Jeudi 20 Août 2015, date à laquelle Athènes doit rembourser trois milliards deux cent millions d’euros à la BCE.

Nos engagements dans le mouvement

Nous tous, en plus d’être membres du parti, nous sommes membres d’organisations sociales, par exemple de syndicats. Là, nous avons l’obligation de stimuler la lutte et la résistance sociale contre les mesures spécifiques du troisième mémorandum. Et cela avec les mêmes armes traditionnelles, la grève, les manifestations et les occupations. Objectivement, ces luttes vont se retourner contre le gouvernement qu’a soutenu et soutient le parti de Syriza.

Individuellement et collectivement, nous serons placés dans cette position tragique si nous décidons d’accepter le nouveau mémorandum.

Quiconque tente de limiter ces luttes, quiconque propose à nos membres l’autocensure, transférera au sein de Syriza les pressions pour une mutation de Syriza en syntonie avec les exigences du mémorandum.

Cette mutation, si elle intervient, reviendrait à la dissolution de Syriza, au sens de la fin de sa trajectoire comme parti et comme coalition de la gauche radicale.

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