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20 décembre 2015 7 20 /12 /décembre /2015 16:33

DE SYNASPISMOS A LAIKI ENOTITA

Vous trouverez ci-dessous la dernière partie d’un très long message d’Antonis Ntavanellos relatif à l’histoire de SYRIZA.

Le message est disponible en totalité à l’adresse ci-dessous.

Bernard Fischer

http://www.alencontre.org/europe/grece/premieres-reflexions-sur-un-bilan-de-notre-parcours-avec-syriza-ii.html

Dans la situation actuelle du mouvement, mais aussi de la gauche marxiste internationale, le choix de participer aux partis larges, le choix du front unique, avec ses modalités spécifiques dans les différents pays, au niveau politique, le choix de la coopération politique longue et systématique avec des segments du réformisme radical ou du « centrisme », reste souvent nécessaire. Il est lié au caractère défensif de la lutte des salariés. Il est lié à l’obligation de concentrer des forces capables de revendiquer des victoires partielles. Il est lié aux problèmes de « réorganisation politique » par tous les courants de la gauche effective. La politique du front unique, sous des modalités prenant en compte les configurations sociales et politiques, reste un critère de distinction entre l’action décisive qui vise véritablement à changer la situation et la référence seulement verbale au marxisme et à la « révolution ».

Ce choix a des conditions politiques importantes. La fondation de SYRIZA avait comme préalable le rejet de la stratégie de centre gauche sociale démocrate actuelle. Mais l’évolution elle-même de SYRIZA a démontré que les faiblesses politiques, idéologiques et organisationnelles des entreprises unitaires de la gauche radicale offrent des opportunités de reconstitution au centre-gauche, par exemple SYRIZA après le mois de juillet 2015, bien qu’ayant maturé avant, qui peuvent aller jusqu’à la dégénérescence social-libérale complète, comme dans le cas de la direction d’Alexis Tsipras.

L’orientation de Pablo Iglesias, dans le cas de Podemos, avec une alliance possible avec le Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), et le tournant de la direction du Bloco de Esquerda au Portugal vers un soutien, certes conditionnel, à un gouvernement social-démocrate avec des tests à venir démontrent que ces phénomènes sont loin d’être isolés.

Cela signifie que les forces de la gauche marxiste et anticapitaliste, quand et où elles font le choix de participer aux « partis larges », doivent le faire de façon spécifique, en maintenant leur autonomie idéologique et organisationnelle et en maintenant leur liberté et les moyens de critiquer et de prendre leurs distances. En prenant soin à temps de former une aile gauche donnant une importance au programme et à l’orientation de classe. Tout cela doit être fait publiquement pour s’adresser à l’ensemble membres du parti ou de la coalition, mais aussi à l’avant-garde des militants en dehors du parti.

La lutte de la « période SYRIZA » en Grèce n’était pas une tâche sisyphéenne. La constitution à temps de la Plateforme de Gauche et la formation d’autres « oppositions » radicales-marxistes, par exemple une partie des cinquante trois et la jeunesse de SYRIZA, à l’intérieur de SYRIZA ont eu comme résultat, dans le moment critique, qu’une partie importante du parti a réagi contre sa dégénérescence, avec une prise de distance nécessaire et affirmée.

Tout ce monde, avec des fragments d’ANTARSYA et de la base du parti communiste grec (KKE), des fragments qui ont d’autres problèmes à résoudre, des problèmes d’orientation également importants, comme le sectarisme et un type d’action qui ne s’intéresse qu’à l’auto-affirmation idéologique, pourrait former une force d’importance stratégique dans les nouvelles conditions créées en Grèce par l’imposition du troisième mémorandum par la direction politique de SYRIZA et d’Alexis Tsipras.

Le travail de la reconstitution en Grèce d’une gauche massive, radicale et anticapitaliste, dans l’environnement du vingt et unième siècle, va continuer.

C’est le sens de notre participation à Unité Populaire. Unité Populaire a été le lieu de rencontre de la partie la plus avancée de « l’opposition » de gauche dans SYRIZA, de la Plateforme de Gauche, d’une partie d’ANTARSYA et des militants inorganisés, qui ont compris la nécessité d’exprimer, dès le début, l’opposition politique et électorale à la mutation mémorandiste de SYRIZA.

Son échec dans les élections, elle n’a pas passé la limite des trois pour cent et elle est restée sans représentation parlementaire pour sept mille suffrages manquants, fut réel. Mais elle a à sa disposition un regroupement organisé, les moyens de prendre des initiatives politiques et la possibilité d’un élargissement significatif. Donc, pour ce qui nous concerne, nous ne considérons pas Unité Populaire en tant que « parti fini », mais en tant que « front politique en construction ».

Si l’on prend aussi en compte la dynamique d’autres initiatives radicales, on arrive à une constatation intéressante, il s’agit des armes de « plus grand calibre » que celles qui étaient à notre disposition quand nous avions commencé l’entreprise de SYRIZA, dans les conditions « lointaines » de 2003 et de 2004.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 20:01

http://www.ufal.org/actions-ufal/reponse-aux-diffamations-de-jean-marie-bonnemayre-cnafal-dans-les-medias-de-la-libre-pensee-fnlp

Réponse aux diffamations de Jean-Marie Bonnemayre, président du Conseil National des Associations FAmiliales Laïques (CNAFAL) dans les médias de la Fédération Nationale de la Libre Pensée (FNLP)

La FNLP a diffusé Mercredi 16 Décembre 2015 par voie de communiqué une interview de Jean-Marie Bonnemayre qui a soutenu le meeting qu’elle organisait Samedi 5 Décembre 2015 à Paris.

Jean-Marie Bonnemayre, lourdement sollicité, en a profité pour se livrer à une pratique, certes habituelle chez lui, mais particulièrement détestable par les temps que nous vivons, diffamer une autre organisation laïque, l'Union des FAmilles Laïques (UFAL).

Le prétexte est que l'UFAL n’a pas participé à l’initiative de la FNLP. Or ce fut le cas de nombreuses autres associations laïques, comme par exemple le Conseil National d'Action Laïque (CNAL), la Fédération Nationale des Directions Départementales de l'Education Nationale (FNDDEN) ou la Fédération des Conseils des Parents d'Elèves (FCPE), ainsi que des obédiences maçonniques. Notre attitude a été argumentée, sans la moindre critique de l’initiative, car l’UFAL considère que c’est moins que jamais le moment de diviser les laïcs.

Passons sur les moqueries de Jean-Marie Bonnemayre à propos de la faiblesse relative des effectifs de l’UFAL.

Nous n’avons pas la prétention de rivaliser avec le CNAFAL, dont beaucoup de familles sont membres sans le savoir, simplement parce qu’elles ont adhéré à une association de parents d’élèves qui pratique la double appartenance, chacun ses méthodes.

Mais voici le pire, selon le président du CNAFAL, l’UFAL aurait « engendré le groupuscule fascisant Riposte Laïque ». Propos aussi infects que contraires à la vérité, car Riposte Laïque a été créée justement par des individus que l’UFAL avait exclus de ses rangs en raison de leurs prises de positions incompatibles avec ses valeurs. Pour nous, la défense et la promotion de la laïcité républicaine ne doit jamais servir d’alibi pour exclure et diviser, nous luttons contre tous les cléricalismes et tous les intégrismes. Dès sa création, Riposte Laïque a donc pris pour cible l’UFAL, qui dénonçait la dérive « maurassienne » de ses fondateurs. Le CNAFAL peut-il en dire autant, alors que son président, Jean Marie Bonnemayre, a été interviewé par Pierre Cassen lui-même, le fondateur de Riposte Laïque ?

Ont également contribué à Riposte Laïque, le secrétaire général du CNAFAL, Jean-François Chalot, pour soixante dix articles, et l’actuel président du Conseil Départemental des Associations FAmiliales Laïques (CDAFAL) du Val de Marne, Guylain Chevrier, pour cent vingt et un articles. Certes, tous ont pris depuis leurs distances, un peu tard sans doute, tant les liens de Riposte Laïque avec l’extrême droite étaient devenus rapidement évidents.

Quant à l’accusation faite à l’UFAL d’appuyer « la création d’associations familiales musulmanes qu’on a vu surgir à l’occasion de la manifestation pour tous », elle relève du pur délire, alors que l’UFAL combat au contraire l’alliance du cléricalisme musulman, comme par exemple Farida Belghoul, et des extrémistes catholiques contre l’égalité entre les filles et les garçons à l’école.

Pourquoi tant de haine, et de propos diffamatoires, peut-être parce que l’UFAL bénéficie dans le mouvement familial d’une crédibilité bien supérieure au CNAFAL du fait de la pertinence de ses actions, de ses positions et de ses analyses, malgré des effectifs moindres. Surtout parce que l’UFAL a été fondée, en rupture avec le CNAFAL, pour préserver l’indépendance du mouvement familial laïc et refuser la mainmise du parti politique actuellement au pouvoir.

Alors que la situation et le bon sens exigent l’unité des laïcs et des républicains, des calomnies d’une telle violence et d’une telle mauvaise foi sont criminelles. Le CNAFAL reste à nos yeux un mouvement respectable, nous souhaitons qu’il se ressaisisse et s’émancipe des passions de quelques égos contestés qui ne peuvent que le décrédibiliser.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 19:39

La Turquie dit avoir tué soixante neuf séparatistes kurdes en quatre jours (Reuters)

Soixante-neuf séparatistes kurdes et deux militaires turcs ont été tués en quatre jours de combats dans le sud-est de la Turquie, a annoncé l'armée, dans le cadre d'une offensive lancée par le gouvernement turc contre le parti des travailleurs du Kurdistan (PKK) dans cette région à dominante kurde.

Les opérations de l'armée se concentrent sur Cizre et Silopi, deux localités sous couvre-feu situées près des frontières syriennes et irakiennes.

Selon la presse turque, dix mille policiers et militaires, appuyés par des chars, prennent part à l'offensive.

Par ailleurs, l'armée turque a indiqué que des avions de guerre avaient décollé Vendredi 18 Décembre 2015 de leur base de Diyarbakir pour aller bombarder des camps du PKK dans le nord de l'Irak.

Sur les deux militaires turcs tués, l'un l'a été Samedi 19 Décembre 2015 lors d'affrontements dans le secteur de Sur, qui est sous couvre-feu de la police depuis quinze jours. Sur est située dans la province de Diyarbakir. Un autre soldat été légèrement blessé.

L'autre militaire tué est un des deux soldats blessés Vendredi 18 Décembre 2015 à Cizre et qui a succombé à ses blessures, a annoncé l'armée.

Le cessez-le-feu, qui était observé depuis deux ans par l’état turc et le PKK, a volé en éclats en juillet 2015.

Le chef des forces armées, le général Hulusi Akar, a rendu une visite à ses troupes Samedi 19 Décembre 2015 dans la région et a été informé de l'avancée de l'opération.

Traditionnellement implanté en zone rurale, le PKK s'est réorienté ces dernières années vers les villes du sud est turc, avec des barricades et des tranchées pour maintenir à distance les forces de sécurité.

Jeudi 17 Décembre 2015, le président turc Recep Tayyip Erdogan a déclaré que les séparatistes seraient « anéantis » et que les opérations se poursuivraient « jusqu'à ce tout soit complètement nettoyé ».

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 16:10

http://www.regards.fr/web/article/defaite-de-bartolone-la-faute-a

Défaite de Claude Bartolone, la faute à Clémentine Autain

Par Roger Martelli

Lundi 14 Décembre 2015

Les socialistes ont trouvé ce qui a provoqué l’échec de Claude Bartolone. Ce n'est pas la politique gouvernementale. Ce ne sont pas les choix sociaux-libéraux du Parti Socialiste. La responsable, c’est Clémentine Autain. Parce qu’elle se serait alliée avec Tariq Ramadan.

De quoi s’agit-il ? Vendredi 11 Décembre 2015 se tenait à Saint-Denis un meeting « pour une politique de paix, de justice et de dignité ». Qui appelait ? Le collectif contre l’islamophobie, qui avait invité plusieurs associations, dont la Ligue des Droits de l'Homme (LDH) et le Syndicat de la Magistrature, ainsi que le Monde Diplomatique. À ce meeting, il se trouve que participait le très controversé Tariq Ramadan. Clémentine Autain n’était pas à ce meeting et le mouvement Ensemble, dont elle est la porte-parole, ne faisait pas partie des appelants. Mais cette organisation composante du Front De Gauche (FDG) avait décidé de relayer sur son site l’annonce de la rencontre.

À partir de là, c’est le déchaînement. Le Figaro a lancé la ronde aussitôt, suivi de près par Causeur. Caroline Fourest, comme on pouvait s’y attendre, y est allé de son couplet virulent habituel. Julien Dray a enchaîné sur son tweet, on ne peut pas « mesurer l’effet Clémentine Autain, mais il y en a eu un ». Gilles Clavreul, délégué interministériel à la lutte contre le racisme et l’antisémitisme, a vitupéré « l’offensive anti républicaine menée par Tariq Ramadan avec le concours ou la bienveillance de certaines organisations d’extrême gauche ». Frédéric Haziza, écoutant les débats post-électoraux du Dimanche 13 Décembre 2015, a eu une révélation, en entendant parler Clémentine Autain, dit-il, « j’ai reconnu le parler, la rhétorique et aussi les critiques de son ami Tariq Ramadan ».

Intelligence avec l’ennemi

Restons-en là. Clémentine Autain n’est pas là, n’appelle pas, mais elle est coupable d’intelligence avec l’ennemi.

Nous sommes en état de guerre et, en guerre, il n’y a que trois postures possibles, on est du côté des patriotes, du côté de l’ennemi ou on appartient à la « cinquième colonne », les héros, les traîtres et les « idiots utiles ».

Claude Bartolone a pourri sa dernière semaine de campagne avec la polémique sur la « race blanche ». Jusqu’au jour du vote, la presse, pour l’essentiel, n’a pas parlé du meeting de Saint-Denis ou de Clémentine Autain, mais des « dérapages » du candidat socialiste. Au lieu de mobiliser la gauche, il a ainsi contribué à tirer vers le vote pour Valérie Pécresse, cas unique sur tout le territoire métropolitain, les quelques pourcentages d’électeurs du Front National qui ont assuré la victoire de la droite. Et malgré cela, l’opprobre de l’échec ne se porte pas sur lui, mais sur l’une de ses colistières.

Or il y a une logique dans l’attitude des amis de Claude Bartolone. Comme des millions de téléspectateurs, j’ai écouté Dimanche 13 Décembre 2015 l’intervention du premier ministre, avec stupéfaction. Manuel Valls nous a bien sûr joué le grand air républicain. Sauf que ses premières considérations n’ont pas porté sur la « sociale » ou sur les droits, mais sur la sécurité et l’amour du drapeau. Notre société crève de déficit d’égalité, de citoyenneté et de solidarité.

Mais le premier ministre a fait sur le registre de l’ordre et de l’autorité. Comme s’il ne s’adressait pas à la gauche, mais à la droite, et pas à la plus mesurée. Disons-le d’une autre manière, au soir du second tour, le cœur du pouvoir a choisi le répertoire de l’identité et de l’état de guerre.

Or c’est ce répertoire qui, depuis des années, fait les beaux jours de l’extrême droite européenne.

Une gauche battue

Ne nous y trompons donc pas. Derrière le flot de vitupérations contre Clémentine Autain, au-delà de la piteuse tentative pour dédouaner les responsables de la débâcle, il y a le choix d’une stratégie, décidée dès la fin de l'année 2012 et confirmée depuis. Le modèle social-libéral, c’est en France comme ailleurs le mariage de la compétitivité concurrentielle assumée, de la gouvernance technocratique institutionnalisée, de la mise au travail par le précariat et de l’ordre sécuritaire. François Hollande chef de guerre, Manuel Valls garant de la sécurité, les images ne sont pas choisies au hasard. Elles sont à terme catastrophiques.

Je suis désolé de le dire mais, quoi que l’on puisse penser de Tariq Ramadan, c’est le choix de la logique gouvernementale qui met la gauche au tapis. Si quelque chose fait le lit du Front National, c’est bien cette politique.

Oui, seule une gauche rassemblée peut battre la droite. Mais une gauche qui tourne le dos à ses valeurs fondatrices d'égalité, de citoyenneté et de solidarité, ne peut pas se rassembler, elle ne peut pas unifier un peuple écartelé, elle ne peut pas contenir le ressentiment qui nourrit l’abstention et le vote pour le Front National. La gauche telle qu’en rêve le pouvoir en place est donc une gauche battue. Tout le reste est littérature.

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19 décembre 2015 6 19 /12 /décembre /2015 15:50

Le conseil de sécurité de l’Organisation des Nations Unies (ONU) adopte une résolution sur la Syrie (Reuters)

Le conseil de sécurité de l’ONU a adopté Vendredi 18 Décembre 2015 à une rare unanimité une résolution sur le conflit syrien prévoyant notamment un cessez-le-feu et la mise en place d'un gouvernement de transition.

« Le conseil de sécurité de l’ONU a envoyé très clairement à toutes les parties concernées le message selon lequel il est temps de mettre fin au massacre en Syrie et de préparer le terrain à un gouvernement qu'après tant de souffrances, le peuple de ce pays en ruine peut soutenir », a déclaré le secrétaire d’état américain, John Kerry, à l'issue du vote.

Le texte de quatre pages, résultat d'un difficile compromis entre les Etats-Unis et la Russie, demande à l’ONU de préparer un mécanisme de supervision du cessez-le-feu dans un délai d'un mois et d'organiser au début du mois de janvier 2016 des négociations formelles entre le gouvernement de Damas et l'opposition.

Lors d'une conférence de presse en présence de son homologue russe Sergueï Lavrov, John Kerry a déclaré que les modalités de la transition politique devraient être définies dans les deux mois à venir.

Les discussions entre le régime de Damas et l'opposition sur la formation d'un gouvernement d'unité nationale ne devraient pas selon le secrétaire d’état démarrer avant le milieu du mois de janvier 2016.

Selon Sergueï Lavrov, un accord sur cette question pourrait être conclu dans les six prochains mois.

Quant au cessez-le-feu, il pourra entrer en vigueur « aussitôt que les représentants du gouvernement syrien et de l'opposition auront pris les premières mesures sur la voie d'une transition politique sous les auspices de l’ONU », dit la résolution approuvée Vendredi 18 Décembre 2015.

Il ne s'appliquerait pas au groupe État Islamique, au Front al Nosra et à d'autres groupes armés, ont précisé des sources diplomatiques.

Le texte prévoit par la suite la mise en place d'un gouvernement de transition et l'organisation d'élections, précisant qu'il revient au peuple syrien « de décider de l'avenir de la Syrie », un point sur lequel la Russie a insisté face aux pays occidentaux et arabes qui demandent le départ de Bachar al Assad dès le début du processus de transition.

Le sort du président syrien continue de susciter de « fortes divergences », a reconnu John Kerry.

« Nous sommes parfaitement conscients des obstacles qui demeurent. Il y a toujours de fortes divergences au sein de la communauté internationale, en particulier au sujet de l'avenir du président Bachar al Assad », a dit le chef de la diplomatie américaine.

Laurent Fabius veut des « garanties » sur Bachar al Assad

Son homologue russe, Sergueï Lavrov, a estimé à ce sujet que la résolution adoptée Vendredi 18 Décembre 2015 était une « réponse claire aux tentatives visant à imposer aux syriens des solutions de l'extérieur sur n'importe quel sujet, y compris ceux qui concernent leur président ».

De sources diplomatiques, on indiquait cependant cette semaine que la Russie avait fait savoir qu'elle ne s'opposerait pas à un éventuel départ du chef de l’état syrien à la fin de la période de transition, même si elle ne l'admettrait pas publiquement.

Dans son discours devant le conseil de sécurité de l’ONU, le chef de la diplomatie française, Laurent Fabius, a pour sa part demandé des « garanties » sur ce départ, jugeant qu'il « s'impose pour des raisons non seulement morales, mais d'efficacité. Comment cet homme pourrait-il rassembler un peuple qu'il a en grande partie massacré », a-t-il demandé.

Parallèlement aux tractations de l’ONU, les pays du groupe de soutien international à la Syrie (ISSG) ont tenu Vendredi 18 Décembre 2015 une troisième réunion depuis le lancement à la fin du mois d’octobre 2015 de cette initiative diplomatique qui intègre l'Iran pour la première fois depuis le début du conflit syrien, en mars 2011.

Les chefs de la diplomatie des dix sept pays qui le composent, dont la Russie, les Etats-Unis, la France, la Turquie, l'Arabie Saoudite et, donc, l'Iran, se sont retrouvés au Palace Hotel de New York.

L'un des objectifs était d'affiner la feuille de route pour la paix en Syrie qu'ils ont définie lors des deux premières conférences internationales, les 30 octobre 2015 et 14 novembre 2015 à Vienne, et que la résolution du conseil de sécurité de l’ONU est venue appuyer.

Liste des groupes « terroristes »

Mais le sujet le plus épineux reste la composition de l'équipe de négociateurs qui représentera l'opposition syrienne aux pourparlers, cette dernière faisant d'ores et déjà l'objet de critiques de la part de Damas et de ses alliés qui dénoncent la présence en son sein de groupes « terroristes ».

Pendant une pause dans les discussions, le ministre jordanien des affaires étrangères, Nasser Djoudeh, a indiqué qu'il avait présenté un document faisant la synthèse des groupes considérés comme « terroristes » par les participants.

« Chaque pays a fourni sa liste. Certains pays en listaient quinze ou vingt, d'autres davantage », a-t-il dit.

Une conférence réunissant des opposants syriens la semaine dernière en Arabie Saoudite a abouti à la désignation d'un « secrétariat » de trente quatre membres qui s'est lui-même choisi comme coordinateur en vue des négociations l'ancien premier ministre Riad Hidjab.

Ce dernier a déclaré Vendredi 18 Décembre 2015 que l'opposition n'accepterait pas que Bachar al Assad reste au pouvoir pendant la phase de transition. « Nous irons à ces négociations sur ce principe, nous n'engagerons pas de discussions sur autre chose. Il n'y aura pas de concessions », a-t-il dit à la presse.

Saluant devant le conseil de sécurité de l’ONU l'effort d'unification de l'opposition syrienne, Laurent Fabius a pour sa part déploré que « le régime syrien n’ait, quant à lui, encore montré aucune volonté d'entrer dans une négociation sérieuse ».

Lors de sa conférence de presse de fin d'année, Vendredi 18 Décembre 2015, Barack Obama a répété lui aussi que la Syrie ne pourrait retrouver la stabilité tant que Bachar al Assad serait au pouvoir.

« Je pense que Bachar al Assad devra partir pour que le pays arrête de faire couler le sang et que toutes les parties puissent avancer sur la voie d'une solution non confessionnelle. Il a perdu toute légitimité », a dit le président américain, tout en admettant que les intérêts de Moscou et Téhéran, principaux soutiens du président syrien, devaient être « garantis ».

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 20:50

LE NAUFRAGE DE L EXTREME GAUCHE FRANCAISE

Par Bernard Fischer

Vendredi 18 Décembre 2015

Je publiais récemment un message de Pierre Rousset et de François Sabado, deux des principaux responsables du Nouveau Parti Anticapitaliste (NPA), relatif à la situation en France après les élections régionales de décembre 2015.

Ce message mesure à lui tout seul le naufrage de l’extrême gauche française face à la montée du Front National.

Le Front National serait électoralement majoritaire chez les ouvriers, la bourgeoisie ne ferait pas le choix du Front National, le Front National ne serait pas un parti fasciste comme dans les années 1930 car nous ne sommes pas dans les années 1930, l’origine de la direction du Front National serait fasciste, il y aurait une distinction fondamentale entre un gouvernement du Parti Socialiste, un gouvernement de la droite républicaine et un gouvernement du Front National, le Front National ne serait pas un parti du système.

Je ne répondrais pas point par point à chacune de ces phrases consternantes, ce serait trop long et trop polémique.

Je répondrais à une seule question, quand les deux responsables du NPA appellent au vote pour le Parti Socialiste contre le Front National.

Le problème le plus important de cette position est le suivant. Il y a l’impression selon laquelle les deux responsables du NPA vivent dans un monde bipolaire imaginaire dans lequel il y aurait un Parti Socialiste progressiste et un Front National fasciste. La vie politique française n’est pas bipolaire, elle est tripolaire, il y a au moins trois grands partis électoraux, le Parti Socialiste, la droite républicaine et le Front National.

Si nous croyons vraiment à la bipolarité de la vie politique française, la bipolarité française n’est pas la bipolarité entre le Parti Socialiste et le Front National, c’est la bipolarité entre d’une part le front républicain et d’autre part le Front National. Le front républicain est une alliance d’un genre particulier, une alliance sui generis, entre le Parti Socialiste et la droite républicaine dans laquelle la droite républicaine maintient ses candidats dans tous les cas et le Parti Socialiste ne présente pas de candidat et appelle au vote pour les candidats de la droite républicaine contre le Front National.

Il n’y avait aucun exemple d’application de la consigne de vote pour le Parti Socialiste contre le Front National dans aucune région française ni au premier ni au deuxième tour des élections régionales de décembre 2015.

Il y a à ce jour un seul exemple d’application de cette brillante stratégie électorale des deux responsables de l’actuel NPA. Au deuxième tour de l’élection présidentielle de 2002, la Ligue Communiste Révolutionnaire (LCR) de l’époque appelait au vote pour Jacques Chirac contre Jean Marie Le Pen. La LCR ne faisait jamais le bilan de cette stratégie électorale.

Il y aura bien évidemment dans deux ans un deuxième cas de figure d’application de cette stratégie électorale au deuxième tour des élections présidentielles de 2017. Mais avant le deuxième tour, il y a le premier tour.

Premièrement, nous poserons une seule question aux deux responsables du NPA. En cas d’arrivée en troisième position et d'élimination du candidat du Parti Socialiste au premier tour des élections présidentielles, et si par exemple le candidat de la droite républicaine est Nicolas Sarkozy, les deux responsables du NPA appelleront ils au vote pour Nicolas Sarkozy contre Marine Le Pen ?

Deuxièmement, si les deux responsables du NPA vont au bout de leur position, le meilleur moyen pour l’arrivée en deuxième position du candidat du Parti Socialiste au premier tour des élections présidentielles et pour sa qualification et sa présence au deuxième tour, c’est bien évidemment l’appel au vote pour François Hollande au premier tour des élections présidentielles.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 20:01

http://www.lemonde.fr/societe/article/2015/12/16/enquete-sur-les-attentats-de-janvier-un-marchand-d-armes-en-garde-a-vue_4833012_3224.html

Garde à vue levée pour un marchand d'armes

Les gardes à vue de Claude Hermant, ancien militant d’extrême droite, « indicateur » connu des gendarmes et des douanes, et de sa compagne, Aurore, ont été levées, Jeudi 17 Décembre 2015. Ils étaient entendus depuis Mardi 15 Décembre 2015 par les enquêteurs de la Sous Direction Anti Terroriste (SDAT) dans le cadre de l’enquête sur les attaques contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher.

La justice s’interrogeait sur les similitudes entre les armes retrouvées chez Amedy Coulibaly, le tueur de l’Hyper Cacher, et les armes neutralisées revendues par une société que gérait Aurore. A ce stade, aucune poursuite n’a été engagée.

Claude Hermant est loin d’être inconnu des services de police. Il était déjà en détention provisoire depuis le 28 janvier 2015, dans une autre affaire de trafic d’armes, instruite par un juge lillois. Sa compagne était, elle, placée sous contrôle judiciaire. C’est lors des auditions dans ce dossier que sont apparus les premiers soupçons de lien entre leurs activités et les attentats de janvier 2015.

« En détaillant ce qui a pu paraître dans la presse, j’ai pris conscience que ces armes citées auraient pu être des armes que j’ai été amené à fournir », a notamment révélé Claude Hermant, le 22 janvier 2015, lors d’un interrogatoire.

Mais jusqu’à présent, il n’était pas formellement relié, sur le plan judiciaire, à l’enquête sur les tueries de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. C’est désormais chose faite.

Barbouzeries

Agé de cinquante deux ans, Claude Hermant a une vie à tiroir digne d’un roman noir. Caméléon, il a fait tous les métiers, de veilleur de nuit à gérant de baraque à frites en passant par professionnel de la boxe thaïlandaise. C’est comme militaire qu’il a débuté sa carrière, dans le régiment de parachutistes de Pau, au début des années 1980.

Claude Hermant a ensuite œuvré pendant quinze ans dans la zone grise du secteur de la « sécurité » et autres barbouzeries en Croatie, au Congo et en Angola.

Si son nom a rejoint, au printemps 2015, l’enquête sur les attentats de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher, c’est parce qu’il est aussi devenu marchand d’armes. Les enquêteurs sont remontés jusqu’à lui, inopinément, en étudiant à la loupe l’arsenal de guerre détenu par Amedy Coulibaly, dans son « appartement conspiratif » de Gentilly, dans le Val de Marne, et dans l’Hyper Cacher. Au moins quatre pistolets semi-automatiques Tokarev et sans doute un fusil d’assaut CZ auraient pu passer par sa société dont sa compagne était le paravent.

Le reste de ces armes pourrait avoir transité par un autre artisan de ce marché clandestin, un certain Metin, d’origine kurde, boulanger de formation et garagiste à ses heures. Installé en Belgique, très connecté à la mouvance islamiste radicale, il est mis en examen dans le volet belge de l’enquête sur les attentats de novembre 2015.

Claude Hermant et sa compagne étaient, eux, en garde à vue, car les bases documentaires d’Europol et d’Interpol ont permis d’établir que les armes de l’arsenal d’Amedy Coulibaly avaient été achetées par une société slovaque et vendues sur Internet, avant d’arriver entre juillet et novembre 2014 jusqu’à leur entreprise.

Double activité

Claude Hermant est un ancien animateur de la Vlaam Huis, la « maison du peuple flamand », à Lambersart, dans le Nord, un lieu chargé de regrouper la mouvance identitaire. Il était aussi un indicateur des gendarmes et des douanes pour des affaires de trafic de stupéfiant, assure-t-il. La bienveillance relative des forces de l’ordre à l’égard de sa double activité a-t-elle laissé passer la transaction de trop ?

Dans le cadre de l’instruction lilloise, Claude Hermant a assuré qu’il avait toujours travaillé avec le même intermédiaire, Samir, un jeune trentenaire de Roubaix, proche des milieux du banditisme. Lui aussi est placé en détention provisoire depuis le 30 avril 2015. En contact avec lui depuis le milieu de l'année 2014, l'ancien barbouze aurait eu l’occasion de lui vendre une quarantaine de pièces en quelques mois.

La dernière commande, composée de six armes, serait arrivée juste avant les attentats.

Stupéfait par les « faits de Paris », comme il les appelle, Claude Hermant a indiqué qu’il avait interrogé très directement son « client » pour savoir « s’il était impliqué ». Ce dernier, qui se mure dans le silence face aux accusations, lui aurait alors répondu « qu’il allait se mettre au vert ».

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 16:51

http://paris.demosphere.eu/rv/43856

Manifestation de soutien aux migrants

Samedi 19 Décembre 2015 à 15 heures à Paris Métro Barbès Rochechouart

Appel de l'Union Nationale des Sans Papiers (UNSP)

A l'occasion de la journée internationale des migrants

Un drame se déroule aux portes de l'Europe. Fuyant les guerres et les crises des millions de personnes quittent leur pays. Des milliers d'entre elles viennent trouver refuge vers l'Europe. La seule réponse qui leur est faite est la fermeture des frontières.

Des drames se déroulent aussi au cœur de l'Europe. Aujourd'hui à Calais près de sept mille personnes vivent dans des conditions effroyables, tandis qu'à Paris nombre de migrants se retrouvent à la rue. Nous ne pouvons accepter que des gens soient condamnés à vivre dans de telles conditions.

Nous dénonçons les politiques française et européenne qui créent ces situations à Calais comme aux portes de l'Europe.

Nous demandons immédiatement des conditions d'accueil dignes pour tous et toutes. Qu'ils soient nommés réfugiés, migrants ou sans-papiers, nous exigeons des droits égaux pour tous, des titres de séjour et l'accès aux soins et au logement.

Aujourd'hui l'Europe a fait la preuve de son incurie. Il faut supprimer le règlement de Dublin et démanteler Frontex. Ce sont les premières causes des drames que vivent aujourd'hui les migrants.

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18 décembre 2015 5 18 /12 /décembre /2015 16:38

http://www.ldh-france.org/sortir-letat-durgence

Sortir de l’état d’urgence

Après l’appel « nous ne céderons pas », une centaine d’organisations ont rendu public le texte « sortir de l’état d’urgence » au cours d’une conférence de presse, Jeudi 17 Décembre 2015.

En réaction à l’horreur des attentats, l’état d’urgence a été décrété par le gouvernement, puis aggravé et prolongé pour une durée de trois mois. Nos organisations ont immédiatement exprimé leurs craintes vis-à-vis de ce régime d’exception, ces craintes sont aujourd’hui confirmées par l’ampleur des atteintes aux libertés constatées depuis quelques semaines. Nous assistons à un véritable détournement de l’état d’urgence qui cible également des personnes sans aucun lien avec des risques d’attentat. Ces abus doivent cesser.

La volonté de se rassembler et de manifester ensemble a prévalu après les attentats commis contre Charlie Hebdo et l’Hyper Cacher de Vincennes, en janvier 2015. Elle prévaut encore. Or, depuis le Vendredi 13 Novembre 2015, les interdictions visant les mobilisations sur la voie publique se multiplient.

Manifester n’est plus un droit, et les rares concessions accordées par les préfectures, qui attendent souvent le dernier moment pour informer de leurs intentions, entravent dans les faits son exercice.

Le ministère de l’intérieur justifie tout cela par son incapacité à sécuriser les parcours alors même qu’il autorise, dans le même temps, les rencontres sportives et des événements tels que les marchés de Noël, qui se tiennent sur la voie publique. L’interdiction des rassemblements et manifestations entraîne la multiplication des arrestations, des gardes à vue, des assignations à résidence, un fichage policier des militants, et, pour quelques-uns, des condamnations. Qui peut croire que cela soulage les autorités ? La censure, ici, s’avère doublement contre productive.

L’état d’urgence autorise par ailleurs des perquisitions sur ordre des préfectures, de jour comme de nuit, en dehors de tout cadre judiciaire, sur le fondement de fiches possiblement erronées, de dénonciations, d’informations et de soupçons sujets à caution. Plus de deux mille six cents intrusions discrétionnaires sont intervenues à domicile, dans des mosquées et des commerces, interventions souvent violentes, sans qu’aucune mise en examen pour terrorisme n’ait eu lieu. Rien n’indique qu’une telle frénésie va s’arrêter, chacun peut en être victime.

Les assignations à résidence se multiplient sur la base de motifs aussi vagues que la présence sur le lieu d’une manifestation ou le fait de « connaître » tel ou tel individu. Ces graves restrictions sont appliquées, sans distinction, et de manière massive, d’autant que les juridictions administratives ont montré qu’elles s’en accommodent, quitte à ce que les libertés en souffrent. Elles reprennent à leur compte toutes les allégations du ministère de l’intérieur et, comble de la démission, sont nombreuses à considérer qu’il n’y aurait pas d’urgence à statuer sur l’état d’urgence.

L’état d’urgence et le climat de guerre intérieure alimenté par le gouvernement contribuent au renforcement des amalgames et des pratiques discriminantes, notamment de la part des forces de police. Ce ne sont pas « les terroristes qui sont terrorisés », ce sont des jeunes et des populations victimes de l’arbitraire en raison de leur origine et/ou de leur religion qui voient leur situation encore davantage fragilisée.

Reprenant à son compte les exigences de l’extrême droite, Front National en tête, le gouvernement s’engage honteusement dans une modification de la constitution visant à étendre la déchéance de la nationalité aux binationaux nés en France.

Ces multiples atteintes portées au contrat démocratique sont une mauvaise réponse aux actes terroristes. Notre pays a été blessé, mais loin d’en apaiser les plaies, l’état d’urgence risque de les exacerber en appauvrissant notre démocratie, en délégitimant notre liberté.

Dans ces circonstances, nous appelons les pouvoirs publics à jouer leur rôle de garants de la défense des droits et des libertés publiques.

Nous les appelons à rétablir, sans délai, le droit plein et entier de manifester.

Nous les appelons à cesser les perquisitions et les assignations à résidence arbitraire et à agir dans le cadre de procédures judiciaires.

Nous les appelons à mettre en place des garanties effectives de contrôle, à lever l’état d’urgence et à renoncer à une réforme constitutionnelle préparée dans l’urgence et au contenu inacceptable.

Premiers signataires

Association France Palestine solidarité (AFPS), ATTAC, Confédération Générale du Travail (CGT), Collectif Contre l’Islamophobie en France (CCIF), Collectif des Musulmans de France (CMF), Droit Au Logement (DAL), Fédération Internationale des ligues des Droits de l’Homme (FIDH), Fédération Nationale de la Libre Pensée (FNLP), Ligue des Droits de l’Homme (LDH), Réseau Education Sans Frontières (RESF), Syndicat National des Journalistes (SNJ), Union Nationale des Etudiants de France (UNEF), Union Juive Française pour la Paix (UJFP), Union Syndicale Solidaire (USS)

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17 décembre 2015 4 17 /12 /décembre /2015 18:46

http://www.lemonde.fr/idees/article/2015/12/17/les-elections-du-20-decembre-peuvent-conduire-la-catalogne-vers-l-autonomie_4834237_3232.html#xtor=AL-32280515

Les élections générales du Dimanche 20 Décembre 2015 peuvent conduire la Catalogne vers l’autonomie

Par Ada Colau, maire de Barcelone

Jeudi 17 Décembre 2015

Les élections du Dimanche 20 Décembre 2015 ouvrent la possibilité d’un changement sur la scène politique espagnole. A cette occasion, il va être décidé si l’on continue les politiques anti sociales développées par le Parti Populaire, ou s’il est possible de constituer une nouvelle majorité qui s’oppose aux politiques d’austérité qui ont contribué à augmenter les inégalités et la pauvreté dans le sud de l’Europe.

Le pari du changement a déjà commencé à se matérialiser après les élections municipales du Dimanche 24 Mai 2015, quand plusieurs candidatures citoyennes ont remporté les principales villes espagnoles. Dans le cas de Barcelone, la candidature de « Barcelone en Commun » s’est constituée sur la base d’un programme s’articulant autour de la lutte contre les inégalités et pour la régénération de la démocratie, en se basant sur des critères de participation et de transparence, ainsi que sur la reconnaissance du droit des catalans à décider de leur avenir au sein de l'état fédéral.

Cependant, ce Dimanche 20 Décembre 2015, les élections ne seront pas ordinaires. Non seulement le bipartisme pourrait être renversé mais encore toutes les formations étatiques de gauche qui participent à ce scrutin sont favorables à un processus de réforme constitutionnelle qui implique de repenser le modèle territorial actuel. Et, pour la première fois dans l’histoire de l’Espagne, une candidature, celle du parti Podemos, ayant ses chances d’accéder au pouvoir inclut dans son programme l’organisation d’un référendum en Catalogne.

Pendant bien des années, la remise en cause du cadre territorial a été un thème tabou relégué aux confins du Pays Basque, de la Galice et de la Catalogne. Cependant, la revendication catalane a placé le débat territorial au cœur de la politique espagnole, faisant en sorte qu’aucun parti politique ne puisse plus la contourner.

D’après la majorité des enquêtes d’opinion, près de quatre vingt pour cent de la population catalane est favorable à une consultation qui lui permette de décider quelle doit être sa relation future avec l’Espagne et la moitié des interrogés serait en faveur de l’indépendance, dans le cas où celle-ci se concrétiserait. Cependant, toutes ces données ne sont que le fruit de sondages, étant donné que le gouvernement du Parti Populaire a bloqué toute tentative de consultation démocratique, considérant que celle-ci se situait en dehors du cadre constitutionnel.

Nous nous trouvons ainsi face à la collision entre deux droits, d’une part, le principe démocratique, basé sur la règle de la majorité, et, d’autre part, le principe de légalité, fondé sur le respect du système légal en vigueur. Cette situation a conduit à un blocage politique et légal que révèlent le choc des légitimités entre l’exécutif central et l'exécutif autonome et les difficultés à former un gouvernement, même si les formations indépendantistes sont majoritaires au parlement catalan.

Bien que le droit international limite l’application du droit à l’auto détermination aux situations coloniales, le principe de légalité devrait pouvoir trouver sa place pour garantir le principe démocratique, de la même façon qu’il a été mis en place dans des démocraties avancées telles que le Royaume-Uni ou le Canada. Dans ces conditions, le référendum apparaît comme un instrument juridique reconnu au niveau international pour résoudre ces conflits territoriaux.

Cependant, sa matérialisation se confronte à l’ordre constitutionnel en vigueur qui régit l’unité de l'état espagnol.

Jusqu’à l’apparition du parti Podemos, nous nous trouvions dans une boucle sans fin. D’une part, les partis étatiques affirmaient que l’organisation d’un référendum unilatéral pour l’indépendance exigeait une réforme constitutionnelle mais, d’autre part, ils refusaient d’entreprendre cette réforme. Dans le même temps, les partis nationalistes catalans approuvaient des mesures permettant ce référendum, mais elles étaient automatiquement retoquées par le gouvernement espagnol.

Une façon de rompre cette spirale se trouve dans la jurisprudence internationale. Par exemple, dans la réponse de la cour suprême du Canada après l’organisation du deuxième référendum du Québec, en 1995, et la loi fédérale sur la clarté référendaire qui en a découlé.

Cette option d’un référendum avant une réforme constitutionnelle, renforcée par un cadre légal qui la soutienne, semble être la meilleure solution pour concilier les principes de légalité et de démocratie qui se confrontent actuellement dans la question catalane.

De plus, l’acceptation d’un référendum permettrait de normaliser le débat politique en Catalogne et en Espagne de façon à ce que les pro et anti-indépendance puissent s’exprimer et se compter. L’expérience des consultations réalisées au Québec et en Ecosse montre qu’un référendum peut être organisé dans une normalité démocratique, en exposant les coûts et les bénéfices d’une éventuelle séparation.

En tant que maire de Barcelone, capitale de la Catalogne, je considère que la situation de blocage institutionnel est insoutenable et porte préjudice au développement normal des institutions. Dans ce sens, je presse le nouveau gouvernement espagnol qui sera nommé à l’issue des élections législatives du Dimanche 20 Décembre 2015 d’aborder la question catalane sans peur et d’établir les voies légales pour qu’un référendum ait lieu afin de débloquer cette situation. Si nous continuons dans cet immobilisme, les coûts politiques et sociaux seront bien supérieurs à ceux qui permettraient au peuple de résoudre les conflits à travers des procédures démocratiques.

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