Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 20:08

Deux journalistes turcs condamnés à cinq ans de prison (Reuters)

Deux journalistes turcs ont été condamnés Vendredi 6 Mai 2016 par un tribunal d'Istanbul à cinq ans de prison pour avoir divulgué ce que le gouvernement considérait comme des secrets d'état.

Can Dündar, rédacteur en chef du journal Cumhuriyet, a été condamné à cinq ans et dix mois d'incarcération tandis qu'Erdem Gül, chef du bureau d'Ankara, a été condamné à cinq ans de prison.

Les deux accusés, également poursuivis pour espionnage, ont en revanche été relaxés de plusieurs autres charges dont celle de tentative de renversement du gouvernement.

Le tribunal a dissocié les charges de liens avec une entreprise terroriste dans l'attente du jugement dans un autre procès. Les deux journalistes, qui disposent du droit de faire appel, ne seront pas immédiatement emprisonnés.

L'annonce du jugement a été précédée vendredi d'un incident au cours duquel Can Dündar s'est fait tirer dessus par un agresseur devant le tribunal. Le journaliste n'a pas été blessé.

« Nous avons vécu deux tentatives d'assassinat en deux heures », a commenté le rédacteur en chef. « L'une par arme à feu et l'autre par le droit. Je n'ai aucun doute sur le fait que les ordres des plus hautes instances ont joué un rôle dans le jugement ».

Le procès des deux hommes a été fortement médiatisé notamment en raison de la présence lors de la première journée d'audience de plusieurs diplomates occidentaux et par les craintes exprimées par certains pays concernant le respect de la liberté de la presse en Turquie.

La présence de ces diplomates avait provoqué le mécontentement du président turc Recep Tayyip Erdogan qui reprochait à ces derniers le soutien apporté aux prévenus.

Les deux journalistes étaient poursuivis pour avoir publié une vidéo montrant, selon eux, une unité des services de renseignement turcs acheminant des armes par camions vers la Syrie en 2014.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 19:57

Le caricaturiste Siné est mort (Reuters)

Le caricaturiste Maurice Sinet, alias Siné, ancienne figure de Charlie Hebdo, est mort Jeudi 5 Mai 2016 à l'hôpital Bichat à Paris, des suites d'une opération à l'âge de quatre vingt sept ans, annonce son journal Siné Mensuel.

Il avait évoqué sa mort prochaine « qui rôde et fouine sans arrêt autour de moi comme un cochon truffier » dans son dernier texte, publié Mercredi 4 Mai 2016.

Siné, qui était l'un des dessinateurs historiques de Charlie Hebdo avant son départ en 2008, était connu pour son athéisme militant.

Il avait été licencié du journal satirique pour un article jugé antisémite visant Jean Sarkozy, l'un des fils de l'ancien président de la république.

Siné avait cependant été relaxé par le tribunal correctionnel de Lyon, considérant qu'il avait usé de son droit à la satire, et avait fait condamner Charlie Hebdo pour préjudice moral et financier.

Il avait créé en 2008, avec sa femme Catherine Sinet, son propre journal, Siné Hebdo, qui deviendra en 2011 Siné Mensuel.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 19:39

Le travailliste Sadiq Khan, premier maire musulman de Londres (Reuters)

Le travailliste Sadiq Khan a remporté Vendredi 6 Mai 2016 l'élection municipale à Londres, battant son rival conservateur Zac Goldsmith pour devenir le premier maire musulman de la capitale britannique.

Ce succès vient en partie atténuer la déception du parti travailliste qui a subi un recul lors des élections régionales et locales qui ont eu lieu Jeudi 5 Mai 2016 en Grande-Bretagne.

Le succès de Sadiq Khan, quarante cinq ans, fils d'un chauffeur de bus pakistanais qui a grandi dans une Habitation à Loyer Modéré (HLM) de Londres, prend une valeur tout à fait symbolique dans ce scrutin qui l'opposait à Zac Goldsmith, quarante et un ans, fils du financier milliardaire Jimmy Goldsmith.

Alors que les résultats officiels n'avaient pas encore été proclamés, une source proche des opérations de comptage a indiqué en début de soirée que le candidat travailliste ne pouvait plus être battu.

Le maire de New York, Bill de Blasio a immédiatement félicité le nouvel élu dans un message sur son compte twitter.

Sadiq Khan succède à la tête de la métropole de huit millions six cent mille habitants au conservateur haut en couleur, Boris Johnson, qui occupa ses fonctions pendant huit années.

Boris Johnson, qui est partisan du Brexit, est souvent présenté comme un possible successeur de David Cameron, à la fois à la tête du parti conservateur et au poste de premier ministre.

Sadiq Khan, donné gagnant par les enquêtes d'opinion d'avant scrutin, a toujours conservé son avance sur Zac Goldsmith malgré les accusations lancées par ce dernier selon lesquelles le candidat travailliste était proche de prêcheurs radicaux et qu'il fournissait de « l'oxygène » aux extrémistes.

Pour sa défense, Sadiq Khan a expliqué qu'il avait combattu l'extrémisme toute sa vie et qu'il regrettait d'avoir partagé des tribunes avec des orateurs porteurs d'opinions « abjectes ».

Sadiq Khan a de son côté accusé Zac Goldsmith d'avoir recours à une rhétorique similaire à celle de l’américain Donald Trump pour diviser les londoniens en fonction de leur religion et d'être déconnecté des réalités en tant que membre d'une élite fortunée.

Si les travaillistes peuvent se rejouir de ce succès électoral à Londres, en revanche les résultats en Ecosse et au Pays de Galles montrent que l'opposition et son nouveau chef, Jeremy Corbyn, ancré très à gauche, ont perdu des sièges, même s'ils n'ont pas subi la déroute que certains leurs prédisaient.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
6 mai 2016 5 06 /05 /mai /2016 17:38

Grève générale en Grèce avant le vote de réformes impopulaires (Reuters)

Les grecs ont entamé Vendredi 6 Mai 2016 une grève générale de quarante huit heures à l'appel des principaux syndicats du secteur privé et de la fonction publique pour protester contre les très impopulaires réformes fiscales et celles des retraites que le parlement devrait voter Dimanche 8 Mai 2016 sous la pression des créanciers d'Athènes.

La Grèce a un besoin urgent de liquidités pour rembourser environ cinq milliards d'euros de dette arrivant à échéance au mois de juillet 2016 et espère ainsi convaincre ses partenaires européens, dont les ministres des finances se réuniront Lundi 9 Mai 2016, qu'elle est capable de tenir ses engagements budgétaires.

Les bateaux sont restés au port, Vendredi 6 Mai 2016, les transports publics étaient fortement perturbés et les bâtiments publics fermés au début de ce mouvement social auquel se sont aussi joint les journalistes.

Le principal syndicat du secteur privé, la confédération générale des travailleurs grecs (GSEE), a qualifié les réformes examinées au parlement de « dernier clou dans le cercueil » des travailleurs et des retraités qui ont déjà payé le tribut le plus lourd à six années d'austérité.

« Le gouvernement et le parlement essaient de prouver à l'Eurogroupe qu'ils sont de bons élèves, mais ils détruisent le système de sécurité sociale de la Grèce », a déclaré un dirigeant de la GSEE en évoquant la réunion du Lundi 9 Mai 2016 à Bruxelles.

Une commission parlementaire a commencé Jeudi 5 Mai 2016 à examiner les projets de loi qui visent à augmenter les rentrées fiscales et à réduire les dépenses consacrées aux retraites, qui représentent actuellement dix sept pour cent du Produit Intérieur Brut (PIB).

Le vote des députés sera un test important de la capacité du premier ministre Alexis Tsipras à mener à bien le programme de réformes qu'il a accepté l'an dernier en contrepartie d'un nouveau plan d'aide, son gouvernement de gauche ne bénéficiant que d'une courte majorité de cent cinquante trois élus sur trois cent.

« La nécessité de réformer le système de retraite doit être comprise par tous. C'était nécessaire pour le rendre viable. Il n'y avait pas d'autre issue, avec ou sans accord », a-t-il plaidé, Vendredi 6 Mai 2016, invitant les élus de Syriza à approuver le texte.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 16:29

http://www.franceinfo.fr/actu/societe/article/disputes-dissensions-et-diffamation-autour-de-nuit-debout-785985

Disputes, dissensions et diffamations autour du mouvement des Nuits Debout

Par Matthieu Mondoloni

Vendredi 29 Avril 2016

Alors qu'ils occupent la place de la République à Paris depuis bientôt un mois, les militants du mouvement des Nuits Debout cherchent désormais à donner un nouvel élan à leur mouvement. Mais depuis quelques jours, deux courants s’opposent fortement sur la suite à donner à la mobilisation et ce jusque sur le terrain judiciaire.

Insultes, accusations et diffamations, deux camps s’opposent aujourd’hui au sein du mouvement des Nuits Debout. Deux visions politiques et une question au cœur des débats, le mouvement des Nuits Debout est-il un mouvement ouvert à tous ?

Au coeur de cette querelle, notamment, on trouve la gestion du site internet et des réseaux sociaux du mouvement. Ce qui pourrait sembler anecdotique ne l’est pas du tout. Le mouvement des Nuits Debout, c’est quelques centaines de personne chaque soir place de la République, mais c’est surtout plus de cent soixante mille abonnés à la page facebook ou au compte twitter.

C’est toute une communauté qui s’est fédérée et se fédère encore autour des réseaux sociaux. Un puissant outil de mobilisation qui relaye les événements, les ateliers ou les assemblées générales qui se tiennent depuis la fin du mois de mars 2016. Un outil que se disputent aujourd’hui deux camps.

D’un côté, le Media Center du mouvement des Nuits Debout, composé d’une quinzaine de personnes, qui se charge de poster sur les réseaux sociaux ou d’administrer le site internet. De l’autre, des militants du collectif pour la convergence des luttes. L’un d’eux a dénoncé, récemment lors d’une assemblée générale, une véritable entreprise de récupération avec une société qui se ferait de l’argent sur le dos du mouvement. La vidéo de sa prise de parole a été vue près de douze mille fois en quelques jours.

« Ces gens-là », ce sont les employés et le fondateur de la société Raiz, une petite start-up aux modestes locaux nichés dans le sous-sol d’un immeuble du douzième arrondissement de Paris. Elle emploie quatre personnes, dont une seule à temps plein, explique son fondateur et dirigeant, Baki Youssoufou, trente sept ans. Depuis plusieurs jours, il est la cible des critiques les plus dures, accusé notamment de gagner de l'argent avec le site www.nuitdebout.fr, et son numéro de téléphone et son adresse ont été publiés sur Internet. Depuis, il raconte les coups de fils anonymes et les insultes de la part de certains militants.

« Je ne peux pas accepter ces méthodes », explique Baki Youssoufou.

« J'ai décidé de porter plainte. Pas contre le mouvement ou un collectif, mais contre ceux qui ont fait fuité mon numéro de téléphone et ceux qui me diffament. Je suis cité nommément dans cette vidéo qui tourne dans laquelle on m'accuse de gagner de l'argent. Vous pensez vraiment que je peux gagner de l'argent avec un site politique et engagé ? Si j'ai acheté le nom de domaine www.nuitdebout.fr, c'est simplement pour éviter que d'autres, mal intentionnés, ne le fassent », se justifie celui qui se décrit comme un militant et un web-activiste de la première heure.

Deux visions politiques

Pour lui, ces attaques sont un prétexte. Leurs vraies raisons sont politiques, poursuit Baki Youssoufou. Derrière cette querelle sur le contrôle des réseaux sociaux, se cache un autre enjeu. Celui de l'avenir à donner au mouvement.

Car il y a en fait aujourd’hui deux visions du mouvement des Nuits Debout qui s’affrontent, deux camps qui ne partagent pas les mêmes buts. Le premier, auquel appartiennent Baki Youssoufou et les membres du Media Center, prône une vision ouverte et non partisane du mouvement. Tout le monde doit pouvoir venir écouter, discuter et débattre place de la République. Le second se veut plus politisé. C’est la ligne défendue par l’économiste Frédéric Lordon, l’une des figures emblématiques du mouvement des Nuits Debout. Mercredi 20 Avril 2016, il a pris la parole lors d’une réunion pour donner sa vision du mouvement.

Tout le monde n'est pas le bienvenu dans le mouvement des Nuits Debout.

Une allusion notamment à la venue d’Alain Finkielkraut qui avait été chassé de la place de la République il y a une quinzaine de jours. Entre ces deux camps, la rupture est réelle. Les insultes fusent et les débats sont tendus.

Avec leur idée d’ouvrir le plus possible le mouvement, grâce notamment aux réseaux sociaux, les membres du Media Center sont accusés de faire entrer les loups dans la bergerie. Les loups, ce sont les militants d’extrême droite, des crypto fascistes, des rouges bruns et des sympathisants de Dieudonné ou d’Alain Soral. Eux se défendent en parlant d’animation citoyenne.

Deux jambes, un seul mouvement

Leila Chaibi, membre du Parti de Gauche, préfère elle tempérer les propos des uns et des autres. Et surtout recentrer le débat. « Ces débats et ces divergences de points de vue sont sains », explique celle qui fait parti des premiers à avoir lancé le mouvement des Nuits Debout.

« Ce sont en fait les deux jambes d'un même mouvement. L'important, c'est de réfléchir ensemble à la suite et à ce que nous ferons demain. Et de ne pas oublier notre premier objectif, le retrait du projet de loi travail. Après, l'appétit viendra en mangeant. D'autres combats suivront ».

Les deux jambes de ce mouvement sont au moins d’accord sur un point, le mouvement des Nuits Debout ne doit pas s’inscrire dans le calendrier électoral. Pas de parti, pas de candidats en 2017, disent-ils. L'important aujourd'hui, c'est de faire converger les luttes, de se rassembler et de s'unir.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 16:12

Le premier ministre turc Ahmet Davutoglu va s'effacer (Reuters)

Le premier ministre turc Ahmet Davutoglu a confirmé Jeudi 5 Mai 2016 que le parti de la justice et du développement (AKP) se réunirait en congrès extraordinaire Dimanche 22 Mai 2016 et qu'il n'en briguerait pas la présidence en l'état actuel des choses.

De profondes dissensions ont éclaté ces derniers jours entre le chef de l’état, Recep Tayyip Erdogan, et Ahmet Davutoglu, qui devrait abandonner son poste de premier ministre s'il renonce à la direction de l'AKP, le chef du parti au pouvoir depuis 2002 en Turquie ayant toujours été aussi à la tête du gouvernement.

Ahmet Davutoglu, qui dirigeait la diplomatie turque quand Recep Tayyip Erdogan était premier ministre, avant de lui succéder à ce poste en 2014, a dit pendant un discours à Ankara ne nourrir « aucun ressentiment » face à sa prochaine mise à l'écart et a vanté « l’amitié » qui le lie au chef de l’état.

« Je ne proférerai jamais aucune critique contre lui », a-t-il affirmé.

La décision de son départ a semble-t-il été prise Mercredi 4 Mai 2016 lors d'une réunion d'une heure et demie entre les deux hommes.

Selon les observateurs, les désaccords entre Ahmet Davutoglu et Recep Tayyip Erdogan portent notamment sur la volonté du second, dont les pouvoirs sont pour le moment largement honorifiques, de transformer la Turquie en régime présidentiel.

« Recep Tayyip Erdogan ne voulait pas d'un premier ministre qui expédie les affaires courantes et j'ai fait en sorte, en tant que premier ministre, de répondre à cette attente », a déclaré Ahmet Davutoglu après avoir rencontré les cadres de son parti.

Appelant l'AKP à « rester unie », le chef du gouvernement a néanmoins indiqué avoir achevé les travaux préparatoires de la nouvelle constitution voulue par Recep Tayyip Erdogan et espérer que celle-ci serait prochainement adoptée.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 16:01

Trêve à Alep mais combats dans le reste de la Syrie (Reuters)

Un calme relatif régnait Jeudi 5 Mai 2016 dans la ville syrienne d'Alep au lendemain de l'accord d'arrêt momentané des hostilités négocié entre les Etats-Unis et la Russie après deux semaines de violences meurtrières entre forces rebelles et gouvernementales qui ont fait des dizaines de morts.

Selon les médias publics syriens, l'armée a promis de respecter le « régime de calme » entrée en vigueur à 1 heure du matin, Mercredi 4 Mai 2016 à 22 heures GMT, pour une durée de quarante huit heures.

Pourtant, l'armée a accusé les insurgés islamistes d'avoir violé l'accord dans la nuit par des tirs sur certaines zones résidentielles tenues par les forces gouvernementales.

Selon l'Observatoire Syrien des Droits de l’Homme (OSDH), une Organisation Non Gouvernementale (ONG) basée à Londres, une personne a été tuée dans la nuit par des tirs rebelles dans le secteur de Midan du côté gouvernemental. Selon les médias publics, des roquettes ont touché le quartier du Nouveau Alep.

Un habitant vivant dans le quartier d'al Chaar, dans l'est de la ville en territoire rebelle, a pour sa part indiqué que des avions avaient été entendus dans la nuit, mais qu'il n'y avait pas eu ces frappes aériennes intenses qu'il avait connues durant dix jours de bombardements.

Les gens se sont risqués dans la rue dans plusieurs quartiers où étaient ouverts un nombre de magasins plus important que d'habitude, raconte cet habitant.

Un autre habitant a évoqué un sentiment général de calme ressenti par la population dans plusieurs quartiers.

« Depuis la nuit dernière, c'est positif. Ma femme est sortie pour faire des courses, les magasins ont ouvert et les gens respiraient. Nous n'avons pas entendu les tirs et les bombardements auxquels nous étions habitués », a déclaré Sameh Toutoundji, qui est commerçant.

« Dix jours de tueries quotidiennes, cela suffit », a-t-il ajouté.

Dans le camp rebelle, on indique aussi que malgré des tirs intermittents sur les principales lignes de front de la ville, les combats ont diminué d'intensité et qu'on n'a pas entendu de bombardements de l'armée dans les zones résidentielles.

La flambée de violence meurtrière constatée à Alep, principale ville de Syrie avant la guerre civile, a signé la fin du premier cessez-le-feu qui avait été conclu en Syrie en cinq ans de guerre, l'accord de « cessation des hostilités » mis en place par Washington et Moscou à la fin du mois de février 2016.

L'opposition politique, regroupée au sein du Haut Comité des Négociations (HCN), a fait savoir par un porte-parole qu'elle était favorable au « régime de calme », mais qu'elle souhaitait une cessation des hostilités qui couvre l'ensemble de la Syrie et non simplement limitée à Alep.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
5 mai 2016 4 05 /05 /mai /2016 15:50

https://www.gazettedebout.org/2016/05/05/global-debout-programme-des-rencontres-internationales-de-nuit-debout

Programme des rencontres internationales du mouvement des Nuits Debout.

Samedi 7 Mai et Dimanche 8 Mai 2016 se tiendront à Paris sur la place de la République les rencontres internationales du mouvement des Nuits Debout.

Le programme du week end est le suivant

Samedi 7 Mai 2016 dans la matinée, assemblée populaire internationale

Présentation du programme du week-end, bref historique du mouvement des Nuits Debout et accueil des internationaux

Interventions de militants internationaux pour partager leurs expériences et leurs initiatives et réaction libre de l'assemblée

Samedi 7 Mai 2016 dans l'après midi

Solidarité internationale et organisation de la journée Global Debout du Dimanche 15 Mai 2016

Quatre ateliers de mise en commun des initiatives, techniques et outils des mouvements sociaux abordant les thématiques internationales en World Café

Premier groupe, mouvements sociaux de résistance, actions ponctuelles, grèves, manifestations et campagnes sur les réseaux sociaux

Deuxième groupe, mouvements sociaux alternatifs au système, Zones A Défendre (ZAD), squats et zones autonomes

Troisième groupe, mouvements sociaux d’incidence, initiatives populaires de propositions de lois, plates formes citoyennes, plates formes de démocratie délégative et démocratie participative

Quatrième groupe, vers un mouvement social transnational, réseaux sociaux comme moyen de s’étendre, résonance des mouvements les uns par rapport aux autres avec l’exemple des relations entre le mouvement du 15 mai 2011 et le mouvement des Nuits Debout

Comment penser et organiser la journée Global Debout du Dimanche 15 Mai 2016

Samedi 7 Mai 2016 dans la soirée

Moment convivial et ludique d’échanges libres, bal organisé par la commission animation

Dimanche 8 Mai 2016

Débats et discussions par rapport aux thématiques internationales

Assemblées thématiques organisées par les groupes locaux, les groupes internationaux et les commissions du mouvement de la Nuit Debout de Paris, exemple de thèmes suggérés, gaz de schiste, énergies nucléaires et environnement, guerres, migrants et Union Européenne, austérité, pauvreté et dettes, TAFTA TTIP, loi travail, marché du travail et néo-capitalisme

Assemblée populaire de restitution du travail du Samedi 7 Mai 2016

Action finale surprise

Militants, activistes et citoyens du monde entier se rendront à Paris pour se rencontrer, débattre, partager leurs expériences et commencer à construire ensemble des perspectives et des solutions communes.

Environ deux cent cinquante à trois cent personnes sont attendues, des indignés, des militants italiens qui essaient d’organiser des Nuits Debout en Italie, des militants allemands, notamment de Blockupy, et des grecs.

C'est une occasion unique de se coordonner avec les internationaux et de recevoir leurs avis et expertises. D’où l’importance de participer aux ateliers, notamment à ceux sur les modes d’actions du Samedi 7 Mai 2016, de poser un maximum de questions, d’exposer les problèmes que nous rencontrons et d'échanger sur les solutions possibles.

Ces rencontres ont aussi pour objectif de préparer et lancer ensemble un appel à occuper les places partout dans le monde Dimanche 15 Mai 2016, à l’occasion du cinquième anniversaire du mouvement du 15 mai 2011 en Espagne.

Nous recherchons également des personnes qui souhaiteraient nous aider à animer les ateliers thématiques du Samedi 7 Mai 2016 et nous souhaitons recueillir les questions que vous souhaiterez soulever. Vous trouverez ci dessous un pad pour recueillir vos remarques et les questions que votre commission souhaiterait évoquer

https://titanpad.com/V2gfS17Nuz

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 18:53

http://www.liberation.fr/debats/2016/05/02/ils-ferment-les-frontieres-ouvrons-nos-ecoles_1450031

Ils ferment les frontières, ouvrons nos écoles

Par le Réseau d'Etudes Supérieures et d'Orientation des Migrants et des Exilés (RESOME)

Lundi 2 Mai 2016

Thomas Piketty, Edgar Morin, Alain Badiou, Eric Fassin et Frédéric Lordon, des intellectuels de renom signent un mot d’ordre lancé par des étudiants et des professeurs, accueillir dans les écoles et universités tous ceux qui fuient les guerres, les persécutions et les désastres économiques et environnementaux.

Nous prenons acte de l’impuissance de l’Europe à mettre en place des politiques d’accueil respectant la dignité et l’intégrité des exilés. Nous constatons les pratiques déshumanisantes des pouvoirs publics qui refusent de considérer ces femmes et ces hommes comme des individus animés de projets et de désirs, mais qui parlent de flux, de chiffres, de menaces, au mieux de potentiels, qu’il faudrait gérer, optimiser et contenir.

Nous avons été les témoins de la logique d’attente interminable qui dépossède, à petit feu, les demandeurs d’asile de tout rêve et de tout espoir. Et parce qu’il est scandaleux de rester indifférent face au pourrissement des existences que produisent ces politiques, parce qu’il est intolérable de ne pas réagir face au manque de moyens destinés à assurer une vie décente sur le territoire d’installation, il nous semble nécessaire aujourd’hui d’appeler à une nouvelle conception de l’accueil.

Qu’on se tienne un instant parmi les assemblées générales des exilés des camps à Vintimille, à Calais ou à Paris, dans les centres d’hébergement partout en France, aux côtés des associations politiques de migrants et auprès des organisations de défense des étrangers. On entendra, parmi les revendications élémentaires et vitales du droit aux papiers et au logement, une demande s’élever, le droit à l’éducation, à l’apprentissage du français et à la reprise des études. Car souvent, les personnes en exil n’ont pas accès à des cursus scolaires ou universitaires et les associations de cours de français sont débordées. Celles et ceux qui ailleurs se reconnaissaient comme étudiants et intellectuels, et se projetaient dans un métier, ne se voient définis ici qu’à travers des catégories administratives arbitraires et appauvrissantes.

Se tient donc un lieu, l’école. Une certitude, que la langue et la connaissance sont les fondements de la dignité et de la reconstruction de soi. Une revendication, la liberté d’étudier et de développer ses projets sur le sol où l’on vit. Nous avons décidé de répondre à cette nécessité. Partout, depuis le mois de septembre 2015, des groupes se constituent et des programmes s’ouvrent, très souvent soutenus par la direction des écoles et des universités, pour faciliter l’accès aux savoirs et à l’apprentissage du français aux réfugiés, qu’ils aient été reconnus comme tels ou non par l’administration française. C’est le cas, déjà, dans de nombreuses écoles et universités, et à travers des associations de Français Langue Etrangère (FLE) également, comme Infléchir ou Thot.

Aujourd’hui, des centaines de réfugiés et exilés ont intégré les structures d’accueil que nous contribuons à construire. Nous refusons l’iniquité et des institutions nous soutiennent dans cet engagement. Il ne s’agit pas de produire ici un nouveau projet de gestion humanitaire, ni de s’inscrire dans une logique de charité, ce sont trop souvent les noms de l’asymétrie et de la dépossession. Au contraire, nous pensons qu’il faut faire l’effort de travailler ensemble avec les forces de ceux et celles qui ont traversé les frontières et qui ont bien plus de solutions à proposer que nous n’en aurons jamais. Il est impératif de fonder ces espaces communs. Notre action s’inscrit dans une double urgence, d’un côté, l’accès au droit fondamental qu’est l’éducation pour tous et, de l’autre, l’exigence de faire de l’université le lieu par excellence de l’ouverture et de l’émancipation. Organisation de cours de FLE, mise en place de tandems linguistiques, d’activités culturelles, d'activités sportives, de films et de discussions, ouverture aux infrastructures des établissements d’accueil, bibliothèques, restaurants et campus, aide à l’orientation, accompagnement dans les démarches, tutorat enseignant, binôme étudiant, conférences où la parole est donnée aux migrants et moments festifs de rencontre.

La liste des possibilités est longue et les initiatives réussies nombreuses. Etudiants et professeurs en sont souvent à l’origine, il suffit de quelques personnes déterminées pour assurer que les établissements s’emparent de leurs responsabilités. A l’automne 2015, les promesses des présidents d’université et les appels à ouvrir leurs établissements aux réfugiés avaient entraîné une nuée d’espoirs, assurons-nous que cette mobilisation prend effet partout où elle est nécessaire. Nous, étudiants, personnels de l’enseignement supérieur et professeurs solidaires, nous nous constituons en collectif afin de motiver et promouvoir la création de programmes similaires. Notre collectif propose de mettre en réseau l’ensemble des initiatives existantes ou émergentes, afin de s’organiser pour répondre aux besoins des premiers concernés. Nous appelons ceux et celles qui ne savent pas où commencer, comment faire et à qui s’adresser, mais qui ont pourtant conscience de la nécessité d’agir, à nous contacter.

Chaque initiative est autonome et indépendante, nous souhaitons organiser un collectif horizontal de travail et de confiance entre tous ceux qui défendent les mêmes revendications, un terrain fertile pour montrer qu’il est possible de s’organiser autrement et pour lutter en faveur du droit à l’éducation et à la dignité de tous les exilés.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article
4 mai 2016 3 04 /05 /mai /2016 18:37

http://www.lemonde.fr/immigration-et-diversite/article/2016/05/04/expulsion-manu-militari-des-migrants-du-lycee-jean-jaures_4913756_1654200.html

Expulsion manu militari des migrants du lycée Jean-Jaurès

Par Maryline Baumard

Dans la cuisine, l’eau bout. Une jeune femme, d’Erythrée ou d’Ethiopie, teste la température d’un biberon avant de le donner à son bébé. Elle a les yeux rougis et ses gestes sont lents. La nuit a été courte au lycée Jean-Jaurès, dans le dix neuvième arrondissement de Paris. Il fait froid, Mercredi 4 Mai 2016 avant l’aube, quand les premiers soutiens se massent devant les portes fermées. Chacun sait l’évacuation imminente.

Arrivant de la porte des Lilas, un cortège de bus de la police grille avec application et systématisme chacun des feux rouges. Un à un les véhicules se garent près du lycée. Le jour n’est pas encore levé que déjà leur file est longue le long des trottoirs.

Vendredi 29 Avril 2016, le tribunal administratif de Paris a ordonné l’évacuation sans délai du lieu, précisant même qu'au terme de soixante-douze heures, la région pourra procéder avec le concours de la force publique. Les quelque trois cent soixante migrants installés là depuis le Jeudi 21 Avril 2016 le savent, ils en ont été informés par le collectif de la Chapelle Debout qui les aide. La présidente de la région de l'Ile-de-France, qui avait porté le dossier devant les tribunaux, a eu gain de cause et la procédure d’appel n’est pas suspensive.

Au bout du rouleau

A l’intérieur du lycée, la plupart des migrants sont réunis dans le réfectoire. Assis autour de la table, ils s’inquiètent de leur sort. Les plus chanceux sirotent un thé ou un café. Les autres serrent leur petit sac en guise de protection. Ils ont vécu bien des galères mais la police leur fait peur. Il y a ceux qui débarquent, ceux qui ont déjà vécu des évacuations et il y a aussi des sans-papiers.

Dans la mouvance de Nuit Debout, ces publics différents s’étaient réunis là pour demander à être traités à l’unisson, avec cette idée sous jacente qu’il n’y a pas, d'une part, les bons migrants qui méritent un lit et un repas et, d'autre part, les migrants économiques qui n’auraient aucun droit. Tous veulent de l’humanité. Dans le groupe initialement installé, nombre de sans-papiers et de déboutés du droit d’asile qui ne peuvent rentrer dans leur pays cherchaient dans ce lycée en travaux une solution à leurs galères.

Certains sont au bout du rouleau, épuisés par une lutte pour obtenir des papiers, bien trop dure et trop aléatoire, comme l’explique un jeune tunisien.

« Nous ne voulons plus aller de foyer en foyer. Cinq jours ici, deux jours là et trois nuits dehors », dit une érythréenne en pleurs, au bord de la crise de nerfs, en berçant fébrilement sa poussette. La jeune femme, en France depuis un an, semble désespérée. C’est elle qui sera prise de force la première pour être évacuée hors de l’établissement par les gendarmes.

Semblant de dialogue

Vers 7 heures du matin, en effet, les forces de l’ordre pénètrent dans le lieu et les personnes venues en soutien, massées sur l’avenue Simon-Bolivar, sont dispersées par des gaz lacrymogènes. A l’intérieur, l’entrée des forces de l’ordre se déroule d’abord dans le calme.

Dans un premier temps, les occupants restent dans le réfectoire avant de sortir dans la cour et que toutes les issues se referment sur eux. « J’ai mon sac avec tous mes papiers dans le dortoir, je fais comment », demande en pleurant un jeune sub saharien visiblement paniqué. Rien n’y fera, il ne sera pas autorisé à reprendre ses affaires.

Là, un semblant de dialogue s’instaure. Les portes paroles des migrants demandent en vain au représentant de la préfecture de police où ils comptent les emmener. Toutes les réponses sont traduites à l’intention du groupe de migrants. « Ils nous proposent que les femmes et les enfants partent d’abord. Que tout le monde soit emmené dans un centre où l’on étudiera la situation administrative de chacun, avant que les demandeurs d’asile et les réfugiés soient hébergés », annonce un traducteur dans un mégaphone.

La formule ne convient pas aux résidents du lieu, car des sans-papiers craignent d’être renvoyés dans leur pays, des demandeurs d’asile relevant de la procédure européenne du deuxième accord de Dublin, d’être renvoyés en Italie ou en Hongrie, où leurs empreintes ont été enregistrées.

Alors, les migrants demandent qu’on les laisse sortir du lieu sans les emmener. Mais là, la nasse se referme. La police refuse et veut emmener tout le monde. « Je ne comprends pas », lance Marmoud, un soudanais. « Ils sont venus avec le mandat de nous expulser du lieu et ils veulent nous forcer à monter dans les bus et nous embarquer tous ».

Changement de ton

C’est là, effectivement, que le ton change. Déjà, le représentant de la préfecture a bien précisé que l’évacuation était menée par la police.

C’est la différence majeure avec la vingtaine d’évacuations précédentes réalisées dans la capitale depuis un an. Depuis le mois de juin 2015, en effet, les campements sont évacués par la ville de Paris et la préfecture de région, avec l’appui, plus ou moins visible, de la police. Les migrants sont ensuite tous logés et aucun tri n’est opéré entre les réfugiés et les migrants économiques dans un premier temps. C’est toute la différence entre l’opération à Jean-Jaurès et les autres. Là, c’est la police qui gère, au sein de Paris, pourtant « ville refuge ».

La vingtaine de policiers, les gendarmes casqués et bottés, prennent vers 9 heures la décision d’y « aller à la force ». « Faut virer les soutiens, sinon on n’arrivera à rien », lance l’un d’eux. A peine cette phrase prononcée, la jeune maman africaine et deux des soutiens sont violemment traînés hors des lieux. Le microphone d’Houssam al Assim est balancé dans un coin et lui se retrouve allongé par terre dans le hall de l’établissement, où il y a été traîné par les pieds et les mains, comme un autre membre du collectif.

Un jeune photographe, Lewis Joly, présent au côté du Monde, est bousculé vers la sortie après avoir tenté d’immortaliser la dureté du moment. Le Monde subira le même sort, avec contrôle des cartes de presse, prise d’identité et signification d’une « entrave à évacuation », agrémentée d’un « on va s’occuper de vous ». En face, un peu impuissants, des gendarmes désolés de la tournure des faits sourient tristement. Quelques dizaines de minutes auparavant, l’un d’eux disait comprendre le désespoir de ces exilés. Il avait entendu celui d’un jeune libyen racontant sa galère en France. Mais écouter et entendre se conjuguent différemment.

Repost 0
Published by FISCHER
commenter cet article

Présentation

  • : fischer02003
  • fischer02003
  • : actualité politique nationale et internationale
  • Contact

Recherche

Pages

Liens