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13 mars 2016 7 13 /03 /mars /2016 17:53

http://www.eldiario.es/andalucia/consistorios-gobernados-IU-UE-refugiados_0_493451732.html

Les conseillers municipaux d’Izquierda Unida ont mis en berne le drapeau de l'Union Européenne pour sa politique d’expulsion des réfugiés

Les conseillers municipaux de Bollullos de la Mitación et de Pedrera ont été les premiers à adopter cette mesure pour protester contre cette « violation des droits de l'homme »

Ils ont rejoint les quatre autres villes de la province de Séville gouvernées par la coalition de gauche en signe de protestation contre les négociations sur la question

Vendredi 11 Mars 2016, le maire de Bollullos de la Mitación, dans la province de Séville, Fernando Soriano, d’Izquierda Unida, a mis en berne les drapeaux de l'Union Européenne des mâts municipaux situés place de Notre-Dame de Cuatrovitas et rue Antonio Machado, en signe de protestation contre l'accord conclu entre les chefs d’état et de gouvernement européen et la Turquie qui permet l’expulsion, sans la possibilité de demander l'asile, de toutes les personnes qui arrivent sur les côtes de la Grèce en provenance des pays en conflit. Pedrera, dont le maire est Antonio Nogales, d’Izquierda Unida, a adopté la même mesure, comme l’ont fait successivement les quatre autres mairies de la province dirigées par la coalition de gauche, Aznalcóllar, la Roda de Andalucia, el Saucejo et Gilena.

« Nous considérons que cet accord viole les droits de l'homme, telle qu’ils sont exprimés par l’Organisation des Nations Unies (ONU). En outre, le parlement européen a condamné cet accord par l’attitude des parlementaires qui ont manifesté des doutes quant à sa légalité, parce que ce serait une expulsion collective interdite par la convention de Genève », a dit le maire de Bollullos de la Mitacion.

« La municipalité de Bollullos de la Mitacion demande que des mesures appropriées pour protéger les droits de l'homme soient prises et met en berne le drapeau de l’Union Européenne car elle considère qu’il est honteux d’appartenir à une institution qui conclut des accords qui violent les droits fondamentaux des personnes », a dit le maire de Bollullos de la Mitación.

Pendant ce temps, le porte-parole municipal d’Izquierda Unida de la ville de Séville, Daniel González Rojas, a demandé Samedi 12 Mars 2016 au maire de la ville, Juan Espadas, du Parti Socialiste Ouvrier Espagnol (PSOE), de suivre cet exemple. « Nous considérons que cet accord viole les droits fondamentaux de l'homme, tels qu’ils sont exprimés par l'ONU elle-même », a-t-il dit, convaincu que la ville de Séville « ne peut pas rester insensible ou indifférente » à une décision de l'Union Européenne qui condamne cruellement les réfugiés à une « situation sans issue » après avoir quitté leur pays dans des conditions « inacceptables ».

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 20:49

http://www.humanite.fr/grece-les-calculs-cyniques-des-creanciers-dathenes-601788?IdTis=XTC-FT08-GF0GWV-DD-DLH85-FUMG

Les calculs cyniques des créanciers d’Athènes

Par Rosa Moussaoui, envoyée spéciale de l'Humanité à Athènes

Vendredi 11 Mars 2016

L’Union Européenne et le Fonds Monétaire International (FMI) maintiennent la pression sur le gouvernement grec, prié d’aller au plus vite et plus loin dans l’application du programme d’austérité imposé au mois de juillet 2015.

Le quartet des créanciers est de retour à Athènes. Arrivés Mercredi 9 Mars 2016, les représentants du FMI, de la Banque Centrale Européenne (BCE), de la commission européenne et du Mécanisme Européen de Stabilité (MES) doivent « évaluer » la mise en œuvre du nouveau plan d’austérité imposé aux grecs le 12 juillet 2015 malgré la victoire du « non » au référendum.

Objectifs, accélérer les « réformes en suspens » et renforcer la discipline budgétaire à laquelle doit se plier le pays pour la période de 2016 à 2018, date à laquelle la Grèce est priée d’atteindre un excédent primaire de 3,5 % du Produit Intérieur Brut (PIB) pour le conserver les années suivantes. Au cœur de ce nouveau cycle de « négociations » qui n’en sont pas, la refonte du système de retraites, l’accélération d’un programme de privatisations aux allures de grande braderie d’actifs publics ainsi que le problème des « prêts rouges », ces emprunts que des particuliers ne peuvent rembourser, ils concerneraient cent mille personnes et porteraient sur un montant total de cent vingt milliards d'euros.

Les exigences des usuriers ne connaissent pas de limites

Cette « revue » du programme d’austérité, lancée au début de l’année 2016, avait été interrompue au mois de février 2016, les créanciers jugeant encore trop clément le projet de réforme du système de retraites, qui prévoit pourtant un relèvement progressif de l’âge de départ en retraite à soixante sept ans et conduirait à de nouvelles amputations dans les pensions. S’agissant des « prêts rouges », les créanciers exigent toujours le démantèlement de la législation protégeant les résidences principales des saisies immobilières. Quant à la liquidation des biens publics grecs, le quartet veut hâter la création du fonds de privatisation que le ministre allemand des finances, Wolfgang Schäuble, prétendait domicilier au Luxembourg, au mois de juillet 2015.

Alors que la Grèce est exsangue, encore fragilisée par la crise humanitaire frappant des réfugiés pris au piège sur son sol par la fermeture de la route des Balkans, les exigences des usuriers ne connaissent pas de limites. « Le paquet de mesures doit être encore plus solide, aller plus loin que ce qui a été mis sur la table jusqu’à présent », ordonnait Lundi 7 Mars 2016 le président de l’Eurogroupe, le néerlandais Jeroen Dijsselbloem. Problème, alors que la dette grecque dépasse les trois cent vingt milliards d’euros, un fardeau insoutenable pour une économie qui s’est encore contractée de 0,3 % en 2015, la viabilité économique de ce troisième programme d’austérité suscite des doutes jusque dans les cénacles du FMI, où l’on juge inévitable un allégement de la dette. Question discutée ces jours-ci, à Athènes, où les créanciers se disent prêts à examiner les options d’un allongement des échéances et d’une réduction de certains taux d’intérêt à condition que le gouvernement d'Alexis Tsipras se montre docile dans la poursuite des politiques d’ajustement structurel imposées depuis six ans au pays.

Mais, de ce côté-là, rien n’est encore fait, Berlin refusant toujours obstinément la perspective d’un allègement de la dette grecque.

Sur le front social, la menace d’un nouveau tour de vis austéritaire suscite toujours des remous. Mercredi 9 Mars 2016, des manifestants ont brièvement occupé les locaux de la représentation de la commission européenne, dans le centre d’Athènes, avant d’être évacués par la police.

Parmi eux, Panayotis Lafazanis, Costas Issychos et Dimitris Stratoulis, anciens poids lourds du gouvernement d'Alexis Tsipras, qui ont quitté Syriza l’été dernier pour fonder le parti Unité Populaire. Le même jour, plusieurs centaines de protestataires étaient rassemblés sous les fenêtres du parlement grec, à l’appel des syndicats, pour exiger le retrait du plan de réforme des retraites. « Cette réforme va réduire à néant les droits des travailleurs à la retraite et désorganiser davantage notre système de protection sociale. Elle prévoit de nouvelles coupes dans des pensions déjà réduites de quarante pour cent », s’indigne Adamidis Gogos, président du syndicat des travailleurs de DEI, l’entreprise publique d’électricité dont le troisième mémorandum exige la privatisation. Parmi les banderoles déployées sur la place Syntagma, celle-ci résume bien la nouvelle épreuve infligée au pays, « des barrières pour les réfugiés, un mémorandum d’austérité pour les grecs ».

Après le sommet du Lundi 7 Mars 2016, à Bruxelles, où l’Union Européenne a conclu avec la Turquie un marché de dupes dans l’espoir de repousser les demandeurs d’asile hors de ses frontières au mépris des conventions de Genève, le sort des réfugiés bloqués en Grèce n’échappe pas, en effet, aux cyniques calculs des créanciers. « Cette crise humanitaire pesant sur les épaules de la Grèce leur offre l’occasion de redoubler de férocité », remarque la journaliste Effi Yiannopoulou.

« En transformant le pays en immense hot spot où seraient parqués et triés les réfugiés, le quartet table sur une évolution de l’échiquier politique grec en faveur des conservateurs, voire de l’extrême droite. Mais rien n’est joué. Même si la situation est fragile, pour l’instant, c’est un profond élan de solidarité qui se manifeste ». Du coup d'état financier du mois de juillet 2015 aux naufrages dans la mer Égée, c’est l’idée même d’Europe qui n’en finit plus de se noyer.

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 20:33

http://www.ouest-france.fr/bretagne/morlaix-29600/pays-de-morlaix-vingt-huit-adherents-quittent-le-front-de-gauche-4080378

Vingt-huit adhérents quittent le Front De Gauche (RDG) du Pays de Morlaix

Seize des vingt-huit anciens adhérents du FDG du Pays de Morlaix ont expliqué leur démarche, Lundi 7 Mars 2016, à Morlaix.

Ils sont en désaccord avec le positionnement du FDG lors des dernières élections départementales et régionales. Ils ont claqué la porte, Mercredi 2 Mars 2016.

Plus de trois ans après la création de l’association du FDG du Pays de Morlaix, en décembre 2012, le constat est amer.

Vingt huit adhérents sur quarante six ont voté pour la dissolution de l’association et dix huit ont voté contre lors d’une assemblée générale extraordinaire, Mercredi 2 Mars 2016.

Cette majorité n’étant pas suffisante, ils ont décidé de quitter l’association qui compte cinquante huit adhérents en tout.

Tous déplorent que « le FDG est devenu une coquille vide, dirigée par les partis fondateurs dont certains ne jouent que leur propre intérêt à court terme ».

Des tensions sont notamment apparues lors des campagnes pour les élections départementales et régionales. « Nous sommes tristes de cette décision, c’est la fin d’une histoire », confient les anciens adhérents.

Ils assurent que « nous ne partons pas pour aller ailleurs ou créer un autre mouvement. Nous continuerons à nous engager en tant que citoyens ».

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 20:19

http://www.europalestine.com/spip.php?article11650&lang=fr

Procès des voyous de la Ligue de Défense Juive (LDJ)

Justice sera-t-elle-rendue ?

Le jugement de six des auteurs présumés d’une attaque sauvage contre une soirée culturelle au profit des enfants de Gaza a été mis en délibéré, Jeudi 10 Mars 2016, au Tribunal de Grande Instance (TGI) de Paris.

De l’aveu même de la procureure qui officiait Jeudi 10 Mars 2016 à la dixième chambre correctionnelle du TGI de Paris, les six prévenus de la LDJ, dont le pluri-récidiviste Jason Tibi, encourent dix ans de prison au regard de la gravité des faits qui leur sont reprochés.

Le 12 avril 2009, le théâtre Haydar, dans le septième arrondissement de Paris, a programmé une après-midi récréative, sous les auspices du Secours Populaire Français (SPF), au programme, des humoristes, des chanteurs et autres animations artistiques, la recette du spectacle devant aider les nombreux enfants hospitalisés à Gaza, suite à la terrible agression israélienne du début de l’année 2009, l'opération dite « plomb durci », qui avait fait mille quatre cent morts et cinq mille blessés.

L’affiche de promotion du spectacle insiste d’ailleurs sur le caractère uniquement caritatif de l’opération, « nous ne faisons ni politique, ni débat, notre seul but est d’apporter une aide aux enfants meurtris dans leur chair à Gaza », y écrivent les organisateurs.

Mais le 12 avril 2009 à 17 heures 30, une meute de trente à quarante membres de la LDJ, venus en voitures et en scooters, arrive soudain sur les lieux et se déchaîne immédiatement, à coups de matraques, de bâtons et de casques de moto, sur les rares personnes stationnant devant l’entrée.

Le chanteur de raï Hatim, vingt et un ans à l’époque, en sera la principale victime. « J’ai cru mourir. Combien étaient-ils à me lyncher, aux cris de sale arabe, tiens, prends çà pour Gaza, alors que j’étais déjà au sol, une demi-douzaine ou bien une douzaine ? Impossible à dire, je prenais des coups de partout. Après, j’ai perdu connaissance », témoigne la victime, relevée avec des fractures et contusions multiples et toujours traumatisée sept ans après les faits.

Grâce aux plaintes, aux déclarations précises et concordantes des témoins et au travail minutieux des services de police, une partie substantielle des membres de la bande fasciste seront assez rapidement identifiés et confondus par des preuves matérielles, il s’agissait bien de blessures volontaires, en réunion, avec armes, à raison de l’appartenance ethnique présumée de leurs cibles, « des arabes ».

Omerta juridique et médiatique

Curieusement, le procès ne s’est finalement tenu que quasiment sept ans après les faits, alors que les éléments principaux de l’infraction et de ses principaux auteurs étaient disponibles depuis longtemps. La faute aux juges d’instruction qui se sont relayés sur l’affaire et qui ont manifestement placé ce dossier en dessous de leur pile.

Les principaux médias, jamais avares de titres sensationnels quand la victime de violences, ou prétendues violences dans certains cas, se prévaut d’une identité juive, ont pratiqué l’omerta, tout comme les gouvernements successifs.

Il n’empêche que la longue séance du Jeudi 10 Mars 2016 au TGI de Paris, où un seul journaliste professionnel, Nadir Dendoune, du « courrier de l’Atlas » était présent, aura été fort instructive.

Festival de balances

On le doit beaucoup à la maîtrise dont a su faire preuve le président du tribunal qui, sans jamais hausser le ton, est revenu dans le détail sur chacun des mensonges des accusés présents. Soient les nommés Jason Tabi, Rudy Lalou et Azar Cohen, tandis qu’un quatrième prévenu Yoni Sulman, déjà condamné à plusieurs reprises, notamment pour le saccage de la librairie Résistance au cours de la même année 2009, était représenté par un avocat, l’individu a pris entre temps tranquillement le chemin d’Israël, et que deux autres, Maxime Schafier et Yohav Bensimon, avaient carrément séché la séance.

Le spectacle donné par Jason Tibi, Rudy Lalou et Azar Cohen fut pathétique, en particulier, parce qu’on assista à un véritable festival de « balances », chacun cherchant à se défausser sur son voisin des accusations les plus gênantes, « ce n’est pas moi qui avais une matraque, c’est lui » et « non, je suis bien arrivé sur les lieux, mais je n’avais pas l’intention de frapper quiconque ». « Je n’étais pas d’accord avec cette ratonnade », dira encore, piteux, l’un d’entre eux.

Dominique Cochain, qui représentait Hatim partie civile au procès, pointera pour sa part l’un des mensonges les plus impudents de Jason Tibi, qui venait de déclarer quelques instants plus tôt à la barre que ses équipées sauvages avaient cessé après 2009 et qu’il avait tourné la page, comment se fait-il alors qu’en juin 2011, c’est encore lui qui conduit un « commando » de la LDJ de Paris à Marseille, dans le but proclamé d’attaquer les participants à l’opération « un bateau pour Gaza » ? Dominique Cochain soulignait également que quatre ans après avoir été condamné pour une autre agression, Jason Tibi n’avait toujours pas indemnisé ses victimes et qu’on pouvait donc avoir les doutes les plus sérieux sur les « regrets » du bout des lèvres que le président du tribunal venait de lui arracher.

Un drôle de réquisitoire

Devant un exposé aussi précis de l’agression du 12 avril 2009, la représentante du parquet, une institution hiérarchiquement soumise au gouvernement, que l’Union Européenne ne considère donc pas comme une juridiction indépendante, faut-il le rappeler, fut bien obligée de constater les faits.

Oui, les délits en cause sont bien ceux de violences et blessures volontaires, avec toutes les circonstances aggravantes que sont les violences en réunion, préméditées avec armes, perpétrées à raison de l’appartenance présumée des victimes à une race ou ethnie, « arabe », dans le cas présent.

C’est bien pourquoi tous les membres de le meute encourent, indépendamment du nombre de coups portés par chacun pris isolément, une peine pouvant atteindre sept, voire dix années d’emprisonnement, d’autant que plusieurs des prévenus ont déjà des casiers judiciaires passablement fournis pour violences, trafic de stupéfiants et escroquerie.

Mais après cette envolée plus ou moins lyrique, la procureure baisse le ton. Se tournant vers Hatim, elle lui dit que « je sais qu’après ce que je viens de déclarer, vous allez trouver plus que minimes les peines que je vais requérir ».

De fait, après avoir balbutié quelques inepties, cherchant à expliquer que les « jeunes », en fait tous déjà adultes en 2009, étaient devenus « des hommes dont on espère qu’ils ont muri », elle proposait des peines de quelques mois avec sursis, sauf pour Yoni Sulman, pour qui elle réclamait de la prison ferme, sachant pertinemment que l’intéressé lui fera un bras d’honneur depuis le territoire israélien.

Le tribunal rendra son jugement dans quelques jours. A suivre donc.

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12 mars 2016 6 12 /03 /mars /2016 19:57

http://www.lemonde.fr/religions/article/2016/03/08/au-diner-du-crif-m-valls-assimile-antisionisme-et-antisemitisme_4878208_1653130.html

Au dîner du Conseil Représentatif des Institutions juives de France (CRIF), Manuel Valls confond antisionisme et antisémitisme

Pour son dernier dîner annuel à la tête du CRIF, Roger Cukierman aurait pu rêver d’un contexte moins sombre.

Devant les quelque huit cent personnes qui se pressaient, Lundi 7 Mars 2016, dans un grand hôtel parisien, devant une dizaine de ministres et presque autant de candidats à la primaire de l’opposition, le président du CRIF, qui achèvera son troisième mandat au mois de mai 2016, a décrit la situation actuelle des juifs en France, « nous vivons une vie retranchée. Nous avons le sentiment angoissant d’être devenus des citoyens de deuxième zone. Cet ostracisme isole et traumatise. Mais ce n'est pas la faute des français juifs si ce communautarisme progresse ».

Ainsi, selon Roger Cukierman, seuls un tiers des enfants juifs seraient aujourd'hui scolarisés dans le secteur public, de nombreux établissements n’étant plus sûrs pour eux, « nos enfants y sont insultés ou battus ». Leurs familles préfèrent les mettre dans le privé, juif ou catholique.

Le président du CRIF a rappelé les chiffres, les actes antisémites représentent la moitié des actes xénophobes commis chaque année en France pour « moins d'un pour cent de la population ». Ces dernières années ont été ponctuées par les assassinats commis à l’école juive de Toulouse par Mohamed Merah, en 2012, et ceux de quatre clients de l’Hyper Cacher, tués à Paris par Amedy Coulibaly au mois de janvier 2015.

C’est Manuel Valls qui lui a répondu, au nom de l’exécutif. François Hollande, qui devait initialement être présent, a finalement été retenu à Bruxelles par le sommet entre l’Union Européenne et la Turquie sur la crise des réfugiés.

« Oui, les juifs de France, trop souvent, ont peur », a convenu le premier ministre. « C’est une réalité et cette réalité, nous ne l’acceptons pas ».

« Un antisémitisme nouveau »

Sortant de son texte, qui était aussi celui du président de la république, le chef du gouvernement a répondu à une autre préoccupation développée par Roger Cukierman, à savoir « la grille de lecture déformante et injuste » appliquée, selon lui, à Israël, pour faire de ce pays « le juif des nations, l’unique cible au monde d’un processus de délégitimation ». Manuel Valls a critiqué à son tour la haine d’Israël.

« Nous savons qu’il y a un antisémitisme ancien et un antisémitisme nouveau », a affirmé le premier ministre. « Il y a un antisémitisme d’extrême droite mais aussi un antisémitisme d’extrême gauche. Il y a l’antisémitisme des beaux quartiers et il y a l’antisémitisme dans les quartiers populaires d’une jeunesse radicalisée. Et puis, il y a l’antisionisme, c’est-à-dire tout simplement le synonyme de l’antisémitisme et de la haine d’Israël ».

Le chef du gouvernement a, au passage, tressé des lauriers à Anouar Kbibech, président du Conseil Français du Culte Musulman (CFCM) depuis le mois de juin 2015 et présent au diner du CRIF, Lundi 7 Mars 2016. L’an passé, les représentants du CFCM, alors présidé par Dalil Boubakeur, avaient renoncé à se rendre au dîner du CRIF après que Roger Cukierman eut attribué « toutes les violences » antisémites aux jeunes musulmans. « Petit à petit, pas à pas, la république et l’islam construisent un chemin fidèle aux valeurs de laïcité, de tolérance et de liberté », a assuré Manuel Valls. Dalil Boubakeur, le recteur de la grande mosquée de Paris, avait, cette fois aussi, décidé de ne pas participer au dîner du CRIF.

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 20:34

http://www.liberation.fr/debats/2016/03/09/de-gaulle-cohn-bendit-le-dialogue-secret_1438567

Charles de Gaulle et Daniel Cohn-Bendit, le dialogue secret

Par Laurent Joffrin

Mercredi 9 Mars 2016

La journaliste politique Christine Clerc imagine un « souper » entre le vieux général et le leader improvisé de la révolte étudiante. Un faux dialogue qui sonne pourtant très juste.

C’est la rencontre imaginaire de deux rêveurs, au cœur d’une nuit peuplée de cauchemars. Deux hommes aussi différents que possible, que la magie de l'histoire a fait duellistes d’un affrontement brutal où se joue le sort du pays.

Daniel Cohn-Bendit et Charles de Gaulle, dans la vraie vie, ne se sont jamais parlé. Pourtant, ils ont dialogué pendant un bon mois à coup de discours et de communiqués, comme deux orateurs surdoués dans des styles antagoniques, rythmant de leurs péroraisons archaïques ou fulgurantes le mois de mai 1968, quand la France a joué une de ces parties au bord du gouffre qui font le charme de son histoire.

Christine Clerc, journaliste politique, écrivaine et connaisseuse érudite de la famille de Charles de Gaulle et de bien d’autres personnages, raconte leur entrevue fictive au soir du 28 mai 1968 dans un Elysée désert, quand Charles de Gaulle vieilli et déprimé songe à quitter la scène et qu’il veut rencontrer le lutin capricieux qui l’a presque jeté dehors à la force d’un verbe insolent, « Dany le Rouge », leader improvisé d’une révolte étudiante qui a fini par paralyser le pays et ébranler les institutions. A la manière du Souper, la pièce de Jean Claude Brisville, qui reconstitue l’entrevue entre Joseph Fouché et le prince de Talleyrand au moment de la chute de Napoléon, les deux personnages se jaugent, se combattent et se rapprochent, découvrant chez l’autre la même flamme du rebelle qui les réunit. Charles de Gaulle au soir de sa vie et Daniel Cohn Bendit dans l’insouciance d’une génération qui a l’avenir pour elle.

Charles de Gaulle rêvait de la France et Daniel Cohn-Bendit rêvait de la liberté. Le premier jouait sa partie nationale sur l’échiquier mondial, l’autre ne croyait ni aux frontières ni aux nations et cherchait dans l’émancipation individuelle l’utopie que l’autre plaçait dans la grandeur du vieux pays. Deux amoureux des chimères, qui croyaient néanmoins à l'histoire, en somme. Deux démiurges de notre république du vingt et unième siècle, qui repose sur les fondations bâties par Charles de Gaulle, mais raisonne le plus souvent, en ces temps d’individualisme triomphant, comme Daniel Cohn-Bendit.

Le 28 mai 1968, la France vacille. La révolte commencée à Nanterre par Daniel Cohn Bendit et les siens a dégénéré en émeute parisienne, en affrontements violents autour des barricades de la rue Gay-Lussac et bientôt en une grève générale qui arrête le pays et fait trembler la république gaullienne. Georges Pompidou négocie avec le Parti Communiste Français (PCF) qui abhorre le mouvement de mai 1968 encore plus que lui et qui accepte de mettre fin à la grève en échange de concessions sociales. Le mouvement étudiant cherche un débouché du côté de Pierre Mendès France pendant que François Mitterrand, qui craint de se faire doubler, pose carrément sa candidature à la succession. Charles de Gaulle ne dort plus, voyant s’effondrer, en un mois, ce qu’il construit depuis dix ans, taraudé par la tentation du retrait, même si l’armée l’assure de son soutien et que la population s’est fatiguée des désordres.

Christine Clerc raconte fort bien la genèse de ce mois de mai 1968 insensé quand une étincelle met le feu à la plaine et que la société française joue un psychodrame qui débouchera, non sur la révolution communiste mais sur le bouleversement des mentalités.

Avant de partir pour Baden-Baden retrouver le général Jacques Massu, qui va le requinquer et le convaincre de retourner à Paris pour renverser le cours des événements en quelques phrases cinglantes, Charles de Gaulle convoque secrètement Daniel Cohn-Bendit qu’il veut comprendre et peut-être convaincre. Le dialogue est faux mais l’échange sonne vrai. Charles de Gaulle ne veut pas admettre qu’une révolte étudiante aux motifs aussi futiles puisse affaiblir soudain la France. Il rappelle à Daniel Cohn-Bendit ses états de service de révolutionnaire, lui, l’homme seul face à la défaite et au pétainisme affaissé, le fondateur de l'état social français, l’architecte d’une république et le paladin d’une France revenue au premier rang. Daniel Cohn-Bendit marque le coup, entre dans les raisons de son adversaire et pourtant ne lâche rien, décrivant le prosaïsme hiérarchisé et l’idéal purement consommateur d’une république dont le développement matériel frustre l’âme des peuples.

Charles de Gaulle retrouve les accents de sa jeunesse péguyste, il s’est toujours méfié de l’argent, il croit à la force des idées et il a toujours été tenu en méfiance par une bourgeoisie soucieuse de ses intérêts et non de ceux de la France, une bourgeoisie qui a clairement choisi, désormais, Georges Pompidou contre lui.

Ces deux pères de la France contemporaine étaient-ils, finalement, du même côté ? L’hypothèse fait toute la saveur du livre.

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 20:14

http://www.unitepopulaire-fr.org/2016/03/09/communique-up-solidarite-avec-les-refugies

Communiqué d'Unité Populaire

Solidarité avec les réfugiés

Mercredi 9 Mars 2016

Non à la transformation de la Grèce en « dépôt d'âmes »

C’est une absurdité et une hypocrisie totale que vivent les réfugiés emprisonnés dans notre pays. D’un côté, les guerres conduites par les Etats-Unis et leurs alliés européens les chassent de leur pays. De l’autre, malgré les assurances initiales de l’Union Européenne concernant leur accueil et leur répartition, c’est une tout autre stratégie qui est à l’oeuvre dernièrement, celle de l’interdiction des passages sûrs, de l’utilisation de la machine de guerre de l'Organisation du Traité de l'Atlantique Nord (OTAN) contre ces victimes de la guerre, de la pauvreté et de la fermeture des frontières y compris des pays membres de Schengen. La nouvelle « Europe forteresse » échafaude un régime permanent « d'état d’exception » avec la militarisation des frontières et l’intensification des mesures de sécurité, mettant le couteau sur la gorge d’une Grèce déjà épuisée avec le dilemme « ou bien vous arrêtez les réfugiés dans la mer Egée, ou bien nous vous sortons de Schengen ».

Le gouvernement grec porte une grande part de responsabilité dans cette situation car c’est lui qui a choisi de transférer à Frontex la « surveillance » des frontières de la Grèce afin de refouler les réfugiés, c’est lui qui salue la participation de l’OTAN aux missions en mer Egée, après l’accord qu’il a signé avec l’Union Européenne et la Turquie.

En elles-mêmes, l’implication de l’OTAN et la reconnaissance de la Turquie comme pays sûr, afin d’accélérer le refoulement des réfugiés en Turquie même s’ils sont arraisonnés dans les eaux territoriales grecques, violent de façon flagrante l’accord de Genève de 1951. En même temps cela consacre la participation de notre pays aux ambitions aventuristes et géo stratégiques des Etats-Unis et de la Turquie qui utilisent les réfugiés comme moyens pour servir leurs propres intérêts. Il s’agit, pour les Etats-Unis, d’obtenir un point d’appui supplémentaire dans la région, afin de peser sur l’évolution de la crise syrienne et de s’imposer en arbitres dans la mer Egée.

Quant à la Turquie, les réfugiés sont pour elle une monnaie d’échange pour obtenir des Etats-Unis des avantages économiques et politiques et un soutien contre l’éventualité d’une unification des enclaves kurdes.

La politique de dissuasion est totalement improductive. On le voit bien, rien ne peut empêcher les réfugiés de fuir vers des pays où leur vie n’est pas en danger, malgré tous les obstacles qu’ils rencontrent, même s’ils doivent suivre les voies et les méthodes les plus dangereuses.

C’est cette politique de dissuasion qui est à l’origine de la noyade de centaines d’enfants dans la mer Egée.

De plus le gouvernement fait un tri entre les réfugiés et les émigrés, entre ceux qu’on peut « sélectionner » et ceux qu’on doit expulser. On revient ainsi aux politiques bien connues de « dissuasion », accompagnées de camps de concentration comme celui de Corinthe et de ces « hots spots » qui fonctionnent comme des lieux de détention et non comme des lieux de séjour et d’identification. Le gouvernement laisse à l’armée l’administration et la surveillance de ces camps. Et il a comme allié dans cette stratégie tout le personnel politique du mémorandum qui demande encore plus de dissuasion, encore plus de camps de concentration et n’oppose aucun veto aux décisions de l’Union Européenne.

Nous devrions suivre une voie tout à fait différente. Nous devrions élever la voix et dire ce qui relève du bon sens, puisque les pays de l’Union Européenne et de la zone Schengen ne respectent ni leurs engagements ni les règles du droit international, internationalisons le problème et portons-le devant les organismes compétents, l'Organisation des Nations Unies (ONU) par exemple, afin de réunir une conférence mondiale sur les réfugiés et de mettre devant leurs obligations les pays qui ne respectent pas leurs engagements internationaux. Ceux qui sont vraiment responsables de crimes contre l’humanité, ce sont les dirigeants des Etats-Unis et de l’Union Européenne qui font des hécatombes dans la mer Egée et laissent des milliers d’enfants seuls sur les routes de l’Europe affronter la répression, les gaz lacrymogènes et les barbelés.

Si les dirigeants des pays de l’Union Européenne continuent à refuser la répartition proportionnelle des réfugiés, nous mettons notre veto à toute décision du conseil européen.

L’Union Européenne ne peut pas continuer à fonctionner comme si rien ne se passait alors que notre pays se transforme en « dépôt d’âmes ».

Nous déclarons que nous n’avons aucune obligation envers ces pays, qu’il s’agisse des accords de prêt ou de mémorandum. Au-delà du fait que ces mémorandums dévastent les couches populaires de notre pays et que nous devrions de toute façon refuser de les appliquer, il est totalement absurde de continuer à payer la dette et de nous conformer aux ordres de cette monstrueuse troïka quand l’Union Européenne et les Etats-Unis transforment la Grèce en décharge d’hommes.

Nous déclarons que nous ne sommes pas liés par les accords de Schengen et de Dublin qui transforment l’Europe en forteresse raciste, en laboratoire de surveillance et de répression et emprisonnent sur notre sol des milliers de réfugiés.

Unité Populaire combat pour que soit mis fin aux expéditions impérialistes et à l’implication de la Grèce dans celles-ci, avec comme premier objectif le retrait de l’OTAN de la mer Egée et de la Méditerranée orientale. On ne peut donner de solution définitive au drame des réfugiés sans prendre le problème à sa source.

Nous combattons pour que soient créées des voies sûres d’acheminement des réfugiés et des émigrés vers leur destination finale, ce qui implique de détruire le mur de l’Evros afin d’arrêter les naufrages et d’ouvrir tous les chemins possibles pour que les réfugiés puissent atteindre le pays qu’ils désirent.

Nous combattons pour accorder immédiatement droit d’asile et papiers légaux aux réfugiés et aux émigrés.

Nous combattons pour créer des lieux d’accueil ouverts et humains au lieu de ghettos et de camps de concentration.

Unité Populaire salue le mouvement de solidarité qui se développe à travers toute la Grèce et appelle à combattre les idées fascistes et racistes, ainsi que les tentatives d’exploiter le malheur des réfugiés. Pour cela le mouvement doit mener des luttes de masse intransigeantes, comme, Mercredi 2 Mars 2016, le rassemblement contre la guerre, l’impérialisme et le racisme, avec une marche en direction du siège de l’Union Européenne et de l’ambassade américaine, et, Samedi 5 Mars 2016, la journée d’action contre les politiques de détention des émigrés, marche en direction des geôles d’Elliniko.

De plus il est prévu trois journées antiracistes, Samedi 19 Mars, Dimanche 20 Mars et Lundi 21 Mars 2016 à l’Ecole des Beaux-Arts, avec un rassemblement antiraciste et antifasciste Samedi 19 Mars 2016 à 14 heures place Victoria à Athènes.

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 19:50

L’opposition syrienne participera aux négociations de Genève (Reuters)

L'opposition syrienne a annoncé Vendredi 11 Mars 2016 qu'elle participerait aux négociations qui reprennent Lundi 14 Mars 2016 à Genève sous médiation de l’Organisation des Nations Unies (ONU), mais elle a minimisé ses chances de succès et elle a accusé le régime syrien de préparer une escalade militaire.

Le gouvernement syrien a promis de faire connaître sa position Samedi 12 Mars 2016 sur sa participation, même si la Russie dit s'attendre à la présence de son allié.

Les discussions, qui coïncident avec le cinquième anniversaire du déclenchement du soulèvement contre le régime de Bachar al Assad devenu conflit armé, auront lieu un peu plus de deux semaines après l'entrée en vigueur, le 27 février 2016, de l'accord de cessation des hostilités qui a réduit le niveau de violence en Syrie sans faire cesser les combats.

Dans un communiqué, le Haut Comité des Négociations (HCN), principal organe représentatif de l'opposition, déclare qu'il participera aux discussions de Genève dans le cadre de son « engagement en faveur des efforts de la communauté internationale pour faire cesser le bain de sang en Syrie et trouver une solution politique ».

Selon l'envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, les négociations se concentreront sur les questions de gouvernance, de constitution et d'élections. Le HCN dit qu'il insistera sur l'établissement d'un organe de transition doté de pleins pouvoirs exécutifs et le maintien de l'intégrité territoriale de la Syrie.

Riad Hijab, le coordinateur du HCN, a toutefois accusé le gouvernement de Bachar al Assad de vouloir saboter le processus politique et de préparer une nouvelle escalade militaire terrestre et aérienne dans la période à venir. Il n'a pas donné de détails.

Haytham Manna, importante figure de l'opposition syrienne, a annoncé pour sa part qu'il ne participerait pas aux pourparlers, jugant qu'il s'agissait d'un « projet voué à l'échec ».

Le Conseil Démocratique de Syrie coprésidé par Haytam Manna comprend des membres kurdes et l'opposant avait déjà boycotté les premières tractations, à la fin du mois de janvier 2016 à Genève, car les kurdes n'y avaient pas été invités.

Objectif Palmyre

Cette absence des kurdes s'explique par le veto de la Turquie qui considère les forces kurdes syriennes, qui combattent le groupe Etat Islamique en Syrie, comme des terroristes. Le ministre russe des affaires étrangères, Sergueï Lavrov, a toutefois réclamé que les kurdes soient représentés cette fois à Genève.

De source proche du gouvernement de Damas, on rapporte par ailleurs que l'armée syrienne a lancé cette semaine une offensive pour reprendre la ville historique de Palmyre à l'organisation Etat Islamique avec l'appui de l'aviation russe, afin d'ouvrir une route vers la province orientale de Daïr al Zor.

Les forces gouvernementales combattaient Vendredi 11 Mars 2016 les djihadistes à sept kilomètres environ de la ville-oasis située dans le centre de la Syrie, tombée aux mains de l'Etat Islamique au mois de mai 2015.

Située à deux cent kilomètres environ au nord-est de Damas, Palmyre, qui abrite de nombreux trésors de l’antiquité, a été frappée à une dizaine de reprises depuis Mercredi 9 Mars 2016 par les bombardiers russes, dit l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), selon qui au moins trente deux membres de l'Etat Islamique ont été tués depuis Jeudi 10 Mars 2016 dans le secteur.

Le groupe Etat Islamique n'est pas concerné par l'accord russo-américain de cessation des hostilités entré en vigueur le 27 février 2016 et qui a permis de réduire le niveau de violence dans l'ouest de la Syrie. La capture de Palmyre marquerait une victoire symbolique et importante, en rouvrant l'accès à l'est du pays, pour les forces gouvernementales syriennes.

L'Etat Islamique a détruit plusieurs temples et tombeaux antiques à Palmyre, des actes assimilés par l'UNESCO à des crimes de guerre. Il contrôle prèsque toute la province de Daïr al Zor. Une partie de la ville du même nom ainsi qu'une base aérienne à proximité sont encore contrôlées par les forces gouvernementales, qui sont assiégées par les djihadistes.

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11 mars 2016 5 11 /03 /mars /2016 19:31

Manuel Valls promet un compromis ambitieux sur la loi travail (Reuters)

Manuel Valls a promis Vendredi 11 Mars 2016 de dévoiler un compromis « dynamique et ambitieux », Lundi 14 Mars 2016, sur la réforme du code du travail, sans convaincre les mouvements étudiants et lycéens d'abandonner leur combat contre le texte.

Après avoir été reçus par le premier ministre, l'Union Nationale des Etudiants de France (UNEF) et trois syndicats lycéens ont appelé les jeunes à amplifier leur mobilisation, notamment lors des manifestations du Jeudi 17 Mars et du Jeudi 31 Mars 2016, afin d'obtenir le retrait de la réforme.

La Fédération des Associations Générales Etudiantes (FAGE), un autre syndicat étudiant, a dit qu'elle attendrait de voir Lundi 14 Mars 2016 si ses demandes de modification du texte, « inacceptable » en l'état, avaient été entendues.

« Nous souhaitons bâtir un compromis qui soit dynamique et ambitieux », a dit Manuel Valls à la presse aux côtés des ministres de l’économie et du travail, Emmanuel Macron et Myriam el Khomri, en ajoutant que « réformer, cela n'est pas passer en force, cela n'est pas brutaliser. Il y a un débat dans le pays autour de l'inquiétude de la jeunesse. La jeunesse, c'est la priorité du quinquennat de François Hollande », a-t-il ajouté. « A cette angoisse, nous devons répondre à la fois par la liberté et la sécurité ».

Deux jours après des manifestations qui ont rassemblé entre deux cent vingt quatre mille et cinq cent mille personnes dans toute la France, selon les estimations, le gouvernement tente d'éviter que le mouvement s'envenime.

Deux grandes journées de mobilisation sont déjà prévues, le Jeudi 17 Mars et le Jeudi 31 Mars 2016, les syndicats réformistes appelant quant à eux à des rassemblements Samedi 12 Mars 2016.

Manuel Valls a réitéré Vendredi 11 Mars 2016 que la réforme visait à « lever les barrières à l'accès au travail », mais les opposants jugent que son premier effet sera de faciliter les licenciements.

Besoin d’un rapport de force social

« Le désaccord de fond reste entier », a dit à la presse William Martinet, président de l'UNEF, un syndicat proche du Parti Socialiste, qui demande le retrait du projet de loi et juge « qu’il y a besoin d'un rapport de force social. Ce gouvernement reste sur la même logique et nous explique qu’il faudrait précariser le marché du travail pour que les jeunes puissent accéder à l’emploi », a-t-il ajouté. « Il y a nécessité, du côté des étudiants, d’amplifier la mobilisation qui est en cours actuellement dans les universités ».

Après sa rencontre avec Manuel Valls, Emmanuel Macron et Myriam el Khomri, il a appelé les étudiants à participer massivement à la journée de mobilisation des jeunes, Jeudi 17 Mars 2016, et à celle du Jeudi 31 Mars 2016, qui réunira aussi les salariés à l'appel notamment de la Confédération Générale du Travail (CGT) et de la CGT Force Ouvrière.

Les trois syndicats lycéens reçus à Matignon ont aussi annoncé qu'ils manifesteraient jusqu'au retrait du projet.

« Le premier ministre refuse d'écouter la jeunesse », a déclaré Alex Pellier, vice-président de la Fédération Indépendante et Démocratique Lycéenne (FIDL). « Manuel Valls et le gouvernement nous proposent une loi du mouvement des entreprises de France (MEDEF) pour nous faire travailler comme en Chine ».

« Nous appelons au retrait de cette loi, pur et simple, il n'y aura pas de négociation tant que ce projet ne sera pas retiré », a ajouté la présidente de la FIDL, Zoïa Guschlbauer.

Selon le président de la FAGE, Alexandre Leroy, Manuel Valls a signalé qu'il y avait de l'espace pour modifier le texte sur les indemnités prud'homales, les motifs de licenciement économique et l'aménagement du temps du travail.

« Je ne peux pas vous dire aujourd'hui qu'il y a une sortie à l'impasse dans laquelle nous sommes en train d'aller », a dit le leader syndical, qui a signé l'appel de la Confédération Française et Démocratique du Travail (CFDT) à des modifications du texte, sans demander son retrait. « La porte n'est pas fermée mais le créneau est très étroit ».

La FAGE participera aux actions annoncées Samedi 12 Mars 2016 par les syndicats réformistes.

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10 mars 2016 4 10 /03 /mars /2016 21:01

http://www.ldh-france.org/grande-synthe-cynisme-norme

Grande-Synthe, un cynisme hors norme

Communiqué commun

Mercredi 9 Mars 2016

D’une capacité d’accueil de deux mille cinq cent personnes, le camp de Grande-Synthe qui vient d’ouvrir ses portes est déjà menacé de fermeture. Il doit pourtant permettre à des migrants vivant jusqu’à présent dans des conditions inhumaines de se délester un peu des angoisses quotidiennes nourries par l’insalubrité et la précarité.

Qu’importe, malgré l’urgence d’héberger les migrants dans de bonnes conditions, les autorités françaises dénoncent dans une lettre de mise en demeure adressée au maire de Grande-Synthe l’ouverture précipitée du camp, qu’elles estiment « préjudiciable à la sécurité de centaines de personnes ». Au lieu de s’engager enfin dans des actions concrètes dont beaucoup relèvent de sa responsabilité, voici que l'état se pose en inspecteur des travaux finis, au prétexte de normes qui ne sont pas respectées, il menace le maire de Grande-Synthe, insistant sur le risque juridique qu’il encourt à titre personnel. A ce dernier, nous témoignons ici notre total soutien.

La situation ne manque pas d’ironie, alors que l'état a lui-même été condamné au mois de novembre 2015 pour avoir manqué à ses obligations, notamment celles concernant la santé publique et l’hébergement d’urgence, le voilà qui sanctionne celles et ceux qui ont joint leurs efforts pour pallier ses manquements et enfin proposer aux migrants une nette amélioration de leurs conditions d’existence, un camp ouvert, composé d’abris privatifs plus solides et disposant des conditions requises en termes sanitaires et d’hygiène.

Certes, beaucoup reste à faire. Ce nouveau camp de Grande-Synthe n’a jamais eu la prétention de tout régler ni de se conformer aux exigences légales les plus strictes. Dans l’urgence, il s’agissait avant tout de mettre les personnes à l’abri comme de leur assurer les conditions minimales d’une existence décente. C’est à nous, Organisations Non Gouvernementales (ONG), associations d’aide et bénévoles, qu’il revient désormais d’investir ce lieu choisi par défaut. C’est à nous et aux migrants eux-mêmes qu’il appartiendra d’en faire, avec le concours des habitants de la région, un endroit qui leur fasse oublier pour un temps ce qu’ils ont subi trop longtemps.

Car avant d’exiger le respect des normes, c’est la politique subie par les migrants en France qui reste à ce jour anormale et à laquelle il faut impérativement renoncer. Reflet des pratiques migratoires observées en Europe, elle emprunte à chaque fois des chemins plus funestes, tandis que les autorités devraient se mobiliser au contraire pour améliorer dans l’urgence l’accueil des gens fuyant la guerre, la répression ou la misère.

A la gestion dissuasive et policière s’ajoute à présent une gestion administrative et technocratique menée contre les espaces dédiés aux migrants et contre un élu qui tente de les accueillir dignement. Le camp de Grande-Synthe est menacé de fermeture. Il n’est peut-être pas aux normes. Une chose est sûre. En France, le cynisme d'état, lui, est désormais hors norme.

Premiers signataires :

Amnesty International, Emmaüs France, Auberge des Migrants, Ligue des Droits de l'Homme, Médecins Du Monde, Médecins Sans Frontières, Secours Catholique

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