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26 octobre 2015 1 26 /10 /octobre /2015 20:21

Accord entre l’Union Européenne et les Balkans pour gérer l’afflux des migrants (Reuters)

L'Union Européenne et les dirigeants des pays des Balkans se sont mis d'accord Dimanche 25 Octobre 2015 à l'issue d'un mini-sommet à Bruxelles sur un plan en dix sept points pour gérer l'afflux des réfugiés en Europe sans pour autant régler à court terme la crise migratoire.

La réunion convoquée à l'initiative du président de la commission européenne Jean-Claude Juncker, avec l'appui de la chancelière allemande Angela Merkel, a démarré sous de mauvais auspices avant de finalement aboutir au constat d'une nécessaire coordination.

Des responsables présents lors des discussions ont raconté comment les participants ont d'abord cherché à se « décharger » de la responsabilité de la crise sur leurs homologues présents.

« Les initiatives unilatérales peuvent provoquer des réactions en chaîne », affirme le communiqué final entérinant une situation de fait sur le terrain avec la fermeture de frontières terrestres ou l'acheminement par autocars de migrants non enregistrés jusqu'à la frontière d'un état voisin.

« Les pays concernés doivent donc se concerter. Les pays voisins doivent travailler ensemble le long de la route » empruntée par les migrants, ajoute le texte.

« Nous avons clairement indiqué que la politique consistant simplement à laisser passer les gens doit prendre fin », a déclaré le président de la commission européenne Jean-Claude Juncker.

Ce dernier a rappelé l'existence d'accords de coopération entre les états et déploré les mesures unilatérales prises par certains pays qui ont contribué à propager la crise migratoire à l'ensemble de la région plutôt qu'à la résoudre.

La chancelière allemande Angela Merkel qui avait insisté pour la tenue de ce sommet a déclaré que « l’Europe doit montrer qu'elle est un continent avec des valeurs, un continent de la solidarité. Il s'agit d'un bloc en construction et nous devons prendre de nombreuses mesures supplémentaires », a-t-elle ajouté.

Angela Merkel a également insisté sur la nécessité de poursuivre les négociations avec la Turquie, principale voie de transit pour les réfugiés syriens ou irakiens mais également pour un grand nombre de personnes venant d'Afghanistan ou du Pakistan perçus comme des migrants économiques.

Risque d’effondrement

Présent à la réunion, le premier ministre grec Alexis Tsipras s'est dit satisfait de l'issue des discussions pour son pays qui se trouve en première ligne et auquel il était reproché de ne pas procéder à l'enregistrement des arrivants comme le prévoient les règlements communautaires.

Parmi les mesures prévues, figure la création de cent mille places d'hébergement sur le parcours emprunté par les demandeurs d'asile entre la Grèce et l'Allemagne.

La moitié de cette capacité d'accueil, soit cinquante mille places, se trouvera sur le territoire de la Grèce et l'autre moitié dans les pays traversés par les migrants.

La Grèce s'est ainsi engagée à porter ses capacités d'accueil à trente mille places d'ici la fin de l'année tandis que le Haut Commissariat pour les Réfugiés (HCR) de l’Organisation des Nations Unies (ONU) va aider à la création de vingt mille places supplémentaires sur le sol grec.

Les dirigeants de onze pays de la région se sont également mis d'accord pour que l'agence européenne pour la coopération aux frontières extérieures de l'Union Européenne, l’agence Frontex, intervienne à la frontière entre la Grèce et la Macédoine afin que les migrants puissent être enregistrés.

Parmi les autres mesures, l'Union Européenne va fournir quatre cent policiers supplémentaires à la Slovénie afin de l'aider à gérer l'afflux de migrants qui ont commencé à passer par son territoire après la fermeture des frontières hongroises avec la Serbie et avec la Croatie.

Avant le début de la réunion, le premier ministre slovène Miro Cerar avait prévenu ses partenaires, « si nous ne menons pas une action concrète, je pense que l'Europe va s'effondrer ».

Cette réunion d'urgence coïncide avec la victoire des conservateurs eurosceptiques aux élections législatives en Pologne. Ce changement politique devrait rapprocher Varsovie des positions tenues par la Hongrie et par la Slovaquie dans l'opposition à une redistribution des migrants entre les différents pays d'Europe.

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 15:37

NI ONFRAY NI LE PEN

Par Bernard Fischer

Dimanche 25 Octobre 2015

Deux évènements médiatiques confirmaient récemment à deux jours d’intervalle la profonde crise des médias français.

Mardi 20 Octobre 2015, les médias annonçaient depuis des semaines l’organisation d’un grand débat à la Mutualité relatif à la question des intellectuels et du Front National. Ils annonçaient la participation de Michel Onfray et d’Alain Finkielkraut. Les organisateurs du débat ne décidaient pas son annulation, contrairement à la télévision française deux jours plus tard. Nous ne savons même pas si Michel Onfray et Alain Finkielkraut acceptaient un jour leur participation. Il y a une seule certitude, ils ne participaient pas au débat.

Deux jours plus tard, Jeudi 22 Octobre 2015, David Pujadas et la deuxième chaîne de télévision française organisaient la énième participation de Marine Le Pen à l’émission Des Paroles et Des Actes. Ils prévoyaient un débat entre la présidente du Front National Marine Le Pen, le président de l’Union des Démocrates et des Indépendants (UDI) Jean Christophe Lagarde et le porte parole du gouvernement Stéphane Le Foll.

Le président des Républicains Nicolas Sarkozy et le premier secrétaire du Parti Socialiste Jean Christophe Cambadélis envoyaient au Conseil Supérieur de l’Audiovisuel (CSA) des lettres de protestation contre l’organisation de cette dernière campagne de publicité pour le Front National.

La direction de la deuxième chaîne de télévision française décidait la modification de l’organisation du débat et la participation de Xavier Bertrand, le candidat des Républicains aux élections régionales de décembre 2015 dans la région Nord Pas De Calais Picardie contre Marine Le Pen, et de Pierre de Saintigon, le candidat du Parti Socialiste dans la même région.

Finalement, Marine Le Pen annulait sa participation à l’émission et la direction de la deuxième chaîne de télévision française annulait purement et simplement l’émission.

Ce sont les deux dernières manifestations de la campagne de publicité permanente depuis plus de trente ans des médias français en faveur du Front National.

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 15:09

http://www.liberation.fr/debats/2015/10/21/a-la-mutualite-le-debat-n-a-pas-eu-lieu_1407842

A la Mutualité, le débat n’a pas eu lieu

Au grand désarroi de Laurent Joffrin, Michel Onfray ne s’est pas rendu Mardi 20 Octobre 2015 au rassemblement organisé en son soutien par l’hebdomadaire Marianne.

Des échanges souvent à sens unique dans une salle acquise aux soutiens du philosophe

Devant la maison de la Mutualité à Paris, haut lieu historique du militantisme de gauche, une quinzaine de jeunes gens bien vêtus vendent l’Action Française, bulletin du mouvement royaliste et nationaliste. Mardi 20 Octobre 2015, la salle accueille le meeting, organisé par l’hebdomadaire Marianne, en soutien au philosophe Michel Onfray, accusé notamment par Libération de faire le jeu du Front National. Mardi 20 Octobre 2015, le médiatique penseur n’a pas daigné se montrer. On attendait au moins Régis Debray, Alain Finkielkraut, Pascal Bruckner et Jean-Pierre Chevènement, niet. Malgré tout, la salle est presque comble. Sur la scène, une petite brochette, panel de journalistes, hommes politiques et intellectuels engagés, dont Jean-Paul Delevoye, président du Conseil Economique, Social et Environnemental (CESE), Daniel Keller, grand maître du Grand Orient de France, et l’historien Alain-Gérard Slama, est présente pour répondre à la question « peut-on encore débattre en France ». Question derrière laquelle se trouvent les actuels thèmes polémiques, laïcité, intégration, islam, nation et ce que l’on a droit d’en dire ou pas. Le dispositif laisse perplexe, un seul micro pour débattre, permettant aux monologues de se succéder sans interruption. Donc, on ne s’engueule pas, on ne se coupe pas la parole, on rebondit poliment, avec parfois un peu de mordant, aux discours précédents.

L’éditorialiste Jean-François Kahn commence par s’attaquer à l’écrivain Edouard Louis et au philosophe Geoffroy de Lagasnerie, à l’initiative l’année dernière d’un boycott des rendez-vous de l’histoire de Blois du fait de la présence de Marcel Gauchet, « les excommunications, les anathèmes et les criminalisations ne peuvent que renforcer le sentiment faux de décrépitude et faire le jeu des extrêmes. Montrons qu’on peut encore débattre, c’est-à-dire s’entendre, s’accepter et s’écouter ».

Une stature intellectuelle trop grande pour nous

Sous les huées, Laurent Joffrin, le directeur de Libération, à l’origine de la polémique contre Michel Onfray, est venu prendre quelques claques et réaffirme son jugement sur le philosophe, « je soupçonne d’être ici le bien-pensant de service, mais cela ne me dérange pas. Si vous voulez me siffler, n’hésitez pas. Michel Onfray dit que le peuple français est abandonné par ses élites, c’est en partie vrai, mais au profit des étrangers, c’est faux. Cette idée, c’est le cœur de la propagande du Front National. Michel Onfray n’a répondu à aucun argument. Alors qui refuse le débat ? Je viens ici, où est-il ? Je ne le vois pas. Je devine qu’il a une stature intellectuelle trop grande pour nous qui sommes des nains de la pensée, je parle pour moi. Donc, nous allons débattre entre nains ».

Alarmé, le journaliste et historien Jacques Julliard appelle à un retour de la raison, « la règle du débat public en France, c’est le désir réciproque d’extermination. La France pratique la guérilla intellectuelle, la pire forme du débat possible ».

Pour le directeur de la rédaction du Figaro, Alexis Brézet, ce sont les techniques modernes de communication qui empoisonnent le débat public. Prenant à parti Laurent Joffrin sur Michel Onfray, il est chaleureusement acclamé, « étiez-vous obligé de parler du ressentiment de Michel Onfray, de sa méchanceté brutale, de dire que c’est un auxiliaire du lepénisme ? Je ne crois pas qu’on puisse dire cela. Refuser d’aborder tel ou tel thème, parce que cela fait le jeu du Front National, n’est pas une stratégie efficace, le Front National n’arrête pas de progresser ».

Avec sa « typologie des dispositifs d’étouffement du débat et des opacificateurs de la pensée critique », la très laïque philosophe Catherine Kintzler a fait exploser l’applaudimètre. Techniques de « l’évitement et de la percussion directe », une analogie avec le rugby qui lui vaut, malgré un propos parfois rance, les faveurs du public. « Aujourd’hui, je me demande si on peut encore être voltairien, cela pourrait dire être islamophobe. Dans ce cas-là, on peut dire que toute pensée critique relève d’une phobie et doit être soignée ».

Belle ovation aussi pour l’économiste Jacques Généreux qui harangue la foule, « je ne pense pas qu’il y ait un problème d’immigration dans ce pays, mais je conteste aussi le négationnisme disant qu’Eric Zemmour a tort quand il dit qu’il y a des quartiers entiers qui sont des quartiers de non-droit où ce sont les imams qui font la loi, c’est vrai. C’est un fait. Ce n’est pas un problème d’immigration. C’est le problème de la république qui ne fait pas son travail ».

La souveraineté de la nation

Plus de deux heures ont passé. Vient le tour de la journaliste Natacha Polony et de sa rengaine souverainiste, « depuis 2002, le mot souverainisme a surgi dans tous les éditos et pour certains, c’était cela le mal. C’est un mot que j’assume. Cela nous parle du peuple souverain, c’est l’essence même de la révolution française et de la république. C’est quelque chose de magistral d’expliquer que le peuple n’a plus quelqu’un au-dessus de lui qui décide de son destin, qu'il est son propre souverain. Et cela implique la souveraineté de la nation, la nation d’Ernest Renan et non celle de Maurice Barrès ».

Alors que la salle se vide, que les bras se lèvent pour demander la parole, Joseph Macé-Scaron ferme la séance. Des dizaines de personnes s’avancent à la tribune pour interpeller les intervenants et provoquer une discussion, un débat qui n’a pas eu lieu. Dehors, sur le trottoir, Jacques Généreux est accaparé par des militants d'Egalité et Réconciliation, l’association d’extrême droite d’Alain Soral. Si le débat avec la salle n’a pas eu lieu à l’intérieur, c’est sur le trottoir que la parole confisquée au public s'est déployée.

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 14:37

Prison pour deux cent quarante quatre manifestants turcs de la place Taksim en 2013 (Reuters)

La justice turque a condamné Vendredi 23 Octobre 2015 deux cent quarante quatre personnes à des peines allant de deux à quatorze mois de prison pour les manifestations de 2013 de la place Taksim qui avaient commencé par une protestation contre le réaménagement d'un parc à Istanbul pour dégénérer en violences, rapporte le quotidien Hurriyet.

Au total, deux cent cinquante cinq personnes avaient été inculpées au pénal pour dommages au domaine public et participation à des manifestations illégales. Des peines allant jusqu'à onze années de prison avaient été requises, indique le journal.

Les manifestations et leur répression par la police avaient attiré l'attention internationale et mis en lumière l'autoritarisme accru du pouvoir en Turquie.

Les peines prononcées Vendredi 23 Octobre 2015 vont de deux à quatorze mois de prison pour deux cent quarante quatre accusés, indique Hurriyet.

Quatre ont été acquittés et les autres ont vu leurs dossiers disjoints de l'affaire.

Quatre médecins ont été condamnés à dix mois de prison pour « pollution de mosquée » après avoir prodigué des soins à des manifestants à l'intérieur d'un bâtiment religieux à la suite de heurts avec la police, précise le quotidien.

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25 octobre 2015 7 25 /10 /octobre /2015 14:26

http://www.clubpolitiquebastille.org/spip.php?article142

La Grèce, Syriza et l’Europe néo libérale

Réunion débat avec Stathis Kouvelakis

Samedi 31 Octobre 2015 à 14 heures 30

Librairie de l’EDMP

8 Impasse Crozatier 75 012 Paris RER Gare de Lyon

Où va la Grèce ?

Après que Syriza ait obtenu la majorité pour appliquer le mémorandum assassin, quelle est la situation en Grèce ?

Les militants anti austérité ont connu la défaite avec Unité Populaire.

Stathis Kouvelakis abordera toutes ces questions et toutes les autres.

Nous lui demanderons particulièrement où en sont les travailleurs et les jeunes et quelles formes d’organisation préconisent-ils

Faisons en sorte que cette réunion soit un succès en invitant nos amis, nos contacts et tous ceux avec qui nous discutons.

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 18:27

http://www.cadtm.org/Quand-Tsipras-fait-disparaitre

Quand Alexis Tsipras fait disparaître toute trace de ses contradicteurs

Par Yorgos Mitralias

Jeudi 22 Octobre 2015

Voici donc que le deuxième gouvernement d’Alexis Tsipras vient de résoudre deux de ses grands problèmes, celui de la dette publique et celui représenté par l’ancienne présidente du parlement grec, Zoe Konstantopoulou. Comment a-t-il fait pour réussir cet exploit ? Mais tout simplement, en effaçant pour toujours du site officiel du parlement grec tout ce qui pourrait rappeler Zoe Konstantopoulou et ses initiatives durant sa brève présidence, dont la Commission pour la Vérité de la Dette Publique.

Face à cet impressionnant bond en arrière du gouvernement grec, qui nous ramène aux heures de gloire du stalinisme triomphant des années 1930, mais aussi du maccarthisme le plus envahissant du début des années 1950, nous sommes en droit de nous demander si la dette publique grecque a pour autant disparu et si Zoe Konstantopoulou a accepté sa défaite et s’est décidée à ne plus dire la vérité et taire ses critiques au vitriol.

La réponse est non. L’astronomique dette publique grecque continue, imperturbable, sa marche en avant comme d’ailleurs Zoe Konstantopoulou, qui refuse de s’avouer vaincue. Alors, une question s’impose, vu que le nettoyage du site du parlement des présences indésirables manque manifestement d’efficacité, pourquoi le successeur de Zoe Konstantopoulou, et ses amis, ont procédé de cette manière ? Que cherchaient-ils en réalité ?

La seule réponse possible est qu’en agissant ainsi, tout ce beau monde cherchait à envoyer un message, ou plutôt un signal, aux célèbres « partenaires européens » avec qui les nouvelles autorités grecques venaient de conclure un accord, qui est en même temps l’unique programme du deuxième gouvernement d’Alexis Tsipras. Mais aussi à ceux d’en bas, grecs, pour qu’ils n’aient plus le moindre doute sur l’inéluctabilité de l’écrasement de toute résistance aux mémorandums et à leurs inspirateurs.

En somme, il s’agissait d’un acte hautement symbolique qui, ni plus ni moins, ambitionnait à effacer pour toujours de la mémoire collective des grecs, non seulement toute trace d’une alternative à la politique des mémorandums, mais aussi, le nom même de celle qui a pu incarner cette alternative.

En réalité, l’acharnement de ces néophytes du néo libéralisme, contre ce qui pourrait s’identifier à leur mauvaise conscience, ne s’est pas limité à faire disparaître tout ce qui rappelait la brève présidence de Zoe Konstantopoulou. En effaçant aussi l’appel de la campagne internationale de soutien à la Commission pour la Vérité sur la Dette Publique et au droit des peuples à auditer les dettes publiques, ces apprentis sorciers de l’école stalinienne de la falsification ont voulu faire disparaître toute trace de ces vingt quatre mille quatre cent vingt trois hommes et femmes venants de quatre coins du globe, qui ont, jusqu’à ce moment, car la collecte des signatures continue, manifesté leur appui actif à cette campagne. En faisant de la sorte, ils n’ont pourtant démontré qu’une seule chose, leur total mépris pour ces milliers de gens de progrès, dont au moins deux mille professeurs d’université et économistes, qui ne voulaient que soutenir la Grèce contre ses bourreaux.

La prédilection des dirigeants de ce Syriza génétiquement modifié pour les pires des méthodes administratives ne peut pas étonner. En effet, bien avant leur spectaculaire capitulation, ils faisaient déjà attaquer violemment et vulgairement la Commission pour la Vérité de la Dette Publique par leurs médias spécialisés en basses besognes, sans pour autant oser la critiquer eux-mêmes, publiquement et sur le fond.

D’ailleurs, jusqu’à maintenant, c’est en vain qu’on chercherait le moindre argument sorti de leur bouche contre l’audit citoyen de la dette publique.

En revanche, ces lâches ont toujours préféré les coups bas à la confrontation publique. Cyniques, et armés de l’arrogance du pouvoir, ils se permettent de se foutre royalement de ces dizaines de milliers de gens qui ont signé l’appel de soutien à la commission d’audit et qui ne leur sont d’aucune utilité, vu que ces illustres médiocrités se sentent à l’aise seulement en compagnie des « grands » de ce monde. C’est à eux que s’applique parfaitement ce que Jorge Semprun disait de Santiago Carrillo, « toute sa vie il ne voulait qu’une seule chose, entrer dans les grands salons ».

Vivant dans l’insécurité permanente, et découvrant des ennemis même là où il n’y a que de simples militants qui s’interrogent, il n’est alors pas étonnant que ces adeptes d’un Machiavel au rabais fassent appel aux pires traditions staliniennes, afin de faire disparaître tout ce qui les dérange. Privés, heureusement, des moyens que l’oncle Joseph Staline possédait en son temps, ils se contentent alors d’effacer tout ce qui témoigne de leurs trahisons et autres péchés, à l’instar des inquisiteurs staliniens qui faisaient disparaître par millions les vies, les noms et même les visages de leurs compatriotes soviétiques. Détail éloquent, comme alors à Moscou, aujourd’hui aussi à Athènes, ces inquisiteurs font disparaître en toute priorité ceux qui osent refuser la modification génétique de leur parti et persistent à se proclamer communistes, anticapitalistes et critiques radicaux de l’ordre établi.

Notre conclusion se veut optimiste, il faudra beaucoup plus que le « nettoyage » du site du parlement grec et même beaucoup plus que l’incessante campagne de dénigrement et de coups très bas pour faire disparaître les résistances à ceux qui ont vendu leur âme au diable néo libéral, en acceptant d’appliquer ses politiques inhumaines. Même dans des conditions très difficiles, le combat continue car il s’agit maintenant de la défense de tout ce qu’on a de plus précieux, de notre dignité et de notre survie.

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 18:10

Les migrants affluent en Slovénie malgré le froid (Reuters)

Le flux de migrants arrivant en Slovénie ne se tarissait pas Samedi 24 Octobre 2015 alors que plusieurs dizaines de milliers d'entre eux entrent dans le petit état alpin dans l'espoir de prendre ensuite la direction du nord de l'Europe.

En une semaine, les autorités slovènes ont comptabilisé l'entrée de cinquante huit mille réfugiés et migrants contraints de contourner la Hongrie par l’ouest depuis qu'elle a bouclé ses frontières.

Selon la police, neuf mille d'entre eux étaient encore sur le territoire slovène, Samedi 24 Octobre 2015.

« Je veux me rendre aux Pays-Bas. Je veux juste que ce cauchemar cesse. Nous ne pouvons plus faire demi-tour et je suis prête à tout faire pour assurer un avenir à mon fils », a expliqué Hamrein, une syrienne âgée de vingt ans, tenant contre sa poitrine un nourrisson de six mois rendu fiévreux par la baisse des températures.

Hamrein fait partie d'un groupe de deux mille migrants qui patientent près du village slovène de Rigonce dans le froid et dans le brouillard et dans l'attente de pouvoir se rendre en Autriche.

Ils espèrent y parvenir, Dimanche 25 Octobre 2015, mais beaucoup d'autres sont également en chemin, huit mille cinq cent migrants étant entrés en Serbie au cours des dernières vingt quatre heures. Leur route devrait se poursuivre à travers la Croatie, la Slovénie et enfin l'Autriche.

Belgrade, Sofia et Bucarest ont menacé Samedi 24 Octobre 2015 de fermer leurs frontières si l'Allemagne fermait les siennes, exprimant leur refus de devenir une zone tampon pour les migrants.

Le président de la commission européenne, Jean-Claude Juncker, a appelé Mercredi 21 Octobre 2015 plusieurs dirigeants européens à se réunir Dimanche 25 Octobre 2015 à Bruxelles pour un sommet consacré à la situation des migrants dans les Balkans.

Il a invité les chefs d’état ou de gouvernement d'Autriche, de Bulgarie, de Croatie, de Macédoine, d'Allemagne, de Grèce, de Hongrie, de Roumanie, de Serbie et de Slovénie.

La réunion prévue Dimanche 25 Octobre 2015 se tiendra entre 15 heures et 18 heures GMT et sera suivie d'un dîner de travail.

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:58

Nouveau jour de colère dans les territoires palestiniens (Reuters)

Des affrontements ont opposé Vendredi 23 Octobre 2015 l'armée israélienne à des manifestants palestiniens en Cisjordanie et à la frontière de la bande de Gaza, où le Fatah et le Hamas avaient appelé à un nouveau jour de colère après plus de trois semaines de violences entre les deux communautés.

Lors des précédents jours de colère, les autorités israéliennes avaient restreint l'accès à al Aksa aux hommes palestiniens de plus de quarante ans mais ces restrictions ont été levées Vendredi 23 Octobre 2015 dans un souci d'apaisement.

Les prières de Vendredi 23 Octobre 2015 se sont déroulées dans le calme, a indiqué la police. Mais, en Cisjordanie et dans la bande de Gaza, quarante cinq personnes ont été blessées par des tirs, dont un adolescent de treize ans gravement près de Ramallah en Cisjordanie et trois photographes près de la frontière de Gaza, indiquent les autorités médicales palestiniennes.

L’armée israélienne a dit qu’elle ne savait pas que des journalistes aient été blessés. Elle indique que les soldats ont tiré en l'air avant de faire feu sur les instigateurs qui tentaient de faire une brèche dans la barrière de sécurité de Gaza.

Une agression a été signalée en début de journée par l'armée en Cisjordanie. Un palestinien de seize ans a blessé un soldat à l'arme blanche avant d'être lui-même blessé par balles par d'autres militaires.

Une série d'agressions anti-israéliennes et des violences entre manifestants palestiniens et forces de sécurité israéliennes ont fait cinquante morts côté palestinien, dont vingt cinq agresseurs, et neuf morts côté israélien depuis Jeudi Premier Octobre 2015.

Un israélien et un érythréen ont également été tués après avoir été pris à tort pour des assaillants, alors que la multiplication des attaques au couteau, souvent le fait d'individus agissant de manière isolée, a créé un climat de psychose ces dernières semaines dans l’état hébreu.

A l'origine de cette révolte, les palestiniens considèrent que les israéliens veulent empiéter sur le complexe de la mosquée al Aksa, dans la vieille ville de Jérusalem, troisième lieu saint de l'islam.

Le premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a promis de maintenir l'actuel statu quo qui permet aux juifs de se rendre sur l’Esplanade des Mosquées mais leur interdit d'y prier.

Œuvrer à l’apaisement

Jeudi 22 Octobre 2015, à l'issue d'un entretien de quatre heures à Berlin avec Benjamin Netanyahu, le secrétaire d’état américain John Kerry s'est dit prudemment optimiste sur un apaisement des tensions.

John Kerry est attendu Samedi 24 Octobre 2015 à Amman où il doit rencontrer le président de l'Autorité Palestinienne Mahmoud Abbas et le roi Abdallah de Jordanie, qui est le gardien des sanctuaires musulmans de Jérusalem.

Le quartet des médiateurs sur le Proche-Orient, l’Organisation des Nations Unies (ONU), les Etats-Unis, l’Union Européenne et la Russie, s'est réuni Vendredi 23 Octobre 2015 à Vienne et a appelé les israéliens et les palestiniens à oeuvrer à l'apaisement des tensions.

Le communiqué publié à l'issue de la rencontre appelle Israël « à travailler avec la Jordanie pour faire respecter le statu quo sur les lieux saints de Jérusalem à la fois en paroles et en actions ».

Participaient à la réunion, John Kerry, son homologue russe Sergueï Lavrov, la haute représentante de l'Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Federica Mogherini, et le coordinateur spécial de l’ONU pour le Proche-Orient, Nickolaï Mladenov.

De source gouvernementale israélienne, on indique que Benjamin Netanyahu a indiqué à John Kerry lors de leur réunion que, pour faire baisser les violences, Mahmoud Abbas et le roi Abdallah devraient publiquement déclarer que le statu quo n'avait pas changé.

Un porte-parole de Benjamin Netanyahu n'a pas confirmé que le premier ministre ait fait une telle demande.

Le groupe israélien de défense des droits de l'homme B'tselem a rendu publiques Vendredi 23 Octobre 2015 des images d'une caméra de surveillance montrant apparemment des soldats israéliens en train de frapper, notamment avec un fusil, un palestinien à terre le 6 octobre 2015 en Cisjordanie, en marge de violentes manifestations.

L'armée a dit avoir mené une enquête préliminaire qui a montré que les soldats avaient agi dans le respect des règlements militaires.

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24 octobre 2015 6 24 /10 /octobre /2015 17:30

http://www.theguardian.com/politics/2015/oct/23/unite-challenges-expulsion-of-alleged-trotskyists-from-labour-party?CMP=share_btn_tw

Le syndicat Unite conteste l’expulsion des trotskystes présumés du parti travailliste

Le rôle de militants d'extrême gauche en question alors que le représentant syndical officiel Jennie Formby ne parvient pas à empêcher l’exclusion d’anciens membres de l’Alliance for Workers Liberty (AWL)

Samedi 24 Octobre 2015

Le parti travailliste est confronté à de sérieuses questions sur le rôle des militants d’extrême gauche au sein du mouvement de Jeremy Corbyn, après que la décision du parti d'expulser quatre trotskystes présumés ait été contestée par le plus grand syndicat de Grande-Bretagne.

Le personnage politique le plus important du syndicat Unite, Jennie Formby, est intervenu cette semaine auprès de l’exécutif national du parti travailliste après que quatre membres de l’AWL aient été interdits d'appartenance au parti.

Selon deux sources, Jenny Formby, directeur politique d’Unite et membre de l'exécutif national du parti travailliste, a fait valoir que l'AWL avait été elle-même dissoute par le retrait de son inscription auprès de la commission électorale, deux jours après l’élection de Jeremy Corbyn comme leader du parti travailliste, et que ses membres devraient maintenant être en droit de rejoindre le parti. Sa demande a été rejetée.

Les quatre personnes sont Vicki Morris de Nottingham East, Daniel Randall d’Hampstead and Kilburn, et Ed Maltby et Liam Mac Nulty, tous deux d’Hornsey and Wood Green.

Liam Mac Nulty est le fondateur et organisateur de la branche d’Haringey du mouvement Momentum, qui n’est pas un parti distinct du parti travailliste.

L'objectif déclaré du groupe est d’agir pour que le parti travailliste soit plus démocratique et de créer un mouvement de masse pour un changement progressiste réel.

Unite a déclaré que Jenny Formby a fait référence seulement à Ed Maltby dans la réunion du sous-comité du comité exécutif national et qu’il avait simplement demandé des éclaircissements sur la politique générale du parti quant à l'exclusion automatique des membres, et plus largement le statut de l’AWL en tant que parti.

Le syndicat a déclaré que Jenny Formby n'a pas plaidé pour l’adhésion au parti d’une personne en particulier. Unite a ajouté que l'agent de conformité du parti a dit qu’il allait se pencher sur ces deux questions et faire un rapport à une réunion ultérieure. Une porte-parole d’Unite a déclaré que « les allégations sont totalement fausses et malveillantes ».

Cependant, le groupe parlementaire du parti craint que plusieurs groupes d'extrême gauche, tels que Left Unity, le Socialist Workers Party (SWP), le Socialist Party et l’AWL, essaient de se joindre à Momentum pour entrer dans le parti travailliste. Les modérés du parti ont peur que le plus grand syndicat affilié au parti travailliste soit trop laxiste au sujet de l'ouverture des portes du parti à l'extrême gauche.

L’AWL a dit que, quand elle a présenté des candidats contre le parti travailliste dans le passé par le biais de la Socialist Alliance, elle l’a fait seulement dans des circonscriptions que le parti travailliste n’a jamais perdues. Elle a dit qu’elle n’a soutenu récemment aucune campagne électorale contre le parti travailliste.

Les règles du parti travailliste autorisent l'expulsion de toute personne qui se dresse contre un candidat officiel du parti travailliste ou qui a des liens avec une « organisation politique autre qu’un groupe officiel du parti travailliste ».

Une grande partie des militants de l’AWL provient d'un journal trotskyste, Socialist Organiser, qui a été interdit par le congrès du parti travailliste en 1990.

Dans un autre signe que Momentum est une priorité pour les groupes de gauche, Andrew Burgin, le coordinateur national de Left Unity, formée par le cinéaste Ken Loach il ya deux ans, a écrit « qu’il est encourageant de voir que l'une des premières étapes du mouvement de Jeremy Corbyn a été de lancer Momentum, une organisation qui cherche à agir à une échelle de masse à l'intérieur et à l'extérieur du parti travailliste. Je souhaite que les membres de Left Unity soient au cœur de ces nouveaux groupes de Momentum. Les jours du travail entriste sont terminés. Ils étaient à bien des égards contre-productifs de toute façon », a écrit Andrew Burgin dans www.inter-change.co.uk, un site internet de Left Unity.

Andrew Burgin a averti que de mauvais résultats aux élections de mai 2016 pourraient conduire à « un moment de crise » pour Jeremy Corbyn. « La pression sur la direction de Jeremy Corbyn pour abandonner sa politique et pour se faire accepter par l’establishment sera immense, en particulier compte tenu de son isolement au sein du groupe parlementaire du parti travailliste. Il doit y avoir un mouvement de masse entourant et protégeant cette nouvelle direction et l'aidant à résister à toutes les pressions d’où qu’elles viennent. Voilà où se situe Left Unity ».

Séparément, le SWP a annoncé qu’il allait établir des liens avec Momentum tandis que le Socialist Party a également dit qu'il envisage d'aller aux réunions de Momentum pour plaider pour la démission des députés du parti travailliste qui ne se battront pas contre les réductions de dépenses.

Pendant ce temps, un mémorandum divulgué par l'Evening Standard a révélé l'ampleur des nouvelles adhésions au parti travailliste à Londres après l'élection de Jeremy Corbyn. Le rapport dit qu’il y a eu huit cent soixante douze nouvelles demandes d'adhésion dans la circonscription d’Harriet Harman à Peckham, six cent cinquante neuf dans la circonscription de Chuka Umunna à Streatham, sept cent quarante dans la circonscription de David Lammy à Tottenham et sept cent vingt cinq à Walthamstow, dirigée par Stella Creasy.

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23 octobre 2015 5 23 /10 /octobre /2015 17:04

http://www.lavanguardia.com/politica/20151015/54437252160/mas-se-declara-responsable-politico-del-9n-y-rajoy-lo-acusa-amenazar-justicia.html

Artur Mas se déclare politiquement responsable de l'organisation de la consultation du Dimanche 9 Novembre 2014 et Mariano Rajoy l’accuse devant la justice (EFE)

Jeudi 15 Octobre 2015

Le président catalan en fonction, Artur Mas, a pris aujourd'hui la responsabilité politique de la consultation du Dimanche 9 Novembre 2014, mais pas de sa mise en œuvre pratique, tandis que le premier ministre, Mariano Rajoy, l’a accusé de « menacer et intimider » le Tribunal Supérieur de Justice de Catalogne (TSJC).

Avant de déposer comme accusé pour son rôle dans l'organisation de la consultation du Dimanche 9 Novembre 2014, Artur Mas a commencé la journée avec un hommage symbolique à Lluís Companys, l’ancien président de la Generalitat républicaine fusillé par le régime de Francisco Franco, il y a soixante quinze ans.

De bonne heure, avec la maire de Barcelone, Ada Colau, et la présidente du parlement catalan, Núria de Gispert, Artur Mas a déposé une gerbe de fleurs sur la stèle dédiée à Lluis Companys à l'endroit où il a été fusillé par un peloton d’exécution franquiste, dans le cimetière de Saint Eulalie de Castille de Montjuïc.

Après avoir déposé avec ses conseillers une autre gerbe de fleurs sur la tombe de Lluis Companys, dans le cimetière de Montjuïc, Artur Mas s’est dirigé vers le siège du TSJC pour témoigner en tant qu’accusé de l’organisation de la consultation du Dimanche 9 Novembre 2014, une image inhabituelle, même pas comparable à la déclaration de Jordi Pujol en 1984 pour la plainte déposée dans l'affaire Banca Catalana, car à cette époque cela se passait dans les bureaux du palais de la Generalitat.

La déposition d’aujourd'hui a donné lieu à une démonstration de force, au milieu des négociations avec la Candidature d’Unité Populaire (CUP) pour sa réélection en tant que président, Artur Mas s’est offert un bain de foule, en marchant depuis la tombe de l’ancien président fusillé jusqu’aux portes du TSJC accompagné par six mille personnes, selon les chiffres de la Guardia Urbana.

Artur Mas était accompagné de ses conseillers, de Nuria de Gispert, de quatre cent maires, de représentants de la liste Ensemble pour le oui comme Oriol Junqueras et Raül Romeva et, un peu plus loin, du dirigeant de l'UDC Ramon Espadaler, du député de la CUP Antonio Baños et de son prédécesseur David Fernandez.

Les principales images de la journée ont eu lieu dans les escaliers du TSJC, quand Artur Mas est entré et quand il est sorti une heure et demi plus tard.

Pour terminer l'intense matinée, Artur Mas est allé au palais de la Generalitat, où il s’est présenté devant les médias pour expliquer les arguments qu’il a fait valoir devant le TSJC.

Dans sa déclaration, comme il l’a expliqué lui-même, il a demandé au tribunal si « se comporter comme un démocrate, c’est agir comme un criminel ».

Un des points clé de sa défense est que le gouvernement a impulsé la consultation du Dimanche 9 Novembre 2014, mais que son « exécution » a été réalisée par des bénévoles.

« Je déclare que je suis totalement responsable d’avoir conçu et promu le processus participatif du Dimanche 9 Novembre 2014 », a proclamé Artur Mas, qui a attribué cette plainte à la « rage » de l’état devant le « succès et l’impact international » de la consultation.

Artur Mas a laissé ouverte la possibilité de ne pas se conformer à une éventuelle décision judiciaire d’invalidation de sa charge élective et il a dit que tout « dépendra du moment » ou en sera le processus d’indépendance de la Catalogne.

Le coordinateur général de la Convergence Démocratique de Catalogne (CDC), Josep Rull, était plus radical, quand il a souligné que la Catalogne a « le droit et le devoir d'ignorer » une éventuelle invalidation du président catalan.

Le président du gouvernement, Mariano Rajoy, a estimé que les « menaces » d’Artur Mas contre la justice étaient « inacceptables » et il lui a demandé de se soumettre à l'application de la loi.

À son arrivée à la réunion du Parti Populaire Européen à Bruxelles, Mariano Rajoy a soutenu les appréciations du TSJC sur les « présences intimidantes » en soutien aux accusés de l’organisation de la consultation du Dimanche 9 Novembre 2014.

Pour sa part, le président du groupe parlementaire du Parti Populaire, Xavier García Albiol, a considéré aujourd'hui que le « spectacle ridicule d’Artur Mas est typique des dictatures et indigne de l'Union Européenne ».

Pendant ce temps, le procureur général de l’état a averti qu'il utilisera les « moyens légaux » disponibles pour préserver son indépendance, après avoir exprimé son « rejet » de ce qu'il a décrit comme les « nouvelles attaques » qui ont eu lieu aujourd'hui devant le TSJC.

Pendant ce temps, le sénat a finalement approuvé aujourd'hui avec le soutien du seul Parti Populaire la réforme du tribunal constitutionnel qui lui permettra de poursuivre les fonctionnaires qui violeraient leurs peines.

Pour sa part, le secrétaire général du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), Pedro Sanchez, a critiqué Artur Mas quand il a essayé de situer la Catalogne « en dehors de la loi » et il a appelé Mariano Rajoy à trouver une solution politique à un problème politique.

En outre, le leader du Parti Socialiste Catalan (PSC), Miquel Iceta, a déploré la criminalisation de la politique et du « conflit » existant entre la Catalogne et le reste de l'Espagne et il a appelé à « tourner la page ».

Ines Arrimadas, de Ciudadanos, a appelé Artur Mas à ne pas donner de « leçons de démocratie » et à « respecter les lois démocratiques ».

Pour sa part, Lluís Rabell, de la liste Catalogne oui nous pouvons, a dit qu'il est normal qu’Artur Mas assume la responsabilité de l’organisation de la consultation du Dimanche 9 Novembre 2014, mais il a rappelé que cette responsabilité était « partagée » et il a demandé de « ne pas sacraliser » la figure d’Artur Mas.

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