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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 19:43

http://www.vivelepcf.fr/5328/resultats-du-1er-tour-legislative-partielle-communique-de-la-section-du-pcf-de-saint-quentin

Résultats du premier tour des élections législatives partielles dans la deuxième circonscription de l'Aisne

Communiqué de la section du Parti Communiste Français (PCF) de Saint Quentin

Une belle campagne, des points marqués, autant de points d’appui pour rentrer maintenant dans la bataille pour faire plier le gouvernement sur la loi de Myriam el Khomri

La section du PCF de Saint-Quentin, ses candidats au premier tour des élections législatives partielles du Dimanche 13 Mars 2016, Corinne Bécourt et Olivier Tournay, remercient les huit cent trente cinq électeurs qui leur ont apporté leur suffrage dans la deuxième circonscription de l'Aisne, dont quatre cent soixante sept à Saint-Quentin.

L’abstention atteint un record de soixante cinq pour cent. Pas étonnant pour une élection jouée d’avance avec la députation assurée de l’héritier du clientélisme de Xavier Bertrand , sans aucun changement à espérer, ni national, ni local.

Le désaveu de la candidate représentant le Parti Socialiste au pouvoir est cinglant. Anne Feirrera passe de trente six pour cent en 2012 à quinze pour cent. C’est logique malgré tous ses efforts pour cacher son lien avec la politique antisociale désastreuse du gouvernement.

Ce vide politique a à nouveau laissé dangereusement une bonne place à la candidate du Front National qui atteint vingt neuf pour cent des suffrages exprimés, dix pour cent des inscrits, en dévoyant une partie de la colère populaire.

Cela fait nettement moins de voix qu’aux élections régionales, sans doute parce que la candidate incarnait bien la consanguinité de l’extrême-droite avec les grandes fortunes, que nous n’avons pas manqué de dénoncer.

Côté communistes, les résultats ne peuvent qu’être en retrait sur ceux des dernières échéances.

L’obstination de la direction départementale du PCF à vouloir imposer et maintenir une candidature du Front De Gauche (FDG) face aux candidats de la section du PCF de Saint Quentin n’a pu que semer le trouble dans l’électorat communiste. La candidature FDG atteint difficilement 3,80 %, elle atteignait 4,03% aux dernières élections régionales dans la circonscription, malgré l’appui médiatique du secrétaire national et président du Parti de la Gauche Européenne (PGE), Pierre Laurent, qui a pu aider des notabilités locales à tenir des électeurs dans tel ou tel village. Avec 3,48%, nous n’avons pas à rougir du score des candidats de la section du PCF de Saint Quentin dans ce contexte hostile. Il confirme l’implantation local du PCF sur des positions de rupture à contre courant de l’idéologie dominante et de la direction nationale du PCF, de son acceptation de l’Union Européenne du capital et de ses compromissions avec la sociale démocratie. Déterminés dans la lutte contre toutes les injustices d’où qu’elles viennent, nous avons mené ce combat des législatives avec fierté, force et engagement. Nous recommencerons à chaque fois que cela sera nécessaire.

Notre belle campagne électorale nous permet de voir au-delà de cela. Plus de cent camarades dans l’action, quarante mille tracts distribués, des dizaines d’initiatives dans les quartiers et les entreprises et un retour dans les villages et les campagnes, partout avec des propositions alternatives construites pour la production, les services publics, les salaires et la protection sociale, ont fait gagner beaucoup à l’idée de changement, de la lutte et de l'organisation.

Nous le mesurons par le mouvement d’adhésion à notre section du PCF, par les nouveaux contacts avec des militants syndicalistes ou associatifs, qu’ils habitent la circonscription ou non, aussi par le succès remarqué de notre banquet-meeting du Samedi 5 Mars 2016.

Après avoir mené campagne jusqu’au bout, les communistes saint-quentinois vont se reposer jusqu’à après-demain.

Parce que toute notre énergie est tournée désormais vers la mobilisation pour le retrait pur et simple du projet de loi de Myriam el Khomri et le développement des convergences de luttes avec les jeunes, les chômeurs, les fonctionnaires et les cheminots, tous en bataille pour le statut de l’emploi et du travail et contre l’exploitation patronale sans frein de la main d’œuvre.

Notre deuxième tour, nous le préparons pour Jeudi 31 Mars 2016 et pour la grève générale qui fera plier la politique au service du capital.

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14 mars 2016 1 14 /03 /mars /2016 19:13

http://www.lemonde.fr/europe/article/2016/03/14/pour-la-troisieme-fois-en-six-mois-un-attentat-suicide-ensanglante-ankara_4882387_3214.html

Un nouvel attentat suicide frappe Ankara

Attribuée au Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), l'explosion visant le centre de la capitale turque, Dimanche 13 Mars 2016, a tué au moins trente sept personnes

Par Marie Jégo, correspondante permanente du Monde à Istanbul

Un attentat-suicide à la voiture piégée a une nouvelle fois frappé Ankara en plein cœur, Dimanche 13 Mars 2016, causant la mort de trente sept personnes et faisant cent vingt cinq blessés, dont dix neuf sont entre la vie et la mort à l’hôpital. Il s’agit du troisième attentat-suicide survenu dans la capitale turque en six mois.

Selon le gouvernement, le véhicule piégé, à bord duquel se trouvaient deux personnes, dont une femme, a explosé Dimanche 13 Mars 2016 à 18 heures 45 à un arrêt de bus de la place Kizilay, au centre d’Ankara, un endroit très fréquenté où convergent plusieurs lignes d’autobus et de métro. Visiblement, l’attaque visait des civils. La voiture conduite par les kamikazes s’est précipitée sur un bus municipal. La déflagration a été si forte que toutes les fenêtres des habitations ainsi que les devantures des magasins ont volé en éclat. Plusieurs autobus et de nombreuses voitures se sont embrasés. La femme présente dans le véhicule était une militante kurde du PKK, selon des sources citées par l’agence Reuters.

« Trente personnes ont été tuées sur le coup et quatre autres sont mortes à l’hôpital », a indiqué le ministre de la santé, Mehmet Müezzinoglu, à l’issue d’une réunion de sécurité organisée par le premier ministre Ahmet Davutoglu.

Le président Recep Tayyip Erdogan, qui se trouvait à Istanbul au moment du drame, a dénoncé des « attaques contre l’unité du pays et du peuple », promettant une riposte à la mesure de l’attaque. Onze avions de combat turcs ont bombardé la base arrière du PKK au mont Qandil, dans le nord de l’Irak, Lundi 14 Mars 2016. Par ailleurs, un tribunal d’Ankara a interdit la diffusion d’images de l’attaque sur internet. Les réseaux sociaux facebook et twitter, où circulaient de nombreuses photos et vidéos crues de l’attentat, ont été suspendus.

L’attaque n’a pas encore été revendiquée, mais son mode opératoire rappelle l’attentat-suicide à la voiture piégée survenu trois semaines plus tôt, le 17 février 2016, à quelques rues de là, dans ce même quartier central de Kizilay, siège de nombreux ministères et administrations, symbole du pouvoir turc. Des autobus transportant des militaires et des fonctionnaires avaient alors été la cible d’un kamikaze installé au volant d’une voiture bourrée d’explosifs. Le 10 octobre 2015, un double attentat-suicide, attribué à l’organisation Etat Islamique, bien que jamais revendiqué, avait causé la mort de cent trois personnes, pour la plupart des militants de gauche.

L’attentat du 17 février 2016 avait, lui, causé vingt neuf morts. Visant délibérément des militaires, il avait été revendiqué par les faucons de la liberté du Kurdistan (TAK), un groupuscule kurde adepte de la violence, en rupture avec le PKK, jugé trop conciliant. Les autorités turques avaient alors pointé les kurdes syriens des unités de protection du peuple (YPG), actifs dans le combat contre les djihadistes de l’Etat Islamique en Syrie et proches du PKK. Les deux organisations avaient nié leur responsabilité, mais Cemil Bayik, l’un des chefs militaires du PKK, avait évoqué une « riposte aux massacres perpétrés par la Turquie au Kurdistan ».

Depuis le mois de juillet 2015, la guerre fait à nouveau rage au Kurdistan turc. Engagées à l’automne 2012 entre le gouvernement et l’organisation séparatiste, les négociations de paix ne sont plus qu’un lointain souvenir. Des affrontements ont lieu chaque jour dans de nombreuses villes du sud-est du pays, majoritairement peuplé de kurdes.

L’attentat du Dimanche 13 Mars 2016 intervient au moment où les forces spéciales turques, après avoir écrasé les rebelles kurdes armés dans plusieurs villes du sud est, Sur, le vieux quartier de Diyarbakir, Cizre et Silopi, ont commencé à boucler les villes de Yüksekova, Nusaybin et Sirnak, désormais soumises au régime de couvre-feu. Des milliers de civils ont pris le chemin de l’exode.

Prise entre le marteau du PKK et l’enclume de l'état turc, la population assiste, impuissante, au retour de la « sale guerre » des années 1990, qui avait fait quarante mille morts. Autrefois, les accrochages se produisaient dans le maquis alors que, aujourd’hui, ils ont lieu au cœur des villes. Rompus à la guérilla urbaine depuis l’expérience acquise à Kobané, la ville kurde syrienne martyre tombée aux mains de l’Etat Islamique à l’automne 2014 puis libérée quelques mois plus tard par les YPG, les rebelles du PKK font largement usage de mines et d’engins piégés dans leur combat contre les forces turques. Les tactiques déployées au Rojava, les trois cantons kurdes de Syrie, contre l’Etat Islamique sont désormais utilisées contre l’armée turque par les YPS, la jeunesse armée du PKK, qui ont combattu et combattent encore en Syrie.

Défait dans les villes du sud est, bombardé par l’aviation turque au nord de l’Irak, le PKK veut sa revanche. Peu avant l’attentat, Dimanche 13 Mars 2016, Duran Kalkan, l’un des chefs militaires de l’organisation, a annoncé que neuf groupuscules politiques turcs, stalino-maoïstes et léninistes, tous adeptes de la violence, venaient de rejoindre le PKK dans son combat. Réunis Samedi 12 Mars 2016 à Qandil, ces partis marginaux ont décidé de multiplier les actions violentes en Turquie.

La radicalisation du PKK, de plus en plus enclin à recourir aux attentats-suicides, est un aveu de désespoir. En lançant sa « guérilla urbaine », l’organisation séparatiste comptait sur un embrasement généralisé des villes kurdes dévastées par les combats. Sa tactique a échoué.

Celle du président Recep Tayyip Erdogan est tout aussi désastreuse. Acharné à éradiquer le PKK après avoir rompu unilatéralement, au mois de mars 2015, les négociations de paix menée par son gouvernement, l’homme fort de Turquie a ramené son pays vingt ans en arrière. A la différence que la question kurde est devenue régionale.

Dimanche 13 Mars 2016, peu avant l’attentat, le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, a dénoncé les « positions fortifiées » établies par les soldats turcs du côté syrien de la frontière pour empêcher la progression des combattants kurdes syriens. Désormais maîtres des trois quarts du territoire qui jouxte la frontière turque, les « cousins » syriens du PKK sont en passe de réaliser leur rêve d’autonomie.

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 18:32

Damas refuse de parler du sort de Bachar al Assad à Genève (Reuters)

Le gouvernement syrien a confirmé Samedi 12 Mars 2016 sa participation aux négociations de paix qui doivent s'ouvrir Lundi 14 Mars 2016 à Genève mais a exclu toute discussion sur le sort de Bachar al Assad et l'organisation d'un scrutin présidentiel.

Le Haut Conseil des Négociations (HCN), principale coalition de l'opposition, a accusé Damas de torpiller ainsi les discussions avant même qu'elles ne commencent.

Le ministre syrien des affaires étrangères, Walid al Moualem, a souligné lors d'une conférence de presse à Damas que l'opposition se faisait des illusions si elle pensait pouvoir mettre sur la table à Genève l'avenir du président Bachar al Assad.

Les rebelles, a-t-il ajouté, se trompent lourdement s'ils pensent « prendre à Genève le pouvoir qu'ils n'ont pas pu gagner par les armes sur le terrain ».

Le chef de la diplomatie syrienne a critiqué l'émissaire de l’Organisation des Nations Unies (ONU), Staffan de Mistura, qui a déjà présenté un ordre du jour des négociations et annoncé une élection présidentielle en Syrie dans dix-huit mois.

Walid al Moualem a demandé au représentant de l’ONU de conserver neutralité et objectivité.

« La délégation gouvernementale repoussera toute tentative de mettre cette question de l'élection présidentielle à l'ordre du jour », a-t-il averti.

« Nous ne discuterons pas avec des gens qui parlent de la présidence. Si les opposants ont cela en tête, je leur conseille de ne pas venir à ces négociations ».

Fortes divergences

Les délégués de Damas, a poursuivi Walid al Moualem, seront dès dimanche à Genève mais n'attendront pas plus de vingt-quatre heures que les discussions débutent. Passé ce délai, ils repartiront si l'opposition ne se présente pas.

Ce que le gouvernement syrien entend par transition politique, a-t-il précisé, c'est une période qui doit permettre l'élaboration d'une nouvelle constitution et la formation d'un nouveau gouvernement, avec la participation de l'opposition.

L'opposition syrienne veut que les discussions soient centrées sur l'établissement d'un organe gouvernemental de transition qui disposerait des pleins pouvoirs exécutifs. Elle rejette l'idée de se joindre à un gouvernement syrien élargi.

« Nous sommes venus pour avoir un organisme de transition sans Bachar al Assad au pouvoir », a déclaré à Genève à l'agence de presse russe RIA Mohamed Allouche, qui dirige le bureau politique du groupe rebelle Djaïch al Islam.

« La période de transition ne peut s'ouvrir qu'avec la chute de Bachar al Assad ou sa mort », a-t-il ensuite affirmé. « Il n'est pas possible d'ouvrir cette période en présence de ce régime ou du chef de ce régime encore au pouvoir », a-t-il ajouté.

En réponse aux propos de Walid al Moualem, le HCN a accusé Damas de mettre fin aux discussions avant même qu'elles aient commencé.

Les kurdes exclus des discussions

« Je crois que Walid al Moualem porte un coup fatal à Genève, c'est clair », a déclaré Monzer Makhous, membre du HCN, à la chaîne de télévision al Arabiya al Hadass. « Walid Moualem arrête les pourparlers avant même qu'ils ne commencent ».

Le ministre syrien des affaires étrangères a souligné l'engagement du gouvernement syrien à respecter l'accord de cessation des hostilités mis au point par Washington et Moscou, qui a permis de réduire le niveau de violence dans l'ouest de la Syrie depuis son entrée en vigueur il y a deux semaines.

Les kurdes syriens du parti de l’union démocratique (PYD) sont exclus des négociations de Genève, comme le voulait la Turquie.

Walid al Moualem, lors de sa conférence de presse, a pourtant affirmé que l'armée syrienne et les kurdes étaient « dans la même tranchée » face aux djihadistes de l'Etat Islamique.

Il a néanmoins repoussé l'idée d'une solution fédérale pour mettre fin au conflit, avancée par le PYD et par un ministre russe.

La guerre en Syrie a fait plus de deux cent cinquante mille morts depuis cinq ans.

Le cessez-le-feu entré en vigueur le 27 février 2016, à l'initiative des Etats-Unis et de la Russie, est globalement respecté. Le ministère russe de la défense a cependant fait état Samedi 12 Mars 2016 de dix violations de la trêve durant les dernières vingt-quatre heures et l'opposition syrienne a annoncé avoir abattu un avion de combat dans la province d’Hama, dans l'ouest du pays.

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 18:18

Athènes exhorte les migrants à quitter la frontière macédonienne (Reuters)

Les autorités grecques tentent de convaincre les milliers de migrants bloqués à la frontière macédonienne de ne pas rester sur place, dans des conditions si précaires, et de se rendre dans les centres d'accueil disséminés à travers le territoire grec.

Plus de douze mille personnes, dont de nombreux enfants, campent près de la ville grecque d'Idomeni, à la frontière de la Macédoine, dans l'espoir de pouvoir poursuivre leur chemin, alors que la route des Balkans est fermée.

Samedi 12 Mars 2016, les autorités grecques ont distribué des tracts aux migrants et aux réfugiés, soulignant qu'il est désormais inutile d'attendre à la frontière de la Macédoine et qu'il vaut mieux s'en aller et rejoindre les centres d'accueil mis en place dans le pays.

Dans les centres d'accueil, « la Grèce vous fournira un abri, des vivres et des soins », précise le texte en arabe, en farsi et en pachtoune.

De tels tracts ont également été distribués dans les ports de Grèce et dans les îles de la mer Egée, pour décourager les migrants de vouloir se rendre à Idomeni, a précisé un responsable gouvernemental.

Le vice-ministre grec de la défense, Dimitris Vitsas, chargé de coordonner les efforts du gouvernement face au flot migratoire, a déclaré que quatre cent personnes avaient été transférées Vendredi 11 Mars 2016 d'Idomeni vers des centres d'accueil, une opération qui va se poursuivre dans les jours qui viennent.

« Beaucoup de migrants attendent les résultats du sommet européen du Jeudi 17 Mars 2016. Nous leur expliquons que, quelle que soit la décision prise, il y a trois centres d'accueil tout près d'Idomeni qui peuvent les recevoir », a-t-il expliqué.

Selon les autorités sanitaires grecques, une petite syrienne de neuf ans du camp d'Idomeni est actuellement soignée pour une hépatite A et les autorités craignent que la maladie ne se propage. Un autre migrant est également atteint d'une hépatite A.

Durant les dernières vingt-quatre heures, six cent vingt neuf personnes sont arrivées dans les îles grecques en provenance de Turquie.

Au total, quelque quarante mille migrants et réfugiés se trouvent actuellement en Grèce, selon les chiffres du gouvernement.

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 18:09

Vote sanction contre l’union chrétienne démocrate (CDU) d’Angela Merkel sur fond de crise migratoire (Reuters)

La CDU de la chancelière Angela Merkel a été devancée dans deux des trois länder qui élisaient Dimanche 13 Mars 2016 leurs parlements régionaux, sur fond de crise migratoire dont a profité le parti anti-immigration alternative pour l'Allemagne (AFD), selon les sondages après la fermeture des bureaux de vote.

Les défaites de la CDU dans le Bade-Wurtemberg, où elle est devancée par les verts, et en Rhénanie-Palatinat, où le parti social démocrate d’Allemagne (SPD) arrive en tête, ont de quoi inquiéter la chancelière, qui a décidé l'an dernier de laisser plus d'un million de migrants entrer en Allemagne, suscitant des remous au sein même de sa formation.

En Saxe-Anhalt, dans l'ancienne Allemagne de l’est, la CDU reste le premier parti mais l'AFD recueillerait 21,5% des voix, selon un sondage ZDF.

L'AFD va faire son entrée dans les trois parlements régionaux.

Dans le Bade-Wurtemberg, un fief de la CDU pendant plus de cinquante ans tombé en 2011 sous le contrôle d'une coalition entre les verts et le SPD, les verts arrivent en tête avec 32,5% des suffrages.

En Rhénanie-Palatinat, le land de l'ancien chancelier Helmut Kohl, la dirigeante locale de la CDU, Julia Klöckner, souvent considérée comme pouvant succéder à Angela Merkel, s'est inclinée face au social-démocrate Malu Dreyer. Le SPD a recueilli 37,5% des voix et la CDU a recueilli 33% des voix, selon le sondage ZDF.

En Saxe-Anhalt, la CDU reste en tête avec 30,5% des voix mais l'AFD réussit une percée avec 21,5%, devançant même le SPD, qui fait partie avec les conservateurs de la grande coalition au pouvoir au niveau fédéral.

C'est la première fois que le parti euro sceptique, qui était déjà représenté dans cinq des seize parlements régionaux, arrive en deuxième position dans un land.

La participation dans les trois états a été supérieure à celle de 2011, supérieure de 5,7% dans le Bade-Wurtemberg, de 9,7% en Rhénanie-Palatinat et de 11,8% en Saxe-Anhalt.

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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 17:53

http://www.eldiario.es/andalucia/consistorios-gobernados-IU-UE-refugiados_0_493451732.html

Les conseillers municipaux d’Izquierda Unida ont mis en berne le drapeau de l'Union Européenne pour sa politique d’expulsion des réfugiés

Les conseillers municipaux de Bollullos de la Mitación et de Pedrera ont été les premiers à adopter cette mesure pour protester contre cette « violation des droits de l'homme »

Ils ont rejoint les quatre autres villes de la province de Séville gouvernées par la coalition de gauche en signe de protestation contre les négociations sur la question

Vendredi 11 Mars 2016, le maire de Bollullos de la Mitación, dans la province de Séville, Fernando Soriano, d’Izquierda Unida, a mis en berne les drapeaux de l'Union Européenne des mâts municipaux situés place de Notre-Dame de Cuatrovitas et rue Antonio Machado, en signe de protestation contre l'accord conclu entre les chefs d’état et de gouvernement européen et la Turquie qui permet l’expulsion, sans la possibilité de demander l'asile, de toutes les personnes qui arrivent sur les côtes de la Grèce en provenance des pays en conflit. Pedrera, dont le maire est Antonio Nogales, d’Izquierda Unida, a adopté la même mesure, comme l’ont fait successivement les quatre autres mairies de la province dirigées par la coalition de gauche, Aznalcóllar, la Roda de Andalucia, el Saucejo et Gilena.

« Nous considérons que cet accord viole les droits de l'homme, telle qu’ils sont exprimés par l’Organisation des Nations Unies (ONU). En outre, le parlement européen a condamné cet accord par l’attitude des parlementaires qui ont manifesté des doutes quant à sa légalité, parce que ce serait une expulsion collective interdite par la convention de Genève », a dit le maire de Bollullos de la Mitacion.

« La municipalité de Bollullos de la Mitacion demande que des mesures appropriées pour protéger les droits de l'homme soient prises et met en berne le drapeau de l’Union Européenne car elle considère qu’il est honteux d’appartenir à une institution qui conclut des accords qui violent les droits fondamentaux des personnes », a dit le maire de Bollullos de la Mitación.

Pendant ce temps, le porte-parole municipal d’Izquierda Unida de la ville de Séville, Daniel González Rojas, a demandé Samedi 12 Mars 2016 au maire de la ville, Juan Espadas, du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), de suivre cet exemple. « Nous considérons que cet accord viole les droits fondamentaux de l'homme, tels qu’ils sont exprimés par l'ONU elle-même », a-t-il dit, convaincu que la ville de Séville « ne peut pas rester insensible ou indifférente » à une décision de l'Union Européenne qui condamne cruellement les réfugiés à une « situation sans issue » après avoir quitté leur pays dans des conditions « inacceptables ».

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 20:49

http://www.humanite.fr/grece-les-calculs-cyniques-des-creanciers-dathenes-601788?IdTis=XTC-FT08-GF0GWV-DD-DLH85-FUMG

Les calculs cyniques des créanciers d’Athènes

Par Rosa Moussaoui, envoyée spéciale de l'Humanité à Athènes

Vendredi 11 Mars 2016

L’Union Européenne et le Fonds Monétaire International (FMI) maintiennent la pression sur le gouvernement grec, prié d’aller au plus vite et plus loin dans l’application du programme d’austérité imposé au mois de juillet 2015.

Le quartet des créanciers est de retour à Athènes. Arrivés Mercredi 9 Mars 2016, les représentants du FMI, de la Banque Centrale Européenne (BCE), de la commission européenne et du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) doivent « évaluer » la mise en œuvre du nouveau plan d’austérité imposé aux grecs le 12 juillet 2015 malgré la victoire du « non » au référendum.

Objectifs, accélérer les « réformes en suspens » et renforcer la discipline budgétaire à laquelle doit se plier le pays pour la période de 2016 à 2018, date à laquelle la Grèce est priée d’atteindre un excédent primaire de 3,5 % du Produit Intérieur Brut (PIB) pour le conserver les années suivantes. Au cœur de ce nouveau cycle de « négociations » qui n’en sont pas, la refonte du système de retraites, l’accélération d’un programme de privatisations aux allures de grande braderie d’actifs publics ainsi que le problème des « prêts rouges », ces emprunts que des particuliers ne peuvent rembourser, ils concerneraient cent mille personnes et porteraient sur un montant total de cent vingt milliards d'euros.

Les exigences des usuriers ne connaissent pas de limites

Cette « revue » du programme d’austérité, lancée au début de l’année 2016, avait été interrompue au mois de février 2016, les créanciers jugeant encore trop clément le projet de réforme du système de retraites, qui prévoit pourtant un relèvement progressif de l’âge de départ en retraite à soixante sept ans et conduirait à de nouvelles amputations dans les pensions. S’agissant des « prêts rouges », les créanciers exigent toujours le démantèlement de la législation protégeant les résidences principales des saisies immobilières. Quant à la liquidation des biens publics grecs, le quartet veut hâter la création du fonds de privatisation que le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, prétendait domicilier au Luxembourg, au mois de juillet 2015.

Alors que la Grèce est exsangue, encore fragilisée par la crise humanitaire frappant des réfugiés pris au piège sur son sol par la fermeture de la route des Balkans, les exigences des usuriers ne connaissent pas de limites. « Le paquet de mesures doit être encore plus solide, aller plus loin que ce qui a été mis sur la table jusqu’à présent », ordonnait Lundi 7 Mars 2016 le président de l’Eurogroupe, le néerlandais Jeroen Dijsselbloem. Problème, alors que la dette grecque dépasse les trois cent vingt milliards d’euros, un fardeau insoutenable pour une économie qui s’est encore contractée de 0,3 % en 2015, la viabilité économique de ce troisième programme d’austérité suscite des doutes jusque dans les cénacles du FMI, où l’on juge inévitable un allégement de la dette. Question discutée ces jours-ci, à Athènes, où les créanciers se disent prêts à examiner les options d’un allongement des échéances et d’une réduction de certains taux d’intérêt à condition que le gouvernement d'Alexis Tsipras se montre docile dans la poursuite des politiques d’ajustement structurel imposées depuis six ans au pays.

Mais, de ce côté-là, rien n’est encore fait, Berlin refusant toujours obstinément la perspective d’un allègement de la dette grecque.

Sur le front social, la menace d’un nouveau tour de vis austéritaire suscite toujours des remous. Mercredi 9 Mars 2016, des manifestants ont brièvement occupé les locaux de la représentation de la commission européenne, dans le centre d’Athènes, avant d’être évacués par la police.

Parmi eux, Panayotis Lafazanis, Costas Issychos et Dimitris Stratoulis, anciens poids lourds du gouvernement d'Alexis Tsipras, qui ont quitté Syriza l’été dernier pour fonder le parti Unité Populaire. Le même jour, plusieurs centaines de protestataires étaient rassemblés sous les fenêtres du parlement grec, à l’appel des syndicats, pour exiger le retrait du plan de réforme des retraites. « Cette réforme va réduire à néant les droits des travailleurs à la retraite et désorganiser davantage notre système de protection sociale. Elle prévoit de nouvelles coupes dans des pensions déjà réduites de quarante pour cent », s’indigne Adamidis Gogos, président du syndicat des travailleurs de DEI, l’entreprise publique d’électricité dont le troisième mémorandum exige la privatisation. Parmi les banderoles déployées sur la place Syntagma, celle-ci résume bien la nouvelle épreuve infligée au pays, « des barrières pour les réfugiés, un mémorandum d’austérité pour les grecs ».

Après le sommet du Lundi 7 Mars 2016, à Bruxelles, où l’Union Européenne a conclu avec la Turquie un marché de dupes dans l’espoir de repousser les demandeurs d’asile hors de ses frontières au mépris des conventions de Genève, le sort des réfugiés bloqués en Grèce n’échappe pas, en effet, aux cyniques calculs des créanciers. « Cette crise humanitaire pesant sur les épaules de la Grèce leur offre l’occasion de redoubler de férocité », remarque la journaliste Effi Yiannopoulou.

« En transformant le pays en immense hot spot où seraient parqués et triés les réfugiés, le quartet table sur une évolution de l’échiquier politique grec en faveur des conservateurs, voire de l’extrême droite. Mais rien n’est joué. Même si la situation est fragile, pour l’instant, c’est un profond élan de solidarité qui se manifeste ». Du coup d'état financier du mois de juillet 2015 aux naufrages dans la mer Égée, c’est l’idée même d’Europe qui n’en finit plus de se noyer.

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 20:33

http://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pays-de-morlaix-vingt-huit-adherents-quittent-le-front-de-gauche-4080378

Vingt-huit adhérents quittent le Front De Gauche (RDG) du Pays de Morlaix

Seize des vingt-huit anciens adhérents du FDG du Pays de Morlaix ont expliqué leur démarche, Lundi 7 Mars 2016, à Morlaix.

Ils sont en désaccord avec le positionnement du FDG lors des dernières élections départementales et régionales. Ils ont claqué la porte, Mercredi 2 Mars 2016.

Plus de trois ans après la création de l’association du FDG du Pays de Morlaix, en décembre 2012, le constat est amer.

Vingt huit adhérents sur quarante six ont voté pour la dissolution de l’association et dix huit ont voté contre lors d’une assemblée générale extraordinaire, Mercredi 2 Mars 2016.

Cette majorité n’étant pas suffisante, ils ont décidé de quitter l’association qui compte cinquante huit adhérents en tout.

Tous déplorent que « le FDG est devenu une coquille vide, dirigée par les partis fondateurs dont certains ne jouent que leur propre intérêt à court terme ».

Des tensions sont notamment apparues lors des campagnes pour les élections départementales et régionales. « Nous sommes tristes de cette décision, c’est la fin d’une histoire », confient les anciens adhérents.

Ils assurent que « nous ne partons pas pour aller ailleurs ou créer un autre mouvement. Nous continuerons à nous engager en tant que citoyens ».

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 20:19

http://www.europalestine.com/spip.php?article11650&lang=fr

Procès des voyous de la Ligue de Défense Juive (LDJ)

Justice sera-t-elle-rendue ?

Le jugement de six des auteurs présumés d’une attaque sauvage contre une soirée culturelle au profit des enfants de Gaza a été mis en délibéré, Jeudi 10 Mars 2016, au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris.

De l’aveu même de la procureure qui officiait Jeudi 10 Mars 2016 à la dixième chambre correctionnelle du TGI de Paris, les six prévenus de la LDJ, dont le pluri-récidiviste Jason Tibi, encourent dix ans de prison au regard de la gravité des faits qui leur sont reprochés.

Le 12 avril 2009, le théâtre Haydar, dans le septième arrondissement de Paris, a programmé une après-midi récréative, sous les auspices du Secours Populaire Français (SPF), au programme, des humoristes, des chanteurs et autres animations artistiques, la recette du spectacle devant aider les nombreux enfants hospitalisés à Gaza, suite à la terrible agression israélienne du début de l’année 2009, l'opération dite « plomb durci », qui avait fait mille quatre cent morts et cinq mille blessés.

L’affiche de promotion du spectacle insiste d’ailleurs sur le caractère uniquement caritatif de l’opération, « nous ne faisons ni politique, ni débat, notre seul but est d’apporter une aide aux enfants meurtris dans leur chair à Gaza », y écrivent les organisateurs.

Mais le 12 avril 2009 à 17 heures 30, une meute de trente à quarante membres de la LDJ, venus en voitures et en scooters, arrive soudain sur les lieux et se déchaîne immédiatement, à coups de matraques, de bâtons et de casques de moto, sur les rares personnes stationnant devant l’entrée.

Le chanteur de raï Hatim, vingt et un ans à l’époque, en sera la principale victime. « J’ai cru mourir. Combien étaient-ils à me lyncher, aux cris de sale arabe, tiens, prends çà pour Gaza, alors que j’étais déjà au sol, une demi-douzaine ou bien une douzaine ? Impossible à dire, je prenais des coups de partout. Après, j’ai perdu connaissance », témoigne la victime, relevée avec des fractures et contusions multiples et toujours traumatisée sept ans après les faits.

Grâce aux plaintes, aux déclarations précises et concordantes des témoins et au travail minutieux des services de police, une partie substantielle des membres de la bande fasciste seront assez rapidement identifiés et confondus par des preuves matérielles, il s’agissait bien de blessures volontaires, en réunion, avec armes, à raison de l’appartenance ethnique présumée de leurs cibles, « des arabes ».

Omerta juridique et médiatique

Curieusement, le procès ne s’est finalement tenu que quasiment sept ans après les faits, alors que les éléments principaux de l’infraction et de ses principaux auteurs étaient disponibles depuis longtemps. La faute aux juges d’instruction qui se sont relayés sur l’affaire et qui ont manifestement placé ce dossier en dessous de leur pile.

Les principaux médias, jamais avares de titres sensationnels quand la victime de violences, ou prétendues violences dans certains cas, se prévaut d’une identité juive, ont pratiqué l’omerta, tout comme les gouvernements successifs.

Il n’empêche que la longue séance du Jeudi 10 Mars 2016 au TGI de Paris, où un seul journaliste professionnel, Nadir Dendoune, du « courrier de l’Atlas » était présent, aura été fort instructive.

Festival de balances

On le doit beaucoup à la maîtrise dont a su faire preuve le président du tribunal qui, sans jamais hausser le ton, est revenu dans le détail sur chacun des mensonges des accusés présents. Soient les nommés Jason Tabi, Rudy Lalou et Azar Cohen, tandis qu’un quatrième prévenu Yoni Sulman, déjà condamné à plusieurs reprises, notamment pour le saccage de la librairie Résistance au cours de la même année 2009, était représenté par un avocat, l’individu a pris entre temps tranquillement le chemin d’Israël, et que deux autres, Maxime Schafier et Yohav Bensimon, avaient carrément séché la séance.

Le spectacle donné par Jason Tibi, Rudy Lalou et Azar Cohen fut pathétique, en particulier, parce qu’on assista à un véritable festival de « balances », chacun cherchant à se défausser sur son voisin des accusations les plus gênantes, « ce n’est pas moi qui avais une matraque, c’est lui » et « non, je suis bien arrivé sur les lieux, mais je n’avais pas l’intention de frapper quiconque ». « Je n’étais pas d’accord avec cette ratonnade », dira encore, piteux, l’un d’entre eux.

Dominique Cochain, qui représentait Hatim partie civile au procès, pointera pour sa part l’un des mensonges les plus impudents de Jason Tibi, qui venait de déclarer quelques instants plus tôt à la barre que ses équipées sauvages avaient cessé après 2009 et qu’il avait tourné la page, comment se fait-il alors qu’en juin 2011, c’est encore lui qui conduit un « commando » de la LDJ de Paris à Marseille, dans le but proclamé d’attaquer les participants à l’opération « un bateau pour Gaza » ? Dominique Cochain soulignait également que quatre ans après avoir été condamné pour une autre agression, Jason Tibi n’avait toujours pas indemnisé ses victimes et qu’on pouvait donc avoir les doutes les plus sérieux sur les « regrets » du bout des lèvres que le président du tribunal venait de lui arracher.

Un drôle de réquisitoire

Devant un exposé aussi précis de l’agression du 12 avril 2009, la représentante du parquet, une institution hiérarchiquement soumise au gouvernement, que l’Union Européenne ne considère donc pas comme une juridiction indépendante, faut-il le rappeler, fut bien obligée de constater les faits.

Oui, les délits en cause sont bien ceux de violences et blessures volontaires, avec toutes les circonstances aggravantes que sont les violences en réunion, préméditées avec armes, perpétrées à raison de l’appartenance présumée des victimes à une race ou ethnie, « arabe », dans le cas présent.

C’est bien pourquoi tous les membres de le meute encourent, indépendamment du nombre de coups portés par chacun pris isolément, une peine pouvant atteindre sept, voire dix années d’emprisonnement, d’autant que plusieurs des prévenus ont déjà des casiers judiciaires passablement fournis pour violences, trafic de stupéfiants et escroquerie.

Mais après cette envolée plus ou moins lyrique, la procureure baisse le ton. Se tournant vers Hatim, elle lui dit que « je sais qu’après ce que je viens de déclarer, vous allez trouver plus que minimes les peines que je vais requérir ».

De fait, après avoir balbutié quelques inepties, cherchant à expliquer que les « jeunes », en fait tous déjà adultes en 2009, étaient devenus « des hommes dont on espère qu’ils ont muri », elle proposait des peines de quelques mois avec sursis, sauf pour Yoni Sulman, pour qui elle réclamait de la prison ferme, sachant pertinemment que l’intéressé lui fera un bras d’honneur depuis le territoire israélien.

Le tribunal rendra son jugement dans quelques jours. A suivre donc.

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 19:57

http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/03/08/au-diner-du-crif-m-valls-assimile-antisionisme-et-antisemitisme_4878208_1653130.html

Au dîner du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), Manuel Valls confond antisionisme et antisémitisme

Pour son dernier dîner annuel à la tête du CRIF, Roger Cukierman aurait pu rêver d’un contexte moins sombre.

Devant les quelque huit cent personnes qui se pressaient, Lundi 7 Mars 2016, dans un grand hôtel parisien, devant une dizaine de ministres et presque autant de candidats à la primaire de l’opposition, le président du CRIF, qui achèvera son troisième mandat au mois de mai 2016, a décrit la situation actuelle des juifs en France, « nous vivons une vie retranchée. Nous avons le sentiment angoissant d’être devenus des citoyens de deuxième zone. Cet ostracisme isole et traumatise. Mais ce n'est pas la faute des français juifs si ce communautarisme progresse ».

Ainsi, selon Roger Cukierman, seuls un tiers des enfants juifs seraient aujourd'hui scolarisés dans le secteur public, de nombreux établissements n’étant plus sûrs pour eux, « nos enfants y sont insultés ou battus ». Leurs familles préfèrent les mettre dans le privé, juif ou catholique.

Le président du CRIF a rappelé les chiffres, les actes antisémites représentent la moitié des actes xénophobes commis chaque année en France pour « moins d'un pour cent de la population ». Ces dernières années ont été ponctuées par les assassinats commis à l’école juive de Toulouse par Mohamed Merah, en 2012, et ceux de quatre clients de l’Hyper Cacher, tués à Paris par Amedy Coulibaly au mois de janvier 2015.

C’est Manuel Valls qui lui a répondu, au nom de l’exécutif. François Hollande, qui devait initialement être présent, a finalement été retenu à Bruxelles par le sommet entre l’Union Européenne et la Turquie sur la crise des réfugiés.

« Oui, les juifs de France, trop souvent, ont peur », a convenu le premier ministre. « C’est une réalité et cette réalité, nous ne l’acceptons pas ».

« Un antisémitisme nouveau »

Sortant de son texte, qui était aussi celui du président de la république, le chef du gouvernement a répondu à une autre préoccupation développée par Roger Cukierman, à savoir « la grille de lecture déformante et injuste » appliquée, selon lui, à Israël, pour faire de ce pays « le juif des nations, l’unique cible au monde d’un processus de délégitimation ». Manuel Valls a critiqué à son tour la haine d’Israël.

« Nous savons qu’il y a un antisémitisme ancien et un antisémitisme nouveau », a affirmé le premier ministre. « Il y a un antisémitisme d’extrême droite mais aussi un antisémitisme d’extrême gauche. Il y a l’antisémitisme des beaux quartiers et il y a l’antisémitisme dans les quartiers populaires d’une jeunesse radicalisée. Et puis, il y a l’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël ».

Le chef du gouvernement a, au passage, tressé des lauriers à Anouar Kbibech, président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) depuis le mois de juin 2015 et présent au diner du CRIF, Lundi 7 Mars 2016. L’an passé, les représentants du CFCM, alors présidé par Dalil Boubakeur, avaient renoncé à se rendre au dîner du CRIF après que Roger Cukierman eut attribué « toutes les violences » antisémites aux jeunes musulmans. « Petit à petit, pas à pas, la république et l’islam construisent un chemin fidèle aux valeurs de laïcité, de tolérance et de liberté », a assuré Manuel Valls. Dalil Boubakeur, le recteur de la grande mosquée de Paris, avait, cette fois aussi, décidé de ne pas participer au dîner du CRIF.

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